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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 7 avril 2022 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSantéEnvironnement & énergie

Nicolas Dupont-Aignan sur Public Sénat 07/04/22

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous dites ce matin, Vladimir Poutine devra rendre des comptes ? Est-ce que ce sont des crimes de guerre pour vous ?

  • 1:11RelanceRéponse partielle

    Vous parliez de l'ONU. Vladimir Zelensky était hier. Il s'est exprimé devant le Conseil de sécurité pour réclamer l'exclusion de la Russie.

  • 1:46FerméeRéponse directe

    Non mais vous, vous êtes pour une sortie du commandement intégré de l'OTAN. Ça concerne la France. C'est à quelle échéance juste cette sortie tout de suite ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Alors on revient en France avec un sujet qui suscite l'inquiétude, c'est la question des EHPAD et de la dépendance.

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Vous, Président de la République, que ferez-vous pour éviter ces dérives ?

  • 3:08FerméeRéponse partielle

    Mais ça veut dire plus d'EHPAD privés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40InvitéFait
    « Ce sont des crimes abominables de guerre. »
  • 2:35InvitéPromesse
    « Mais moi, Président de la République, j'aurais fait ce qu'on aurait dû faire depuis des années. »
  • 3:04InvitéPromesse
    « Je mettrai des moyens dans la dépendance pour créer des établissements publics qui ne font pas du fric sur le dos de la misère. »
  • 3:26InvitéChiffre
    « Un milliard d'euros. »
  • 3:38InvitéFait
    « Il faut voir que là, j'apprends qu'il y a 300 000 euros donnés à un cabinet d'études de copains d'Emmanuel Macron pour savoir qu'il faut envoyer les professions de foi par la poste. »
  • 4:05InvitéFait
    « J'accuse Emmanuel Macron sur les cabinets de conseil. »
  • 4:09InvitéPromesse
    « Je veux rétablir une fonction publique d'État où il n'y a pas d'intervenants du privé, où il n'y a pas de conflit d'intérêts permanents. »
  • 4:25InvitéFait
    « Le parquet financier a disparu de notre pays. »
  • 4:30InvitéFait
    « De cabinet de conseil, de McKinsey, de conflits d'intérêts au sommet. »
  • 4:40InvitéFait
    « Le président de la République ne pourrait pas se représenter. »
  • 5:03InvitéFait
    « Il y a un président de la République qui devrait faire l'objet d'une enquête du parquet financier sur son patrimoine personnel, sur ses déclarations de patrimoine, sur l'affaire McKinsey. »
  • 5:23InvitéFait
    « Parce que quand on gagne autant pendant des années… »
  • 7:17InvitéFait
    « Mais il ment aux Français. »
  • 7:26InvitéFait
    « Parce que s'il n'y avait pas eu la bataille du papa de Jérémy, rien ne se serait passé. »
  • 8:52InvitéFait
    « L'insécurité a explosé en France. »
  • 8:58InvitéFait
    « Pendant Emmanuel Macron, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, vous avez les chiffres, je ne les avance pas. »
  • 9:34InvitéFait
    « Il a eu raison d'ajourner les discussions. »
  • 10:04InvitéFait
    « C'est le quatrième statut. »
  • 11:45InvitéFait
    « C'est une proposition de loi que j'ai faite en avril 2019. »
  • 12:07InvitéFait
    « Vous savez que c'est à 20% le paquet de couches, la TVA. »
  • 12:17InvitéChiffre
    « 37% des Français se privent. »
  • 12:39InvitéChiffre
    « Oui, 1,70 euros. »
  • 12:40InvitéPromesse
    « Je propose aussi de réindexer les pensions de retraite sur l'inflation. »
  • 12:50InvitéPromesse
    « Je propose enfin 8%, un 13e mois pour tous les salariés, jusqu'à 3 SMIC, dégressif après. »
  • 13:08InvitéChiffre
    « Je ne veux plus qu'on donne, et il faut que les Français le sachent, parce que j'en parle depuis peu, et les Français me disent, c'est pas possible, on donne tant. 10 milliards, net. »
  • 13:22InvitéChiffre
    « C'est-à-dire qu'on donne 10 milliards de plus qu'on reçoit. Quand on donne 25 milliards, on n'en reçoit que 15 de l'Union européenne. »
  • 13:32InvitéChiffre
    « On a multiplié par 10, non mais j'insiste, on a multiplié par 10 cette dépense en 20 ans, par 10. »
  • 13:53InvitéChiffre
    « 20 milliards. »
  • 14:10InvitéChiffre
    « Tous, tous sont entre 2 millions et 7 millions de fausses cartes vitales. »
  • 17:57InvitéChiffre
    « Ils ont supprimé 100 000 lits en 20 ans. Emmanuel Macron en a supprimé 17 300. »
  • 18:03InvitéPromesse
    « Je veux en rouvrir 20 000. »
  • 18:51InvitéFait
    « La France aurait tort d'aller encore plus loin alors même qu'elle est exemplaire et que son point faible, ce sont les bâtiments. »
  • 19:56InvitéFait
    « Le gouvernement a commencé avec ma prime rénov' à faire des efforts, mais qui sont insuffisants. »
  • 20:04InvitéPromesse
    « J'arrête les éoliennes. »
  • 20:47InvitéPromesse
    « J'annulerai le pass sanitaire, le pass vaccinal, la loi d'état d'urgence. »
  • 20:57InvitéPromesse
    « Je réintégrerai tous les soignants exclus. »
  • 21:11InvitéFait
    « Si Emmanuel Macron ou d'autres étaient élus, eh bien, ils seraient à nouveau en prison. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur11 %
  • Présentateur 27 %
  • ?6 %

≈ 34,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Et notre invité politique ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.

