IL ORCHESTRE LES CONFLITS AU SEIN DU GOUVERNEMENT : MACRON LE PERVERS, ÉPISODE 3927
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse partielle
Si je te demandais qui était le méchant du nouvel exécutif Macron-Barnier, je parie que tu répondrais Bruno Retailleau ou Michel Barnier lui-même.
- 1:48RelanceRéponse partielle
Pour peu qu'il soit dans l'arc républicain, ça veut dire quoi ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Monsieur Armand, est-ce que vous êtes la coutette du mal de Marine Le Pen désormais ?
- 3:35FerméeRéponse partielle
Monsieur Armand, est-ce que vous pensez que le RN est dans l'arc républicain ?
- 3:41OuverteRéponse partielle
Monsieur Armand, est-ce que vous tournerez désormais cette fois votre membre dans votre bouche avant de parler dans une matinale de radio ?
- 3:47FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous considérez avoir fait une erreur ou pas du tout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« Nous avons désormais un gouvernement de droite dure, voire de droite extrême. »
- 0:53PrésentateurFait
« On a un Premier ministre qui n'en finit pas de faire des mamours à Marine Le Pen et à l'extrême droite. »
- 1:38InvitéFait
« Je crois qu'il ne faut pas commencer par dire avec qui on ne va jamais travailler pour peu qu'il soit dans l'arc républicain. »
- 1:51InvitéFait
« Le Rassemblement national contre lequel nous avons été élus, avec lequel, face auquel nous avons fait un front républicain, n'y appartient pas. »
- 2:30InvitéFait
« Je souhaiterais que la philosophie exprimée par le Premier ministre soit partagée par l'ensemble de ses ministres. »
- 4:49PrésentateurFait
« la caution de gauche avec d'énormes guillemets bien entendu de ce gouvernement de droite radicalisé. »
- 5:05InvitéFait
« On a malheureusement élaboré depuis un certain nombre d'années en France une sorte de droit à l'inexécution des peines. »
- 5:52PrésentateurFait
« Emmanuel Macron avait prévenu, il a bien l'intention de jouer à la cohabitation. »
- 6:26PrésentateurFait
« qui a littéralement jeté les minorités sous le bus en jouant comme au poker avec nos existences. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
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- Invité 25 %
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- Présentateur 34 %
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- Auditeur2 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. De retour sur le plateau du Média avec Théophile Cuamo qui est à carte blanche ce soir. Il a choisi de revenir sur les récents couacs entre Michel Barnier et certains de ses ministres. Salut Nadia ! Salut Théophile ! Alors si je te demandais qui était le méchant du nouvel exécutif Macron-Barnier, je parie que tu répondrais Bruno Retailleau ou Michel Barnier lui-même. Tu l'as bien pressenti. Eh bien justement c'est à ce sujet que j'aimerais attirer l'attention de celles et ceux qui nous regardent. Nous avons désormais un gouvernement de droite dure, voire de droite extrême.
On ne savait pas que c'était possible, mais on a un ministre de l'Intérieur encore plus problématique et extrême droite compatible que Gérald Moussa Darmanin. On a un Premier ministre qui n'en finit pas de faire des mamours à Marine Le Pen et à l'extrême droite. Et dans le narratif qui est en train de se mettre en place, de s'imposer avec la complaisance, voire la complicité d'un certain nombre de nos confrères, eh bien une résistance est en train de s'organiser contre ces grands méchants. Une résistance menée par les héros du camp du bien et ces héros sont grosso modo macronistes.
Pour qu'on voit tous ce qui est en train de se passer, j'aimerais qu'on revienne sur le spectacle qui nous a été offert il y a quelques jours par le tout nouveau ministre de l'Économie, Antoine Armand, le Premier ministre Michel Barnier lui-même. Tout part d'une interview d'Antoine Armand sur le plateau de France Inter.
Je crois qu'il ne faut pas commencer par dire avec qui on ne va jamais travailler pour peu qu'il soit dans l'arc républicain. Il faut commencer par se poser les questions de l'agriculture, de l'industrie, de l'hôpital.
Pour peu qu'il soit dans l'arc républicain, pardonnez-moi, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le Rassemblement national contre lequel nous avons été élus, avec lequel, face auquel nous avons fait un front républicain, n'y appartient pas. Il faut être très clair dessus.
Le malheureux. Quelques secondes avant, il réintégrait LFI en dehors de quelques éléments selon la formule consacrée au sein du front républicain. Et le voilà qui en exclut le RN. Ne sait-il pas le malheureux que les vérités d'entre deux tours de campagne électorale ne sont pas les vérités d'après campagne électorale ? Et comme on pouvait s'y attendre, Marine Le Pen rapplique et brandit de manière à peine voilée la menace de l'obstruction parlementaire à propos du budget.
Je souhaiterais que la philosophie exprimée par le Premier ministre soit partagée par l'ensemble de ses ministres. Parce que quand j'entends M. Armand ce matin qui explique que sa porte sera toujours fermée aux députés du RN alors que nous avons juste le budget qui arrive, je pense que le Premier ministre doit aller expliquer à l'ensemble de ses ministres quelle est la philosophie de son gouvernement, car il semblerait que certains n'aient pas encore totalement compris.
