Rencontre avec Isabelle Autissier & Catherine Chabaud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 77 %Attaque 9 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des réactions quant à vos deux courtes biographies qui viennent d'être faites ?
- 27:43OuverteRéponse directe
Après avoir sillonné nos océans durant des années, avez-vous observé ou perçu des évolutions de l'état des océans et de son écosystème ?
- 41:53OuverteRéponse directe
Catherine, vous avez repris la course récemment. Pensez-vous que les courses au large ou la navigation sont en accord avec vos valeurs de protection de l'environnement ?
- 51:03RelanceRéponse directe
Votre optimisme dans la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique est-il justifié face aux chiffres actuels ?
- 59:05OuverteRéponse directe
Est-ce que le lien entre les écosystèmes marins côtiers et les formations de l'Institut Agro est intégré dans vos enseignements ?
- 1:02:17OuverteRéponse directe
Quelle rencontre avec la faune ou la flore marine a été la plus marquante pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:03Fait
« acidification de l'eau surpêche pollution plastique chimique sonore par les bateaux dévastation des fonds océaniques »
- 28:26Isabelle AutissierChiffre
« l'océan a pris presque 1 degré il a pas changé il a un petit peu changé de forme »
- 31:30Catherine ChabaudFait
« en 1991 personne ne parlait du tout de la problématique des déchets en mer ça n'existait pas »
- 42:36Catherine ChabaudChiffre
« 80% des bateaux de plaisance sont en plastique vert polyester et que en fait on ne sait absolument pas quoi en faire en fin de vie »
- 44:46Catherine ChabaudFait
« pour moi ça a été un des gros débats de la Route du Rhum cette année »
- 53:59Catherine ChabaudFait
« on commence à avoir gagné la bataille des idées ce qui est un préalable »
- 1:05:11Chiffre
« les hurleurs ce sont ceux qui ont l'envergure la plus grande on dit qu'ils font jusqu'à 3 mètres 50 d'envergure »
- 1:07:39Fait
« quand on a un sponsor on participe de la vie économique et soi-même évidemment un sponsor c'est pas quelqu'un qui vous donne de l'argent parce que vous êtes sympathique et que et que vous avez de beaux yeux c'est quelqu'un qui attend quelque chose pour son entreprise »
- 1:12:28Fait
« je découvre l'abîme entre ce que j'ai appris à l'école sur la bonne gestion des politiques des pêches et la bonne gestion des écosystèmes marins et puis ce qui se pratique dans la réalité »
- 1:15:22Fait
« j'ai eu un choc et c'est vrai que j'ai dit à ce moment-là mon partenaire c'était entre mes deux tours du monde et il j'ai dit maintenant vous me prenez avec mais c'est un chirurgie cardiaque »
- 1:17:34Fait
« cette conviction qu'ensemble on arrive à faire des choses c'est ce qui fait peut-être qu'aujourd'hui au Parlement européen je me dis mais ensemble européen on arrive à faire des choses »
- 1:24:38Fait
« la négociation internationale sur la haute mer qui s'est conclu pendant quand même par un accord alors que Dieu sait que c'était pas gagné loin de là »
- 1:25:22Fait
« il faut que cet accord contraignant porte sur la diminution de la fabrication du plastique bien sûr on peut récupérer bien sûr on peut recycler bien sûr mais c'est pas ça qui changera les choses ce qui va vraiment changer les choses c'est qu'on arrête d'en produire enfin qu'on en produise beaucoup »
- 1:26:06Chiffre
« un bateau un bateau qui pose des filets en moyenne dans le golf de Gascogne il pose à peu près 30 km de filet par bateau »
- 1:31:13Fait
« on a plein de projets si je l'ai un peu évoqué déjà tout à l'heure et ça fait deux ans que j'essaie d'avoir un rendez-vous avec le Commissaire européen en charge de la compétitivité »
- 1:35:32Fait
« nous parlons de l'océan comme d'un bien commun derrière ça il y a eu des des travaux qui ont été réalisés »
- 1:38:28Fait
« le processus législatif il part de la Commission européenne qui propose mais il peut aussi partir d'un rapport d'initiative du Parlement qui met en lumière »
- 1:41:24Fait
« il y a parfois des sujets sur lequel nous aussi on est parfois un peu lent parce que il faut qu'on arrive à se mettre d'accord ou parfois à pondre des textes un petit peu à l'ambiguïté »
- 1:44:20Fait
« on a réussi à lui mettre dans la bouche le fait que il fallait pas faire d'exploitation marine dans les grands fonds »
- 1:52:39Fait
« ils le vivent comme une représentation identitaire c'est à dire que de s'accrocher à ça ils savent très bien que non seulement ils en ont plus du tout besoin pour vivre »
- 1:55:34Fait
« il faut avant tout imaginer l'impact de ce qu'on va faire avant de commencer à le faire c'est c'est évidemment très net sur les écosystèmes des grands fonds qui sont ultra fragiles »
- 2:00:42Fait
« dans une zone naturelle 2000 malheureusement en général on peut faire à peu près n'importe quoi y compris et même dans les parcs d'ailleurs y compris chaluter »
- 2:02:55Fait
« moi j'ai longtemps cru au modèle français j'y crois toujours encore parce que il a pour avantage de mettre beaucoup les acteurs autour de la table »
- 2:04:23Chiffre
« en Méditerranée on est censé on est il y a tout un réseau d'air marines protégées mais je crois qu'il y a 0 0 4% qui est réellement protégé »
- 2:07:16Fait
« les gens se mobilisent sur des choses qui les touchent donc c'est vrai que par exemple quand on parle de la gouvernance des aires marines protégées c'est pas un sujet qui touche beaucoup les citoyens »
- 2:09:31Fait
« une espèce parapluie c'est une espèce que tout le monde connaît que tout le monde aime et quand on la protège comme on va être obligé de protéger tout un espace pour que cette espèce survive »
- 2:20:27Fait
« moi je milite pour les objectifs du développement durable parce que je trouve que plus je découvre la richesse de ces en fait de cette grille qui est universelle »
- 2:26:15Chiffre
« il faudrait que les êtres humains sur cette planète comprennent des c'est tout l'enjeu de notre sensibilisation de notre mobilisation justement ce lien qu'il que voilà c'est ce poumon bleu puisque c'est 50% de l'oxygène que nous respirons »
- 2:26:57Fait
« 193 nations ont réussi à se mettre d'accord pour protéger la biodiversité en haute mer »
- 2:30:29Chiffre
« les Français ont une consommation moyenne qui est environ quatre fois la consommation mondiale moyenne »
- 2:31:58Promesse
« manger du poisson une fois par semaine point voilà et donc diminuer notre consommation »
- 2:33:23Promesse
« la pêche industrielle je le dis ici elle est il faut il faut terminer la pêche industrielle »
- 2:36:18Fait
« la France le gouvernement Macron appartient un objectif 2023 de 10% de zone de protection forte mais c'est clair nous vivions de Bloom qu'il dit un décret de 2022 à un moindry les critères de définition de ces zones de protection forte »
- 2:37:48Fait
« on est le seul pays au monde à avoir parce que tout d'un coup le président de la République un jour dans un discours je crois que c'était au moment du rapport de l'IPBES a dit ah mais on va faire 30% de en air protégé »
- 2:40:40Fait
« les pêcheurs enfin du moins les politiques doivent gérer la situation des pêcheurs qui est effectivement et sont accusés non seulement ils sont accusés de tous les mots et de vider l'océan »
- 2:43:36Fait
« la pêche industrielle elle a elle a un pouvoir de lobbying elle a des gens qui sont payés pour ça et voilà pour influencer les parlementaires »
- 2:50:01Chiffre
« la France a relancé ce projet mais c'est un projet africain et que l'Union européenne donne 750 millions d'euros à ce projet par an »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
donc bonjour à tous à tout le monde bienvenue dans cette conférence transformée alors sans plus attendre je vais donner la parole à Gaëlle Maliko tambourini secrétaire général de l'école et à Romain gentée directeur des études responsables du cycle transformé et les intervenants Catherine Chabot Isabelle Autissier qui sont les invités aujourd'hui ont également monté sur scène merci
[Applaudissements]
merci beaucoup bah écoutez bonjour à toutes et à tous bienvenue dans ce septième rendez-vous du cycle transformé Alicia Lefébure tu me pousse un peu on me dit de me pousser un bah il y a tout un protocole bon je respecte je suis bien sur le carré noir donc allez s'il y a le fébure la directrice de notre école pour son plus grand désarroi ne peut pas être présente avec nous tous aujourd'hui donc on prend le relais de la meilleure façon qu'il soit espérons-le avec avec Romain Jeanet à qui je passerai le micro tout à l'heure nous ce qu'on voulait de ce qu'on voulait dire c'est qu'on est fier et très honoré d'accueillir parmi nous de femmes remarquables donc Isabelle Autissier et Catherine Chabot qui ont en commun vous le savez tous la mer d'être navigatrice et puis pour Isabelle Autissier qui est aussi la présidente d'honneur de WWF et pour Catherine Chabot qui est député européenne Isabelle Autissier ayant aussi aussi fréquenter les murs de cette école il y a quelques années et sans doute elle nous le dira peut-être ça lui fait plaisir aussi de revenir de revenir ici et puis nous sommes aussi très fiers et honoré d'avoir dans notre école des des savoirs des compétences une curiosité intellectuelle forte qui conduit des étudiants et des enseignants chercheurs à s'investir avec fort engagement dans ces événements-là donc je vais les citer parce que c'est vrai qu'arrivée à organiser un tel événement aujourd'hui nécessite quand même une mobilisation forte de leur part à tous donc d'abord je remercie très fortement Didier gasuel et Pablo Grosset pour leur investissement les étudiants Lila Robert Basile trenteceaux marine l'oubliere Cédric Brandt qui reprendra la parole après et le staff parce qu'il faut un staff derrière aussi pour organiser tout ça qui est embarqué par Romain pour ce cycle là et pour les autres qui expliquera quelle est la démarche après Estelle fort Estelle bores Anne de la Motte merci beaucoup pour votre pour vos énergies qui nous permet d'être là aujourd'hui alors ceci qui s'inscrit dans une démarche au long cours que Romain va repréciser un petit peu qui vise à inscrire nos actions nos activités de recherche et de formation au service des transitions voire même des transformations auxquelles on est confronté et les transitions en matière d'égalité je ferai le lien je fais le lien volontairement avec un événement aussi qui se tient ce soir à 17h30 participe aussi de ces de ce de ce mouvement l'égalité entre les femmes et les hommes et je salue l'excellente initiative des étudiants entreprises égalité de de cette école qui ont proposé un égalité pas un café un égalité saisissant l'opportunité d'avoir parmi nous effectivement Catherine Chabot et Isabelle Autissier qui porte à évidemment un regard sur ces sujets là qui est forcément une source d'inspiration importante pour l'ensemble de notre communauté qui s'est investie dans l'égalité et la lutte contre les violences faites aux femmes au sein de cette école depuis maintenant quelques quelques mois donc rendez-vous sur le pont à 17h30 avec les capitaines étudiantes et nos deux navigatrices pour parler de ces sujets merci et bonne conférence à tout le monde bien merci Gaëlle je vais rajouter quelques mots avant de laisser la place au débat parce que c'est quand même pour ça qu'on vous a fait venir et on a un patience à vous écouter donc pour rappeler que ce cycle transformé et bien il est vraiment dans la ligne droite de la mission qui a été fixée à l'Institut agro cette institut agro qui a été constituée pour être un opérateur central dans l'embarquement de l'ensemble de notre société des filières des territoires dans le chemin des transitions par rapport aux grands enjeux que vous connaissez tous les aspects évidemment de changement climatique mais aussi d'effondrement de la biodiversité ça va être tout à fait au centre de notre discussion aujourd'hui et puis l'ensemble finalement de la marche qu'il faut que nous engageions pour trouver un mode de vie responsable durable et qui nous préserve à tous un futur je rappelle que le principe c'est que cette institut agro il doit d'abord agir par sa formation par sa recherche par ces actions auprès de l'ensemble des filières des acteurs avec tout ça prend du temps et on est aujourd'hui en train de revoir l'ensemble de nos cursus en approche par compétence pour mieux intégrer les compétences qui permettront demain de changer finalement l'ensemble de notre système et que pour devancer un peu ce travail qui prend du temps et bien on a lancé il y a tout juste un an parce que ça a l'air déjà d'être inscrit dans les murs mais ça n'a qu'un an ce cycle de débat qui a pour vocation d'inviter des grands témoins des personnalités diraient de la de la vie civile bientôt de la vie politique de la vie scientifique de notre pays et d'engager un débat organisé par les étudiants et menés par les étudiants avec tu l'as rappelé Gaëlle l'aide des enseignants chercheurs qui est indispensable et qui permet d'amener et je dirais de la de la structure de la méthode aussi et de partager les angles entre générations et puis l'aide aussi de toute une équipe log que je remercie moi-même et qui ne se ménage pas pour organiser des rendez-vous comme celui-ci donc on est très heureux aujourd'hui parce que il faut bien dire qu'en matière d'égalité ce cycle transformé était quand même beaucoup plus proche d'un équipage de la weed bread il y a quelques années exclusivement masculin dans le type d'invité qu'on avait puisqu'on a vu passer Jean jauzel par exemple Jean-Marc Jancovici Arthur Keller Maxime et fruits donc quatre invités et on a la chance aujourd'hui de rééquilibrer un peu plus la barque et si j'ose dire et de se retrouver avec deux invités d'un seul coup d'un seul qui vont nous permettre d'aborder également des sujets qui sont qui nous tiennent à cœur dont on sait qu'ils sont moins abordés effectivement dans le débat on parle souvent de réchauffement de changements moins de biodiversité et je crois que c'est vraiment un enjeu qui est majeur et je vois la l'audience que vous avez aujourd'hui je sais que ça intéresse l'ensemble de notre communauté donc bravo pour cette organisation aux étudiants aux anciens chercheurs et puis à l'équipe et puis bon débat tous on laisse la place à l'équipe
[Applaudissements]
donc merci à tout le monde donc d'être venu encore une fois aujourd'hui le cycle de conférence transformée vous propose comme vous l'avez compris une discussion autour des océans en effet les océans recouvrent 70% de la surface de notre planète qu'on ne surnomme d'ailleurs pas pour rien la planète bleue ils abritent 50% à 80% des espèces vivantes ce qui est la majorité du vivant ils sont également un puissant régulateur climatique mondial et constitue 96% de la biosphère en volume c'est à dire en d'autres termes ils abritent l'ensemble des organismes vivants ainsi les océans sont plus qu'un indispensables à la vie ils sont la vie même pourtant ils sont aujourd'hui gravement menacés acidification de l'eau surpêche pollution plastique chimique sonore par les bateaux dévastation des fonds océaniques par des projets d'exploitation des ressources sable nodules polymétalliques sont les symptômes d'une métacrise écologique dont l'humanité est le premier responsable dans ce contexte il serait urgent de réinventer notre rapport à l'océan peut-être devrions-nous nous inspirer de Baudelaire qui dans son poème l'homme et la mère nous dit homme libre toujours tu chériras la mer ou bien on pourrait aussi dire Famel libre toujours tu chériras la mer titre d'un des romans de Catherine Chabot ainsi pour réfléchir à cet engin de redéfinition du rapport à la mer nous sommes accompagnés par deux grandes navigatrices madame Isabelle Autissier et Madame Catherine Chabot la conférence sera divisée en trois parties à chaque fin de partie vous serez amené la salle à poser des questions je rappelle également que nous sommes en live sur Youtube donc vous pouvez aussi vous poser des questions par ce moyen si vous le souhaitez je laisse maintenant la parole à Basile 30 saut pour faire une rapide présentation de Madame Chabot et à Lila Robert pour faire celle de Madame Autissier merci alors bonjour à toutes et tous donc on m'a confié la tâche importante de vous présenter Catherine Chabot alors j'y suis allé je me suis renseignée mais pour complexifier la chose j'ai décidé d'ajouter à ce court texte introductif quelque petites expressions du monde marin histoire de ne pas perdre le cap bref j'ai pu découvrir les multiples vie de Catherine Chabot tout d'abord et par dessus tout une vie de navigatrice passant vos congés dans le Finistère très cher à notre cœur nous les Bretons les envies de mer et de course vous poussent à faire une première Mini transatlantique en 91 tous enchaîne assez vite avec le Vendée Globe en 96 vous êtes la première femme à effectuer un tour du monde seul et sans escale pour vous la mère est comme une consœur ce n'est pas une entité à affronter mais à comprendre encore et toujours en plus d'un deuxième Vendée Globe et avec en tout 14 transatlantiques vous avez pu témoigner des joies et souffrances de la solitude en mer et de la patience que cet exercice complexe impose en 2022 alors que vous étiez conviés à la cop27 en Égypte vous partez seul à nouveau pour la Route du Rhum c'est décidé cap sur les Amériques en vrai ce n'est pas la mer à boire vous arrivez deuxième dans la catégorie monocoque l'idée c'est aussi de mettre en lumière l'importance des océans pour protéger la biodiversité une volonté que vous avez toujours portée dans vos engagements une vie aussi de journalistes car après vous études à l'Institut pratique de journalistes à Paris vous avez toujours été sur le pont en effet vous avez animé des émissions chez Europe 1 travailler avec Europe 2 ou bien vous avez été la rédactrice en chef de la revue Thalassa inspiré de la mythique et iconique émission télévisée vous avez fait vivre votre amour pour la voile par tous les moyens possibles et c'est évident vous aviez le vent en poupe vous avez aussi vécu une vie d'engagement et on ne peut pas lier vous avez fait des vagues l'océan bien commun de l'humanité comment ne pas en parler en 2018 vous avez été à l'initiative de ce mouvement pour faire en sorte que la société vire de bord et qu'elle présente un nouveau regard sur les océans sensibilisation appel à la mobilisation des entreprises et des citoyens rien ne vous arrête vous êtes aussi cofondatrice de la Fondation de la mer qui a pour but de faire connaître et protéger les domaines maritimes français enfin une vie politique car c'est connue personne ne vous mène en bateau en 2008 vous ne vous menez votre combat auprès du ministère de l'écologie dans la mission nautisme et développement durable et vous participez aussi au verdissement des ports de plaisance par exemple cofondatrice de la plateforme océan et climat pour promouvoir la place de l'océan dans les prises de décision de la COP 21 vous avez été conseillère au Conseil économique et social et environnemental entre 2017 et 2015 et depuis 2019 vous êtes arrivés à bon port plutôt au Parlement européen et vous êtes une membre active des commissions de la pêche de l'environnement et du développement Catherine Chabot il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne conférence et un bon vent dans tous vos projets à venir
[Applaudissements]