0:11
Locuteur

Merci beaucoup d'être

0:13
Présentateur

avec nous, candidat à la présidentielle pour Debout la France. On est ensemble pendant un peu plus de 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, toujours à mes côtés, Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. On va évidemment parler de votre programme de vente campagne, Nicolas Dupont-Aignan, mais d'abord l'actualité, on l'a vu, en Ukraine, ces massacres à Boucha, ces corps de civils retrouvés massacrés après le retrait de l'armée russe. Est-ce que vous dites ce matin, Vladimir Poutine devra rendre des comptes ? Est-ce que ce sont des crimes de guerre pour vous

0:39
Locuteur

? Ce

0:40
Invité

sont des crimes abominables de guerre. J'attends les résultats de l'enquête internationale de l'ONU. Je ne me prononce pas comme ça. Et de toute façon, quels que soient les auteurs, c'est abominable. Et ça prouve bien

0:51
Locuteur

que

0:53
Invité

depuis le début, je demande une solution de paix

0:56
Locuteur

qu

0:57
Invité

'on aurait pu avoir pour éviter cette guerre. Et je continue de proposer mon plan de paix. Je ne

1:03
Locuteur

vais

1:03
Invité

pas répéter toujours la même chose. On est à quatre jours de l'élection présidentielle française. J'aimerais qu'on parle de la France.

1:08
Présentateur

– Dernière question quand même sur l'Ukraine. Vous parliez de l'ONU. Vladimir Zelensky était hier. Il s'est exprimé devant le Conseil de sécurité pour réclamer l'exclusion de la Russie.

1:19
Invité

– Écoutez, M. Zelensky fait ce qu

1:20
Locuteur

'il

1:20
Invité

veut. Mais moi j'ai envie, dans cette affaire gravissime, qu'on ait une expertise de l'ONU, qu'on entende les deux parties.

1:30
Locuteur

Et

1:30
Invité

on verra qui a commis ces atrocités. Et je souhaite qu'on arrête cette guerre. Et pour arrêter cette guerre, il faut négocier un plan de paix. Voilà. Maintenant, il y a la France. –

1:43
Locuteur

Mais justement, parce que ça concerne la France. – Je souhaite parler de la France. –

1:46
Présentateur

Non mais vous, vous êtes pour une sortie du commandement intégré de

1:48
Locuteur

l'OTAN. Ça concerne la France. – C'est à quelle échéance

1:51
Présentateur

juste cette

1:51
Locuteur

sortie tout de suite ? – Le plus vite possible.

1:52
Invité

–

1:53
Locuteur

Malgré ce qu'il se passe

1:53
Invité

? – Et ça n'a rien à voir avec ce qui se passe. Je souhaite retrouver une politique indépendante de la France, car je pense que la voix de la France n'est plus audible tellement elle est confuse. Donc je souhaite retrouver l'indépendance de la France. Et tout mon projet sur le plan économique, notamment sur le plan militaire, sur le plan européen, c'est de retrouver une France libre.

2:14
Locuteur

–

2:15
Présentateur

Alors on revient en France avec un sujet qui suscite l'inquiétude, c'est la question des EHPAD et de la dépendance. Le gouvernement a publié hier son rapport d'inspection des EHPAD du groupe Orpea. C'est un rapport accablant, nourriture insuffisante pour les résidents, priorité donnée à la performance financière. Vous, Président de la République, que ferez-vous pour éviter ces dérives ?

2:33
Invité

– Mais moi, Président de la République, j'aurais fait ce qu'on aurait dû faire depuis des années. C'est quand on fait des contrôles, on ne prévient pas 48 heures à l'avance. –

2:42
Locuteur

C

2:42
Invité

'est la unique raison ? – Écoutez, quand vous contrôlez personne, il y

2:45
Locuteur

a

2:45
Invité

des abus, c'est tout. Il n

2:47
Locuteur

'y

2:47
Invité

a plus d'État, je dissoudrai toutes les ARS, je remettrai de l'ordre au ministère de la Santé, je recréerai des directions départementales, je suivrai les établissements, je les contrôlerai. C'est ça qu'il faut faire. Et puis, je mettrai des moyens dans la dépendance pour créer des établissements publics qui ne font pas du fric sur le dos de la misère. –

3:08
Locuteur

Mais ça veut

3:09
Présentateur

dire plus d'EHPAD privés ? – Non,

3:11
Invité

il y

3:11
Locuteur

a

3:11
Invité

des EHPAD privés qui marchent très bien et qui ne sont pas dans la pas du gain. J'en ai un dans ma ville, remarquable. – C

3:16
Locuteur

'est quoi, c'est les

3:16
Présentateur

EHPAD qui dépendent des actionnaires

3:18
Locuteur

?

3:18
Présentateur

– Mais

3:18
Invité

bien sûr, c'est les groupes. Mais c'est la faute de l'État. Vous savez, il n

3:21
Locuteur

'y

3:21
Invité

a plus d'État en France. C'est un État qui est gangréné par les cabinets de conseil. Un milliard d'euros. Je crois qu'il faut quand même rétablir les choses. Le rapport du Sénat, on est ici à Public Sénat. Il faut lire ce rapport du Sénat sur le conflit d'intérêts au sommet. Il faut voir que là, j'apprends qu'il

3:38
Locuteur

y

3:38
Invité

a 300 000 euros donnés à un cabinet d'études de copains d'Emmanuel Macron pour savoir qu'il faut envoyer les professions de foi par la poste. 300

3:47
Locuteur

000 euros. – Tu vois pas bien le

3:47
Présentateur

rapport avec Orpéa ? – Mais si, c'est

3:49
Invité

un État gangréné au sommet qui est toujours au service d'intérêts financiers.

3:52
Locuteur

– Donc vous voulez dire

3:53
Présentateur

que l'État, par exemple, a pu protéger Orpéa

3:55
Locuteur

? – Il va falloir faire

3:56
Invité

une enquête là aussi. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tant ?

3:59
Locuteur

– Vous accusez Emmanuel Macron

4:00
Présentateur

par

4:00
Locuteur

exemple

4:01
Invité

? – Non,

4:01
Locuteur

je

4:01
Invité

n'accuse pas Emmanuel Macron sur ce sujet. J'accuse Emmanuel Macron sur les cabinets de conseil. Et je dis aux Français qu'avec moi, je ferai un grand ménage au sommet de l'État. Je veux rétablir une fonction publique d'État où il n'y a pas d'intervenants du privé, où il n'y a pas de conflit d'intérêts permanents. Et je dis, et j'en profite de le dire, parce que dans notre pays, on ne peut pas dire grand-chose, je dis que, par exemple, où est le parquet financier ?

