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Interviewyoutube.com· 14 septembre 2025 55 minContradictoireMixteBudget & impôtsInstitutions & électionsDéfenseSolidarités & famille

Clémence Guetté, invitée de Questions politiques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 38 %Défensif 36 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Clémence GuettéChiffre
    « Macron signe les 5 % de PIB consacrés à l'armement et aux dépenses militaires »
  • Clémence GuettéChiffre
    « si toutes ces réformes euh qu'a fait monsieur Macron, je pense à l'ISF mais je pense aussi à la flat taxe, tout ça nous coûte 60 milliards par an »
  • Clémence GuettéChiffre
    « je suis parlementaire depuis 3 ans, je n'ai jamais voté un budget, on a eu 28 493 »
  • Clémence GuettéChiffre
    « 175000 selon les les chiffres de ministres illégitimes monsieur Taillot et euh 500000 selon les recollements que nous avons pu faire dans les différentes villes de province »
  • Clémence GuettéChiffre
    « 2 millions lors des dernières manifestations contre les retraites organisées par les syndicats »
  • Clémence GuettéChiffre
    « la France a une centaine d'avions rafales »
  • Clémence GuettéChiffre
    « la moitié de des importations pardon d'armes de l'Union européenne ça vient des États-Unis »
  • Clémence GuettéChiffre
    « il y a une personne sur trois qui a peur de sombrer définitivement dans la précarité »
  • Clémence GuettéChiffre
    « Il y a une personne sur quatre qui renonce à se nourrir de temps en temps. »
  • Clémence GuettéFait
    « J'ai porté à l'Assemblée nationale une résolution qui voulait mettre fin à l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. »
  • Clémence GuettéFait
    « Tous les macronistes d'une seule voie ont voté contre cet accord. »
  • Clémence GuettéChiffre
    « Nous avons aujourd'hui 104 députés du Nouveau Front populaire insoumis, communistes, écologistes, qui veulent la destitution de monsieur Macron. »
  • Clémence GuettéChiffre
    « 17 % de popularité pour monsieur Macron »
  • Clémence GuettéChiffre
    « 58 % des jeunes qui sont angoissés par le changement climatique »
  • Clémence GuettéChiffre
    « la Constitution de la 5e elle a déjà été révisée 24 fois »
  • Clémence GuettéFait
    « Nous n'avons appelé jamais personne à la violence. »
  • Clémence GuettéFait
    « ce que nous avons demandé, c'est à pouvoir en l'occurrence consulter cet ouvrage via nos avocats »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Question politique. Un 3è premier ministre en moins d'un an, encore plus proche d'Emmanuel Macron, peut-il réussir là où les deux précédents ont échoué ?

Sébastien Lecornu a été nommé mardi, mercredi passation de pouvoir. Il promet des ruptures sur le fond et sur la forme. Et hier, ce chef d'un gouvernement pas encore constitué fait des annonces les deux jours fériers travaillé mesurent enterré.

Une piste d'économie qui aura irrité peut-être autant que les 80 km/h à l'époque des gilets jaunes. Alors conserver le soutien à droite tout en tendant la main à gauche. Ce nouvel en même temps est-il réaliste ?

Avec une côte de popularité très faible à quelques jours d'une nouvelle mobilisation sociale mais aussi sous les yeux des marchés financiers. On peut bien appeler ça une ligne de crète. Quelle sera la position du Rassemblement national quant à LFI ?

La ligne reste le dégagisme du premier ministre mais surtout du chef de l'État. Oui. Pour écrire quel scénario pour les Français.

On en parle avec la députée LFI du Val de Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale Clémence Gueté dans Question politique en direct et jusqu'à 13h. France question politique. Alexandra Ben bonjour et bienvenue Clémence Geté.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous. À mes côtés pour vous interviewer, je les salue Françoise Fressos du journal Le Monde.

Bonjour Françoise. Bonjour et bonjour à toutes et tous. Avec vous tout à l'heure, on mettra en lumière une des grandes questions qui sera dans le débat de la présidentielle ce matin.

Les institutions parce que au fond, on reconnaît plus trop notre 5e République qui était décrite comme verticale et qui devient peut-être parlementaire. Donc faut-il dans ces conditions faire basculer le régime ? Et comment ?

C'est la grande question. Ça sera la grande question. France 2027 de Françoise Fressuse.

Alix Bouillagué de France Télévision est aussi en plateau. Bonjour Alix. Bonjour Alexandra.

Bonjour à tous. Grâce à vos questions, on va en apprendre plus sur la femme politique Clémence Gueté. Oui, une ascension éclair au sein des insoumis commencés à 19 ans.

Ce qui installe aujourd'hui Clémence Guetté en potentiel dauphine de Jean-Luc Mélenchon. Clémence Guetté. On va d'abord commencer par le panorama de l'actualité.

Sébastien Lecorn s'est installé mercredi à Matignon. Il a donc fait de premières annonces. un réseau de soin, ça c'était son premier déplacement hier à moins d'une demi-heure de chaque citoyen.

Et puis la grande annonce c'était la suppression dans le budget 2026 des 2ux jours fériers travaillés. Alors voilà des premiers pas. Vous en pensez vous en pensez quoi vous Clémence Gueté ?

Est-ce que c'est de la rupture ? Alors non, on peut pas qualifier la nomination de monsieur le cornu de rupture politique. C'est la continuité évidente de de la Macronie en réalité.

D'ailleurs, tout le monde l'a dit, tout le monde l'a reconnu unanimement. C'est vraiment un premier soutien de Macron, désormais parmi les derniers soutiens de Macron et il est là pour mener une politique macroniste. Je dis d'abord quelques mot du personnage politique qui a été choisi parce que outre le fait d'être l'oreille du président, on le décrit comme un très proche.

C'est aussi un ministre ancien ministre des outresemères qui a mené une politique de répression. Je pense notamment aux Antilles mais à ses déclarations sur Mayotte ou sur la Guyane. C'est aussi le ministre des armées depuis quelques années déjà.

Et nous nous disons que ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas un hasard au moment où Macron signe les 5 % de PIB consacrés à l'armement et aux dépenses militaires de choisir le ministre des armées pour un nouveau budget budget de guerre budget de guerre sociale. On va y venir, on a une partie internou absolument.

Moi je vous demande si par exemple les de jours fériers travailler abandonnés bon ben voilà c'est un symbole c'est une main tendue. Vous nous direz à quel à quels électeurs mais vous en pensez quoi ? De toute façon les Français n'en voulaient pas.

Il abandonn les Français n'en voulaient pas. Aucune des oppositions n'en voulait et par ailleurs même les macronistes, on n'était pas tous unanimes sur la question. C'était une mesure surprise, la surprise du chef, monsieur Baou, juste avant qu'il s'en aille.

En réalité, tout le monde savait que c'était un totem politique qui était là pour qu'on se concentre là-dessus au détriment du reste parce que dans le reste du budget, il y avait aussi de nombreuses mesures scandaleuses. La première d'entre elles, je dirais que c'est l'année blanche. Là, il nous fait des grandes déclarations sur le pouvoir d'achat des Français qui a été trop négligé.

Euh nous verrons bien s'il le reprend dans le dans le budget, mais l'idée c'était une année blanche pour gagner quelques milliards véritablement sur le pouvoir d'achat des Français puisque c'est les pensions de retraite qui sont pas indexés, euh les allocations par exemple la salair donc ça fait perdre de l'argent à tout le monde. Il y a le déremboursement de certains médicaments notamment pour des maladies longue durée. Bref, il reste un tas de mesures dans ce projet de budget.

A priori elles elles n'ont pas été citées par monsieur le Cornu. Donc elles y seront toujours auxquelles nous serons largement opposés. Alors, il démarre les discussions et alors justement on va parler vous des mesures plus précisément, mais le Premier ministre dit vouloir une discussion parlementaire, moderne, franche, de très bon niveau avec le PS, les écologistes, le parti communiste, ce qu'il appelle la gauche républicaine qui à ses yeux doit s'émanciper de la France insoumise qui s'exclut elle-même de la discussion.

Alors, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que vous n'avez pas du tout envie de discuter ? Est-ce que pour vous avec le gouvernement de Sébastien Lecnu, c'est le rapport de force et puis c'est tout ?

Bon, d'abord, j'ai lu comme vous cette euh cette interview donnée à la presse régionale de du nouveau Premier ministre dans lequel il y a quand même énormément d'éléments de langage qui ne veulent rien dire en réalité. Qu'est-ce que ça veut dire une discussion moderne et franche ? Tout et n'importe quoi, on ne sait pas hein.

Donc voilà, ça c'est la première chose quand même. C'est ce type de grande déclaration qui qui n'engagea rien. Donc il va pouvoir discuter.