Isabelle vous aussi c'est en Bretagne que vous avez appris à aimer la mer lors de sortie familiale en vacances cette histoire d'amour a commencé tôt avait 6 ans en fait mais ce n'était pas une folie passagère elle était faite pour durer vous avez donc quitté Paris pour venir étudier ici en spécialité halieutique puis vous avez suivi le cursus logique et avait travaillé en tant que chercheuse à La Rochelle à l'IS TPM qui est maintenant livré maire vous avez donc eu un diplôme danger une vie de chercheuse et vous avez été aussi enseignante à l'école maritime aquacole de La Rochelle et en même temps avec les moyens du bord vous vous êtes construites seul un bateau et puis vous avez pris le large et commencer la compétition et vous êtes devenu championne en 1987 vous êtes arrivés troisième à la mini transat puis en 91 après avoir été la première femme à effectuer le tour du monde à la voile en solitaire vous vous êtes rendu compte qu'il fallait larguer les amarres ou bifurquer et vous consacrer entièrement à la course là on ne compte plus les prix que vous avez obtenus en solitaire au taquet vous avez fait plusieurs fois le tour du monde mais la mère a pour caractéristiques de ne pas être douce pendant le Vendée Globe de 1996 pile et Bob challenge du 99 vous êtes retrouvés dans une mauvaise passe et avec chaviré vous avez alors décidé de mettre le ola et de faire moins de courses et vous avez changé de cap vous êtes jeté dans la vie associative le militantisme et avait renoué avec votre formation scientifique à cette époque on avait beaucoup parlé de vous mais peu de la mer et son état de santé vous avez alors participé à des missions scientifiques notamment en Antarctique à des reportages et avait pris la présidence de l'école de la mer une association qui éduque à l'environnement marin puis en 2009 et jusqu'en 2021 vous avez été président du wws France auprès duquel vous avez veillé au grain sans perdre le Nord vous avez participé à de nombreuses campagnes de préservation de la biodiversité marine vous avez également été vice-présidente du groupe littoral du Grenelle de la mer qui a pour but de favoriser le développement durable en mer et puis pour raconter votre histoire il ne faut pas négliger l'amour que vous avez pour les mots et oui les bateaux que vous êtes construit à pour nos paroles vous avez ensuite parlé de la mère dans l'émission in extremis de France Inter mais vous avez aussi expérimenté la solitude votre seule interlocutrice était la mère pour qu'elle ne soit pas la seule à se souvenir de tout ça vous ne faites partager sa beauté et ses mystères à travers vos romans et récits de voyage aujourd'hui nous allons encore parler de la mer les luttes que vous menez et de ce que nous pouvons faire pour la protéger merci à vous deux pour ces deux coures biographies maintenant je m'adresse à vous est-ce que vous avez des réactions quand à vos deux courtes biographies qui viennent d'être faites moi je vais réagir sur celle de Isabelle [Rires] j'ai réagir sur salisabelle parce que d'abord merci de nous avoir invité bonjour à tous Voilà et puis vous nous donnez l'occasion de nous revoir moi j'ai toujours un bonheur infini t'amusant parce qu'on a navigué en solitaire toutes les deux et en fait même quand on n'est pas sur le même bateau même si on a été sur le les bateaux nos bateaux respectifs la mère et la course au large créent des amitiés qui deviennent indéfectibles vous savez ce que je lisais moi pendant la j'ai lu un bouquin sur la sur la Route du Rhum quand vous avez évoqué j'ai effectivement recouru la au mois de novembre j'ai embarqué oublié Clara l'un des romans d'Isabelle que je n'avais pas lu parce que Isabelle elle a elle a à la main de facette et c'est moi je le dis moi je suis fan belle le sait elle le sait et voilà c'était bien reproduit mais j'insiste un peu sur ce trait là c'est Isabelle elle a plein de cordes à son arc et elle a c'est une artiste autant qu'une ingénieur c'est ça c'est ça qui est assez étonnant elle écrira remarquablement bien et si on veut savoir à quoi ressemble la mer je pense que c'est surtout une femme et a commencé d'abord avant tout une amie et si on veut savoir à quoi ressemble la mère dans les mers du Sud par exemple il faut lire les romans d'Isabelle et notamment moi de ceux que j'ai préféré c'était ton roman sur enfin c'était oui c'était une un roman biographique de Kerguelen où tu as des descriptions des mers du Sud qui sont exables et ça fait du bien de voir ce qu'on a déjà vu retranscrit dans les mots parce que le problème d'un marin c'est qu'il ne sait pas forcément raconter ce qu'il voilà partager ses émotions mettre des mots sur des oui des paysages sur des voilà et puis et puis voilà moi maintenant j'ai encore non non mais je pense que je pense que ce qu'on a un peu en commun en fait c'est et ça a été bien rendu dans les dans les deux descriptions un peu biographiques c'est que on a chacune plusieurs vies dans notre vie quoi au fond et je pense qu'on a eu cette chance de pouvoir le vivre toi tu l'as vécu évidemment aussi avec ta vie de journaliste ta vie de marin ta vie aujourd'hui de de femmes politiques ce qui est intéressant c'est que ça rebondit les uns sur les autres quoi en fait et qu'à chaque fois c'est pas parce qu'on a investi dans un domaine que tout ce qu'on a vécu avant tout ce qu'on a toutes les tout ce qu'on a découvert tous les gens qu'on a rencontré voilà tout ça c'est quelque chose qui se structure petit à petit et je pense que c'est un peu nos caractéristiques et mais c'est vrai que c'est vrai qu'on est très ami depuis longtemps et en même temps on a on a des vies finalement relativement parallèles et c'est peut-être ça aussi qui fait le qui fait le clin d'œil oui j'ai fait de la radio puis tu as fait de la radio alors par contre j'ai jamais eu ton talent d'écriture j'ai j'ai produit j'ai commis quelques ouvrages mais j'ai pas ton talent d'écriture franchement Isabelle les romans sont magnifiques et j'ai parlé et je disais aussi et je disais aussi artiste parce que ce que vous n'avez pas évoqué c'est que isabelle a produit des spectacles et écrit un opéra aussi voilà j'ai j'ai produit Isabelle Autissier chez moi en Bretagne un invitant des des gens mais c'est vrai tu as raison des parcours parallèles moi je pense que je pense que c'est pareil pour toi moi j'ai pas eu de plantes carrière et qu'il y a dénominateur commun c'est le goût des grands espaces la je pense que la mère moi je dis toujours que la mère m'a donné beaucoup de leçons et qui me seront aujourd'hui très utile dans mon dans mon parcours de au Parlement européen enfin bref j'aurai plein de choses à dire mais comme je sais que vous avez beaucoup de questions je vais me taire donc on va commencer par une partie sur votre expérience de la navigation et donc une question importante pour commencer c'est de savoir quel est votre relation avec la mère et savoir comment cette relation a pu évoluer et vous faire évoluer en retour donc alors je vais commencer moi elle est assez totale et elle est elle est assez fondamentale dans ma vie vous l'avez dit je suis un peu tombé dans la marmite quand j'étais petite pas loin d'ici là à Lancieux sur un petit dériver en bois et je sais pas pourquoi dans ma tête de petite fille je me suis dit c'est ça c'est ça le truc c'est la mer c'est l'océan c'est vraiment génial ça m'amusait évidemment quand j'étais gamine puis il y avait enfin je crois qu'il y a d'abord une émotion une vraie émotion quelque chose de très sensuel sur ce qu'on voit ce qu'on respire le mouvement le voilà des choses qui vous parlent vraiment et puis petit à petit et moi j'ai adoré ça aussi et ça c'est mon mon petit côté ingénieur tout ce qu'on va découvrir au bout d'un moment sur la mer qu'est-ce que c'est comment ça marche les espèces marines la navigation la météo et au fond moi j'ai toujours j'ai toujours été de l'un à l'autre quoi et j'ai tout j'ai toujours essayé de vivre les deux en même temps je continue à beaucoup naviguer parce que je continue à avoir besoin de ce contact extrêmement physique charnel avec le avec la mère et puis et puis par ailleurs une grande partie des choses que je fais dans ma vie ça tourne quand même autour de ça quoi que ce soit les questions environnementales même si c'est parfois plus large que ce soit l'écriture que ce soit tu l'as dit le côté scène le côté voilà donc au fond c'est mon c'est voilà j'orbite autour de autour de l'océan quoi depuis le début en fait donc ça a été facile parce que je me suis laissé aller à ça quoi alors moi j'ai démarré la voile plus tard dans ma vie qu'Isabelle même si j'en faisais j'ai fait un peu de dériveur gamine mais j'ai d'abord commencé j'avais un papa qui faisait de la plongée et sous-marine et de la avant de faire de la plongée faisait de la chasse sous-marine et les vacances qu'on passait à Roscoff ensemble papa nous mettait un masque des palmes etc et comme il partait toujours en fin de ma rédescendante et début de marée montante je raconte toujours moi ma passion ma relation charnelle que tu c'est pareil avec la mère elle est née dans les laminaires de la pointe de la Bretagne et pendant ces on faisait des je dis des kilomètres c'est faux on partait il fallait marcher longtemps pour avoir de l'eau au moins jusqu'au genou pour pouvoir s'allonger et au début moi je rampais avec des laminaires sur le sur le masque etc puis dès qu'on trouvait un peu plus d'eau je voyais voilà j'observais déjà le monde que je voyais déjà avant et ça je me fais je me disais par has ce monde est vivant non ce milieu est vivant non je c'est aujourd'hui que j'analyse que j'ai compris très tôt que la mer était vivante et la première fois que papa nous a initié à la plongé son mari né où j'ai la chance de découvrir la mer en trois dimensions me retrouver au pied des laminaires que je voyais de la surface là ça a été ça a été vraiment un choc je me souviendrai toujours de ma première plongée où on a ramassé on a ramassé des coquilles je devrais pas le dire il y avait un endroit qui était sablonneux et puis à côté il y avait des laminaires un peu plus loin et ça a été vraiment un moment magique juste une chose c'est que dans ces années là aussi si mes parents et ça je l'ai compris aussi plus tard ont été invités par des amis à découvrir la Bretagne c'est que mon père qui était marseillais qui plutôt faisait de la chasse sous-marine en Méditerranée déjà dans les années 60 ne trouvait plus de poissons et pendant longtemps j'ai entendu cette histoire toute ma jeunesse j'ai entendu l'histoire de mes parents qui découvrent la Bretagne qui vont pour un été qui reste 30 ans mais j'avais pas saisi qu'il ne trouvait plus de poissons déjà dans les années 60 et voilà et pour compléter cette du coup aujourd'hui j'ai toujours eu la mère je l'appelle ma petite mère j'ai une relation comme ma maman je l'appelais ma petite mère j'ai une relation voilà un peu ça c'est les filles un peu on est un peu dans l'émotion et dans le mais c'est vrai que j'ai une relation vraiment charnelle parce que même en naviguant dessus je l'imagine toujours en dessous et voilà et puis c'est pas la relation qu'avec la mère je pense que c'est aussi la relation avec son environnement quand on navigue on regarde les étoiles on regarde le ciel on regarde les oiseaux regarde les mammifères marins les poissons volants ou on regarde ce qui nous entoure le paysage est toujours varié et voilà c'est plutôt cet environnement c'est voilà c'est un ces espaces immenses et dans lequel à la fois on se sent tout petit et parfois très grand en mer on retrouve parfois quand on est en harmonie avec son bateau moi j'ai souvent l'impression je me dis tiens je retrouve ma place dans l'univers alors c'est des moments d'harmonie qui sont pas toujours qui sont pas permanents mais qui sont délicieux merci pour votre merci pour ce que vous venez de nous raconter donc maintenant on va passer à vos témoignages lors de des courses au grand large donc après avoir sillonné nos océans durant des années avez-vous observé ou perçus des évolutions de l'état des océans et de son entreprise à quel endroit les changements ont été les plus flagrants malheureusement si ça se voyait je pense qu'on aurait changé plutôt et on se serait affolés plutôt l'océan a pris presque 1 degré il a pas changé il a un petit peu changé de forme il s'est un petit peu dilaté on le voit sur les côtes mais il a pas changé de couleur il est pas devenu rouge par exemple ou je sais pas quoi donc c'est pareil quand on parle par exemple de la pollution plastique qui a maintenant envahi l'ensemble de l'écosystème marin que ce soit dans les plus grandes fosses océaniques que ce soit en Arctique en Antarctique partout dans toute la colonne d'eau il y a du plastique et pourtant quand on ne fait que passer dessus comme ça en bateau on le voit pas on le voit peu au grand large on croise bien sûr quelques macros déchets mais sur l'ensemble de l'océan c'est pas ça qui va être le plus le plus fondamental donc au fond c'est un peu cette espèce de de dualité et là je pense vraiment qu'il y a que la science qui peut nous dire ce qui se passe vraiment c'est quand on est comme ça quand on navigue surtout quand on découvre par exemple une mère encore quand on y revient régulièrement on peut dire bah je vois que ça change un peu que peut-être il y a moins d'oiseaux ou que voilà mais quand on débarque comme ça on se rend pas compte en fait les endroits où se seront le plus conte finalement c'est quand même les côtes parce que c'est souvent d'abord sur les côtes qui a le plus de déchets puisque les déchets qui arrivent évidemment de la terre souvent n'ont pas encore commencé leur voyage océanique donc où les trous sur les plages on les trouve un peu partout c'est souvent sur les côtes finalement qu'on s'aperçoit le plus moi je navigue dans les endroits froids c'est vrai que c'est quand je vais au Groenland je vois que le glacier a des moraines toutes fraîches et donc je vois le dérèglement climatique mais si je suis juste sur l'eau comme ça je vois des icebergs à droite à gauche je peux ne me rendre compte de rien quoi donc c'est c'est un peu je pense la la grosse difficulté du sujet en particulier sur la question du climat c'est que c'est pas toujours sensible absolument oui comme l'a dit Isabelle les impacts on les voit d'abord sur surtout sur le littoral et gamins déjà on n'est pas de votre génération mais ce qu'on voyait surtout sur notre littoral à l'époque c'était des boulettes de mazout parce que à l'époque les cargos les les navires les supers nettoyer leur cuve souvent au large et à Roscoff me soutient très bien en 78 quand on a eu la moque au Cadix qui a fait naufrage au large à Portsall et je me souviens très bien de l'arrivée de la nappe de d'une photo où on voit la rivée de la nappe de gazou de mazout dans le port de de Roscoff ça m'avait vraiment frappé et puis après dans les années quand j'ai commencé à faire de la plongée je commençais déjà à voir des plastiques en mer effectivement sur le littoral pas uniquement sur les plages mais sur le littoral et ma première mon moi je viens un choc sur la 12h30 parce que effectivement quand on traverse on voit pas forcément les déchets mais en quatre en 1991 personne ne parlait du tout de la problématique des déchets en mer ça n'existait pas et moi j'en ai vu sur cette mini transat probablement parce que c'était un jour de petit temps et j'étais vraiment en plein milieu d'Atlantique et moi je raconte souvent que mon engagement et vient de du choc que j'ai eu ce jour-là parce que je voyais alors c'était parsemé c'était bien évidemment on n'a jamais vu des îles des déchets d'ailleurs c'est je milite un peu contre ces appellations qui nous feraient croire qu'on serait capable d'aller circonscrire tous ces déchets de les ramener à terre etc ou de les aspirer avec un aspirateur c'est bien plus il y a que 1% des déchets qui sont en surface et donc en 91 quand je les ai vu je me suis vraiment posé la question comment si je les vois là au large c'est que le phénomène c'est que il y a un robinet qui est ouvert quelque part et je m'en suis pas et on s'en est pas rendu compte et qu'est-ce que je peux faire etc vraiment ma responsabilité individuelle et notre responsabilité collective est venue de de là et par la suite alors plus de déchets ça a vraiment plus de déchets mais pas au large là sur la sur la sur la Route du Rhum j'ai pas vu un déchet en mer en revanche énormément de Sargasses l'Atlantique est totalement recouvert de Sargasses et bien en a bien bien dans l'Est très tôt dans l'Est on parle tout le temps des Sargasses qui sont plutôt dans l'Ouest dans la mer des Sargasses ou qui sont autour des Caraïbes mais en fin de compte on les voit enfin moi j'en ai vu en 2018 aussi j'avais retraversé j'en avais vu depuis le Cap Vert donc et à certains moments pendant la Route du Rhum mais la l'océan dans son intégralité était lacéré à cause du vent ça prenait le par les Sargasses ça c'était très impressionnant et quand même il y a indépendamment de de tout ce que vient d'évoquer Isabelle sur les glaciers enfin toi tu as plus d'expérience que moi sur ces sujets là pendant la Route du Rhum avec alvarde Mabire qui est un autre marin lui qui navigue bien plus que moi ces dernières années et moi je me suis fait la même réflexion on a l'impression qu'on a des phénomènes météorologiques très locaux qui se qui se produisent du fait alors j'ai interrogé un météorologue avec lequel je travaillais lui il croit pas que c'est ça mais quand même moi je m'interroge le réchauffement de l'océan en profondeur je me demande s'il y a pas des petites cyclogénèses qui voilà ce qu'on a connu en Corse par exemple l'été dernier ou brutalement il y a eu un ouragan monumental avec des ventes sans eux moi je dis qu'il y a quand même des choses qu'on commence à percevoir mais effectivement c'est assez c'est assez c'est pas évident malgré tout si vous avez reçu Jean je vous aime et il vous a dit phénomène météorologique extrême plus plus intense plus fréquent ça je pense qu'on l'observe quand même à notre échec je pense qu'effectivement on voit plus il y a plus de cyclones qui sont plutôt plus violents ça c'est vrai que c'est ce que j'ai tout à l'heure c'est quand on retourne régulièrement quelque part et qu'on se dit bah oui moi sur la glace aussi ce que je sais parce que là je navigue pas mal dans le Nord c'est que à cause du dérèglement climatique les grands glaciers du nord du Groenland et du Nord du Spielberg sont en train de régresser donc il casse ils veulent beaucoup plus et donc nous derrière quand on navigue on voit beaucoup plus de glace parce que c'est la résultante de de ces glaciers qui ont cassé en amont et dans le Grand Nord donc ça pourrait être paradoxal parce qu'on pourrait se dire ah ben il y a beaucoup plus d'iceberg qu'avant donc s'il y a beaucoup plus d'isberg peut-être que c'est bien non il y a beaucoup plus d'isberg parce que malheureusement sont les glaciers qui se qui se fragmentent beaucoup plus tu pourrais dire peut-être aussi un mot de ce black cette cette glace qui est complètement recouverte de oui alors ce qu'on a ce qu'on a vu ce qu'on voit ce qu'on voit beaucoup au Groenland et un peu spi Berg c'est que la surface de la glace on vous vend toujours la pureté de l'eau de la glace etc en fait l'eau par exemple du Groenland qui vient des glacis c'est nous qui n'est pas potable que malheureusement les gens boivent quand même parce qu'ils ont que ça parce que les vents amènent l'ensemble des émanations donc issus soit de l'agriculture puisque les pesticides ça aussi comme tendance à s'envoler soit de l'industrie et que qui vont aller se déposer sur la glace sur la surface de la glace du Groenland et c'est vrai qu'on voit une glace qui est noire on voit des des c'est pas des petites plaques c'est des des grands des grands pans de glace qui sont qui sont complètement noir ce qui est par ailleurs évidemment à cause de l'effet albédo font que le noir absorbe en plus le rayonnement solaire ça va encore plus faire fondre donc on est on est vraiment dans une situation de de boucles de boucles négatives de ce côté là mais c'est vrai que c'est c'est quand même assez impressionnant donc là vous vous nous dites que quand on connaît pas l'océan s'en rend pas compte mais donc vous qui les connaissez bien Isabelle on sait que vous avez participé à des expéditions scientifiques quel enfin du coup vous écrivez ce que vous avez vu mais quel quelle mesure vous avez réalisé enfin pour se rendre compte du changement est-ce que vous appliquez également des méthodes vraiment scientifiques en faisant des mesures de pollution d'eau oui mais moi quand j'ai participé en fait moi c'est surtout que je vais faire mon bateau comme une plateforme pour pouvoir emmener des gens qui sont des gens qui sont dans la recherche aujourd'hui et comme souvent bah ça coûte cher et c'est compliqué d'aller en mer 6 mois à un moment donné avec mon bateau on est par exemple aller avec des gens d'un laboratoire du CNRS de Paris au nord du Groenland pour faire des mesures de colonne d'eau bon voilà donc c'est pas c'est pas moi qui suis la chercheuse dans l'affaire quoi et après après là il s'agit de plutôt du monitoring en l'occurrence du climat et surtout de de l'océan et de comment le gulstream circule de manière plus rapide et plus importante que que par le passé donc voilà j'ai eu à bord des ornithologues aussi on a fait un peu de travail sur le plancton des choses comme ça donc il s'agit là pour l'instant enfin ce que je fais moi mon petit niveau puisque je suis pas chercheur je suis pas chercheuse simplement de permettre à certaines recherches de se faire et devoir lieu après je sais pas si s'il faut qu'on parle des solutions parce que je pense qu'on va en parler là en l'occurrence sur la question du climat et et c'est vrai d'ailleurs aussi sur la biodiversité ou même sur les pollutions quelque part la Bonne Nouvelle enfin moi je dis toujours il y a plusieurs bonnes nouvelles dans cette affaire la bonne nouvelle dans tous ces désordres c'est que c'est pas la comète et donc c'est pas un phénomène sur lequel nous n'aurions aucune prise et qui serait simplement un effet statistique elle nous percute ou elle nous percute pas l'origine de ces désordres c'est bien l'organisation des sociétés humaines c'est bien les valeurs qu'on a mis en avant pour gouverner nos sociétés c'est bien la façon dont on s'est organisé pour produire et consommer voilà et donc ça c'est des choses éminemment humaines moi je trouve que c'est plutôt une bonne nouvelle parce que parce que on doit pouvoir quand même arriver à les changer même si les collectifs sont parfois difficiles à bouger c'est moins qu'on puisse dire deuxième bonne nouvelle je crois que même aujourd'hui alors que on va sûrement encore progresser on a en gros on a en gros déjà une assez bonne idée de où on va un rapport du GIEC ça n'a pas d'hier ça fait quand même pas mal de dizaines d'années et on a déjà des outils quand même très performants pour savoir où est-ce qu'il faut faire porter l'effort et on a des solutions techniques pour savoir comment il faut des carboner l'économie comment il faut c'est protéger la biodiversité comment il faut modifier l'agriculture il sera donc donc voilà d'une manière générale on a quand même les les grandes solutions si je peux compléter sur votre question sur sur la connaissance etc puisqu'on est en lien avec la course au large et l'expérience aujourd'hui et de plus en plus et nous on l'a déjà connu à notre époque les marins embarquent des participes à la connaissance c'est ce que tout ce qu'on appelle les sciences participatives puisque il nous manque en fait des plateformes d'observation il y a tellement à découvrir et à connaître sur le sur l'océan qu'aujourd'hui de plus en plus des marins s'y mettent ils embarquent des capteurs océanographiques pour mesurer la pression le CO2 etc etc et ou alors pour jeter à la mer des balises qui vont collecter des données dans dans le vaste programme Argo qui est piloté au niveau international donc c'est c'est une contribution et de plus en plus moi je crois beaucoup à la contribution de je veux dire de tout un chacun isabelle a embarqué sur son bateau il y a quelques années un petit
