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InterviewOn n'est pas couché· 4 décembre 2014 25 minContradictoireActualité / polémiqueLogementInstitutions & électionsCulture, médias & sportSolidarités & famille

Anne Hidalgo - On n'est pas couché 17 janvier 2009 #ONPC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    J'aimerais qu'on reparle de la politique culturelle et surtout architecturale de notre capitale.

  • 0:09OuverteRéponse directe

    J'aimerais qu'on regarde ensemble un extrait du discours de Nicolas Sarkozy qui a créé une tension entre l'Élysée et la mairie de Paris.

  • 0:48OuverteRéponse directe

    M. Delanoé a réagi en disant qu'il n'y a pas que Paris-Plage et la nuit blanche dans Paris.

  • 1:01FerméeRéponse directe

    À un moment donné, M. Sarkozy a trouvé accablant le débat sur la hauteur des tours dans la capitale. Pour l'instant, en gros, les immeubles font combien ?

  • 1:22RelanceÉludée

    Vous n'avez pas lancé de débat, vous avez pris la décision.

  • 1:53RelanceÉludée

    Vous n'avez pas lancé de débat.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Invité politiqueFait
    « On est limité à un plafond de 37 mètres et on a engagé un débat. »
  • 2:45Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, il y a 10% du territoire parisien qui est en aménagement. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « On veut se donner la possibilité, si c'est utile, si c'est beau, si c'est pertinent, si ça correspond à quelque chose, de pouvoir aller au-delà de 37 mètres. »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « Pour le logement, parce que c'est vrai qu'au-delà de 50 mètres, c'est-à-dire 15 étages, on rentre dans une réglementation des immeubles de grande hauteur. »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « Et puis, pour d'autres types de bâtiments, par exemple, si on se met d'accord avec l'État, ce que nous souhaitons, sur un tribunal de grande instance, un nouveau tribunal de grande instance, on pourrait imaginer d'aller jusqu'à 150, voire 200 mètres. »
  • 4:00PrésentateurFait
    « Vous avez même dit qu'on n'a pas prévu de transformer Paris en Manhattan. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « Sur chaque site sur lequel nous prévoyons des immeubles de grande hauteur, il y a une concertation, une enquête publique, puis une modification du plan local d'urbanisme, et un vote en Conseil de Paris. »
  • 6:17Invité politiqueChiffre
    « On est une des villes les moins endettées de France. »
  • 7:31Invité politiquePromesse
    « Nous nous sommes engagés à créer 40 000 nouveaux logements sociaux. »
  • 9:03Invité politiqueChiffre
    « Nous avons financé 30 000 logements sociaux de 2001 à 2008. »
  • 9:24Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, 70% des Parisiens sont éligibles au logement social. »
  • 15:23Invité politiqueFait
    « Ce qu'a fait Dieudonné est absolument inacceptable. Ce sont des actes de haine. »
  • 18:54Invité politiqueFait
    « Le congé maternité est un acquis. Le cas Rachida Dati ne doit pas devenir un exemple. »
  • 19:51Invité politiqueFait
    « On n'a pas de congé maternité quand on est élu. »

Temps de parole

  • Anne Hidalgo42 %
  • Présentateur19 %
  • Invité15 %
  • ?13 %
  • Invité 26 %
  • Invité 32 %

≈ 41,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Alors

0:02
Présentateur

j'aimerais,

0:03
Locuteur

avant

0:04
Présentateur

qu'on reparle de la politique culturelle et surtout architecturale de notre capitale, j'aimerais qu'on regarde ensemble justement un extrait du discours de Nicolas Sarkozy, qui cette semaine a créé une certaine tension, on va dire, entre l'Elysée et la mairie de Paris.

0:20
Invité

Paris ne peut pas être réduit simplement à la nuit blanche, à la plage sur la Seine, c'est très bien, je n

0:27
Locuteur

'ai

0:27
Invité

rien à dire, mais enfin quand même on a envie un peu

0:30
Locuteur

d

0:31
Invité

'ambition, de grands projets, de réflexions sur ce que peut être la ville de demain.

0:38
Locuteur

On

0:39
Invité

ne peut pas être simplement dans une gestion écoutée parfois un peu au jour le jour.

0:45
Locuteur

On

0:46
Invité

a besoin de bouger ça.

0:48
Locuteur

Paris

0:48
Présentateur

-Plage, la nuit blanche, évidemment, tout de suite M. Delanoé a réagi, dit qu

0:53
Locuteur

'il n'y

0:53
Présentateur

a pas que ça dans Paris, puis on est très fiers, il n

0:55
Locuteur

'y a

0:55
Présentateur

pas de correspondance.

0:56
Locuteur

Il y avait

0:56
Anne Hidalgo

Libres aussi, il y a plein d'autres choses.

0:59
Présentateur

Il y a les Tours aussi, ça, on n'a pas pris ce passage, mais à un moment donné M. Sarkozy a trouvé accablant le débat sur la hauteur des Tours dans la capitale. Pour l'instant, en gros, les immeubles font combien ? 37 mètres de hauteur ?

1:10
Locuteur

Voilà,

1:10
Anne Hidalgo

on est limité à un plafond de 37 mètres et on a engagé un débat, on lance un débat forcément contradictoire, donc je ne

1:17
Locuteur

vois

1:17
Anne Hidalgo

pas trop ce qu'il y a d'accablant. On respecte le fait qu

1:20
Locuteur

'il

1:20
Anne Hidalgo

y

1:20
Locuteur

ait

1:20
Anne Hidalgo

des gens qui soient pour, contre.

1:22
Locuteur

Pardonnez-moi, vous

1:22
Invité

n'avez pas lancé de débat, vous avez pris la décision.

1:25
Anne Hidalgo

On a lancé un débat

1:26
Locuteur

au mois de juillet. C'est un faux nez,

1:28
Invité

vous avez pris la décision

1:29
Locuteur

de construire les Tours. On a pris la

1:29
Anne Hidalgo

décision de lancer un débat et puis ensuite... Non, non, mais c'est vrai.

