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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 12 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleEnvironnement & énergieInstitutions & élections

"Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann au lendemain de sa victoire à la primaire

Au micro : Benjamin Duhamel Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez réussir à rassembler ceux que vous avez affronté et qui vous ont attaqué ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Quelle ligne et quel programme pour cette nouvelle campagne qui commence ?

  • 0:52OuverteRéponse directe

    Dites-nous quels sentiments vous ont traversé quand vous avez appris que vous aviez gagné cette primaire hier soir.

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Vous avez répété pendant cette primaire que vous n'étiez pas un professionnel de la politique. Est-ce qu'au fond de vous, vous vous sentez capable d'être président de la République ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous voyez dans le bureau du général de Gaulle à l'Elysée ? Ou est-ce qu'au contraire, vous êtes pris d'une forme de vertige ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prêt à subir l'épreuve d'une campagne présidentielle, ses coups bas, sa brutalité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurChiffre
    « victoire sans appel avec plus de 66% des voix »
  • 2:53PrésentateurFait
    « Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique »
  • 3:48PrésentateurFait
    « l'extrême droite est aux portes du pouvoir, où pour la première fois dans l'histoire de notre pays, eh bien l'extrême droite peut gagner par les urnes et être majoritaire en France, ça n'est jamais arrivé »
  • 4:20PrésentateurFait
    « la France n'est pas condamnée au déclin »
  • 5:00PrésentateurPromesse
    « Je suis prêt à affronter la violence de cette campagne, sa brutalité »
  • 6:00PrésentateurFait
    « il y a un climat comme ça »
  • 6:29PrésentateurPromesse
    « nous allons mettre fin à l'hégémonie psychologique, culturelle, politique, idéologique, des brutaux et des violents sur la gauche française »
  • 7:32PrésentateurFait
    « la démocratie a tranché, la démocratie a parlé, le résultat est absolument net »
  • 9:46PrésentateurFait
    « Parler du travail. Parler des salaires. Parler de la révolution écologique »
  • 10:56PrésentateurPromesse
    « Il n'y aura pas d'alliance avec la France Insoumise »
  • 11:47PrésentateurPromesse
    « Yannick Jadot va être chargé des 100 jours de la révolution écologique »
  • 15:15PrésentateurFait
    « la gauche démocratique, la gauche sociale-démocrate, elle a d'abord perdu les travailleurs »
  • 16:54PrésentateurPromesse
    « Nous on a un plan de sauvetage de l'école publique, des lycées, des collèges publics qui répond aux revendications des lycéens »
  • 18:16PrésentateurPromesse
    « Nous, nous engageons une révision profonde de la doctrine du maintien de l'ordre »
  • 19:19PrésentateurFait
    « ce budget, en l'état, est inacceptable »
  • 19:53PrésentateurFait
    « pourquoi vous, vous conservez le tabou des contributions des plus hauts patrimoines, tabou des plus gros héritages ? »
  • 22:22PrésentateurFait
    « Ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'on se lâche »
  • 23:37PrésentateurPromesse
    « Madame Le Pen ne sera pas présidente en mai 2027. Nous l'empêchons »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Invité12 %
  • Présentateur 211 %
  • ?6 %

≈ 37 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

France

0:01
Présentateur

Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale. Le grand entretien et nous recevons donc ce matin le candidat à

0:10
Locuteur

l

0:10
Présentateur

'élection présidentielle du Parti Socialiste et de place publique avec vos questions et vos réactions. Vous le savez, chers auditeurs, le débat, la conversation vous est ouverte au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter pour votre première longue interview. Après votre victoire à la primaire de la gauche sociale démocrate, victoire sans appel avec plus de 66% des voix. On a beaucoup de questions à vous poser ce matin. Est-ce que vous allez réussir à rassembler ceux que vous avez affronté et qui vous ont attaqué ? Quelle ligne et quel programme pour cette nouvelle campagne qui commence ?

Mais d'abord Raphaël Glucksmann, dites-nous quels sentiments vous ont traversé quand vous avez appris que vous aviez gagné cette primaire hier soir. A qui, à quoi avez-vous pensé ?

1:00
Locuteur

J

1:01
Présentateur

'ai pensé aux militantes et aux militants qui ont cru dans mon intuition, dans la ligne que je proposais,

1:09
Locuteur

dans

1:09
Présentateur

cette clarification nécessaire des positions de la gauche démocratique.

1:14
Locuteur

J

1:15
Présentateur

'ai pensé à toutes celles et à tous ceux qui s'investissent. Vraiment, on a fait une campagne où il y a des milliers de militants qui, chaque jour, allaient expliquer, allaient porter la parole. Et c'est d'abord à eux que j'ai pensé. Ensuite,

1:27
Locuteur

je

1:28
Présentateur

me suis dit, enfin.