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un petit kit pour collecter du plancton on avait fait une j'étais à tombort à ce moment là on avait fait une collecte tu évoquais les scientifiques qui ont créé ce cet engin pour collecter avec tout simple à partir d'un bateau de croisière du plancton ont aussi créé un système pour mesurer les micro plastiques les microparticules de plastique dans l'océan etc et moi je crois beaucoup à ce complément et au rôle des marins dans voilà tout ce qui est sciences participative même à terre même quand vous allez sur les plages il y en a de plus en plus aussi donc on en conclut que plusieurs marins comme Isabelle prête leur bateau ou est en tout cas la recherche scientifique ce qui est une bonne nouvelle donc maintenant on va pouvoir parler des navigations et de l'impact sur l'environnement donc Catherine vous avez repris la course récemment pensez-vous que les courses au large ou seulement la navigation sont en accord avec vos valeurs de protection de l'environnement que ce soit de la construction des bateaux jusqu'à la logistique lié aux courses excellente question alors je vais faire une petite correction j'ai pas vraiment repris la course au large j'ai fait un one shot je ne reprends pas la course au large j'ai vraiment eu envie de y retourner c'était ça a été viscéral et puis j'ai la chance en plus avec mon mari on a il a reprise bateau il y a quelques années qui était à l'abandon qu'elle est partie à la casse il était à La Rochelle et lui-même a couru la Route du Rhum avant et il m'a proposé de le prendre pour la pour la Route du Rhum bon une fois que j'ai dit ça pour répondre à votre question il y a une les coureurs au large vivent un paradoxe qu'il navigue sur des bateaux à voile que la voile ça une image propre parce que on est propulsé par le vent etc et que la réalité c'est que on navigue sur des tas de carbone et quand moi j'ai arrêté la compétition je me suis vraiment engagée sur ce sujet là à l'époque j'ai voulu racheter ce qui était à ce qui est devenu Tara j'ai je suis partie dans un premier projet CAPA abouti puis finalement je me suis dit bah c'est pas grave je vais faire construire un bateau tant qu'à faire essayons de faire un bateau un peu écolo et je me suis du coup vraiment penché sur le sujet vous savez que 80% des bateaux de plaisance sont en plastique vert polyester et que en fait on ne sait absolument pas quoi en faire en fin de vie et c'est particulièrement vrai pour nos bateaux de course au large et moi j'ai travaillé pendant des années sur ces sujets là je vais pas rentrer dans le détail mais j'ai travaillé sur dans tous les compartiments du jeu essayer de faire émerger faire construire un bateau que j'ai baptisé le voilier du futur et je pense que je suis arrivé beaucoup trop tôt parce que même les industries nautiques m'ont mis des bâtons dans les roues en disant que mon projet était dangereux il paraît qu'une innovation ça passe toujours par trois stades il paraît que ça d'abord stupide ensuite c'est dangereux et ensuite c'est évident moi j'étais vraiment encore au stade de j'étais au stade de dangereux moi c'était c'était pas stupide mais c'était dangereux aujourd'hui il y a énormément de marins qui essaient de faire bouger les enfin énormément il y a des coureurs au large qui voudraient que ça change de la jeune génération et qui eux ont l'impression qu'ils sont un peu schizophrène parce que à la fois il parle il passe leur temps à voilà ils sont effectivement très engagés dans leur vie peut-être au quotidien mais quand il s'agit d'aller naviguer sur leur bateau finalement même tout le cycle de vie de nos bateaux est impactant pour construire un bateau en fibre de carbone on a ce qu'on appelle des consommables il y a beaucoup de plastique il y a des résines qui polluent on sait pas quoi faire en fin de vie etc donc pour moi ça a été un des gros débats de la Route du Rhum cette année c'est peut-être pour ça aussi que vous me posez la question et que moi je ne cesse de dire parce que je vois vraiment je suis le sujet depuis des années j'ai même essayé de travailler sur un j'ai lancé quand j'ai mené une mission pour le ministère de l'écologie en 2008 un appel à projet pour dépense de plaisance exemplaires et bref aujourd'hui pour moi je vois que les classes de bateaux avancent un petit peu surtout la Mini Transat la classe des bateaux de la Mini Transat c'est des bateaux petits 6 mètres 50 donc ce sont des bateaux c'est les premiers qui innovent et sur ces mini transat on peut explorer par exemple les matériaux biosourcés mais pas que les organisateurs de course av ils invitent des ONG à parler de ce qu'elles font ils essaient ils nous mettent des gobelets en plastique au lieu de nous mettre voilà ils ont des accords avec la SNCF pour que les gens puissent venir mais on peut aller beaucoup plus loin que ça et il faudrait même pouvoir aller beaucoup plus loin parce que il y a même d'un point de vue même sportif les bateaux qu'on construit aujourd'hui sont formidables ils vole c'est génial mais ils sont totalement invivables on a oublié même l'être humain je trouve sur ses bateaux alors c'est peut-être un autre sujet moi je pousse aujourd'hui pour moi la solution c'est que tout le monde travaille ensemble parce que jamais les classes les organisateurs de course les villes d'accueil et d'arrivée etc ne se sont mis et les et les fédérations la Fédération et les sponsors et les partenaires qui financent qui financent ne se sont mis autour de la table pour ensemble se dire bon il y a urgence on a une responsabilité et qu'est-ce qu'on fait et comment on fait avancer le donc j'ai proposé au ministre de la mère et j'ai proposé au Président de la Fédération Française de Voile et aux marins qui étaient là de la vague de l'association qui est un peu engagée là-dessus d'organiser des assises j'ai baptisé ça à l'assise course au large et développement durable je sais pas comment ça doit s'appeler mais il y a un moment il faut il faut passer la seconde quoi enfin il faut passer voilà toi aussi tu connais le sujet parce que tu les accompagnes aussi non non mais Catherine elle est géniale parce que elle prend les sujets et alors tu es la championne du monde pour mettre les gens autour de la table alors c'est vrai tu es arrivé à faire parler les gens et je trouve que c'est beaucoup à la force du collectif mais il y a un truc intéressant parce qu'il y a un certain nombre de coureurs qu'on commençait par exemple à faire des empreintes carbone de leur bateau de leurs projets de et ce qui est intéressant par exemple sur la Route du Rhum vous savez le le pire de l'empreinte de la Route du Rhum c'est le million de personnes qui sont venues en bagnole à Saint-Malo ça c'est je crois de mémoire 175000 tonnes de carbone 75% de la 75 % d'impact donc déjà ça fait réfléchir et quand on prend un projet de 60 pieds open donc d'un bateau du Vendée Globe là aussi 60 à 70% c'est la communication du projet tous les goodies qu'on va fabriquer les journalistes qu'on va déplacer l'Internet attire larigot pour faire savoir tout ce qui se passe etc c'est c'est nettement plus de la moitié de l'empreinte carbone du projet donc c'est c'est intéressant parce que là ça donne aussi des clés bien sûr le bateau lui-même et tu le dis quand on fait un bateau comme ça on jette en gros quatre fois le poids de ce qu'on garde de dans la dans le process de production donc vous voyez que c'est pas terrible c'est même plutôt une horreur écologique d'ailleurs mais voilà il y a le bateau et puis après il y a aussi tout ce qu'il y a autour et je pense que ça c'est pour ça tu as raison qu'il faut que à un moment donné tout le monde se met se mettre quand même bien au clair parce que chacun peut balayer devant sa porte et en plus la course au large montre et moi j'invite parce que je suis une optimiste je dis au coureur il y a un moment il faut que vous dépassiez cette problématique est plutôt que de vous dire oh là là c'est bon mon attitude finalement je suis je ne suis pas cohérente la course au large peut contribuer à la décarbonate de carbonisation du transport maritime on le voit aujourd'hui se développe sur les cargos enfin se développe va se développer ce qu'on appelle des ailes rigides des la propulsion à la voile sur des cargo pour permettre ça peut permettre de réduire de 20 à 30% les émissions de CO2 sur un sur un cargo il y a pas mal de projets qui émergent qui ont beaucoup de mal à c'est un de mes gros sujet au Parlement européen en ce moment j'essaie de de pousser la Commission européenne à politiquement lancer une espèce d'alliance maritime verte je sais pas comment il faut l'appeler de manière à ce que à soutenir ces projets qui au lieu d'être construit dans l'Union européenne vont aller être construits en Chine ou ou en Turquie alors qu'on a le savoir-faire etc donc il y a un moment et c'est il beaucoup d'innovations qui naissent de la formidable invente capacité de créativité de d'innovation de la course au large donc moi je jette pas le la course au large je trouve que c'est un pipi puis j'aime les marins et puis on voilà c'est notre histoire mais je pense que à un moment il faut se réunir et se dire quel est mon aujourd'hui est-ce que j'ai pas un rôle dans ce à jouer dans cette transition que l'on doit tous accélérer et je pense que voilà on a quelque chose à faire merci beaucoup pour vos réponses donc j'imagine que ça a dû faire émerger différentes questions dans la tête de nos téléspectateurs téléspectateurs et spectateur exactement oui triste donc nous allons proposer au public et personne qui nous suivent sur le live de poser leurs questions si vous le souhaitez la parole est à vous alors tout le monde dort on va essayer de pas vous réveiller il va y avoir des micros qui vont circuler dans la salle n'hésitez pas à lever la main pour les appeler et sur internet n'hésitez pas à poser des questions sur le live bonjour merci pour vos interventions je voulais revenir un peu sur enfin votre optimiste un peu dans on va dire la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique et aujourd'hui en fait on voit que à travers les chiffres justement que ça va pas dans le bon sens qu'on entend tu pas par exemple la police sur lumineux qui augmente la quantité de CO2 qui augmente aussi après il y a plein de choses que ça se travaille ou parier tout à l'heure des portes conteneurs aussi le trafic qui augmente il y a également le plan écofito qui n'est pas respecté enfin il y a beaucoup de choses en fait qui qui augmentent et en fait on a des chiffres comme vous disiez tout à l'heure il y a des il y a des résultats scientifiques qui montrent que voilà on va pas dans le bon sens qui a des solutions et en fait moi aussi je suis un peu schizophrène moi j'essaye à mon échelle de me dire bah voilà je vais j'essaye de voilà j'ai plus de voiture je vais en vélo je trie mes déchets etc et voilà et après je m'aperçois en fait que bah je partage pas forcément votre optimiste quoi du coup aujourd'hui quoi parce que il y a des enfin vous faites c'est vrai voilà vous faites des actions vous parlez de sciences participative moi j'ai travaillé par exemple sur les Sargasses aussi avec l'IRD j'ai appris récemment qu'il y avait plus de financement pour justement pour continuer ses recherches sur les Sargasses et donc voilà c'était un peu mon mon point de vue vis-à-vis enfin bon mon pessimisme un peu que je partage un peu la aujourd'hui que non mais je partage ce que vous dites on n'est pas au vent de la bouée comme on dit dans la mariée c'est à dire que oui aujourd'hui quand on regarde et on peut regarder n'importe quel des compartiments du jeu la biodiversité continue à s'écrouler le plastique on est encore sur une courbe de production comme ça le dérèglement climatique voilà c'est tous les tous les ans il y a encore plus de on émet encore plus de carbone donc on est très très loin de ce qu'il faudrait qu'on fasse maintenant ça ça doit ça doit être en permanence à notre esprit et il faut savoir y voir où on est maintenant sur what quoi soit il faut bien et ne serait-ce que pour notre santé mentale individuellement moi quand c'est vrai que je croise les gens qui me disent je déprime j'en peux plus je veux même plus lire des infos parce que parce que sinon je dors plus la nuit je dis oui c'est vrai moi aussi ça me réveille la nuit n'empêche que au moins pour ma santé mentale la seule solution c'est au moins d'essayer de faire quelque chose et de se battre et que il y a pas d'autres solutions et il y a pas d'autres solutions non plus que d'avoir une certaine forme de consensus pour que la société dans son ensemble puisse aller vers un certain nombre de solutions moi j'ai le sentiment qu'au point où on en est aujourd'hui pour être militante d'une ONG depuis quand même pas mal de temps franchement il y a encore quelques années être traité d'écolos c'était vraiment ça c'était c'était pas c'était pas sympathique c'était le retour à la bougie c'était que ça donc je pense que en tout cas dans nos sociétés aujourd'hui on commence à avoir gagné la bataille des idées ce qui est un préalable alors ça a déjà pris 20 ou 30 ans donc ça va voilà maintenant on commence à sentir un peu les prémices d'une mise en œuvre et du fait que chacun aujourd'hui d'ailleurs la meilleure preuve c'est que tout le monde se reparle en verre maintenant tout le monde veut être plus vert que vert quand vous regardez les pubs n'importe où quand vous regardez n'importe quel projet on est toujours éco-responsable maintenant on est toujours voilà donc ça veut quand même dire que voilà on a passé ce moment où c'était quelque chose d'un peu extérieur et finalement qui ne devait pas contrarier la marge du monde à quelque chose qui est vécu du dedans c'est-à-dire que ces sujets là maintenant sont nos sujets ils sont vos sujets ici à la gros ils seront vos sujets quand vous allez bosser ils sont les sujets voilà on est encore loin des solutions je suis d'accord mais il faut se dire qu'on en a le pouvoir et que ce pouvoir là bien sûr on peut dire c'est beaucoup aux mains des politiques enfin les politiques c'est quand même dans les démocraties c'est quand même nous qui les élisons et puis et puis on peut faire pression enfin on peut les ONG c'est ce qu'elles font tous les jours donc voilà donc je crois que vous avez raison on n'est pas aujourd'hui dans une situation très reluisante si on prolonge les courbes c'est vraiment pas sympa donc voilà donc maintenant il y a pas de vous s'atteler à faire ce qu'il faut quoi alors je compléterai en disant que je trouve qu'on vit un moment particulier où le réchauffement climatique on commence à le sentir vraiment dans nos vies c'est-à-dire que auparavant c'était éventuellement les déjà les incendies on les voyait plutôt en Australie etc on les voit chez nous le manque d'eau en plein hiver je veux dire c'est c'est quand même c'est quand même un peu enfin ici en Europe sur le on le sent et dans le même donc ça a participé à accélérer la conscientisation effectivement on a deux postures moi je suis aussi sur la posture optimiste pourquoi parce qu'on a pas le choix soit c'est comme si on a une quand on a une fortune de mer on peut rester recroqueviller au fond du bateau et à se demander qu'est-ce qui va m'arriver etc et on n'a pas le choix que d'agir et donc et puis effectivement c'est une question de santé mentale en même temps moi je dis toujours regardons dans le rétroviseur on avance énormément ces dernières années enfin on l'a pris la conscientisation la recherche de solutions bon il y a encore plein de choses qui pourraient permettre d'accélérer mais finalement regardons le chemin qu'on fait chaque année et mais aussi dans le même temps on s'aperçoit que ce réchauffement climatique commence à sentir il est peut-être plus important que que ce qu'on imaginait ou alors c'est plutôt que on est dans le vécu dont nous parlait les scientifiques on voilà et on est plus dans sa va arriver c'est en train c'est déjà là il nous le disait que c'était déjà là mais on le percevait pas beaucoup après moi ce qui me rend optimisme optimiste dans tous les cas qui me fait dire que on est en train d'amorcer vraiment la la cette transition c'est quand au niveau européen au début de notre mandat la Commission européenne a proposé ce fameux pacte vert l'air de rien le pacte vert ça embarque toute la société européenne dans un objectif de neutralité climatique enfin neutralité carbone en 2050 ça se décline en un paquet climat en paquet de biodiversité un paquet économie circulaire etc ça se déclicite pour moi ça va pas assez vite parce que je trouve que notre processus législatif au Parlement enfin européen il est trop lent il est plus adapté à l'urgence et je pense que la conférence sur l'avenir de l'Europe aurait dû ou pourrait conclure qu'il faut il faut modifier la processus les législatifs pour qu'on aille plus vite mais malgré tout c'est là c'est malgré tout c'est là un dernier mot j'entendais dire que vous c'était déjà et Isabelle le rappelait dans vos formations aujourd'hui moi il y a un énorme sujet sur le lien ternaire ici à l'agro est-ce que c'est rentré moi c'est une question que je vous pose est-ce que ce lien ternaire est entré dans vos formations c'est à dire que pour régler la problématique si on veut retrouver la bonne santé des écosystèmes marins côtiers au niveau européen moi je dis à la Commission européenne il faut faire dialoguer la Directive Cadre sur la stratégie milieu marin avec la direct IVe cadre sur l'eau c'est c'est il y avait pas de lien on n'a pas atteint les objectifs de la directive cadre sur la stratégie milieu marin parce qu'on sait pas intéressé à ce qui se passait en amont des bassins versants pour réduire les pollutions qui viennent de la terre et pour réduire les déchets etc mais ça je pense que c'est peut-être déjà dans vos formations donc est-ce que c'est intégré dans vos formations j'imagine quand même voilà mais ça l'était peut-être pas il y a 10 ans ah question qui répond les gens qui s'occupent du marin ont bien compris qu'il fallait s'occuper de ce qu'ils viennent la terre je voudrais être sûr que tous ceux qui s'occupent de la terre ont bien conscience que ce qu'ils font à terre finit dans l'océan dans ce sens-là je suis pas sûr que l'intégration soit encore complète dans nos enseignements je pense qu'on doit pouvoir faire des progrès je vous invite à faire par exemple j'ai fait un rapport d'initiative au Parlement européen sur l'impact des déchets marins sur les pêcheries et en fait quand on observe ce qui se passe en amont et toute la tout le cycle de vie d'un déchet en fait il y a une il y a un trou dans la raquette c'est la gestion des eaux pluviales personne n'est responsable des eaux pluviales dans une collectivité territoriale personne n'est responsable et on imagine que ce qui va dans le caniveau ça va ça rejoint éventuellement les stations non non les eaux pluviales c'est géré par personne et éventuellement il y a des villes qui commencent à mettre à la sortie des émissaires qui mettent des filets pour retenir les déchets on en a mis à Angers qui se sont remplis tellement vite qu'il a fallu les éclataient il a fallu les retirer ils étaient pas enfin bref il y a des sujets il faut vraiment que ce ce grand cycle de l'eau et dans vos métiers futurs vous serez amené à si