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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 8 septembre 2025 299 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôtsSolidarités & famille

Vote de confiance: suivez le discours de François Bayrou en direct

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 49 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit êtes-vous face à ce vote de confiance ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    François Bayrou sait-il qu'il a perdu ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Que va dire François Bayrou dans son discours ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle est l'ambiance à l'Assemblée ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment se déroule un vote de confiance à l'Assemblée ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Ce procès en appel de Marine Le Pen change-t-il la donne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00François BayrouChiffre
    « La France n'a pas connu de budget en équilibre depuis 51 ans. »
  • 10:00François BayrouFait
    « Nous dépensons plus que nos ressources de l'année et souvent beaucoup plus. »
  • 2:00François BayrouFait
    « La majorité des vies difficiles. La majorité absolue des Français qui disent leur colère et leur refus d'une politique qui depuis 8 ans ne se préoccupe pas d'eux. »
  • 4:00François BayrouFait
    « Nous n'avons qu'une existence servir avec une autre politique mais aussi une autre méthode. »
  • 6:00François BayrouChiffre
    « Le jour n'est pas loin où nous allons tout simplement consacrer plus de budget à rembourser les intérêts de la dette qu'à former nos enfants. »
  • 10:00Laurent VoquetFait
    « Nous n'avons aucun problème là-dessus, je l'ai toujours dit et toujours porté et toujours mis en œuvre. »
  • 12:00Laurent VoquetFait
    « Si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les députés de la droite républicaine. »
  • 16:00CharlongFait
    « François Bairou récidive, on le sanctionnera. Il est temps maintenant qu'à Matignon, on entend de la colère un peu des Français qui ne veulent plus être ponctionnés à la hauteur qui qui devient quand même complètement insurmontable. »
  • 18:00CharlongFait
    « On sait qu'en France le travail ne paye plus. À l'époque des tr glorieuses, pour doubler son niveau de vie, il fallait 15 ans de salaire, de travail. Aujourd'hui, il en faut 85. »
  • 20:00Boris VallotFait
    « La France a besoin d'un gouvernement, elle a besoin d'un budget, elle a besoin d'un minimum de stabilité. »
  • 22:00Boris VallotPromesse
    « Nous sommes prêts qu'il viennent nous chercher. »
  • 24:00Philippe JuvainFait
    « La France a besoin de stabilité. Évidemment, j'aurais préféré un premier ministre républicain avec un programme républicain et un budget républicain. »
  • 28:00Philippe JuvainFait
    « Je pense que candidat idéal, c'est quelqu'un qui doit avoir de l'expérience, bien sûr, qui doit avoir de la subtilité et qui doit comprendre que dans une assemblée où il y a pas de majorité, il faut ne pas braquer ses partenaires. »
  • 10:50Richard FlurChiffre
    « Les socialistes font un groupe d'une soixantaine de députés, 66. »
  • 35:50Charl NoëlFait
    « On a besoin de stabilité pour désendetter ce pays. »
  • 50:50Marine Le PenFait
    « La dissolution n'est pas un caprice, c'est un levier institutionnel pour sortir des blocages. »
  • 55:50Marine Le PenFait
    « En 1962, quand le gouvernement n'a pu disposer de majorité stable, en 1968 quand le pays fut soumis à une grave crise sociale et politique. »
  • 4:00François BayrouFait
    « n'attendez pas que le groupe Ren vous suive dans votre folie fiscale et migratoire, dans vos petits parti prix idéologiques qui vous empêche de voir la réalité du pays. »
  • 5:00François BayrouPromesse
    « Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. »
  • 7:00François BayrouChiffre
    « La France ne peut vivre éternellement à crédit. Notre dette publique atteint la côte d'alerte, 113 % du PIB. »
  • 8:00François BayrouChiffre
    « Sur l'année 2024, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente pour la première fois depuis près de 15 ans »
  • 10:00François BayrouFait
    « Ce sont des entrepreneurs qui hésitent à investir parce qu'ils ne savent pas quel cadre fiscal et réglementaire les attend. »
  • 12:00François BayrouFait
    « Réduire la dette, ce n'est pas une obsession comptable, c'est un enjeu vital. »
  • 14:00François BayrouFait
    « Nous avons un devoir, protéger la France pour qu'elle reste debout et avec mon groupe, nous serons toujours en première ligne pour une France debout. »
  • 18:00François BayrouChiffre
    « Notre dette publique atteint la côte d'alerte, 113 % du PIB. »
  • 20:00François BayrouChiffre
    « Les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente pour la première fois depuis près de 15 ans »
  • 22:00François BayrouFait
    « Faire chuter le gouvernement ne résoudra rien ni au défis de la France, ni au problèmes des Français, ni à la dette qui continuera à peser sur eux. »
  • 24:00François BayrouFait
    « La France ne peut vivre éternellement à crédit. »
  • 26:00François BayrouFait
    « Ce n'est pas des personnes ou des postes dont il s'agit. C'est de la capacité de notre pays à avancer en se parlant, en dialoguant. »
  • 30:00François BayrouPromesse
    « Ce que je propose c'est un accord. Un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François Bayrou

à ce gouvernement bancal et qui continue une politique à la fois austéritaire, à la fois plus souvent autoritaire et qui en tout cas ne répondait pas aux besoins des Français ni en matière écologique ni sociale. La la bascule la bascule a la bascule a une comment ça peut se passer Bah écoutez j'espère que la mobilisation sera suffisamment importante dans à partir du 10 il y en aura d'autres euh pour que nous sommes en direct dans quelques minutes. François Baou montera à la tribune comme on monte à l'échafaud c'est un peu ça. Il se demandera sans doute pourquoi il s'est mis dans cette galère.

prendra la parole dans un discours de politique générale qu'il voudra sans doute prophétique et puis crépusculaire avant avant que les députés ne le renvoient à des choses plus prosaïques. Il va devoir quitter Matignon à moins d'un exploit à moins d'un improbable retournement de situation. Mais qui y croit ? S'en doute pas le Premier ministre lui-même. Bonjour à tous, nous suivons ce vote de confiance cet après-midi. Vous voyez ici Éric Coquel, député de la France insoumise qui prend la parole avant d'entrer dans l'hémicycle. Vous ne raterez rien de cette journée spéciale.

Le discours, les discours des oppositions et des autres groupes politiques, le vote, le résultat, les analyses et la soirée spéciale sur le Figaro TV tout à l'heure à partir de 21h30. Guillaume Roquet, bonjour. Bonjour Tibo. Merci d'être ici directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Dans quel état d'esprit êtes-vous Guillaume tout simplement là, vous qui suivez la politique avant une journée comme ça, un vote comme ça, c'est sans doute la première fois qu'un premier ministre tombera à l'essu d'un vote de confiance. Oui, effectivement.

Euh je suis euh j'ai j'essaie de de ne pas me laisser aller au découragement euh d'abord parce que c'est c'est toujours de de mauvaises politiques dans la vie et ensuite parce que peut-être qu'il y a un chemin mais je pense que nous sommes nous sommes pas en face d'une d'une crise politique comme il peut en arriver régulièrement dans notre dans notre vie publique. Nous sommes pas non plus dans une crise de régime parce que les institutions fonctionnent. Ou ben alors nous sommes dans une crise de quoi ? Nous sommes dans une crise de la représentation. Ouais.

C'est-à-dire que nous nous avons une une fracture entre euh ce qu'est aujourd'hui la réalité du pouvoir et ce qu'est aujourd'hui la réalité du pays. Et ça euh je ne vois pas comment un un un nouveau une nouvelle configuration avec un nouveau premier ministre de nouveaux arrangements pourraient nous nous sortir de là. Et ce qui est difficile, c'est la définition d'une crise, c'est que on voit bien que le vieux monde ne fonctionne plus, mais que on ne voit pas encore à quoi peut ressembler le nouveau. Et donc euh je suis pas du tout dans l'état d'esprit où dire il y a qu'à faire si, il y a qu'à nommer un tel. Crois que personne n'a cette solution.

Personne personne a cette solution parce que le peuple français lui-même est est divisé comme il n'a sans doute pas été depuis longtemps. On va tout de suite aller à l'Assemblée nationale où Vincent Roseron nous attend avec Carles Meus. Ils sont tous les deux euh en attente et je pense pas qu'ils pourront aller dans l'hémicycle he c'est réservé à certains journalistes mais ils vont écouter attentivement ce qui se passe. Messieurs, quelle est l'ambiance ? Est-ce que il y a une forme de pression ou pas du tout ? De toute façon, le les D sont jetés, le sort de François Baou est joué.

Alors sur le sort de François Baou, je vais laisser peut-être répondre Carles Meus qui s'y connait mieux que en politique. En tout cas, juste pour vous montrer un peu l'ambiance, on va vous montrer un peu le monde qu'il y a autour. Je suis je suis avec Alexandre qui va vous qui Alexandre Lor, il va vous montrer autour un peu le tous les tous les journalistes qui sont là. On est sur une journée de très grande influence. Est-ce que l'Assemblée a déjà connu ça Carl ? Alors je confirme, on est sur une journée de grande influence mais parce qu'on est sur une journée historique. Enfin on n pas l'habitude de galvoder les mots mais il faut l'employer.

En plus Tibo, vous l'avez dit, c'est la première fois qu'un premier ministre va tomber sur un vote de confiance. Hm hm. Euh derrière, on sait que ça ouvre euh des perspectives qui sont peut-être un peu vertigineuses. Donc oui, euh c'est un une journée historique qu'on est en train de vivre à l'assemblée et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de monde, notamment nous. Bon, il y a une il y a une démarche qui a été celle de François Baou. Vous pensez, je vous ai demandé vous Guillaume quel était votre état d'esprit ? Quel est le sien à l'heure où on se parle ? Est-ce qu'il sait qu'il a perdu là ? Oui, je pense que le sien c'est de considérer qu'il a fait euh ce qu'il devait faire.

Alors, vous savez que le le le propre des responsables politiques, c'est de de se convaincre de leur de leur propre cause parce que sinon ils ne feraient pas ce métier ou alors il faudrait un cynisme absolu. Donc, je pense que Français Abau s'est aperçu qu'il était dans une impasse parce que il n'y avait pas de de majorité pour voter un budget à notre pays et donc il a choisi, on l'a on l'a beaucoup dit déjà, de de de partir avec panache.

que je regrette c'est que oui mais c'est une démarche un peu individuelle parce que d'accord il y a le sort de François Baou mais demain la France est à nouveau en crise cherche à nouveau un gouvernement n'a toujours pas de budget le panage d'accord mais le panage tout seul c'est une démarche individuelle parce que elle ne va pas déboucher sur une solution politique. Je trouve qu'il y a un contraste très fort entre le le la focalisation sur ce qui est en train de se passer et on le voyait à l'instant avec le monde qu'il y a à l'Assemblée nationale.

C'est de bonne c'est de de bonne augure dans la vie démocratique d'un pays que quand il y a une crise, on se toute la tension se focalise sur les représentant du pays. Le problème c'est qu'on sait très bien qu'il n'y a pas de solution. Et de ce fait je pense que François Bairou qui espérait peut-être apparaître comme une espèce de sage de de lanceur d'alerte, il apparaîtra surtout comme étant le symbole de cette impuissance publique. On va retourner tout de suite voir Carl Meus. Carl, est-ce que vous savez ce que va dire François Baou ? parce que là, il va prendre la parole pour pas grand-chose. En tout cas, il arrivera pas à convaincre les députés qui sont face à lui.

Est-ce que ça va durer longtemps et est-ce qu'on sait ce que sera son propos ? Alors euh pas forcément, mais on sait ce qu'il veut faire de cette journée. C'est une journée où il veut prendre à témoin les Français, la représentation parlementaire sur le thème "Je vous l'avais bien dit, moi j'ai été celui qui a alerté sur la dette. Je suis celui que vous n'avez pas voulu écouter. Vous n'avez pas voulu me donner une majorité et c'est en gros un peu ce qu'il veut faire.

La référence qu'il utilise souvent, c'est celle de Pierre Mindz France qui sous la 4e République avec un gouvernement qui a duré 8 mois était tombé pareil faute de majorité au Parlement et qui avait fait un discours qui était un peu un testament. Donc là, on attend de François Baou sorte de discours de politique générale qui derrière pourra déboucher sur un avenir pour François Baïou. Alors, est-ce que c'est un avenir pour 2027 ? Est-ce que c'est un avenir euh pour d'autres choses ? C'est lui qui aura la réponse qui nous le dira. Mais en tout cas, la chute de François Baï n'est pas un terme à la vie politique de François Baouot aujourd'hui.

Et vous l'avez entendu juste voilà, on va venir Alexandre. Voilà, on va venir pour vous montrer ce qui se passe. Il y a la présidente de l'Assemblée nationale qui va arriver. On va vous montrer ces images et on peut continuer de parler. Thbo, si vous voulez nous poser des questions, on continue de vous entendre. Parfait. Oui, on va on va suivre ça et on va expliquer à Guillaum Rocket ce qui va se passer cet après-midi. Bon, Diel Bron Pi va arriver, François Baou va monter à la tribune. D'abord, il prend la parole. Oui, il prend la parole avec probablement Carles disait à l'instant une espèce de de plaidoyer sur sur la gravité de notre situation financière.

Ce qu'il a fait à de nombreuses reprises lors de ces nombreux discours, trois ou quatre finalement depuis le mois de mai ou juin. Oui. Non seulement dans ces discours mais aussi dans ces interventions sur les sur les médias. Je pense qu'à part Disney Channel euh François Bot aura fait la totalité des médias. Je suis pas sûr parce que j'ai plus l'âge malheureusement je suis plus dans la cible. En fait, la totalité des médias audiovisuels de notre pays à avec un succès euh relatif pour ne pas dire limité. Donc c'est vrai que François Baïou, le Carles le disait, va va prendre le le pays à témoin. Le problème, c'est que euh qu'est-ce que qu'est-ce qui va faire ? Un constat.

H mais ce sont les assureurs qui font des constats, c'est pas les premiers ministres. Eux ce qu'on attend de c'est une action. Or cette action François Bairou l'a déjà proposé. C'était le 15 juillet dernier avec euh le le grandes lignes du projet de loi de finance avec une année blanche sur la dépense publique avec la suppression de 2 jours de congé et euh euh que s'est-il passé ? Et bien tous les les les groupes d'opposition et une grande partie des Français lui ont dit non. C'est en ça que malheureusement je pense que même si la carrière de Français Bairou ne s'arrête pas là en tout cas elle elle s'interrompt sur un échec qui est flagrant. Donc il prend la parole.

Euh d'habitude 1h15 un discours de politique générale, ce sera peut-être plus court là. Bon, on sait pas peut-être. En tout cas, il y a pas il y a pas de norme. Voilà. Euh ensuite, les députés des groupes politiques, eux aussi s'exprimeront. Le chef de chaque groupe politique, c'est c'est pas inintéressant ça parce qu'on va avoir les justifications de chacun, des socialistes, des LR sur les choix qu'ils feront quelques minutes après au moment du vote. C'est ça. Bien sûr, ça n'est pas inintéressant. Ils auront un un temps de parole qui est qui est proportionnel à leur leur représentation euh dans le dans l'hémicycle.

Et on attend tout particulièrement ce que sera le discours des républicains puisqu'on le voit bien que il y a un un vrai désaccord. Je vais vous dire tout de suite les deux premiers discours donc ce sera le Parti socialiste avec Boris Valallot pendant 10 minutes et Laurent Vquetier ensuite la droite républicaine pendant 15 minutes. À mon avis c'est les discours les deux discours les plus intéressants. Oui. Alors sur celui de de Boris Valot parce que vous savez que les socialistes se projettent déjà dans dans l'après. Ils nous font croire même si à mon avis c'est plutôt un compte pour endormir les enfants que ils sont prêts à gouverner.

Je vois pas avec quelle majorité compte tenu de le de leur programme économique qui est globalement celui de la France insoumis, c'est-à-dire de mémoire 27 milliards de d'impôts supplémentaires et et une quinzaine de milliards de vous pensez pas se justifier et expliquer leur vote de la de la Si je pense qu'ils vont le faire vote de confiance. Ils vont le faire parce que ils vont répondre à François Bou. Oui, bien sûr. C'est eux qu'on attendait. On a beaucoup dit que François Baou serait capable de ramener à la raison une une partie des socialistes.

Donc ils vont probablement se justifier mais je pense que ça va aller de pa avec déjà une projection dans l'après puisque malheureusement ce qu'on ce qu'on va voir cet après-midi d'un point de vue institutionnel, ce n'est qu'une formalité. On sait déjà qu'il n'y aura pas une majorité pour pour soutenir le Premier ministre et puis vous le disiez alors invoquer le le patron des des députés LR. Il y a une vraie une vraie un vrai questionnement à l'intérieur du groupe pour savoir s'il faut voter le soutien à François Baou.

