4 mars 2024 : Nous écrivons l'Histoire de France et du monde !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce pour vous une journée historique qui va se dérouler tout à l'heure au Congrès à Versailles ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous ressentez aujourd'hui ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment la droite LR a évolué sur ce sujet ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que c'est symbolique ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la constitutionnalisation va faciliter l'accès aux services dans les hôpitaux ?
- 14:00OuverteRéponse directe
La clause de conscience existe-t-elle encore en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Mélanie VogelFait
« la République française n'est plus la République sans le droit à l'avortement »
- 4:00Véronique riotonFait
« la France sera le premier pays à inscrire l'IVG dans la Constitution »
- 10:00Mathilde PanotFait
« le texte que nous votons cet après-midi ne remet pas en cause la clause de conscience »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mais nous sommes ici avec quatre femmes de quatre partis différents qui incarnent les débats de ces dernières semaines à l'Assemblée nationale et au Sénat sur cette question de l'IVG Véronique rioton député renaissance de Haute Savoie président de la délégation au droit des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes bonjour et bienvenue à ce micro Mathilde Panau bonjour bonjour déput LFI nupes du valde mararne président du groupe LFI à l'Assemblée nationale mais Vogel bonjour sénatrice écologiste des Français de l'étranger et pour boucler ce tour de table agnè canailler bonjour bonjour et bienvenue à vous aussi sénatrice LR de la scène maritime bonjour à toutes les quatre et on a fait un petit un petit mini congrès un mini congrès ce matin avant celui de cet après-midi donc à Versailles même question pour commencer à toutes les quatre est-ce pour vous une journée historique qui va se dérouler tout à l'heure au Congrès à Versailles historique pour les femmes historique pour la France Mélanie Vogel absolument je sais que le terme est un peu galvodé mais néanmoins c'est le cas ce que nous allons faire cet après-midi c'est de d'affirmer solennellement que la République française n'est plus la République sans le droit à l'avortement c'est dire définitivement à toutes celles qui se sont batttu pendant des siècles pour avoir le droit de choisir leur vie qu'elles ont définitivement gagné c'est dire aussi à tous ceux qui se battent contre ce droit encore aujourd'hui qu'ils ont définitivement perdu et c'est aussi je crois un message formidable que nous envoyant au monde entier dans un moment où tant de recul se passe il y a un chemin positif de progrès d'espoir et j'espère que d'autres pays suivront ce chemin Véronique rioton qu'est-ce que vous ressentez aujourd'hui c'est effectivement la France sera le premier pays à inscrire l'IVG dans la Constitution ce que je ressens c'est évidemment une grande émotion le moment historique le le terme n'est pas galvudé et ce n'est ni symbolique c'est c'est vraiment un temps pour pour lequel la France va être en avant y compris dans sa diplomatie féministe et puis incarner une forme de progressisme important pour vous nous expliquerez ce que c'est que la diplomatie féministe dans un instant Mathilde Panau qu'est-ce que vous ressentez ce matin évidemment beaucoup d'émotion et beaucoup de de fierté aussi vous savez c'est rare ces moments dans dans l'histoire politique où vous savez que vous êtes à la fois en train d'écrire l'histoire de France mais du monde avec la France qui va devenir aujourd'hui ce 4 mars 2024 le premier pays au monde à inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution évidemment c'est la consécration aussi d'un an et demi voire plus même mais de lutte et de combat parlementaire puisque c'est une victoire parlementaire mais c'est surtout la victoire des militantes féministes des associations et des collectifs qui depuis des années voire des décennies se battent pour le droit des femmes à disposer de leur corps et on vous a invité ce matin justement pour revenir sur ce chemin parlementaire qui a été très intéressant même politiquement au-delà de la questionivg qui est évidemment centrale sur comment les uns les autres vous avez défendu les choses comment ça à commencer par une proposition de loi que vous avez porté Mélanie Vogel au Sénat que vous avez porté ensuite Mathilde Panau à l'Assemblée nationale puis Emmanuel Macron s'en est emparé et a proposé un projet de loi qui a été celui que vous avez voté et puis