vous s'est passé que ce soit à l'agriculture ou à l'aliotique etc vous allez vous intéresser à ce grand cycle de l'eau et cette approche et c'est là aussi où ça me rend un peu optimiste c'est qu'il y a un programme européen le programme Horizon Europe programme de recherche et d'innovation qui a lancé une mission transversale sur qui dont le titre c'est restaurer l'océan les mers et les rivières et en fin de compte les préconisations et les projets les appels à projets qui sont lancés etc elles sont abordées elles elles poussent les collectivités territoriales à avoir une réflexion à l'échelle des bassins versants à l'échelle écosystémique et ça c'était des approches qu'on n'avait pas autrefois ce qui a une dernière question si la réponse pouvait être au milieu quelqu'un qui a levé la main là voilà c'est la réponse peut être un peu plus courte on est bavarde ça reste très intéressant bonjour j'aimerais revenir ce vocalaire de navigatrices moi aussi j'aime beaucoup la mer la navigation la voile etc et j'aimerais que vous me disiez toutes les deux qu'elle est la rencontre que vous y êtes faite qui a été la plus marquante en termes de feu ou de Flore durant votre carrière pas de faux et de fleurs est-ce que vous avez rencontré quelque chose qui vous a marqué je vais vous raconter une belle histoire parce que voilà mon premier tour du monde et j'arrive je passe ce seuil fatigué des 40e sud un beau jour et quand même dans l'imaginaire des marins les 40e rugissants c'est quand même quelque chose donc j'y arrive sur mon bateau c'est le jour de mon anniversaire bien et il fait très beau et il y a comme souvent cette espèce de lumière un peu rasante des 40e là comme ça une lumière extrêmement translucide extrêmement belle il y a un ciel pratiquement bleu avec juste des petites plumes qui sont pas d'ailleurs toujours de bonne augure mais enfin en l'occurrence ce jour-là c'était très beau des petites plumes de de Cyrus comme ça toute lumineuse et une énorme houle très calme puisqu'il fait beau donc ça ça monte et ça descend comme ça c'est très beau et ce jour-là je vais voir aussi mes premiers albatros et là donc il y a une espèce de magie tout à l'heure Catherine parlait de ces moments où on sent en symbiose sur le bateau et là tout d'un coup il y avait voilà c'était deux oiseaux qui savez les Albatros ils sont super bien équipés parce que ils ont un petit un petit cliquet là au niveau du coude ce qui fait que quand ils étendent les ailes ça se porte tout seul après donc il battent pas des ailes en gros ils utilisent les ascendances devant invisibles qui sont à l'avant des houles et ils vont donc planer le long de la houle récupérer la tendance devant remonter et repartir comme ça sans battre des ailes donc c'est complètement magique donc moi je me souviens toujours de ce moment parce que il y avait cette harmonie incroyable de la nature et puis moi j'étais bien là toute seule sur mon petit bateau en train de me gaver de me gaver de tout ça donc je crois que voilà après il y a plein d'autres beaux moments et belle et belle rencontre avec la vie sauvage mais mais ce moment là c'est vrai que c'est des moments qui vous il suffit que je ferme les yeux et j'y suis quoi c'est quelque chose que je porte après qu'on porte toute sa vie moi ça va être aussi un albatros parce que c'est terriblement impressionnant et c'est aussi mon premier Vendée Globe et déjà impressionné par les premiers pour tout ce que viendra compter Isabelle et au début du Pacifique il y a un albatros hurleur qui m'a qui était l'un de mes premiers hurleurs alors les hurleurs ce sont ceux qui ont l'envergure la plus grande on dit qu'ils font jusqu'à 3 mètres 50 d'envergure donc vous imaginez un animal de cette taille avec qui plane qui qui a son oeil qui vous regarde vous avez l'impression qu'ils vous regardent et le j'ai été magnifique et cet oiseau part et le lendemain alors il avait des tâches les Albatros sur leur ils ont parfois des tâches dessus dessous aussi je sais plus donc c'était dessus et je suis persuadée que le lendemain c'est je l'ai revu et puis je le vois deux jours trois jours je pense que je l'ai vu et je me suis je sais pas 10 20 jours et je me suis mis dans la tête que cet oiseau m'accompagnait qu'il me suivait etc et comme on est seul quand même là à ce moment-là j'étais seul depuis un certain temps on se bon peut-être je me suis peut-être raconté une histoire où c'était le même peu importe donc j'ai fini par lui donner un nom je l'ai appelé Bernard parce que je me suis dit que c'était la réincarnation de Bernard mottessier etc et c'était terriblement voilà c'était bon c'était magique c'est vrai qu'il y a après il y a toutes les rencontres avec les dauphins les cétacés en général c'est toujours magique c'est comme si c'était toujours la première fois d'ailleurs c'est toujours magique un dauphin mais voilà l'Albatros sur l'heure c'était Bernard c'était quelque chose j'ai cru comprendre qu'on avait une question dans le live c'était possible de descendre le micro et après on va enchaîner sur la suite oui donc on a une question du live YouTube choisissez-vous vos sponsors en accord avec vos convictions et vous est-il déjà arrivé d'en refuser un parce qu'il ne correspondait pas à vos convictions merci alors moi je peux avoir oui moi j'avais une blacklist la blacklist en gros bah c'était le nucléaire le pétrole voilà après ce qu'il faut savoir c'est que quand on a un sponsor on participe de la vie économique et soi-même évidemment un sponsor c'est pas quelqu'un qui vous donne de l'argent parce que vous êtes sympathique et que et que vous avez de beaux yeux c'est quelqu'un qui attend quelque chose pour son entreprise donc il y a une stratégie de communication et puis vous vous attendez aussi quelque chose qui est les moyens de courir donc en fait un rapport avec un sponsor c'est un contrat c'est un contrat commercial quelque part qui implique une image qui implique un certain nombre chose donc voilà donc bien sûr c'est comme partout il y a pas de il y a pas de sponsor idéal on a toujours un sponsor qui d'une manière ou d'une autre pollue un peu ou à peut-être que sais-je une politique ou environnementale ou sociale qui est pas exemplaire ou donc il faut il faut quand même se questionner là-dessus en même temps quand vous avez votre smartphone dans la poche vous participez aussi à la pollution et vous participez à l'exploitation des enfants en Afrique donc voilà donc je pense que mais c'est intéressant de se poser les questions et puis après c'est intéressant dans le dialogue avec un sponsor de savoir qu'est-ce qu'on raconte ensemble quel type de limite on met est-ce qu'il y a des limites à certaines choses qu'on se refuse à faire quelques quel type de limite on est pourquoi on les met comme on les gère enfin il y a toute une réflexion qui va évidemment bien au-delà du simple fait que quelqu'un va vous fournir les moyens de faire une course oui puis il faut savoir aussi que c'est pas facile de trouver un sponsor donc quand j'aime bien votre question j'ai choisi on n'est pas dans un marché où il y a une ribambelle de sponsors qui se qui se dispute là pour vous financer je peux vous dire qu'avant d'en trouver un c'est compliqué mais effectivement moi je n'avais pas forcément une blague liste en même temps moi ce que j'aime bien j'ai une démarche parce par exemple au Parlement européen je refuse pas d'inviter les les gros pollueurs entre enfin d'inviter de recevoir plus pardon dans dans mon bureau qui se les groupes lueurs qui me sollicitent parce que parce que voilà j'essaie de je me dis tiens peut-être que j'ai des messages à leur faire passer je vais les écouter mais je vais aussi leur faire passer mes messages et voilà moi j'étais sponsorisée quasiment tout au long enfin de manière assez répétitive par Whirlpool qui voulait qui soutenait les femmes qui entreprenaient etc donc il y avait un dialogue ce qu'il faut savoir c'est que on va aussi rencontrer les salariés de ces entreprises pour les sponsors aujourd'hui c'est encore bien plus vrai de nos jours que autrefois les moments des départs de course et des moments où les boîtes invitent leur personnel etc c'est des moments où on peut partager des des valeurs alors je dis pas qu'il y a pas il y en a pas qui qui se lavent plus blanc que blanc en soutenant sponsorisant des bateaux mais oui ces dernières années je me souviens pas d'avoir vu non plus d'affreux plus heureux même chez des boîtes qui vont bien on a des attitudes pas forcément toujours formidable qui sont menées je ne citerai personne merci à toutes et toutes pour vos questions nous allons passer à la deuxième partie sur vos engagements politiques donc concernant les transitions vers un engagement politique plus profond qu'est-ce qui vous a poussé vous à vous engager je crois que c'est le sentiment à la fois de l'urgence le sentiment que les uns et les autres si on se retrouve pas un peu les manches il se passera rien le sentiment que on peut faire chacun à sa place et de là où on est et chacun avec ce qu'on a quoi donc moi j'étais une grande ancienne de l'action politique quand j'avais 14 ans j'étais au comité de Luc du lycée je faisais les manifs contre la guerre au Vietnam c'était le grand sujet de l'époque je me souviens du coup d'État au Chili etc donc j'avais une tradition personnelle en quelque sorte de m'impliquer d'essayer de de faire de faire un certain de choses et à l'époque les grands sujets étaient plus des sujets directement politiques c'était la libération des peuples c'était c'était tous ces sujets là quoi et au fond des questions environnementales elles sont arrivées plus tard pour moi elles sont arrivées très clairement en sortant de la gauche je suis jeune a lieu et mes premiers boulots c'est avec le comité régional des pêches de Bretagne et là je découvre l'abîme entre ce que j'ai appris à l'école sur la bonne gestion des politiques des pêches et la bonne gestion des écosystèmes marins et puis ce qui se pratique dans la réalité et la frustration terrible que j'ai d'essayer d'expliquer aux décideurs aux pécheurs à tout le monde que ça va dans le mur et que en gros on renvoie dans mes buts en me disant mais c'est pas le sujet le sujet c'est de c'est de rembourser le bateau au Crédit Maritime et donc là là tout d'un coup je pour moi c'est là que les questions environnementales vont vraiment rentrer dans mon dans mon logiciel de pensée quoi et voilà et après je suis simple citoyenne comme tout le monde et donc je me dis je vais m'engager donc s'engager tuto plutôt dans dans l'action donc d'une ONG j'ai choisi le WWF on pourra un certain nombre de raisons parce que la politique mène cette organisation me convient bien et puis après comme on peut le faire les uns les autres on se dit qu'est-ce que moi je peux amener et donc moi ce que je pouvais amener à ce moment-là ce que j'essaie de continuer à amener c'est d'une part effectivement quand même une certaine connaissance scientifique de de des choses deuxièmement une certaine légitimité à parler de ces questions là et troisièmement une notoriété donc voilà donc ça c'est ce que je pouvais mettre dans la corbeille je dirais avec cette organisation en disant ben voilà moi je peux je peux vous aider là-dessus et donc et donc je participe de cette manière là alors moi j'ai pas été militante gamine moi c'est c'est construit progressivement et ça a commencé par quelque chose que tu viens d'évoquer Isabelle c'est le fait de faire de la course au large on a une notoriété du coup il y a des gens vous êtes amené à faire des rencontres et avant vraiment d'aller vers l'environnement c'est auprès de mescénat Chirurgie Cardiaque je me suis engagée pendant plusieurs années parce que j'ai des amis qui avaient créé cette co-fondé cette association qui opère des gamins qui sont atteints malformation cardiaque qui viennent de pays qui ont pas les moyens de les opérer et c'est ma rencontre aussi à l'époque avec la coprésidente de cette association Francine Lecat qui m'a il trouve que je suis allé faire fort Boyard pour pour collecter et j'avais refusé de faire fort Boyard parce que moi les jeux télévisés c'était pas mon truc du tout je connaissais même pas fort Boyard quand on m'a proposé de le faire et on m'a dit mais tu sais c'est bien tu collègues des sous c'est pas pour toi c'est pour une association c'est Anne Combier qui m'avait dit ça et moi elle m'avait dit je connais une association formidable et quand tu auras rencontré sa présidence tu verras tu tomberas sous le charme et c'est ce qui s'est passé et après avoir fait fort Boyard on lui a quand même récolté de quoi opérer 3 enfants cette femme m'a proposé de venir assister à l'opération à cœur ouvert d'un gamin à qui elle changeait enfin café de malformation cardiaque c'était la deuxième fois qu'elle l'opérait et là j'ai eu un choc et c'est vrai que j'ai dit à ce moment-là mon partenaire c'était entre mes deux tours du monde et il j'ai dit maintenant vous me prenez avec mais c'est un chirurgie cardiaque et donc on a pendant pendant quatre ans on a on les a accompagnés et puis pendant ces années là il y a des associations dans le sud aussi qui peut-être parce que je m'étais je participais à un groupe de travail du Conseil à l'époque ça s'appelait le Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques qui avait un groupe environnement et m'ont invité à participer à leur travaux et déjà à cause des plastiques j'étais quand même moi c'est le sujet plastique qui m'a poussé à m'engager ce que j'avais vu ce que je voyais en plongée et découvrant qu'il y avait des associations qui œuvraient qui elle n'avait pas la chance d'avoir le micro c'est c'est de réaliser que moi finalement j'avais la capacité de prendre la parole et je pouvais retourner la caméra vers d'autres en disant voilà et notamment c'est tout le réseau maire de Méditerranée ils ont été les premiers à s'intéresser à à promouvoir le sac le sac plastique à usage unique dans les caisses etc donc les premiers avec lesquels je me suis engagé c'était c'était eux et puis après ben ça fait voilà je vais pas rentrer dans le détail ça fait boule de neige mais peut-être aussi progressivement et là la course au large a été le premier déclic la du collectif que j'ai évoqué tout à l'heure on a beau naviguer en solitaire on a des bateaux qui sont préparés par des équipes et déjà moi j'ai toujours été éblouie parce que voilà ensemble on arrive à faire et cette conviction m'a grandi et il y a eu en France de Grenelle de la mer en 2008-2009 2009-2010 et là c'est tous les gens du maritime qui se sont mis autour de la table et voilà cette conviction qu'ensemble on arrive à faire des choses c'est ce qui fait peut-être qu'aujourd'hui au Parlement européen je me dis mais ensemble européen on arrive à faire des choses regardez ce qu'on a fait de quelle manière l'Europe a réussi à répondre au covid aujourd'hui répond à la gare du crête moi je croise projet européen et je voilà c'est ce qui me donne envie de alors que toute seule je me sens je me suis rendu compte aussi que je ne savais pas faire grand chose il y a peut-être une chose que je sais faire et tu l'as souligné c'est de mettre des gens autour de la table et je pense que mon seul lance c'est de savoir animer un collectif mais je crois pas que ce soit grand chose d'autre et donc justement donc vous êtes pas mal médiatisé notamment dans le cadre des cours au large et comment vivez-vous cette médiatisation est-elle un avantage pour vous exprimer ou bien un poids par rapport à vos engagements respectifs bon les journalistes dans leur ensemble c'est un très beau métier mais enfin faut un peu les tenir à bout de gaffe quand même en fait il y a une règle très simple quand on répond à une interview n'importe lequel sur n'importe lequel sujet faut d'abord dire ce que vous avez à dire éventuellement après vous répondez à la question parce que au fond au fond c'est ça ce que disait Catherine c'est d'être le porte-parole de pouvoir voilà on vient s'adresser à vous et on vous demande de parler de répondre à les choses si vous avez des messages à faire passer il faut utiliser ces canaux faut utiliser les micros qu'on vous tent parce que ben voilà c'est là que vous faites le job quoi donc après je crois que l'une et l'autre on en a vu des centaines voire des milliers de journalistes il y a tout il y a des gens qui font admirablement leur métier il y a des abrutis complets donc bon voilà c'est c'est la vie c'est pas grave mais mais en tout cas je crois que oui c'est à chaque fois il faut saisir cette possibilité et et
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moi j'ai toujours retenu une petite phrase il se trouve que l'une et l'autre on a on a racheté chacune un bateau à un même marin qui s'appelle Jean-Luc vandenhead et Jean-Luc vandener avait participé au premier Vendée GL et donc quand il était revenu il était il s'était classé troisième et voilà on l'entendait beaucoup sur les médias en plus c'est quelqu'un de très jovial et de très communicatif comme ça et un jour je le charis un peu je dis oh mais tu étais voilà tu es tout le temps tu es tout le temps partout tu es en train de il me dit oui mais tu sais je me suis aperçu d'un truc tous ces gens là qui viennent nous voir enfin qui viennent me voir qui m'interview et tout ils me disent tous que ce que j'ai fait c'est magnifique et que je suis quelqu'un de génial et je me suis rendu compte que le seul chose qui était importante c'était pas les croire et j'étais une petite leçon que j'ai toujours retenue parce que je crois que voilà c'est pas parce qu'on a le micro que on est quelqu'un de bien si vous êtes assassinez votre grand-mère un coup de petites cuillère peut-être que des journalistes vont aller vous voir ça veut pas dire vous êtes quelqu'un de bien sauf que à un moment donné dans notre société de la communication c'est devenu une vraie arme la parole enfin je dis la parole ou l'écrit voilà donc il faut il faut il faut s'en rendre compte et puis et puis il faut savoir le l'utiliser de manière très très transparente mais je crois que voilà c'est c'est comme ça moi c'est une des façons de mener mon combat en tout cas des raisons pour lesquelles je suis retournée faire la route du Rhum c'est que ce que je fais au Parlement européen l'énergie que j'y dépense pour essayer de participer à rendre la mer plus visible à faire monter le niveau de la merde dans les dans les textes européens etc ça n'intéresse personne et c'est vrai que je me suis dit après tout pourquoi pas utiliser le formidable formidable caisse de résonance de la Route du Rhum donc non seulement j'avais envie d'y retourner mais je me suis dit ça va ça va m'aider et puis j'ai eu la chance d'être accompagné par une formidable attachée de presse qui est fille géniale qui m'a décroché des interviews etc et en deux mois j'ai fait 10 fois plus de retombées médias sur ce que je fais au Parlement européen que je n'ai fait en trois ans de demanda donc il y a il fait effectivement caisse de résonance de de la course au large après bon c'est vrai qu'il y a des marins qui vont plutôt à la course au large pour essayer d'avoir de la caisse de résonance en général et pour se faire un nom je pense pas que ce soit ce soit effectivement notre démarche mais c'est vrai que c'est ça donne la possibilité on a de la chance parce que ces cours sont large alors cela dit on est beaucoup de marins aussi à courir il y en a plein dont on parle pas et on parle pas forcément non plus de ce dont devrait parler mais voilà après du coup c'est peut-être ce qui incite à avoir envie de porter un message je vais vous dire pour la petite histoire c'est qu'en venant ici j'ai été au télé j'étais au téléphone avec un marin pour lequel j'ai une admiration sans borne qui est Francis Joyon qui est sans doute le moins bavard même il a il refusait plein de vainqueurs d'ailleurs il vient de se faire voilà son partenaire vient lui dire qu'il arrêtait il a trouvé qu'il ne communiquait pas assez pour voilà et Francis m'appelait parce que il aimerait bien aujourd'hui continuer à naviguer il va remettre à l'eau son vieux bateau et il me dit maintenant j'ai qu'une envie maintenant j'ai envie de parler mais j'ai envie de parler de la mère de sa protection c'est quelqu'un qui l'a incarné parce que il a une démarche c'est un vrai marin qui a une vraie belle relation avec la mère qui a recyclé ces bateaux c'est vraiment de la récup de récup ça lui a pas empêché de gagner et la Transat anglaise et le et la Route du Rhum il me dit j'aimerais bien par exemple mobiliser sur les cétacés est-ce que tu connais une une association qui alors je me suis dit que j'allais en parler avec Isabelle parce que je lui ai donné des idées mais voilà et là c'est un marin justement qui se dit après tout j'ai la chance de pouvoir parler aux médias et donc je veux mettre cette voilà il est dans la même démarche qu'un peu que celle dans laquelle on a pu être et donc on a vu qu'il y avait pas mal de problèmes déjà dans la première