C'est ce que ont préconisé les responsables du parti notamment Bruno Rotaillot qui est directement parti prenante puisque puisquil est ministre et euh mais voilà il y a un certain nombre de voix dans le parti qui disent il faut mieux s'abstenir parce que la la la politique de François Baou ne va pas assez loin dans la dans la réforme et dans le rétablissement de des comptes. Marine Le Pen s'exprimera en 9e place 15 minutes. Intéressant avant qu'on on finisse de dérouler le programme de cet après-midi. Il y a une information qui est tombée Guillaume il y a quelques minutes.

Le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires, vous savez Marine Le Pen avait été condamné à une peine d'inéligibilité et bien est prévu du 13 janvier au 11 février 2026. C'est plutôt assez tôt et donc en cas de réussite de son appel, elle pourrait se présenter à la présidentielle de 2027. Est-ce que ça change les choses cette information là ? Alors, c'est vrai que ça change les choses. Oui, parce que euh ça donne une une un petite fenêtre de de d'espoir pour Marine Le Pen.

Vous savez que on on a beaucoup dit que le Rassembl national était euh était euh partisan euh d'une politique d'opposition absolue à à quiconque voudrait exercer le pouvoir de façon à forcer Emmanuel Macron à une dissolution parce que ça aurait permis de de prendre de vitesse entre guillemets à la justice. Et si le procès a lieu en début de l'année prochaine, et bien ça nous laisse du temps. Vous savez que l'élection, elle est prévue pour le printemps 2027, l'élection présidentiel, c'estàdire la seule qui compte aux yeux de Marine Le Pen. Même s'il y a plusieurs semaines qui se passent de mise en délibéré, c'est vrai que c'est un petit peu la la pression qui qui diminue.

On va voir si ça a un impact sur son discours. Carles Méus, vous en pensez quoi vous de cette décision qui tombe aujourd'hui Hasard du calendrier ce 8 septembre 2025 ? Est-ce que ça peut changer la stratégie de Marine Le Pen qui, on le sait, le Rassemblement national demande une démission d'abord une dissolution. Oui, une désolution rapide.

Écoutez, ça peut si on raisonne, j'allais dire comme un un homme politique normal, un journaliste politique normal, de se dire "Oui, au fond ça permettrait à Marine Le Pen de d'être faire preuve de mensuétude parce que comme son procès arrive vite, la question de son inéligibilité va être réglée rapidement par le tribunal." Mais je crois qu'on se trompe quand on raisonne comme ça avec Marine Le Pen parce qu'il y a d'autres éléments qui rentrent en considération. D'abord, la volonté d'être toujours un parti qui n'est pas un parti du système et donc ne peut pas vis-à-vis de ses électeurs maintenir des gens du système en place.

euh même si on sait qu'elle a elle a toujours voulu être euh intégrée au système quelque part dans la mesure où elle veut que sa voix pèse, que les Premiers ministres l'écoutent ou en tout cas euh euh fassent semblant de la consulter, il y a toujours quand même cette volonté et on le voit chez l'électorat du RN et celui qui en plus grand nombre veut la chute de François Bairou. Donc c'est c'est obligé pour elle de tenir compte de son électorat.

Et je me souviens il y a il y a 10 jours à Matignon, on nous disait "Non, mais en fait Marine Le Pen, c'est pas son intérêt et de toute façon son électorat vote quoi qu'il arrive pour elle." Et et c'est en fait un peu une erreur d'analyse dans la mesure où ils oublient ces fameuses élections régionales où l'électorat de Marine Le Pen ne s'était pas déplacé et qui avait privé le Rassemblement national d'une victoire de deux victoires même au régional. Alors, on peut se dire les régionales, c'est pas législative, la motivation de les électeurs est plus importante, mais ça montre que son électorat ne réagit pas euh au doigt et à l'œil à aux injonctions de Marine Le Pen.

Ils attendent aussi des gages et un des gages, c'est euh la chute de François Vaot. Merci Carles Mus. Merci Vincent Roseron. On attend toujours l'arrivée de la présidente de l'Assemblée nationale Yel Bron Pivet qui va ouvrir cette séance exceptionnelle et ce vote de confiance. Guillaume, on reprend le fil déroulé de cet après-midi. Donc le discours de François Baou, ce des oppositions, ça peut durer un peu plus de 2 heures. Il y a ensuite un vote vote à la main, pas vote électronique, vote traditionnel. Et alors là, c'est un vote qui contrat le nombre de suffrages exprimés, hein. C'est pas la majorité de l'Assemblée nationale. Expliquez-nous. Absolument.

Oui, c'est pas du tout la même façon de de compter que pour le fameux article 49 alinéa 3, c'est-à-dire qu'ù le le gouvernement engage sa responsabilit sur un texte de loi et là il faut qu'il y ait une majorité des députés inscrits qui se qui se qui se prononcent et là c'est uniquement les les c'est la majorité relative et donc ça fait que pour François Baou c'est une situation qui est qui est plus délicate parce que même les abstentions ne ne suffiraient pas pour le sauver et c'est pour ça qu'on dit parfois que François Baou savait que il il exerçait une sorte de suicide politique en faisant cela parce que justement ce système de décomte le met dans une situation qui est extrêmement défavorable dès le départ.

Voilà, vous entendez les tambour et il y a le Brun Pivé qui va arriver dans un instant et ensuite bon projet Guillaume François Bairou tombe, il y a assez peu de doute là-dessus. Comment ça se passe ? Il présente sa lettre de démission, c'est le président de la République qui le débarque. C'est quoi institutionnellement la démarche ? Alors il il présente sa on voit la présidente de l'Assemblée et je vous couperai Guillaume que ça commence. Naturellement il va le le Premier ministre va présenter la démission de son gouvernement au président de la République qui va forcément l'accepter puisque c'est l'assemblée qui en qui en décide ainsi.

Et quoi qu'on dise, parfois la France est un régime parlementaire. C'est-à-dire que c'est l'Assemblée qui a le qui a le dernier mot. euh puisqu'il peut pas y avoir de gouvernement sans soutien de de l'assemblée, en tout cas pas durable. Et puis euh euh le président de la République va inviter François Baou à à gérer les affaires courantes et ensuite ça peut durer ben ça peut durer le temps qu'Emmanuel Macron souhaite puisque il n'y a pas de la constitution de de date limite pour la nomination d'un nouveau premier ministre. Il a le Brun Pivé qui arrive. Vous allez découvrir ces images dans un instant. Ce sont des images en direct de l'hémicycle.

Je demander à notre réalisateur Romain Rivrod nous les mettre en direct parce que c'est important. On ne veut rien rater de cet après-midi. Merci beaucoup Guillaume Roquette de nous avoir éclairé sur ce qu'il se passe et ce qu'il va se passer à l'Assemblée nationale. On vous laisse avec Yb Bron PiV du président de la République du 27 août 2025. Merci beaucoup. Je vous indique que j'ai reçu du Conseil constitutionnel communication de trois décisions déclarant en application de l'article L 136-1 du code électoral madame Brigitte Barège, monsieur Jean l'ossuc et monsieur Stéphane Vogetta inéligible pendant 1 an à compter du 11 juillet 2025 et en conséquence des missionnaires d'office.

Acte a été pris de ces communications au journal officiel du 12 juillet 2025. Allez, s'il vous plaît, c'est une séance importante. Je vous remercie de garder le silence. L'ordre du jour appelle la déclaration de politique générale faite en application de l'article 49 alinéa 1er de la Constitution, le débat et le vote sur cette déclaration. La parole est à monsieur le premier ministre. Madame la présidente Mesdames et messieurs les députés, cette épreuve de vérité comme chef du gouvernement avec l'assentiment du président de la République, je l'ai voulu.

J'ai voulu ce rendez-vous et certains d'entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement ont pensé que c'était déraisonnable, que c'était un trop grand risque. Or, je pense exactement le contraire. Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change, de faire de la politique comme d'habitude, de faire durer sans prendre les décisions qui s'imposent jusqu'au moment où l'irréparable est là et où l'on arrive au bord de la falaise. Car ce dont nous traitons aujourd'hui, ce n'est pas une question politique, c'est une question historique.

Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les partis, les rivalités des uns avec les autres et les questions de pouvoir. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les peuples et les nations. Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les adultes qui se disputent tout le temps. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les enfants et le monde que nous leur construisons. Les questions les questions politiques, ce sont les questions pour la prochaine élection, mais les questions historiques, ce sont les questions pour la prochaine génération. des questions pour demain qui se jouent aujourd'hui.

Tous nous savons que notre pays au-delà de l'orientation décisive qui va se trancher aujourd'hui se trouve devant un immense champ de questions qui vont appeler dans les années qui viennent des changements profonds. Et je veux en quelques minutes, en 5 minutes vous citer les plus graves de ces questions. Nous sommes devenus depuis l'an 2000 un pays qui produit moins que les autres, moins que ses voisins. Notre retard de production sur nos voisins les plus proches, qu'ils soient allemands ou belges, mesuré par le PIB par habitant est de 15 % notre retard et sur nos voisins néerlandais de plus de 30 %.

Et ce malgré les efforts faits ces dernières années sur la création d'entreprise, sur l'emploi, sur l'investissement par exemple avec France 2030. Imaginez ce que serait nos revenus familiaux et les ressources de l'État si nous disposions de 15 ou 30 % de plus à partager, nos salaires de 15 à 30 % plus importants et les ressources de l'État de 15 à 30 % plus abondantes. Si nous avions la production de nos voisins, la France n'aurait aucun problème de déficit, elle n'aurait pas de problème de dette. La production, c'est donc une urgence nationale. Parallèlement et pas sans lien, nous sommes devant un immense problème d'éducation nationale.

Notre école, notre collège, notre lycée, nos universités jadis autant d'exemples pour la planète entière sont aujourd'hui déclassés avec une chute sur la maîtrise des fondamentaux, sur l'écrit, sur la lecture, sur la langue, sur l'arithmétique élémentaire, des difficultés sur l'orientation trop précoce en tout cas pour moi, trop angoissante, trop mécanique. et n'assurant pas la promesse républicaine, égalité des chances d'où viennent. Et s'il le faut, deuxème chance et encore trè chance.

Nous sommes devant une immense question de modèle social inventé il y a 80 ans sous l'inspiration du Conseil national de la Résistance et aujourd'hui gravement déficitaire, déstabilisé par le déséquilibre démographique, par le vieillissement des Français. Et par le déséquilibre du système des retraites, nous sommes devant une immense question du logement. Logement des familles, parcours de la location à la propriété pour ceux qui le souhaitent, logement des jeunes, logement des étudiants et même jusqu'au logement d'urgence. Le modèle est à réinventer. Nous sommes le pays du monde qui a le mieux identifié l'enjeu écologique, le développement durable, la production décarbonée.

C'est une fierté. Mais en un temps où cet enjeu est battu en brèche partout sur la planète, c'est un défi de mobilisation générale. Nous sommes devant une immense exigence et une inquiétude liée à la sécurité. à la sécurité de tous les jours, au respect de l'intégrité des biens et des personnes. Et nous savons que cette inquiétude, c'est d'abord celle des plus fragiles et donc sécurité et justice, ce sont les deux phases de notre premier devoir d'état. Nous sommes la devant la question que l'immigration pose à notre pays et à nos sociétés.

les migration les migrations liées aux différences de développement à la misère chez les uns avec une démographie expansive à l'abondance chez les autres avec une population déclinante sans compter la déstabilisation climatique. Nous avons donc deux obligations : contrôler et maîtriser les arrivées et intégrer ceux qui sont et seront là, les intégrer dans ma conviction par le travail, par la langue, par l'engagement à respecter nos principes de vie. Et je dois ajouter l'aménagement du territoire dans l'hexagone avec des déséquilibres entre les métropoles et les nouveaux déserts français, transport, équipement, centre de décision.

Les territoires sont en demande et ont souvent l'impression que nul ne les entend et nos outres mères avec des enjeu de vie quotidienne et de destin dont nous savons qu'ils doivent être totalement réinventés en jeu que le gouvernement a saisi son installation. Tout cela est immense et urgent. Magnifique cathédrale à reconstruire pour un peuple qui le mérite, un peuple avec des capacités à nul autre pareilles.

Premier au premier rang du monde pour les sciences fondamentales, pour les mathématiques, pour la physique, pour la chimie, pour la génétique, pour la pharmacie et pour les technologies, pour le quantique, pour l'algorithmique, pour la robotique au premier rang dans le monde industriel à l'égard des empires, pour le spatial, pour l'aviation, pour les hélicoptères. pour la construction navale, pour les sous-marins, pour les centrales nucléaires. Mais tout cela, c'est une économie qui a conquis les sommets et qui doit reconstruire les camps de base.

Rééquilibrer son commerce extérieur a commencé par le développement de l'agriculture, de l'industrie, de l'automobile, tout secteur où nous avons des atouts à l'équipement de la maison dont nous sommes presque absents. Tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises. Allez, ça me donne l'occasion de boire. C'est une bonne madame Chikirou. Madame Chikirou, vous n'avez pas la parole. Merci de laisser monsieur le premier ministre s'exprimer. Amen. Mais tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises à la question dont tout dépend, à la question vitale d'urgence vitale où notre pronostic vital est engagé.

Donc dépend notre état, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social. C'est la question de la maîtrise de nos dépenses, la question du surendettement. votre soutien, l'accord minimal sans lequel je ne pourrais pas poursuivre ma mission, je le demande à l'Assemblée nationale sur un seul point mais décisif, le constat de la situation du pays. La France n'a pas connu de budget en équilibre depuis 51 ans. Depuis 51 ans, tous les ans, les dépenses s'accroissent, les déficites se répètent et les dettes s'accumulent. Tous les ans, nous dépensons plus que nos ressources de l'année et souvent beaucoup plus. Alors cela se justifie bien sûr lorsqu'il faut passer des crises.

La crise des subprime, crise financière mondiale sous Nicolas Sarkozy et l'incroyable succession de coup du sort depuis 2020, le Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l'inflation et les menaces de tout genre. Mais nous dépensons mais nous ne revenons jamais en arrière. C'est de c'est devenu un réflexe et pire encore une addiction.

les dépenses ordinaires du pays, les dépenses pour notre vie de tous les jours, pour les services publics, pour les retraites, pour rembourser nos feuilles de sécul, nous avons pris l'habitude de les financer à crédit, donc dépassement systématique de dépenses chaque année, pour acquitter chaque eur dépenses, il a fallu chaque eur dépassement des dépenses, il a fallu emprunter comme une un ménage ou une entreprise empreinte à la banque. quand ils ont un déficit. 1 € de déficit, c'est un eurt supplémentaire et l'addition des déficits par milliards tous les ans nous a conduit à une écrasante accumulation 3415 millions milliards d'euros de dette à l'heure précise où nous parlons.

Cette accumulation a un prix. C'est la ponction que le service de la dette représente tous les ans. Ce qu'il faut payer au créanciers pour les intérêt et la part de capital qu'on doit rembourser. Et cela, on est obligé de la quitter. Sinon, c'est la banque. Si on ne le faisait pas, on ne trouverait plus à emprunter un centime. Or, nous ne pouvons pas vivre dans un pays comme le nôtre, sans emprunter pour payer les fonctionnaires ou pour les retraites ou pour la séclations d'emprunteur.

et déjà nos obligations de remboursement annuel et part à rembourser du capital dépasse et de loin dépasse ce que notre pays produit en plus chaque année par sa croissance, par ses progrès en plus de l'année précédente. Il faut avoir les chiffres précis en tête parce que ces chiffres ne sont pas du tout abstraits. disent une chose évidente et que nous ne pouvons pas faire semblant d'ignorer. Chaque année, à notre rythme annuel de croissance et d'inflation, chaque année, la France, en plus de l'année précédente produit pour un montant de 50 milliards d'euros environ. Face à ces 50 milliards en moyenne en 2020 les annuités qu'il nous fallait verser représentait environ 30 milliards par an 30.

En 2024, c'était 60 milliards. Cette année, 67 milliards. L'année prochaine en 2026 75 milliards. L'année suivante 85 milliards. Et à la fin de la décennie, dit la cour des comptes, 107 milliards. 50 milliards créés par le travail, plus de 100 milliards transférés à nos créanciers. le double. Autrement dit, tout le travail, l'inventivité du pays pour progresser pendant une année, tout ce progrès que nous voulons pour les nôtres, pour nos enfants est entièrement reversé à nos créanciers et la majorité de nos créanciers, 60 % sont étrangers. Ce sont donc des dépenses obligatoires totalement improductives. Pas un emploi de plus, pas un service amélioré, pas un équipement mise en place.