et c'est là où j'en viens à vous agas caniller parce que je trouve sans doute que c'est peut-être le plus intéressant comment la droite l'R a pour certains év éoluer sur ce sujet comment il y a eu des dissensions qui peuvent être entendables être audibles sur cette question qui est au fond une question sociétale donc une question qui relève aussi de l'intime de chacun vous Agnès canillet vous avez changé d'avis oui tout à fait alors on est plusieurs à avoir changer d'avis ce qui a fait basculer évidemment le vote mercredi dernier au Sénat de manière assez franche d'abord par ce que nous sommes face à un projet de loi d'origine gouvernementale donc on était sûr qu'il y aurait pas de référendum derrière et ça ça c'était un enjeu peut-être que nous reviendrons dessus mais aussi parce que la formulation qui a été reprise et votée c'est celle qui a été proposée par le Sénat par Philippe Bas il y a 1 an et que on a considéré que c'était une formulation qui ne créait pas de droit opposable qui ne faisait que redire quel était le rôle du Parlement en matière d'interruption volontaire de grossesse certes il inscrivait dans la Constitution ce terme d'IVG c'est une avancé et je pense que cette révision constitutionnelle sera historique mais c'est avant tout symbolique mais certains certains ont parlait de de pression de leurs enfants de leurs filles un sénateur a expliqué que sa fille ne lui parlerait plus s'il votait contre c'est quelque chose que que vous avez vu senti perçu autour de vous dans la majorité sénatoriale de droite oui bien sûr par que les racontez-nous racontez-nous parce qu'en fait en fait c'est ça on vous a invité ce matin pour que vous nous racontiez et ensuite je donnerai la parole aux autres comment vous avez évolué il y a eu des évolutions oui il y a eu des évolutions alors d'abord parce que le texte a évolué c'est ce que je vous ai expliqué les propositions sont pas les mêmes que celles qui étit faites au début ça c'est une première chose mais aussi parce que les sénateurs ce sont des gens qui sont aussi au contact qui rencontre qui écoute qui discutent et c'est vrai que il faut vraiment avoir les oreilles très fermées pour ne pas entendre qu'autour de nous il y a une un élan fort pour cette introduction vous avez eu des pressions vous directement de proches de jeunes autour de vous non j'ai pas eu de pression j'ai eu des échanges avec mes enfants hein et comme je dis à chaque fois et tout l'amour que j'ai pour eux c'est pas eux qui euh me font euh voter dans un sens ou dans l'autre mais néanmoins on entend quand même ce qui se dit autour de nous et puis on entend aussi à un moment donné que les propositions qui sont faites le texte sur lequel nous allons voter à partir du momentù il ne crée pas de droit opposable et bien autant voter et l'adopter c'est ce que nous avons fait math Panau je trouve parce que moi aussi j'avais lu cette histoire du sénateur qui disait mes deux filles ne viendront plus à Noël si si je ne vote pas la constitutionnalisation de l'IVG je trouve que ça montre aussi à quel point si nous pouvons aujourd'hui institutionnaliser le droit à l'avortement c'est-à-dire le reconnaître comme un droit fondamental humain c'est parce que nous avons gagné dans la société quand 8 à 9 Français sur 10 sont favorables à l'inscription de la constitution de de l'avortement dans la Constitution c'est c'est c'est ce qui s'exprime ensuite dans les échanges sur les votes parce que nous avons gagné et que je crois que c'est à la fois une victoire idéologique pour les associations féministes mais aussi une défaite pour les antichois et je crois que cette défaite elle est très importante à la fois pour nos enfants petits enfants arrière petits enfants qui n'auront pas à revivre les supplices qu'on vécu cell avant nous mais aussi évidemment pour le monde entier et notamment toutes les femmes qui se battent dans le monde face à des régressions sur les droits des femmes Mélanie Vogel vous qui qui esttes à l'origine de cette proposition de loi il y a 2 ans 3 ans maintenant au Sénat vous avez vu les doutes les hésitations les évolutions à la Chambre haute absolument la première proposition qu'on a mis au voix d'ailleurs n'avait pas été voté enfin avait été rejeté même si c'était avec une majorit Maité étonnamment courte mais ce qui est ce qui est ce qui ce dont je me souviens très bien c'est que quand j'ai proposé à mes collègues de mettre au voix une loi transpartisane pour introduire lesvg dans la Constitution au Sénat en tout cas puisque tout le monde voit la majorité au Sénat évidemment qu'il fallait qu'une partie de la droite change d'avis