partie avec les questions etc et donc quels sont les grands enjeux sur lesquels vous travaillez actuellement donc dans vos engagements il y en a beaucoup moi pour donc je parle un peu du point de vue du WWF qui est une organisation évidemment très généraliste qui va intervenir aussi bien sur le climat la finance verte la forêt les grands mammifères l'océan etc donc moi évidemment je suis je suis plus les dossiers océans aujourd'hui il y en a plusieurs il y en a un qui a bien avancé vous l'avez vu en entendre parler c'est la négociation internationale sur la haute mer qui s'est conclu pendant quand même par un accord alors que Dieu sait que c'était pas gagné loin de là alors maintenant un accord international c'est un point de départ mais il faut la voir donc maintenant là donc maintenant le combat évidemment continue pour que cet accord soit ratifié et surtout pour qu'il soit mis en oeuvre par les pays mais enfin voilà on a on a ça a été on a un énorme sujet sur lequel on travaille déjà depuis une dizaine d'années on en a parlé c'est le sujet en plastique donc nous on a beaucoup travaillé d'abord avec des scientifiques pour identifier un certain nombre de choses les mettre les mettre en évidence proposer des solutions on a travaillé avec des collectivités locales pour les aider à identifier ce qu'on appelle les fuites de plastique c'est à dire qu'est-ce que c'est d'où il vient le plastique qui se retrouve devant Nice ou devant Marseille ou devant la Corse et on a énormément œuvré pour quelque chose qui va commencer qui est là aussi une discussion internationale au niveau de l'ONU sur le plastique qui serait qui aboutirait un accord contraignant et là notre combat actuel autour de ça donc ça on a fini par réussir à la voir et ça va se passer c'est qu'en fait il faut que cet accord contraignant porte sur la diminution de la fabrication du plastique bien sûr on peut récupérer bien sûr on peut recycler bien sûr mais c'est pas ça qui changera les choses ce qui va vraiment changer les choses c'est qu'on arrête d'en produire enfin qu'on en produise beaucoup donc ça c'est un sujet après on a tout le sujet de la gestion des pêches la gestion des pêches c'est évidemment la gestion européenne des pêches comment est-ce que on essaye de faire revenir au fond les pêches dans dans la soutenabilité et puis à l'intérieur de ça aussi avec quels engins on pêche on sait bien que le chalut c'est pas comme c'est comme pas comme la ligne etc on a un sujet particulier tu parlais des mammifères marins on a un vrai sujet qui pour le coup franco-français qui est le désastre sur sur toute sur tout le golf de Gascogne de des captures accessoires de dauphins dans les dans les engins de pêche faut savoir que un un bateau un bateau qui pose des filets en moyenne dans le golf de Gascogne il pose à peu près 30 km de filet par bateau donc on arrive à avoir des barrières absolument totale à un moment où les animaux commencent ce moment en hiver ont plutôt tendance à se rapprocher de la côte pour se nourrir et donc on a des milliers de mortalité donc là c'est un sujet sur lequel on a beaucoup de mal à avancer avec les décideurs français bien que la France ait été condamnée par par l'Union européenne donc voilà on a on a comme ça un certain nombre de projecteur sur lequel il y a des équipes en interne qui travaillent et on essaye à la fois de de produire de la connaissance de mobiliser les citoyens de contribuer à organiser les choses et puis et puis bien sûr de faire du lobbying politique parce que tant qu'on a pas la loi avec nous on est quand même souvent assez impuissant alors moi d'abord peut-être précisons que je suis au Parlement européen que depuis 2019 que c'est un mandat que j'ai refusé trois fois avant de l'accepter la quatrième et que c'est parce que depuis 20 ans je suis très engagée sur enfin de plus en plus engagée sur les questions de la préservation de la mer et du littoral mais aussi je crois au développement de de l'humanité avec la mer c'était un peu la conclusion du Grenelle de la mer c'est la mer et l'avenir de la terre mais en fait aujourd'hui tout le monde a effectivement le mot développement durable dans la bouche mais tout le monde ne pousse pas le curseur de la durabilité au même au même endroit et donc moi mon credo depuis bon light motif depuis 20 ans c'est d'essayer de faire en sorte qu'on aille plus vite sur mieux connaître mieux préserver gérer plus durablement c'est à dire toutes les activités économiques avec la mer pas uniquement la pêche mais la pêche le transport maritime la plaisance le développement des énergies marines etc etc le tourisme c'est la moitié du chiffre d'affaires liée à la mer c'est le tourisme mais aussi la gouvernance qu'on ait une meilleure gouvernance meilleure organisation de la mer c'est vraiment ce qui m'habite avec l'ambition aussi de de valoriser les bonnes solutions de manière à ce qu'elles inspirent etc alors au Parlement européen j'ai fini par accepter de prendre ce mandat enfin accepter parce qu'on me le proposait pour la quatrième fois et je me suis dit après tout c'est le bon échelon l'Europe et donc j'ai deux j'ai on va dire deux grandes orientations c'est à dire que j'ai une orientation macro ou mon slogan camp c'était l'Europe renaîtra aussi de la mer c'est-à-dire d'arriver à tourner les citoyens européens vers la mer mais ça veut dire tourner les institutions qu'on est plus quand on parle je vous parlais du Green Deal de tout à l'heure donc dans ce pacte vert avec sa déclinaison paquet climat papier biodiversité paquet économie circulaire il y a de la mer partout mais elle est nulle part dans les enfin elle est pas tellement représentée dans les textes notamment dans le paquet climat et donc faire monter le niveau de la mer dans les textes ça suppose par exemple et là je reviens j'arrive dans les les un peu le détail j'ai essayé par exemple de mettre en lumière ce qu'on appelle le carbone bleu ces écosystèmes marins côtiers on parle que des forêts or et donc on va mettre en place des moyens d'aider les propriétaires forestiers à à replanter ou les agriculteurs à développer des prairies des des haies etc pour réduire les de CO2 de l'agriculture etc etc mais on peut mettre des moyens qu'on ne met absolument pas aujourd'hui sur la restauration des écosystèmes marins et côtiers et le carbone bleu c'est trois écosystèmes c'est la mangro les mangroves les herbiers et ce qu'on appelle les marais salées marais salants qui sont sur les les zones côtières et tout ça la législation européenne n'est absolument pas intéressée même carbone bleu il a fallu que je trouve un une équipe à l'Agence Européenne de l'Environnement qui s'y intéresse mais au départ s'y était pas j'ai réussi à pousser la France à le mettre à l'agenda du One nation suit l'année dernière et puis finalement il y a une coalition du carbone bleu qui s'est mise en route etc j'ai créé un groupe de travail au Parlement européen aussi là-dessus et petit à petit ça prend petit à petit ça prend bon notre sujet c'est la décarbonation du transport maritime et là je me rends compte qu'on a plein de projets si je l'ai un peu évoqué déjà tout à l'heure et ça fait deux ans que j'essaie d'avoir un rendez-vous avec le Commissaire européen en charge de la compétitivité parce que je me dis il faut aujourd'hui ces bateaux on peut les construire en Europe on a dû savoir faire mais ça suppose de savoir coopérer c'est à dire que les acteurs français aujourd'hui regardent la concurrence à l'intérieur de l'Europe les armateurs ils voient ils comprennent pas que on devrait un peu plus se serrer les coudes au niveau européen et qu'on pourrait faire émerger ces solutions qui pour certaines dérives de la de la compétition de la course au large et voilà j'essaie bien évidemment d'être actif sur tout ce qui est pêche et vraiment à des sujets qui nous arrivent dessus en ce moment c'est la déchalotisation pour reprendre un terme de du professeur gasuel parce que là il faut il faut qu'on avance là-dessus alors je suis pas forcément complètement aligné avec mon groupe politique ou voilà je suis voilà mais c'est comme ça je ce qui est extraordinaire c'est que j'arrive à vivre dans un groupe politique et plutôt cent mais à défendre mes idées et puis il y a le sujet des aires marines protégées aussi il y a encore plein d'autres sujets et enfin pour arriver j'ai porté avant le départ de la Route du Rhum une résolution parce que pour arriver à accélérer sur les politiques publiques il faut aussi qu'on soit mieux organisé et la Commission européenne j'essaie de pousser à ce qu'elle est un commissaire européen en charge qu'on n'est pas qu'un commissaire en charge de l'océan mais qu'on est une espèce de team maritime au sein de la Commission européenne alors ça c'est le rêve mais à mon avis je suis pas sûr de l'avoir mais mais bon en fait pour conclure je peux vous dire qu'il faut y croire enfin moi je sais qu'un de mes convictions c'est qu'on peut les rêves sont réalisables à condition d'entreprendre et de persévérer et donc il faut vraiment persévérer parce que c'est compliqué merci donc on a pu comprendre qu'il y avait pas mal de causes de détérioration des océans que l'activité humaine était en grande partie responsable enfin responsable qu'il existe des solutions que ça incombe à tous de mettre en place des solutions chacun à son échelle on va maintenant passer au modalités d'action donc vous avez pu nous faire part de nombreuses de vos de vos actions et donc maintenant je vais laisser la parole à Cédric qui va poser une question à Catherine oui donc une question spécifiquement à vous Catherine pourriez-vous nous décrire en quelques mots le processus de décision à la Commission européenne c'est à dire via un exemple qui vous tient à cœur c'est à dire tout ce qui va de l'idée à l'application sur le terrain et ma double question c'est quels sont les facteurs qui empêchent ou qui empêcheraient une telle prise de décision rapide et efficace face à l'urgence de l'état des océans je pourrais vous en prendre plusieurs mais je vais vous en prendre une et peut-être de je vais essayer d'être rapide parce que comme je suis bavarde la première c'est cette notion d'océan bien commun que j'essaie de défendre c'est une des raisons pour lesquelles j'ai pris cette engagement européen ce que j'essaie juste pour comprendre au travers de cette notion de bien commun j'essaie de dire de mobiliser la responsabilité individuelle et collective c'est-à-dire j'essaie de dire finalement il y a qu'un seul océan sur la planète on dit les océans mêlés à la qu'un seul et au regard de ce qu'il apporte à l'humanité il est un bien commun qu'on doit protéger on doit le protéger au travers de traiter au travers de conventions au travers de législation mais aussi c'est à chacun d'entre nous donc c'est une responsabilité individuelle et collective et je ne sais c'est c'est une notion que nous avions mais il y a exactement 10 ans dans un appel que nous avions lancé j'avais organisé au Conseil économique social environnemental une conférence sur la gouvernance de la haute mer Elisabelle nous avait aidé on avait pondu un texte j'avais monté un comité de pilotage de texte était manqué un peu de dalent manquer un peu de romantisme mais Isabelle ou la reprise et elle a remis sa petite pointe et dans ce texte nous parlons de l'océan comme d'un bien commun derrière ça il y a eu des des travaux qui ont été réalisés et voilà j'ai réussi à faire mettre le mot cette notion dans la bouche des politiques français c'est-à-dire que le gouvernement a commencé par le Président de la République on est et j'étais pas toute seule c'est on appelle qu'on a lancé en 2018 avec l'Institut français de la mer et puis l'océanographe Françoise Guy et on a réussi à le mettre dans la bouche du président de la République donc ça suffit pas que la France soit toute seule puis ça veut dire quoi derrière comment je le décline etc donc ça fait quatre ans que j'essaie de le faire porter au niveau européen et on en s'était dit première objectif le traité international sur sur la préservation de la biodiversité en haute mer qui vient d'être adoptée ce ce week-end donc depuis trois ans quatre ans dans tous les textes j'ai toujours un amendement en général c'est ce qu'on appelle un récital qui dit reconnaissant que l'océan est un bien commun de l'humanité etc très dur à traduire en anglais au passage etc donc depuis des processus législatifs sont très lents donc à chaque fois je le remets je le remets je processus de répétition et j'ai essayé jusqu'au bout de la négociation ce week-end j'ai envoyé des mails je connais j'ai rencontré plusieurs fois la présidente de la négociation qui est une singap je lui envoyais un mail j'ai réussi à faire cossigner par des collègues une lettre lui disant vous savez votre préambule il est un peu faible il dit qu'il faut préserver l'océan mais vous dites pas pourquoi il faut le préserver donc il est pas bien commun etc bon je vous donne un exemple qui est vraiment sur ce sujet il n'est pas malheureusement introduit le bien commun dans le traité mais je ne désespère pas qu'il soit dans le traité plastique je pourrais rapidement évoquer le sujet du plastique de la Directive Cadre sur le single use plastique qui est parti du constat qui des objets plastiques qu'on a pu observer sur les plages au travers de la mise en oeuvre de la directive cadre stratégie pour le milieu marin mais en fin de compte on s'aperçoit que il y a tellement peu de moyens qui sont mis à l'observation des impacts sur l'océan que on a que ça à se mettre oui il y a des fantastique il y a des cotons-tiges oui il y a des touillettes donc dans la dans cette Directive Cadre c'est c'est ce qu'on a vu sur les plages ce qu'on a vu sur les plages c'est qu'un tout petit bout de ce qu'il y a de tous les plastiques qui sont en mer il y a rien sur le polyester de polystyrène par exemple alors qu'il pourrait y avoir des trucs sur le polystyrène pour répondre complètement à votre question le processus législatif il part de la Commission européenne qui propose mais il peut aussi partir d'un rapport d'initiative du Parlement qui met en lumière d'une résolution du Parlement qui met en lumière un sujet et la Commission européenne propose une communication à laquelle répond le Parlement par une résolution la commission revient avec un éventuellement un texte un projet de texte législatif et on est reparti pour des mois de négociation parallèlement à ça le conseil donc les représentants les les ministres des États membres eux aussi pondent leur comment ça s'appelle leur position sur un sujet et puis à la fin tout le monde se retrouve une fois qu'on a voté au Parlement etc on se retrouve dans ce qu'on appelle des trilogues et bien moi je peux vous citer deux textes sur lesquels je travaille depuis quatre ans j'ai toujours pas vécu un seul trilogue donc moi ma problématique sur la les institutions européennes c'est que l'Union européenne que je défends bec et ongles etc elle est née à un moment elle est née avec la volonté de d'avancer sur le marché unique c'était des sujets économiques mais aujourd'hui elle traite aussi des sujets d'urgence et donc il faut qu'elle impérativement qu'on arrive à raccourcir ce processus moi je vais pas me représenter aux prochaines élections parce que j'ai à mon avis plein d'autres choses à faire je trouve cette comment ça s'appelle ce mandat génial je trouve ça enthousiasmant mais non d'un chien qu'est-ce qu'on pourrait qu'est-ce qu'on fait pour accélérer il faut faire une pétition pour accélérer le processus législatif parce qu'on va pas assez vite mais voilà en même temps c'est la démocratie qui s'exprime on dialogue on apprend le compromis voilà c'est pas toujours facile surtout qu'en ce moment il y a tendance à aller vers des extrêmes voilà donc mais c'est voilà c'est passionnant et puis c'est très enrichissant donc maintenant au tour d'Isabelle pourriez-vous nous parler de quelques actions concrètes menées par WWF en faveur vous en avez déjà parlé plutôt il y a-t-il une forme d'auto-censure ou de verrou qui empêcherait l'ONG d'avoir une action plus radicale et plus efficace face à l'urgence non je pense pas qu'il est de tout censure il y a wuf c'est une grosse organisation avec Greenpeace et les deux grosses organisations mondiales on est présent dans un pays sur deux donc on a aussi nous notre forme de Parlement et de démocratie interne et c'est très intéressant parce que c'est pas toujours facile même si on a tous pour objectif de faire en sorte que tout aille mieux etc mais de discuter avec nos collègues américains chinois africains européens qui ont pas forcément toujours exactement le même prisme sur les actions évidemment en fonction de ce qu'ils sont et de et des pays dans lequel ils évoluent donc c'est vrai que il y a voilà il y a parfois des sujets sur lequel nous aussi on est parfois un peu lent parce que il faut qu'on arrive à se mettre d'accord ou parfois à pondre des textes un petit peu à l'ambiguïté les fameux positions papers sur des sujets parce que parce que voilà il y a certains pays qui vont bloquer sur quelque chose et que il va falloir quand même qu'on arrive à parler à peu près d'une voix mais mais globalement ce qui est intéressant c'est que la façon dont on est structuré c'est par grand sujet et on a par exemple forêt océan et biodiversité climat etc et puis on a transversalement gouvernance économie et société et au niveau mondial on a des groupes qui qui font le lead un peu sur un sujet donc il y a au niveau mondial un responsable je sais pas moi forêt avec son équipe qui parle avec tous les responsables forêts de l'ensemble des doubles et WF donc ça nous permet d'essayer d'avoir les politiques à peu près alignées et de pousser tous à peu près dans le même sens c'est très moi je l'ai vraiment vécu de l'intérieur au moment de la Coop de Paris par exemple j'étais présidentE à ce moment-là du France donc je j'accueillais mais sans collègue des 100 autres pays et en fait là on était super efficace parce que tous les soirs on était ensemble on analysait ce qui s'était passé dans la journée on analysait les points qui nous paraissaient les plus les plus critiques sur lequel on voulait faire avancer la négociation et c'était les pitbull point les trucs sur lequel il fallait mordre et pas lâcher et le lendemain on repartait tous au combat chacun avec son pays pour défendre les mêmes choses et pour essayer de faire avancer la négociation dans le même sens donc ça c'est des organisations qui sont qui sont relativement efficaces c'est au niveau mondial et puis après évidemment au niveau purement franco-français et au niveau européen puisqu'on a on a auprès de du Parlement et de la commission il y a un groupe très structuré du WF Europe pour le coup qui va discuter avec les parlementaires discuter avec la commission pour pousser aussi des choses pousser des associations de citoyens on a beaucoup utilisé ce que ce qu'elle disait la méthode de signature quand on a plus d'un million de signatures on peut porter un sujet quand et puis des associations avec d'autres ONG au Parlement européen on est souvent avec 50 100 200 donc là on commence vraiment à représenter beaucoup de citoyens et et un pouvoir en tout cas d'écoute minima voir de de modifications et d'action quoi et puis bien sûr oui il y a tout ce qui est le franco français où on a là aussi des gens qui sont en charge du lobbying politique c'est à dire que on fait le job avec avec les députés avec les sénateurs avec s'il faut le président de la République pour porter un certain nombre de sujets par exemple on était très contents parce qu'il y a trois mois on a réussi nous aussi à mettre quelque chose dans la bouche du président de la République c'est vrai que c'est très conçu compliqué à l'arrivée à mettre quelque chose dans la bouche du président de la République mais on a réussi à lui mettre dans la bouche le fait que il fallait pas faire d'exploitation marine dans les grands fonds et là je peux dire que il a sacrément changé de position parce que il y a 5 ans il nous expliquait qu'il fallait y aller il y a trois ans il nous disait bon on va faire un moratoire mais on va quand même aller voir ce qu'il y a parce que un jour on ira et puis là maintenant la France porte la position que il faut pas y aller donc voilà après il faut qu'au niveau européen ça puisse se traduire etc mais voilà ce type de ce type de lobbying évidemment et puis on a une partie importante de notre action en dehors de ce qu'on fait avec les citoyens bien sûr qui est en direction des entreprises et on travaille beaucoup avec des entreprises y compris des grosses entreprises du CAC 40 alors sauf là aussi le nucléaire et le pétrole pour les amener à faire rentrer dans leur modèle économique un certain nombre de changements significatifs donc on travaille sur des contrats pluriels et on se fixe des objectifs voilà on va voir un peu ce qu'ils font et et on met en lumière un certain nombre d'objectif qui