1:33
Locuteur

Il est d'accord avec ça le Président, il voudrait que c'est détruit. Je sais, je sais, je sais, mais la droite et la gauche sont d'accord là-dessus, j'expliquerai tout à l'heure.

1:39
Anne Hidalgo

La droite

1:39
Locuteur

n'est pas d'accord,

1:40
Anne Hidalgo

donc j'ai plutôt pris la remarque de Nicolas Sarkozy comme un débat qu'il engage avec ses propres

1:45
Locuteur

élus,

1:46
Anne Hidalgo

UMP à Paris, puisqu'ils sont contre, ils ont voté contre. Voilà,

1:49
Locuteur

ils ne

1:49
Anne Hidalgo

veulent pas de débat sur les Tours. Bon, ben c

1:51
Locuteur

'est leur droit, on

1:52
Anne Hidalgo

respecte.

1:53
Invité

Vous n'avez pas lancé de débat. Si. Non, Delanoé a annoncé qu'il y aurait des Tours. Non. Il faut arrêter, parce que le coup du débat, vous l'avez fait avant les municipales, vous disiez déjà, on fait un débat, vous avez concerté les Parisiens, vous leur avez demandé, à chaque fois, ils vous ont dit, niais, inutile le débat, ils vous l'ont dit dix fois.

2:13
Anne Hidalgo

Non, non, non.

2:14
Locuteur

Vous avez fait tous les sondages du monde et depuis, pardon, j

2:16
Invité

'ai fini, depuis la victoire municipale que vous n'avez plus besoin des Verts pour votre majorité, vous ne faites plus de débat là. Vous amusez le tapis, madame Hidalgo. En fait, la décision est prise, vous allez faire des Tours et

2:29
Locuteur

on y reviendra après. Alors, on y reviendra

2:31
Anne Hidalgo

après. D'abord, c'est beaucoup plus compliqué

2:33
Locuteur

que ça. Après, vous allez dire que je suis trop long.

2:34
Anne Hidalgo

On a dit pendant les municipales, parce qu'on dit les choses avant, qu'on voulait effectivement faire bouger Paris. Paris n'est pas une ville terminée, ce n

2:44
Locuteur

'est

2:44
Anne Hidalgo

pas une ville achevée. Aujourd'hui, il y a 10% du territoire parisien qui est en aménagement. Et donc, sur ces secteurs-là, nous avons dit avant les municipales, nous ne voulons pas nous limiter. On veut se donner la possibilité, si c'est utile, si c'est beau, si c'est pertinent, si ça correspond à quelque chose, de pouvoir aller au-delà de 37 mètres. C

3:03
Invité

'est bien ce que je dis.

3:03
Locuteur

Vous avez pris la décision. Alors,

3:05
Anne Hidalgo

on s'est dit, on va se fixer une limite pour le logement. Pour le logement, parce que c'est vrai qu'au-delà de 50 mètres, c'est

3:14
Locuteur

-à

3:14
Anne Hidalgo

-dire 15 étages, on rentre dans une réglementation des immeubles de grande hauteur. C'est compliqué, c'est coûteux. Donc, on s'est dit 50 mètres pour le logement. Et puis, pour d'autres types de bâtiments, par exemple, si on se met d'accord avec l'État, ce que nous souhaitons, sur un tribunal de grande instance, un nouveau tribunal de grande instance, on pourrait imaginer d'aller jusqu'à 150, voire 200 mètres.

3:38
Présentateur

En tout cas, d'après ce que je comprends, M. Sarkozy, finalement, plutôt d'accord avec vous, il faut des

3:43
Locuteur

tours dans Paris.

3:44
Anne Hidalgo

J'ai même cru comprendre, alors je ne sais pas si j'extrapole, mais il parle de l'île Saint-Louis, il parle du modèle de New York, en disant que c'est finalement le modèle de New York qu'il faudrait adapter à Paris. Nous, on n'est pas là-dedans. Paris a son histoire,

3:58
Locuteur

sa propre histoire urbaine. Vous avez même dit

4:00
Présentateur

qu'on n'a pas prévu de transformer Paris en Manhattan. J'ai

4:03
Anne Hidalgo

envie de

4:03
Locuteur

vous dire,

4:03
Présentateur

dommage

4:04
Anne Hidalgo

? Non, parce

4:05
Locuteur

que

4:05
Anne Hidalgo

Manhattan, et j'adore New York,

4:07
Locuteur

et

4:08
Anne Hidalgo

c'est vrai que... On la

4:09
Locuteur

provoque

4:09
Invité

totale, gratuite.

4:11
Locuteur

J'aime

4:11
Invité

bien, on va aller dans Manhattan. Il y

4:13
Locuteur

a

4:13
Invité

une question

4:15
Locuteur

à laquelle... Vous n'avez pas

4:17
Invité

répondu

4:18
Locuteur

à Éric Zemmour.

4:19
Invité

Le leitmotiv de Bertrand Delanoé,

4:20
Locuteur

c

4:20
Invité

'est que dans tous les cas, les Parisiens seront consultés. Ça prend quelle forme ?

4:24
Anne Hidalgo

Alors, ça prend d'abord un

4:26
Locuteur

grand... Non, vous confondez avec Ségolène Royal. Non, non. Non, parce que nous, on

4:30
Anne Hidalgo

fatigue la

4:30
Locuteur

démocratie. Non, mais il a raison de la Noël, il dit la même chose. Il fatigue depuis 2001,

4:33
Anne Hidalgo

donc il

4:34
Locuteur

n

4:34
Anne Hidalgo

'y a pas de soucis. Sur chaque site sur lequel nous prévoyons des immeubles de grande hauteur, il y a une concertation, une enquête publique, puis une modification du plan local d'urbanisme, et un vote en Conseil de Paris.