tout le monde m'a dit tu sais c'est impossible c'est impossible jamais le Sénat ne va voter pour introduire le droit à l'vg dans la Constitution ça n'existe pas tant ardarch qui est le président du Sénat qui est un peu la figure tutellaaire de la droite était contre clairement contre voilà Gérard Larché était contre et je je suis heureuse que nous ayons fait la démonstration que Gérard Larché tout seul ne décide pas de ce qu'il y a écrit dans la Constitution mais ce qui a permis la la victoire c'est au fond à la fois je pense le travail des parlementaires qui ont poussé pour ce sujet de manière je crois intelligente collective soror ce qui n'arrive pas tous les jours mais ça ça a été une des conditions la confiance qui s'est créée entre nous de la victoire et ça a été la pression de la société c'est-à-dire que jamais nous aurions eu cette victoire s'il n'y avait pas eu dans la société une campagne qui a pris ce sujet qui a pénétré les maisons les foyers des sénateurs et des sénatrice de la droite et du centre et au fond aujourd'hui c'est la société française qui gagne euh Véronique rioton Gérard Larché formulé une une série de de doutes une opposition qu'on peut regarder peut-être du d'une manière philosophique quand il dit que la Constitution n'est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux qu'il faut toucher à ce texte là d'une d'une main tremblante comment comment avez-vous reçu ces mots moi je crois qu'il y a un basculement c'est quand même le lendemain de l'annulation par la Cour suprême de l'arrêt et que deux élémentsis aux États-Unis donc euh qui montre que l'IVG est en danger de par le monde mais également au in de l'Assemblée lorsqu'on voit les débats y compris à l'Assemblée nationale en séance publique sur la façon dont les les amendement ont été posés sur le fait de vouloir dérembourser l'IVG enfin je veux dire que au sein même de notre assemblée les débat ont démontré que l'IVG était menacé et donc c'est l'ensemble de ces deux éléments qui font qu'il y a eu plusieurs initiatives parlementaire et moi je voudrais saluer aussi celle d'Aurore berger et de Marie-Pierre X1 qui était ma prédécesseur à l'assem et et l'ensemble finalement de ces initiatives ont permis à notre délégation également à l'Assemblée et au Sénat de se saisir pour mettre un avis et et et travailler finalement sur le principe même de la constitutionnalisation et de permettre dans un moment où nous avons une majorité républicaine qui nous permet de de protéger ce droit au regard des femmes et finalement c'est ce pas décisif collectivement que nous avons fait plutôt plutôt que de savoir si tel ou tel texte était en premier ou pas on va passer au standard d'Inter où nous attend Oriane Oriane bonjour oui bonjour France Inter bonjour mesdames vous allez voter la constitutionnalisation du VG est-ce que cela va faciliter l'accès au services dans les hôpitaux alors ça c'est la grande question merci Oriane de la poser qui veut répondre Mathilde Panau bonjour non je crois qu'il y il y a encore beaucoup de combat à mener d'ailleurs moi je suis intéressée de voir que par exemple Gérard Larcher lorsqu'il a dit qu'il ne voulait pas inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution il a dit en fait le vrai combat à mener c'est la question de l'accès et de l'effectivité de l'interruption volontaire de grossesse notamment en parlant des 130 centres IVG qui ont été fermés en 15 ans et aujourd'hui c'est une F c'était son argument vous avez raisongument qui doit changer de département pour avoir accès à l'avortement et bien nous nous en rappellerons et lorsqu'il y aura le prochain projet de loi de de finances et bien nous lui demanderons de mettre des des moyens pour que des centres IVG puissent réouvrir donc ça ça fait partie des combats qu'il faut continuer à mener contre la double clause de conscience pour avoir un accès réel et effectif et ça fait partie aussi de la lutte contre les antichoix qui ne cessent et je veux leur exprimer à ce micro ma solidarité d'attaquer les centres de planning familiaux agès caniller sur notre auditrice sur la question de notre auditrice oui juste pour dire que on est d'accord hein ce qui le vrai enjeu c'est pas tellement la constitutionnalisation mais il a bien l'effectivité de l'accès au au droit à l'IVG et ça ce sont des moyens on l'a dit Madame Panau on l'a défendu au Sénat il y a une mission au Sénat qui se va réfléchir sur les solutions et donc je pense que collectivement parce que le sujet c'est avant tout comment défendre ce droit fondamental et là je crois que nous sommes tous d'accord autour de cette table ce droit