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interviewLCP - Assemblée nationale· 24 juin 2025 30 min

Mathilde Panot : conférence de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale - 24/06/2025

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Mathilde Panot

Donc bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France Insoumise. Évidemment, je commence par la situation internationale qui nous inquiète toutes et tous terriblement, après les frappes états-uniennes où à la fois Netanyahou et Trump mènent l'humanité en danger, et cet accord de cessez-le-feu qui apparemment serait advenu cette nuit. Évidemment, s'il y a un cessez-le-feu, nous nous en réjouissons, mais je veux vous dire avec force qu'il n'est pas possible que Trump fasse sa propre loi, décide qui il bombarde en violation totale du droit international.

Je rappelle par ailleurs que bombarder des installations nucléaires comporte un risque énorme, et cela s'appelle des crimes de guerre, avec des risques de contamination pour la population iranienne notamment, et que nous sommes très inquiets de voir que, face à la généralisation du risque de guerre au Proche-Orient, on retrouve les mêmes propagandistes de guerre qu'en 2003, qui nous parlent évidemment de la bombe atomique, dont toutes les agences de renseignement, CIA comprises, expliquent qu'elle n'existe pas, tout comme en 2003 on nous parlait des armes de destruction massive.

Nous sommes très inquiets de voir certains invoquer le changement de régime, comme si un peuple se libérait sous les bombes étrangères, et je veux notamment citer ce qu'a dit quelqu'un qui n'est absolument pas insoumis, l'ancien ambassadeur de France en Israël et aux États-Unis, Gérard Haro, qui disait la semaine dernière, « Le raisonnement selon lequel le régime iranien serait atroce, abominable, c'est celui qui a été tenu contre l'ancien président irakien Saddam Hussein en 2003.

Il serait abominable, donc il fallait le renverser, donc on n'en avait rien à faire du droit international, ça a coûté un million de morts en Irak, et l'Irak est toujours déstabilisé, et je rajoute que de cette déstabilisation est née Daesh. Donc nous savons ce que produise ce type de violation du droit international, et nous voulons nous réaffirmer que nous nous tiendrons toujours aux côtés de l'ONU, et qu'il n'est pas possible de s'affranchir à ce point du droit international.

Je rappelle que c'était en 2003 l'honneur de la France d'avoir refusé de participer à ce bain de sang, et que nous sommes évidemment là aussi très préoccupés de voir qu'Emmanuel Macron est en dessous de tout, est incapable de dénoncer les frappes états-uniennes et les frappes israéliennes, se retrouve dans la nuit même à effacer des tweets pour dire qu'il se tiendrait aux côtés du Qatar, donc dans lequel il impliquerait notre pays dans cette régionalisation de la guerre, et évidemment il n'est pas possible qu'un homme tout seul puisse décider de la place de la France, avec en plus une rupture avec les positions qu'a tenues la France pendant des années.

Je veux rappeler aussi que c'est l'impunité de Netanyahou qui conduit à cette guerre sans limite, et que la France y contribue, puisque la France refuse toujours de reconnaître l'État de Palestine, alors qu'elle devait le faire la semaine dernière lors d'un sommet à l'ONU, puisque la France refuse toujours de prendre des sanctions à l'encontre de Netanyahou. Je rappelle qu'il y a eu 17 trains de sanctions contre Poutine, et qu'il y a zéro sanction contre Netanyahou.

La France refuse toujours un embargo sur les armes, et plusieurs de vos collègues et des associations ont démontré encore récemment que le flux de composants d'armes de la France vers l'extrême droite de Netanyahou est continu, et la France refuse toujours d'agir pour la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Je le rappelle parce que nous ne devons pas détourner les yeux de Gaza.

Encore hier, 21 personnes ont été tuées, et 150 blessées dans des distributions alimentaires qui deviennent des pièges mortels, et qui laissent les Palestiniens devant des choix impossibles, c'est-à-dire mourir de la famine utilisée comme arme de guerre, ou mourir d'une balle lors des distributions alimentaires organisées par Israël et par les États-Unis. Donc, nous, nous avons demandé un débat 50-1 depuis maintenant, 10 jours suivis, donc débat suivi d'un vote.

