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InterviewTF1 (sur YouTube)· 16 octobre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Suspension de la réforme des retraites : "C'est une arnaque", Manuel Bompard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a vraiment un suspense sur le résultat de la motion de censure ?

  • 0:36FerméeRéponse partielle

    Combien de députés PS vont voter la censure ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Pourquoi dites-vous que la suspension de la réforme des retraites est une arnaque ?

  • 1:52RelanceRéponse directe

    Les socialistes revendiquent une première victoire, vous êtes d'accord ?

  • 2:29FerméeRéponse directe

    Le décalage de la réforme des retraites est-il acté ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Les socialistes se sont-ils fait avoir selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Manuel BompardFait
    « Ce décalage n'est même pas acté. Le gouvernement nous dit, on aura l'opportunité ou l'occasion d'en débattre. »
  • 3:34Manuel BompardFait
    « Vous avez quand même échoué sur toute la ligne depuis cette rentrée. »
  • 4:06Manuel BompardFait
    « L'année dernière, après la dissolution de l'Assemblée nationale, tout le monde nous disait que c'est l'extrême droite qui allait gagner. »
  • 5:08Manuel BompardFait
    « Quand on parle de franchise médicale, c'est des gens qui ont déjà pas suffisamment de moyens pour se soigner. »
  • 5:42Manuel BompardFait
    « Le Rassemblement national a déjà dit qu'il ne voterait pas la taxe Zukman et les macronistes non plus. »
  • 7:58Manuel BompardPromesse
    « Il faut que le processus de négociation qui soit engagé permette qu'il y ait un État palestinien qui se constitue. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

7h38, bonjour Adrien Je, votre invité ce matin, Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise, député des Bouches du Rô. Bonjour Manuel Bompard. L'Assemblée nationale examine donc ce matin à 9h les deux motions de censure déposées par le Rassemblement national et la France insoumise contre le gouvernement. Du côté du PS, Olivier Fort appelle ses députés à ne pas voter la censure. Est-ce qu'il y a vraiment un suspense sur le résultat ? Est-ce que vous imaginez vraiment le gouvernement tomber ce matin ? Je pense que ça fait partie des possibilités. Évidemment, pour l'instant, ça va se jouer sans doute à quelques unités près. Et donc moi, de mon côté, j'appelle l'ensemble des députés à voter aujourd'hui la censure. J'appelle en particulier les députés

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socialistes à désobéir à la consigne de d'Olivier Fort. Je pense que voter la censure ce matin, c'est une question d'abord de dignité face à un président de la République qui décide de passer en force, en permanence et de continuer à essayer d'imposer sa politique alors que personne n'en veut. Et puis c'est une question de conviction. Et quand on est député de gauche, députés élu sous l'étiquette du nouveau Front populaire, on peut pas accepter un gouvernement qui a l'intention de passer un budget qui est sans doute le budget le plus cruel de ces 30 ou 40 dernières années. Peut-être qu'on va y venir. Vous dites députés de gauche, j'insiste sur ce point. Euh, j'ai dit les deux. Oui. Combien de députés PS à votre connaissance vont voter cette censure ? Bah, de ce que je sais, il y en a six

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qui ont annoncé publiquement qu'ils allaient la voter. Ça suffit pas. Et ensuite, je pense qu'il y en a un certain nombre qui réfléchissent encore. Donc moi, je veux leur dire que le voter aujourd'hui la censure, c'est protéger les Français de l'impact du budget euh que monsieur Baou a mis sur la table. Ce budget, c'est par exemple euh la sous-indexation, pas seulement pendant une année, pendant 4 ans des pensions de tous les retraités. C'est l'augmentation de l'impôt sur le revenu de toutes les personnes qui payent de l'impôt sur le revenu. C'est le doublement des franchises médicales, c'est-à-dire encore plus de difficultés dans l'action. Vous avez noté Manuel Bonpard que les socialistes ne disent pas tout nous convient, ils disent on a obtenu une première victoire, il y aura

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encore des débats. D'ailleurs, écoutez ce que disait hier Boris Vallot, le président des députés PS. Il réagissait au fait que le gouvernement passera par amendement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Visiblement, ça ne pose pas de souci. L'annonce à suspension de la réforme, c'est 3,5 millions de Français qui vont en bénéficier. Peu importe le véhicule, le s'il n'y a pas de suspension, il n'y a pas de gouvernement. Ça c'est factuellement vrai. La menace est toujours là. Non, c'est pas factuellement vrai. D'abord euh non, d'abord il n'y a pas de suspension annoncée de la réforme des retraites jusqu'à début 2028. C'est ce qu'on appelle donc un décalage. Vous êtes d'accord ? C'est-à-dire qu'à partir de 2028, l'âge de départ à la retraite repart jusqu'à 64 ans.