1:30
Locuteur

Enfin, ça y est, ça commence.

1:32
Présentateur

Enfin, la bataille de France commence. Enfin, on a une gauche démocratique qui reprend de la force,

1:37
Locuteur

de

1:37
Présentateur

la vigueur, qui croit à nouveau dans ses principes et qui peut gagner l'élection présidentielle.

1:43
Locuteur

Et

1:43
Présentateur

enfin, on chasse l'esprit de défaite

1:46
Locuteur

de

1:46
Présentateur

nos âmes et de nos cœurs. Et c'est ça qui est le principal. Moi, je n'en peux plus, en fait, de cette gauche qui ne croit pas à la victoire. Et là, cette fois-ci, ce qui va se passer, c'est qu'on a réveillé une sorte de fierté. Une sorte de fierté dans cette famille socialiste, sociale-démocrate, qui a été habituée à la défaite et qui

2:07
Locuteur

pense

2:08
Présentateur

qu'à chaque élection, il va falloir se sacrifier. Vous pourrez voter en étant fidèle à l'ensemble de vos convictions, sans sacrifier aucune part de vous-même. Et donc, moi, j'ai hâte, hâte de mener cette

2:20
Locuteur

bataille. Et

2:20
Invité

on va parler de cette campagne qui s

2:23
Locuteur

'ouvre.

2:23
Invité

Vous avez répété, Raphaël Glussmann, pendant cette primaire, régulièrement face à vos concurrents, que vous n'étiez pas un professionnel de la politique. Vous assumiez de ne pas avoir d'expérience ministérielle. Et ça y est, vous êtes ce matin officiellement candidat. Est-ce qu'au fond de vous, vous vous sentez capable d'être président de

2:38
Locuteur

la

2:38
Invité

République ? Est-ce que vous vous voyez dans le bureau du général de Gaulle à l'Elysée ? Ou est-ce qu'au contraire, vous êtes pris, depuis hier soir, d'une forme de vertige ?

2:46
Présentateur

Non, je sens une immense responsabilité.

2:48
Locuteur

Je

2:49
Présentateur

sens une immense responsabilité parce que je sais le moment historique qu

2:51
Locuteur

'on

2:51
Présentateur

traverse. Et toute ma vie m'a préparé à ce moment historique. Je ne pense pas que l'expérience politique, aujourd'hui, prépare à la situation historique dans laquelle on se trouve. Parce que la classe politique a été élevée, éduquée, dans l'idée que tout serait toujours pareil. Que la démocratie ne serait jamais menacée. Que la République était intangible et naturelle. Eh bien moi, toute ma vie politique m'a préparé à ce moment où tout peut basculer. Où on vit un moment où... Donc il n

3:20
Locuteur

'y a

3:20
Présentateur

pas de vertige, il n

3:21
Locuteur

'y a

3:21
Présentateur

pas de peur chez celui qui

3:23
Invité

veut rentrer à l'Elysée.

3:26
Locuteur

Il

3:26
Présentateur

y a une responsabilité immense. Moi, je mesure la gravité. La responsabilité. Mais ce que je dis, c'est que le vertige, c'est le vertige du moment historique qu

3:36
Locuteur

'on

3:36
Présentateur

traverse. Parce qu'en fait,

3:38
Locuteur

quand

3:38
Présentateur

vous avez passé votre vie à croire que tout serait toujours pareil, et que vous vous retrouvez dans une situation où en réalité la paix en Europe est menacée, où l'extrême droite est aux portes du pouvoir, où pour la première fois dans l'histoire de notre pays, eh bien l'extrême droite peut gagner par les urnes et être majoritaire en France, ça n'est jamais arrivé. Eh bien je crois qu'en fait, ce qui vous prépare à ça, c'est la capacité à vous battre.

4:04
Locuteur

Et

4:05
Présentateur

je veux dire aujourd'hui que cette élection, elle va ressembler à aucune autre.

4:08
Locuteur

Que

4:09
Présentateur

cette campagne ne ressemblera à aucune autre. Et qu'on a

4:12
Locuteur

tous

4:14
Présentateur

en nous une sorte de boule qui nous tenaille dans les tripes face à l'état de notre pays. Et je veux dire aussi que la France n'est pas condamnée au déclin. Qu'on n'est pas condamnés à voir finalement notre République se déliter. Qu'il y a plus en nous que ce que nous croyons. Et qu'en réalité, il y a des millions de Françaises et de Français qui espèrent un sursaut.

4:33
Locuteur

Est

4:33
Présentateur

-ce que vous êtes prêt, Raphaël Glucksmann, à subir l'épreuve d'une campagne présidentielle, ses coups bas, sa brutalité ? Hier soir, vous avez été enfariné à la sortie du bar où vous fêtiez votre victoire. Ça vous donne un aperçu de ce qui vous attend ?