Notre pays travaille, croit s'enrichir et tous les ans s'apauvrit un peu plus. Mesdames et messieurs les députés, c'est une silencieuse, souterraine, invisible et insupportable hémorragie. Et si c'est insupportable, on ne doit pas le supporter. C'est le sens de la déclaration du gouvernement devant l'Assemblée nationale. Comme capitaine du navire, informé de la voie d'eau, qui s'élargit sans cesse du flot qui envahit nos cales. Je dis que notre devoir est d'abord et tout de suite de nous mettre à l'étancher et de nous y mettre tous. Alors, on me dit "Mais c'est pas urgent, ça peut attendre. Vous êtes trop impatient, vous voulez aller trop vite, le bateau flotte encore.

Il ne faut pas troubler les passagers et l'équipage. Là est précisément la confrontation des points de vue. Là est la prise de responsabilité de chacun. Je dis au contraire que si nous voulons la sauvegarde du navire, du navire sur lequel nous sommes et sur lequel sont nos enfants, il faut agir sans retard et ce n'est pas hors d'atteinte. Cela demande seulement la mobilisation de tous et un effort modéré de chacun si l'on s'y prend à temps. Mais il convient même brièvement d'élargir l'analyse, de dépasser les conséquences que je décris sur la vie des Français et d'envisager, je veux le faire devant vous, ce que seraient les conséquences sur le destin de la France.

Nous tous, d'où que nous venions, nous nous sommes les héritiers de la France. C'est ce destin unique entre les peuples d'une puissance moyenne par le nombre de ses habitants mais à vocation universelle qui nous a fait ce que nous sommes. Et aujourd'hui, le destin de la France, notre nation écrite dans l'histoire se trouve menacé par nos quotidiennes impéiciales. capacité à faire rayonner ses valeurs, nos valeurs françaises et universelles partout menacées.

Les droits de l'homme est d'abord le droit des femmes, le droit au respect et à la liberté des femmes, le droit des enfants, le droit à la liberté et au respect de la vie privée, le droit à la libre opinion, à la libre conviction, le droit à la libre religion, à la libre philosophie, le droit à se former, cet ensemble de droit comme il n'y en jamais de plus complet dans le monde, depuis que le monde est monde. Tout cela, qui le défend sinon la France. Et comment la France peut-elle défendre cet ensemble de valeurs, lui donner sens en elle-même et par l'Union européenne si elle s'avère faible, si elle a perdu sa crédibilité en perdant sa souveraineté.

C'est ainsi que nous ne sommes pas à cet instant défenseur de nos seuls intérêts, de notre santé, de notre prospérité. Nous sommes les défenseurs menacés d'un bloc de valeur lui aussi menacé. De notre capacité à l'indépendance et à la souveraineté dépend notre capacité d'influence. Du respect que la France impose aux autres dépend le respect qu'on portera à ses valeurs. La soumission à la dette, c'est comme la soumission par la force militaire. Dominé par les armes ou dominé par nos créanciers. Du fait d'une dette qui nous submerge. Dans les deux cas, nous perdons notre liberté. Et dans les deux cas, il ne tient qu'à nous de nous émanciper, de retrouver le chemin de la liberté.

Cela ne demande qu'un effort sur nous-même. C'est pourquoi la France, sous l'autorité du président de la République et par le vote des parlementaire a choisi un plan d'équipement de ses armées, de ses hommes et de ses matériels, la loi de programmation militaire. Cette loi, vous le savez, il est nécessaire non seulement de la respecter, mais de l'abonder par des investissements complémentaires décidés en raison des dangers de toute nature auxquels notre pays et notre continent sont exposés. Ces investissements complémentaires nécessaires sont inscrits pour 3 milliards supplémentaires dès cette année dans le plan que nous avons présenté aux Français au mois de juillet.

C'est pourquoi, de la même manière, le gouvernement propose un pays au pays un plan pour aller vers le désendettement pour que la France échappe en peu d'années à l'inexorable marée de dette qui la submerge. En 4 années, et c'est un délai raisonnable dans la vie d'un pays de ses habitants, ce n'est pas que nous n'aurons plus de dette, mais notre dette n'augmentera plus. Et voilà le plan. atteindre en en 2029 le seuil de 3 % des déficits publics annuels, seuil à partir duquel la dette n'augmente plus. Et si la dette n'augmente plus, alors le travail des Français, leur inventivité, leur créativité, leur confiance retrouvée remettront le pays à flot et nous le croyons plus vite qu'on ne croit.

Tout nous y invite. Les technologies d'un monde qui va de révolution en révolution, l'intelligence artificielle, notre créativité intellectuelle, culturelle, artistique, notre recherche. Si nous savons nous libérer de ces chaînes qui nous entravent, alors tous les tous les épanouissements seront ouverts aux Français d'aujourd'hui et aux générations qui viennent. Tout est prêt, tout est en germe, ne manque que la détermination de ceux qui veulent en sortir.

Cela oblige à des efforts, mais des efforts modérés, je le disais, des efforts qu'un pays doit considérer supportable, dépenser un peu moins que ce qui était attendu ou programmé, freiner les dépenses, les étaler dans le temps, mais affirmer devant nos concitoyens et à la face du monde que si personne ne sera abandonné, ce sont d'abord et avant tout les plus jeunes d'entre nous dont nous devons nous occuper. J'ai été frappé des messages que j'ai reçu pour avoir évoqué les plus jeunes et le poids qui pèse sur leur génération. Ils portent les plus jeunes.

Ils portent et vont porter pendant 20 ou 30 ans ou davantage encore le poids des milliers de milliards de dettes que leurs aînés ont contracté et qu'ils vont eux devoir endosser. Elles n'ont pas été contractées pour équiper le pays comme il aurait fallu pour pour décider de leur avenir. Ces milliers de milliards de dettes ont été consacrés à éponger les dépenses courantes de la vie de tous les jours qu'un pays normal devrait assumer à chaque à chaque génération pour son compte. Depuis des décennies sur ce point, nous avons rompu le contrat de confiance entre générations qui est la base du contrat social. J'ai été frappé de vérifier combien les jeunes se sentent génération sacrifié.

Ils disent "Nous n'aurons pas de retraite, la retraite ça sera jamais pour nous." et le double enjeu qu'il rencontre aujourd'hui. Oui. Oh, je sais très bien que vous voulez qu'on augmente encore les charges sur leurs épaules. Et bien, nous croyons exactement le contraire. Nous pensons qu'il faut les alléger de manière qu'ils soient libérés de l'esclavage dans lequel on les plonge. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, silence. Il est simple d'évoquer devant vous le double enjeu que ces jeunes rencontrent et souvent le double échec dans la recherche du travail et la recherche du logement dans certaines villes et certaines régions et sans compter le logement étudiant.

Génération qui ne se voit pas d'avenir commun. Cette situation pour nous elle est insupportable du point de vue démocratique, insupportable du point de vue civique autant que du point de vue moral. La prise de conscience, c'est aussi celle-là. Que les plus avancés en âge unissent leurs efforts pour alléger la dette que les plus jeunes devront acquitter. Ne leur dites pas que vous les aimez, que vous veillez sur eux si vous faites semblant d'ignorer la charge écrasante accumulée sur leurs épaules. J'ai parlé de cette Si vous criez, je bois donc c'est une c'est une bonne chose. Allez, s'il vous plaît, mes chers collègues, je viens de parler de prise de conscience. Allez.

Et ayant vécu ces derniers mois cet exercice inédit et je crois sans précédent de transparence entre citoyens, j'ai vu la puissance des forces qui veulent qu'on continue à fermer les yeux. Alors certes, il y a un fait nouveau. Depuis quelques semaines depuis que nous avons commencé ce travail, la première phrase de cela est devenue "Nous ne nons pas la situation". Mais ils ajoutent aussitôt nous sommes en désaccord avec la méthode, avec les décisions prises, avec le rythme du désendettement, avec l'identification des causes et nous combattrons cela de toutes nos forces et c'est pourquoi nous voulons faire tomber ce gouvernement qui nous invite à l'effort.

Les indisentes, et ne croyez pas que j'ignore l'efficacité du discours, ce sont les immigrés qu'il faut mettre à contribution. Ce sont les étrangers qui sont la cause de tout. C'est auprès de cela que nous gaspillons notre argent et qu'il faut taper dans la caisse ou bien variante de la part des mêmes, c'est l'Europe. Nous nous ruinons à respecter nos engagements. 20 milliards là, 10 milliards ici et en effet c'est plus facile. Je suis d'accord, je l'ai dit, pour qu'on vérifie mesure par mesure s'il y a des anomalies, des injustices au détriment de nos compatriotes.

J'ai pris la décision d'intervenir à ce sujet cette semaine sur l'aide médicale d'État pour faire entrer dans la norme le rapport présenté par Claudin et Patrick Stéphanini. Et j'ai été heureux qu'il rappelle que c'est le premier gouvernement qui prend en compte leur rapport depuis 2 ans qu'il a été déposé. Mais j'ai entendu des voix qui disaient "Tout ça nous soulève le cœur". En tout état de cause, l'addition des économies est très loin de représenter un ordre de grandeur à la dimension du problème. Ou bien autre discours, ce sont les riches qu'il faut faire payer. Et là encore, et là encore, je ne sous-estime pas l'efficacité du discours.

Bernard Arnaud est devenu famille figure emblématique. Lui et ses semblables sont devenues les cibles emblématiques d'une pensée magique. Ils sont comme ces poupées vaudou dans lesquelles on plante des aiguilles pour les atteindre, j'imagine au portefeuille. On m'accordera on m'accordera que je ne suis ni un défenseur à titré ni un stipendier de ses réussites. Mais je n'oublie pas ce qu'elles font tous les jours pour le pays. L'excédent du commerce extérieur dans le secteur du luxe, c'est 40 milliards d'euros par an et la valorisation et l'image de la France qui contribue à l'industrie comme au tourisme représente des dizaines de milliers d'emplois.

Alors, on nous dit, il suffit de prendre ce qu'ils ont ou une large part de ce qu'ils ont ou chaque année 2 % de ce qu'ils ont et les problèmes de la France seront réglés. On oublie deux choses essentielles. La première est qu'un pays comme le nôtre a besoin d'investisseurs. Le 1 % des plus hauts contribuables assume une large part de l'investissement privé dans l'appareil productif en France. Et on oublie une deuxième conséquence. Dans le monde de frontières ouvertes où nous vivons, ceux qui sont ciblés ont une réplique très simple et très immédiate. Ils déménagent. Ils ont plétor de pays où ils peuvent trouver un refuge fiscal s'il plaît.

En Europe même, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas pour les entreprises demander à nos voisins britanniques, ils ont décidé de taxer les étrangers qui étaient exonérés de fiscalité. Cela ont déménagé. La conséquence immédiate a été l'explosion du prix de l'immobilier à Milan. Mentionnons au passage, et François Hollande le sait bien que ce type de fiscalité est interdit par le Conseil constitutionnel qui l'a depuis longtemps déclaré confiscatoire et donc inconstitutionnel. Mais je réaffirme ici. Allez, allez, s'il vous plaît. Allez, chacun pourra s'exprimer le temps venu. S'il vous plaît, on écoute le premier ministre dans le calme. Merci. Allez.

Mais je veux réaffirmer ici qu'il conviendra de trouver un type de contribution qui fasse que les hauts revenus et les très hauts patrimoines soient appelés à participer spécifiquement à l'effort national. et qu'un travail en profondeur soit conduit pour éviter que soit mise en place ou que ce perpétu des stratégies d'optimisation fiscale manifestement anti-égalitaire et bien que juridiquement correct, moralement discutable. Et j'ai proposé dès la mi-juillet que les commissions parlementaires soient invitées à participer à ce travail de mise au point de cette fiscalité de solidarité. Les solutions de facilité, celles qu'on vente au français à longueur de discours, ne suffiront jamais.

Notons au passage qu'entre ceux qui affirment nous allons instituer 20 ou 30 milliards d'impôts nouveaux. et ceux qui stipulent pas 1 € d'impôts supplémentaires entre ceux qui disent "Nous allons prendre les ressources dépensées pour les étrangers et ceux qui déclarent qu'ils s'y opposeront jour et nuit et jusqu'au bout." La conjonction des forces qui annoncent qu'elles veulent additionner leur voix pour faire tomber le gouvernement, c'est un touau qui se prépare pour la France. Et pardonnez-moi de le rappeler à ce moment, le problème, la menace, le risque pour la France demeurera entier.

Parce que mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel. Le réel demeurera inexorable. Les dépenses continueront d'augmenter plus encore et le poids de la dette déjà insupportable sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher. Il n'y a donc qu'un seul chemin pour que notre pays s'en sorte aujourd'hui comme dans les années 50 quand le général de Gaulle et un peu plus tôt Pierre Mindes France affirmai tous les deux dans le même sens pour l'un qu'un pays qui n'est pas capable d'équilibrer ses finances publiques est un pays qui s'abandonne.

Et pour l'autre, je refuse que l'équilibre des finances publiques se fasse par l'accroissement chronique de la dette. C'est la question précisément qui est posée aujourd'hui, mesdames et messieurs les députés, dans cette démarche inédite qui vise à mettre tous les parlementaires face à leur responsabilité propre, personnelles, humaine, tous ceux qui voient bien que quelque chose ne va pas, même s'il est plus commode d'ignorer cette évidence, dans cette démarche. Il y a une certaine idée de la démocratie et du gouvernement d'un peuple.

J'ai choisi de m'adresser à vous comme si le destin n'était pas écrit, comme si la réponse de l'Assemblée nationale à l'engagement de responsabilité n'avait pas été annoncé partout à corps et à criis sur tous les tons et toutes les antennes de la part du plus grand nombre des groupes de cette assemblée. Je m'adresse à vous en prenant au pied de la lettre nos principes énoncés à l'article 27 de la Constitution, le droit de vote des membres du Parlement est personnel. Ce qui veut dire en principe que les mots d'ordre n'ont pas leur place ici. Ce qui a sa place ici, c'est la conscience personnelle de chacun des députés de la nation.

Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement ont annoncé leur décision de renverser ce gouvernement. exploit tout relatif, permettez-moi de le signaler, puisque ce gouvernement est sans majorité, ni majorité absolue, ni majorité relative, gouvernement dont la chute irrévocable, je le sais bien, était annoncé depuis la première minute de son existence. Je veux apporter ici une précision. J'ai une haute idée des mouvements politiques. Je me suis engagé quand j'avais à peine plus de 20 ans dans celui auquel j'adhère encore aujourd'hui. Je ne l'ai jamais quitté.

Je l'ai défendu quand nous n'étions qu'une poignée à y croire encore. Je l'ai porté en ver et contre tous et je suis fier de la génération de responsables qui m'entourent aujourd'hui. Et je suis certain que sur beaucoup de ces bancs, le même sentiment d'intime fidélité et de fierté avec le parti auquel vous adhérez et partagez. Mais les partis politiques ont aussi un défaut fondamental qu'à si précisément vu, y compris à son détriment le général de Gaulle, c'est que leur logique toujours les conduit à la division. [Musique] C'est une malédiction que nous vérifions à cet instant. Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité. Il a le plus urgent besoin d'unité.

Et c'est la division qui menace de l'emporter, qui menace son image et sa réputation. Les forces politiques qui annoncent qu'elles vont faire tomber le gouvernement, ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles. Celles qui se désignent comme ennemis, celles qui sont incompatibles par les idées autant que par les arrières-pensées et qui échangent d'un bout à l'autre de l'hémicycle. les injures et les mises en cause. Ce qu'elle prépare ce qu'elle prépare si leur logique de division l'emporte. J'ai déjà utilisé le terme, c'est le TU, le désordre où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir.

[Musique] Le gouvernement, par ma voix, engage devant vous sa responsabilité. Ce qui signifie que par ma voix à la tribune, il dit "Mesdames et messieurs les députés, le problème dont vous nous vous saisissons comme représentant de la nation nous paraît si grave. Il implique si profondément chacun de nos concitoyens qu'il requiert votre soutien. sans un soutien minimal de la part des Français représentés ici par leurs députés. L'action exigeante et courageuse que la situation implique n'a aucune chance de pouvoir s'imposer.