fondamental de l'accès à l'IVG auquel nous sommes tous très attachés alors effectivement il faut donner les chiffres 130 centres pratiquants l'IVG ont fermé ces dernières années et Mathilde Panau le chiffre est juste c'estàd qu'il y a 17 % de femmes aujourd'hui qui doivent en France changer de département parce qu'il y a pas de centre où elles se font avorter et qui donc doivent aller beaucoup plus loin notamment dans les zones rurales pour aller trouver un centre d'IVG qui peut pratiquer l'avortement donc oui ça reste un chemin de croix aujourd'hui constitutionnalisation ou pas absolument je voudrais revenir en une phrase tout de même sur ce que nous faisons cet après-midi quel va être l'impact très concrètement hier il est é possible en France d'interdire ou de restreindre le droit à l'IVG à partir de ce soir ce n'est plus possible donc ce n'est pas seulement symbolique c'est aussi quelque chose de très concret qui va protéger définitivement le droit des femmes à disposer d'ellees-même sur la question de l'accès ça a été effectivement soudainement la droite s'est intéressée à l'accès à l'IVG quand ça pouvait leur servir de contreargument contre l'introduction dans la dans la Constitution alors moi je me souviens des débats dans dans le dernier budget où j'avais déposé avec mon groupe beaucoup d'amendements pour justement refinancer les centres qui fermaient et que toute la droite à l'unisson à vootter contre donc je peux vous assurer et Agnès caniller j'espère que tu tu t'en souviendras quand nous voterons le budget que nous allons redéposer ces mêmes amendements pour refinancer les centres améliorer l'accès et j'espère que cette fois-ci la droite sétant tellement passionné pour ce débat elle va la voter massivement agas Canay est votre réponse oui non je je pense que le le le sujet c'est la désertification médicale donc c'est pas simplement l'accès à l'IVG l'IVG c'est parce que c'est compliqué aujourd'hui d'avoir un médecin et d'accéder à un médecin sur le territoire français donc le problème il est bien plus large aujourd'hui c'est là-dessus que nous devons travailler on retourne au standard Brigitte bonjour bonjour on vous écoute moi je me pose la question du droit auousable pardon et de la clause de conscience première question cette clause de conscience existe-t-elle encore en France c'està-dire que le médecin dise écoutez-moi ma conscience m'interdit de pratiquer un avortement donc je je ne le fais pas et donc je ne peux pas le faire je ne le fais pas et la deuxième question c'est est-ce que le fait de l'inscrire dans la Constitution mettra fin à cette clause de confiance est-ce que c'est la même chose que le droit opposable voilà merci pour cette question Brigitte je donne la parole dans la foulée à bris qui nous appelle des pirénées orientales sur un sur le même thème je crois bris bonjour oui bonjour Merci dere ma question je voulais juste d'abord dire que je considérais vraiment que ce qu'a fait sopia Haram lundi dernier était inacceptable et devait vraiment être REM en question elle a manipulé des extraits audios de l'assemble de la cérémonie des Césars pour leur faire dire ce qu'il ne disait pas elle a manipulé vraiment tout ça pour s'indigner pour l'indignation sélective alors qu'elle est mettre dans la matière ok ça c'est dit alors votre question c'est pas le c'était pas le sujet votre question c'est pas le sujet mais j'en profite et puis d'ord s'il vous plaît votre question voilà ce qui'est pas le sujet non plus c'est une question que j'ai posée il y a longtemps et qui s'adresse à vous journaliste c'est comment ça se fait que vous ne posez pas la question à chaque fois à vos intervenants s'il s'indignent et s'il trouent vraiment inacceptable sans ambiguïé les atrocités du Hamas atoc rien à dire surivgvg ne vous intéresse pas bris on l'a on l'a bien compris merci en tout cas d'avoir appelé France interter ce matin alors sur la clause de conscience qui veut qui veut répondre Mélanie Vogel alors le texte que nous votons cet après-midi ne remet pas en cause la clause de conscience je sais que ça a été aussi utilisé comme un argument pour ne pas voter le texte or cela effectivement n'aura pas d'effet je rappelle que dans le droit à l'IVG il y a le respect de la dignité humaine la liberté de conscience et la liberté de la personne de recourir à l'IVG c'était cette dernière liberté qui n'avait aucune protection constitutionnelle les deux autres ont une protection c'est toujours la même aujourd'hui nous n'avons pas seulement une clause de conscience pour l'IVG nous avons une double clause de conscience la clause de conscience générale