nous paraissent important et puis bah voilà après on fait les mouches du coche pour pour essayer de les amener à à se changer eux-mêmes et à faire évoluer leur modèle donc c'est c'est voilà c'est un peu tout ça tout ça donc c'est c'est vrai que c'est une organisation qui est voilà qui parce qu'elle est généraliste et aussi extrêmement varié quoi on s'ennuie pas dans la maison quoi d'accord donc maintenant une sorte de bilan d'ouverture de ces deux premières parties si Catherine vous retrouviez à la tête de WWF et Isabelle au Parlement européen comment réagiriez-vous moi je serai super mauvaise ah non mais je suis sûr parce que j'ai pas ton talent justement pour voilà quand les gens me cassent le plus un peu trop tendance à être voilà peut-être un peu trop en tout cas je n'aurais pas je pense ce sens que que tu as vraiment de mettre les gens autour de la table de ce débattre de de savoir aussi tu l'as bien expliqué où est-ce qu'on peut mettre un cavalier législatif où est-ce qu'on peut quelle personne il faut aller voir pour que voilà et ça c'est ça c'est la politique moi j'ai j'ai eu comme comme directeur quelqu'un qui est entré en même temps que toi au Parlement européen qui avait été ministre avant ce qui était Pascal Camphin et avec lui j'ai compris quand il était directeur du WWF parce qu'on discutait beaucoup ce sens politique ce sens de la tactique politique j'ai quand même vraiment compris comment il fallait comment il fallait faire enfin comment voilà c'est quelque chose que je sais pas faire et que j'aurais mis la patience ni le talent donc je serai super mauvaise j'ai eu un syndrome de proposition de de d'aller sur des listes politiques et j'ai toujours dit non moi moi mon job là où je me sens bien où là je pense que je suis plus efficace c'est vraiment dans une ONG alors c'est W9 ça aurait pu en être une autre mais je crois aussi que pour être bon il faut se sentir bien dans ce qu'on fait quoi sinon ça va pas et moi je pourrais pas il y a des choses pourraient pas me forcer à les faire quoi d'abord la première des choses et on en parlais un peu à table c'est que moi je navigue obligatoirement trois mois par an et que ça c'est pas négociable et que c'est pas compatible avec une fonction politique donc je suis désolé mais ça c'est la raison numéro 1 pour lequel je ne peux pas être parlementaire oui moi d'abord j'ai d'abord été beaucoup dans la société j'ai pas présidé une belle association fondation comme Isabelle fondation fondation mais j'en ai créé plusieurs cofondé plusieurs et c'est vrai que la politique c'était pas du tout mon truc et définitivement effectivement quand tu évoques Pascal Camphin c'est quelqu'un qui a des convictions mais qui a aussi le sens politique et ça je dois l'avouer je ne la politique politicienne je pense qu'en fait c'est un métier et j'arrive à faire de la politique sans faire de politique politicienne mais c'est pas toujours très simple et j'arrive à défendre moi en fait je suis arrivé avec un sujet alors que souvent au Parlement européen vous avez des gens qui arrivent parce que ils sont voilà il faut qu'ils atterrissent quelque part et après ils se cherchent un sujet sur place c'est même la majorité et donc moi je savais pourquoi j'y allais parce que j'avais un sujet à défendre et voilà ma par contre une des raisons pour lesquelles je n'y retournerai pas c'est parce que je pense que je suis plus proche voilà c'est ma fibre elle est plutôt associative que que politique même si moi je crois vraiment la politique c'est formidable parce que c'est un moment il faut avoir le ça vous permet ou du moins pensez-vous d'avoir le pouvoir de de faire accélérer moi je vois la je parle tout le temps de chercher des accélérateurs de passage à l'action j'ai eu deux années au ministère de l'écologie comme délégué à la mer au littoral qui ont été très intéressantes parce que là j'ai travaillé avec l'administration et j'ai vu passer les politiques et finalement un ministre alors ponctuellement ça a du pouvoir mais ça passe ça passe un ministre donc l'administration aurait beaucoup de choses à mettre en oeuvre si elle était parfois un peu plus écoutée par son moi j'ai découvert une administration de la mer qui était volontaire qui avait beaucoup de choses à dire mais qui arrivait pas forcément à trouver l'oreille de là ou du ministre donc donc voilà je pense que je retournerai probablement dans l'association derrière mais l'expérience moi je crois que j'ai bien aussi les expériences variées et je trouve que j'aurais énormément appris en tous les cas sur les processus et même sur le fond des sujets merci pour toutes ces réponses très intéressantes donc le temps court nous allons proposer au public et aux personnes qui sont dans le live de poser leurs questions si vous le souhaitez et on va vous demander aussi de faire des réponses un peu plus courtes merci alors il y a une demain une devant et une prise dans le fond je sais pas où sont les micros voilà les micro arrivent je crois que vous aurez la parole juste après alors on vous entend pas je sais que vous avez beaucoup de sujets à traiter mais concrètement je voulais savoir est-ce que en ce moment vous travaillez la double WWWF ou ne surtout au Parlement européen sur le sujet du massacre des dauphins aux Îles Féroé et où est-ce que ça en est aujourd'hui sur le sujet du massacre des dauphins aux Îles Féroé oui alors ça ça dépend pas du tout F1 France ça dépend du WWF Danemark puisque les Feroé sont en tout cas il y a un parlement local mais mais dépend du Danemark et c'est un peu le même sujet qu'en France c'est un sujet un peu différent parce que c'est théoriquement une espèce de sujet historique puisque historiquement depuis trois ou quatre siècles on chassait aux cultural on chassait donc les globiscéphales de cette manière qu'une manière extrêmement brutale et barbare et que là c'est intéressant parce que on voit bien qu'on touche à la politique parce que à travers le fait moi je suis allé naviguer au Féroé j'ai pas mal discuter avec les faire un géants de ça et ils le vivent comme une représentation identitaire c'est à dire que de s'accrocher à ça ils savent très bien que non seulement ils en ont plus du tout besoin pour vivre puisque c'est devenu un pays assez riche que deuxièmement ces animaux marins sont ultra contaminés aux pesticides et un certain nombre de produits au point que c'est toxique pour leur santé et que les femmes enceintes et les enfants ont interdiction de manger des produits de cette chasse donc on peut pas dire que voilà ils le savent ils savent que c'est mal vu par tout le monde ils savent que c'est barbare mais il s'accrochaient ça comme une sorte de revendication identitaire et une façon de dire on va pas nous imposer la façon de vivre on est une communauté isolée on est les Féroé etc et on a notre petit Parlement à nous et on fait ce qu'on veut et donc il y a une espèce de crispation très identitaire sur ce sujet là qui fait que c'est extrêmement difficile de traiter de manière raisonnée parce que de manière raisonnée on a tous les arguments pour dire qu'il faut arrêter mais d'un point de vue politique et d'ailleurs c'est c'est pour ce que je sais une des grandes difficultés du dévu Danemark qui essaye de battre là-dessus c'est que les politiques danois ne veulent surtout pas s'emmêler parce que ils veulent pas en venir leur relation avec les Féroé sur ce sujet là donc finalement bon bah je pense que les politiques danois n'ont pas grand chose à faire les globiscéphales donc donc c'est un sujet sur lequel voilà sur lequel on continue à se battre mais qui est un sujet quand même très compliqué alors par contrainte de temps on va devoir malheureusement une petite question madame avait levé la main on va essayer d'être bref ok vous avez évoqué tout à l'heure le les enjeux autour de l'exploitation des écosystèmes marins aujourd'hui on en parle beaucoup et il y a un peu de chlore on va dire ceux qui pensent qu'il faudrait exploiter les écosystèmes abyssal parce que ça pourrait nous apporter beaucoup de réponses et ceux qui pensent que justement l'océan est très mal connu et donc l'exploitation des écosystèmes marins pourraient conduire à la destruction de la chaîne alimentaire dans les abysses par exemple des choses comme ça vous en tant que marin qui est très attaché à la mer qu'est-ce que vous pensez de cette question autour de l'exploitation des abysses et donc vous parlez d'une exploitation future éventuellement oui sur Oui oui je crois que je crois que ce qui est très compliqué aujourd'hui c'est d'arriver dire on arrête de faire comme on a fait l'habitude c'est-à-dire qu'on va exploiter un milieu et puis 10 20 50 ans plus tard on s'aperçoit qu'on a fait n'importe quoi et puis voilà donc ce que disait catherine est important je aucun souci qu'on peut très bien imaginer une partie du développement humain grâce à l'océan à partir de produits de l'océan un des sujets de la conférence qui s'est clôturé donc le week-end dernier c'était tout ce qui est d'ordre biochimique et génétique issus des produits de la mer par exemple il y a peut-être pour nous une future pharmacopée une future voilà donc on peut très bien imaginer d'aller entre guillemets exploiter les écosystèmes marins par contre je pense que ce qui est déterminant c'est que il faut avant tout imaginer l'impact de ce qu'on va faire avant de commencer à le faire c'est c'est évidemment très net sur les écosystèmes des grands fonds qui sont ultra fragiles et où il est pas question et c'est pour ça qu'on s'est battu nous et qu'on continue à se battre un peu partout pour que pour l'instant ce soit totalement interdit et le sujet va être assez chaud là dans les mois qui viennent parce que on ne peut pas pas aller commencer à gratter le fond des des grandes profondeurs comme ça sans avoir absolument aucune idée des conséquences que ça va avoir sur les écosystèmes et sur l'océan en général et qu'à partir de la seulement on pourra dire bah ça on peut le faire je dirais ça pas de conséquence où on peut le faire de telle manière ou on peut pas le faire et peut-être même avant même de faire des études l'impact possible des activités c'est savoir juste à quoi ça ressemble en fait on ne connaît pas on commence tout juste à découvrir quand on parle des grands fonds marins il y a pour schématiser il y a vraiment deux grands écosystèmes mais peut-être que vous en parlez ici c'est peut-être dans vos dans vos formations il y a deux grandes écosystèmes bien il y a tout ce qui est plein d'habitat et puis il y a ces alors sur les plaines abyssales vous avez un certain endroit ce qu'on découvre c'est des nodules polymétalliques en fait il y a des chambres d'huile polymétalliques qui sont peuvent qui intéressent l'industrie des minerais et puis vous avez aussi tout ce qui est les les failles le long des failles abyssales vous avez des sources hydrothermales etc et de ses sources de l'eau de mer qui rentre dans la terre vous ressort des minerais etc ressort probablement des ressources en terre rare etc et on s'aperçoit depuis qu'on a réussi à envoyer des des sous-marins assez profonds comme ça qu'il y a malgré tout une vie qui vit autour de ces encrûtements c'est voilà c'est ces écosystèmes il y a une vie il y a des crevettes il y a des bactéries notamment qui qui vivent grâce à la chimiosynthèse et non plus à la photosynthèse et tout ça on commence tout juste à découvrir c'est c'est ces organismes ces écosystèmes ce qui évoqué aussi Isabelle avec les ressources génétiques profondes on s'aperçoit que les bactéries dans les dans l'océan profond elles ont justement des caractéristiques éventuellement chimiques et mécaniques parfois ça va pas mais des caractéristiques qui permettent soit de fabriquer effectivement des des médicaments ou même des matériaux etc etc donc il y a un champ de connaissances qui est énorme moi je suis personnellement puisque votre question c'était qu'elle est notre position pour la recherche pour la connaissance parce que les scientifiques en ont vraiment voilà on a besoin de comprendre et bien évidemment pour l'instant de ne pas toucher ces écosystèmes parce qu'en fait compte on constate que la vie est beaucoup plus longue à ce à se reproduire dans ces dans ces écosystèmes qui sont fragiles aussi merci alors maintenant nous allons passer à la troisième partie et pour ceux qui ont encore des questions vous pourrez les poser éventuellement dans le café égalité on pourra prendre un petit moment pour ça et je vais laisser la parole donc à Lila et Basile merci alors ça ça tombait bien parce que on voulait parler d'exploitation des fonds marins mais du coup on va pouvoir avancer un peu plus vite et parler directement de d'une question qui nous intéresse aussi c'est les air marines protégées donc aujourd'hui en France il y a 30 % des air marines qui sont dites protégées mais d'après l'association Bloom c'est plutôt 0,1% dans les faits puisqu'on peut encore pêcher au chalut dans ces dans la plupart de ces zones donc en ce moment ça fait beaucoup de bruit et on voulait savoir ce que vous en pensez oui bah les armoires protégées il y a tout d'abord il y a plusieurs types d'armoires protégées pour avoir des réserves des parcs marins nationaux régionaux des zones Natura 2000 enfin toute une variété toute une gamme sur lequel la protection je dirais presque ça va de 0 à 100 quoi sur les réserves c'est vrai que c'est à peu près bien il y a pas de pratiquement pas d'impact il peut y avoir les impacts de ce qui se passe autour mais et puis dans une zone naturelle 2000 malheureusement en général on peut faire à peu près n'importe quoi y compris et même dans les parcs d'ailleurs y compris chaluter c'est quand même une activité très très impliquante donc en plus la France c'est dotée de sa réglementation à elle pour dire ce que c'était que un parc et un cœur de parc donc on s'est fait notre petite cuisine à nous et pour vous donner un exemple moi il se trouve que je suis aussi présidente du conseil des Terres australes et Antarctique françaises et dans les terres astrales et antarctus françaises on a donc on a fait un énorme parc marin même une énorme réserve donc en termes de pourcentage c'est super tout d'un coup la France a bondit donc c'est pourcentage parce que j'allais dire ça coûte pas cher il y a que des manchots là-bas donc ça gêne pas beaucoup les activités et puis là dedans à l'intérieur de ces de ces grands espaces protégés ce qui de toute façon toujours bien on a on a délimité des zones qui étaient vraiment des zones encore plus protégées mais dans le reste du parc on laisse la pêche se faire alors c'est pas une pêche au chalut mais donc on prend les petits arrangements on va dire qui sont voilà finalement parce que quand même le sens de ces aires protégés c'est d'abord de protéger la biodiversité et éventuellement après de laisser faire ou d'accueillir un certain nombre d'activités humaines on voit que malheureusement on en est encore loin donc dans les chiffres c'est super dans la réalité c'est vrai que dans la réalité c'est pas toujours aussi facile que ça quoi et les zones réellement protégées je vous dis soit elles sont dans des endroits comme les terres australes soit elles sont comme des petits confettis un peu partout et et pas super efficace en terme de biodiversité donc il y a encore il y a encore vraiment du travail à faire sur tout ça oui en complétant moi je moi j'ai longtemps cru au modèle français j'y crois toujours encore parce que il a pour avantage de mettre beaucoup les acteurs autour de la table notamment dans les grands parcs marins où on a des comités de gestion etc c'est vrai que on interroge parce que je pensais que un peu peut-être naïvement on allait réussir à s'entendre pour garder des zones de totalement sans aucun impact peut-être alors on me dit si peut-être en laissant les les plongeurs ainsi c'est toi Didier qui est éventuellement évoqué des plongeurs mais même la plongée sous-marine peut avoir des impacts longitudes 180 qui est l'association de François Sarano elle invite les plongeurs à faire attention moi pour compléter j'aurais envie de dire que ce modèle de de gouvernance moi je verrai bien tout l'océan en intégrale intégralement co-géré on aurait dû on aurait dû parler de Dr marine co-géré et aussi en complément parce que on s'aperçoit qu'on a au niveau national à mettre en œuvre une politique européenne qui est celle de la planification des espac maritime et je m'aperçois que en fait on aurait dû prendre des choses totalement différemment on aurait dû mais malheureusement voilà on a avancé d'abord en désignant les zones à protéger parce qu'il y a probablement il y avait une urgence et c'était bien mais on aurait dû dire dès le départ on planifie l'espace et planifier l'espace c'était se mettre d'accord sur à quel endroit on met la protection à quel endroit on accepte de développer des parce qu'en ce moment on fait la planification mais en fait plein de zones sont figées et des zones où on a dit qu'on allait protéger mais finalement protège pas on a des pêcheurs qui imaginent alors les pêcheurs et moi j'adore les pêcheurs mais ils sont souvent dans des postures où il considère qu'ils étaient là avant donc ils n'étaient pas non plus à avancer ils sont très influents dans les comités de gestion des arts marines protégées bref je ne vous cache pas que je trouve qu'en ce moment la situation est un peu compliqué parce qu'en ce moment on doit accoucher la France doit accoucher d'une nouvelle stratégie pour les aires marines protégées quand même temps elle doit avancer sur la planification des espaces maritimes ça y est on a déjà défini un peu les espaces mais on doit aussi repenser la stratégie nationale pour l'Amérique littorale moi j'avais travaillé sur sa première version bref il y a un moment je crois qu'on devrait prioriser je pense qu'on aurait dû prioriser et dire voilà comment ensemble on arrive on décide que la mère soit notre avenir fait encore une fois moi je trouve que on prend pas forcément les choses et le problème c'est que les gouvernements les uns après les autres prennent les choses comme comme elles ont été laissées par les prédécesseurs et que voilà on avance pas de manière très très construite je voilà et sur les arts marines protégées c'est un sujet qu'on a aussi beaucoup au niveau européen ce qui est sûr c'est que il va falloir être un peu plus radical contre l'a été moi je suis assez oui je pense qu'on doit vraiment avoir beaucoup plus d'air de de noter que en Méditerranée on est censé on est il y a tout un réseau d'air marines protégées mais je crois qu'il y a 0 0 4% qui est réellement protégé alors protéger il y a aussi un truc qui est important dans les armoires protégées c'est de développer la connectivité et moi je voudrais vous évoquer un grand projet qui existe à l'échelle qui est en train d'être initié par un réseau d'armarines protéger en Méditerranée qu'elle est une espèce de ceinture bleue autour de autour de la Terre d'air marine protégée qui passerait par l'Antarctique etc mais après et la négociation sur la haute mer aussi qui doit créer des armées de protégées en haute mer mais voilà je pense que en ce moment on a un petit débat français quand même à mettre au et ben c'est une super transition est-ce que du coup on va parler de vu que on est quand même on a quand même la deuxième plus grande Zee du monde il y a quand même beaucoup de citoyens et de citoyennes qui sont concernés par les littoraux et du fait de leur présence déjà sur les littoraux et comment comment ces citoyens et citoyens là on pourrait les mobiliser comment comment est-ce que il se mobilisent et comment on pourrait faire en sorte qu'ils se mobilise plus est-ce que vous avez des clés des des choses à proposer bah moi je pense que les gens se mobilisent sur des choses qui les touchent donc c'est vrai que par exemple quand on parle de la gouvernance des aires marines protégées c'est pas un sujet qui touche beaucoup les citoyens comme ça ils trouvent que déjà c'est des gros mots gouvernance machin oh là là c'est de la paperasse donc je pense que il faut arriver à identifier un certain nombre de sujets je parlais tout à l'heure des dauphins je parlais de voilà on peut parler du salutage parce que par exemple le chalutage les gens peuvent imaginer ce qui se passe dans le fond là donc il faut il faut arriver voilà à identifier ces sujets et puis à organiser des mobilisations alors il y a plein de façons de faire des mobilisations il y a le on peut on peut faire des pétitions c'est un peu le niveau de base mais mais au Parlement européen c'est bien quand on vient avec quelques millions de personnes consignées c'est quand même pas mal on peut bien sûr mobiliser tous les réseaux de la communication communication avec les journalistes mais aussi maintenant essentiellement la communication par par le web on peut on peut mobiliser avec des actions des gens sur le plastique souvent mobilise avec des actions on va on va récupérer le plastique alors c'est pas