Et s'il n'y a pas ce soutien minimal, cette entente minimale entre les grandes sensibilités du pays sur le constat et sur l'impérieuse trajectoire de redressement, alors l'action du gouvernement serait vouée à l'échec et pire encore, elle n'aurait pas de sens. S'il s'agit toujours de faire semblant, de ménager la chèvre pour obtenir le chou, de se rendre aux logiques de marchandage et de division, de dissimuler l'essentiel pour communiquer sur le secondaire en sachant qu'on continue la marche vers l'accident. Je vous le dis, je ne serai pas l'homme d'une telle politique. Je crois au compromis.

Mais je crois au compromis quand il respecte l'essentiel, la vérité des hommes et des choses, la hiérarchie des ordre et des urgences. Je crois au compromis qui ne se construisent pas sur l'ambiguité. Requérir le soutien du pays lorsqu'il faut agir, c'est pour moi l'article 1er du contrat démocratique. Dans des domaines aussi sensibles, je n'ai jamais cru à l'épreuve de force. Je crois à la conviction partagée et je crois qu'il convient de vérifier cet accord de fond auprès des Français ou de leurs représentants chaque fois que nécessaire. Ma conviction, c'est qu'au fond, au point où nous en sommes arrivés, il ne reste que deux chemins.

Il y a un chemin sur lequel sur toute la planète le monde bascule. Le chemin qui considère que la destinée des peuples, c'est d'obéir et que pour que s'instaure cette logique autoritaire contre le droit des peuples, le droit de l'homme et du citoyen, tous les coups sont permis. Que la fin justifie les moyens, notamment l'utilisation de tous les conflits, de toutes les mésentes, de toutes les calomnies qu'il convient de faire flamber. Et vous voyez sans peine de l'est lointain et même de l'extrême orient lointain à cet ouest qu'on croyait proche, l'Ouest américain.

Combien cette conception de la politique au buldozer, la loi du plus fort, le rapport de force brutale paraisse imposé sous les applaudissements des uns et le découragement des autres. Et nous, nous sommes là pour ranimer l'autre projet. le projet même de la démocratie qui considère plus juste, plus intéressant, plus fructueux de respecter le citoyen même minoritaire et de le considérer comme partenaire et coresponsable de son propre destin. Cette démarche, cette méthode fait de la vérité partagée avec les Français son arme suprême. Cette démarche, cette méthode, elles conduisent à l'unité du pays et elles écartent la malédiction de la division perpétuelle.

Quelqu'un que j'aime beaucoup, le philosophe et militant Marx Enniier qui siégea dans votre assemblée deux fois après la première guerre mondiale et après la deuxième a défini ce projet de la démocratie. La démocratie est l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. La conscience, c'est-à-dire la plus juste, la plus lucide compréhension des choses et des événements et la responsabilité, c'est-à-dire l'engagement. Nous, citoyens, nous ne sommes pas là pour être condamnés, soit à obéir, soit à la révolte. Nous sommes là pour prendre notre part du destin, les yeux ouverts et la vérité comme boussole.

Nous sommes, nous le savons tous, un peuple qui s'interroge non pas seulement sur son avenir, sur l'avenir du monde et de la planète, mais sur le chemin que l'on peut emprunter pour construire cet avenir. Ce que dit mesdames et messieurs les députés, ce que dit le moment que nous vivons, c'est qu'il y a un chemin et c'est le seul pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Nous allons entamer la discussion générale et j'appelle qui vient donc de s'exprimer devant les députés pour son discours de politique général. Euh il essaie de sauver son poste.

Il essaie de convaincre les députés que c'est lui l'homme de la situation pour proposer un budget à la France. La suite de ce programme, c'est évidemment la réponse des oppositions des autres groupes politiques. On commence par un groupe très attendu, le Parti socialiste Boris Valallot. Euh le patron du groupe des socialistes à l'Assemblée et euh quasiment à la tribune. Il y est. Et on l'écoute à tout de suite. Monsieur le président, madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, nous sommes convoqués ici un rendez-vous que nous n'avons ni souhaité ni organisé.

Nous n'y rien de la gravité de la situation financière, économique, sociale et politique dans laquelle notre pays se trouve, ni du tragique de l'époque qui menace en toute chose et à chaque instant d'ébranler le monde tel que nous l'avons connu. Mais il n'est qu'un responsable à la crise, à la débacle, au désordre de notre pays. Le président de la République qui est avec lui ses épigones aveugles dont vous êtes, monsieur le premier ministre le premier apôtre. Un président battu dont la politique disqualifiée dans les urnes nous a conduit dans la passe dans laquelle nous sommes.

La responsabilité politique, c'est l'obligation morale et publique des dirigeants de rendre les comptes sur leurs actes. Vous aimez la vérité ? La voici. Emmanuel Macron, on a cessé d'abîmer le pays, d'apauvrir les pauvres, d'enrichir les riches, de tourner le dos à l'avenir qui n'est plus que la somme de ces petites lâchetés, de ces grands renoncements sacrifiants, l'école, l'hôpital, l'écologie, notre souveraineté. Vous nous demandez de partager avec vous le constat de la situation financière du pays. Je vous confirme le bilan accablant du macronisme en la matière. En 2017, le déficit était en dessous des 3 %. Il est à plus de 5,2 % aujourd'hui.

La protection sociale était excédentaire, la voici déficitaire et la dette augmenté de 1000 milliards. Est curieusement faite 40 ans à dénoncer la dette et à peine 8 ans à la creuser comme jamais. Monsieur le premier ministre, vous ne ferez pas aujourd'hui de votre défaite une victoire, de l'absurde un hait, du vide, du vide politique, l'étof d'indestin. Non, ce vote auquel vous soumitez n'est pas un acte de courage, c'est une dérobade. Que dis-je ? C'est une pantanolade. Face à l'adversité, vous vous résignez. Face à la difficulté, vous reculez.

face à la responsabilité aujourd'hui vous vous effacez dans le grand silence de l'été nous pensions que vous prépariez le budget en réalité vous prépariez votre sortie derrière votre geste politique solitaire et désinvoltes votre faux sacrifice en dissimule un vrai celui des millions de français de l'hexagon des outres mères ses précaires, ces mers seuls ces travailleurs qui ne vivent plus de leur travail toutes celles et tous ceux pour qui la vie est déjà dure.

sur leur dos déjà courbé hélas que vous voudriez écrire votre légende celle d'un futur roi qui aurait raison contre tous et pour qui la fin personnelle justifie les moyens publics et politiques et cela, monsieur le premier ministre n'est pas qu'une erreur funeste, c'est une faute morale. La politique gouvernementale peut à chaque instant tendre à la consolidation des privilèges ou au contraire à l'extension des démocraties. Elle peut être résignée à l'injustice ou animée d'une volonté irréductible de progrès. Un homme d'État se juge et se mesure à ce qu'il a voulu et pu faire à cet égard à l'influence qu'il a exercé sur les réalités aux effets concrets de son œuvre.

Alors non, monsieur le premier ministre, vous n'êtes décidément pas Pierre Mindas France. Ce sont cela les mots. Et après demain, le 10 septembre, direz-vous comme Louis Funess dans la folie des grandeurs en compant la colur la colère des Français, il m'acclame. Vous voulez poursuivre dans l'érance et dans l'erreur ? Car de quoi votre plan est-il le nom ? celui de la souffrance humaine, celui de l'injustice sociale, de de l'inifficacité économique. C'est l'écroisement d'une croissance parmi les plus faibles d'Europe. C'est la restriction d'un pouvoir d'achat déjà à tonne. C'est l'augmentation promise du chômage. C'est l'abandon de l'impératif écologique.

C'est l'étranglement des services publics. C'est ajouté de la crise à la crise. Il ne suffit pas d'être centrist. triste destin que celui que vous promettez à notre pays.

Madame la présidente, mes chers collègues, nous députés socialistes et apparentés, avons ces derniers mois exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir, en responsabilité, en prenant des risques, en nous opposant chaque fois qu'il en a les principes, chaque fois que se dessinerit sous nos yeux l'Union des droites, en faisant des choix parfois compliqués, en refusant de tenir a priori le compromis pour la part maudite de la politique, en ne perdant jamais de vue, surtout les raisons de se pastre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons ici. Monsieur le premier ministre, vous n'avez pas été au rendez-vous.

Nous n'avons eu que désinvolture, manœuvre dilatoire, frosse promesse et vraie tarrahison. Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance. En votant aujourd'hui contre la confiance, les socialistes prennent l'esponsabilité d'affirmer qu'ils sont prêts avec la gauche chez les écologistes à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale. Nos choix ne sont pas les vôtres, mais ils sont ceux les Français. pas le travail, le capital, pas les jours fériers, les héritiers, pas le ruissellement, la redistribution, pas les PME, les multinationales, pas la récession, la relance.

Nous proposons un autre chemin, celui des peuples qui refusent la résignation et regardent plus loin que leur chaîne. Aux Français les plus modestes, lassés du sacrifice sans horizon, nous disons le droit de vivre de leur travail. La baisse de la CSG que nous voulons, c'est 900 € de plus par an pour un salarié SMIC. 1500 € pour un couple gagnant 1920 € chaque mois aux richettes insolentes, aux fortunes doublées en 10 ans, aux grandes entreprises qui paient moins que les PME et profitent davantage, nous disons le temps du patriotisme économique et de la justice fiscale est venue. À la France, patrie du courage heureux qui doute de son destin, nous disons l'élan plutôt que le déclin.

Un plan de relance réveillera nos territoires, réanimera nos usines, soutiendra l'hôpital, les écoles, préparera l'avenir. À l'histoire enfin qui nous regarde, nous disons "Oui, nous réduions les déficites et la dette mais sans écraser les existences. Ce n'est pas la vie qu'il faut taxer, c'est l'injustice qu'il faut abolir. Ce soir, nous ne passerons pas sous la tutelle du FMI. Les cards vitales ne cesseront pas de fonctionner et la politique ne sera pas projetée hors de son orbite. C'est à nouvelle horizon. qui s'ouvre pour la gauche et pour le pays. À ceux qui nous font reproche de vouloir exercer le pouvoir et pensent que gouverner, c'est trahir. Je réponds les responsabilités.

C'est être fidèle au contrat qui nous lit, aux électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie, aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts, qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre l'hypothétique délivrance d'une nouvelle élection, qui préfèrent l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant et qui savent qu'un pas en avant vaut plus que 1000 programmes. À ceux qui nous disent, il n'y a pas de majorité. Je dis qu'il en existe une dans le pays. La majorité des vies difficiles. La majorité absolue des Français qui disent leur colère et leur refus d'une politique qui depuis 8 ans ne se préoccupe pas d'eux.

Je dis qu'il en existe ici la majorité des députés élus dans les langues de front républicain tenus à une seule exigence et une seule promesse. Ne rien céder à l'extrême droite. Député du socle commun, je m'adresse à vous. Si vous aimez la République, demeurez fidèle à ce serment. Si vous aimez la France, entendez le pays qui souffre. Si vous aimez la démocratie, acceptez le désir de changement des Français. Oui, c'est désormais à la gauche arriver en tête de gouverner. À celles et à ceux qui veulent assumer leur responsabilité de prendre l'initiative. Et comme socialiste, nous ne nous déroberons pas. Nous n'avons qu'une existence servir avec une autre politique mais aussi une autre méthode.

Voilà pourquoi nous dirons que c'est au Parlement ici sur la base de nos propositions sans recours au 493 que nous chercherons des majorités autour de quelques priorités qui répondent à l'urgence des Français et aux attentes du pays jusqu'à la grande explication jusqu'au grand rendez-vous démocratique de 2017. Négocier. Ce n'est pas ce n'est pas capituler ni renoncer à ses espérances. Ce n'est pas nier le disensus, solder le désaccord. Vous fabriquiez des majorités artificielles. Vous êtes la droite, nous sommes la gauche. Mais c'est un acte de confiance dans la démocratie parlementaire et dans les forces républicaines qui peuplent notre assemblée et qui peuvent se retrouver dès demain.

Mes chers collègues, Victor Hugo nous avertissaiit ici il y a 175 ans parce qu'il aiss la catastrophe et désestait les écroulements. Un homme assez insensé pour dire l'humanité ne marche pas. Dieu répond par la terre qui tremble aujourd'hui aux hommes assez insensés pour espérer des artisans du naufrage, les moyens de s'en sortir. Le pays répond par un cri. Ce cri qui monte, il faut l'entendre aujourd'hui. Il est encore celui de l'espoir. Ne le décevons pas. De là où il est, il est temps au président de la République de faire son devoir plutôt que de céder à son bon plaisir. Nous sommes prêts qu'il viennent nous chercher. Je vous remercie monsieur le président Vallot.

Jal qui vient de s'exprimer avec un discours programmatique. Il en a profiter le patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale pour présenter un programme et dire que c'était à la gauche de gouverner. Et il a donc confirmé que les socialistes ne voteraient pas la confiance et n'accorderont pas leur confiance à François Baïou. Pas de surprise de ce côté-là. On écoute le renvoquer. Ça va être intéressant. Quelle sera la position du groupe des républicains ? De la même façon. Merci de quitter l'hémicycle en silence pour que monsieur le président Vqué puisse s'exprimer.

Alors madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, nous y revoilà. Ouais, pardon, j' Nous revoilà donc moins de 9 mois après, un nouveau gouvernement est à nouveau sur le point de tomber et à chaque étape, nous enfonçons encore un peu plus notre pays dans la voie de l'instabilité. Quelles que soient nos opinions sur tous ces bancs, queles que soient nos convictions, personne ne peut s'en réjouir. Si nous sommes ici, c'est parce que nous aimons la République. Si nous sommes ici, c'est parce qu'à travers notre engagement, nous voulons contribuer à la reconstruction de notre pays.

Parce que nous aimons la France et nous ne pouvons que ressentir de la tristesse face à ce qui est en train de devenir la politique française. Je me souviens lorsque je suis entré ici pour la première fois l'émotion que j'avais en entrant dans cet hémicycle sacré de ce qu'est la politique de notre pays. Ici où des voix se sont faites entendre. Celle d'Arestide Brillant, le père de la laïcité, celle de Jules Ferry, celle de George Clémenceau, celle de Charles de Gaulle, celle de Philippe Segin. Aussi différent soit-il, ils portaient tous et ils incarnaient une part de la noblesse de ce qui'est la politique française.

Cette politique que nous aimons, nous la voyons être rongée aujourd'hui à nouveau par ces vieux démons. Les vieux démons, ce sont ceux de l'instabilité. L'instabilité dans l'histoire de notre pays n'est jamais quelque chose que nous devons prendre à la légère. L'instabilité dans l'histoire de la démocratie française a souvent failli emporter notre République. N'oublions pas qu'ici, à l'époque de la 4e République, les gouvernements tombaient les uns après les autres et la démocratie était menacée. Le général de Gaulle a redonné à la France sa stabilité avec les institutions de la 5e.

Son premier ministre, un des meilleurs premier ministres que la France est connue, George Pompidou, est resté 6 ans au responsabilité et cette durée lui a permis d'inscrire son action dans le temps long. Et nous, au cours des 2 ans qui viennent de se succéder, nous avons connu quatre premier ministres. l'instabilité politique pour ceux qui s'amusent de tout cela. Vous feriez bien de vous rappeler à quel point c'est un poison économique. Il y a dans le même temps ici ou pendant que sur l'Assemblée nationale certains s'amusent de tout cela cherch en profiter utilise des invectives et des cris qui tiennent maintenant lieu de délibération en vue du bien commun.

Il y a dans notre pays des artisans, des commerçants, des professions libérales, des entreprises, des salariés qui eux savent le prix que l'on paye quand on déstabilise économiquement notre pays et ses institutions. Et tous les Français, tous les Français en payent les conséquences. Le déficit, le surendettement, la désindustrialisation, l'insécurité, l'immigration hors de contrôle. Nous en sommes au point où la France s'endettete maintenant à des taux supérieurs à ceux de la Grèce.

Monsieur le Premier ministre, oui, vous avez raison de nous alerter là-dessus et nous en sommes en même temps et les deux symboles sont redoutables de ce qu'ils disent, de ce qu'elle déclin de notre pays où des narcotraafiquants versent maintenant des aides sociales aux habitants de nos cités. Dans cette période, il y a quelqu'un qui agite tous les désordres parce qu'il espère en profiter. Dans cette période, il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos parce qu'il espère la révolution. C'est Jean-Luc Mélenchon. Et la récupération politique qu'il cherche à faire du mouvement du 10 septembre est le signe de sa stratégie du chaos.