Nous avons déjà dit que nous n'irons pas à un rendez-vous avec monsieur le cornu parce que nous savons quel projet de budget il va être présenté. Nous ne savons pas dans quelle mesure l'austérité se déploira. combien de milliards ?

Mais nous savons que ce sera euh un budget austéritaire. Donc nous nous y sommes opposés. Nous avons déjà dit, nous donnons rendez-vous au Premier ministre quand il aura formé son gouvernement dont pour l'instant nous ne savons rien mais dont nous pressentons que peut-être il va recycler quelques fidèles de la Macronie qui étaiit déjà en poste auparavant.

Nous avons déjà dit le rendez-vous c'est le vote de confiance. Demandz la confiance de l'Assemblée nationale. Monsieur Baou on peut lui reconnaître un mérite à monsieur Baou c'est d'avoir demandé la confiance.

Ensuite, il est parti, il en a pris acte. En Macronie, ça se faisait plus depuis 5 ans. Guté, donc il va demander la pas de discussion.

Il ne la demandera pas la conf. Donc, nous allons déposer une motion de censure et nous n'irons pas discuter avec monsieur le cornu. Mais je vais vous dire une chose, pas par sectarisme de notre part, mais parce que tout ça est en fait scandaleux.

Je veux dire, c'est le 3è Premier ministre illégitime que nomme monsieur Macron. En 2024, il y a eu un fait majeur. C'était la dissolution de l'Assemblée nationale.

Ça compte les élections dans notre pays, ça compte les campagnes et c'est le nouveau Front populaire qui était arrivé en tête. Donc monsieur Barni est tombé parce qu'il était légitime. Il a fait 3 mois.

Monsieur Baou a duré un petit peu plus avec des manigances et des magouilles, notamment le fameux conclave sur les retraites qui a permis de berner le Parti socialiste à ce moment-là. Il a duré un peu plus mais il est tombé. Monsieur le cornu va tomber.

Et ce que je déplore madame, c'est que en réalité monsieur Macron nous fait perdre un temps fou et pour les Français et pour faire face au changement climatique et à toutes les urgences qu'on devrait affronter. Parlons urgences. Parlons-nous aux urgences.

Euh là vous dites c'est une mascarade, il y a pas de discussion, ça sera un un budget d'austérité. Je lis euh ce matin que la présidente de l'Assemblée nationale, Yel Bron Pivet dit que François Bairou était fixé sur 44 milliards. Elle elle dit ça pourrait être 35.

Et surtout euh ce qu'on voit c'est que les socialistes sont en train de monayer leur noncensure euh et ils mettent un prix un prix qui pourrait être pas de 493, la réforme de la réforme des retraites et la taxe sur les ultra riches. Est-ce que pour vous même la taxe Zucman c'est c'est un mauvais compromis voire de la compromission ? Alors, je ne ferai pas de de prédiction, mais je vais quand même risquer à une chose, c'est que les socialistes sont en train de se vendre pour pas cher du tout parce queil y aura un 493 sur ce budget parce que il ne trouvera pas de majorité parce que les socialistes ou les républicains dont euh aujourd'hui monsieur le cornu essaie de négocier l'annoncensure, c'est ça son objectif, il s'en fiche que les oppositions ne votent pas le budget.

Je vais vous dire, je suis parlementaire depuis 3 ans, je n'ai jamais voté un budget, on a eu 28 493. Donc il passera par 493. Donc ça c'est la première demande des socialistes qui ne sera pas respectée.

Il n'y aura pas de taxe duman. Il y aura peut-être une version amoindrie sur les patrimoines des ultrariches, mais ce ne sera pas la taxe dumane. Il y a déjà trop de voix dans la Macronie et CHLR qui disent qu'ils n'en veulent pas et il n'y aura pas d'abrogation de la réforme des retraites.

Donc ça regarde le Parti socialiste. Il y a pas des curseurs entre l'abrogation, la suspension, la taxe Zucmane, le niveau. Il y a pas des curseurs qui se discutent politiquement pour sortir d'une impasse ?

Ah ben il il y a des curseurs en effet. Mais je veux dire la taxation sur les hauts revenus, la pression populaire est-elle depuis 8 ans face à à cette captation des richesses par une infime minorité sous la Macronie. La pression populaire est telle que même les Macronistes ont commencé environ depuis 1 an à dire peut-être qu'en effet il faudrait aller dans cette direction, mais il faut pas aller dans cette direction, il faut y aller très franchement parce que là on prend du retard et ils accumulent de la richesse.

Je en vous avez vu vous avez vu cette interview du patron du patron de du MDEF, Patrick Martin qui dit que c'est une forme de spoliation et qui dit ce matin, c'est dans le Parisien que si on alourdit les impôts des entreprises, il y aura une grande mobilisation patronale. Oui. Alors, on les avait pas vu venir ces manifestants du mois de septembre.

Il y en a d'autres qui étaient plus attendus, ceux du 10 et ceux du 18 auquels on donne rendez-vous. Heureusement, il y a des grands patrons dans ce pays qui ne disent pas exactement ça et qui ont conscience que quand on demande des impôts, quand on demande ça, c'est pour participer à à l'effort national et pour faire en sorte qu'il y ait un petit peu de partage des richesses, un petit peu de justice fiscale dans ce pays. Et il y a des grands patrons et des et des plus petits patrons d'ailleurs encore plus nombreux qui voient bien le déséquilibre qui s'est qui s'est creusé et qui s'est accentué.

Donc d'abord, je je veux dire que euh le le président du MEDF n'est pas représentatif de l'ensemble du monde économique. Et heureusement. Ensuite, sur ce que ce que sur ce que le MEDEF euh fait euh d'habitude ils font des négociations de couloir, des négociations de coulisse avec le pouvoir.

C'est comme ça qu'ils ont obtenu auprès de monsieur Macron toutes ses faveurs en faveur en en faveur du grand patronat et des et des multinationales. Aujourd'hui, ils le disent un peu plus franchement. Ça mérite de d'être dans le débat public et de pouvoir être discuté.

Et nous nous leur disons qu'évidemment si toutes ces réformes euh qu'a fait monsieur Macron, je pense à l'ISF mais je pense aussi à la flat taxe, tout ça nous coûte 60 milliards par an. Monsieur Baou qui était donc le plus le plus ambitieux dans l'austérité en cherchait 44. Voilà, la situation est relativement claire et je veux dire que elle est claire pour les Français.

Ils se rendent bien compte de la spoliation là qui a été encouragée par des choix politiques très clairs. Alors politique question de d'Alix Bouyagué. Clémen Gué, vous dites que le PS se vend pour pas cher, mais bon, si on regarde, il y a déjà un petit bilan, les de jours fériers, c'est à la trappe.

Imaginons un budget, c'est pas vous êtes d'accord. Imaginons, c'est un signal en tout cas. Imaginez un un budget à 30 milliards, hein.

Il y a le bonier parle de 35, peut-être ça peut atterrir à 30. Une taxation des ultra riches, pas la taxe Zukman mais un entre deux. Par exemple, des gros efforts fait sur la pénibilité, sur les retraites.

Vous dites c'est c'est tout rien ou vous dites bon c'est quand même des petits pas. Mais tout ce que vous dites là, madame Bouagué, ce sont vos assomptions. Mais pour l'instant, nous n'en avons aucune idée.

On sait très bien ce qui va être sur la table et on sait que c'est peut-être que vous vous le savez, mais moi comme parlementaire, je n'ai pas encore le budget. Et monsieur Lecornu disait hier dans sa grande interview à la presse régionale qu'il n'avait pas encore fait le budget. Non mais vous dites pas là il y a des petites choses intéressantes.

Non, il y a il y a il y a des comment dire il y a des perches tendues parce que le pouvoir prend un petit peu conscience de la colère dans ce pays. Mais euh ce que déclare madame Bron Pivé, ça n'a aucune valeur par rapport à ce que fera monsieur le cornu dans son budget. Ce que veulent les socialistes, c'est des incantations, tout ça.

Donc moi, j'attends d'avoir le budget. Mais non, mais par exemple, si on arrive, si on atterrit autour de ça, vous dites "Bah tiens, après tout mal." Nous nous on a fait on a fait une proposition de contrebudget comme d'autres forces politiques, vous le savez, et c'est d'une autre ambition, d'une autre ambition de rupture parce qu'en fait on a réellement besoin d'investissement dans ce pays.

Je veux dire ce dogme des 3 % de déficit, ce ton alarmiste qu'a pris monsieur Baou dans sa tournée médiatique pour faire peur à tout le pays, c'est une mauvaise façon de prendre les choses. Il faut il faut Mais bien sûr qu'il y a une dette madame, mais je vous je vais vous dire, je suis pour le 0 % de pauvreté dans notre pays. Je pense pas que le 3 % déficit soit un dogme absolu que les Français doivent doivent se comment dire se vider les poches pour ça.