4:49
Locuteur

Pas de référendum. En même

4:49
Anne Hidalgo

temps, non. Alors ça, le référendum,

4:52
Locuteur

non, parce que... Évidemment, le non serait

4:53
Invité

assuré. Pourquoi alors pas

4:54
Locuteur

de référendum ? Parce

4:54
Anne Hidalgo

que la question qu'on pose,

4:56
Locuteur

nous, c'est pas,

4:57
Anne Hidalgo

êtes-vous pour ou contre les tours ? On ne veut pas faire des tours partout ou n'importe comment. Il y a des endroits dans lesquels on va faire évoluer. Et on votera à chaque fois sur des cas précis. Un projet précis

5:08
Locuteur

à chaque

5:09
Anne Hidalgo

fois. Un projet précis

5:10
Locuteur

à chaque fois. Pourquoi vous êtes contre les tours ? Parce que vous êtes tout petit

5:11
Présentateur

et ça vous fait

5:12
Anne Hidalgo

peur

5:12
Locuteur

? Oui, c'est ça. Je vais vous expliquer, c'est très simple. Vous êtes conservateur, en

5:16
Invité

fait,

5:16
Locuteur

Éric Léon. C'est très, très

5:16
Invité

simple.

5:17
Locuteur

Allez-y.

5:17
Invité

Il y a des villes verticales et il

5:19
Locuteur

y

5:19
Invité

a des villes horizontales. Et c'est l'histoire de Paris. En combien

5:23
Locuteur

de

5:23
Invité

lettres

5:23
Locuteur

?

5:23
Invité

C'est comme Rome, c'est une ville horizontale.

5:26
Locuteur

Et

5:26
Invité

quand, je vais vous dire, c'est une vieille histoire, les tours, vous croyez que vous avez découvert les tours à

5:30
Locuteur

Paris ? Oh non, sûrement pas. Mais depuis

5:31
Invité

toute l'histoire du XXe siècle,

5:33
Locuteur

on

5:33
Invité

a pensé faire des tours à Paris.

5:34
Locuteur

Mais

5:34
Anne Hidalgo

il y en a, d

5:35
Locuteur

'ailleurs.

5:35
Invité

Mais

5:35
Locuteur

oui, il y en a

5:36
Invité

une que tous les Parisiens connaissent. C'est la tour Maine-Montparnasse. Mais ce que je veux dire, c

5:40
Locuteur

'est

5:40
Invité

que vous savez très bien que

5:40
Locuteur

tous les Parisiens... Il y a Saint

5:41
Anne Hidalgo

-Jacques, il y a plein d'autres tours. Il y a les tours de Notre-Dame.

5:44
Locuteur

Non, ne mélangez pas les tours de Notre-Dame.

5:48
Invité

Mais enfin, ça n'a

5:49
Locuteur

rien à voir, c'est un édifice religieux.

5:51
Invité

Et je vais vous dire pourquoi vous voulez faire des tours. Pour deux raisons. Il n

5:54
Locuteur

'y

5:54
Invité

en a pas trois,

5:54
Locuteur

il y en a deux.

5:55
Invité

D'abord, il y en a une que je passerai qui est une espèce de modernité. C'est comme Sarkozy, d'ailleurs. Pour ça, la droite et la gauche sont d'accord. C'est le fétichisme de la modernité, une espèce de snobisme que vous partagez avec Sarkozy. Mais deux raisons fondamentales. La première, c'est parce que vous allez mettre des bureaux et que ça va vous rapporter des sous. Parce que vous avez tellement endetté la ville...

6:15
Locuteur

Ah non.

6:15
Invité

Si,

6:16
Locuteur

vous êtes à deux milliards, on est

6:17
Anne Hidalgo

une des villes les moins endettées

6:19
Locuteur

de France. Oui, mais évidemment, au pays des aveugles, les bandes sont rois. Non, non, non, on est une des villes les moins endettées de France,

6:23
Anne Hidalgo

ça c'est faux.

6:24
Locuteur

Comme vous

6:24
Invité

avez, par rapport à Tibérie,

6:26
Locuteur

vous

6:26
Invité

avez quadruplé l

6:29
Locuteur

'endettement. Regardez Bordeaux, regardez Marseille, regardez...

6:33
Invité

Et deuxièmement, vous voulez mettre du logement social pour faire venir une nouvelle population, souvent immigrée, mais pas forcément, pour avoir une population captive électoralement et pour pouvoir avoir des nouveaux électeurs pour vous. Il y a d'abord l'intérêt financier et deuxièmement l'intérêt électoraliste. Tu gueules chaque semaine que Paris est au bobo et maintenant qu'on veut... Non, non,

6:55
Locuteur

non, pas

6:55
Invité

du tout. Ce que

6:55
Locuteur

je veux dire, c'est qu'ils ont intérêt... Ils

6:57
Présentateur

vont faire des tours de gauche, c'est ça qui vous inquiète.

7:00
Locuteur

Mais c'est pas ce qui m'inquiète, ça

7:06
Invité

ne m'inquiète nullement.

7:07
Locuteur

Il y a

7:07
Invité

eu des immeubles de socialistes.

7:09
Locuteur

Je sais,

7:09
Invité

bien sûr. T'as dit de quelle tour ? La tour Ségolène ? La tour DSK ? La

7:15
Locuteur

tour A

7:15
Invité

? Mais oui, vous pouvez rire, ça s'appelle le clientélisme. C'est comme ça qu'on a fait

7:19
Locuteur

en Seine-Saint-Denis.

7:20
Anne Hidalgo

C'est terrifiant,

7:20
Locuteur

c'est

7:20
Anne Hidalgo

terrifiant, Alex Zemmour,

7:21
Locuteur

de dire ça. Non, c'est pas terrifiant, c'est pas bien, la vérité est terrifiant. Je vais

7:23
Anne Hidalgo

vous dire, oui, il

7:24
Locuteur

y

7:24
Anne Hidalgo

a un besoin de logement et de logement social, notamment à Paris, puisque nous ne sommes pas encore au niveau des 20% de

7:31
Locuteur

logement social,

7:32
Anne Hidalgo

de la loi, et nous allons en construire. Nous n'allons pas faire des cages à lapins.