Merci et je le dis aujourd'hui plus que jamais, l'extrême gauche est le premier danger politique pour la République française. Elle est fit avec Jean-Luc Mélenchon est le premier danger politique pour notre République et avec les députés de la droite républicaine, nous serons le premier barrage face à cette menace. Nous n'accepterons jamais qu'un gouvernement comporte des députés de la France insoumise. Nous n'accepterons jamais que se mette en place ici le programme funeste du Nouveau Front populaire. Et cela vaut évidemment pour un gouvernement socialiste qui prnit ou porterait ce programme.

Monsieur le Premier ministre, j'en viens maintenant à la question qui nous est posée, celle du redressement budgétaire de notre pays. Il est il nous est arrivé d'avoir des différents et nous nous en sommes toujours expliqués avec franchise. Et de la même manière, quand vous avez posé le diagnostic de la situation budgétaire, je vous ai immédiatement apporté mon soutien parce que et je le reconnais, vous avez eu le courage depuis longtemps de dire la vérité sur l'état de nos finances et de poser ce débat fondamental pour l'avenir du pays. Oui, la situation budgétaire de la France appelle un sursaut collectif. C'est une évidence.

Oui, nous ne pouvons plus continuer à laisser filer notre dépense publique. Oui, et j'aimerais bien qu'on le rappelle, nous ne devons jamais oublier que si les Français sont accablés d'impôts et de charges, c'est parce que l'État dépense trop. Et quand il y a une une colonne où l'on accumule la dépense publique, de l'autre côté, il y a nécessairement une colonne où l'on va augmenter les impôts sur la France qui travaille. Et ceux qui prétendent qu'il y aurait de l'argent magique et des impôts à augmenter quelque part en protégeant les autres trompent les Français parce qu'à l'arrivée, ce sont toujours les classes moyennes qui payent le fardeau de cette dépense publique.

Tout ceci a des conséquences. Plus encore que la dette, vous l'avez dit, c'est l'intérêt de la dette qui nous met en péril parce que plus notre dette augmente, plus nos intérêts sont chargés et plus chaque année, nous finissons par payer nos créanciers au lieu de préparer notre avenir. Et le jour n'est pas loin où nous allons tout simplement consacrer plus de budget à rembourser les intérêts de la dette qu'à former nos enfants, tout est dit, sur le chemin du pays. Alors, face à cela, il y a ceux qui affirment que l'on pourrait dépenser sans compter. Il y a ceux qui affirment que l'on peut continuer à augmenter les impôts dans un pays qui en détient le record.

Ça n'est pas un débat nouveau dans la démocratie. Nous sommes ici et nous siégeons avec devant nous cette tapisserie qui illustre les philosophes de l'antiquité grecque. Au 4e siècle avant Jésus-Christ, la démocratie athénienne, berceau de la démocratie fait face aux assauts de Philippe I de Macédoine. Et il y a dans l'ecclésia, cela devrait vous inspirer un peu, et il y a dans l'ecclésia un débat sur précisément le même que nous avons aujourd'hui, la gestion de la dépense publique. Et il y a ceux qui pensent que l'on peut continuer à dépenser sans compter.

Et il y a face à eux cette belle figure de la démocratie athénienne d'mosten qui lui dit "La réalité démentira vos chimères et il faut en politique savoir préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Je vous reconnais, monsieur le premier ministre, d'avoir fait ce choix. Et inlassablement, au cours des mois qui se sont écoulés, les députés de la droite républicaine vous ont fait des propositions, pas pour qu'il y ait moins d'économie, mais pour qu'il y ait plus d'économie.

Nous les avons formulés, nous les avons documentés, y compris en juillet en proposant des économies plus importantes sur la bureaucratie administrative, les 80 milliards de toutes ces agences et de ces comités que les Français ne supportent plus, en proposant des économies plus importantes sur les dépenses liées à l'immigration et en proposant des économies sur la lutte, j'y reviendrai, contre l'assistana. Sur tous ces sujets, les députés de la droite républicaine n'ont jamais été dans la posture. Ils ont toujours été force de proposition. Et je regrette monsieur le premier ministre que ces propositions n'aient pas été plus reprises.

C'est donc avec d'autant plus un sentiment de gâ que je m'adresse à vous aujourd'hui. Nous vous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc. Nous vous avons toujours dit que nous défendrions nos convictions. Nous étions prêts à nous engager collectivement pour le redressement budgétaire. Mais pourquoi avez-vous autant de mal à convaincre ? Je pense qu'il faut s'y arrêter un instant pour en tirer les leçons nécessaires. Je ne crois pas un instant que les Français soient aveugles sur la situation du pays. Je ne crois pas un instant que les Français refusent les forts de redressement budgétaire. Je crois l'inverse. Mais je crois qu'ils ont juste deux exigences.

Deux exigences au fond très simples. La première, que ce soit par des économies, des vraies économies et pas des augmentations d'impôts déguisés. Et la deuxième, que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent, pas toujours la France qui travaille, pas toujours la France qui a travaillé toute sa vie. Or, monsieur le Premier ministre, le vote que vous avez sollicité est bien évidemment un vote sur la question du principe du redressement financier. Nous n'avons aucun problème là-dessus, je l'ai toujours dit et toujours porté et toujours mis en œuvre.

En revanche, évidemment, nous ne pouvons pas ignorer que vous avez également présenté avant l'été un chemin de redressement budgétaire et notre vote se prononce évidemment aussi par rapport aux pistes que vous avez mis sur la table et les Français réagissent aussi par rapport à cela. Et dans ce budget, deux éléments suscités du rejet. Le premier, c'est qu'il y a des économies bravo, mais il y a aussi des augmentations d'impôts déguisés. Et ça, je pense profondément que c'est une erreur.

La deuxième, c'est cette mesure qui a tant fait réagir, la suppression de deux jours ferriers en demandant à la France qui travaille de travailler plus sans être rémunéré et de continuer à payer des impôts et des charges pour que d'autres continuent à toucher les aides sociales. Vous connaissez nos convictions. Nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent. Vous connaissez nos convictions, monsieur le Premier ministre. Nous avons proposé que plutôt que de supprimer 2 jours fériers, on s'attaque aux 365 jours fériers de ceux qui ne travaillent pas et qui profitent du système et de l'assistana. Vous connaissez nos propositions.

Nous avons proposé qu'il y ait une loi de lutte contre la sistana qui permette de créer une allocation sociale unique fusionnant toutes les aides sociales existantes et en plafonant à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus d'argent. en restant chez soi qu'en travaillant. Gardez le social bien sûr, mais arrêtez l'assistana et revaloriser enfin le travail. La clé du sursaut français sera dans cette revalorisation du travail. Monsieur le premier ministre, vous m'aviez donné votre accord. Vous m'aviez dit que vous étiez prêt à entendre la parole et à clarifier la position. Cette parole, nous l'avons attendu et nous ne l'avons jamais entendu.

Et je le regrette, je vous le dis avec la même franchise parce que si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les députés de la droite républicaine. Tel n'a pas été le cas. On ne vous demandait pas de vous renier. Je ne vous demandais pas moins d'économie mais plus d'économie. Vous avez fait un choix, je le respecte, mais je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience. Certains voteront pour, sans enthousiasme et ce sera mon choix.

D'autres et leur position est tout aussi respectable ne voteront pas pour tout simplement parce qu'ils considèrent que le cœur des convictions de notre groupe, c'est-à-dire la défense de la France qui travaille n'a pas été écoutée. Pour ceux qui aiment la grande politique, celle qui est faite de panache, celle qui est faite d'audace, il n'y a rien de réjouissant dans la situation présente. Oui, l'Assemblée nationale est divisée. Il suffit d'écouter les commentaires qui fusent dans tous les sens pour le mesurer. Oui, il n'y a pas de majorité absolue.

Oui, la situation suppose des compromis et nul ne peut prétendre plaider pour un gouvernement chimiquement pur parce que quand on dit cela, on ment au Français. Ces scénarios improbables d'où qu'ils viennent sont des chimères. Il y a ceux qui disent dans cette période qu'ass tienne, ajoutons du blocage au blocage, tout ira mieux. Il y a ceux qui plaident pour des élections législatives anticipées alors que tout montre qu'elle ne changerait rien aux divisions de l'Assemblée et ajouterait de l'instabilité. [Musique] Et il y a ce que je crois, être notre devoir dans cette période imparfaite. Essayer de faire du travail utile.

La France a besoin d'un gouvernement, elle a besoin d'un budget, elle a besoin d'un minimum de stabilité et nous devons tirer les leçons des erreurs du passé parce que sinon les mêmes causes produi les mêmes effets. Si l'on veut donner un minimum de stabilité à un gouvernement, il faut changer la méthode. et je n'ai pas changé de conviction. On ne peut pas se contenter de désigner, chers collègues, une personnalité quel qu'elle soit Premier ministre à Matignon à qui l'on signe un chèque en blanc sans avoir défini de programme de travail. Aucune démocratie mature et sérieuse au monde ne fait cela.

quand il y a la nécessité de définir une coalition, quand il y a la nécessité de définir et je plaide pour cela en discutant au lieu de fixer des lignes rouges insensées avec des gens avec lesquels on ne partage pas nécessairement les mêmes opinions, mais parce que l'on veut donner un minimum de stabilité, et bien il faut assumer de commencer par se mettre autour de la table pour définir un programme de travail parce que s'il n'y a pas ce programme de travail en amont, au fur et à mesure que le temps passe, Les ambiguïtés, les superories se découvrent. Le travail devient de plus en plus difficile et rien ne peut tenir. Il faut tout avoir dit avant pour que l'on puisse faire après.

Le premier ministre doit discuter ce programme de travail pour qu'il puisse ensuite permettre à l'ensemble des formations politiques de prendre leur position en leur âme et conscience. s'ils veulent y participer, s'ils se contentent de le soutenir sans y participer ou s'ils veulent s'y opposer. Sans cela, il ne pourra y avoir de stabilité. Merci. Car nous serons ballotés au gris du vent sans même avoir pris la peine de définir le CAP à suivre. et merci de conclure. Ce Cap à suivre, c'est celui que nous voulons avec la droite républicaine, le redressement d'une France qui travaille pour la reconstruction de la France, agir même dans cette période difficile. Merci à vous. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président Bquier. [Applaudissements] La parole. Voilà Laurent Voquier, le président de la droite républicaine à l'Assemblée nationale qui vient de s'exprimer pendant un quart d'heure et une information principale. Le groupe des LR n'aura pas de consigne de vote. Liberté de conscience, chacun votera ce qu'il veut et le renvoquer, lui a annoncé qu'il voterait la confiance. Charles Gu, bonjour. Bonjour. Merci d'être ici. Euh bon alors une première réaction. On l'attendait euh le discours de Laurent Voqué pour savoir quelle serait la position des républicains. C'est ce qui était prévu. Tout va bien. C'est ce qui était prévu. Oui.

Euh on savait que le groupe les républicains était très divisé, très incertain euh entre les députés qui sont contre sur le fond parce que ils veulent complètement un are budget. Ceux qui n'aiment pas Baou parce qu'ils se souviennent qu'il a voté contre euh Nicolas Sarkozy en 2012, il y avait un certain nombre de de députés qui étaient donc très en retrait et qui souhaitaent soit s'abstenir soit voter contre. Donc la seule solution dans ces cas-là, c'est la liberté de vote et c'est c'était la solution la plus simple plutôt que de contraindre les députés à voter pour.

On sait ce que sera le l'équilibre du nombre de républicains qui voteront la confiance, ceux qui ne la voteront pas, ceux qui s'abstiendront. Vous avez une idée ou pour l'instant pas du tout et on verra ça tout à l'heure. Mais il y a un petit facteur d'incertitude qui est lié à ce que François Baïou a demandé dans son discours devant les députés, à savoir prenez vos responsabilités, faites un choix en conscience. Peut-être que certains qu'un certain nombre des députés de la de LR euh y ont réfléchi à deux fois au moment de glisser leur bulletin dans l'urne.

Dans tous les cas, l'incertitude principale, c'est de savoir si les députés LR, si certains de ces députés vont voter contre parce que dans ce cas-là, ils ont un effet direct sur la question posée par François Baï. En revanche, s'ils s'abstiennent, ils le ils le mettent moins en difficulté. Voilà. Donc savoir quelles sont les proportions, je je peux vous dire un/ers un/ers un/ers comme ça je prends pas trop de risque que certains devraient voter contre la confiance alors même que le président de leur parti est au gouvernement et et sans doute le ministre le plus important en tout cas le plus envu de ce gouvernement c'est Bruno Renato qui est au ministère de l'intérieur.

J'imagine que ça doit être tempête sous un crâne chez certain. Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, oui, mais euh, mais ça les dérange pas plus que ça parce qu'ils sont dans des logiques de positionnement électoraux vis-à-vis de leur circonscription qui sont souvent des circonscriptions très marquées à droite, proche du RN euh ou parce que ils veulent se démarquer à l'intérieur du parti en incarnant une ligne de rupture. Mais c'est vrai que ça nous change du temps où à LR, il y avait un président de groupe qui fixait la ligne et tout le monde suivait derrière.

Ça montre à quel point les choses ont changé et je pense que ces électeurs là, enfin ces députés là seront quand même très minoritaires mais ils existent. Vous voyez Cel Châelin qui est en train de prendre la parole. Alors on va pas écouter toutes les réponses de toutes les oppositions et de tous les groupes qui d'ailleurs soutiendront pour certains pas nombreux. François Bayon Charles Ju, vous avez écouté le le Premier ministre. Bon, il est un peu sans espoir. On l'a bien compris.

Il a fait la même chose globalement que ce qu'il avait proposé aux Français lors d'une conférence de presse au mois de mai, lors d'un discours au mois de juillet et lors de ces nombreuses apparitions médiatiques des dernières semaines. Euh bon voilà, il fait un constat mais visiblement c'est pas le c'est pas la bonne question qui est posée là aujourd'hui. Il a fait une erreur. Oui, il a agi. J'avais posé la question à l'un de ses conseillers il y a quelques jours. On a fait un paris. Parfois les Paris sont gagnants et parfois ils sont perdants. Mais faire un paris dans un contexte aussi euh difficile euh c'était euh c'était cavalier. Euh on sait qu'il n'a pas préparé ce paris.

On sait qu'il n'a pas noué de conversation préalable avec certains groupes parlementaires dont il aurait pu espérer qu'il s'abstiennent, notamment RN. Ouais. Euh et donc euh c'était euh c'était euh très risqué, trop risqué de poser cette question qui est comme il le prétend euh depuis le début une question sur le diagnostic et non pas sur les solutions.

Mais en fait, les diagnostics et les solutions ont été confondues dans le débat comme d'ailleurs l'a dit Laurent Voquier puisque Laurent Voquier dès dans le discours qu'il vient de tenir, il parle, il mentionne justement non seulement un accord sur le diagnostic mais un désaccord sur les solutions et au fond le vote auquel on assiste aujourd'hui c'est un vote qui va sanctionner beaucoup plus les solutions que proposait François Baou que le diagnostic d'une d'un péril dans la demeure à cause d'une dette calamiteuse. Bon, François Baou qui a donc fait ce choix. Vous l'avez trouvé comment vous à la tribune de la J'ai trouvé j'ai trouvé bon. J'ai trouvé très bon. Ouais. Ouais.

J'ai trouvé assez bon parce que pénétrer de la gravité du moment et court ce qui est toujours Oui. Un discours de politique générale. On peut dire que là c'est sans doute le discours de politique générale le plus court de l'histoire de la 5e. Ouais. Ouais. Mais il y a il y avait pas à dire plus que ce qu'il a dit. Non, tout de toute façon, il venait pour ne parler que du budget. et de la dette. Voilà. Et euh j'ai trouvé que il posait un certain nombre de de Il y avait quelques phrases qu'on retiendra. Vous pouvez renverser un gouvernement mais vous ne pouvez pas effacer le réel.

Euh je pense que c'est effectivement euh une phrase qui s'adresse aussi bien aux parlementaires qu'au Français eux-mêmes car on fustige la classe politique française mais quand on regarde les sondages, on constate que les Français ne regardent ne comprennent pas le réel. Le réel aujourd'hui c'est cette dette abissal. Donc euh j'ai trouvé qu'il avait ces phrases qui portent et que il était plutôt assez bon, bien que évidemment très prévisible et très attendu euh mais on se je me souviens de ne serait-ce que du discours de Michel Barnier qui n'était pas un mauvais discours mais qui était beaucoup plus long et trop long.

Un discours de politique générale en début de Randor venait de le nommer premier ministre. Non, je parle du discours qu'il a prononcé euh au moment de la motion de censure. Ah oui, d'accord, d'accord. Oui, oui, c'est vrai, c'est vrai. Qu' oui, ça avait été long, je me Oui, ça avait été assez long avec beaucoup d'émotions alors qu'il y avait une certaine un ton plus léger, enfin on on sentait plus résigné et plus distant par rapport à sa situation personnelle. Ouais. Tiens, d'ailleurs la situation personnelle François Baou a fait un choix un choix pour sortir par la grande porte ou une plus grande porte dit certains à la main d'Es France.