Et je vais vous dire une autre chose, il faut partir économiquement de l'inverse de ce que fait monsieur Macron, c'est-à-dire des besoins des gens. Attendez, je je termine juste là-dessus. Alors, il y a des milliards, il y a des milliards et il y a des dépenses qui sont utiles.

Il y a des milliards, j'irai même plus loin, qui sauvent des vies. Quand les associations de lutte contre les violences faites aux femmes demandent 3 milliards, je pense que ça peut sauver des vies et je suis parfaitement d'accord. Quand il faut 600 millions pour dépolluer les antilles qui ont été pollués au chlore descones et qui génèrent des cancers à toute la population, je pense que c'est une priorité quand ils font 1 milliard pour lutter contre l'il allons sur la réalité allons sur la réalité parmes par mes param sont les vies des gens don je comprends que vous ayez des aspirations extrêmement très bonnes mais on part de la réalité vous n'avez pas la majorité aujourd'hui et nous sommes dans dans une assemblée où n'y a pas de la majorité.

Le sujet c'est est-ce qu'on essaie d'améliorer un peu ou est-ce qu'on rond ? Vous faites la destitution, la discussion d'Emmanuel Macron, elle ne sera pas voté. Quel est où aboutit votre stratégie ?

C'est là qu'on comprend pas. Pour est-ce que finalement les socialistes ne peuvent pas obtenir un peu plus que vous alors que vous êtes quand même minoritaire LFI au Parlement aujourd'hui. J'entends votre question.

Ce que je voulais juste dire par ma démonstration, c'est que la politique austéritaire a des a des conséquences très concrètes et je suis d'accord avec vous sur le fait que nous devons parler du réel et du quotidien des Français. Vous dites, il vaut mieux peut-être quelques petits pas. Ce que je réponds à ça d'abord, c'est que c'est extrêmement hypothétique que en plus nous avec la motion de destitution, je pense que nous sommes arrivés à populariser ce mot d'ordre d'abord parce qu'il correspond à une aspiration des Français.

Sortez un nouveau sondage ce matin. 17 % de popularité pour monsieur Macron. Enfin, je veux dire, c'est un score absolument catastrophique.

Jean-Luc Mélenchon, 17e personne que les Français veulent voir à l'Élysée dans le dernier sondage ce matin. Il me semble que c'est dans la tribune dimanche. Et ben c'est une bonne nouvelle ça et puis ça va continuer de monter jusqu'à première personnalité Jordan Bardella seconde Marine Le Pen.

Non mais d'accord madame mais moi je vous parle d'un homme qui est au pouvoir aujourd'hui qui exerce les responsabilités depuis 8 ans. Donc son bilan, excusez-moi mais on peut discuter de Jean-Luc Mélenchon si vous voulez question sur la destitution. Ben, j'essaie de répondre à toutes vos questions puisque vous m'avez interrompu pour donner les scores de popularité des personnalités politiques françaises.

Ce que je vous dis c'est que nous avons des campagnes à mener, qu'en l'occurrence nous avons un bilan de monsieur Macron et qu'il est très clair. Nous avons aujourd'hui 104 députés du Nouveau Front populaire insoumis, communistes, écologistes, qui veulent la destitution de monsieur Macron. C'est bien plus que nous que quand nous avions développé déposé cette motion.

Non mais d'accord mais c'est la majorité à gauche déjà. un moment dit pas voilà ce qui peut être le plus utile à un moment de crise dans le pays, c'est peut-être de faire un compromis plutôt que d'aller dans une stratégie de rupture qui visiblement actuellement ne marche pas. Mais les Macronistes n'ont jamais cherché à avoir de l'ambition autre que pour l'austérité dans leur budget.

Un exemple, la taxe du elle a été votée déjà à l'Assemblée nationale. Le problème c'est qu'elle a été enlevée par 493 dans le budget. Donc si vous voulez, il y a parfois il existe des majorités pour aller dans le sens fiscal.

Donc voilà, elle n'existe pas parce que le pouvoir le pouvoir illégitime a passé par 493 une censure de ce que ce qu'avaient voté les parlementaires. Remettons juste un peu les choses dans l'ordre s'il vous plaît quand même. Il est il est illégitime monsieur Baou.

Il n'avait pas à être nommé à Matignon. Alors, le choix présidentiel dans la constitution de la 5e et on en parlera plus tard, fait que il peut s'arroger ce pouvoir. Il n'empêche que aujourd'hui les élections euh on a l'impression qu'elles peuvent être piétinées puis tout le monde prend ça pour acquis et puis on lui dit "Oh mais il y a quelques petites quand même, soyez satisfous ne sommes pas un peu différemment." Euh Sébastien Lecnu qui vient de prendre ses ses fonctions a quand même envoyé des signaux à la trappe les deux jours fériers.

Il ouvre la voix, il ouvre la voie plus de justice fiscale effectivement à voir ce que ça ça ça ça cache derrière. Il souhaite une loi de décentralisation et il souhaite mettre fin au privilège, accorder avis à certains anciens ministres du gouvernement. Quand ça va dans votre sens, vous pouvez le dire.

Euh je oui, évidemment, je peux le dire mais je je reviens juste un instant encore au fait générateur. Ce premier ministre est illégitime et je vous le dis, ils peuvent être remplacés, il pourra être remplacé, il va finir par tomber, on perd juste du temps. Mais c'est la contin la continuation pardon de la politique macronise que nous dénonçons.

Et ça nous fait pas peur la dissolution qui a installé Jordan Bardella d'abord à Matignon et puis peut-être après à nous ferons campagne mais écoutez en 2024 tout le monde nous a dit en boucle que le Rassemblement national arrivait en tête. Ça n'est pas arrivé finalement. républicain ne fonctionnera plus comme il a fonctionné.

Donc le risque il est là et les sondages parlent de même hein. C'est 33 % pour Jordan Barda le R et et c'est moitié moins pour la gauche. Et en plus c'est inaudible.

Les sondages madame ont donné 27 fois sur 27 gagnant le Rassemblement national en 2024 et ça n'est pas arrivé. Voilà ce que je vous dis. Donc euh ensuite pour pour ce qu'a proposé monsieur le Cornu, aujourd'hui nous en sommes au stade d'hypothèse et nous nous battrons comme nous nous battons à chaque budget pour faire valoir nos propositions et trouver trouver des majorités.

Françoise Fresso, je visais juste revenir sur le thème illégitime illégitime le corn. Mais qui est qui est légitime dans cette assemblée ? au fond quand vous avez essayé de de mettre un premier ministre au nom du nouveau Front populaire, on a vu à quel point c'était difficile.

Quand on voit aujourd'hui les écart entre votre position et celle du PS, on voit qu'il n'y a pas rien ne se tient. Est-ce qu'au fond le sujet aujourd'hui c'est que dans cette assemblée, dans cette représentation politique, il y a un vrai question de légitimité qui n'est pas tranché et qui fait que peut-être vous avez intérêt peut-être à essayer de vous assembler plutôt que de parce que il y a aucune légitimité de part et d'autre. Mais il y a la légitimité du parlement quand même qui encore une fois est piétiné.

C'est 28. Mais si madame 28 49 28 493 sur le budget. Je ne l'ai jamais voté comme parlementaire.

C'est la première prérogative d'un parlementaire de voter le budget de la nation. Des 493 déguisés sur la loi du plomb qui réhabilitait les pesticides. Un 493, c'est une nouvelle réforme des retraits.

Il y a un rouleau compresseur du pouvoir et notamment de l'Élysée sur le parlement qui est l'instance légitime parce qu'elle représente le peuple français même si elle est fragmentée. Je vais dans votre sens. Elle est fragmentée mais elle est légitime et elle vote cette assemblée nationale.

Je suis vice-présidente de l'Assemblée nationale. Je vois les choses parfois depuis le perchoir et je vois que ce dégage des majorités. Le problème c'est que la Macronie utilise aujourd'hui tous les artifices et les abus permis par la Constitution de la 5e République pour piétiner ce parlement.

Alors peut-être qu' qu'il ne vous convient pas politiquement, peut-être que il ne convient pas au Français. Toujours est-il que c'est le résultat de leur vote de l'année dernière. Donc une dissolution en en soi ne changera pas le sujet que nous avons là.

On va parler si vous voulez bien Clémence Guetté de la mobilisation du 10 septembre. Vous avez beaucoup parlé du peuple, ce que veut le peuple. Alors est-ce que cette mobilisation porter la voix du peuple ?

Écoutez ce qu'on disait le jour même, mercredi 10 septembre. Donc le ministre démissionnaire de l'intérieur Bruno Retaillot. Les choses sont désormais très claires.