4:49
Locuteur

Ce

4:49
Présentateur

n

4:49
Locuteur

'est

4:49
Présentateur

pas la première fois.

4:52
Locuteur

Moi,

4:52
Présentateur

je suis

4:53
Locuteur

prêt.

4:54
Présentateur

Je suis prêt à affronter

4:56
Locuteur

la

4:57
Présentateur

violence de cette campagne, sa brutalité. Déjà, la primaire, j'ai entendu les commentaires et même des proches qui me veulent du bien me disaient «

5:05
Locuteur

Ne

5:06
Présentateur

va pas dans ce piège, c'est une machine à perdre, ce sera un combat de boue. »

5:10
Locuteur

Et

5:10
Présentateur

le résultat, c'est quoi

5:11
Locuteur

? C

5:12
Présentateur

'est qu'en fait, ce piège s'est transformé en tremplin. Et que mon intuition était juste, qu'il fallait aller se battre pour clarifier. Pour qu'il n'y ait rien sous le tapis. Pour que tout soit ouvert. Et c'est l'honneur de notre famille politique, d'ailleurs.

5:25
Locuteur

Donc la violence

5:26
Présentateur

d'une campagne électorale,

5:27
Locuteur

vous y êtes prête

5:27
Présentateur

? Démocratique pour trancher les choses et pour désigner son candidat. On est la seule famille politique à faire ça.

5:34
Locuteur

Et par

5:34
Présentateur

contre, sur la violence en politique, moi je vais vous dire,

5:37
Locuteur

chaque

5:39
Présentateur

événement

5:39
Locuteur

qu

5:40
Présentateur

'on organise, chaque manifestation dans laquelle on se rend, il y a des militants insoumis

5:46
Locuteur

qui

5:46
Présentateur

harcèlent, qui insultent ou qui enfarinent ou qui menacent. C'est un militant insoumis hier soir qui vous a enfariné

5:55
Locuteur

? Ah

5:56
Présentateur

non, si, c'était le cas. C'est récurrent. Il y a un climat comme ça. Donc moi je veux le dire, Jean-Luc Mélenchon, il doit décider si les 7 mois qui viennent, et bien ça va être ce type d'événement tout le temps. Et s'il décide que ce n'est pas ça, et bien il doit désavouer formellement

6:10
Locuteur

que

6:11
Présentateur

ses supporters agressent. Vous avez déjà vu un militant socialiste ou un militant place publique aller troubler un événement de Jean-Luc Mélenchon ou de n'importe quel autre parti politique ? Non. Donc moi je veux être très clair.

6:24
Locuteur

Ce

6:25
Présentateur

genre de comportement ne m'impressionne pas. Je n'ai pas peur. Et nous allons mettre fin à l'hégémonie psychologique, culturelle, politique, idéologique, des brutaux et des violents sur la gauche française, parce que la gauche française ce n'est pas cela. Et la démocratie ce n'est pas

6:39
Invité

cela non plus. Raphaël Glucksmann, le plus difficile commence, vous l'avez vous-même reconnu, puisque vous allez devoir rassembler votre propre famille politique d'abord. Ségolène Royal hier soir disait chez nos confrères de France Info TV, le stagiaire a gagné la primaire malheureusement. Ça commence bien pour rassembler ceux que vous avez affrontés à l'occasion de cette primaire ?

6:57
Présentateur

Je reconnais bien là l'humour de Ségolène Royal, mais je ne répondrai

7:01
Locuteur

plus

7:03
Présentateur

à aucune de ces petites phrases. Hier nous étions tous sur l'estrade, et je sais que ma responsabilité, c'est de rassembler l'ensemble de la famille socialiste d'abord, mais ensuite de m'adresser aussi aux écologistes, aux humanistes.

7:17
Invité

Mais

7:17
Locuteur

ça

7:17
Invité

on

7:17
Locuteur

va

7:17
Invité

en parler à Raphaël Glucksmann, mais est-ce que vous êtes sûr que ceux que vous avez affrontés, qui ont pu dire pique-pendre de votre candidature, seront loyaux à votre égard ? L'histoire des primaires à gauche a pu démontrer que cette loyauté, elle était extrêmement loin d'être automatique. Est-ce que vous avez confiance en eux ?

7:32
Présentateur

Monsieur Duhamel, la démocratie a tranché, la démocratie a parlé, le résultat est absolument net. Donc les petits jeux, les petites phrases, ce n'est plus mon problème. Aujourd'hui, je veux que nous soyons tous réunis pour mener une bataille qui est une bataille existentielle.