4:25
Locuteur

Le

4:25
Invité

parquet financier a disparu de notre pays.

4:27
Locuteur

– Vous lui demandez de se

4:29
Présentateur

saisir ? –

4:29
Locuteur

De cette affaire de cabinet

4:30
Présentateur

de conseil ?

4:30
Locuteur

–

4:30
Invité

De cabinet de conseil, de McKinsey, de conflits d'intérêts au sommet. Et on serait dans une démocratie normale. Le président de la République ne pourrait pas se représenter. Et d'ailleurs, il ne

4:40
Locuteur

va

4:40
Invité

même plus voir les journalistes. On a vu hier qu'il n

4:42
Locuteur

'a

4:42
Invité

pas été voir France 2. Il a tellement peur des questions.

4:44
Présentateur

– Mais juste sur les cabinets de conseil. Hier, Bruno Retailleur,

4:46
Locuteur

à

4:46
Présentateur

votre place, disait, qui était proche de François Fillon, qui est proche de François Fillon, il dit qu

4:50
Locuteur

'il

4:50
Présentateur

y a deux poids,

4:51
Locuteur

deux

4:51
Présentateur

mesures. En 2017,

4:52
Locuteur

le PNF s'est

4:52
Présentateur

saisi, là, il

4:53
Locuteur

n'y a pas de PNF.

4:54
Présentateur

–

4:54
Locuteur

Mais bien sûr ! – Mais

4:54
Invité

je l'ai déjà dit, il y a un président de la République qui devrait faire l'objet d'une enquête du parquet financier sur son patrimoine personnel, sur ses déclarations de patrimoine, sur l'affaire McKinsey, et il

5:11
Locuteur

n'y

5:11
Invité

a rien. Silence radio. Mais les Français ont compris qu'il se passait quelque chose de très grave au sommet de l'État. Et je dis aux Français,

5:18
Locuteur

est

5:18
Invité

-ce qu'ils veulent continuer 5 ans de plus avec

5:20
Locuteur

cet homme-là ? – Vous avez acheté de

5:21
Présentateur

l'argent sur son patrimoine

5:21
Locuteur

? – J

5:22
Invité

'en ai acheté, je veux une enquête. Parce que quand on gagne autant pendant des années… –

5:26
Locuteur

Mais une haute autorité de la

5:27
Présentateur

transparence pour la vie publique,

5:28
Locuteur

pour

5:28
Présentateur

vous, elle ne fait pas son travail ?

5:29
Locuteur

–

5:29
Invité

Écoutez, c'est bizarre, moi j'aimerais savoir. J'aimerais savoir comment on peut gagner autant d'argent et avoir un si faible patrimoine.

5:36
Locuteur

–

5:36
Présentateur

Donc pour vous, la haute autorité n

5:37
Locuteur

'a

5:37
Présentateur

pas fait son travail ?

5:38
Invité

– Je demande à la haute autorité de faire son travail. Et je dis très clairement, au-delà de ça, que c'est ce deux poids,

5:44
Locuteur

deux

5:44
Invité

mesures dont vous parliez qui interpelle les Français. Moi, ils m'en parlent dans la rue. Ils me disent, mais c'est quoi cette République bananière ? C'est quoi ? On est où ? Et je les appelle à sanctionner Emmanuel Macron dans les urnes dès le premier tour. Et j'appelle les Français, quelles que soient leurs couleurs politiques, qui ne veulent plus de ces conflits d'intérêts, de ce gaspillage, c'est l'argent de la peine des Français. Avec un milliard, vous savez ce qu

6:06
Locuteur

'on

6:06
Invité

faisait ? La déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé, qu'on a tous voté de gauche et de droite à l'Assemblée,

6:14
Locuteur

mais

6:15
Invité

que En Marche a refusé. Et vous savez pourquoi ils ont refusé ?

6:19
Locuteur

Ils

6:19
Invité

nous ont dit, ça coûte 800 millions. On ne peut pas. Mais au même moment, on donne 1 milliard au cabinet de conseil. Mais enfin, mais où on vit ? Donc moi, je dis aux Français, maintenant, réveillez-vous. Est-ce que vous voulez reprendre 5 ans comme ça ? Ou non ? C'est ça l'enjeu. L'enjeu de

6:34
Locuteur

l

6:34
Invité

'élection, c'est d'agir

6:36
Locuteur

avant

6:37
Invité

qu

6:37
Locuteur

'il

6:37
Invité

ne soit trop tard. Et il n

6:38
Locuteur

'y

6:38
Invité

a pas que sur les cabinets de conseil, il

6:39
Locuteur

y

6:39
Invité

a sur la retraite à 65 ans, il y a sur les universités payantes que fera Emmanuel Macron, il y

6:44
Locuteur

a

6:44
Invité

sur tout ça. Et je suis très surpris d'ailleurs d'être le seul candidat,

6:47
Locuteur

presque,

6:49
Invité

qui annonce les périls,

6:50
Locuteur

qui

6:51
Invité

essaye de dialoguer de manière interposée avec ce pouvoir. Et les candidats sont très à tonne, je trouve.

6:58
Locuteur

–

6:59
Présentateur

On va parler d'une affaire d'actualité, c'est l'affaire Jérémy Cohen, ce jeune homme qui est mort percuté par un tramway alors qu'il prenait la fuite suite à une violente agression par un groupe de jeunes. En déplacement hier dans le Finistère, Emmanuel Macron a réagi, il a assuré à sa famille qu'il était à leur côté, que les ministres suivaient le dossier depuis le début et il a mis en garde contre les récupérations politiques. Qu'en pensez-vous ?

7:17
Invité

– Mais il ment aux Français.

7:19
Locuteur

–

7:19
Présentateur

Pourquoi il ment ?

7:20
Invité

– Parce que s'il n'y avait pas eu la bataille du papa de Jérémy, rien ne se serait passé.

7:27
Locuteur

– Vous ne le croyez pas

7:28
Présentateur

quand il dit que les ministres suivent le dossier depuis

7:30
Locuteur

le début ? – Mais pas du tout,

7:31
Invité

il ment.