Il y a 10 jours de cela, donc vendredi, il y a deux semaines, nous avions demandé au nom du groupe parlementaire de la France insoumise que l'Assemblée nationale puisse débattre de la position française, notamment en vue de sa faiblesse. Je rappelle que mardi dernier, le ministre en charge des liens avec le Parlement s'était engagé à ce que dans la journée nous ayons une réponse. Puis finalement, il nous a dit que ce serait jeudi après le Conseil de défense que nous aurions une réponse, et la surprise qui annonce vendredi qu'il y aurait un débat 50-1, eh bien c'est le président de la République, dont je voudrais quand même qu'on note que ce n'est absolument pas sa prérogative.

Et c'est la première fois, moi, comme présidente de groupe et comme députée en 8 ans à l'Assemblée nationale, qu'une demande de débat suivi d'un vote 50-1 n'a pas été suivie d'une réponse officielle de la part du gouvernement. Alors on nous a annoncé de manière, du coup, officielle, mais sans réponse officielle lors de la conférence des présidents, que ce débat se tiendrait mercredi à 21h30. Évidemment, nous pensons qu'il est important que l'Assemblée nationale puisse en débattre, mais nous regrettons profondément qu'il n'y ait aucun vote sur, là encore, la position française.

Et je termine par avoir une pensée pour les proches, mais aussi pour Cécile Collère et Jacques Paris, qui sont toujours prisonniers en Iran. Et je rappelle que, là aussi, il y a eu des frappes sur la prison des Vines, ce qui est évidemment inacceptable et insupportable, et qui met en jeu la vie des otages français. Donc nous, nous continuerons sur la ligne qui est ni Raménaï, ni Trump, ni Netanyahou. Et je veux redire qu'il faut faire respecter plus que jamais le droit international. Et la France est en train de se faire effacer sous le bruit des bombes, puisque la France n'a plus aucune voix qui porte dans la région et ne reprend pas sa place de puissance non alignée.

Ensuite, l'autre actualité importante du jour, c'est évidemment la mascarade de Conclave, qui après 116 jours de débat, s'est enfin terminée. Comme nous l'avions prédit, avec un droit de veto du MEDEF, ce conclave se termine sans accord et montre que la méthode Bayrou est un échec monumental qui visait uniquement à se sauver de la censure en février dernier. Alors j'ai vu la tentative de Bayrou de sauver sa peau une dernière fois en parlant d'une réunion de la dernière chance, mais je veux quand même rappeler le calendrier, parce que je crois qu'il est assez éclairant.

Décembre 2024, les socialistes se prononcent pour la suspension de la réforme des retraites plus pour la mise en place d'une conférence sociale préalable à l'abrogation. En janvier 2025, les socialistes acceptent le conclave sans suspension préalable de la réforme à la condition que le Parlement ait le dernier mot. À ce moment-là, François Bayrou dit « Si les partenaires ne s'accordaient pas, c'est la réforme actuelle qui continuerait de s'appliquer ». En février et mars 2025, Bayrou change les règles dans la lettre de cadrage du conclave. Et le 26 février, il écrit dans cette lettre de cadrage que les partenaires ne pourront pas laisser l'équilibre financier se dégrader.

À ce moment-là, Force ouvrière quitte le conclave. Le 18 mars, Bayrou dit que le retour de la retraite à 62 ans n'est pas possible. À ce moment-là, la CGT quitte le conclave. Et alors que nous avons fait un vote, il y a quelques semaines dans cette Assemblée, lors de la niche GDR, qui a réaffirmé qu'il y avait une large majorité parlementaire dans le pays. Et alors qu'en avril 2025, il était encore démontré que trois quarts des salariés et deux tiers des Français sont toujours opposés à la retraite à 64 ans, nous redisons qu'il faut laisser l'Assemblée nationale voter et abroger immédiatement la réforme qui a volé deux ans de vie aux Français.

Et évidemment, censurer Bayrou, qui a utilisé ce conclave pour réhabiliter l'idée de retraite casino par capitalisation. Le groupe Insoumis a donc proposé hier soir à l'ensemble des groupes à gauche de l'hémicycle, conformément à la promesse que nous avions faite le 8 juin 2023, de tout faire pour abroger la retraite à 64 ans et de revenir à la retraite à 60 ans. Et conformément au programme du Nouveau Front Populaire, qui portait dans ses premières mesures l'abrogation de la retraite à 64 ans, je rappelle le programme sur lequel nous avons tous été élus, nous avons donc proposé à l'ensemble de ces groupes de co-signer une motion de censure contre le gouvernement Bayrou.