La mobilisation n'a rien d'une mobilisation citoyenne. Elle a été détournée, confisquée, capté par la mouvance de l'extrême gauche de l'ultra gauche, appuyé par le mouvant des insoumis. C'est très très clair.

Clémence Geté, c'est très très clair pour Bruno Retaillot. C'est un mouvement peut-être au début populaire mais qui finalement est un mouvement vous avez essayé de transformer en mouvement politique et qui aurait fait flop. Mais vous savez, les mouvements populaires sont des mouvements politiques.

Les gens n'ont pas besoin des partis politiques pour pour en faire. En réalité, le mouvement des gilets jaunes était déjà éminemment politique. Celui-ci est aussi il y avait des mots d'or, c'est pas les mêmes participants, n'est-ce pas ? les gilets jaunes, c'était vraiment des gens précaires, des petits commerçants.

Et là, si on regarde là aussi, il y avait des gens précaires et des gens qui qui galèrent à s'en sortir parce que malheureusement, il y en a de plus en plus dans ce pays. Donc évidemment, dès que les gens se mobilisent, moi j'ai vu moi j'ai vu dans ces dans ces mobilisations d'abord une une forme de mobilisation assez exemplaire de la jeunesse euh qui souffre beaucoup dans notre pays. Des manifestants très féminisés, très divers socialement mais qui partageaient des mots d'ordre.

Le premier d'entre eux, c'était le fait de voir partir monsieur Macron parce qu'il y a une détestation qui est politique et qui est quand même extrêmement forte dans notre pays, mais aussi pas de budget austéritaire, mais aussi l'abrogation de la réforme des retraites. Et monsieur monsieur Retaillot avait prévu donc ministre démissionnaires avait prévu un dispositif démesuré de force de l'ordre 80000 policiers c'est plus que pour le 14 juillet par exemple ce qui a donné lieu à des scènes pris comme quoi vous appeliez à la au blocage général la grève générale c'est pas produit autrement dit c'est peut-être votre idéal qui s'est écroulé parce qu'il y a pas eu une mobisation aussi forte que ce que Et mais on est encoreé encore on est encore dans un pays où la grève est autorisée dans la constitution. La grève c'est le blocage.

C'est le blocage notamment parce que les rapports de force économiques comptent dans ce pays et que quand le secteur des transports par exemple est en grève, quand c'est le cas aussi dans des services publics, je suis allée moi dans ma circonscription à des manifestations qui étaient organisées sur la santé, la fermeture d'un centre de santé municipale, la la fermeture d'une classe, donc l'éducation nationale et ça juste à côté de ma circonscription. Donc euh Big Pharma et des entreprises médicales, il y a il y avait du monde. Il y avait du monde et oui, c'était un succès. 175000 selon les les chiffres de ministres illégitimes monsieur Taillot et euh 500000 selon les recollements que nous avons pu faire dans les différentes villes de province. 2 millions lors des dernières manifestations contre les retraites organisées par les syndicats.

Donc 2200000 est-ce que c'est un franc succès ? Ben oui, c'est quand quand il y a 500000 personnes, je redis 500000 qui le disent euh un jour de semaine se mobilisent pour pour dire des mots d'ordre extrêmement politiques et essayer de faire en sorte que le pouvoir se réveille et écoute enfin ce pays, c'est un transcès. Les retraites, vous avez raison, c'était des mobilisations ultra massives.

Et je dis aux gens de de ne pas rentrer chez eux définitivement puisque ça tombe bien, la semaine prochaine, le 18, il y a l'interyndical qui appelle à manifester que Jean-Luc Mélenchon chaque année essaie de d'organiser des des mobilisations contre la vie chère notamment, mais que ça prend pas vraiment. C'est vrai que le mouvement des gilets jaunes s'est déroulé sans sans sans vous, sans les insoumis. Est-ce que finalement le rassemblement national n'est pas davantage en prise avec les Français sur ces sujets là ?

Je comprends pas ce que votre question madame, je suis désolée. Jean-Luc Mélenchon n'a ni euh organisé les gilets jaunes, ni organisé le 10, ni organisé le 18 qui a l'appel des syndicatchon a passer Mélenchon une question sur de pour se faire plaisir mais honnêtement a pris la parole pour dire aux français de se mobiliser. Donc oui, il a appelé à la mobilisation.

Oui, d'accord. Chaque année à la rentrée, on a des il n'a pas organisé ses mobilisations. Mais bien sûr, nous avons dit que la France insoumise était en soutien de ces mobilisations.

Mais ça se fait pas en claquant des doigts la mobilisation. dire mais alors quand est-ce que le RN a fait des mobilisations en faveur du pouvoir d'achat des gens dans ce pays ? Dites-le-moi.

Quand est-ce que le RN était dans la rue contre la la réforme des retraites ? Dites-le-moi. Ils ne sont pas dans la rue parce que c'est l'extrême droite et que la mobilisation populaire a toujours été du côté de la gauche et non pas de l'extrême droite.

Et je vais vous dire une autre chose, ils sont pas dans la rue, ils sont pas non plus à l'Assemblée nationale parce qu'ils étaient pas là quand il fallait combattre la réforme des retraites à l'Assemblée et parce qu'ils refusent toujours de voter l'augmentation du SMIC ou le retour de l'ISF. Donc le le Rassemblement national, l'extrême droite dans son ensemble est une farce politique quand il s'agit d'être en soutien au peuple dans ce pays. C'est très clair ça.

François, alors après sur la gauche et les syndicats, jeudi euh grande journée annoncée par les syndicats. Comment vous vous insérez dans cette journée du jeudi alors qu'une grande partie des syndicats disent non, on veut c'est notre mouvement et on veut pas de LFI. Comment vous y êtes et comment vous montrez que la mobilisation continue de votre point de vue ?

Bon, la mobilisation de toute façon continue par les salariés avant tout et je suis sûre que c'est le point de vue des syndicats. Nous l'avons toujours respecté. Ce sont les travailleurs travailleuses qui se mobilisent et qui font la grève.

Et d'ailleurs, certains ont fait la grève et se sont mobilisés entre le 10 et le 18. Dès lors que l'intersyndicat appelle au 18, nous relayons cette date parce qu'il y a toujours la nécessité de faire un franc commun entre les partis politiques et les syndicats. Et figurez-vous que en plus l'engagement insoumis n'est pas exclusif d'autres engagements et que beaucoup de mes camarades sont aussi des syndicalistes dans leurs propres entreprises.

Donc évidemment, nous allons nous mobiliser, nous soutenir comme nous le faisons à chaque manifestation et j'espère qu'elle sera la plus puissante possible parce que nous en avons besoin. Au-delà de ça, il y a d'autres dates déjà dans le paysage. On entend parler du 21 septembre, c'est un dimanche parce que je le redis en semaine c'est difficile aussi.

Le 21 septembre en semaine c'est difficile parce que les gens perdent de fait des journées de salaires. Donc c'est difficile. Le 21 septembre j'ai entendu ça de la part notamment d'organisation qui se mobilisent pour la fin du génocide à Gaza puisque vous le savez la date prévue pour la possible reconnaissance de la Palestine enfin par monsieur Macron et par la France c'est le 22 septembre.

Donc il y a des suites à cette mobilisation et je pense que c'est important de de voir ces ces répliques qui parfois ne sont pas en effet initiées par les mêmes organisateurs et qui ne sont pas exactement sur les mêmes sujets mais qui forment un ensemble politique cohérent et un ensemble que nous nous qualifions de dégagiste parce que ce qui ce qui ce qui surmonte tout c'est le dégoût, c'est le ral bol. Voilà, vous parlez de Gaza. Passons à l'international si vous voulez bien dans l'actualité.

Clémence Geté, ce regain de tension sur le flanc oriental de l'Europe. Alors, vendredi, la Russie a entamé des exercices militaires en Biélorussie. C'est tout près de la frontière avec la Pologne et ça réveille un mauvais souvenir parce que c'est un peu comme ça que la Russie avait commencé il y a 3 ans et demi avant d'envahir l'Ukraine.

Et puis mardi, stupeur général en Occident, une vingtaine de drones présumés russes sont entrés dans l'espace aérien polonais. Comment est-ce que vous, député française, vous regardez cela ? Est-ce que c'est de la provocation de la part de Vladimir Poutine ?

Est-ce que c'est une menace ? Est-ce que vous êtes inquiète ? Alors, il est évident d'abord que ces actes sont extrêmement graves, qu'on faire la la convention de Chicago de 44 de l'ONU qui qui interdit à n'importe quel engin volant de de survoler un autre état sans que cet état en question ait donné son autorisation.