7:32
Locuteur

Et

7:32
Invité

en fait, c'est pire que ça, c'est qu'en fait, il veut cacher la dérive d'insécurité qu'il y

7:36
Locuteur

a

7:36
Invité

dans le pays et tout est fait pour étouffer les affaires.

7:40
Présentateur

– Qu'est-ce qui vous permet de dire qu'il ment

7:41
Locuteur

? – Mais parce que

7:42
Invité

le papa a été obligé d'alerter quand vous pensez, est-ce que vous trouvez normal que dans une république, votre fils

7:48
Locuteur

est

7:50
Invité

écrasé par un tramway parce qu'il est agressé ?

7:53
Locuteur

On

7:53
Invité

a les vidéos abominables. Et rien ne se passe entre le 17 février et fin mars, rien.

8:01
Présentateur

– Mais qu

8:02
Locuteur

'est

8:02
Présentateur

-ce qui vous permet de dire que le gouvernement ne suivait pas ce dossier avant qu'il soit mérité

8:04
Locuteur

? – Mais attendez,

8:05
Invité

mais enfin en tout cas, s'il suivait ce dossier, le papa aurait eu des nouvelles. Je veux dire que, enfin c'est abominable. –

8:11
Locuteur

Vous savez que le papa n'a eu des nouvelles jusqu'à... – Mais s

8:14
Invité

'il a tempêté tant

8:17
Présentateur

que

8:18
Invité

vous imaginez dans cette affaire. Mais moi, ce que je veux, c'est qu

8:22
Locuteur

'on

8:22
Invité

soit dans un pays, mais là malheureusement, il n

8:23
Locuteur

'y a

8:23
Invité

pas que Jérémy. Il y a des affaires partout qui sont enfouies, enterrées, et une justice qui n'intervient pas, qui n'agit pas. C'est gravissime. Et tout est fait, notamment par une certaine presse du pouvoir, pour dissimuler ce genre de drame. –

8:39
Présentateur

Quoi qu'elle ait l'entrée.

8:39
Locuteur

– Mais parce qu'ils ne veulent pas

8:40
Invité

montrer qu'ils veulent cacher l'insécurité qu'il y

8:43
Locuteur

a

8:43
Invité

dans le pays avant les élections.

8:45
Locuteur

C

8:45
Invité

'est tout, ils ont peur. Que les Français découvrent ce qui se passe dans leur propre pays.

8:51
Locuteur

Et

8:52
Invité

donc, l'insécurité a explosé en France. Pendant Emmanuel Macron, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, vous avez les

8:58
Locuteur

chiffres, je ne les avance pas.

8:59
Présentateur

– Ça a été peu caché, quand même. –

9:00
Invité

Ça n

9:00
Locuteur

'a

9:00
Invité

pas été

9:01
Locuteur

caché. – Oui, les chiffres sont revenus, ils sont publiés par l'essai de l'intérieur. – Pour des

9:04
Invité

raisons électoralistes, tout est fait pour cacher, on préfère parler de l'Ukraine, c'est tellement plus simple. Comme ça, les Français ne voient pas ce qui se passe dans leur propre pays.

9:12
Locuteur

–

9:12
Présentateur

Alors, on va parler de la Corse, puisque c'est dans leur propre pays.

9:16
Locuteur

– Oui,

9:16
Présentateur

pour le coup, si vous êtes élu, il y aura un dossier Corse à gérer, puisque le gouvernement a promis des discussions sur la question de l'autonomie. Il y a encore des violences, il y

9:24
Locuteur

a

9:24
Présentateur

eu encore des violences dimanche. Du coup, le gouvernement a stoppé les discussions, a ajourné la réunion. Est-ce que vous, si vous êtes élu président de la République, vous poursuivrez ces discussions avec les élus corse ?

9:34
Invité

– D'abord, il a eu raison d'ajourner les discussions. Donc, vous voyez, je ne

9:38
Locuteur

suis

9:38
Invité

pas toujours dans l'opposition. Il a eu raison d'ajourner les discussions. Je suis un des seuls candidats à avoir été en Corse tout de suite, dès les premiers incidents. J'ai dit au Corse ce

9:46
Locuteur

que

9:46
Invité

je pensais. Je leur ai dit,

9:48
Locuteur

vous

9:49
Invité

avez déjà une autonomie considérable.

9:52
Locuteur

Mais

9:52
Invité

qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que font vos élus ?

9:54
Locuteur

Ils

9:55
Invité

ne

9:55
Locuteur

l

9:55
Invité

'exercent pas. Le problème des déchets n

9:57
Locuteur

'est

9:57
Invité

toujours pas réglé. Vous avez un champ incroyable de pouvoir que la République vous a transféré. C'est le quatrième statut.

10:06
Locuteur

Et

10:06
Invité

vous faites quoi ? Vous en soyez un cinquième. Donc, il faut arrêter les manipulations, là aussi, d'une minorité indépendantiste qui ne se satisfait jamais de ce qu'elle a et qui veut toujours plus, mais exercer déjà ce que vous avez. En revanche...

10:20
Locuteur

–

10:20
Présentateur

Alors là, il

10:20
Locuteur

y

10:20
Présentateur

a une animité de l'Assemblée de Corse sur le fait qu'il faut poursuivre ces discussions. –

10:23
Locuteur

Mais oui, mais l'Assemblée de

10:24
Invité

Corse devrait exercer les compétences qu'elle a avant d'en chercher d'autres. Premier point. Deuxième point, il y a des domaines, notamment la spéculation qui chasse les Corses de leurs terres, les jeunes, qui est un vrai problème, qui ne se pose pas qu'en Corse, qui se pose dans toutes les terres côtières, si je puis dire, c'est-à-dire dans toutes les zones à forte spéculation, dans le Midi de la France, dans l'Ouest de la France. Et là, il faut qu'on trouve une solution par une vraie action publique de

10:53
Locuteur

préemption. – Qui pourrait être quoi,

10:54
Présentateur

par exemple, de préemption

10:54
Locuteur

?

10:54
Invité

– De préemption, la Suisse, dans certains cantons très riches, a trouvé des solutions, parce que là, vous savez, un problème pour notre jeunesse, pas qu'en Corse, et qui pourrit l'avenir de notre jeunesse, lié aux inégalités

11:07
Locuteur

de patinoises. – C'est-à-dire que les mairies,

11:08
Présentateur

par exemple, pourraient...