7:50
Locuteur

Ce

7:50
Présentateur

n

7:50
Locuteur

'est

7:50
Présentateur

pas simplement l'avenir de notre famille politique qui se joue, c'est l'avenir de notre nation. Et quand on a l'extrême droite aux portes du pouvoir, moi je suis convaincu que chacun fera face à ses responsabilités. Et il y

8:00
Locuteur

a

8:00
Présentateur

de la place pour tout le monde, il y a de la place pour tout le monde dans cette campagne. Chacun aura un rôle, et donc moi je lance un appel à la responsabilité, mais pas seulement à la responsabilité. Je lance un appel au combat. Je suis certain, certain, que l'écrasante majorité de notre espace politique va se rassembler et va partir à la lutte.

8:18
Locuteur

Qu

8:18
Présentateur

'est-ce qu'on fait d'Olivier Faure quand on est dans votre situation ? Que vous vous êtes vivement opposé pendant la campagne de la primaire sur la question des alliances à gauche ? Est-ce qu'il peut encore rester à la tête du Parti Socialiste, Olivier Faure

8:32
Locuteur

?

8:33
Présentateur

Mais je viens de vous le dire, on aura besoin de tout le monde. Moi je veux qu'Olivier Faure fasse partie de cette campagne.

8:38
Locuteur

Mais

8:38
Présentateur

maintenant la ligne du Parti Socialiste,

8:40
Locuteur

c'est vous.

8:40
Présentateur

Mais la ligne elle est tranchée. Quand il y a eu

8:43
Locuteur

un

8:43
Présentateur

tel écart, une telle netteté dans la victoire, on ne reviendra plus sur la question de la ligne.

8:49
Locuteur

On

8:49
Présentateur

nous a assez reproché pendant la campagne de primaire de revenir trop souvent sur la discussion stratégique, sur la question des alliances. Et bien maintenant c'est réglé. On avait raison de le faire. Pourquoi ? Parce qu'en fait ça détermine l'avenir de la gauche française et qu'il fallait arrêter le flou et il fallait arrêter les compromissions. Maintenant le résultat est absolument clair. La ligne est fixée. La ligne est fixée.

9:12
Invité

Mais est-ce que Olivier Faure est encore légitime pour diriger le Parti Socialiste alors qu'effectivement il y a plus de 50 points entre lui et vous ? Est-ce qu'il peut encore dans cette campagne diriger la famille politique dont vous serez le candidat

9:25
Locuteur

? Vous

9:26
Présentateur

interrogerez Olivier Faure et les dirigeants du Parti Socialiste. Moi,

9:31
Locuteur

mon

9:31
Invité

enjeu... Mais

9:31
Locuteur

est

9:31
Invité

-ce que c'est un premier

9:32
Locuteur

secrétaire

9:32
Présentateur

légitime ? Mais il y a un premier secrétaire au Parti Socialiste. Je ne suis pas, moi, cadre du Parti Socialiste. Donc maintenant je vais me concentrer sur une seule chose. Parler aux Français. Parler aux citoyens. Parler du travail. Parler des salaires. Parler de la révolution écologique. Parler de cet été cataclysmique qu'on a vécu de sécheresse, de canicule. Parler des méga-feux. Et faire en sorte qu'on ne zappe pas la révolution écologique. Je vais parler aussi de démocratie. Comment on fait pour sortir de ce système où un seul homme décide pour tous ?

10:04
Locuteur

Avec moi ce sera une équipe...

10:06
Invité

On va parler de tout cela dans un instant. Juste pour être extrêmement clair. L'enjeu d'Olivier Faure n'est pas seulement une question politicienne de savoir si vous le soutenez ou pas. C'est que c'est comme premier secrétaire du PS, lui, qui décidera qui seront les candidats d'une éventuelle majorité si vous étiez élu président de la République. Est-ce que c'est Olivier Faure qui décidera des investitures de qui sera candidat dans les 577 circonscriptions

10:27
Locuteur

françaises ?

10:27
Présentateur

Le Parti Socialiste n'est pas Renaissance ou la France Insoumise. Le Parti Socialiste est un parti démocratique avec des instances qui décident. De manière collective, Olivier Faure,

10:39
Locuteur

je

10:39
Présentateur

vous le signale, n'est plus majoritaire de toute façon au sein de son propre parti. Donc moi je vous le dis, nous allons créer ensemble une dynamique collective de la gauche démocratique et il n'y aura pas ces tranchées, M. Duhamel, c'est fini. D'alliance avec

10:54
Locuteur

la France Insoumise ? Il n'y

10:54
Présentateur

aura pas

10:55
Locuteur

d'alliance avec

10:55
Présentateur

la France Insoumise ? Non, ça a été tranché. Ça a été tranché par plus de 66% des gens qui sont venus participer à cette primaire. Notre espace politique ne vit plus, ne vit plus dans le flou, ne vit plus dans l'incertitude. Et c'était la base, c'était la condition de possibilité d'une victoire en 2027. Moi je crois à une chose en politique, c'est la sincérité et c'est la clarté. Et donc là nous avons tranché collectivement, de manière démocratique, et nous avons tranché pour la clarté et la sincérité.