Et je veux redire ici que suite à cette motion de censure, toutes les oppositions à la réforme de Borne se retrouveront devant leur responsabilité, car ne pas censurer Bayrou s'est laissé s'appliquer le recul de l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Et je pense que c'est faire œuvre de salut public de censurer Bayrou et son gouvernement, puisque vous avez vu qu'on lit par exemple dans le Figaro que les macronistes seraient soulagés et disent eux-mêmes vivement la censure sur la censure de François Bayrou, et que nous avons devant nous le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République.

Je termine juste par un dernier point, qui est un point, je crois, très important, qui est la censure de la loi Attal par le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel avait déjà, dans une décision précédente, expliqué que la question de l'intérieur, la phase supérieure de l'enfant était une exigence constitutionnelle. Et bien là, il vient de passer une autre décision importante en disant qu'il fallait faire primer l'éducatif sur le répressif, et donc en censurant bon nombre d'articles de la loi Attal. Nous sommes donc soulagés de cette censure et je crois que ça doit être entendu comme un signal aux responsables politiques qui ne cessent de courir après l'extrême droite.

Ça veut dire que derrière, pour la suite, ceux qui voudront s'en prendre aux droits fondamentaux et notamment à la justice des mineurs pourraient du coup être censurés de nouveau. Et je crois que c'est une bonne nouvelle puisque la France a signé des conventions internationales qui l'obligent sur cette question, notamment la Convention internationale des droits de l'enfant. Et je le dis en passant parce que ça a été un silence assourdissant, puisque M.

Attal et d'autres ne cessent de vouloir criminaliser les parents, et bien je veux rappeler que le premier mauvais parent de ce pays, c'est l'État, puisque vous avez une petite fille qui s'appelait Aiden, qui avait 7 ans, qui était placée sous notre responsabilité collective, puisqu'elle était à l'aide sociale à l'enfance dans une famille d'accueil et qui a été assassinée la semaine dernière dans cette famille d'accueil avec un état de dénutrition, des coups sur le corps, un bout de son oreille qui manquait, un bout de son oreille qui manquait, et il n'y a pas eu un mot du gouvernement pour cette petite fille.

Et bien nous, nous voulons redire que nous rendons hommage à Aiden et que nous voulons redire que plus jamais ces situations ne doivent se produire dans ce pays et que c'est une honte que les enfants qui soient aujourd'hui accueillis à l'aide sociale à l'enfance se retrouvent dans des situations où l'inaction de ce gouvernement tue, comme on l'a malheureusement déjà vu. Je termine en disant que nous serons présents au rassemblement ce soir aux côtés de plusieurs organisations contre la guerre et contre les génocides, que nous serons présents samedi 28 juin pour la marche des fiertés et dimanche 29 juin pour la marche contre les pesticides.

Et je vais laisser Aurélie Trouvé continuer sur la loi dite grémillée.

11:03
Invité

Merci. Bonjour à toutes et à tous. Alors un mot sur cette proposition de loi de programmation de l'énergie dite loi grémillée dont le vote solennel va avoir lieu cet après-midi. L'aboutissement de cette proposition de loi démontre le naufrage et la déconfliture de ce soi-disant bloc présidentiel, en réalité de cette minorité présidentielle. Nous arrivons à un texte de loi d'une bêtise ahurissante, vraiment, qui remet en cause à la fois la souveraineté énergétique du pays et les écosystèmes, qui est une catastrophe. Pourquoi on en est arrivé là d'abord ?

La première et principale raison, c'est cette déconfliture du bloc présidentiel, un soi-disant bloc, qui a été quasiment absent de tout l'examen de la loi, qui a été divisé, mais surtout c'est sur son amendement qu'est passé un moratoire photovoltaïque. Je rappelle photovoltaïque, les énergies renouvelables, ce sont 100 000 emplois en France, et puis surtout qu'il n'y aura aucune souveraineté énergétique sans une montée en puissance des énergies renouvelables. Une proposition de loi qui aboutit aussi au scénario, et ça c'est porté aussi par le gouvernement, le scénario le plus nucléarisé qui soit du réseau des transports électriques de France.