11:10
Invité

– Moi,

11:10
Locuteur

je

11:10
Invité

souhaite

11:11
Locuteur

qu'on trouve une

11:11
Invité

solution, vraiment, parce que vous savez, c'est un problème qu

11:14
Locuteur

'il

11:14
Invité

y

11:14
Locuteur

a

11:14
Invité

dans toute la France, pas qu'en Corse. Et je l'ai dit aux Corse. Donc moi, je ne suis pas fermé à des discussions sur des points précis, mais calmons le jeu, évitons de partir dans un délire autonomiste, exerçons les compétences, et puis apaisons en trouvant des solutions sur des problèmes que les Corses, à juste titre, soulèvent.

11:35
Locuteur

– Sur

11:35
Présentateur

le pouvoir d'achat, c'est la principale préoccupation des Français. Quelle sera votre première mesure, si vous arrivez à l'église ?

11:40
Locuteur

–

11:40
Invité

Alors la première mesure, j'ai présenté la liste des produits de première nécessité. C'est une proposition de loi que j'ai faite en avril 2019. Donc vous voyez, je ne

11:49
Locuteur

me

11:49
Invité

suis pas réveillé avec les élections. une vingtaine de produits de première nécessité, qu'on passe à 0% de TVA. L'idée étant de faire baisser le panier.

11:59
Locuteur

– Comme quoi, par

11:59
Invité

exemple ? – Par exemple, les couches. Il y a eu d'ailleurs, j'ai vu une proposition de loi au Sénat, il y a longtemps, qui n

12:03
Locuteur

'a

12:03
Invité

pas été acceptée par le gouvernement, pour mettre les couches à 5,5. Vous savez que c'est à 20% le paquet de couches, la TVA. Donc je souhaite qu'on la descende à 0%. Le dentifrice, les produits d'hygiène, il y

12:16
Locuteur

a

12:16
Invité

un sondage abominable. 37% des Français se privent.

12:19
Locuteur

–

12:19
Présentateur

Combien de produits de première nécessité ?

12:20
Invité

– Alors là, une vingtaine, mais on peut l'étendre. Je dis une vingtaine parce que moi, je ne rase pas gratis. Mais je veux par exemple que sur ces 20 produits, on a fait le caddie, j'ai montré qu'on baissait de 10% quand même la facture. Sur un caddie de 100 euros, je redonne 10 euros de pouvoir d'achat. Ça, c'est immédiat. – Vous proposez aussi de plafonner le prix de l'essence, à combien ?

12:39
Locuteur

–

12:39
Invité

Oui, 1,70

12:40
Locuteur

euros.

12:40
Invité

Je propose aussi de réindexer les pensions de retraite sur l'inflation. Je propose enfin 8%, un 13e mois pour tous les salariés, jusqu'à 3 SMIC, dégressif après. Payé, attention, pas par les entreprises,

12:55
Locuteur

qui

12:56
Invité

n'en ont pas les moyens, mais par la baisse des charges salariales, vous savez la différence entre le brut et le net. – Vous financez comment ? –

13:03
Locuteur

Par

13:03
Invité

la lutte contre les gaspillages de l'État et par la contribution à l'Union européenne que je descends. C'est-à-dire, je ne veux plus qu'on donne, et il faut que les Français le sachent, parce que j'en parle depuis peu, et les Français me disent, c'est pas possible, on donne tant. 10 milliards, net. C'est-à-dire qu'on donne 10 milliards de plus qu'on reçoit. Quand on donne 25 milliards, on n'en reçoit que 15 de l'Union européenne. On a multiplié par 10, non mais j'insiste, on a multiplié par 10 cette dépense en 20 ans, par 10. C'est le budget de l'enseignement supérieur qu'on donne à Bruxelles.

Je veux mettre fin à ça, on donnera 1 milliard, ça suffit largement, et je reprends 9 milliards qui me permettent de récompenser le travail des Français ou qui ont travaillé les retraités.

13:47
Présentateur

J'avais cru comprendre que vous le financiez aussi par la suppression de millions de cartes vitales. Oui,

13:51
Invité

bien

13:51
Locuteur

sûr, aussi,

13:53
Invité

20 milliards.

13:54
Présentateur

Mais la CNAM dit, depuis 2018, il

13:56
Locuteur

n

13:56
Présentateur

'y

13:56
Locuteur

en

13:56
Présentateur

a plus.

13:56
Locuteur

Eh bien oui, mais la CNAM a tort.

13:58
Invité

Et je vais vous dire pourquoi elle a tort. Parce que le rapport du Sénat, que vous connaissez, le rapport de l'Assemblée, le rapport de la Cour des comptes, le rapport de l'Inspection générale des finances, ça fait beaucoup. Et tous, tous sont entre 2 millions et 7 millions de fausses cartes vitales.

14:16
Locuteur

2

14:16
Invité

millions,

14:16
Locuteur

7 millions.

14:18
Invité

La

14:18
Locuteur

CNAM, mais c'est normal, puisque la

14:20
Invité

CNAM a échoué et a laissé pourrir un système. Et donc, elle ne

14:25
Locuteur

va

14:25
Invité

pas dire, j'ai tort. Et d'ailleurs, si vous regardez les témoignages des sénateurs, c'est Mme Goulet, de mémoire.

14:30
Présentateur

Oui, Nathalie Goulet,

14:31
Locuteur

la

14:31
Présentateur

Sénat.

14:31
Invité

Nathalie Goulet, devant l'Assemblée ou devant le Sénat, je ne sais plus, la directrice à l'époque de la Sécurité sociale a fait un faux témoignage. C'est-à

14:39
Locuteur

-dire

14:39
Invité

qu'elle a dit, oui, il

14:40
Locuteur

y a

14:40
Invité

2 millions de fausses cartes. Et après, elle a envoyé un communiqué disant, non, non, il n'y

14:44
Locuteur

en

14:44
Invité

a pas autant. Donc, ça veut dire qu'en fait, la CNAM cache

14:47
Locuteur

un

14:48
Invité

drame et un gaspillage gigantesque. Donc, je vais retirer à la CNAM la gestion des cartes vitales.