Ça n'était évidemment pas le cas de la Pologne ni de la Roumanie puisque j'ai vu cette nuit que potentiellement c'était arrivé aussi. Donc d'abord c'est un acte extrêmement grave de violation du droit international. Ça c'est très clair.

La deuxième chose c'est que je nous invite collectivement à la prudence puisque il y a cette question d'intentionnalité. Vous savez qu'il y a des engins de brouillage qui potentiellement peuvent dévier ce type de de matériel. Je parle des drones. l'intentionnalité que aujourd'hui la Russie réfute.

Toujours est-il que même intentionnalité mise à part, c'est un acte extrêmement grave de violation du droit international comm nous sommes pas haut niveau pour intercepter, récupérer. Ça signale que peut-être nous ne sommes pas assez armés. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Non, ça signale qu'il y a de nouvelles technologies et qu'il est clair que la question de de l'utilisation de drone est un nouveau matériel sur lequel nous avons encore évidemment des des progrès à faire. Mais je veux dire quand même que l'armée française en matière de cybersécurité, de défense dans l'espace ou sur la question des drone et des de ce nouveau type d'engin est quand même une une excellente armée. Nous nous ne sommes pas en retard technologiquement et je veux dire qu'on a des entreprises encore très très puissantes de ce point de vue ce qui se passe là.

Est-ce que ça accrédite pas l'idée au fond que la Russie a un vrai volonté d'expansionnisme ? Et quand vous redites avec Jean-Luc Mélenchon cet été les Français n'ont aucun intérêt militaire à l'augmentation des arsenaux, est-ce que vous êtes pas un peu à côté de la réalité ? C'est-à-dire on on fait rien, on reste désarmé face à l'agression russe.

Que proposez-vous qu'on aille faire la guerre à la Russie ? Non, non, je vous demande, je vous interroge. Voilà.

Mais moi je vous réponds ça parce que on la Russie, les territoires quand nous disons les Français n'ont pas d'intérêt à la guerre, c'est-à-dire que nous le pensons de toutes nos forces et nous l'avons dit depuis maintenant 3 ans. En fait, les français la paix mais quand vous regardez la réalité concrè, c'est très concret madame, de même que la guerre c'est très concret, c'est des gens qui meurent. Voilà, nous n'en voulons pas.

Donc nous disons depuis 3 ans, il faut ouvrir un cadre de négociation entre la Russie et entre l'Ukraine. Mettre toutes nos forces diplomatiques pour aller dans ce sens-là et notamment ouvrir ses négociations avant que la Russie soit dans la position de force dans laquelle malheureusement elle est aujourd'hui. Il y a beaucoup de monde qui veut parler à Vladimir Poutine.

Apparemment c'est un peu difficile. Est-ce queen attendant on doit continuer les sanctions ? Est-ce queen attendant on doit s'armer et dépenser en effet 5 % du PIB ou est-ce que je reviens finalement à cette question.

Non, il faut espérer qu'un jour Vladimir Poutine veu parler aux occidentaux et à et à Volodimir Zelinski. Mais on ne conclut pas une guerre en achetant des armes. Voilà, c'est très clair.

Il faut quand il faut il faut ouvrir des discussions et les mener de toutes nos forces. On ne peut de toute façon pas abandonner cet objectif-là. Euh sinon sinon c'est les armes qui s'expriment en effet et ce sera absolument dévastateur.

Nous avons alerté sur le risque d'escalade militaire, sur le risque d'embrasement régional depuis euh depuis quelques temps. Donc oui, nous continuons à dire qu'il faut des négociations pour arriver à la paix, y compris avec des des des dirigeants internationaux qui violent encore une fois le le droit international. Mais quand vous entendez Donald Tusk, le le Premier ministre polonais qui dit qu'on a jamais été aussi proche d'une troisème guerre mondiale, est-ce qu'il a raison de dire ça ?

Et est-ce que vous vous ne redoutez pas à travers ce qui vient de se passer en Pologne et bien une extension du conflit ukrainien et bien au reste de l'Europe ? Je viens de le dire, je crains l'embrasement régional et nous alertons sur cette question depuis maintenant plusieurs années. Concrètement par exemple comme Emmanuel a annoncé le déploiement bah des trois rafales pour contribuer à la protection de de l'espace aérien polonais, vous dites que c'est la c'est à la hauteur Emmanuel Macron que c'est à la hauteur ou que la France doit faire plus.

Bon, la France a une centaine d'avions rafales. Quand on en envoie trois, on n'est pas en train de déclarer la guerre à la Russie et c'est tant mieux. Nous avons là une opération qui est inédite parce que il s'agit potentiellement d'intercepter des drones.

Ce que jusqu'ici nous ne faisions pas. Nous nous la France fait ça parce que nous faisons partie de l'OTAN. Vous savez, vous connaissez notre position sur l'OTAN, mais je vais quand même la répéter pour les gens qui nous écoutent et qui nous regardent.

Nous sommes partisans du fait de sortir du commandement intégré de l'OTAN et de sortir de l'OTAN tout court. Pourquoi ? parce que c'est une vassalisation totale de la France vis-à-vis des États-Unis d'Amérique.

Quand nous décidons, enfin quand le président Macron d'ailleurs en passant le Parlement, la parlementaire que je suis, n'a jamais pu voter sur cette question. Donc il décide tout seul qu'on met 5 % du PIB de la richesse nationale. Vous trouvez pas que les États-Unis nous lâchent en ce moment ? plus trop le sujet là le de comment le comment l'Union européenne se défend face à des puissances autoritaires qui n'écoute rien. pas ça le sujet aujourd'hui madame Fresseuse nous sommes dans l'OTAN et l'OTAN quand même le la moitié de des importations pardon d'armes de l'Union européenne ça vient des États-Unis donc nous engraissons l'industrie militaire américaine et par ailleurs les décisions les décisions politiques les décisions politiques de de de l'OTAN sont très lié au aux intérêts américains.

Je dire tout le monde sait ça notre défense européenne pour répondre à votre question nous ne sommes pas pour l'Europe de la défense. nous l'avons déjà exprimé extrêmement clairement. Nous pensons que les questions de défense et les questions militaires, la souveraineté s'exerce au niveau national.

C'est d'ailleurs la base de notre doctrine de dissuasion nucléaire qui est quand même un élément absolument central dans notre doctrine de défense française. Nous ne pouvons pas et nous ne souhaitons pas étendre ce parapluie nucléaire à l'ensemble de l'Union européenne, aller jusqu'à la Pologne, entrer en guerre avec la Russie qui est une autre puissance nuclaire. Nous le refusons absolument.

Voter les sanctions. Est-ce que vous votez les sanctions ? Oui, les sanctions, nous les avons nous les avons votés.

Évidemment, les sanctions économiques, elles sont importantes. Elles permettent de cibler les oligarques, le régime et je suis je suis intéressée par la question qu'on se pose à l'international. Je veux juste dire en un mot parce que je ne sais pas à quel moment vous allez changer de sujet que je déplore quand même le de poids de mesure sur la condamnation unanime qu'il y a de la classe politique vis-à-vis de monsieur Poutine qui viole le droit international par rapport au silence assourdissant vis-à-vis de monsieur Netaniaahu qui le fait en permanence.

Il a encore bombardé décidé de bombarder avec l'armée israélienne le Qatar. C'est c'est un voisin de plus qu' l'a agressé dans la zone. Il kidnappe il kidnappe des parlementaires.

Ça fait débat en France et il y a des prises de position française. Mais encore heureux, nous sommes face à un génocide. On devrait en parler tout le temps.

On devrait en parler tout le temps. Palestine. C'est intéressant.

Les sanctions économiques. J'ai porté à l'Assemblée nationale une résolution qui voulait mettre fin à l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. C'est un accord économique, un accord de libre échange.

Tous les macronistes d'une seule voie ont voté contre cet accord. Je le dis, au détour d'un amendement, ils ont aussi voté contre le fait de respecter les décisions de la Cour pénale internationale. Ça veut dire que les Macronistes, les troupes de monsieur Macron ont voté contre le respect du droit international à l'Assemblée nationale.

Je ne sais pas si on se rend compte du niveau où c'est. C'est ahurissant en réalité. Clémence Geté, on aurait voulu, on voudrait ne pas finir ce tour d'actualité sans vous parler des réseaux sociaux parce qu'il s'est quand même passé quelque chose qui est très concernant pour les Français, c'est ce rapport et vous êtes à l'assemblée de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok.

Ce rapport qui dit que il faudrait un couvre-feu de 22h à 8h du matin pour les 15 18 ans et que de toute façon, il faudrait interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Oui ou non ? C'est une bonne idée ?

Non, je pense pas que ce soit une bonne idée. Je pense que l'interdiction n'est pas la solution. D'abord parce que il y a énormément de moyens de contourner ces interdictions.