qui s'applique à tous les médecins de toute manière qui même si on avait pas mis la clause de conscience l'vg dans la loi veille s'appliquerait tout de même et nous avons une double clause de conscience spécifique à l'IVG c'est le seul acte médical qui bénéficie de ce traitement et ce n'est pas normal pourquoi c'est pas normal bah parce que sinon vous arrivez à la situation que vous voyez en Italie par exemple l'extrême droite généralement c'est attaqué directement aux lois sur l'avortement il commence souvent d'ailleurs par la contraception mais il s'attaque aux loi vous avez des manières plus pernicieuses de vous attaquer à l'avortement c'est c'est ce qu'on voit avec l'extrême droite en Italie où justement par la question de la double clause de conscience par les clauses de conscience vous vous retrouvez en Italie avec 75 % des professionnels qui ne pratiquent plus d'IVG donc en fait le droit le droit à l'avortement existe toujours mais il n'est plus garantie dans son effectivité donc c'est pourquoi nous nous demandons l'abrogation de cette double clause de conscience et je veux juste vous dire que j'espère que la victoire historique que nous avons arraché que nous allons arracher aujourd'hui et bien on renverra à d'autres victoires et not notamment je suis très heureuse que la semaine dernière les Polonaises a regagné le droit à la contraception d'urgence qu'elles avaient perdu en premier juste avant parce que la majorité politique a changé en polne exactement et notamment avec un fort tau de participation grâce au féministes notamment ex agès caniller vous souhaitiez intervenir oui juste pour rappeler quand même que la loi veille c'est un équilibre c'est un équilibre entre les droits d'accès à l'interruption volontaire de grossesse et la clause de conscience des des médecins de la PR vous la comprenez cette double clause de conscience des médecins pour l'acte de l'IVG tout à fait et nous la défendons on a même souhaité qu'elle soit inscrite directement dans la Constitution pour être au même niveau de protection que l'IVG le gouvernement s'est engagé à ce que il n'y ait pas de remise en question de cette clause de conscience et nous y veillerons Véronique rioton sur la clause de conscience alors moi je voudrais plutôt saluer le le fait du cheminement de de de la loi et de la façon dont on a répondu finalement aux objections et fait cheminer l'ensemble des parlementaires et et finalement le l'avis du Conseil d'État aussi a permis d'appuyer cette dimension là oui mais pardon sur la clause de conscience vous voyez bien qu'il a un une cission idéologique sur la question entre la gauche et la droite vous vous êtes où vous situez où sur la clause de conscience des médecins nous on s'appuie sur l'avis du Conseil constitutionnel qui dit qu'elle n'est pas remise en cause et que en ça ça permet à cette loi de de passer moi je voudrais rappeler dans quand matine Panau parle d'arracher finalement une victoire moi j'ai plutôt envie de saluer le collectif qui a permis d'avancer et et et non seulement aux initiatives parlementaire mais aussi à la proposition du Président de la République d'en faire un projet de loi et d'amener grâce aussi à à la majorité chacun des parlementaires a changé pour vous c'est une victoire du président de la République pour moi c'est une victoire collective des parlementaires des associations d'un combat féministe de longue date et de l'appui du gouvernement du président de la République math pan oui très rapidement pour répondre à votre question madame Salamé puisque c'était la question qui était posée dans la loi sur l'allongement des délis qui étaient portés par Albane Gaillot et donc où nous avons essayé de supprimer cette double clause de conscience et à cette époque les les macronistes s étaient opposés donc voilà pour la position de manière un peu plus claire peut-être c'est une victoire aussi du président de la République math la deuxième chose c'est ce que c'est ce que j'allais dire c'est que nous avons amorcé tout un processus parlementaire qui fait suite à des décennies de lutte des des féministe sur cette question mais je dois dire pourquoi je dis arracher c'est que le 8 mars donc le le 24 novembre c'est le premier vote que j'ai eu l'honneur de porter à l'Assemblée le 1er février 2023 le Sénat vote pour la première fois la constitutionnalisation de l'avortement le 8 mars 2023 c'est le moment où Emmanuel Macron fait un hommage à Giselle Alimi et promet la constitutionnalisation de l'IVG et après pendant des mois nous avons pétitionné manifesté interpellé dans l'hémicycle et plus rien au point que dans la dans la niche