11:26
Locuteur

Il

11:26
Présentateur

va falloir maintenant que vous rassembliez ensuite au-delà de votre famille social-démocrate. Vous tendez des mains, vous lancez des appels. Marine Tondelier dit qu'elle regrette la victoire de celui qui a fait le choix du repli. Donc elle rejette la main tendue. Ça ne commence pas très bien. Mais

11:43
Locuteur

nous,

11:44
Présentateur

on va mettre en place la révolution écologique. Yannick Jadot va être chargé des 100 jours de la révolution écologique.

11:50
Locuteur

Je

11:51
Présentateur

n'imagine pas

11:52
Locuteur

que

11:52
Présentateur

les écologistes qui ont alerté pendant des décennies en prêchant dans le désert vont refuser de participer à la mise en place enfin, enfin de cette transformation radicale.

12:04
Invité

Et donc pour que les choses soient claires avec Luceman, ce que vous dites, vous appelez le parti écologiste à ne pas avoir de candidat et à soutenir votre candidature.

12:11
Locuteur

Je

12:11
Présentateur

veux qu'on travaille ensemble. Je veux

12:13
Locuteur

qu'ils rejoignent.

12:15
Présentateur

Non mais, monsieur Duhamel, laissez-moi finir mes phrases. Je veux qu

12:19
Locuteur

'on

12:19
Présentateur

travaille ensemble. Pourquoi ? Parce que nous sommes profondément écologiques. Que notre

12:24
Locuteur

projet

12:25
Présentateur

va être profondément écologiste. Que je n'imagine pas meilleur leader pour faire la transformation écologique dans un gouvernement que Yannick Jadot. Que je n'imagine pas que les écologistes qui ont combattu pendant des décennies pour qu'enfin on transforme nos modes de production, nos modes d'échange, nos modes de vie

12:43
Locuteur

pour

12:44
Présentateur

pouvoir s'adapter au réchauffement climatique, pour pouvoir lutter contre l'échauffement climatique,

12:48
Locuteur

pour pouvoir s'éportir des énergies fossiles. Je n'imagine

12:51
Présentateur

pas qu'ils ne viennent pas avec nous. Mais moi je m'adresse d'abord, si vous voulez, aux électrices et aux électeurs qui sont convaincus que l'écologie politique est fondamentale. Et quels sont les principes qu'ont porté les écolos pendant des décennies sur la scène politique

13:04
Locuteur

? L

13:05
Présentateur

'écologie, mais aussi une conception démocratique de la société décentralisée, mais aussi le fédéralisme européen. Et donc je n'imagine pas qu'avec le projet qu'on va porter, nous ne partions pas au combat ensemble.

13:19
Invité

Raphaël Klusman, un mot sur celui qu'on n'a pas entendu officiellement depuis hier soir, c'est François Hollande qui a refusé de participer à la primaire et s'est laissé la possibilité éventuellement de surgir au mois de décembre. Alors on peut lire dans la presse qu'il vous aurait félicité, il vous a envoyé un message, il vous a dit quoi François Hollande ?

13:36
Présentateur

Il m'a félicité pour cette

13:37
Locuteur

victoire. Chaleureusement

13:38
Présentateur

? Chaleureusement, pour la victoire aussi d'une ligne, d'une clarté. Et je vous le dis, François Hollande, je veux qu'il soit dans notre équipe, je veux qu'il participe au combat commun, et je veux aussi que Bernard Cazeneuve participe au combat commun, et je veux aussi que les écologistes participent au combat

13:56
Locuteur

commun. François

13:57
Présentateur

Hollande, vous pourriez lui proposer un ticket

13:58
Locuteur

? Vous

13:59
Présentateur

à l'Élysée, lui, à Matignon ?

14:01
Locuteur

Ou

14:01
Présentateur

l'inverse

14:01
Locuteur

?

14:02
Présentateur

Moi je vais parler avec François Hollande, et franchement, nos discussions, on les aura nous, et ensuite on verra. Mais ce n

14:08
Locuteur

'est

14:08
Présentateur

pas une question là de ticket, c'est une question de participer au combat commun. Moi je n'imagine pas, honnêtement, je vous le dis, vu la gravité de la situation, je n'imagine pas qu'on puisse s'adonner à autre chose qu'à l'intérêt général, et en particulier quand on a été président de la France, comme François Hollande. Donc ce n

14:27
Locuteur

'est

14:27
Présentateur

pas simplement eux. Moi je veux aussi dire une chose, parce qu'on a la passion là des partis politiques et des figures politiques, mais il

14:33
Locuteur

y a

14:33
Présentateur

une société civile. Moi je fais appel à ces 12 millions de bénévoles qui font tenir la République, pour qu'ils viennent avec nous. On a beaucoup d'appels au standard de France Inter, et on accueille Benjamin. Bonjour, bienvenue Benjamin.