Donc en fait, j'essaie d'être pragmatique, on est des responsables politiques. De fait, on a vu par exemple que quand des des sites pornographiques ont été interdits l'été dernier, les gens se sont mis les utilisateurs se sont mis à installer des VPN pour contourner la géolocalisation. On sait que de toute façon des des réseaux sociaux, des plateformes, il y en a une multiplicité.

Donc si c'est plus TikTok, malheureusement ce sera d'autres. Et donc euh moi je pense que euh et par ailleurs, c'est pas le comportement des jeunes le problème, c'est le comportement des plateformes elles-mêmes. Donc je pense qu'il faut s'attaquer à ces plateformes et on peut le faire avec la législation notamment le fait qu'elle puisse cibler des adolescents en diffusant des contenus qui incitent parfois au jusqu'au suicide, qui incitent à l'automutilation, qui sont extrêmement dangereux.

Et je prends appui pour vous dire ça sur un rapport d'amnestie internationale paru en 2023 qui s'appelait pousser vers les ténèbres et qui parlait exactement ça de du comportement que peuvent avoir les jeunes vis-à-vis des réseaux sociaux. On le fait pas et ben et ben c'est une question de volonté politique parce qu'il y a des intérêts économiques ensuite derrière. Mais encore une fois je pense que euh vis-à-vis des jeunes, on ne peut pas promouvoir une éducation très numérique aujourd'hui qui serait contourné.

Donc il faut évidemment de l'éducation et de la sensibilisation à à l'usage numérique et je pense que ça a tout à fait sa place à l'école et que ça devrait être encore renforcé. France interre, Alexandra Benï politique. Clémence Geté, la députée LFI et vice-présidente de l'Assemblée nationale et l'invité de questions politique.

On va tenter de mieux vous connaître aujourd'hui Clémence Gueté. Celle qui dévoile nos invités, c'est Alix Bouillagué qui a fouillé votre bio. Et je laisse la parole à Jean-Luc Mélenchon.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi le film depuis le début, Clémence et moi faisons équipe depuis euh tantôt un certain nombre d'années, mais au moins depuis deux élections présidentielles et ensuite maintenant nous faisons ensemble l'Institut Labessie qui est la machine à penser qui nous aide dans notre travail de militant et qui est la raison pour laquelle je viens vous voir ce soir. On vient d'entendre notamment Jean-Luc Mélenchon au cours d'une conférence que vous animiez ensemble. C'est lui qui vous a repéré lorsque vous avez adhéré au Parti de gauche en 2010 alors que vous n'aviez que 19 ans.

Assion éclair jusqu'à, il le disait à l'instant codiriger le laboratoire d'idée qui est l'Institut de la Boessie. Est-ce qu'on peut dire que vous êtes aujourd'hui à 34 ans la tête pensante du parti ? En tout cas, j'essaie de remplir les tâches qui me sont confiées parce que c'est comme ça que ça fonctionne dans notre organisation politique.

Donc ça fait en effet deux présidentiels que je m'occupe du programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, l'avenir en commun, enfin porté par Jean-Luc Mélenchon pendant ces deux élections présidentielles. Euh euh j'ai toujours du mal à dire que c'est moi parce que c'est pas vrai, parce que c'est un collectif en fait que moi j'ai j'ai l'honneur de coordonner. Alors évidemment, j'y participe.

Ensuite jusqu'à l'Institut Labo ici, dont je veux dire un mot parce que j'en suis très fière. C'est un institut qu'on a qu'on a remis en marche il y a 2 ans qui est en effet un lien avec les universitaires et j'en profite pour vous dire d'ailleurs qu'on a sorti un nouveau livre la semaine dernière. C'est notre troisème livre, il s'appelle Nouveau peuple, nouvelle gauche.

Il est disponible dans toutes les librairies et à chaque fois, on essaie de prendre une question qu'avec des universitaires, on explore pour retisser ce lien entre universitaire et politique qui est parfois distendu. Et je crois qu'on nous reconnaît une chose, c'est qu'on travaille à la France insoumise. Ceux qui vous aiment disent effectivement que vous êtes intelligente, que vous êtes une grande bosseuse, que vous êtes calme, que vous êtes solide.

Vous le disiez, vous avait piloté le programme présidentiel de la France insoumise notamment en 2022. Euh Jean-Luc Mélenchon, il a même versé une larme lorsqu'il vous a vu pour la première fois monter au perchoir de l'Assemblée nationale en 2024. Vous le bébé Mélenchon, est-ce que vous êtes désormais devenu sa Dauphine ?

On a une relation évidemment euh qui est importante pour moi et humainement et politiquement avec Jean-Luc Mélenchon parce que on se voit énormément parce que vous l'avez dit, on codirige l'Institut Labo ici ensemble et donc euh bon ben c'est quotidien euh et donc euh évidemment il y a des liens aussi euh en politique qui sont des liens affectifs et c'est tant mieux d'ailleurs. Heureusement qu'on s'apprécie entre camarades et entre gens avec qui on passe beaucoup de temps. Ce que je peux vous dire, c'est que on est une équipe et que y compris les gens qui n'apprécient pas Jean-Luc Mélenchon politiquement reconnaissent le fait qu'il sait former des jeunes et les faire monter en responsabilité au sein de son organisation politique en l'occurrence La France insoumise.

J'ai parlé de ceux qui vous aiment, j'ai parlé de ceux qui vous aiment moins. disent que vous êtes derrière effectivement votre allure angélique et bien une copie humaine de Jean-Luc Mélenchon avec la même brutalité et le même sectarisme fait du même bois que lui avec une culture du rapport de force. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette description ?

Vous savez cette citation c'est Patrick Caner au moment où nous signions à l'époque les accords du nouveau Front populaire, le chef des socialistes au Sénat. Donc c'est pour vous dire que parfois les amabilités des socialistes sont quand même de longues main. Il y a pas de rapport de force.

Ça pour dire qu'évidemment il y a des rapports de force. En fait, c'est la base de la politique. Moi, je je fais de la politique parce que je pense que c'est une façon de canaliser une forme de violence dans la société et qu'elle puisse s'exprimer démocratiquement.

C'est pour ça que je suis extrêmement honoré d'être parlementaire et de siéger à l'Assemblée nationale parce que je crois que c'est là que peuvent s'exprimer des désaccords qui sinon se régleraient autrement. Est-ce qu'ils peuvent vraiment s'exprimer des désaccords ? Parce que est-ce que d'ailleurs vous vous contestez Jean-Luc Mélenchon ?

Si oui, j'aimerais savoir quand et sur quoi la dernière contestation du chef ? Et ben nous avons des discussions et nous avons des réunions. Voilà, c'est la façon dont on discute en permanence.

Et vous saurez que j'avais que vous ne le contestez jamais. Oui. Et ben ces mauvaises langues sont pas dans les réunions en question et ça tombe très bien parce qu'on a pas spécialement envie que nos discussions soient révélées au grand public.

Je pense que ce qui fait notre force c'est que nous vous parlons d'une même voix. Quand je dis vous, c'est les médias notamment parce que quand je vois des partis qui passent leur temps à se chamailler, monsieur Jade qui dit le contraire de madame Tondelier la semaine dernière, monsieur Valallot et monsieur Fort qui s'affrontent pour être un hypothétique premier ministre, ça ne me fait pas rêver. Et je dis que je je vous dis je vous dis que et les rapports de force ont euh euh une forme d'honneur en politique et que euh l'éthique et la loyauté et la discipline ce ne sont pas des mots non plus tabou ni voilà des mots empêchés pour moi.

Je pense qu'il y a des c parce qu'il y a eu des purges he des compagnons de route he Rquel Caro Clémentine tous ont fustigé la la stratégie clivante du mouvement et le manque de démocratie interne. Est-ce que vous n'avez eu aucun état d'âme à les voir partir ? C'est tous les gens que vous venez de citer, vous le savez, quelques semaines avant la dissolution surprise de l'Assemblée nationale avait en secret créé une organisation politique.

Ils en ont bien le droit, mais créer une organisation politique en dehors de la France insoumise parce que ça faisait longtemps qu'ils n'en partageaient en réalité plus les objectifs politiques. Et je pense qu'aujourd'hui la situation politique, elle est très claire. Quand vous voyez que ce sont des gens qui appellent à l'unité mais au-delà de ça, ne nous disent plus, et je le déplore à vrai dire, ne nous disent plus sur quelle ligne ils appellent à cette unité.

Tout se vaut ce que raconte le Parti socialiste qui veut entrer à Matignon ou ce que raconte la France insoumise avec une destitution de Macron. Je vous dis que il y avait de toute façon un immense éloignement politique. Peut-être la prochaine purgée, ce sera vous.