Donc si vous voulez, on a aujourd'hui une hyper-nucléarisation, mais avec du nouveau nucléaire qui n'arrivera qu'en 2040, en attendant 2040, on n'a plus de courant en fait. On n'a plus de courant dessus, c'est déjà 20% des énergies renouvelables, c'est censé monter, y compris dans les scénarios de RTE, à une part beaucoup plus importante.

Donc ce qui vient d'être examiné, l'aboutissement, c'est simplement que nous n'aurons plus d'électricité produite en France, ou beaucoup moins, pas plus, mais en tout cas beaucoup moins, d'ici 2040, que nous devrons apporter massivement des hydrocarbures d'un certain nombre de grandes puissances, et quand on sait l'état actuel du monde, c'est juste suicidaire. Voilà l'aboutissement. Pourquoi on en arrive là également ?

Tout simplement parce que ce gouvernement est en dessous de tout, et qu'au lieu de proposer un projet de loi avec un scénario global, cohérent, qui aurait permis d'examiner de façon intelligente la programmation sur l'énergie, eh bien il s'est défaussé, comme d'habitude, sur un sénateur de la droite dure sénatoriale, qui ne reflète absolument donc des républicains, qui à l'heure d'aujourd'hui n'est pas, on va dire, est quand même excessivement minoritaire dans l'Assemblée nationale.

Donc il se repose sur un sénateur, donc c'est un sénateur en gros qui nous propose la feuille de route des dix prochaines années, et en réalité des siècles et des générations prochaines sur l'énergie, se défaussent sur lui. Donc arrive évidemment un texte qui est bancal, biaisé, et in fine, par en plus l'absence et la division de cette minorité présidentielle dans l'hémicycle, nous nous retrouvons avec un texte catastrophique. Donc voilà, la conclusion c'est évidemment qu'avec un tel gouvernement qui amène à une telle catastrophe, eh bien il est temps de changer de gouvernement.

Bonjour, Jean-Yves Rattenant, député de La Réunion, je voudrais parler un peu de la loi de refondation pour Mayotte. effectivement une loi très attendue, mais qui déçoit d'entrer. S'il y a un certain nombre d'objectifs, mais malheureusement ça reste très timide, il faut savoir quand même que Mayotte est française depuis 1841, que Mayotte a réaffirmé son appartenance dans le cadre du référendum de taux de détermination en 1973, je crois, et devient département français en 2011. Et depuis, on peut dire que l'égalité, c'est que les droits sont bafoués à Mayotte et que Mayotte est toujours abandonnée et risque de le rester encore pour plusieurs années malgré ce texte.

Nous allons tout mettre en œuvre pour changer la donne lors des débats dans l'hémicycle. Les débats ont démarré dès hier après-midi, ça va continuer pendant toute la semaine, mais déjà, on peut dire que dans un territoire où règne la grande pauvreté, plus de la moitié des familles vivent dans une grande pauvreté qui touche notamment les enfants, les personnes âgées, les malades, où il n'y a pas ou peu de services publics au niveau de la santé.

On nous promet un deuxième hôpital, mais quand, sur l'égalité sociale, très attendue par la population maoraise, mais aussi par les Français de l'Océan-Otien et de la Réunion notamment, eh bien l'égalité sociale, notamment du SMIC, alors que rien n'empêche l'égalité du SMIC dès l'année prochaine, eh bien on nous promet à l'horizon 2031, c'est-à-dire dans six ans, l'égalité des minimas sociaux à partir de 2031, et donc même pour permettre aux enfants d'accéder à des repas de qualité qui respectent les normes d'hygiène, de sécurité même, je dirais, eh bien là encore, l'horizon 2031.

Donc une population qui souffre énormément où règne la pauvreté, où les enfants, les enfants n'ont pas droit au minimum chaque jour, eh bien on nous renvoie à cinq ans, six ans et peut-être jamais.

Donc pour nous, c'est inadmissible, nous allons exiger à travers cet homme d'amendes d'appliquer l'égalité sociale le plus rapidement possible et dès 2026, et on souhaite que les autres parlementaires nous suivent sur nos amendements, nous ne serons pas seuls, je pense que les autres, d'autres groupes aussi, seront sur cette ligne, et vous dire aussi que Mayotte, c'est une population extrêmement jeune, très jeune, les jeunes sont abandonnés là-bas et cette loi oublie presque la jeunesse de Mayotte.