7:37
Locuteur

D

7:37
Anne Hidalgo

'ailleurs, je vous invite, par exemple, à aller vous promener dans le secteur de Masséna, vers la bibliothèque François Mitterrand. Vous verrez un îlot qui a été travaillé par Christian de Porte-en-Parc, dans lequel il y a du logement social, dans lequel beaucoup de gens nous disent, franchement, j'aimerais bien y habiter. Et ceux qui ont du

7:56
Locuteur

logement... Vous ne le

7:56
Présentateur

donnez pas, parce qu'on va encore retrouver Chevenement et les autres.

7:59
Anne Hidalgo

Non, puisqu'on a mis en place des règles de transparence, et le clientélisme, on a fini avec ça.

8:04
Locuteur

C'était nos prédécesseurs. Ça change. Nolo, Nolo, qui ne t'a pas parlé, Eric.

8:08
Présentateur

Eric Nolo.

8:09
Invité

Je

8:09
Présentateur

pourrais

8:10
Locuteur

revenir là

8:10
Présentateur

-dessus

8:10
Locuteur

sur le

8:10
Présentateur

logement

8:11
Locuteur

social.

8:12
Présentateur

Réfléchissez et revenez.

8:13
Invité

Là, c'est sur le logement social. Moi, ça ne m'arrive pas souvent, cette phrase est même difficile à dire. Je suis d'accord avec Sarkozy. Oui, ça me fait bizarre. Sur Paris-Plage,

8:22
Locuteur

c

8:22
Invité

'est quand même très curieux qu'à Paris, ce soit plus facile de trouver du sable qu'un appartement. C'est quand même très...

8:29
Présentateur

Pourquoi ? C'est pas seulement par goût. C'est assez,

8:35
Locuteur

les manières. C'est

8:35
Présentateur

bien préparé. Non, pas

8:37
Locuteur

du tout. Elle

8:37
Présentateur

venait de

8:37
Locuteur

moi. Trois jours de boulot.

8:39
Invité

Non,

8:40
Locuteur

non,

8:40
Invité

trois minutes,

8:40
Locuteur

c

8:40
Invité

'est ça, là. Non, c'est pas seulement par goût de la boutade.

8:43
Locuteur

C

8:43
Invité

'est que... Comment ça se fait que c'est maintenant seulement que surgit dans vos préoccupations ce... Voilà. À mon avis, le logement à Paris, c'est la question

8:51
Locuteur

principale. Bien

8:51
Anne Hidalgo

sûr. C

8:52
Locuteur

'est la question numéro un. Parce qu'on

8:53
Invité

ne peut pas se loger à Paris. Et même d'habiter en proche,

8:56
Locuteur

c'est pour ça qu'ils ont la mairie.

8:57
Anne Hidalgo

D'abord, en 2001, quand nous avons été élus, nous avons mis en œuvre un programme. Nous avons financé 30 000 logements sociaux de 2001 à 2008. Et on s'est dit, on veut aller plus loin et plus vite vers l'objectif de 20% de logements sociaux à Paris. Je suis d'accord avec vous. Il y a un besoin de logements sociaux à Paris. Et donc, dans cette mandature, nous nous sommes engagés à créer 40 000 nouveaux logements sociaux. Et quand on dit logements sociaux, je donne juste un chiffre. Aujourd'hui, 70% des Parisiens sont éligibles au logement social. C'est-à-dire, ce sont des logements pour les classes moyennes, pour vraiment

9:35
Locuteur

tout un chacun. Ce qui est

9:36
Invité

troublant dans ce que vous dites, et la première partie du débat, c'est qu'on a l'impression que la préoccupation, c'est le pari du futur. Alors qu'en fait, il faudrait retrouver, en quelque sorte, un pari du passé, dans la mesure où les classes populaires devraient revenir à Paris. On doit revenir à une situation antérieure. Et là, on se focalise sur une question de tour,

9:53
Locuteur

moi, qui me paraît très secondaire.

9:54
Anne Hidalgo

Aujourd'hui, il y a beaucoup de réflexions sur l'évolution urbaine, sur les métropoles. Nous sommes très engagés dans ces réflexions. D'ailleurs, je suis surprise que Nicolas Sarkozy évoque le fait que... Enfin, semble dire que nous ne réfléchissons pas à l'avenir. On est engagés avec lui, d'ailleurs, dans une initiative qu'on soutient, qu'il a prise, qui est une bonne initiative, lancer une consultation de 10 équipes d'architectes, d'urbanistes. Et ces équipes-là sont en train de nous aider à réfléchir à la ville de demain.

10:27
Locuteur

Alors,

10:28
Présentateur

la consultation d'architectes,

10:30
Locuteur

ça,

10:30
Présentateur

il est d'accord avec vous. Là où il ne semble pas d'accord, finalement, d'après ce que je comprends, le président de la République, c'est de consulter les Parisiens. Ce qui dit que la moindre association peut, pour de très mauvaises raisons, empêcher la réalisation des projets les plus exceptionnels. Ce n'est pas la peine d'adorer le château de Versailles, dit-il. S'il y avait eu nos règles à cette époque, il n

10:49
Locuteur

'y

10:49
Présentateur

aurait pas de château de Versailles aujourd'hui. Et M. Mitterrand a parfaitement bien fait de mettre la pyramide de paie. Quel courage, quelle ambition au cœur du Louvre.

10:57
Locuteur

Je

10:57
Présentateur

ne

10:57
Locuteur

sais

10:57
Présentateur

pas si à l'époque, il en disait autant. Mais en tout cas, aujourd'hui, il trouve ça bien.