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Deuxièmement, ce décalage n'est même pas acté. Le gouvernement nous dit, on aura l'opportunité ou l'occasion d'en débattre. Mais ensuite, si l'amendement est adopté dans le budget de la sécurité sociale, à la fin pour que cette ce décalage voit le jour, il faut que le budget de la sécurité sociale soit adopté. Et donc, pardon, c'est un peu technique. Et donc toutes les mesures dont j'ai parlé sur les retraites, sur les franchises médicales, par exemple, il y a dans le budget de la sécurité sociale le fait que les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, de maladies de longue durée seraient moins indemnisé à la fin combattre en débat, c'est ce que disent les socialistes. Oui, mais c'est justement le piège de cette histoire. C'est pour ça que c'est

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une arnaque le piège de cette histoire, c'est qu'à la fin du débat parlementaire, il y a ce qu'on appelle, pardon, je suis obligé de rentrer dans les détails, une commission mixte paritaire quand on réunit des députés sénateurs pour faire exactement. Exactement. Dans cette commission mixte paritaire, les macronistes et la droite ont h sièges sur 14. Et donc à la fin, c'est cette commission mix paritaire qui réécrira le budget de la sécurité sociale ou pour le dire de manière plus exacte qui rétablira le budget de la sécurité sociale dans l'état dans lequel il est aujourd'hui. Vous avez l'impression que les socialistes se sont fait avoir, ils se sont totalement fait rouler dans la farine et d'ailleurs, je crois qu'ils sont en train de s'en rendre compte et

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c'est la raison pour laquelle je pense que beaucoup s'interrogent aujourd'hui et moi je leur dis maintenant prenez vos responsabilités, faites preuve de courage. C'est ça la question qui va être posée. Ce le fait est que eux revendiquent une première victoire sans dire qu'elle est définitive et qu'elle est suffisante. Si on regarde les revendications que vous avez notamment formulé, bon pour le moment la dissolution c'est qu'elle est écartée. La démission n'est pas envisagée par le président de la République. Votre motion de destitution a été jugée irrecevable. Le mouvement bloquant tout que vous souteniez s'est essoufflé. Vous avez quand même échoué sur toute la ligne depuis cette rentrée. Vous Mais écoutez, d'abord, je veux vous dire que évidemment que le président de la

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République va pas vous dire qu'il imagine démissionner. Mais monsieur Jean, ne vous inquiétez pas, tout ce que j'ai demandé n'existe pas. Écoutez, l'année dernière, après la dissolution de l'Assemblée nationale, tout le monde nous disait que c'est l'extrême droite qui allait gagner. C'est le nouveau fra populaire qui a le plus grand nombre de députés. Ensuite, tout le monde nous a dit "Non, non, mais le budget de monsieur Barnier ou le gouvernement Barnier va rester en place, il a été censuré." Ensuite, le gouvernement de monsieur Bairou, il a été censuré. Ensuite, le gouvernement de monsieur le Cornuil n'a même pas le premier n'a même pas été en capacité de se présenter devant l'Assemblée nationale. Donc, contrairement à ce que vous dites, vous savez, je pense que la

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France a soumise, elle a remporté de nombreuses victoires. Et quand l'année dernière, nous avons dit que la solution passait par le départ du président de la République, tout le monde nous disait que nous étions tout seul. Aujourd'hui, vous avez plus de 70 % des Français qui partagent cette revendication. Vous avez l'ancien premier ministre de monsieur Macron, monsieur Édouard Philippe, qui rejoint aussi cette cette proposition. Donc moi, franchement, être tout seul avec 70 % des Français, franchement, ça me va. Et vous êtes fâché avec les socialistes euh aujourd'hui il y aura des mesures de rétention contre eux. Euh du fait qu'ils discutent avec Sébastien Lecnu qui acceptent des Attendez d'abord la première chose c'est que tant que le vote de la censure n'a

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pas eu lieu, moi pardonnez-moi mais je me concentre sur cet objectif et mon objectif mon objectif c'est de faire en sorte que la censure soit votée parce que c'est pas une question politicienne en fait c'est une question pour beaucoup de gens dans ce pays. C'est une question de conditions concrètes de vie d'existence. Vous savez quand on parle de franchise médicale, c'est des gens qui ont déjà pas suffisamment de moyens pour se soigner et ça va être encore plus difficile pour eux. Quand on parle de baisse des APL, c'est dans le budget. C'est des jeunes qui n'arriveront pas à se loger. Quand on parle de sous-indexation pendant 4 ans des pensions de retraite, c'est des retraités qui sont déjà très réintroduire. Vous soutiendrez le PS quand il voudra réintroduire dans le