Et vous dire que les Mahoraises et les Mahorais se sont des fois obligés de quitter Mayotte, venir dans l'Hexagone ou partir vers la Réunion parce qu'ils n'arrivent plus à rester sur leur territoire parce que la France, l'État français a décidé de les laisser dans la misère et pour en rentrer longtemps. Bonjour à toutes et à tous. Comme vous le savez, depuis aujourd'hui, une nouvelle enquête du Défenseur des droits a été publiée, une enquête qui revient sur le contrôle au faciès. Comme vous le savez également, les hommes dits ou perçus comme noirs ou arabes ont 20 fois plus de risques que de se faire contrôler par la police.

Et plutôt que de s'attaquer à ces discriminations systémiques, l'appareil d'État a décidé d'orchestrer une véritable chasse à l'homme. Le ministre de l'Intérieur, après avoir usurpé les compétences du ministre des Affaires étrangères pour lancer une guerre diplomatique contre l'Algérie notamment, s'arrange aujourd'hui de celle du ministre des Armées avec notamment la mobilisation de la force sentinelle. Une force qui avait pour objectif il y a une semaine, mercredi et jeudi, excusez-moi, d'organiser très clairement une chasse à l'homme contre l'homme noir, en tout cas perçu comme tel, l'homme arabe ou tout ce qui est considéré comme non-blanc.

Il ne s'agit pas d'une opération très clairement de maintien de l'ordre mais d'une opération de tri-ethnique, raciste et xénophobe orchestrée et organisée par le ministre de l'Intérieur dans la continuité des circulaires passées, celle de Darmanin, celle de Valls avant lui et puis celle encore plus récemment du ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot. La même logique, les mêmes cibles, les quartiers populaires, les étrangers ou encore les réfugiés. Alors, je le dis, jamais nous ne nous tairons face à l'institutionnalisation par le ministre de l'Intérieur de politique raciste, discriminatoire et xénophobe avec la France insoumise et la gauche, en tout cas que j'appelle, de rupture.

Nous finirons par censurer ce gouvernement illégitime et faire partir ce sinistre de l'Intérieur. Je vous remercie. Merci beaucoup. Daniel Bono ? Bonjour à tous et toutes. Vous savez, cette semaine se terminent les célébrations, les commémorations du mois des fiertés LGBT à Paris. Il y aura une grande manifestation à laquelle nous participerons et nous appelons le plus grand nombre à se mobiliser.

Ce 28 juin, je le rappelle également, célèbre les révoltes de Stonewall qui ont vu des personnes LGBT se rebeller contre la répression policière et depuis lors, c'est un moment pour rappeler les revendications des personnes qui subissent une oppression systémique dans notre société en vertu de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle.

La France insoumise a toujours été aux côtés de celles et ceux qui luttent pour leurs droits et leur dignité, défend un programme pour l'émancipation et depuis que nous sommes à l'Assemblée nationale depuis 2017, nous avons porté l'ensemble de ces revendications dans notre bataille parlementaire à travers des propositions de loi, des amendements, des interpellations très nombreuses au gouvernement dont l'action en la matière est plus qu'ardigeant quand on voit l'ampleur des discriminations que subissent les personnes LGBT et surtout depuis ces dernières années dans le contexte d'une véritable offensive réactionnaire de la droite et de l'extrême droite qui se sent poussé des ailes depuis notamment l'arrivée au pouvoir pour une seconde fois de Donald Trump qui a donné le là en signant parmi les premiers décrets d'ordre exécutif des décrets concernant les personnes exilées et des décrets concernant les personnes transgenres qui sont une des focalisations de cette offensive réactionnaire et on voit ce mouvement à travers le monde on le voit en Europe dans un certain nombre de pays comme la Hongrie mais on le voit aussi en France où par exemple le Sénat a adopté une proposition de loi d'un sénateur de droite qui remet en cause l'accès à des transitions de genre et donc plus que jamais il y a besoin de se mobiliser et nous avons produit à l'occasion ce plan qui redonne les éléments de notre travail parlementaire sur le sujet et l'ensemble des textes et des interventions que nous avons fait depuis que nous sommes à l'Assemblée et nous invitons tous et toutes à participer et à apporter leur soutien à la marche des fiertés qui a subi vous le savez aussi ces dernières semaines un certain nombre d'attaques de la droite et de l'extrême droite et la meilleure réponse doit se déployer dans la rue nombreux et nombreuses allocations de la dernière marche des fiertés