11:00
Anne Hidalgo

Alors, c'est vrai que nous, on a constaté quand même qu'avant 2001, les décisions se prenaient de cette façon-là. Et bien avant 2001, d'ailleurs. Quand le trou des Halles a été fait, c'est vrai qu'ils ne se sont pas embarrassés de consultations. Et d'ailleurs, ça n'a pas produit quelque chose d

11:17
Locuteur

'absolument

11:18
Anne Hidalgo

extraordinaire. Donc, la

11:20
Locuteur

consultation, la

11:21
Anne Hidalgo

concertation, on la pratique sur tous les projets urbains. Moi, elle me paraît essentielle à la démocratie.

11:27
Présentateur

Si vous tombez sur un Zemmour dans un quartier qui vous dit « je

11:30
Locuteur

veux pas le tour ». Voilà,

11:30
Anne Hidalgo

j'imagine que ça va être très compliqué.

11:32
Locuteur

Je ne sais pas

11:33
Anne Hidalgo

où il habite, mais j'espère qu'on n'a pas de projet à

11:36
Locuteur

côté de chez lui. J'espère aussi, j'espère

11:37
Anne Hidalgo

pour vous. Mais sinon, sinon, mais en même temps, moi, ça me paraît quelque chose

11:48
Locuteur

d'indispensable. L'association des personnes

11:50
Présentateur

de petite taille contre les immeubles de grande hauteur. Absolument, j'assume.

11:55
Anne Hidalgo

Ça me paraît absolument indispensable d'associer les habitants à l'évolution de leur ville.

12:01
Présentateur

Alors, quittons un peu les tours parisiennes, parce que je suis sûre que dans l'Arzac, là où on nous regarde, ils doivent se dire « on n'en a rien à foutre de vos tours ». Non,

12:08
Invité

parce qu

12:08
Locuteur

'ils

12:08
Invité

viennent voir Paris, justement. Ils n'ont pas envie de le voir abîmer, justement, les gars dans le Larzac. Ils ont raison, on ne va pas

12:12
Locuteur

l'abîmer. Oui, on est bien d

12:13
Invité

'accord.

12:13
Anne Hidalgo

On va l'embellir.

12:14
Invité

Oui, ça, ce n

12:15
Locuteur

'est

12:15
Invité

pas possible.

12:16
Anne Hidalgo

Ah,

12:16
Locuteur

c

12:16
Invité

'est... Non, mais ce qu'il

12:17
Présentateur

faut...

12:17
Invité

Non,

12:17
Présentateur

ce que je voudrais dire...

12:18
Locuteur

Ah non,

12:19
Présentateur

puisque vous n'aimez pas les tours, votre tour est passé. Allez, on oublie l'architecture parisienne pour prendre d'abord des nouvelles de M. Delannoye, parce que moi, j

12:31
Locuteur

'ai

12:31
Présentateur

l'impression quand même qu

12:31
Locuteur

'il

12:31
Présentateur

passe à un mauvais moment depuis plusieurs mois. Il ne gagne pas le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. M. Sarkozy s'en prend à lui au cours de ses voeux ou au cours de conférences de presse. Est-ce qu'il

12:43
Invité

va bien, alors, M. Delannoye

12:44
Locuteur

?

12:44
Invité

Mais maintenant, il va pouvoir se vanter de ne pas avoir gagné les Jeux Olympiques, car avec la crise... Ah,

12:50
Locuteur

ça, c'est vrai.

12:51
Invité

Avec la crise économique et financière, les londoniens, ils n'en peuvent plus.

12:55
Locuteur

Ah, ça, c

12:55
Invité

'est vrai.

12:55
Locuteur

Ah,

12:55
Présentateur

oui, c'est vrai.

12:56
Locuteur

C

12:56
Présentateur

'est pas

12:56
Locuteur

vrai, c'est pas bête,

12:57
Présentateur

ça. Mais bon, on va

12:58
Locuteur

pas... Mais enfin, il n'y a pas fait de se traiter de perdre. Non, non, on avait... C'est le génisme, mec. Il va bien, Bertrand

13:06
Anne Hidalgo

Delannoye

13:07
Locuteur

va bien. Il est

13:08
Anne Hidalgo

à la tâche.

13:09
Locuteur

Vous savez,

13:10
Anne Hidalgo

en politique, il vaut mieux savoir rebondir, aimer

13:13
Locuteur

rebondir aussi. Non, mais il ne nous fait pas une grosse

13:14
Présentateur

déprime.

13:15
Anne Hidalgo

Ah, non, pas du tout. Non, non, ça va très bien. Remarquez

13:17
Présentateur

-vous, ça, vous arrangerez qu'il aille un peu moins bien, non ? Ah, ben, pourquoi ? Non, pas du tout. Vous êtes adjointe au maire.

13:24
Locuteur

Vous avez une grosse demande.

13:26
Présentateur

Première adjointe.

13:27
Locuteur

Oui,

13:27
Invité

s'il lui arrive quelque chose.

13:29
Locuteur

C'est arrivé en

13:36
Présentateur

2002. Ah, oui, effectivement, vous avez tenu la mairie de Paris quand il avait été agressé pendant une nuit blanche, d'ailleurs, d'un coup de poignard. C'est vous qui avez tenu la maison pendant ce temps-là. Mais quand même, sérieusement, il l'a dit, il l

13:46
Locuteur

'a

13:46
Présentateur

annoncé. Il ne fera pas un troisième mandat, M. Delannoye. Donc, la prochaine maire de Paris, en tout cas, la prochaine candidate à la mairie, c'est vous ?

13:54
Anne Hidalgo

2014, c'est loin, voilà. Et on n'y est pas. Moi, je suis quelqu'un de pragmatique. Ce mandat m'intéresse énormément. Ce que je fais me passionne. Je prends mon pied. Je vois en politique... Oh là,

14:05
Locuteur

carrément. Oui, oui,

14:06
Anne Hidalgo

ça me

14:06
Locuteur

plaît. C

14:08
Invité

'est comme

14:08
Locuteur

ça.

14:08
Anne Hidalgo

Ça me plaît.