Et ben nous verrons cela. Mais moi, je crois que tant que je remplis mes responsabilités, tant que j'arrive à défendre le programme et du mieux que je peux et je le fais pour représenter tous mes camarades, je ne suis absolument pas inquiète de ça. Vous savez, on fonctionne pas comme ça.

Vous étiez cité il y a plus d'un an pour pour Matignon et vous comptez que ça a suscité un petit affolement familial, voire même pour vous un un vertige. Vous vous êtes senti capable d'endosser le costume de premier ministre sans aucun souci. Quand on prend au sérieux une hypothèse comme celle-là, j'espère que ça génère chez n'importe qui une forme de vertige.

Sinon, c'est de l'irresponsabilité. Enfin, je veux dire, on parle de mener une politique ambitieuse pour le pays et de changer la donne la vie quotidienne de millions de gens. Donc j'espère que chez tout le monde ça peut susciter une forme de vertige.

Malheureusement je pense que ça n'est pas le cas et qu'il y a des gens qui font ça comme ils ferait autre chose comme ils géreraient une entreprise. Affolement familial parce que ce n'est pas du tout mon milieu social la politique. Votre mère était prof d'anglais votre père était père au foyer vous avez grandi dans les deux sèvres.

Tout à fait, ils étaient pas militants. Bref, affolement familial parce que évidemment ce que je fais aujourd'hui est très éloigné de leur réalité mais comme ça l' je pense de la réalité de plein de gens et moi je pense que c'est très précieux pour moi et pour mon engagement justement d'avoir été élevé dans ce dans ce milieul-là. Mais ensuite, je pense que comme tous mes camarades dont les noms ont circulé à cette époque, oui, j'aurais été prête à endosser ces responsabilités là parce qu'à un moment donné, on fait de la politique, on fait des promesses de campagne.

Mon rôle, c'est justement d'élaborer nos propositions et notre programme. Heureusement que j'y crois et heureusement que je me dis vivement vivement le jour où on va pouvoir les appliquer ces propositions politiques. Alors, Clémence Gueté, que voudriez-vous voir appliquer ?

On vous a donné une carte blanche pour compléter le portrait et vous avez choisi de parler de pauvreté. Le dernier baromètre IPSOS pour le Secours populaire est sorti cette semaine. Que retenez-vous ?

Un bilan dramatique de la Macronie. Évidemment, c'est pas une surprise parce qu'en fait les les baromètres que ce soit du Secours populaire ou de toutes les associations qui œuvrent auprès des personnes pauvres ou très précaires nous nous tire la sonnette d'alarme depuis des années et des années. Mais il est vrai que la Macronie a fait un immense dégât social.

Ce que montre ce baromètre, c'est qu'aujourd'hui, il y a une personne sur trois qui a peur de sombrer définitivement dans la précarité. Il y a une personne sur trois qui renonce à se soigner. Il y a une personne sur quatre qui renonce à se nourrir de temps en temps.

Une personne sur 5 qui pense qu'elle n'a pas réussi financièrement à subvenir à tous les besoins de ses enfants. Donc je je pense qu'on ne réalise pas à quel point cette situation est dramatique. Elle est dramadoxique.

Il y a un paradoxe. Vous êtes d'accord ? On est le pays qui un des pays qui redistribue sans doute le plus au monde.

Il me semble qu'on redistribue un/art du revenu annuel, 500 milliards par an en 2019. Donc on est un pays très redistributif et pourtant en effet une situation de pauvreté alarmante et qui qui a augmenté. Mais comment on en sort en fait ?

On a envie de vous entendre sur les solutions. Ça serait quoi la bonne mesure ? Mais d'abord je partage pas exactement votre constat.

On n'est pas on n'est pas assez redistributif en réalité. On a c'était toute la première partie de notre discussion sur la captation des richesses dont je vous parlais. vraiment l'injustice fiscale, les 60 milliards par ane au aux personnes les plus riches, les 200 milliards par an très grandes entreprises.

Tous ces cadeaux de la Macronie, elles ont des conséquences sociales évidentes parce que la richesse n'est pas produite à l'infini aujourd'hui. En plus, c'est une richesse inutile, j'ai envie de dire, parce qu'au contraire de si elle était distribuée dans les ménages, elle ne sert pas à la consommation populaire et donc à la relance. Sur les solutions, j'y arrive.

D'abord, je voulais ajouter un mot juste sur la jeunesse pour qui j'ai une pensée très particulière parce que j'ai fait mes études moi aussi dans des conditions financières difficile et ce que ce baromètre montre également c'est que c'est encore pire pour les jeunes qui sont extrêmement inquiets pour leur avenir aujourd'hui. Mais sur les solutions, il y a des choses très simples à faire. D'abord, on n jamais vraiment on est passé un peu en dehors du sujet inflation, augmentation des prix de l'alimentation, mais aujourd'hui les gens ne peuvent plus se nourrir.

Donc est retombé à 1,2 % évidemment mais il y a une crise inflationniste et aujourd'hui on en parle plus alors que ces conséquences sur le pouvoir d'achat des français, je veux dire elles ont pas magiquement disparu. Donc il faut bloquer les prix de l'alimentation. La seconde chose c'est évidemment la question des salaires, la question des pensions de retraite qu'il faut là aussi augmenter.

Il faut bloquer les prix des loyers. En fait, je faut pas, excusez-moi, est-ce qu'il faut pas des politiques plus ciblées plutôt que des grands slogans alors que certains vivent bien et d'autres vivent beaucoup moins bien ? Est-ce qu'il faut pas des politiques beaucoup plus ciblées sur les familles monoparentales ?

Est-ce qu'il faut pas revoir par exemple tout le système social ? Et ça ça demande de descendre dans le capot, d'aller peut-être dans du l'infini détail, c'est compliqué. Mais est-ce que vous vous inscrivez dans il faut le faire et nous avons par exemple déjà déposé des lois à l'Assemblée nationale pour les familles monoparentales, il faut quand même le dire. 9/ 10, ce sont des femmes donc des femmes précaires et c'est une famille sur qu aujourd'hui dans notre pays qui est une famille monoparentale.

Donc cette situation sociale, nous l'avons bien en tête et nous travaillons d'ailleurs avec des collectifs de ma isolé sur cette question pour faire des propositions très simples sur la pension alimentaire par exemple qui est aujourd'hui défiscalisé et cetera. Donc des propositions là-dessus, nous en avons. Mais je reviens à ce que vous avez dit, ce ne sont pas de grands slogans, c'est très concret pouvoir se nourrir, pouvoir accéder à la santé, pouvoir euh permettre l'éducation de ses enfants.

Mais par exemple, le blocage général des prix alimentaires, peut-être qu'il y en a qui que c'est pas besoin de les bloquer pour tout le monde. Il faut les aider ceux qui ont vraiment besoin d'être aidés. Est-ce que c'était pas revoir tout le système d'aide sociale ?

Il y a une politique de de priorité dans les aides sociales qui en réalité est déjà là. On n'aide pas avec des minimats sociaux, des gens qui aujourd'h ont pas besoin. Par contre, pour d'autres mesures, je crois moi à l'universalité des mesures.

Je crois que euh il est il est une forme de justice que quand on pense que l'alimentation est trop chère, nous puissions la bloquer pour tout le monde. Que quand on pense que les loyers sont trop chers, nous puissions les bloquer pour tout le monde. Je vous ai parlé du baromètre donc des personnes très précaires ou pauvres, mais je pense aussi aux gens qui sont dans les classes intermédiaires, qui vivent mal aussi aujourd'hui dans notre pays, même s'ils ont des salaires un tout petit peu plus élevés, mais ça n'empêche pas le fait qu'il se serrent la ceinture.

Donc moi, je crois aux mesures universelles et pour une très bonne chose, c'est que si on accorde si on accorde des droits à tout le monde, il y a beaucoup moins de risque que des gens cherchent à revenir dessus. Voilà. Allez, on avance.

Comme chaque semaine, Françoise Fressos interroge une question qui sera au cœur du débat public et de la présidentielle dans 2 ans. Ce matin François, c'est la question des institutions. Oui, mais avant, j'aimerais bien rebondir sur ce que vous avez dit.

Vous dites "Moi, je fais de la politique pour canaliser la violence qui est dans la société." Quand j'ai entendu le débat sur le vote de confiance qui a abouti à la chute de du gouvernement Beou, j'ai entendu dans les voix de la chef du groupe Mathilde Panu beaucoup de virulence. Macron le forcenait de l'Élysée.

Retaillot comparait à Pétin. Le Macronisme devenu une fabrique de maltraitance infantile. Est-ce que vous vous entretenez pas aussi cette violence ?