14:54
Locuteur

Que

14:55
Invité

vous confierez à qui ? Eh bien, un organisme indépendant. D'accord. Et de manière à avoir une garantie. Et je tirerai au sort des citoyens

15:01
Locuteur

qui

15:02
Invité

seront les garants

15:05
Locuteur

et

15:05
Invité

qui surveilleront ce système. Parce que je peux vous dire que les retraités...

15:08
Locuteur

Donc,

15:08
Présentateur

vous retirez la gestion de cardicale du...

15:10
Invité

Bien sûr, de la surveillance des cartes

15:11
Locuteur

vitales. Et vous

15:11
Présentateur

faites une assemblée de citoyens.

15:12
Invité

Assemblée de citoyens qui va surveiller les gaspillages de leur argent. Parce que, vous savez, il y aura des sénateurs, des députés aussi, la Cour des comptes, les grandes institutions. Et puis, des citoyens tirés au sort. Qui... Parce que c'est leur argent. Vous savez, moi, je vois des retraités. J'ai vu un retraité, là, en Corse, quand j'y étais, qui est venu me voir et m'a dit, « Monsieur, j'ai travaillé 42 ans. J'ai 820 euros de retraite.

15:35
Locuteur

J

15:35
Invité

'en avais 880 avant Emmanuel Macron. 890. Voilà, je ne peux plus vivre. Je vais au Resto du Coeur. » Je ne

15:45
Locuteur

sais

15:45
Invité

pas si vous avez vu le rapport du Resto du Coeur hier, dans un article dans le Figaro. 40% de jeunes. Toujours plus de monde. Mais notre pays ne veut pas continuer comme ça. Je suis un gaulliste social. Moi, je n'accepte pas ça. Je n'accepterai pas ça. Et ça, c'est lié parce qu'il y

15:59
Locuteur

a

15:59
Invité

des gaspillages. Donc, je veux rendre l'argent

16:02
Locuteur

à

16:03
Invité

ceux qui en ont besoin.

16:04
Présentateur

Un mot sur la question des déserts médicaux, là aussi. C'est une forte inquiétude des Français. Oui. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour lutter contre les déserts médicaux ? Le numéros clausus a été supprimé. Est-ce qu'on peut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut trouver d'autres idées ?

16:16
Invité

Alors, d'abord, il y a une première chose. Parce que je réfléchis. Il n'y a pas de solution miracle. Et celui qui va vous dire qu

16:23
Locuteur

'il

16:23
Invité

n

16:23
Locuteur

'y a

16:23
Invité

plus de déserts médicaux,

16:24
Locuteur

vous ment. Et surtout à

16:24
Présentateur

court terme.

16:25
Invité

Mais j'ai une solution à court terme que j'ai trouvée. Elle vaut ce qu'elle vaut. C'est pendant la campagne. Vous voyez comme quoi ? C'est utile, les campagnes. J'ai rencontré beaucoup de médecins. Et tous me disent la même chose. Qu'ils ont à peu près entre 10 et 20% de tâches administratives.

16:38
Locuteur

Et

16:39
Invité

donc, je me suis dit, comment on ne peut pas inventer des médecins

16:40
Locuteur

?

16:42
Invité

Si on recrutait, comme des greffiers dans la justice, des assistants administratifs

16:46
Locuteur

pour retirer... Qui

16:49
Présentateur

seraient payés par qui ?

16:49
Invité

Par la sécurité sociale. Qui retirerait toutes les tâches administratives des médecins.

16:55
Locuteur

Que

16:56
Invité

les médecins n'aient plus un formulaire à remplir. Rien. Et qu'on bascule ainsi 10 à 20% de leur temps. Vous imaginez l'équivalent de médecins, ce que ça représente. Je connais des médecins, notamment des médecins du travail, qui sur leurs 4 jours de travail ont une journée pour faire leur dossier.

17:13
Locuteur

Je

17:13
Invité

ne

17:13
Locuteur

sais

17:13
Invité

pas si vous réalisez. Donc, on va essayer de faire un big bang administratif dans la médecine. Créer des assistants par département, par bassin de vie, qui s'occuperont de plusieurs médecins. Avec l'informatique, on devrait y arriver. Avec le numérique. Et dégager les médecins. Et puis, je veux recréer un hôpital, rouvrir un hôpital par département, dans les zones, par exemple, l'hôpital de Saint-Claude, qui a été réduit comme peau de chagrin dans le Jura. Le maire m'expliquait. On va lui rendre le laboratoire, la cardiologie. On va rouvrir.

17:44
Locuteur

Ce

17:44
Invité

qui va permettre d'avoir dans

17:45
Locuteur

tout... Ce qui a

17:46
Présentateur

justifié ça, c'est de dire que certains services n'étaient pas à la hauteur.

17:48
Locuteur

Mais

17:48
Invité

ce n

17:48
Locuteur

'est

17:48
Invité

pas vrai. Ce

17:49
Locuteur

n'est pas vrai. Je vais vous dire ça. C'était le

17:51
Invité

prétexte donné par les ARS pour tuer les petits hôpitaux. Alors,

17:55
Locuteur

on

17:55
Invité

ne pourra pas tout rouvrir. Attention. Ils ont supprimé 100 000 lits en 20 ans. Emmanuel Macron en a supprimé 17 300. Je veux en rouvrir 20 000. C'est-à-dire à peu près ce qu'Emmanuel Macron a supprimé. Voilà. Et puis, une bourse pour les jeunes internes. On paiera leurs études. Et en échange, ils s'engagent à faire des vacations dans des zones désertifiées.

18:16
Locuteur

Sur

18:16
Présentateur

l'environnement. Oui. Le GIEC a rendu un nouveau rapport cette semaine, toujours plus accablant. Dans votre programme, vous ne semblez vous attaquer qu'à deux domaines, l'énergie et l'isolation des bâtiments. Or, le GIEC dit qu'il va falloir travailler aussi sur la pollution liée à l'industrie, sur l'agriculture. Pourquoi vous concentrez-vous sur ces deux domaines-là ?