14:46
Locuteur

Vous avez une

14:46
Présentateur

question à poser à

14:47
Locuteur

Raphaël

14:47
Présentateur

Glucksmann.

14:48
Auditeur

Oui tout à

14:49
Locuteur

fait, justement.

14:50
Auditeur

Bonjour, en matière de rassemblement,

14:52
Locuteur

je

14:52
Auditeur

voulais savoir comment vous comptiez rassembler les plus jeunes et les classes populaires qui ont abandonné cette gauche démocrate ou qui se sont sentis déçus par elle

15:01
Locuteur

?

15:02
Présentateur

Voilà, et je pourrais ajouter la question de France sur l'appli Radio France, qui dit comment comptez-vous vous faire élire si vous allez au second tour sans les voix d'Elefi

15:09
Locuteur

?

15:10
Présentateur

Alors déjà c'est deux questions différentes. La première, celle de Benjamin, elle m'obsède.

15:15
Locuteur

Et

15:15
Présentateur

moi j'ai une vertu que tout le monde peut me reconnaître, c'est la sincérité. Donc je vais vous le dire, la gauche démocratique, la gauche sociale-démocrate, elle a d'abord perdu les travailleurs. Ça c'est la vérité, et c'est ça qui m'empêche de dormir. Elle a perdu les travailleurs. Quand vous voyez des terres qui sont des terres socialistes depuis des générations et des générations, comme le Nord, le Pas-de-Calais, comme l'Est, qui basculent au Rassemblement National, et bien ça doit empêcher de dormir les dirigeants de la gauche démocratique.

Et donc il va falloir parler aux travailleurs, remettre les travailleurs au cœur du contrat social, parler des salaires, proposer une hausse du salaire net sur la fiche de paix, de manière directe, parler d'industrie. Vous savez, quand vous allez dans des anciens territoires industriels, et que vous voyez des anciens ouvriers qui vous disent, mais nous,

16:01
Locuteur

quand

16:02
Présentateur

l'usine elle a fermé, c'était la gauche au pouvoir, et bien là vous êtes obligés de vous remettre en cause. Et donc la réindustrialisation sera au cœur de notre projet et le travail. Et

16:09
Locuteur

pour la

16:10
Présentateur

jeunesse, nous il faut qu'on reprenne une forme de radicalité que nous avons perdue. Et la révolution écologique, ce sera une radicalité.

16:18
Locuteur

Mais sur la jeunesse, Raphaël Luxemann. Et ce que je veux dire

16:20
Présentateur

à cette jeunesse, c'est que nous sommes une rupture. Nous sommes une rupture avec ces dix années d'injustice et d'impuissance qui ont été les années macronistes. Nous sommes une rupture

16:30
Locuteur

réaliste.

16:30
Présentateur

Et si

16:30
Locuteur

on prend des points concrets,

16:32
Invité

Raphaël Luxemann, j'ai entendu Olivier Faure hier soir dire qu'il serait demain dans la rue aux côtés des lycéens. Est-ce que vous aussi vous serez dans la rue demain ? Ou est-ce que vous dites maintenant aux lycéens, on a entendu vos revendications, il est temps de reprendre le travail et de cesser de se mobiliser ? Non,

16:47
Présentateur

moi je n'appelle pas à la fin de la mobilisation des lycéens.

16:50
Locuteur

Ce

16:50
Présentateur

que je veux, c'est porter une réponse à leurs revendications. Nous on a un plan de sauvetage de l'école publique, des lycées, des collèges publics qui répond aux revendications des lycéens. Avoir un enseignant devant eux en classe, que les enseignants qui sont absents soient remplacés. Avoir enfin des lycées qui ne sont pas insalubres ou qui ne sont pas détériorés. Pouvoir, c'est le plan qu'on a proposé. Et en fait, ce qui se passe, c'est que nous on doit répondre à des aspirations extrêmement profondes, au-delà même de notre plan sur l'école publique. Quand vous êtes jeune aujourd'hui, quand vous avez 16 ans, vous héritez de quoi ?

Vous héritez d'un monde qui est miné par la catastrophe climatique. Vous héritez d'un monde qui est menacé par la guerre. Vous avez une dette immense et dans le même temps des services publics qui ne fonctionnent pas. Vous avez quoi ? Vous avez un avenir bouché. Et bien nous, notre responsabilité, ça va être de proposer justement un horizon de transformation

17:44
Locuteur

qui soit suffisamment radical.