14:10
Invité

Ah oui,

14:11
Locuteur

je

14:11
Invité

le revendis.

14:24
Anne Hidalgo

Bon, allez, ça va.

14:25
Locuteur

J

14:25
Anne Hidalgo

'aurais pas...

14:27
Invité

On prend le concept de la nuit blanche, frèrement.

14:30
Anne Hidalgo

Bon, voilà. Dans ce monde-là, ça

14:31
Locuteur

me

14:31
Anne Hidalgo

plaît beaucoup. Je trouve qu'on a de la chance que Paris ait une ville extraordinaire, qu'il y a plein de projets. Je travaille très bien avec Bertrand.

14:39
Présentateur

Autre sujet plus sérieux, celui-là, M. Delannoye a annoncé, là, la semaine dernière, son intention d'interdire de toutes les salles de représentation parisiennes l'humoriste Dieudonné. Suite à la dernière prestation au Zénith, où Dieudonné a fait monter sur scène un révisionniste, négationniste, M. Forisson, en présence en plus d'un figurant avec une tenue de juif dans les camps nazis. C'était assez terrible, c'est vrai, à avoir. Et là, vous avez réagi au sein de la mairie de Paris. Vous n'avez plus ça dans la capitale.

15:09
Anne Hidalgo

Oui. Alors, c'est clair que, pour tout ce qui concerne les salles municipales sur lesquelles on a un pouvoir, il n

15:16
Locuteur

'y

15:16
Anne Hidalgo

aura absolument pas de représentation possible. Ça a été fait, d'ailleurs, dans d'autres villes aussi, cette interdiction-là. Ce qu'a fait Dieudonné est absolument inacceptable. Ce sont des actes de haine, ce sont des actes totalement... Mais vraiment, enfin, il n

15:34
Locuteur

'y

15:34
Anne Hidalgo

a pas de mots pour les qualifier, tellement que c'est ignoble.

15:37
Locuteur

Mais je

15:37
Invité

n

15:37
Locuteur

'ai

15:37
Invité

pas compris ce que vous vouliez interdire. Est-ce que vous voulez interdire effectivement cette exhibition déplorable avec Forisson et cet homme déguisé en déporté ou est-ce que vous voulez interdire tout spectacle de Dieudonné,

15:48
Anne Hidalgo

Disons que Dieudonné, pour l'instant, ne donne pas des exemples de spectacles dans lesquels il ne crée pas ce type de provocation. D'ailleurs, il s'est enfermé...

15:57
Locuteur

Il n'a jamais été

15:58
Invité

jusque-là, quand même.

15:59
Locuteur

C'est une autre catégorie.

16:00
Anne Hidalgo

Oui, mais j'ai l'impression, en tous les cas, l'impression qu'il donne, c'est quand même qu'il s'est enfermé

16:05
Locuteur

dans

16:05
Anne Hidalgo

l'escalade et sans doute aussi pour faire par

16:07
Locuteur

les vies. On s'enferme dans

16:08
Invité

l'escalade, c'est intéressant comme image. Ben oui. Surtout

16:12
Locuteur

avec les tours.

16:13
Anne Hidalgo

C'est Laurent Routier qui l'a dit. Voilà.

16:16
Locuteur

La

16:23
Présentateur

logique de l'escalade.

16:24
Locuteur

C

16:24
Présentateur

'est mieux

16:24
Invité

déjà.

16:31
Anne Hidalgo

Donc, pour ce qui est des salles municipales, nous sommes totalement opposés à ce que Dieudonné puisse venir y faire des spectacles. Ensuite, le droit, on est en train de regarder ce que le droit permet ou pas pour des salles qui ne sont pas des salles municipales.

16:47
Locuteur

Non, mais vous comprenez bien comme ça. Non, mais vous lui

16:49
Invité

rendez service. Je veux dire, vous rentrez dans sa logique d'escalade. Et d'exclusion.

16:53
Locuteur

Voilà. Et de victimisation. Parce qu'il ne joue que sur la victimisation. Très dérangé. Michel Fugat.

16:57
Invité

Je sais que je ne

16:58
Locuteur

peux

16:58
Invité

pas défendre les idées qu'il défend. C'est impossible. C'est inimaginable. Mais qu'on interdise un saltimbanque de faire le saltimbanque, ça, ça me dérange très très très fort.

17:09
Anne Hidalgo

Mais je pense qu'on a une responsabilité. En tous les cas, si une salle municipale se prêtait à un spectacle de cette nature avec la violence, la violence de ce qui est... Il pourra continuer

17:23
Locuteur

à se

17:23
Présentateur

présenter dans les théâtres privés.

17:24
Anne Hidalgo

Le négationnisme, d'ailleurs, est puni par la loi.

17:27
Locuteur

C'est un délice.

17:29
Invité

Parce que si ce qu'a fait Dieudonné tombe sous le coup de la loi, qu'il soit jugé et condamné, mais pourquoi il y a une deuxième série de

17:37
Locuteur

sanctions ?

17:37
Anne Hidalgo

Parce que,

17:37
Locuteur

d'une

17:37
Anne Hidalgo

certaine façon...

17:39
Locuteur

Artistique.

17:40
Anne Hidalgo

D'abord, il

17:41
Locuteur

n

17:41
Anne Hidalgo

'y a rien d'artistique là-dedans. C'est un message...

17:43
Locuteur

Non, mais mettons à part l'exhibition. C'est un message politique de Dieudonné. On soit bien clair,

17:47
Présentateur

Dieudonné pourra continuer à faire ses spectacles dans tous les théâtres privés. Une mairie a aussi le droit de dire que dans les salles municipales, on ne veut plus de ce genre de choses.

17:56
Locuteur

Je croyais que vous

17:57
Présentateur

examiniez aussi la

17:58
Locuteur

possibilité qu'il

17:59
Présentateur

soit interdit complètement. Ah, Philippe Besson, vous pouvez peut-être intervenir.