18:37
Invité

Pour une raison très simple. Le GIEC a raison. Mais la France aurait tort d'aller encore plus loin alors même qu'elle est exemplaire et que son point faible, ce sont les bâtiments. Donc, je concentre l'effort français là où on n'est pas bon, c'est-à-dire les passoires thermiques. En revanche, j'estime que ce sont la Chine, l'Allemagne, la Pologne, l'Inde, les États-Unis qui font sauter la planète. Et je dis aux Français, la meilleure moyen de sauver la planète, c'est de ne plus acheter chinois. Et ni allemands. L'Allemagne rouvre des centrales à charbon. L'Allemagne a refusé le nucléaire. L'Allemagne nous impose un modèle polluant. Vous

19:22
Présentateur

appelez au boycott, clairement.

19:23
Invité

Au boycott. Mais je dis aux Français, si vous voulez protéger la planète, arrêtez d'acheter des produits chinois et allemands. Parce que c'est bien d'être le pays qui se suicide industriellement. Vous savez, on a baissé notre gaz à effet de serre de 21%.

19:41
Locuteur

Mais par

19:42
Invité

les produits importés, on l'a augmenté de 70%.

19:45
Locuteur

Donc

19:45
Invité

ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on a transféré notre pollution. Donc moi, je voudrais que les rapports du GIEC soient respectés par tous les pays. La France est le pays qui pollue le moins. En revanche, on a une faiblesse en l'isolation thermique. Le gouvernement a commencé avec ma prime rénov' à faire des efforts, mais qui sont insuffisants. Et je bascule l'aide aux éoliennes qui ne servent à rien. J'arrête les éoliennes. Vous

20:05
Locuteur

les

20:05
Présentateur

empêchez de toute construction de nouvelles éoliennes. Nouvelles

20:07
Invité

constructions. Et je les bascule, les 3 milliards, vers l'isolation thermique pour que les ménages, notamment les plus modestes, réduisent leurs factures et qu'on ait en finisse avec les 5 millions de passoires thermiques. Ça, c'est concret.

20:19
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan,

20:20
Locuteur

on

20:20
Présentateur

est à quelques jours du premier tour de

20:22
Locuteur

l

20:22
Présentateur

'élection présidentielle. La plupart des sondages, voire tous les sondages, disent que Marine Le Pen est presque assurée d'arriver au second tour. Est-ce que vous allez la soutenir

20:31
Locuteur

?

20:31
Invité

– Mais on verra qui sera au second tour. Les sondages se sont trompés à 10 points.

20:37
Locuteur

Mais

20:37
Invité

il n

20:37
Locuteur

'y a

20:37
Invité

pas longtemps, il y a un an. Donc arrêtons avec les sondages. Votez. Moi, je dis aux Français, votez en fonction de vos convictions. Je serai le candidat de la liberté, notamment, on n

20:46
Locuteur

'a

20:46
Invité

pas parlé de ça. J'annulerai le pass sanitaire, le pass vaccinal, la loi d'état d'urgence. Je réintégrerai tous les soignants exclus. Je mets en garde les Français. Je suis le seul candidat qui est clair. Et j'appelle les millions de Français qui sont non vaccinés. J'appelle les millions de Français qui n'ont plus de pass sanitaire à prendre garde. Si Emmanuel Macron ou d'autres étaient élus, eh bien, ils seraient à nouveau en prison. Je suis le seul qui va les libérer. Et plus j'aurai de voix, plus on pèsera pour arrêter l'escroquerie du pass sanitaire qui est toujours maintenu à l'hôpital. Donc, moi, je suis candidat pour rendre les libertés aux Français. Je suis le seul qui a été clair.

Et je dis aux Français, aidez-moi. Plus on sera nombreux, plus on pèsera, plus peut-être on aura une bonne surprise au second tour. Donc,

21:34
Locuteur

rien ne déjouer. – Quel est votre objectif aujourd'hui ? – Mon objectif,

21:36
Invité

le plus de voix possible, si possible, être au second tour. Des millions de Français qui disent Dupont-Aignan a été le seul qui nous a protégés, qui a bataillé pendant la crise sanitaire avec Florian Philippot. Tous les autres se sont mis sous la table. J'ai été à l'Assemblée, vous vous en souvenez, mes petites vidéos qui ont fait des millions de vues. Et je dis à tous ces Français qui ont été persécutés, je leur dis aidez-moi. Aidez-moi parce qu'avec moi, vous aurez une politique sanitaire juste qui lutte contre le Covid, mais qui n'emprisonne pas les Français.

22:09
Locuteur

–

22:09
Présentateur

S'enfronti Macron. – Oui, est-ce qu'on voit monter un sentiment de tout sauf Emmanuel Macron ? Est-ce que vous participerez à ce mouvement ?

22:17
Invité

– Je

22:18
Locuteur

suis le

22:19
Invité

plus en pointe parce que je dis aux Français, moi je vais vous dire, je veux qu'on ait un autre second tour. Je veux qu'on ait un second tour sans Macron. Voilà, ça, ça serait la bonne nouvelle. Parce qu'il y aurait d'abord plusieurs candidats. Et je pense sincèrement que si les Français aujourd'hui n'ont pas envie d'aller voter,

22:36
Locuteur

c

22:37
Invité

'est parce qu'on leur dit toute la journée qu'ils vont retrouver le second tour de 2017.

22:39
Présentateur

– Vous pensez qu

22:40
Locuteur

'il

22:40
Présentateur

ne

22:40
Locuteur

peut

22:40
Présentateur

pas être au second tour Emmanuel Macron

22:41
Locuteur

? – Je l

22:41
Invité

'espère, je fais tout pour, mais ce n

22:44
Locuteur

'est

22:44
Invité

pas moi qui vais décider. Je vais vous dire ce qui m'inquiète, on va être francs entre nous, on est à la fin de campagne, on va être totalement transparents.

22:50
Locuteur

C

22:50
Invité

'est que j'ai peur que les Français n'aillent pas voter. Et la campagne a commencé très tardivement. Je les vois, hier j'étais au Tréport. Je vois des gens à la fois très motivés,

23:00
Locuteur

mais

23:00
Invité

j'en vois aussi beaucoup écœurés.