Voilà ce que ce que nous rapporte tout le monde parce que c'est l'un des l'une des icônes de François Baou. Mais est-ce que c'est un choix très personnel ? Parce que d'accord très bien, lui il va sans doute sortir par une plus grande porte que s'il s'était fait black boulet lors d'un budget. Mais là demain, la France n'a pas de gouvernement. La France n'a pas de solution politique. La France n'a pas de majorité euh claire à l'assemblée. D'accord. D'accord. Lui, il sort pas la grande porte mais nous derrière on a plus de gouvernement, on a pas de budget, on n' pas de situation de situation de sortie de crise.

Non, non, mais je je suis d'accord que euh le le choix de poser un débat prématuré euh emporte des conséquences dont on mesure pas la grave enfin la le danger euh enfin dont on mesure au contraire le danger, mais lui peut ne les a pas suffisamment mesurés. Euh et donc c'était bien de créer euh euh de déclencher, de forcer l'opinion, les médias et la classe politique à se prononcer sur un sujet aussi urgent que celui de du redressement des finances publiques. Mais euh le prix à payer, le prix politique immédiat à payer, en fait, on est incapable de dire exactement ce qu'il va être. Peut-être que le président Macron va trouver une solution primoministérielle rapide. Vous y croyez ?

Non, j'y crois pas. D'ailleurs, il a dit lui-même qu'il ne voule qu'il trancherait en début octobre. Ouais. Quand on connaît le calendrier d'approbation du budget qui normalement se termine au 15 octobre, euh ça ne laisse qu'une marge de manœuvre très faible et donc ça nous emmène dans des dans des temporalités politiques dangereuses. Et ben, on en parle dans un instant. D'abord, je vous rappelle que nous sommes en direct, il est 16h19 que Cyriel Châelin, la présidente du groupe les écologistes à l'Assemblée nationale s'exprime, elle a une dizaine de minutes. Vous la voyez en haut à droite. Vous voyez tout à l'heure les images de François Baou. Ça c'est le premier ministre.

C'était tout à l'heure mon discours de politique générale dans l'assemblée dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale et on va dans les couloirs sales des quatre colonnes là où les journalistes rencontrent les les députés et on retrouve Timothé DLEM journaliste au Figar Live. Timothé, bonjour. Vous êtes avec un député UDR, ce sont les amis d'Éric Sioti proche du Rassemblement national. Eric Sioti doit parler tout à l'heure en je le précise 8e position, il aura 10 minutes. Peut-être que Charles Lalong qui est avec vous va nous dire ce que sera le vote des députés UDR. Je crois qu'on sait à peu près hein.

Effectivement, il a a priori pas trop de surprise mais on va quand même lui poser la la question. Effectivement Charlong, député de de l'Héron merci d'être avec nous.

discours tout à l'heure d'Éric Sioti quelle va être la teneur de ce discours et puis comme on le disait à l'instant pas de surprise vous allez comme vous l'avez annoncé voter contre la confiance à à François Berou on votera contre avec une accélération du calendrier qu'on avait pas forcément envisagé on pensait que François Baou irait quasiment jusqu'au bout du calendrier budgétaire donc c'est-à-dire d'ici un mois ou deux je pense qu'on a cette responsabilité de tourner la page d'un macronisme funeste auquel François Baou a participé quasiment dès au premier jour.

Donc on votera évidemment contre cette confiance à la fois pour les la copie budgétaire totalement intenable et réalise que François Bairou nous a présenté au cœur de l'été mais aussi pour l'ensemble de l'œuvre de François Bairou. Ça fait 8 ou 9 mois qu'il est à Matignon, 8 ou 9 mois qu'il ne nous entend pas. Je me souviens avec Eric Soti et l'ensemble du groupe UDR, on a présenté dès le mois de janvier un plan strict de réduction de la dépense publique de 100 milliards avec le coût de l'immigration, avec la bureaucratie, avec l'excès normative, avec une réforme ambitieuse du mil feuille territorial. On n pas été entendu, on a prêché dans le désert depuis des mois.

Donc il est temps, tout comme on avait fait tomber Michel Barnier sur l'augmentation scandaleuse de la fiscalité dans le pays le plus fiscalisé au monde. François Bairou récidive, on le sanctionnera. Il est temps maintenant qu'à Matignon, on entend de la colère un peu des Français qui ne veulent plus être ponctionnés à la hauteur qui qui devient quand même complètement insurmontable. Est-ce qu'on peut dire quand même que François n'a rien tenté sur notamment le budget ? C'est un sujet qui vous tient à cœur, vous venez de le lire, ce plan 44 milliards d'euros d'économie avec des propositions qui ont le mérite d'être sur la table, qui ont le mérite d'avoir été formulé.

Il l'a dit à plusieurs reprises. Il a joué les lanceurs d'alerte sur cette question du budget. Vous estimez qu'il n'a pas eu la bonne méthode malgré tout ? Alors, il y a eu un défaut de méthode où effectivement on lui a envoyé un certain nombre de signaux auxquels il n'a pas répondu. Je pense à la lettre de Marine Le Pen envoyé le 25 juillet à laquelle il n'a pas donné de réponse. Mais sur le fond aussi, il y a pas qu'un sujet de méthode. Sur les 44 milliards que vous évoquez, on a une vingtaine de milliards qui consistent à des nouvelles hausses de taxes d'impôts dans le pays le plus fiscalisé au monde qui reposeront en plus en très grande partie sur ceux qui travaillent déjà.

On sait qu'en France le travail ne paye plus. À l'époque des tr glorieuses, pour doubler son niveau de vie, il fallait 15 ans de salaire, de travail. Aujourd'hui, il en faut 85. Et pourtant François Vaou a l'air d'être conscient de ce péril là, d'un travail qui ne paye plus, d'une fiscalité extrêmement lourde. Il revient avec la même méthode. Il revient avec de jours fériers sacrifiés qui consiste à travailler de jours supplémentaires pour continuer à payer des gabis, des dépenses inutiles. Vous êtes Charlong, vous êtes union des droites pour la République, vous êtes un un ami d'Éric Sioti. Est-ce que vous vous là vous vous apprêtez donc à faire tomber ce gouvernement de François Ber ?

Vous préférez un gouvernement socialiste ? On sait que c'est peut-être dans les tuyaux. à un gouvernement de de François Berou. Très honnêtement, je pense que de Bernard Casneuve à Sébastien Lecorn, à Xavier Bertrand, à François Baou, à Emmanuel Macron, à Michel Barnier, à Gabriel Atal, à tous ces gens qu'on voit défiler en casting depuis à peu près 8 ans, même depuis l'élection de François Hollande, c'est blanc bonnet, bonet blanc. Les Français savent que c'est exactement la même politique.

C'est le même manque de courage avec des mots, des tonalités un peu différentes, des accents un peu plus régaliens, des mèches un peu plus bourgeoises, des Mais à la fin le fond reste strictement le même. Nous ce qu'on appelle derrière ce vote contre la confiance, derrière ce gouvernement qui tombe, c'est donner enfin la possibilité à Emmanuel Macron dont il dispose institutionnellement de dissoudre l'Assemblée nationale. puisque dans l'état actuel cette absence de majorité cette mauvaise représentation nationale il faut une bonne fois pour toute la changer.

Ça fait un an qu'on débat des pannes d'ascenseur de la lutte contre la grossophobie d'un plan national contre le Camsales de la lutte contre les frons asiatiques. Maintenant sur la proposition d'Élisabeth Born de revoir la devise du panthéon pour enfin la dégenrer. Ces gens-là passent à côté des grands périles français. Il est temps de les mettre à la porte. Quel est votre appel aujourd'hui ? Si le gouvernement de François Berou tombe cet après-midi, vous dites Emmanuel Macrou doit dissou l'Assemblée nationale peut-être dès ce soir ou dès demain.

Je pense que c'est la meilleure solution et je pense que dans cette dissolution, connaissant le l'homme qui a l'air d'être très orgueilleux, il trouvera un aème prétexte pour se sauver et rester à l'Élysée. Et tant qu'il pourra trouver des prétextes qu'il le fera pour rester comme il le dit jusqu'à la dernière seconde, même si les Français n'en peuvent plus. Mais je pense qu'effectivement la décision la plus sage, c'est que dès ce soir, il en prenne, il appelle à une nouvelle dissolution et qu'on tourne cette page funise de la macroie.

Si le prochain premier ministre se trouvait dans les rangs des Républicains, on parle par exemple de l'hypothèse Xavier Bertrand qui remonte ces derniers jours, vous s'en serureriez immédiatement le gouvernement. Nous depuis le début, on n' jamais été dans la posture contrairement à beaucoup de groupes politiques. Je pense à la France assoumise, je pense au groupe de gauche qui déposaient des motions de censure avant même des discours de politique générale des des nouveaux premier ministres. On sera pas dans cette posture là. En tout cas, je pense, je parle en mon nom, mais je pense que on sera suivi par beaucoup de collègues.

On attendra de voir à la fois la couleur politique, le gouvernement qui sera nommé, les premières orientations qui seront faites, peut-être un éventuel courage qui sera exprimé notamment dans les choix budgétaires de réduction de la dépense publique. Donc on sera probablement pas sur une censure a priori, on sera probablement pas sur des postures politiciennes dont on a la détestation. Mais après honnêtement, c'est Xavier Bertrand, Bernard Casneu, Sébastien Lecorn ou ces gens-là, je doute qu'on ait des choix courageux qui soient exprimé dans les prochaines semaines.

L'actualité cet après-midi, c'est également l'annonce de ce procès en appel de Marine Le Pen qui va donc se tenir dès le mois de janvier et janvier-février. C'est dans c'est dans 4 mois à peine. Ça arrive très tôt, plutôt prévu en tout cas c'est une c'est une surprise. Votre réaction à cette cette annonce de de la Cour d'appel de Paris ? Ma réaction c'est que tant que le jugement peut avoir lieu le plus tôt possible, ce sera forcément une bonne nouvelle puisque il y a quand même des millions de Français qui sont dans la balance sur cette décision judiciaire qui me paraît en lisant les conclusions et et en rentrant dans le détail particulièrement partial et scandaleuse.

L'exécution provisoire qui frappe les peines d'éligibilité ont été prononcé sur les 6 dernières années 50 fois plus. On touché d'ailleurs beaucoup d'élus injustement. Nous, certains de nos élus à LUDER en on fait les frais. Donc je pense que pour la démocratie, pour ce grand rendez-vous républicain qui aura lieu en 2027 de l'élection présidentielle, c'est nécessaire d'avoir une réponse le plus rapidement possible et je pense très sincèrement que si Marine Le Pen est empêché, ce sera une entrave supplémentaire dans la souveraineté des Français.

On l'a vu avec François Fillon, on l'a vu un certain nombre de reprises et quelque chose me dit que ce sera pas rassurant pour l'état de la démocratie si cette décision est confirmée. Merci Charlong. Merci monsieur le député. Voilà Thbo, ici toujours beaucoup de monde, beaucoup d'émulations évidemment dans cette salle des pas perdus. Les discours sont en train de se poursuivre à la tribune. Je crois que c'est serel chat des écologistes qui est en train de de continuer sa sa déclaration. Timothé de LEM et cette réaction donc qui nous permet d'en savoir plus sur le vote en surprise de du groupe UDR d'Éric Sioti.

Tiens, il y a une suspension de séance pour tout vous dire en ce moment même ce n'est plus Cel Châelin qui est à la tribune. Et justement, on va quitter Timothé de Lem, on va aller voir Vincent Roseron. Expliquez-nous Vincent pourquoi est-ce que on ne parle plus à la tribune de l'assemblée là à l'heure où on se parle. Ah ! On a pas Vincent Roson. Non, on l'a pas au niveau du son. C'est pas grave, on va les enlever. On va essayer de retrouver des images dans dans un instant. Je suis toujours avec Charles Gigu Charles. Euh bon euh qu'est-ce qu'on va attendre maintenant ? Il y aura pas de surprise ce soir. Comment ça se passe ? François Baou démissionne immédiatement. Non non.

Ben non, enfin il donne sa démission euh mais elle est elle n'est pas exécutée dans les médias puisqu'il faut gérer les affaires courantes. Et donc tant que le premier ministre n'est le nouveau premier ministre n'est pas désigné, le gouvernement continue sur tel qu'il est mais sans mandat. Donc dans les tenues au strict minimum, c'est-à-dire les affaires courantes. Les affaires courantes. Décon d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il peut prendre la parole ? Est-ce qu'il va prendre la parole ? parce que là, ça y est, il revient au centre du J le président de la République. Il va nécessairement prendre la parole dans quel dans quel délai ? Je je ne sais pas exactement.

Je pense que dans les d'ici la fin de la semaine, il devrait être amené à dire quelque chose. Ouais. Bon, attendons. Est-ce qu'on a retrouvé Vincent Roseron ? On va me le dire dans l'orette si c'est possible. Euh est-ce que c'est une crise politique ou une crise institutionnelle Charles que nous vivons ? C'est une crise politique pour l'instant. Ouais. Non mais ça ça dans tous les cas de figure euh pour moi, il y a pas de crise de régime. Euh on est dans un fonctionnement des institutions euh euh qui est plus difficile parce que la l'Assemblée n'a pas de majorité, mais ça c'est le choix des électeurs, c'est pas le résultat du dysfonctionnement des institutions.

Euh donc euh le président doit utiliser les les les ce que lui les possibilités que lui offre la Constitution euh dissolution ou démission. Voilà. Ouais. Euh bien sûr, s'il y a une démission, ce sera une crise politique. Mais ça fait pas ça c'est pas un argument, me semble-t-il pour qu'on pour dire que c'est euh la fin de la 5e République ou que ça la met en difficulté. Ce qui est en difficulté aujourd'hui c'est le pays qui n'arrive pas à savoir ce qu'il veut. C'est pas les institutions qui peuvent apporter cette solution. Ce sont les hommes politiques et les électeurs. D'accord. Alors, je me projette un peu. Ouais. Euh, d'accord. Très bien.

On continue avec une alternance d'abord de Premier ministre. C'est l'option privilégiée par Emmanuel Macron qui ne veut pas dissoudre. Ça ne marche toujours pas, il dissou. Une assemblée qui n'arrive pas à trouver une majorité, une présidentielle qui va arriver assez vite, présidentielle avec un nouveau président ou une présidente. Et s'il y a toujours pas de majorité derrière, est-ce que là on sera dans une crise institutionnelle ou toujours pas ? ce sera plus débattu. Mais je pense que je pense je répondrai par la négative. Je pense que c'est le pays n'arrive pas à se mettre regardez les anglais, ils ont été le régime le régime britannique a connu a été très secoué au moment du Brexit.

On n' pas dit pour autant que c'était la fin du modèle démocratique anglais. Il y a il y a il y a dans tous les pays européens et aux États-Unis un grand trouble électoral et un grand désaccord à l'intérieur de chacune de ces populations sur le chemin qu'il faut suivre. Donc ça se reflète dans la façon dont les hommes sont gouvernés. Mais euh pour tout vous dire, je pense que si un nouveau président a été élu, un mois plus tard euh il déclenche euh une une législative et il devrait naturellement obtenir une majorité. Alors là, s'il n'obtient pas, ce serait un fait très nouveau. Bon euh est-ce que vous vous êtes inquiet, Charles Gigu ? Non.

Bon, vous dites "Bah, c'est comme ça, c'est la politique." Non, je suis un peu inquiet. Ouais. Oui. Non, je suis inquiet parce que parce que on on voit bien que c'est ce que je viens de dire, c'est-à-dire que les Français ne savent pas ce qu'ils veulent, ils sont très partagés et on ne trouve pas de personnalité politique suffisamment fortes investi d'une forme d'autorité rassurante qui soit capable aujourd'hui de réunir de de percer dans l'opinion et de s'installer comme un candidat sérieux à la présidence. Et ça c'est très inquiétant. Oui.

Et pendant ce temps-là, le fait de ne pas avoir de vote du budget entraîne de nouveau de une dette qui s'accroit, une inquiétude supplémentaire sur les marchés internationaux. Donc oui, les Français continuent de tésoriser et de d'augmenter leur leur épargne, ce qui accroit le déficit de croissance. Non, la situation est vraiment inquiétante. Oui, nous sommes en direct, il est 16h31, on attend toujours la reprise des débats à l'Assemblée nationale et je vous lcherai à ce moment là Charles, des débats et des prises de position et des discours parce qu'on a entendu donc après François Bairou Boris Valot pendant une dizaine de minutes la droite républicaine de Laurent Voquet.