Au fond, ce que vous l'analyse implacable que vous faites du macronisme, est-ce qu'elle pourrait est-ce qu'elle a besoin de mots aussi forts ? Est-ce qu'il faut pas dans les temps qui courent plutôt essayer d'avoir un débat à peu près courtois ? Je pense que euh le discours de Mathilde Panot, il a été vu par quasiment 100 millions de personnes dans notre pays, notamment grâce aux réseaux sociaux. euh et que s'il a été aussi vu et partagé, c'est parce qu'il reflète une forme de colère sociale qui est présente et qui franchement, baladez-vous dans le pays, qui s'exprime en des termes beaucoup plus crus et beaucoup plus durs que ça.

Donc je pense que nous jouons notre rôle euh de représentant politique d'exprimer cette colère sociale à l'Assemblée et par ailleurs sur le fait que Macron est isolé, que c'est un monarque seul son palais qui décide de tout, tout ça nous l'assumons parfaitement politiquement. Ça n'empêche pas d'être d'être d'être courtois. Par ailleurs, nous le sommes.

Nous nous participons en fait il y a deux visages parce que vous-même quand vous présidez en tant que vice-président de l'Assemblée nationale, vous êtes extrêmement c'est mon rôle dans les institutions. Et donc c'est ça, c'est ce paradoxe là qui que je voudrais aussi explorer. Quand vous voyez ce qui se passe aux États-Unis quand même, cette espèce de polérisation entre la gauche, la droite, entre même l'extrême gauche et l'extrême droite, quand vous voyez Trump l'hyperviolence, son clan qui dit après l'assassinat de l'influenceur Charlie Ker que on va se venger en prenant pour cible l'extrême gauche alors qu'on sait pas du tout si si l'auteur de l'assin de l'assassinat est est de cette mouvance.

Est-ce que vous dites pas attention, on risque quand même la même dérive en France, il faut peut-être quand même calmer le jeu à un moment. Oui, mais ce dont vous parlez là en l'occurrence, monsieur Trump, il est d'extrême droite. Pas notre pas notre politique contrairement contribu à la cré aussi.

Bah contrairement à monsieur Trump, nous n'avons jamais appelé aux assauts des institutions. Je vous rappelle quand même le ce qui s'est passé dans le Capital. Nous n'avons appelé jamais personne à la violence.

C'est bien au contraire. Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bonpard, tous nous l'avons dit avant le 10. Restez calme.

Vu le dispositif de répression et le dispositif policier prévu, il faut il faut aucune action violente, que des actions pacifiques. Donc nous ne sommes absolument pas, vous vous le comprenez bien, dans le même rapport politique. Mais c'est sur cette polarisation et sur cette montée de la violence du débat.

La la aujourd'hui aujourd'hui nous avons un gouvernement illégitime, un président oni par les Français mais qui refuse d'en revenir aux urnes. Une situation sociale absolument dramatique. 58 % des jeunes qui sont angoissés par le changement climatique, rien n'est fait.

Bien au contraire, on détricote le droit environnemental. La situation, elle a de quoi mettre en colère. Mais il y a peut-être un moyen.

J'aiécouté le cornu là qui disait "Le régime n'a jamais été aussi parlementaire. Pourquoi par exemple vous vous dites pas bah maintenant notre revendication qui est dans votre projet c'est la proportionnelle. Passons à la proportionnelle et là le parlement aura ses droits.

Il pourra essayer de construire des compromis. Pourquoi vous enfermez toujours dans l'idée de la 6e République alors c'est peut-être aujourd'hui que les institutions peuvent basculer de façon assez pacifique de au fond ? Parce que bon alors la proportionnelle nous y sommes favorables.

Il y a pas de sujet là-dessus. Si elle devait passer à l'assemblée, on avait déjà commencé à travailler parce que c'était un projet de de monsieur Baou. Non, la revendication fondamentale, c'est évidemment la 6e République pour une raison très simple, c'est que la constitution de la de la 5e prévue donc en 58, elle ne correspond plus à la société française.

Elle a été conçue pour un super président qui peut s'octroyer qui peut s'octroyer énormément de pouvoir, mais elle ne correspond plus aux aspirations des Français. Et par ailleurs, la société est extrêmement changée. Si j'avais été une femme en 58, je ne serais pas sur ce plateau.

J'aurais besoin d'un mari pour ouvrir un compte bancaire. J'aurais besoin d'un mari pour travailler, je ne pourrais pas avorter. Bref, euh la la situation objective de la de la société a évolué.

Ça c'est c'est le constat général. Ensuite, on voit bien aujourd'hui que la 5e, elle est à bout de souffle parce qu'elle permet à à au monarque présidentiel d'accumuler tellement de pouvoirs qui peut faire tous les 493 dont je vous ai parlé, enfin via son gouvernement, qui peut nommer des premiers ministres illégitimes, qui peut écraser le parlement parce que non, contrairement à ce que dit monsieur le cornu, le parlement ne vit pas bien quand il est écrasé à coûte de 49 en permanence. Donc le nœud du problème se situe dans la façon dont les pouvoirs sont organisés aujourd'hui.

Et moi je souhaite que le Parlement ait plus de pouvoir. Je souhaiterais évidemment que monsieur Lecornu n'utilise pas le 493 et que nous puissions rejeter son budget euh si nous avions une majorité pour le rejeter. Je souhaiterais qu'il demande le vote de confiance aux parlementaires que nous sommes.

Je pense que ça n'arrivera pas. Donc vous voyez bien qu'on est quand même on est à un moment donné on est quand même bloqué et je pense que par ailleurs la Constitution de la 5e elle a déjà été révisée 24 fois. Ce qu'il nous faut, c'est pas des petits ajustements à la marge.

Ce qu'il nous faut, c'est que le peuple lui-même puisse refonder les règles du jeu. C'est pour ça qu'on appelle à la 6e République, pas n'importe comment, avec une constituante pour réécrire cette mêm temp Jean-Luc Mélenchon n'arrête pas de dire quand je serai président de la République parfaitement moulé dans les institutions de la 5e République parce qu'on passe on a pas le choix. Non, ne passons pas.

C'est un débat intéressant. Pour refaire la 6e République, il va falloir gagner dans les conditions de la 5e et donc avoir un président ou une présidente euh de la République qui soit de notre camp pour faire la 6e République. On n'a pas le choix.

Clémence Geté, l'émission touche à sa fin. Avant de nous quitter, si vous voulez bien, on va faire un petit vrai ou faux. Je donne des affirmations, vous allez voir, c'est très divers.

Vous répondez d'un mot, le mot c'est soit vrai, soit faux. Toute vérité est bonne à dire. Vrai ou faux ?

Plutôt vraie. plutôt l'Amérique c'est plutôt c'est pas la consigne. La France dégradée par FIT, il va falloir revenir rapidement sous les 3 % de déficit.

Vrai ou faux ? Faux. Vous parlez expliquer quand même pourquoi je dis ça ?

Cette dégradation des agences de notation, ça se fait au Paris à la confiance que peuvent avoir les marchés. Quand monsieur Baou vient de passer 3 semaines à dire partout c'était la catastrophe économique en France, les marchés entendent ça. Moi je dis que c'est sa responsabilité et que par ailleurs, il y a aucun problème pour la France pour se financer encore aujourd'hui.

Donc à très cher, comment à très cher, mais c'est pas le vrai ou faux pour très cher, n'est-ce pas ? Un ach un trois acheteurs pour un titre de dette moins cher que les États-Unis d'Amérique. Bon, ça va, a priori, on peut encore le faire.

Vous parlez régulièrement une intelligence artificielle. Vrai ou faux ? Ah faux.

Un élu devrait savoir qui est Arthur Mench, le patron de Mistral Haï. Vrai ou faux ? Évidemment, je pense à Éric Cockrel qui ne savait pas et vous vous saviez en l'occurrence désormais pour avoir préparé cette émission.

Oui, je le sais mais on sait tous ce qui est Mistrralia et et ce que ce que cette entreprise propose. LFI menace de poursuite l'éditeur du livre Les complices du mal son auteur affirme révéler des liens entre certaines personnalités LFI et des projets islamistes. LFI qui veut empêcher la sortie de cet ouvrage vrai ou faux ?

Ben c'est une fake news non ? Malheureusement, c'est dommage que vous la repreniez à cette antenne parce que ce que nous avons, c'est faux parce que ce que nous avons demandé, c'est à pouvoir en l'occurrence consulter cet ouvrage via nos avocats parce que on a quand même le pressentiment que ça va être un tissu de mensonge destiné uniquement à salir la France insoumise même si on en a l'habitude, ça reste désagréable et c'est normal de pouvoir consulter des ouvrages avant leur parition. Merci Clémence Geté d'avoir répondu à nos questions politiques.

Merci à la grande équipe de cette émission, l'équipe du son, l'équipe de la vidéo. Nous vous retrouvons pour un nouveau question politique la semaine prochaine.