21:52
Mathilde Panot

Bonjour Adrien Brachier

22:03
Invité

du Point la semaine prochaine Lucie Casté rassemble une série de forces de gauche pour oeuvrer au rassemblement de la gauche je cite est-ce qu'il y aura des membres de votre groupe parlementaire qui seront présents et en cas de chute de François Bayrou que vous appelez de vos voeux est-ce que Lucie Casté est toujours votre candidate pour Matignon Merci Ok On va en prendre plusieurs Bonjour Elisabeth Pino Jean-Sreuter une question sur la loi Grémillet si elle est rejetée cet après-midi ce qui est possible voire probable quel est le devenir de cette loi selon vous est-ce qu'elle va avoir au CMP comment ça au regard des forces en présence d'après vous Merci Bonjour si vous allez déposer une motion de censure il se dit que le RN pourrait ne pas la voter qu'est-ce que ça dit selon vous du RN sur la question des retraites Je commence sur Yomillet Oui bonjour Frédéric Delpèche LCI Téphane pour compléter la question de mon collègue sur cette motion de censure est-ce que c'est une motion de censure LFI que vous déposez et qui serait signée par d'autres groupes de gauche ou est-ce que vous souhaitez que tous les groupes de gauche co-signent et fassent une motion commune Sur la loi Grémier en fait c'est pas une procédure accélérée donc si en tout cas l'examen parlementaire était complètement respecté par le gouvernement ce dont je doute ça irait en deuxième lecture au Sénat puis en deuxième lecture à l'Assemblée nationale d'accord mais je ne pense pas du tout que c'est ça qui va se passer mon avis c'est que le gouvernement va utiliser disons les débats à l'Assemblée enfin c'est-à-dire il s'est débrouillé en fait pour qu'on ait un texte le plus comment j'allais pas dire le plus pourri possible mais le plus catastrophique possible pour qu'en fait dire dans l'été bah écoutez il faut bien qu'on ait une PPE une programmation pluriannuelle de l'énergie les parlementaires vous n'êtes pas responsables et donc nous allons faire notre PPE sans considérer l'examen parlementaire voilà ce que je pense qui va se passer ce qui ne serait guère étonnant étant donné disons la vision de ce gouvernement du parlement et particulièrement de l'Assemblée nationale c'est-à-dire que ce gouvernement méprise piétine même les prérogatives de l'Assemblée nationale depuis le début qu'il est en place et ce sera à mon avis un nouvel exemple

24:30
Mathilde Panot

alors sur les autres questions qui étaient posées est-ce que c'est une motion de censure LFI ou est-ce que on souhaite que tous les groupes de gauche la co-signent en tout cas nous nous avons écrit à l'ensemble des groupes qui siègent à gauche de l'hémicycle donc nous nous souhaitons que l'ensemble des groupes à gauche de l'hémicycle retrouve le chemin de la censure je le dis d'autant plus quand je vous ai refait le calendrier de ce qui s'était passé depuis janvier de cette année que la non-censure du PS a permis non seulement de cacher ça va aller avec la deuxième question sur le Rassemblement national de cacher le fait que c'est le Rassemblement national qui permet par son soutien sans participation au gouvernement de continuer la politique macroniste mais en plus d'avoir imposé le pire budget qu'on ait vu du 21ème siècle dans ce pays donc nous souhaitons que cette motion de censure soit la plus large possible et je crois qu'ensuite effectivement chacun devra prendre ses responsabilités et en particulier le Rassemblement national qui ne cesse de faire semblant qu'ils sont en opposition à Emmanuel Macron alors que c'est eux qui leur permettent de continuer la même politique qui a été pourtant battue trois fois dans les urnes alors que je le rappelle le Rassemblement national n'a rien fait ni dans l'Assemblée ni dans la rue pour combattre la retraite à 64 ans et vient d'ailleurs récemment encore d'affirmer qu'il renonçait de fait à l'abrogation de la retraite à 64 ans après avoir fait la girevette 25 fois pour changer de position sur la position qu'il tenait sur la question de la réforme des retraites donc je crois que là aussi la motion de censure permettra de déterminer de nouveau qui est dans la majorité et qui est dans l'opposition et donc le RN on verra s'il continue dans cette politique qui est en fait l'assurance vie du système et de soutien sans participation au gouvernement de M.