Je le rappelle Laurent Voquet qui annonçait qu'il ne donnerait pas de consigne de vote à ses députés. Ça c'est intéressant, ils auraient la liberté de conscience. Nous verrons et on suivra ça particulièrement euh ce soir ce que sera le résultat des votes des LR. On vient d'entendre Cyal Chatelin des des écologistes pendant une dizaine de minutes et puis on attend maintenant le modem de Marc Fenot. Alors bon, on imagine qu'il sera en en soutien de François Bairou. Horizon, Liot, la gauche démocraté républicaine, ce sont les communistes et puis le groupe d'Éric Siot, le Rassemblement national Gabriel Atal qui ne prendra pas les 35 minutes qui lui sont impartis.

Ça c'est les 35 minutes du groupe présidentiel. Ah oui, la France insoumise de Mathilde Panot et puis un député de non inscrit qui aura 5 minutes. Philippe, bonne carrière. Bon, je pas sûr qu'on le suivra. Euh Charles, un nom peut-être qui ressort. Est-ce qu'il y a des noms qui ressortent vous qui êtes connaissez pas à l'Élysée ce qui se passe à Matignon ? Il y a un nom pour un nouveau premier ministre. Quel est le choix ? Parce que j'imagine qu'Emmanuel Macron là, il attend pas ce soir que François Bayer Routombe. Il a déjà dû commencer à sonder parce qu'il sait que ça va ça va arriver. Non.

Oui, mais euh François euh pardon Emmanuel Macron est assez bon pour cacher son jeu et sortir des noms euh qu'on avait pas anticipé. Donc euh ceux qui circulent sont certainement euh déjà des noms auxquels il faut moins croire. Euh bon euh l'hypothèse séduisante, c'est celle du gouvernement technique, mais il y a beaucoup d'arguments. Voilà. Bon, ça veut ça veut ça veut dire quoi ? Bah ça veut dire que ça veut dire le gouverneur de la de la Banque de France François Villerois de Gallot ou l'actuel ministre de l'économie. Mais dans les deux cas sont les personnalités qui ne savent pas négocier et discuter avec des des groupes parlementaires.

Or c'est là qu'il faut avoir énormément de doité de savoir-faire de connaissance des des moyens de de de jouer sur la discussion parlementaire et cetera. Donc je pense qu'il faut un politique et chez les politiques euh il y a beaucoup il y a des solutions simples qui seraient euh le ministre de l'intérieur euh Bruno Rotaillot mais euh il vient de LR donc c'est quand même un inconvénient et cetera. Bon, après quand vous faites la liste euh les inconvénients l'emportent en général sur les avantages. Donc ça rend difficile la la la de trouver le mouton à 5 pattes quoi. Merci beaucoup Charlesu. Je vous montre cette image.

L'Assemblée nationale avec le retour donc à la tribune de Marc Fenot, l'ancien ministre de l'agriculture. Regardez, c'est lui qui est en train de s'exprimer. Romain Rivot. Est-ce qu'il peut nous mettre les images de l'AFP pour qu'on voit ? Voilà, il est là notre député Modem qui lui va soutenir François Baou et nous on retourne salle des quatre colonne avec Timothé DLM qui avec Philippe Juvin. Philippe Juvain tiens que va-t-il voter ? Parce que le renvoquer a donné une liberté de conscience aux députés les républicains. Timothé, vous avez la main. Je regarde là ou là ? Tout à fait. Merci Thbo. Effectivement avec Philippe Juvain, député des Républicains des des Hautes Sennes.

Bonjour monsieur le député. Merci d'être avec nous. Vous avez annoncé déjà que vous souhaitiez voter la confiance au gouvernement de François Berou. Est-ce que vous le confirmez ? Oui, je le confirme. La la France a besoin de stabilité. Évidemment, j'aurais préféré un premier ministre républicain avec un programme républicain et un budget républicain. Mais personne n'a la majorité. Donc la question qui doit se poser, c'est vous saz Raymond Aaron disait le possible ou le souhaitable. Le souhaitable, c'est ce que je viens de vous dire, c'est pas possible. Donc le possible c'est d'avoir un budget imparfait et ça vaut mieux que pas de budget.

Et pourtant, et pourtant le le président de votre parti des Républicains, Bronillo, l'avait annoncé dans un premier temps. Il souhaite que vous votiez la la confiance. Laurent Voquetier lui a dit "Bah, en fait, on va laisser nos députés libres." Et donc certains et c'est d'ailleurs ce que nous disait tout à l'heure à l'antenne de Lorblin porte-parole des Républicains qui disaient "Moi, je voterai contre la confiance." Vous assumez qu'il y a et bien une ligne de fracture aujourd'hui chez les républicains. Il y en a qui vont voter pour, il y en a qui vont voter contre aujourd'hui. En fait, il y a pas de ligne de fracture.

C'est un peu, il y a aucun républicain, vous ne trouverez personne, moi compris, qui vous dira "Oui, tout va bien. Le budget présenté par Beou est un bon budget, ça n'existe pas. Nous considérons que ce budget n'est pas le budget idéal, sauf que le budget idéal aujourd'hui, il n'existe pas." Donc, une fois que vous êtes là, vous avez deux possibilités. Soit vous dites "Je veux changer de premier ministre en essayant que grâce à cette manœuvre, il y aura un budget mieux construit, soit vous dites euh il y a trop de risque à l'instabilité, je préfère garder le premier ministre actuel et travailler avec lui." Et au fond, la démarche est la même.

Nous considérons tous que le budget est imparfait mais que il faut l'améliorer. Alors, j'essaie de mettre dans la peau d'un électeur des Républicains, Philippe Juvain. C'est vrai que vous êtes un parti dit de gouvernement, vous aspirez à gouverner, à être au pouvoir. Est-ce qu'il y a pas quand même un risque là dans cette stratégie parce que on se dit vous êtes même pas encore au pouvoir que déjà et bien vous avez du mal à vous mettre d'accord. Non mais les députés sont des hommes et des femmes qui sont libre. Voilà, ils ont le droit ils ont un droit de vote autonome. C'est pas une caserne où tout le monde marche du même pas cader. C'est ainsi. Il y a des personnalités différentes.

Ce que nous disons, c'est simple, c'est que que Berou reste premier ministre ou qu'il s'en aille, nous devons avoir un budget rapidement. Donc l'étape d'après maintenant, il faut peut-être penser un peu à demain. Si François Berou n'est plus premier ministre, ce qui semble devoir se voir profiler, il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit nommé rapidement et qu'on se remette à travailler le budget rapidement avec travailler plus, dépenser moins, dépenser mieux. C'est ça, ce sont ça les trois axes du du budget. Moi je crois Moi, je crois que la France a besoin de stabilité.

C'est pour ça que je vote la confiance à François Berou, non pas que je sois amoureux de François Berou, Dieu m'en garde, mais simplement je pense que il est pire de faire tomber un premier ministre et se retrouver sans avec le risque de se retrouver sans budget que d'essayer de travailler le budget actuel.

Mais de toute façon, le vrai sujet, pardonnez-moi, c'est quelle mouche a piqué le premier ministre de demander une confiance alors qu'il savait pertinemment que de toute façon, il n'a pas euh de majorité parce que vous me parlez des députés euh républicains mais en réalité peu importe ce que pense tel ou tel, puisqu'on sait que de toute façon avec ou sans les républicains, même à 100 %, il n'a pas la majorité. Donc il s'est mis dans une situation où en réalité il voulait démissionner et c'est une démission qui est habillée par cette procédure et c'est une démission. Vous dites Philippe Juvin qu'il n'y a pas de ligne de fracture chez les républicains aujourd'hui.

J'aimerais quand même savoir si par exemple si demain un premier ministre socialiste était nommé à à Matignon, quelle serait votre ligne ? Est-ce que vous seriez plutôt sur le positionnement d'un Bruno Retaillot qui dit "Et bien dans ce cas-là, nous nous opposons fermement à ce que le Premier ministre soit socialiste ou est-ce que à l'inverse, vous dites comme Laurent Vquait et bien nous ne voterons pas la soure. En tout cas pas de manière de manière définitive." Tout est dans la virgule et le point virgule de la phrase. "On ne veut pas évidemment de premier ministre socialiste avec un programme socialiste." Ça il en est pas question.

Il n'en est pas question puisque le budget que nous voulons écrire, c'est un budget qui est à l'antithesse du socialisme. On veut pas plus d'impôts, on veut moins d'impôts. Les socialistes, le Parti socialiste aujourd'hui demande plus d'impôts sur tout. Nous, on en veut moins. Maintenant qu'il y ait des personnalités socialistes au sein du gouvernement, excusez-moi, mais je je crois à savoir que Manuel Vals a été ou est membre du Parti socialiste, il est membre du gouvernement actuel. Euh je le ministre des finances est socialiste ou a été socialiste. Donc il va y avoir des personnalités je le pense qui viendra qui viendront du Parti socialiste. Le sont-ils encore ou pas ?

Peu me chaud à partir du moment où leur ligne politique c'est celle qui consiste à faire moins d'impôts plutôt que plus d'impôts et moins de dépenses plutôt que plus de dépenses. Voyez la question elle est là, elle est sur le programme, elle est pas sur les personnes. D'ailleurs, c'est très français, c'est un peu fatiguant. Les seules questions qui sont posées sont sur les personnes. Est-ce que il serait possible pour une fois de faire comme dans tous les pays où il y a pas de majorité, c'està-dire la quasi totalité des pays de l'Union européenne, se mettre autour de la table et décider ce qu'on va faire ensemble avant de se poser les questions de personne. C'est ça qui nous a manqué.

C'est ça qui a manqué à Berou. Si votre vœu était exaucé et que vous tombiez d'accord sur peut-être un pacte de gouvernement avec les socialistes, vous par exemple, vous pourriez rentrer au gouvernement, vous seriez prêt peut-être à gouverner avec un avec un premier ministre socialiste ? Bah à condition que celui-ci n'applique pas une politique socialiste. Alors, sera-t-il socialiste dans ces conditions ? En tout cas, moi je ne gouvernerai pas avec quelqu'un qui dit il faut plus d'impôts. Voyez, je pense qu'il faut moins d'impôts. Je gouvernerai pas avec quelqu'un qui dit que les entreprises doivent être taxées parce que soi-disant il y a de la marche partout.

Je sais très bien que la situation est très difficile. Je sais bien qu'il faut dépenser. Il faut que le le l'État dépense moins que ce qu'il dépense aujourd'hui. Je crois en tout cela. Si le premier ministre croit en cela, qu'il soit socialiste, blond, brun, chauve ou rou, peu m'importe. Est-ce que vous avez un candidat idéal aujourd'hui ? Alors, c'est au président de la République de de de répondre à cette question. Moi je pense que candidat idéal, c'est quelqu'un qui doit avoir de l'expérience, bien sûr, qui doit avoir de la subtilité et qui doit comprendre que dans une assemblée où il y a pas de majorité, il faut ne pas braquer ses partenaires.

Je vous donne un exemple, je suis frappé du fait que on ne sait pas du tout comment on ne sait pas du tout aujourd'hui en France organiser une coalition. Quand vous faites une coalition, je vous ai parlé de programme commun, mais il y a une chose à faire avant, c'est de réunir les gens autour de la table qui veulent participer à la coalition et leur demander quelle est votre ligne rouge pour et que chacun autour de la table s'engage à ne pas franchir la ligne rouge du petit copain. Euh quand Gabriel Atal au mois d'août brandit la GPA alors qu'il sait pertinemment que dans la même coalition que lui, c'estàdire nous les républicains, nous sommes contre la GPA, c'est idiot.

Donc la première étape pour bâtir une coalition, c'est de se respecter et le futur premier ministre, il devra avoir cette subtilité ancrée en lui. Vous pensez que cet objectif est atteignable et que quelque part Emmanuel Macron et bien pourra éviter la dissolution ? Je ne sais pas si c'est inguéable, moi je je l'espère. Je pense que ce n'est pas impossible des Républicains au bloc central macroniste, au Liot, à quelques socialistes de trouver un ensemble de députés suffisamment mur pour dire bah oui, nous ne sommes pas d'accord sur tout et parfois de parfois sur beaucoup de choses, mais nous sommes d'accord pour stabiliser le pays.

Je pense qu'il y a des gens suffisamment sérieux pour prendre la mesure de la gravité des choses et voilà, je mon vœu, c'est que le président de la République donne quelqu'un rapidement et quelqu'un rapidement qui croit et qui comprend cela. Parce que la vraie question, c'est quelle est l'alternative ? C'est quoi l'alternative ? Une dissolution. Vous croyez que ça va arranger les choses ? La dissolution la dissolution. Nous risquons d'avoir une assemblée encore moins gouvernable avec une assemblée encore plus éclatée, c'est-à-dire encore moins de possibilité de faire de majorité. Moi, je pense que la dissolution est une très mauvaise idée.

Je comprends qu'il y a beaucoup de gens qui ont des arrières-pensées avec les dissolutions parce qu'ils se disent avec une dissolution, qu'est-ce qui va se passer comme ça ne sera ça ne marchera encore moins ? Mais on poussera Emmanuel Macron à la démission. Croyez qu'Emmanuel Macron démissionnera ? On va vers une crise de régime majeure, je crois, s'il y a une dissolution. Et je ne le souhaite pas. C'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on trouve une solution. Voilà. Certains dans votre camp appellent à la à la démission de d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous pensez que c'est une hypothèse crédible ? Est-ce que vous êtes d'accord avec eux ? Moi, je suis pour le respect des institutions.

Il y a un premier ministre s'il tombe ce soir qui devrait être remplacé. C'est ce que disent les institutions. Bah, on nomme un nouveau premier ministre. Voilà. Et et on arrête le psychodrame permanent qui fait que la vie politique française est regardée de l'extérieur comme un truc incroyable.

cette instabilité nous coûte très cher et donc j'appelle les hommes et les femmes responsables à se calmer, à respirer un bon coup et de se dire "Bon voilà, il faut qu'on tienne jusqu'à la présidentielle dans un an et demi et d'ici là, on va faire un budget et peut-être une loi ou deux relativement consensuelles, je pense à la décentralisation et puis stabilisons les choses." Attention aux ingénieurs du chaos, les ingénieurs du chaos sont à l'œuvre. Il y a tous ceux qui ne rêvent que du chaos. Moi je ne veux pas le chaos pour mon pays, je veux la stabilité. Merci Philippe Juvain. Merci monsieur le député. Voilà Tibo ce que l'on pouvait dire ici depuis cette salle des quatre colonnes.

Toujours aussi agité alors que c'est Marc Fenot euh du président des du pardon du groupe les démocrates qui est en train de de s'exprimer à l'instant à la tribune de l'Assemblée nationale de François Baou. Le premier ministre Richard Furin nous a rejoint. Bonjour Richard, merci d'être ici journaliste au au Figaro, vous êtes en charge notamment de la gauche. Tout à fait. Euh et alors euh on va aller voir, j'avais plein de questions pour vous, mais d'abord je vais aller voir Vincent Roseron et Carles Meus qu'on a retrouvé me semble-t-il. Messieurs, comment ça va déjà ? Tout va bien pour vous ? Il y a une suspension de séance qui a duré un peu.

Est-ce qu'on sait pourquoi ça s'agite dans l'hémicycle ? Souvent, c'est parce qu'il y a trop de bouquan et qu' Bron Piv n'est pas très contente. Alors, elle suspend. C'est ce qui s'est passé ou pas du tout ? Et et ben là, je sais même pas, j'ai pas l'impression que ce soit ça. Est-ce que c'était peut-être juste une pause ? Oui, je crois que c'est il faut pas chercher autre chose qu'une pause technique au bout d'une heure 1h20 et qui a permis peut-être justement à tout le monde soit de se rafraîchir soit de penser à autre chose et de revenir peut-être plus calme dans l'hémicyclle. En tout cas, ça a permis à beaucoup de députés de venir dans la salle des quatre colonnes et là où nous étions.

Bon, Carl, tiens question. J'ai eu Charles Gigu il y a un instant qui nous a dit que le premier ministre avait fait court et qu'il avait été plutôt bon au vu des circonstances. Vous en avez pensé quoi vous de ce discours de de François Baou ? Ben écoutez, exactement tout l'inverse de Charles aigu, ce qui est je sais pas si c'est bon signe ou mauvais signe, mais euh j'ai trouvé que son discours était alors ce qui est une certaine logique euh une redite de ce qu'il avait dit à la télévision depuis 15 jours. Euh au moins, on peut voir qu'il ne se contredit pas, mais on peut aussi voir le côté où finalement il y a rien eu de nouveau.