le plastique qu'on récupère le jour J sur la plage Tartempion qui est important c'est le fait que du coup tout d'un coup les gens vont voir qu'à la fin la journée ils ont fait un gros tas de plastique sur la petite plage qu'ils aiment vous emmène donc voilà alors je crois que ça c'est un peu le boulot pour le coup des ONG d'identifier dans l'ensemble des sujets d'abord des urgences et des sujets à travers lesquels on va pouvoir mobiliser par les on a un concept entre guillemets qui est un peu générique dans les ONG c'est ce qu'on appelle les espèces parapluies c'est à dire une espèce parapluie c'est une espèce que tout le monde connaît que tout le monde aime et quand on la protège comme on va être obligé de protéger tout un espace pour que cette espèce survive et ben du coup on va protéger tous les autres à toutes les autres bestioles qui sont dedans donc typiquement quand on parle de l'éléphant avec la forêt de la baleine pour la mer ou de l'ours polaire dans les territoires polaires etc on s'adresse à une représentation raconte une histoire et il faut raconter des histoires parce que sinon c'est incompréhensible donc voilà c'est moi je pense que c'est comme ça qu'on peut arriver et puis en se donnant des objectifs qu'on peut atteindre et célébrer les victoires on le fait pas assez c'est ce que disait Catherine au début quand on se retourne on s'aperçoit qu'on a fait du chemin bah si on veut soutenir le moral faut aussi la notre carte de vœux cette année au début du f c'était nos 10 victoires de 2022 parce que voilà on a on peut y arriver quand même de temps en temps on a de multiples façons de mobiliser pour compléter il y a effectivement tout ce qui est ramassage dans ce qu'il y a héberger les dernières années et moi j'en ai solice j'en ai poussé j'en ai développé plusieurs notamment vous savez ces plaques la mer commence ici en fait on a pour moi un énorme enjeu c'est pas uniquement de solliciter ce qui sont qui vivent la mer qui sont au bord de la mer mais de remonter à l'intérieur des terres pour voilà pour moi il y a ce vraiment cet enjeu de faire comprendre que chaque citoyen sur cette planète est liée à l'océan par tout ce que l'océan lui apporte mais qu'il a aussi un impact sur la mer ne serait-ce que par ses propres émissions de CO2 etc donc il y a en termes de sensibilisation des des outils très développés depuis quelques années comme le ramassage et ça continue à mon avis les ramassages c'est une bonne parce que on est actif il est acteur donc non seulement RAM mais s'amuser à compter combien de mégots de cigarettes combien de identifier tout ce qu'on tout ce qu'on ramasse ces plaques la mer commence ici je vous dis à Angers on a planté une soixantaine maintenant la mer commence ici avec notre logo de l'océan bien commun je suis vachement fier et puis pas qu'à ranger il y a plein de communes qui l'ont développé c'est pas nous qui avons lancé ça c'est d'autres mais je trouve que c'est une très très belle initiative je voudrais vous parler d'une initiative qu'on a lancé avec ces les jeunes qui travaillent sur l'initiative au sein bien commun mais sur l'axe mobilisation citoyenne justement on a lancé une nage pour nager pour l'océan et on est en train d'organiser une nage pour l'océan justement à Angers mais on en a fait plein une à Paris et puis d'autres sur le littoral mais là c'est à Angers on va aller on fait allez on nage 100 mètres et on va pouvoir récolter grâce à un partenaire qu'on a trouvé qui donne un euro par mètre que vous allez nager on va pouvoir donner des sous à une association locale etc et puis on a lancé le projet blueprint sur le territoire de Auray Quiberon théatlantique c'est un projet pilote où on s'est dit bon mon concept d'océan bien commun c'est un peu stratosphérique c'est peut-être un peu nébuleux les gens comprennent pas ce que ça veut dire on va essayer de le décliner concrètement sur un territoire qu'est-ce que ça veut dire que on mobilise la responsabilité individuelle et collective et on a commencé par saluer les bonnes actions on a commencé par une conférence inaugurale ou sur ces 24 communes qui sont toutes les trois dispatchées autour de trois rivières trois bassins versants qui vont directement soit dans la baie de Quiberon soit du côté de l'océan de l'autre côté de la presqu'île de Quiberon il y a 24 communes et la commune c'est Auray donc quiber atlantique il y a Carnac à La Trinité-sur-Mer belle c'est plein d'autres encore et tel et première conférence on identifie des acteurs dont on valorise les actions etc et depuis deux ans l'équipe qui mène ça c'est deux jeunes filles qui qui pilotent ça avec des petits moyens mais énormément d'énergie elles ont créé des balades de des balades de bassins elles suivent les cours d'eau dans cette idée de l'acrymosphère on a de ce grand cycle de l'eau elles ont inventé des apéros pontons sur le ponton de la Trinité-sur-Mer elle en fait à chaque fois il y a ces espèces de ce qu'on appelle des notes ça c'est des jeunes ils connaissent ça les nudes c'est des moyens de sensibilisation au travers d'actions un peu parallèles c'est l'idée de remplir une une colonne transparente de mégot de cigarette en se demandant combien on va réussir à en récolter ou je sais pas quoi etc et en fait ils avaient suivi des formations l'un d'entre eux avait suivi une formation à à Dauphine ou justement il travaillait sur les les solutions les actions transformationnelles qu'est-ce qui fait qu'on passe à l'action etc et moi je vais vous dire je trouve cette créativité réjouissante parce qu'en fait je découvre plein de choses il y en a un qui a une idée aussi d'un filet bleu parce que comme il faut pendant l'été sensibilisé pas uniquement les résidents mais aussi sensibiliser les vacanciers il faudrait mettre en place des actions de sensibilisation partout où sont censés passer les vacanciers et donc il faut quelque part que tout le monde soit pris ou soit pris par le filet bleu etc c'est à dire par exemple avoir un partenariat avec pousser les restaurateurs à puisqu'ils sont tous à mettre des comment ça s'appelle des sets de table en papier d'avoir de l'information sur le set de table plutôt que d'avoir que de la pub des voilà etc etc et je trouve que indépendamment de notre action de mobilisation méta voilà je trouve que il y a plein de il y a plein d'innovations en ce moment autour de ces mobilisations merci pour votre réponse en tout cas c'était inspirant et puis on voit cette part aussi importante de placer les émotions aussi au centre des changements et dans tout ça qu'en est-il de la littérature est-ce que pour vous ça aussi un une influence un impact et et est-ce que parfois éveiller les émotions c'est plus efficace que dénoncer des données scientifiques et on est donc dans un établissement de l'enseignement supérieur du coup quelle place a l'enseignement dans tout ça qu'est-ce qu'on peut utiliser est-ce que voilà quelle direction bon je vais essayer d'être très rapide oui bien sûr tout ce qui est de la du registre de l'émotion et de la transmission de l'émotion c'est essentiel enfin on vit ça quand même on vit quand même pas que de connaissances scientifiques même si la connaissance fixe c'est la base et dans une époque où elle est beaucoup remise en question je trouve que il faut la défendre farouchement parce que c'est quand même là-dessus voilà sur du solide quoi et moi je fais beaucoup le lien entre les fake news et l'affaissement de la démocratie donc je pense que c'est des enjeux qui sont qui sont fondamentaux après ce que j'ai tout à l'heure quand on essaye aussi de trouver un moyen de s'adresser aux gens par exemple pour moi le roman c'est une manière de s'adresser aux gens qui vont peut-être avoir du mal à lire le rapport du GIEC même les mêmes les 10 pages pour les décideurs c'est une manière de les aider aussi à visualiser parce qu'on l'a souligné souvent on se dit oui la planète un degré et demi degrés bon so what bon et là tout d'un coup quand c'est le vécu de personnages qui qui traversent ces situations je pense que voilà ça les rapproche de vous et c'est une façon de faire passer des messages en dehors du pur plaisir de la littérature parce que moi j'ai aussi un pur plaisir à la littérature donc ça c'est voilà donc oui je pense que après établissement d'enseignement supérieur c'est vous qui allez à tout manette j'espère pour vous dans pas si longtemps que ça et donc et donc c'est essentiel que ben voilà que vous puissiez vous ouvrir à toutes ces problématiques les cours oui bien sûr les séchez pas c'est pas bien mais tout ce que vous pouvez faire à côté tous vos engagements d'un côté vous avez du temps quand même donc allez-y lâchez-vous sur sur beaucoup de sujets ça peut être des sujets locaux ça peut être des sujets mondiaux mais soyez déjà tout de suite maintenant dans l'action l'émotion évident dans les sensibilisations indépendamment de non seulement de tes livres mais aussi de je trouve que dans dans le texte dans tes spectacles il y avait des voilà ça participait à la sensibilisation on aurait pu évoquer le cinéma pas plus tard qu'hier moi je discutais avec un ami qui a créé une association qui s'appelle asso salée il organise depuis des années des projections de films pour sensibiliser à la mer en général et il m'a dit hier écoute de plus en plus vraiment je m'oriente sur des films ou des documentaires de sensibilisation à la vraiment pas uniquement au fait maritime mais à la protection de l'océan et voilà il voulait chercher comment être plus comment être plus efficace et plus connu il a aujourd'hui lui aussi envie de rentrer à l'intérieur des terres donc il va chercher il organise des projections à ciel ouvert etc je trouve que le cinéma moi je suis allé voir Avatar 2 avec cette idée etc parce que on sait que James Cameron qui a plongé dans les abysses et qui est très sensible caméra dit il a participé vraiment donc le cinéma a beaucoup pas faire et il faut absolument aller voir je ne l'ai pas vu le film qui est sorti paraît-il la semaine dernière ou cette semaine sur les sur les baleines sur les sentinelles qu'il a vu sentinelle sentinelle c'est quoi le titre les gardiens de la planète il parait que ce film est très beau voilà donc le cinéma a beaucoup d'importance moi je trouve que l'enseignement a fait énormément la fait énormément de progrès puisque au moment du grenade de l'environnement et du Grenelle de la mer auquel nous avons participé toutes les deux moi à l'époque je présidais le groupe de travail sur sensibilisation éducation communication et on disait ça serait vraiment bien que la mère rentre dans les programmes aujourd'hui même dans les 5e je sais qu'au lycée même au collège et au lycée c'est entrer dans les programmes alors moi il y a une chose pour laquelle je milite beaucoup au Parlement européen dont on parle pas souvent dont on n'a pas du tout parlé aujourd'hui on a parlé de développement durable mais moi je milite pour les objectifs du développement durable parce que je trouve que plus je découvre la richesse de ces en fait de cette grille qui est universelle cette proposition les odd de 2015 qui va être révisé bientôt qui a fait suite à l'agenda 21 alors ça paraît être un truc une machine un peu compliqué et même parmi ceux qui ont participé à les concevoir c'est pas forcément les premiers défenseurs parce qu'il se trouve que c'est pas il considère que ça n'est pas transformationnel et en fait moi j'ai milite beaucoup pour une approche intégrée des odd parce qu'en fin de compte dans les 17 au DD vous avez tous les enjeux de la planète et ces odd ils sont utilisés par tout le monde unique pas uniquement les États mais les collectivités territoriales aujourd'hui les entreprises quand elles veulent piloter leur RSE ou leur ESG etc sur quoi elle s'appuie sur rien d'autre que sur les objectifs de développement durable elle regarde si elles ont bien comment elles ont qu'est-ce qu'elles disent sur l'éradication de la pauvreté l'éradications de la fin sur le le quitter entre les hommes et les femmes sur la préservation de la biodiversité sur le climat sur les infrastructures et etc et il y a des un économiste américain qui a travaillé sur une approche intégrée des odd en se en se disant comment on peut les regarder de manière à avoir une mise en œuvre encore plus transformationnelle et je trouve tout ça est extrêmement riche et je me dis qu'en plus cet universel les pays africains dans les pays africains c'est extrêmement utilisé mais c'est pas uniquement le problème c'est qu'on a regardé les odd comme un outil d'aide au développement de nos politiques de développement c'est pas uniquement c'est les audd sont super pertinents pour nous en France il y a une tout un groupe de députés et de parlementaire qui a compris l'importance des odd il y a même eu un rapport remis au Premier aux précédents Premier ministre sur odd tout est lié avec des propositions et au niveau du Parlement européen on a créé moi j'en fais partie une alliance des objectifs du développement et parce que en fait tout notre texte législatifs disent qu'il faut s'aligner sur les odd oui mais une fois qu'on a dit ça ça veut dire quoi en fait les de d'intégrer les objectifs du développement durable permet de structurer les politiques permet de structurer les réponses qu'on a à donner et moi je milite je suis même persuadé que le premier parti politique qui comprendra que c'est un véritable programme politique il aura tout compris parce que c'est la c'est une voilà ce sont des bases extrêmement solides et qui permettent de développer les politiques publiques comme ça ça a l'air d'être un machin mais n'empêche que de s'intéresser un peu plus à leur à la manière dont on peut les décliner et les aborder aussi de manière transversale regardez la mer au regard de tous les autres odd il y a des exercices il y a des scientifiques qui ont travaillé sur ce sujet c'est vachement riche donc voilà je pense que les odd je sais pas s'ils sont enseignés beaucoup mais je trouve qu'il devrait l'être donc là on a on a parlé de comment intéresser les gens comment se rendre compte qu'on est en relation avec la mère donc là plus généralement on peut se demander on peut vous demander c'est à quoi ressemblerait une relation souhaitable entre l'humain et la mère et généralement entre l'humain et le reste de la nature voilà je crois que la première des choses c'est quand on a réussi à se persuader qu'on en fait partie et qu'on n'est pas ni à côté ni au dessus ni je sais pas où ce sera la première victoire et à partir du moment où on comprendra qu'on en fait partie on arrivera mieux à saisir la pertinence de la protection de l'environnement en fait la protection de l'environnement c'est pas protégé la planète pour la planète la planète quelque part j'avais dit on s'en fout ce qui nous intéresse c'est quand même beaucoup nous c'est nos qualités de vie humaine nos collectivités nos collectifs c'est ça qui est en jeu au fait aujourd'hui dans le dans les questions environnementales moi qui reste plein de baleines et puis d'êtres humains ça m'intéresse pas beaucoup par contre je sais que j'ai besoin en tant qu'être humain j'ai besoin qu'il y ait des baleines parce qu'elles ont un rôle dans l'environnement parce que parce que aussi pourquoi pas esthétiquement elle me touche enfin voilà donc donc c'est voilà je pense que le fait d'arriver à retisser une harmonie pense qu'on se perçoit comme étant dans l'environnement et qu'on perçoit je reprends juste l'image que tu avais tout au début quand tu disais on est sur le bateau on a l'immensité quand vous êtes sur le bateau la nuit et que vous regardez les étoiles et que vous voyez des milliers d'étoiles et que vous vous dites que on est d'accord un grand poussière dans l'univers mais on est le seul sur lequel de l'océan et c'est pour ça qu'on est là ben vous commencez à repenser les choses un tout petit peu différemment quoi donc je crois que tout peut se décliner différemment à partir du moment où on commence à repenser qu'on appartient à ce milieu oui repenser la la relation de l'homme à l'océan moi je moi c'est mon océan bien commun excusez-moi je vais venir dessus mais il faudrait que les êtres humains sur cette planète comprennent des c'est tout l'enjeu de notre sensibilisation de notre mobilisation justement ce lien qu'il que voilà c'est ce poumon bleu puisque c'est 50% de l'oxygène que nous respirons etc qui nous nourrit etc mais ça va au-delà de ça il y a quelque chose qui s'est passé ce week-end avec le traité l'adoption du traité sur la gouvernance de l'océan c'est que alors qu'on est dans un contexte politique extrêmement tendu au niveau international tous les pays de la planète ont réussi enfin 193 nations ont réussi à se mettre d'accord pour protéger la biodiversité en haute mer et moi je dis que au-delà du message de on va protéger la haute mer c'est un formidable enjeu sur le préservation du multilatéralisme on arrête pas aujourd'hui de dire que ce multilatéralisme il est il est attaqué de toutes parts et que les Nations Unies ça ne sert à rien et que etc mais n'empêche qu'on a réussi à se mettre d'accord donc je pense que c'est même un garant de la paix le l'océan et donc je pense que voilà après le regarder non pas comme un machin qui fait peur un objet qui fait peur parce que souvent une ni un terrain de jeu je pense que le problème c'est qu'on a regardé pourquoi on a autant de plastique dans la mer à une époque vous savez il y avait ce qu'on appelait les marins de la Royale comme il s'appelle M a ils avouent aujourd'hui qu'il y avait un exercice qui s'appelait l'opération plage arrière qui consistait à jeter les toutes les poubelles par-dessus bord mais parce que probablement on pensait on ne se posait même pas la question de ce que ce qu'elle est de venir les déchets une fois que jeter à la mer l'époque où on a balancé à la mer les déchets nucléaires on imaginait que la mère allait recycler tout ça donc la mère c'était inerte c'était c'était comme de l'eau chez nous qui dilue les choses dans dans un lavabo enfin je sais pas c'est juste comprendre que la mer est vivante et je pense que je reviens à ce que je disais au début moi quelle chance j'ai eu de savoir dès le départ qu'elle était vivante voilà la mère est vivante et elle est incarnée par cette queue de baleine elle est elle est incarnée par le plancton le micro je sais pas je vous invite à regarder quand on parle d'émotion regardez toutes les magnifiques photos de de sarder de ces Michel à son prénom qui a participé à l'aventure de des expéditions Tara Tara océan sur sur le plancton c'est juste magnifique quoi et ça ça existe aujourd'hui en l'ignorait encore il y a quelques il y a quelques années voilà se laisser se laisser émouvoir et penser que l'océan c'est aussi un enjeu de paix je pense merci à vous deux pour vos réponses qui est à la fois intéressante parce qu'il y avait l'approche individuelle de la relation avec la mère et aussi l'approche internationale et je trouve que c'est une bonne conclusion pour pouvoir ouvrir le dernier temps de d'échange et de discussion et donc à vous la parole à vous les questions lâchez vous c'est votre dernière chance bonjour Merci pour votre temps déjà merci pour ce c'est toutes ces belles paroles et ce beau débat moi on est donc dans une école d'agronomie le but des étudiants ici c'est à terme d'être capable de produire de l'aliment pour pour donc la population et de manière durable les demandes en produits de la mer augmente énormément est-ce que vous pensez que l'on doit répondre à cette demande et est-ce que vous pensez qu'il est possible de répondre à cette demande de façon durable et comment campagne pour manger moins de poissons et on le dit on le répète on le Martel et on se fait pas que des amis les Français ont une consommation moyenne qui est environ quatre fois la consommation mondiale moyenne ce qui veut dire non seulement que on importe une grande partie dit mais que y compris on encourage la pêche pirate parce que quand on a une grosse demande on a voilà et on encourage aussi la culture l'élevage dans des conditions qui sont loin d'être optimales et voir qui sont des astres environnementaux c'est comme la viande les protéines animales il faut qu'on se mette dans la tête que il faut absolument qu'on diminue parce que parce que tout simplement les protéines animales je peux vous l'expliquer vous le savez très bien ça ça mobilise beaucoup plus de termes beaucoup plus d'eau et puis en plus aujourd'hui souvent dans la dans les conditions dans lesquelles c'est fait avec énormément de de d'intrants et de et de pesticides c'est aussi des désastres environnementaux mais mais voilà oui il faut qu'on diminue et après ce qui est un tout petit peu compliqué avec les produits de la mer c'est d'arriver à identifier quels sont les espèces qu'on peut continuer à manger quels sont espèces où il faut vraiment s'arrêter donc toutes les organisations comme nous on fait tous nos petits dépliants pour dire alors ça quand ça vient de là oui