18:02
Invité

Oui, moi, j'ai une position qui est assez proche de celle d'Éric Nolot. C'est-à

18:05
Locuteur

-dire

18:05
Invité

que

18:06
Locuteur

j

18:06
Invité

'ai tendance à penser qu'il faut que la loi s'applique.

18:08
Locuteur

C

18:08
Invité

'est-à

18:08
Locuteur

-dire

18:08
Invité

que là, on est dans l'abjection absolue. Donc, on est dans quelque chose qui est effectivement de l'ordre du négationnisme. Donc, on applique la loi. Après, je suis toujours un tout petit peu inquiet par les formes de censure préventive. Voilà, je me dis que c'est toujours un peu inquiétant parce que dès qu'on se met à censurer un tout petit peu, d'abord, je pense qu'on crée une victime. Et voilà, donc, c'est un peu compliqué comme débat. Et comme en plus, il a un théâtre à lui. Le théâtre de la Mador. Oui,

18:33
Locuteur

il

18:33
Invité

peut-il.

18:34
Présentateur

Anne Hidalgo, c'est la femme maintenant que je m'adresse. Celle qui a, entre autres, commenté cette semaine la mini-polémique liée au fait que Mme Rachida Dati, ministre de la Justice, ait repris le travail, selon certains.

18:47
Locuteur

C'est ce

18:47
Présentateur

que j'ai dit. Un peu trop tôt. Vous avez dit « Le congé maternité est un acquis. Le cas Rachida Dati ne doit pas devenir un exemple.

18:54
Anne Hidalgo

» Oui, je pense qu'on a une responsabilité quand même quand on est un personnage public. Ça ne me choque pas qu'elle reprenne son boulot. D'abord, c'est sans doute beaucoup plus facile pour Rachida Dati. Elle a un chauffeur, elle a du personnel à demeure, elle a un salaire de ministre. Donc je pense qu'il ne faut pas présenter un cas comme celui-ci comme celui d'une superwoman. Moi, ça m'a toujours... Je suis une féministe, vraiment. C

19:19
Locuteur

'est pour ça que je vous pose la question.

19:21
Anne Hidalgo

Et moi, ça m'a toujours agacée ce discours de certaines femmes politiques consistant à dire « Écoutez, ce n'est qu'une question d'organisation, on y arrive si on est bien organisée. » Non, c'est quand même une question d'argent. Si vous avez les moyens de vous organiser, d'avoir une nounou, d'avoir une femme de ménage, c'est quand même beaucoup plus facile de bosser et de pouvoir avoir une vie

19:44
Locuteur

épanouise. Vous-même, vous avez été enceinte lors de votre premier mandat. Vous avez

19:47
Présentateur

repris le travail rapidement.

19:49
Locuteur

J

19:49
Anne Hidalgo

'ai repris le travail assez

19:50
Locuteur

rapidement. Voilà, c'est ça, j'allais dire.

19:51
Anne Hidalgo

Parce qu'on n'a pas de congé maternité quand on est élu. Et voilà, c'est comme ça. J'ai repris le boulot assez rapidement. Je n'en ai pas fait un élément de gloire personnelle. J'ai beaucoup insisté sur le fait que ma situation n'avait rien à voir avec celle de femmes salariées qui sont dans des situations de dépendance ou de subordination qui n'est pas la mienne et que je ne fais pas le même type de job. D'abord, moi, ce n

20:16
Locuteur

'est

20:16
Anne Hidalgo

pas un job, c'est un mandat, c'est autre chose. Donc,

20:18
Locuteur

j

20:18
Anne Hidalgo

'ai bien insisté pour dire que surtout, on ne prenne pas en exemple des femmes qui ont une vie quand même différente avec toutes les aides nécessaires. C'est tout.

20:29
Locuteur

C

20:29
Anne Hidalgo

'est

20:29
Locuteur

amusant.

20:30
Invité

Je note que vous parlez, effectivement, je suis plutôt d'accord avec vous. Ah ben enfin ! Oui, je suis d'accord avec

20:36
Locuteur

elle, bien sûr. C'est

20:36
Anne Hidalgo

féministe, Éric Zemmour.

20:37
Invité

Oui, ça ne se sait pas.

20:39
Locuteur

Mais personne ne le sait. Ça ne se sait pas. Moi, je sais. Merci,

20:41
Invité

heureusement que vous êtes là. Et de gauche. C'est profondément de gauche.

20:46
Locuteur

Et par contre, je vous

20:48
Invité

écoute. Et effectivement, vous parlez d'art. Vous avez tout à fait raison. C'est plus facile quand on a des facilités financières et on est tout à fait d'accord. Mais je note, et ça, ça me frappe parce que vous n'êtes pas la seule, personne ne... On nous bassine depuis des années avec les enfants, les droits de l'enfant, le ceci de l'enfant, etc. Et là, sur Rachida Dati, personne ne parle de cette pauvre moume qui arrive sur Terre et qui ne voit pas sa mère au bout de trois jours. Et tout le monde s'en fout. C'est ça qui me sidère.

21:16
Locuteur

Mais non,

21:16
Présentateur

mais ce n

21:16
Locuteur

'est

21:16
Présentateur

pas vrai. Nicolas Canteloup a trouvé la raison et la solution à ça. Nicolas Canteloup a dit en fait, c'est la gamine qui a démissionné. Elle ne pouvait plus supporter la ministre de la Justice. Donc elle a démissionné.

21:30
Invité

Voilà.

21:30
Locuteur

Tout simplement. Mais c'est vrai que

21:32
Invité

le problème est

21:33
Locuteur

là. Et en plus, il y a un bébé qui n'a pas sa

21:38
Anne Hidalgo

mère.

21:39
Locuteur

C'est sa

21:39
Invité

vie.

21:39
Locuteur

C

21:39
Invité

'est trop facile de dire ça.

21:40
Locuteur

C

21:40
Invité

'est sa vie.

21:41
Locuteur

C'est

21:41
Invité

sa vie.

