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interviewLCP - Assemblée nationale· 8 avril 2026 2 min

Racisme : échange tendu entre Mathilde Panot et Sébastien Lecornu à l’Assemblée - 7/04/2026

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Mathilde Panot

Emmanuel Macron appelle Éric Zemmour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à partie dans la rue, mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Ile-de-France lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux.

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Sébastien Lecornu

Vous participez à la bananisation de ce racisme et c'est dangereux justement pour cette cause.

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Mathilde Panot

A Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées samedi pour proclamer un front antifasciste et dire non au racisme. Cet événement historique est né du déferlement de haine qu'a subi Bali Bagayoko depuis son élection. Collègues, il faut dire le moment politique que nous vivons, celui d'un racisme répugnant où ressurgissent les structures héritées de l'histoire coloniale. Les responsables sont connus et récidives à toute occasion, car pour une chaîne comme CNews, le racisme n'est jamais un dérapage, c'est un modèle économique. A cet instant, certains silences sont intolérables.

La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République de la part de ceux qui ont tant tardé à réagir. Vos condamnations à retardement, votre soutien à reculons et le silence de l'homme qui est censé présider la République.

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Sébastien Lecornu

Le racisme n'est pas une opinion et donc il doit être combattu à chaque moment et à chaque instant. Et c'est pour cela que j'ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de se porter partie civile auprès et aux côtés du maire de Saint-Denis, justement, dans les démarches qu'il a faites. La justice est saisie et les enquêtes devront effectivement dire le droit. Mais vous voyez, sur la première minute de votre question, Madame la Présidente Pannot, j'étais d'accord avec vous.

Et puis au bout d'une minute, c'est plus fort que vous, vous avez joué de l'ambiguïté, laissant à entendre au fond que le gouvernement de la République pouvait être raciste, laissant entendre que celles et ceux qui soutiennent ce gouvernement pouvaient être racistes. Et je le redis avec beaucoup de force, vous participez à une banalisation du mal, vous participez à la banalisation de ce racisme, et c'est dangereux justement pour cette cause. Autre ambiguïté, Madame la Présidente, il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte. Ce qui est abject pour le racisme est abject pour l'antisémitisme, pour l'homophobie, pour l'ensemble des discriminations.

Car la République, c'est le refus de toutes les discriminations. C'est la différence entre le communautarisme et la défense de la République. Donc refusons le racisme, refusons l'antisémitisme, refusons l'homophobie avec la même force et pas à la carte.