quand ça vient de la non à quelle époque de l'année oui donc c'est quand même c'est quand même assez compliqué il y a eu il y a toujours d'ailleurs des essais de labellisation dont le plus connu c'est MSC qui est à mon sens une bonne tentative qui a aussi des limites puisqu'on a vu rentrer dans MSC des espèces qui étaient pas forcément très très bien gérées mais mais voilà donc comme tous ces messages là sont compliqués moi mon message le plus simple c'est manger du poisson une fois par semaine point voilà et donc diminuer notre consommation en tout cas pour nous pour nous en France c'est évidemment pas vrai dans dans beaucoup d'autres pays du monde aussi souvent une des seules sources de protéines que les populations à leur disposition moi je pense que vous avez aussi un enjeu je pense que c'est d'avoir une approche qui n'est pas uniquement au regard de la consommation du poisson d'abord je pense qu'il faut manger moins mais surtout manger mieux mais le mieux ça concerne pas uniquement le le poisson de saison locale etc il faut penser aussi à l'économie de la mer liée au poisson c'est à dire moi c'est toujours j'ai un réflexe systémique c'est à dire que je pense que vous aussi vous de être concerné à ne vous ne devez pas regarder les choses en silo je suis sûre que demain on pourrait avoir presque plus de pêcheurs mes au moins beaucoup moins moi je pense que la pêche industrielle je le dis ici elle est il faut il faut terminer la pêche industrielle l'avenir du poisson des pêcheurs ça passe par la fin de la pêche industrielle aujourd'hui je suis plus radicale que je ne l'ai été sur ces sujets parce que parce que je vois que les choses d'avancent pas et je pense que je vois bien que les scientifiques se radicalisent un petit peu confère le tweet de Monsieur gasuel il y a deux jours sortant un peu agacé de de du salon de l'agriculture mais je pense que c'est pas c'est symptomatiques c'est-à-dire que il y a quelques années les les scientifiques restaient dans sa posture de scientifiques etc aujourd'hui il s'agace que les choses n'aillent pas assez vite et je pense que elle pourrait aller plus vite si on avait des approches plus plus systémiques c'est-à-dire que qu'est-ce qu'il faut pas uniquement regarder mieux connaître les voilà les réponses des écosystèmes mar des côtiers sur enfin face aux changements climatique face aux pollutions etc il faut regarder comment demain quel pêcheur nous voulons enfin est-ce qu'on préserve le métier moi je pense qu'il faut préserver le baissier de pêcheur c'est vrai que même une fois par semaine j'aime bien manger du poisson peut-être que j'en mange peut-être plus d'une fois par semaine en ce moment je trouve qu'on trouve plein de saumon ce je comprends pas de saumon d'élevage est-ce que c'est une bonne solution ça donne pas envie quand tu vois le reportage il y a eu un documentaire sur les élevages de poissons voilà enfin bref ça je referme la parenthèse voilà s'intéresser aux pêcheurs s'intéresser aussi pas uniquement à nos pêcheurs mais à l'impact que notre consommation de poisson à dans les pays où nos bateaux vont pêcher il faut à une échelle plus internationale plus globale s'intéresser à la à la pêche illégal non non répertoriés non référencés non non bref à la pêche chinoise quoi il va falloir qu'un jour on règle le problème voilà et je pense enfin que vous si vous choisissez l'orientation plutôt de lagriculture que de la lieutique le lien entre les deux c'est bien d'avoir des de regarder le lien ternaire je pense que voilà moi j'ai fait beaucoup de j'ai fait plusieurs fois des conférences auprès d'agriculteurs pour leur expliquer le lien qu'ils avaient avec la mère en espérant qu'ils agissent qu'on ait des eaux un peu moins polluées à la sortie des bassins à côté bonjour merci beaucoup d'être venu à nous voir alors moi j'ai deux questions qui concernent le positionnement politique de la France par rapport à l'océan donc il y a un bien commun premièrement la France le gouvernement Macron appartient un objectif 2023 de 10% de zone de protection forte mais c'est clair nous vivions de Bloom qu'il dit un décret de 2022 à un moindry les critères de définition de ces zones de protection forte qui du coup ne correspondent plus au standard internationaux qui disent que dans ces zones de protection forte on a plus le droit à la pêche notamment et d'autre part en septembre 2022 il y a eu des négociations en trilogue sur la scène des mersal donc une technique de pêche qui qui est réputé pour être un désastre pour les populations mais aussi pour les populations de poissons et pour les pêcheurs côtiers et ce trilogue il a mené à la fin la scène des personnes n'a pas été interdite et ce serait notamment parce que la France a été contre alors moi quand je vois ça je me dis que notre pays ne pousse pas forcément dans le bon côté et donc ma question c'est que ce que vous en pensez et ce que vous êtes d'accord avec moi sur la première non mais je veux juste répondre sur la première partie si oui c'est un peu ce que je disais la France on a fait notre petite sauce il y a il y a une définition de l'UCL l'Union internationale de la conservation de la nature qui fixe des règles sur ce que sont les différents niveaux en fait de protection et comme nous ça nous arrange pas on a fait nos règles à nous quoi donc on est le seul pays au monde à avoir parce que tout d'un coup le président de la République un jour dans un discours je crois que c'était au moment du rapport de l'IPBES a dit ah mais on va faire 30% de en air protégé et puis à l'intérieur de ça il y aura 30% en protection forte et là tout le monde s'est gratté sur la tête la tête en disant ça veut dire quoi donc il y a dû y avoir quelqu'un à l'Elysée qui lui a soufflé ses mots là il les a prononcé et alors après évidemment le président a dit il faut faire et tout le monde a commencé à se gratter la tête et beaucoup de scientifiques beaucoup d'ONG ont essayé de raccrocher ça aux définitions du lycéenne et on n'a pas réussi parce que évidemment il y avait de l'autre côté un certain nombre de gens que ce soit sur la pêche ou que ce soit sur les exploitations d'agrégamarins qui qui ont un peu tordu le bâton dans l'autre sens donc on a je suis d'accord avec vous aujourd'hui une définition qui veut pas dire grand chose et puis quand on et puis nous on s'est aussi beaucoup Matthieu pour dire s'il y a c'est donc 10% en production forte bah malheureusement ce qui est un peu en train de se passer il faut pas que ce soit tout à cargalen et puis rien ailleurs c'est à dire que comme la France était présente dans tous les océans du monde et qu'on a quand même beaucoup de façades maritime bah théoriquement il faudrait que ce soit 10% en atome de l'Atlantique 10% sur la Manche 10% Méditerranée 10% dans le Pacifique et puis que on puisse comme ça avoir un vrai rôle sur l'ensemble des écosystèmes marins mondiaux puisqu'on a la chance de d'être présent un peu partout et là aussi pour pour faire du chiffre entre guillemets on se retrouve aujourd'hui dans un déséquilibre où c'est sûr que c'est très bien moi je suis ravi que l'ensemble des terres australes soit passée en réserve mais bon ça fait du chiffre quoi entre guillemets et ça change pas grand chose en Méditerranée ou en Atlantique bon moi j'ai fait une réponse sachant que je suis membre de la majorité présidentielle au Parlement européen sur les zones de protection forte versus strict effectivement je sais à peu près à mon sens les pieds dans le tapis mais je pense que la France j'espère en tous les cas va s'orienter vers les définitions internationales je pense qu'on a pas trop le choix que de suivre ces définitions internationales après deux éléments complémentaires le premier c'est que c'est un sujet qui est complexe ce sujet de la pêche des aires marines protégées l'interdiction ou non de pêcher dans les aires marines protégées etc et quand on est en on va dire en responsabilité politique en ce moment les les pêcheurs enfin du moins les politiques doivent gérer la situation des pêcheurs qui est effectivement et sont accusés non seulement ils sont accusés de tous les mots et de vider l'océan alors qu'ils sont aussi eux-mêmes victimes des conséquences du changement climatique conséquences des pollutions en ce moment ils ont ils ont subi le brexit les conséquences de la guerre en Ukraine la pression des importations etc etc donc dans les décisions politiques ce qui est pas toujours très simple c'est d'avoir à gérer cette pression des pêcheurs et alors là par contre la pression des pêcheurs elle est extrêmement violente en ce moment ils sont et quand je dis des pêcheurs on a aussi tendance à mettre tous les pêcheurs dans le même dans le même sac sachant que les pêcheurs artisanaux ne sont pas forcément très représentés par le Comité national des pêches et je pense qu'il y a plein de pêcheurs qui auraient envie d'évoluer et qui qui voilà qui ont des pratiques plus certainement plus respectueuse de de la ressource etc maintenant je voudrais dire un mot sur Bloom parce que ça m'agace particulièrement moi je connais bien claire Nouvian qui est une femme qui a énormément de compétences c'est même une amie dire mais on a eu des des discussions toutes les deux elle a le problème c'est qu'elle est engagée politiquement elle est surtout anti-macron total et ça je le dis voilà je je le dis ici parce que il y a un moment ça finit par m'agacer et qu'il est dommage que son son anti-machronisme gâche sa capacité à mobiliser gâche véritablement c'est ces engagements moi je trouve que et je connais l'équipe de Bloom par ailleurs c'est pas toujours très simple pour eux non plus c'est une association qui nous inonde de de mail mais un mail toutes les trois secondes alors quand on est du côté du député européen c'est insupportable et ça gâche complètement la mobilisation je le dis avec un peu de de d'énervement parce que parce que il y a des campagnes qui sont extrêmement pertinentes il y en a d'autres qui et qui ont moi je trouve des des la manière de faire en tous les cas et contre-productive donc sur la pêche des mersal qui était aussi votre en revanche c'est Bloom qui n'est pas clair mais quelqu'un de son équipe qui qui nous a mis en relation avec un jeune pêcheur de la Manche qui disait moi je suis partie j'ai développé la pêche des mersales quand j'ai vu le ravage que je faisais avec cette pratique là j'ai voulu arrêter et que c'est effectivement compliqué d'arrêter mais c'est pas forcément la France qui est à pointer dans cette dans cette affaire là c'est aussi la pression des pêcheurs néerlandais etc etc je ne sais pas honnêtement où le sont les responsabilités mais je pense qu'il voilà c'est c'est là il y a aussi un sujet de donner la capacité aux pécheurs au petit pêcheurs et aux jeunes pêcheurs de de faire entendre des des autorités publiques et pas uniquement les pêcheurs représentants plutôt des voilà une pêche plus industrielle une fois que j'ai dit ça non mais ce qui est sûr c'est que la pêche industrielle elle a elle a un pouvoir de lobbying elle a des gens qui sont payés pour ça et voilà pour influencer les parlementaires pour voilà c'est c'est comme ça et elle a effectivement infiniment plus de poids que une organisation de pêcheurs artisans sur des bateaux de moins de 12 mètres quoi qui en plus est comme tu l'as dit souvent pas forcément toujours très bien représenté au niveau national au niveau régional au niveau national donc donc c'est vrai que c'est un peu de poids de mesure et moi je suis aussi d'accord avec Catherine sur le fait que globalement la pêche industrielle ne serait-ce que par le rapport quantité de poisson pêchés sur nombre d'emplois sur voilà c'est un système et puis parce qu'on sait très bien qu'aujourd'hui les gens qui financent la pêche industrielle les capitaux qui financent la pêche industrielle au fond se foutait perdument de ce que va devenir le milieu marin et le poisson parce que c'est des investissements qui pour l'instant sont très rentables le jour où ça sera plus il reprendront leur vie ils auront les mettre dans une usine de chaussettes parce que c'est pas leur problème les gens qui sont des pêcheurs artisans embarqués sur leur propre bateau dans un terrain de jeu qui n'est pas infini parce que la taille de leur bateau est plus limitée c'est forcément des gens je dis pas qu'ils ont tous des pratiques exemplaires mais c'est quand même forcément des gens qui sont amenés à réfléchir différemment sur les ressources s'ils veulent pouvoir continuer leur métier jusqu'au bout et encore plus s'ils veulent que leur leurs enfants éventuellement prennent la suite donc on est on est vraiment dans des logiques d'un côté une logique purement industrielle ou effectivement on a on a aucun scrupule par rapport à retombé humaine économique etc et on a aucun scrupules par rapport à la ressource et puis voilà d'autres organisations sur les bateaux plus petits ou là je trouve qu'il y a une discussion d'ailleurs avec les ONG je sais pas nous de notre côté de bœuf on moi je suis déjà allé bras dessus bras dessous avec des pêcheurs de Méditerranée des petits au Parlement européen et certains parlementaires étaient étonnés de nous voir ensemble mais au fond voilà on arrivait à développer des des discours commun sur sur un certain nombre de choses je voudrais juste ajouter deux points alors c'est vrai que j'ai tapé sur Blue mais en même temps je les remercie et puis bon je trouve globalement clair fait vraiment du bon boulot mais en ce moment ils sont en train de nous mobiliser à juste titre sur les sujets des marges de tolérance dans l'océan Indien je vais pas rentrer dans le détail mais il y a quand même un vrai sujet autour des dispositifs de concentration de poissons etc et puis il y a un autre sujet moi qui m'inquiète beaucoup c'est qu'en ce moment même notre modèle de pêche de politique commune des pêches est en train il est fragilisé il y a un rapport sur lesquels on est en train d'amander les uns et les autres qui demandent une réforme de la PCP qui la trouve trop environnementale ce qui tout ça pour vous dire que ce qui est acquis peut-être fragilisé donc voilà moi je suis pas du tout contre l'activisme des ONG bien au contraire mais d'une manière générale de recevoir les parties prenantes quand on est député européen ça fait partie du job donc moi j'ai pas de souci pour être reçu j'ai beaucoup plus de soucis avec des campagnes qui ciblent des personnes et qui sont parfois très violentes merci si s'il y a pas de question sur le live on va pouvoir passer à la carte blanche bah du coup on avait prévu 5 minutes chacune si vous pouvez faire plutôt trois quatre minutes ce serait bien carte blanche je sais pas moi carte blanche mais allez-y allez aller naviguer aller sur l'eau à les plonger aller voir comment ça se passe je pense que d'une manière générale d'ailleurs nos sociétés se sont coupées de la nature et de l'environnement pas seulement de la mer de tout de tout ce qui fait notre environnement je pense que les gamins d'aujourd'hui connaissent mieux les marques de chaussures que les marques d'arbres et encore plus que les marques de poissons et je crois que ça participe d'abord à une sorte d'appauvrissement personnel parce que quand on a pu c'est on peut pas que regarder sur des réseaux sociaux moi j'ai rien contre a priori mais c'est pas ça qui vous donne une expérience sensible il vaut mieux aller voir les mares prendre une crevette dans les mains même si ça lui fait pas du bien je pense que ça à ce moment là mais voilà si j'ai juste comme ça quelque chose que envie de dire c'est retissant ce lien pour se sentir dedans avec en empathie en bonheur en découvert ce que dit Catherine au tout début on met la tête sous l'eau on se dit waouh quel truc incroyable qu'est-ce qui se passe là-dedans et je pense que ce pouvoir des merveillement c'est aussi pour nous le pouvoir de créer l'intelligence artificielle on le sait tous elle est pas si intelligente que ça c'est juste une grosse machine avec plein de données qui va très vite mais en fait l'intelligence créative ce qui va résoudre nos problèmes c'est nos têtes à doux mais c'est aussi nos voilà nous nous sensations nos émotions notre empathie notre nos réseaux d'humanité enfin voilà je crois que
[Musique]
je crois qu'on en a super besoin et puis en plus quand on fait tout ça on se fait plaisir et par les temps qui courent se faire plaisir c'est super important
[Applaudissements]
comme la conclusion d'Isabelle est un peu celle que j'aurais pu faire mais avec j'ai juste envie de vous évoquer deux sujets je vais être plus factuel parce que je les ai pas évoqué je trouve qu'ils sont tellement jolis celui de la Grande muraille verte je vous invite à vous intéresser à ce à ce formidable projet qui a été lancé il y a déjà plus d'une dizaine d'années en Afrique qui en résumé cherche à reforester mais c'est pas ça en fait c'est pas uniquement reverdire toute la ceinture subsaharienne c'est c'est beaucoup plus que ça c'est un projet pour moi qui est un formidable une formidable incarnation des objectifs du développement durable parce que l'idée c'est de créer plutôt des des micros enfin oasis en tous les cas des micro projets d'agroécologie j'ai embarqué quelques-uns de vos collègues angevins sur sur ce projet là l'air de rien j'ai lancé puisque la France a relancé ce projet mais c'est un projet africain et que l'Union européenne donne 750 millions d'euros à ce projet par an dit en tous les cas le donner que j'ai pas réussi à avoir de réponse de la commissaire concernée pour savoir comment quelle était la stratégie de l'Union européenne avec la Grande muraille verte il y a pas de stratégie en fait du coup j'ai décidé d'organiser une conférence le 25 mai au Parlement européen sur le sujet parce que j'identifie qu'il y a des projets qui fonctionnent bien et qu'en plus ça répond aux enjeux non seulement de nourrir de développement économique local aux enjeux énergétiques parce que pour produire il va falloir creuser pour aller chercher de l'eau mais pour creuser faut un peu d'énergie donc il faut développer des énergies renouvelables etc c'est même en enjeu pour répondre à la racine de ce que sont les migrations qui sont quand on regarde les scientifiques disent qu'elle racine du déplacement des populations c'est toutes les conséquences du changement climatique donc c'est un joli projet deuxième sujet on a une amie commune qui est une scientifique qui s'appelle Françoise Gaille qui vient de lancer un formidable projet de GIEC de l'océan et je vous invite à regarder elle a produit ça s'appelle une publication dans nitcher sur cette iOS c'est international Panal for oceanabilité et c'est formidable moi je trouve ce projet qui s'inscrit aussi dans un projet de pilote la France la France accueillera en 2025 la conférence la prochaine conférence des Nations unies sur sur l'océan ce sera à Nice elle organise ça en coopération avec le Costa Rica qui en 2024 invitera organisera aussi une conférence je vous invite à regarder ce qui se passe à la fois au niveau local très très local mais aussi nous aussi au niveau global parce que je trouve que le local et le Global se répondent le local et l'Européen regardez les choses à différents échelons parce que je voilà chacun de vente inspirer l'autre et voilà puis je vous souhaite bon vent dans vos dans vos parcours respectifs en considérant que la vie comme on la garde toutes les deux c'est plein de vie en une vie et de surprise surtout n'ayez pas de points de carrière laissez vous porter merci beaucoup
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et bravo à vous tous parce que vous avez bien bossé donc bravo et merci
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donc nous tenons à vous remercier d'avoir bien voulu venir nous parler de tous ces sujets passionnants merci au public d'être venu j'espère que ça vous a plu donc pour conclure l'Institut agro et la seule école d'ingénieur qui propose un parcours dans l'haliotique ces sujets sont donc au cœur de nos vies étudiantes et encore plus maintenant grâce à votre intervention vous entendre nous donne la force et le courage de vivre avec nos convictions et lutter pour ceux pour les choses qui nous semblent être importantes il faut vivre il faut être vivant il faut accepter de de faire ce que l'on aime pour vivre donc la prochaine édition de ce cycle est une conférence satellite qui aura lieu le 22 mars à Angers avec pour invité Édouard Philippe nous allons maintenant couper le live merci encore au public extérieur au revoir
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et donc un dernier mot pour ceux qui sont présents pour ceux et celles qui sont donc encore là n'hésitez pas à nous rejoindre à 17h30 autour de l'égalité à la mesure dans la salle représentation à côté de l'amphi Eiffel pour discuter une heure avec nos deux invités de la place de la femme dans le milieu de la navigation merci beaucoup à tous bonne soirée
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