23:02
Locuteur

– Mais qu'est-ce que vous

23:02
Présentateur

avez raté, vous, hommes politiques, femmes politiques,

23:04
Locuteur

pour

23:04
Présentateur

que les Français

23:04
Locuteur

ne s'intéressent pas ? – Attendez,

23:05
Invité

alors là, ce n'est pas les hommes politiques, excusez-moi. Je vais vous dire franchement, nous on bataille depuis des mois.

23:10
Locuteur

– Ce n'est pas

23:10
Présentateur

plus à les voter

23:11
Locuteur

pour Emmanuel Macron que beaucoup. – Alors là, ne le

23:12
Invité

prenez pas mal, et ce n

23:13
Locuteur

'est

23:13
Invité

pas vous personnellement, parce que Public Sénat est une chaîne qui, s'il

23:16
Locuteur

y

23:16
Invité

a une chaîne qui parle des problèmes, c'est vous. – Merci. – Écoutez, on a eu très peu d'émissions, il n

23:22
Locuteur

'y a

23:22
Invité

pas eu de débat. Ah, on n'a parlé que du Covid, après on n'a parlé que de l'Ukraine, les Français sont complètement

23:28
Présentateur

ensevelis.

23:29
Locuteur

– La campagne

23:29
Présentateur

électorale, ça ne passe pas que par l'atelier, ça passe par des déplacements,

23:32
Locuteur

ça passe par la politique. – Pour vous, il n'y a pas eu de

23:33
Présentateur

campagne, c'est ça ?

23:34
Locuteur

–

23:34
Invité

Mais il y a eu très peu de campagnes médiatiques, il y a eu des sujets qu'on télescopé, il n

23:39
Locuteur

'y a

23:39
Invité

pas toujours un grand complot médiatique, rassurez-vous, mais il y a eu un enchaînement de phénomènes, et puis il y a eu un Emmanuel Macron qui n

23:46
Locuteur

'a

23:46
Invité

pas voulu de

23:46
Locuteur

campagne.

23:47
Présentateur

– Mais ils

23:47
Locuteur

ne

23:47
Présentateur

s'intéressent plus à la politique.

23:49
Locuteur

–

23:49
Invité

Mais ils ne

23:49
Locuteur

s

23:49
Invité

'intéressent plus, d'abord parce qu'on leur présente toujours les mêmes personnalités, et que, excusez-moi, mais pendant l'équité, moi j'ai eu très peu de temps de parole, ça fait l'égalité depuis deux semaines. Donc la campagne, elle commence là depuis huit jours. –

23:59
Présentateur

Un dernier

24:00
Locuteur

mot du coup,

24:00
Invité

Nicolas. –

24:00
Locuteur

D'ailleurs, il y a

24:00
Invité

énormément d'indécis, les gens vont se décider là, et je leur dis,

24:04
Locuteur

mais

24:04
Invité

réveillez-vous.

24:05
Présentateur

– Rapidement, puisque vous me parliez de l'Assemblée tout à

24:08
Locuteur

l

24:08
Présentateur

'heure, vous serez un nouveau candidat aux législatives ?

24:09
Invité

– Ah ben, je serai président de la République, je ne

24:11
Locuteur

vais

24:11
Invité

pas être candidat à l'Assemblée. Voilà, donc je me présente à la présidence de la République. Je ne

24:15
Locuteur

vais

24:15
Invité

pas faire comme Éric Zemmour hier, je crois. –

24:17
Locuteur

Mais voilà, lui l'a

24:18
Présentateur

dit, je serai candidat aux législatives.

24:19
Locuteur

–

24:19
Invité

Ben, j'ai été surpris, parce que ça veut dire qu

24:21
Locuteur

'il

24:21
Invité

ne croit pas en lui. Ce n

24:22
Locuteur

'est

24:22
Invité

pas possible, quand même.

24:22
Locuteur

– Pour

24:22
Invité

vous,

24:23
Locuteur

vous

24:23
Invité

serez prudis. – Non,

24:24
Locuteur

non, moi je crois en moi. – Juste pour

24:24
Présentateur

les législatives,

24:25
Locuteur

parce

24:25
Présentateur

que vous êtes aussi président de parti, il y aura des alliances entre votre parti et celui d'Éric

24:28
Locuteur

Zemmour pour les législatives ? – Il y a une alliance

24:29
Invité

avec Florian Philippot, pour qu'il y

24:32
Locuteur

ait

24:32
Invité

déjà lancé des souverainistes, de ceux qui veulent l'indépendance

24:35
Locuteur

de la France. – Et aux législatives, vous pourriez faire des alliances avec Éric

24:37
Présentateur

Zemmour

24:37
Locuteur

?

24:37
Invité

– Non, aux législatives, il y

24:39
Locuteur

a

24:39
Invité

une alliance avec Florian Philippot. Le reste, je ne sais pas où nous serons le 10 avril. – Bon,

24:44
Locuteur

vous vous présenterez des candidats,

24:46
Présentateur

même si vous

24:46
Locuteur

êtes le président de la République. – La France

24:48
Invité

présentera des candidats partout.

24:49
Locuteur

– On verra les alliances

24:50
Invité

plus tard, on a compris. – Je ne sais

24:52
Locuteur

pas

24:52
Invité

du tout où nous serons le 10 avril. Moi, je me remets aux Français. C'est eux qui ont tout entre les mains. J'aimerais tellement les convaincre, vous savez,

24:59
Présentateur

qu

24:59
Locuteur

'ils

24:59
Invité

aillent voter. –

25:00
Présentateur

Merci Nicolas Dupoignan, merci beaucoup d

25:02
Locuteur

'avoir été notre

25:02
Présentateur

invité. La Une de la Dépêche, les programmes, programmes, lisez et comparé.

25:06
Locuteur

– Ça c'est bien, et

25:07
Invité

la Presse

25:07
Locuteur

de

25:07
Invité

Provinces

25:08
Locuteur

a

25:08
Invité

été dans l'ensemble très bien, puisqu'on a eu des comparatifs avant l'égalité, le groupe Ebra, tous les autres. Vraiment, merci à la Presse de Provinces.

25:17
Présentateur

– Merci Nicolas Dupoignan d'avoir été notre invité. Merci Christelle.

25:20
Locuteur

– Sous-titrage ST' 501