Cette menace n'est pas tombée dans l'orée d'un sourd. Oui Nadia, toute affaire cessante, Michel Barnier appelle Marine Le Pen et s'aplatit devant elle. Il tord le bras de son grand argentier et l'oblige à ravaler son chapeau en publiant un communiqué indiquant qu'il recevra toutes les forces politiques représentées au Parlement, c'est-à-dire qu'il recevra également le RN, un grand argentier tétanisé qui perd sa langue et ne parvient plus à répondre aux questions des journalistes comme le montrent ces images très parlantes saisies par Paul Laroutourou de TF1.
Monsieur Armand, est-ce que vous êtes la coutette du mal de Marine Le Pen désormais ?
Que vous avez dit le Premier ministre exactement ? Monsieur Armand, est-ce que vous pensez que le RN est dans l'arc républicain ?
Monsieur Armand, est-ce que vous tournerez désormais cette fois votre membre dans votre bouche avant de parler dans une matinale de radio ?
Est-ce que vous considérez avoir fait une erreur ou pas du tout ?
Mais qui a fait ça ? Qui a traumatisé ce jeune énarque de 33 ans tout gentil, ce macroniste pur jus et front républicain compatible ? On est tenté de dire c'est le méchant Michel Barnier. Michel Barnier, le droitard rancy, l'anti-LGBT, élu pour la première fois 13 ans avant la naissance du ministre de l'Économie. Eh bien non. Non. Le responsable de ce désordre et de ces tiraillements, de cette impossibilité structurelle de ne pas dire merci et amen au RN matin, midi et soir quand on est au gouvernement, eh bien c'est Emmanuel Macron. C'est notre bien-aimé président qui a voulu gouverner avec la complicité active de la droite dite républicaine et la caution passive du RN.
C'est lui qui a donné sa feuille de route à Barnier. C'est lui le problème. Pareil dans la polémique qui a mis aux prises le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau et le ministre de la Justice Didier Migaud, la caution de gauche avec d'énormes guillemets bien entendu de ce gouvernement de droite radicalisé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien d'un plateau à l'autre de TF1 à CNews, Bruno Retailleau s'est dressé contre le fameux laxisme de l'appareil judiciaire en France.
On a malheureusement élaboré depuis un certain nombre d'années en France une sorte de droit à l'inexécution des peines.
Alors ni une ni deux, son homologue de la justice lui a répondu sèchement. Il doit savoir que la justice est indépendante dans notre pays et que c'est quelque chose qui est essentiel dans une démocratie. J'aurai un certain nombre d'échanges avec Bruno Retailleau. J'y suis prêt. On peut dire que le groupe vit bien là. Ah oui Nadia. Et au final, Michel Barnier a convoqué les deux hommes, les a sermonnés et a indiqué que dans tous les cas, en cas de désaccord, c'est lui qui trancherait. Une fois de plus, en tout cas au sein du gouvernement, on joue la guéguerre du progressiste, avec des guillemets, contre le réactionnaire.
Emmanuel Macron avait prévenu, il a bien l'intention de jouer à la cohabitation. Et ce petit jeu auquel on assiste, c'est tiraillement réel, mais orchestré et surjoué, au final, il lui profite grâce à la fabrication de l'amnésie par une partie des médias. On finira par avoir l'impression qu'elle était contrainte à une cohabitation avec la droite et que c'est historique. Et lui font tout pour maintenir un certain équilibre dans le pays, alors que c'est lui qui a choisi de dissoudre, qui a rêvé de cohabiter avec Jordan Bardella, qui a littéralement jeté les minorités sous le bus en jouant comme au poker avec nos existences.
Bref, Nadia, ce que je constate, c'est que ces petits sketchs profitent à une seule personne, Emmanuel Macron. Pourquoi ? Elle le recentre politiquement. Par contraste, il apparaît moins à droite et on ne sait jamais, peut-être qu'à ce rythme, il pourra se construire un plan B et se créer une majorité alternative, centre-gauche, centre-droite, contre les méchants droitards dont il a fait lui-même la promo. Emmanuel Macron se recentre et se recentralise. Le désordre apparent au sein de l'attélage de Michel Barnier peut conduire une partie de l'opinion à réclamer ses arbitrages.
Ses arbitrages à lui dans la mode Vème République et présidentialisme absolu et la surenchère radicale de la droite, sur des thèmes comme l'aide médicale d'État et une éventuelle loi sur l'immigration, peuvent lui permettre d'incarner la modération. Emmanuel Macron, la modération. Alors que c'est lui le problème. C'est lui le docteur Frankenstein pervers, selon le mot de Marine Tondelier. C'est lui docteur Jekyll et Mr Hyde. C'est Emmanuel Macron, le promoteur du Rassemblement National. Merci beaucoup Tophil Poimot pour ce plaidoyer contre Emmanuel Macron.