17:46
Présentateur

Excusez-moi, c'est très important. Un horizon de transformation qui soit suffisamment radical pour convaincre la jeunesse que si la gauche démocratique prend le pouvoir, eh bien, il y aura un changement profond dans la société. Et avec une

17:56
Invité

question très précise qui se pose, dans la façon dont les jeunes ont été confrontés aussi parfois aux forces de l'ordre, est-ce que vous, président, Raphaël Luzman, vous interdiriez les lanceurs de balles de défense, les LBD qui ont été utilisés par...

18:09
Locuteur

Contre des dix ans

18:10
Invité

? Oui. Non, dans la question du maintien de l'ordre, est-ce que vous, président, vous dites qu'il n'y a plus de LBD qui sont utilisés par les policiers

18:16
Présentateur

? Nous, nous engageons une révision profonde de la doctrine du maintien de l'ordre. Et vous savez, moi, je suis député européen. J'ai un poste

18:26
Locuteur

d

18:26
Présentateur

'observation à l'échelle européenne, qui est que je peux comparer, je pouvais comparer les doctrines de maintien de l'ordre des différents pays. Et vous savez, en Allemagne, ça ne se passe pas de la même manière, le maintien de l'ordre. Et oui, il y a un problème. Quand vous avez un sitting, quand des jeunes lycéens sont attaqués...

18:41
Locuteur

Donc vous interdirez les

18:42
Présentateur

LBD

18:42
Locuteur

? Nous

18:43
Présentateur

verrons pas, en tout cas, pas face à une manifestation lycéenne. Oui, nous interdirons les LBD face aux manifestations lycéennes. Alors, on parle d'actualité Raphaël Glucksmann. Demain, à l'Assemblée, commence le débat autour du budget 2027. Maintenant que vous êtes le candidat officiel de la gauche sociale-démocrate, on imagine que c'est vous qui allez fixer la ligne du groupe socialiste à l'Assemblée. Est-ce que vous allez leur demander de censurer le gouvernement

19:04
Locuteur

?

19:05
Présentateur

Alors déjà, je vais vous expliquer une chose. Je travaille en étroite coopération avec Boris Vallaud, qui est le patron du groupe socialiste à l'Assemblée. Et depuis le début, nous travaillons ensemble. Et notre position, elle est extrêmement simple, extrêmement claire. C'est que

19:19
Locuteur

ce

19:20
Présentateur

budget, en l'état, est inacceptable. Il est inacceptable qu'après neuf années qui nous ont mis dans le rouge sur les finances publiques, et qui nous ont mis dans le rouge sur les inégalités sociales et sur l'état des services publics, il est inacceptable que le macronisme conserve ces tabous.

19:37
Locuteur

Donc censure ?

19:37
Présentateur

Nous,

19:38
Locuteur

ils

19:38
Présentateur

nous expliquent une chose simple.

19:40
Locuteur

Ils

19:40
Présentateur

disent que la situation est tellement grave, la situation budgétaire, qu'ils ont fabriquée par ailleurs, qu'on ne doit pas avoir de tabou. Moi, je leur dis une chose simple. Et avec Boris Vallaud, on leur dit une chose simple. Et avec les députés socialistes, on leur dit une chose simple. Mais alors, s'il n

19:52
Locuteur

'y

19:52
Présentateur

a pas de tabou, pourquoi vous, vous conservez le tabou des contributions des plus hauts patrimoines, tabou

19:58
Locuteur

des

19:59
Présentateur

plus gros héritages ?

19:59
Locuteur

Censure ou pas censure, Raphaël

20:01
Présentateur

Luxman ?

20:02
Locuteur

Mais

20:03
Présentateur

pas de censure a priori.

20:05
Locuteur

Mais

20:06
Présentateur

ensuite, pas d'acceptation a priori. C'est très simple.

20:09
Locuteur

Le jeu parlementaire, c

20:10
Présentateur

'est

20:11
Locuteur

très simple. Écoutez,

20:12
Présentateur

pas de censure a priori. Pourquoi ? Parce que ce qu'on veut, c'est un autre budget. Et donc, on va rejeter ce budget. Si le Premier ministre nous écoute

20:23
Locuteur

et

20:24
Présentateur

dit oui à la taxation des plus hauts patrimoines pour faire face à la situation budgétaire, oui à la taxation des plus grands héritages pour faire face à la situation budgétaire. Mais non, nous n'allons pas demander, nous, des efforts à ceux qui gagnent, aux retraités qui ont une pension de 1250 euros. Non, nous n'allons pas baisser les APL quand nous refusons de toucher au super profit total.