parlementaire du 30 novembre 2023 nous avions déposé avec mon groupe en accord avec les associations et les sénatrices qui portaient ce ce projet de d'aller jusqu'au bout du processus parlementaire c'est-à-dire y compris jusqu'au référendum parce que rien ne bougeit et je crois que c'est notamment grâce à ça que nous avons réussi à arracher le projet de loi gouvernemental Mélanie Vogel oui sur la question est-ce que c'est une victoire d'Emmanuel Macron bon d'abord je pense que moi en tout cas depuis le début ça ne m'intéresse pas de savoir qui réclamer cette victoire parce que ce qui m'intéresse c'est que l'IVG soit dans la Constitution mais je pense sincèrement que depuis le départ Emmanuel Macron n'avait pas vraiment envie de mener ce combat et je crois qu'il était persuadé qu'au Sénat nous étions inence pardon il l' il l'a mené là envie ou pas envie là aujourd'hui le oui oui alors il aurait pu s'yposer alors le le la chronologie que vient de décrire mathil Panau est absolument exacte c'est-à-dire que au départ le gouvernement je pense est con convaincu que nous sommes incapables de sécuriser une majorité au Sénat donc se dit je vais leur dire oui mais de toute façon elles n'y arriveront jamais le Sénat ne votera jamais cela et puis quand nous arrivons à voter au Sénat et que nous leur disons écoutez les amis nous avons une majorité à l'Assemblée nous avons une majorité au Sénat faites votre travail proposez-nous un projet de loi il se passe presque un an et on est obligé de menacer le gouvernement d'aller au référendum pour qu'enfin un projet de loi arrive je pense que si nous y sommes arrivés c'est parce qu'il y a eu des femmes parlementaires qui ont été est capable de se mettre de côté à un moment donné pour essayer de chercher la meilleure stratégie pour que ça fonctionne et moi à la fin vous savez si Emmanuel Macron revendique la victoire ce qui était aussi une stratégie dira écoutez faites-le on va vous applaudir allez-y faites-le ben moi c'est pas vous applaudirez Véronique rioton qu'est-ce que vous répondez à ça moi ce que je veux répondre c'est que au final on a réussi à créer une large coalition et je crois que dans ce jour qui s'impose à nous c'est ce qu'il faut défendre et que le temps qui a permis euh une écriture qui rassemble tout le monde euh ce temps de l'écriture c'est aussi un temps qui a permis de convaincre en interne euh et moi je voudrais saluer aussi le travail des deux délégations à l'Assemblée et au Sénat avec un travail militant pour aller chercher chacune des personnees et que cette écriture elle répond au temps long et qu'il ne s'agissait pas de de euh de de dépasser des des contraintes qui ne permettraient pas ça et moi je salue plutôt finalement cette large coalition c'est la PR salaire la sénatrice qui a évolué qui a changé d'avis oui mais si nous avons évolué c'est aussi parce que je l'ai dit c'était d'origine gouvernemental donc je sais pas si c'est grâce au président de la République je sais que le 8 mars on aura le droit à une grande fête symbolique pour la journée de la femme de récupération mais ce que je veux dire c'est que d'un point de vue d'autre si ça on était resté simplement à des initiatives parlementaires on ne serait jamais arrivé aujourd'hui à la constitutionnalisation c'est bien parce qu'on est face à un projet c'est bien parce que le gouvernement a repris pris ce ce sujet à son compte et bien merci merci en tout cas nous vous les quatre femmes allez-y allez-y allez-y juste un mot je pense qu'on pe Véronique rioton on peut on peut tout même Renaissance Renaissance se féliciter d'avoir dépassé l'éclivage pour se fédérer autour un objectif commun et contre l'extrême droite ça me paraît important qu'on le redise ce matin et je voulais rélayer une initiative de la Fondation des femmes qui met un écran géant cet après-midi sur la place du Trocadero à 15h30 pour que l'ensemble des citoyens puissent regarder cet événement et ben ça c'est bien de le dire effectivement on ira le voir en écran géant mais pardon il faut il faut reconnaître soyons soyons juste leur assemblé nationale en l'occurrence ne s'est pas ne s'est pas opposé par pur opportunisme politique alors pas entièrement madame salam juste quand même il faut le dire vous avez encore des députés RN qui considèrent que l'avortement est un meurtre de masse et et comme la Choa comme le génode il vont voter quoi a bien et bien ils ne vont pas voter de manière unique justement regardez regarder merci à toutes ne pas pour je vous assure Mélanie Vogel Mathilde Panau Véronique rioton Agnès canillet merci d'avoir été à notre micro 8h47
Mathilde Panot