Bayrou en tout cas ce qui est sûr c'est qu'on sent poindre une certaine inquiétude chez le gouvernement et je crois qu'ils ont raison d'avoir peur parce qu'à un moment ou à un autre on ne peut pas s'asseoir sur la démocratie comme ils le font depuis un an s'asseoir sur le résultat des élections de juin et de juillet dernier et penser ainsi qu'on peut passer en force constamment ensuite sur la réunion du 2 juillet de Lucie Casté bon d'abord je crois qu'il ne faut pas dire des faux semblants c'est à dire que vous avez remarqué qu'au PS il est sans cesse répété qu'ils ne veulent plus rien faire avec la France insoumise ça c'est la première des choses et la deuxième chose c'est que nous nous ne participerons pas et nous ne participerons jamais à je ne sais quelle tentative de faire une primaire où nous nous parlerions entre nous alors qu'il faut parler à l'ensemble du pays et convaincre l'ensemble du pays autour d'un programme de rupture je le dis avec force parce que si vous regardez ce qui s'est passé avec l'élection de Trump en ce début d'année vous ne pouvez pas comprendre que dans un état Trump arrive en tête et que le même jour Rachida Klaib soit élue au congrès c'est à dire une femme américano-palestinienne ou palestinienne-étasunienne comme vous voulez qui a été élue ce même jour de même que dans des états où Trump arrive en tête le référendum pour constitutionnaliser le droit à l'avortement dans la constitution de l'état ce même jour là aussi arrive en tête dans le même état où Trump est arrivé en tête vous ne pouvez pas ainsi comprendre que seule une gauche de rupture peut battre l'extrême droite voilà ce qui est la leçon principale de ce qui s'est passé aux Etats-Unis et je crois que là-dessus sur cette question nous nous restons fidèles aux engagements que nous avons pris devant les électeurs et les électrices et cet engagement c'est celui du programme du nouveau front populaire et uniquement le programme du nouveau front populaire quant à savoir si Lucie Casté dans le cas d'une chute du gouvernement Bayrou serait toujours notre candidate je pense que la réponse est dans le fait qu'il y a eu une initiative qui ne vous a pas échappé il y a quelques mois qui de fait liait Lucie Casté avec Marine Tourdelier et je crois que nous ne sommes pas tout à fait dans le cadre de ce que nous avions fait à ce moment là d'autres questions

28:42
Invité

comment elle s'appelle

28:49
Mathilde Panot

l'initiative

28:50
Invité

nous gagnons je crois vous faites référence à quelle initiative avec Marine Tourdelier

28:57
Mathilde Panot

alors je vais retrouver le nom de cette initiative nous gagnons gagnons ensemble

29:03
Invité

enfin l'initiative qu'elles ont pris toutes les deux il y a quelques mois on va vous retrouver le nom mais en quoi ça change quelque chose pour Matignon

29:12
Mathilde Panot

parce que je pense que nous étions le nouveau Front Populaire c'était plusieurs composantes autour d'un programme quand vous allez avec une des composantes ça change des choses gagnons ensemble je l'avais je l'avais est-ce qu'il y a d'autres questions une dernière

29:29
Invité

bonjour c'est Anne Cassine du Monde une question sur la censure si deux questions d'abord est-ce que les autres groupes sont des groupes de gauche et puis deuxièmement si par hasard le PS décider de déposer sa propre motion de censure est-ce que vous la voteriez ? Merci

29:50
Mathilde Panot

alors si oui nous nous voterions toute motion de censure et sur la question des réponses des autres groupes nous venons d'échanger suite à la fin de la conférence des présidents avec Emeline Cavidi qui est coprésidente du groupe GDR et Cyrielle Châtelain du groupe des écologistes qui toutes les deux m'ont redit qu'elles allaient puisqu'elles venaient de recevoir la lettre qu'elles allaient en discuter avec leur groupe et que nous allions nous revoir dans la journée donc oui nous aurons des réponses très rapidement sur cette question et le PS je ne les ai pas vus donc je ne sais pas merci

30:24
Invité

merci

30:25
Mathilde Panot

merci merci

30:27
Locuteur

merci