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débat. Monsieur G, ne prenons pas les gens pour des imbéciles. Moi j'aimerais j'aimerais leur dire ce matin, il va y avoir la abrogation de la réforme des retraites. J'aimerais leur dire va y avoir la taxman. Le Rassemblement national a déjà dit qu'il ne voterait pas la taxe Zukman et les macronistes non plus. Faites 2 minutes des calculs arithmétiques numériques à l'Assemblée nationale. Faut pas raconter des histoires aux gens. Vous avez peut-être entendu hier euh le commissaire européen à l'économie qui dit "La France doit prendre des mesures pour respecter ses engagements budgétaires." Le FMI qui tire la sonnette de l'armée et qui dit il faut se poser la question du niveau des dépenses globales en particulier des systèmes de financement de notre protection sociale. Tout ça on l'ignore

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en fait comme si ça n'existait pas. Non non on l'ignore pas. Mais mais précisément d'abord, ce n'est pas au fond monétaire international de faire la politique de la France. Et deuxièmement des budgets qui sont des budgets de de coupe massive dans la dépense publique comme celui qui est mis sur la table aujourd'hui sont des budgets qui à la fin se traduisent par une récession économique. Donc en fait, il n'éliore pas la situation budgétaire. Il l'aggrave. Il l'aggrave. Le budget de monsieur Baotou l'année dernière qui est passé grâce au Rassemblement national et au Paris socialistes a divisé la croissance du pays par deux. Donc en l'occurrence, si vous voulez répondre à cette préoccupation, il faut certainement pas faire ce que propose ce budget. Il faut faire l'inverse. Il faut

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faire un un budget de relance écologique et sociale. Il faut des investissements publics. Il faut donner de la prédisibilité, pardon, à nos entreprises pour qu'elles y voient clair. Il faut injecter de l'argent public pour faire tourner la machine économique. Faut faire l'inverse que ce que propose aujourd'hui ce budget et faire plaisir donc au FMI quand même à la fin. Un mot quand même de de question. Je sais pas. Mon objectif c'est pas de faire plaisir au FMI pardon. C'est de satisfaire les les besoins fondamentaux des Françaises et des Français. Un mot du Proche Orient avec cette situation. Toujours à à Gaza Manuel Bompart. Il y a quelques heures, la France a condamné fermement les exécutions sommaire perpétrées ces derniers jours par le Hamas, je cite

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déclaration faite après la publication de vidéo de mise à mort de personnes présentées comme des collaborateurs d'Israël. Est-ce que vous soutenez cette condamnation française ? Évidemment, évidemment, on peut pas être d'accord avec ce type de de méthode. Écoutez, d'abord, je veux dire que cette semaine, on a eu un soulagement et c'est bien aussi de dire quand il y a des bonnes nouvelles, enfin il y a eu ce cesser le feu. Enfin, il y a eu des libérations d'otage de prisonniers palestiniens et c'est ce que nous, les insoumis nous demandions depuis des mois et des mois. Donc ça c'est une bonne nouvelle. Maintenant, moi j'espère parce qu'il faut être vigilant, tout le monde sait malheureusement que ça peut se redégrader dans quelques jours, dans quelques mois. Donc moi maintenant, je

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souhaite que les négociations qui sont engagées permettent d'aboutir sur un accord qui soit un accord de paix. juste et durable. Donald Trump dit que les États-Unis désarmeront le Hamas d'eux-même s'il ne le fait pas lui-même. Il faut que les Américains interviennent au cas des chiéants. Non, il faut pas que les les Américains interviennent. Il faut que le processus de négociation qui soit engagé permette qu'il y ait un État palestinien qui se constitue et que cet état palestinien dispose de tous les attributs de sa souveraineté, y compris la propre sa propre capacité à se défendre. Et alors cette questionlà, la question du désarmement du Hamas sera une question naturelle puisque évidemment que c'est dans ce cas-là l'État palestinien qui doit être en capacité de se défendre.

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Donc vous condamnez les exécutions. Euh je je peux le dire 10 fois si vous voulez parce que je sais pas vous voulez faire croire que je pourrais ne pas les condamner. C'est ça. C'était pas aussi clair. Pardonnez-moi. Ah ben si c'était très clair. Je on m'a demandé si je partageais cette condamnation et je dis que je la partagé évidemment. Évidemment. C'est clair monsieur Toussin. Non non qu'est-ce que vous en pensez ? Vous allez me faire un doigt d'honneur alors en sortant du du plateau qu'est-ce qui se passe là ? Je me suis juste permis de vous poser une question. Non monsieur toutin, pardonnez-moi, j'ai donné une réponse très claire à monsieur Gindre et vous essayez de faire croire qu'il y aurait une ambiguïté dans ma réponse. Donc il n'y en avait aucune. Je

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pense que tout le monde pense surtout beaucoup de nervosité vot part et il n'y a pas de nervosité mais je comprends pas pourquoi quand je vous dis évidemment vous essayez de faire croire que ce n'est pas clair. Je me permettais de poser une question et je vous ai répondu encore plus clairement puisque manifestement vous aviez pas entendu ma première réponse mais je le fais sans aucune nervosité avec un grand sourire monsieur Toussin. Merci à vous Manuel Bompard. Merci Adrien. Je