20:45
Locuteur

Je veux dire, vous voyez

20:45
Présentateur

bien que là,

20:46
Locuteur

il y a une question de justice. Si vous voulez

20:48
Présentateur

que l'effort soit accepté par tous, il faut qu'il soit juste. Et le problème du macronisme et le problème de la droite en général, c'est que leurs réformes échouent toutes. Mais posez-vous la question, pourquoi elles échouent ? Pourquoi ? Simplement parce qu'elles sont injustes.

21:04
Locuteur

Et

21:04
Présentateur

qu'en fait, depuis 10

21:06
Locuteur

ans, nous assistons à un transfert social

21:08
Présentateur

inversé pour bien comprendre aux plus pauvres,

21:11
Invité

pour donner aux plus riches. Cela prendra fin avec nous. Bon, juste pour poser une question, puisque vous dites censure a priori, le texte, on le connaît.

21:17
Locuteur

Je

21:17
Invité

vous

21:18
Locuteur

avais dit l'inversion. Vous avez dit, pardon, pas

21:19
Invité

de censure a priori. Là, ça veut dire que si le texte reste en l'état, vous vous opposerez au budget,

21:26
Locuteur

mais

21:26
Invité

vous ne le censurerez pas.

21:27
Présentateur

Mais non, mais s'il ne bouge pas, il y aura censure. Mais donc, il faut une négociation. C'est la position du groupe socialiste depuis le début. Vous savez, on a beaucoup moqué ce groupe. On a dit, ils ne savent pas où ils habitent. En réalité, c'est le seul groupe qui a joué le jeu de la démocratie parlementaire depuis deux ans. Et moi, je suis fier de leur travail. Ils ont obtenu des choses dans les négociations et dans les rapports de force. Et aujourd'hui, c'est très clair. Si la copie de M. Lecornu et du gouvernement ne bouge pas, eh bien oui, il y aura censure. Mais s'ils nous écoutent, s'ils sont capables de changer leur copie, s'ils disent,

22:02
Locuteur

vous

22:03
Présentateur

avez raison, dans un moment aussi grave, eh bien ceux qui ont le plus doivent contribuer le plus. Là, alors, il

22:09
Locuteur

y

22:09
Présentateur

a discussion. Une toute dernière question, Raphaël Glucksmann, un journaliste de Libération qui vous consacre sa une ce matin. vous dit de vouloir faire une campagne punk, ce qui ne tombe pas totalement sous le sens depuis le début. C'est quoi une campagne punk ? Ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'on se lâche. On ne peut pas faire une campagne où, on va dire, la raison sociale démocrate exige de vous que vous refusiez le populisme. C'est mal de faire ça. Attention, c'est dangereux. Non, on doit être iconoclaste. On doit changer nos mots. Vous avez été iconoclaste jusque-là ? Non, mais c'est ce que je dis.

22:42
Locuteur

C'est ce qu'on va changer.

22:43
Présentateur

On va se

22:44
Locuteur

transformer. C'est un travail sur

22:44
Présentateur

soi. Mais c'est un travail sur soi, pas simplement de moi, de toutes mes équipes. On va constituer une équipe. Et vous savez ce qu'on va faire aussi ? Je vais vous dire, on va faire une chose qui n'existe pas en France. On va faire une campagne polyphonique. On va être,

22:57
Locuteur

avec

22:58
Présentateur

Carole Delga, avec Boris Vallaud, avec Yannick Jadot, avec l'ensemble des socialistes, avec Nicolas Maillard-Ossignol, avec l'ensemble des socialistes, et bien au-delà des socialistes qui nous rejoignent. On va faire une campagne en équipe. En équipe. C'est fini, Jupiter. C'est fini, ce dieu romain qui arrive et qui dit, je vais tout changer. C'est ce qu

23:17
Locuteur

'on

23:17
Présentateur

entend à chaque fois, ça refait. Non,

23:18
Locuteur

non, ce n'est

23:19
Présentateur

pas ce qu'on entend à chaque fois. À chaque fois,

23:20
Locuteur

on compte dans le

23:21
Présentateur

césarisme en France. Eh bien, nous allons faire l'expérience d'une démocratie adulte. et nous irons partout dans le pays, partout pour dialoguer. Et on fera la rupture avec le

23:29
Locuteur

macronisme. Le

23:30
Présentateur

pacte

23:31
Locuteur

de

23:31
Présentateur

Raphaël Glucksmann.

23:32
Locuteur

Et on

23:32
Présentateur

sera la force qui empêchera la bascule de la France à l'extrême droite. Non, Madame Le Pen ne sera pas présidente en mai 2027.

23:42
Locuteur

Nous l'empêchons. Merci Raphaël

23:43
Présentateur

Glucksmann. Merci d'être venu ce matin au micro de France Inter. La revue de presse à suivre.