21:41
Locuteur

Moi,

21:42
Anne Hidalgo

il y a plein d'autres enfants qui souffrent et qui seront sans doute

21:45
Locuteur

dans des situations beaucoup plus

21:47
Anne Hidalgo

difficiles

21:48
Locuteur

que la petite Zora. À qui on souhaite une longue vie et

21:50
Invité

une belle

21:51
Locuteur

vie. Et un beau

21:52
Invité

capital affectif puisque le capital affectif il est bouclé à trois ans. Merci.

21:57
Locuteur

Et puis tout ça a quand

21:58
Anne Hidalgo

même

21:59
Locuteur

évité de parler d'autres choses.

22:03
Invité

Il faut peut-être lui souhaiter un père.

22:05
Locuteur

Parce que je

22:06
Invité

trouve ça... Non, non, mais non, pas qu'elle n'en ait pas. Je trouve ça très révélateur de l'époque. C'est-à-dire, il y a, c'est une femme qui a un enfant et le père,

22:14
Locuteur

on

22:14
Invité

ne le connaît pas. C'est le père anonyme. Espèce de fantasme comme ça, féministe. Le père anonyme. Vous savez, à la fin de L'homme pressé de Paul Morand, je me souviens d'un livre que j'ai beaucoup aimé et c'était prophétique. Il y avait

22:26
Locuteur

la

22:26
Invité

mère,

22:27
Locuteur

les

22:27
Invité

trois filles avec chacune leurs enfants et elles s'étaient toutes débarrassées des pères. Espèce de fantasme comme ça et vous voyez, Rachida

22:35
Locuteur

Dati, c'est une... Parfois, ce

22:35
Anne Hidalgo

sont les pères qui abandonnent les mères.

22:37
Locuteur

Oui, oui, bien

22:38
Invité

sûr. Mais ça, c'est dans le monde d'avant.

22:40
Locuteur

Je

22:40
Anne Hidalgo

ne

22:40
Locuteur

sais

22:40
Anne Hidalgo

pas. Parce que une femme qui n'est plus là aujourd'hui disait, je ne partage pas ce point de vue, mais elle disait pour le père, il suffit de la représentation

22:54
Locuteur

de l'image symbolique du père.

22:55
Présentateur

OK. Est-ce que vous serez le 20 janvier à la conférence de presse de Martine Aubry, grande conférence de presse de rentrée du Parti Socialiste mardi 20

23:06
Locuteur

janvier prochain. Alors, ça sera

23:07
Anne Hidalgo

le 21 normalement.

23:08
Locuteur

Ah, elle a décalé ?

23:09
Anne Hidalgo

Oui, parce que... À

23:10
Locuteur

cause de Barack Obama ? Voilà,

23:11
Anne Hidalgo

à cause de Barack Obama.

23:13
Locuteur

Peut-être que je vais décaler

23:14
Présentateur

ma première aussi. Et vous nous dites ça maintenant,

23:16
Locuteur

alors. Et

23:17
Présentateur

je vous le dis,

23:17
Locuteur

et

23:17
Présentateur

bien voilà.

23:18
Locuteur

Elle sera

23:20
Présentateur

revenue de Washington ? Et bien voilà, elle

23:22
Locuteur

aura un anniversaire. Il faut lui dire que le 21

23:23
Invité

janvier, c'est l'anniversaire de la mort de Louis XVI, elle ne peut pas faire ça.

23:26
Locuteur

Il

23:26
Anne Hidalgo

y en a

23:27
Locuteur

qui mangent

23:27
Anne Hidalgo

la

23:27
Locuteur

tête d'eau, vous ce jour

23:28
Invité

-là.

23:29
Anne Hidalgo

Vous avez

23:29
Locuteur

travaillé

23:31
Présentateur

avec Martine Aubry ? Merci.

23:32
Locuteur

Je la connais

23:33
Anne Hidalgo

bien, c'est une amie, j'ai travaillé avec elle. Voilà, donc...

23:37
Locuteur

C'est vrai qu'elle

23:37
Présentateur

s

23:37
Locuteur

'est

23:37
Présentateur

mis un stylo dans l'œil, comme nous l

23:38
Locuteur

'a

23:38
Présentateur

dit Alain Duhamel tout à

23:39
Anne Hidalgo

l'heure

23:39
Présentateur

?

23:39
Anne Hidalgo

Oui,

23:39
Locuteur

oui,

23:40
Anne Hidalgo

elle s'est blessée. Voilà, ça arrive. C'est

23:43
Locuteur

un accident. Et elle a un abandon, Dieu donné, il va faire un sketch avec elle. Je ne l'ai pas vue, là.

23:48
Anne Hidalgo

Je ne l'ai pas vue. Je ne

23:50
Locuteur

l'ai

23:50
Anne Hidalgo

pas vue, mais voilà, Martine Aubry est une femme courageuse qui a pris les choses en main. Elle résiste même au stylo. Elle résiste au stylo, elle résiste à beaucoup de choses.

24:01
Présentateur

C'est quand même difficile, en ce moment, on sent qu'au parti socialiste, il y a des clans qui se forment. Des

24:06
Locuteur

clans ? Des GPS ?

24:08
Présentateur

Alors

24:09
Locuteur

qu

24:09
Présentateur

'on nous avait promis la grande unité après le congrès de Reims, la grande unité,

24:14
Locuteur

elle

24:14
Présentateur

n'existe absolument pas.

24:15
Anne Hidalgo

D'abord, le congrès de Reims a été difficile.

24:18
Locuteur

Ça, on l'avait remarqué.

24:19
Anne Hidalgo

On a vu que le résultat s'est fait vraiment dans la douleur. En même temps, Martine Aubry est une femme de conviction, une femme exigeante, tonique. J'espère qu'elle

24:32
Locuteur

va

24:32
Anne Hidalgo

y arriver.

24:33
Présentateur

On lui souhaite et on vous le souhaite aussi. Merci, Mme Anne Hidalgo.