Il J'ai pas trouvé que c'était un discours qui était à la hauteur de l'enjeu qu'il voulait fixer. Il a dit "l'ur est grave, nous sommes au bord de la falaise." Il a voulu prendre un témoin un peu tout le monde en disant "C'est il y a plus qu'un chemin." On l'avait déjà beaucoup entendu. Et bien tout ça, on l'avait déjà entendu et d'ailleurs les réponses avaient déjà préjugé que ce discours était pas la hauteur. Moi ce qui m'a frappé c'est le discours violent de Boris Vallot, le le patron des députés socialistes. Ah tiens, justement ça m'intéresse.

Alors qu'on va garder quand même si on peut, je demande à Roman Riro d'avoir la triple fenêtre Carl Mus et Vincent Roseron d'avoir les images en direct de l'Assemblée et ici notre plateau avec Richard Flur. On avec Richard qui a dû écouter ce qu' a dit Boris Valot, vous le connaissez bien, on a fait une question du jour il y a quelques jours. Sur ce sujet, est-ce que un premier ministre socialiste doit arriver à doit être nommé ? Alors lui, il a fait clairement acte de candidature. C'était un programme. Il a profité de ces 10 minutes pour et bien proposer ce qu'allait faire le Parti socialiste. Oui.

Puis pour je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Carl pour torpiller le Premier ministre, son discours était quand même particulièrement virulent. Dans un moment où la France insoumise accuse le Parti socialiste de de magouiller avec le bloc central, là on a vu qu'il y avait une différence de vue assez notable et je pense que ça faisait partie des des enjeux pour Boris Vallot. Et effectivement euh il a profité de cette tribune pour faire acte de de candidature.

Je pense pas à titre personnel, bien que à titre personnel, il est sans doute intéressé par le poste de premier ministre, mais je pense surtout pour la gauche socialiste, un peu à l'avenant de tout ce qu'on a vu euh ces 15 derniers jours à Blois pendant leurs universités d'été où déjà Olivier Fort cette fois le le premier secrétaire avait fait formulé une offre de service à en s'adressant directement à Emmanuel Macron. Donc ouioui les socialistes essayent de montrer en tout cas parce que je pense à titre personnel qu'ils y croient peu au fond mais essa de montrer que c'est un parti de gouvernement qui est prêt pour le citer. Carl, pourquoi vous trouvez que ça a été virulent ?

Vous avez plus retenu vous aussi l'attaque contre le premier ministre que la présentation programmatique que moi j'ai j'ai trouvé et mise en avant par Boris Vallot. Oui mais la partie programmatique on la connaissait un peu et je suis d'accord avec Richard. C'était violent parce que alors euh il faut se démarquer des des 8 10 mois où ils ont négocié avec François Baou puis peut-être donner des gages à la France insoumise. Mais quand vous dites c'est une pantalonade, vous ne ferez pas de de votre défaite une victoire.

40 ans à parler de la dette, 8 ans à la creusée, c'est vraiment euh d'une violence et j'ai pas tout noté parce que ça a été un défilé pendant les les 15 minutes où où il parlait. Donc euh oui, ils veulent se positionner pour être le dans une politique orthogonale à celle de François Beou. Donc c'était aussi un moyen de montrer que ils étaient complètement différents, qu'il ne se noyaient pas dans le baoïsme, qu'ils étaient prêts à faire complètement différemment.

Et puis des des des propos à dominem, j'appuie ce que vous venez de dire Carl, mais avec des propos des attaques à dominem vis-à-vis de François Baïou lui-même qui sont plus tellement des arguments politiques mais qui sont aussi symptomatiques d'une relation entre les socialistes et le Franç et François Baou bah je pense que parce que de toute façon il y avait qu'un chemin. Bon, il y avait déjà ne pas solliciter ce vote de confiance mais il y avait un budget derrière à essayer de faire voter. Seul chemin c'était de d'accrocher les socialistes. Effectivement mais ça c'est un c'est un c'est un comment dire un problème stratégique de François Baou.

Après, je pense que le Premier ministre, il est il est sincère mais comme du reste les socialistes, c'est pas tellement le sujet. Je pense qu'il y a vraiment une relation qui s'est abîmée. Les uns ont été déçus par l'autre et l'autre aussi. On sait que François Baou n'a pas du tout apprécié les prises de position extrêmement violentes là encore des socialistes au moment de l'affaire Betaram. Voilà et tout ça c'est des choses qui sont pas tellement politiques mais qui teintent quand même une relation politique. On le voit là mais c'était c'est vrai dans le discours de Boris Vallot assez assez édifiant.

Tiens Carl Richard lui ne pense pas du tout et vous l'avez encore entendu, il vient de nous dire "Les socialistes eux-mêmes n'y croient pas." Richard ne pense pas que la solution est dans la nomination d'un socialiste, Olivier Fort à Matignon. Est-ce que vous pensez un que c'est une idée possible ? Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron pourrait le faire ? Alors euh c'est une idée possible dans la tête de certains socialistes, mais ça n'existe pas sur le papier arithmétiquement et ni même politiquement à l'Assemblée nationale. Vous avez les socialistes font un groupe d'une soixantaine de députés, 66.

On imagine mal que ça soit euh un des leurs qui se qui puisse être à la tête du gouvernement dans la mesure où en plus ça n'emporterait pas l'ensemble du socle commun. c'est ce regroupement des partis entre Horizon, Modem ensemble pour la République, c'est-à-dire les Macronistes et les LR qui ont déjà dit s'il y a un premier ministre socialiste, on n'en sera pas. Donc ça veut dire que vraiment on réduit comme pot de chagrin euh on n'ose même pas dire majorité puisque c'est ça devient de plus en plus minoritaire. Donc non, ça n'existe pas et ça n'existe pas non plus dans l'esprit d'Emmanuel Macron.

L'Élysée était obligé de malgré tout tenir compte de cette hypothèse pour plusieurs raisons dont l'une était de dire "J'avais balayé l'hypothèse Lucy Casté en 2024, je ne peux pas balayer l'hypothèse Olivier Fort, il faut un peu lever l'hypothèque, montrer que ce n'est pas possible pour leur permettre de faire le chemin vers un autre soutien, vers une autre négociation." Mais voilà. Et donc Emmanuel Macron est plutôt dans la logique de nommer quelqu'un d'autre euh avec qui qui pourra discuter avec les socialistes. Vous êtes d'accord Richard ?

Parce que tout à fait parce que arithmétiquement ça ne marche pas pour un premier ministre socialiste, mais il faudra pour le prochain premier ministre arithmétiquement aussi compter sur les socialistes au moins sur leur noncensure, sur une espèce de de bienveillance pour pouvoir durer notamment pendant le débat budgétaire. Donc il faudra quand même traiter les socialistes. Le groupe Horizon qui est en train de t'exprimer, vous savez, c'est le parti de d'Edouard Philippe, Paul Christophe, vous le connaissez ? Non. Ouais, pas personnellement, pas très bien, mais c'est un cadre effectivement du groupe du groupe Horizon, un proche de vous le découvrez en haut à droite.

Euh, on connaît pas les ministres alors on comprend qu'on peut ne pas connaître tous les tous les députés. Euh, Richard Flurin. Bon, là, on a écouté Boris Valot, vous qui suivez un peu la gauche, on attend qui maintenant ? les communistes et Mathilde Panoumise. Là aussi ça risque d'être assez violent mais sans surprise effectivement et puis en général en général ils ont ils ont à cœur les insoumis d'être encore plus violents que les socialistes. Donc ça promet d'être effectivement assez spectaculaire mais pour le coup les positions de LFI comme vous dites c'est sans surprise, ils vont appeler la démission du président de la République.

sans doute quelques flèches décochées contre François Baou mais c'est surtout contre le président de la République à mon avis que son discours enfin c'est surtout sur le président Emmanuel Macron que le discours de Mathde Pan portera mais ça va pas être ça va être intéressant quand même notamment de voir les réactions dans l'hémicycle et et voilà. Question Richard François Ballerou va tomber, il devrait tomber 99,99999 % de chance. Allez on continue à garder le conditionnel. Quelle sera la posture, voyez, tout à l'heure quand ils vont arriver celle des quatre colonnes devant Vincent et Carles, quelle sera la posture des socialistes, des insoumis ?

On va faire la fête, on va montrer qu'on est heureux ou non, on va essayer d'avoir une forme de retenu parce que parce que c'est encore un gouvernement qui tombe et c'est la France qui est dans une crise politique et on peut pas s'en réjouir. Je pense qu'au fond tout le monde a déjà intégré, digéré cet événement, l'événement qui va se produire. C'est paradoxal parce qu'il a pas encore eu lieu, mais déjà depuis 15 jours chacun les les insoumis que vous avez cités, les socialistes et je pense tout le tout l'ensemble de l'hémicycle sont sur l'après 8 septembre. Ils ont déjà enjambé cette échéance. Donc je pense qu'il y aura pas de de d'émotion particulière.

Il y aura un rappel des positions fermes pour les socialistes. Sans doute aussi une forme de responsabilité par rapport à ce qui va se passer désormais vraiment concrètement maintenant. des échanges sans doute avec le président de la République ou en tout cas avec ses proches. Voilà, je pense que maintenant on va se projeter vraiment dans l'après 8 septembre mais mais comme c'était déjà le cas les 15 derniers jours. Donc voilà. Merci Richard. Euh Carl Vincent tiens si vous nous faisiez un peu découvrir ce qui se passe dans cette assemblée nationale parce que Richard il a l'habitude lui il y est régulièrement pour aller parler avec les députés.

Moi, j'ai eu la chance d'y aller quelquefois et ceux qui nous regardent ne savent pas forcément comment ça se passe. Est-ce qu'on peut être un peu mobile ? Vous nous faites faire le tour ? Vous tendez le micro et on vous laisse un peu la main. Allez, allez, on vous amène en balade dans les dans les coulisse finalement de de ce jour parce que regardez, regardez où on est actuellement. Alors, c'est la salle qui est juste à côté de des quatre colonnes. Regardez tous ces toutes toutes ces équipes de de de télévision qui sont là, les plateaux des différentes chaînes qui sont en face et toutes les tous les députés qui sont dans les parages et qui en fait marchent petit à petit.

Ça d'ailleurs Carl c'est c'est c'est c'est c'est une question he que je voulais aborder avec vous. On a vu pas mal depuis que en fait Cirel Châtelin parle. On a eu François Baou, on a eu Boris Vallot, on a eu Laurent Vquet et ensuite après Laurent Voquet, on a eu Cyril Châelin. Et au moment de Cel Chatelin, on a l'impression qu'il y a beaucoup de députés qui sont venus ici pour commencer à vouloir à être interviewés et à vouloir être interviewé. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu ce qui se passe ici ? Oui. Alors euh c'est un classique à l'Assemblée nationale.

Il y a ce qui se passe dans l'hémicycle, ce qui est retransmis à la télévision en direct et puis il y a tout ce qui se passe. Alors c'est pas des coulisses parce que ça ça reste dans le centre de l'Assemblée nationale. Euh il y a des caméras partout mais c'est ce qu'on appelle la salle des cales colonnes qui est la salle juste à côté de la la nôtre où en fait sont répartis les journalistes et c'est là où les députés quand ils sortent de l'hémicycle viennent voir les journalistes et leur parler. Ils attendent évidemment le discours du premier ministre. Ça, tous les députés sont à leur siège pour l'écouter.

Ensuite, parce qu'il y a un enjeu, ils attendaient aussi les discours de Boris Valot du Parti socialiste, de leur renvoquer DLR parce que là aussi, même si on connaissait à l'avance la position, mais ça pouvait être intéressant de savoir comment il le formulait et comment rebondir à ça. Exactement. Et c'est là que ça a été intéressant de voir que Boris Vallow était très agressif alors que tout à l'inverse le revoquait plusieurs fois à à parler de ses accord avec François Baou. Donc on voit deux registres complètement différents avec une position malgré tout commune. Donc les socialistes unanimement qui vont voter contre. En revanche pour leur invoquer le côté le groupe est divisé.

Mais après comme vous le dites, c'est Cyriel Châelin des verts des écologistes. C'est pas leur faire un jure mais ça va pas dépendre d'eux cette journée. On sait ce qu'ils vont voter. Ils l'ont dit beaucoup. Exactement. Donc c'est le moment où ceux qui veulent parler aux médias, ceux qui ont rendez-vous avec les médias parce que pour le coup tout le monde a programmé des rendez-vous avec des députés parce que tout le monde se les arrache et il faut prendre des créneaux horaires. Voilà, c'est comme ça que ça marche.

Elles sont descendu et si vous regardez, vous avez montré tout à l'heure toutes les caméras qui sont disposées là, j'allais dire montrer plôt ici en rand d'oignon et vous voyez c'est c'est autant de télévisions qui veulent chacune avoir leur interview avec un député plusieurs députés d'ailleurs parce que avoir la position la majorité. Alors, on va aller du côté des de la salle des quatre colonnes avec Alexandre Lor qui est avec nous pour les images parce que là où on est, on y aller aussi pour une raison, c'est que on est un peu tranquille quand même. C'est un endroit un peu calme.

Alors que là, les quatre colonnes, il faut l'expliquer, c'est quand même le l'endroit où il y a beaucoup plus de monde. Et on a là-bas, on va voir pour qu'on ait l'image, hop, on va passer derrière pour pas gêner les images des des collègues. Et là-bas, on a un une vraie un vrai mur de caméra. Et c'est ici en fait que tous les députés qui veulent parler s'arrêtent. Voilà. Et c'est ici en fait que finalement à la fin du à la fin du vote, c'est ici que les que les députés ils viennent en groupe et ils vont expliquer un peu la doctrine de pourquoi ils ont voté. Ils vont faire les éléments de langage, l'explication du discours qui a été prononcé.

Donc ils viennent, toutes les caméras sont fixes, posées, ça fait des belles images. Derrière vous avez euh euh la continuité de l'Assemblée nationale et ça permet euh à chaque euh député, à chaque groupe d'avoir une expression un peu plus conséquente de de de donner une autre opinion. Oui, ça ça ressemble un peu à une conférence de presse du groupe en fait à ce moment-là. Voilà, même si elle n'a de conférences de presse que le nom parce que il y a assez peu de questions. Oui. Et c'est plus des déclarations même si en en règle général, il peut y avoir des questions.

Mais là comme vous avez les caméras qui font comme vous l'avez dit très justement un mur euh et surtout il faut se rendre compte d'une chose quand vous voyez à la télévision la salle des codes colonnez pression de quelque chose d'une salle qui est immense. La réalité c'est qu'elle n'est pas si grande que ça. surtout un jour comme aujourd'hui qui est un jour historique où vous avez toutes les télévisions françaises, toutes les radios françaises, tous les médias français mais également tous les médias étrangers.

Oui, il y a beaucoup de d'équipes allemandes, d'équipes, on l'a vu d'autres pays qui sont là aujourd'hui parce que c'est c'est un jour très important pour l'actualité internationale aussi. Mais oui, c'est on l'a dit tout à l'heure, on l'a pas galé. C'est c'est un jour historique. Voilà, c'est la première fois que sur un vote de confiance un gouvernement va tomber sur la 5e République. Derrière ça ouvre un abîme parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer où on sait trop bien ce qu'il peut se passer et donc ça intéresse toutes les tous les autres pays surtout dans une configuration internationale qui est aussi tendue.

Voilà, il y a il y a un pays la France qui va se retrouver sans gouvernement ou en tout cas avec un gouvernement qui va gérer les affaires courantes le temps qu'un autre premier ministre soit nommé effectivement. Alors que pour l'instant alors il y a aussi des petits écrans télé pour avoir des petits retours. Je suis en train de regarder qui c'est qui est en train de parler. C'est le groupe Lots qui est en train qui est en train de parler en ce moment. Est-ce que il y a il y a aussi cette question il y a des gens ils peuvent trouver ça bizarre.

Bon le disait tout à l'heure pour chatelin mais c'est plus général c'est que là l'hémicycle il est pas plein du tout au moment où les gens il parlent. il est plein au début et et ensuite il est à moitié vide euh pour que finalement beaucoup de gens viennent faire autre chose et répondre au médias parce qu'il y a beaucoup de demandes médiia forcément.

Oui, voilà, il faut le discours c'est une seule personne Laurent Voquier, Boris Vallot, Cirel Chin, c'est le président de groupe puisque l'enjeu est important donc chaque président de groupe s'exprime et derrière vous avez beaucoup de députés qui ont envie aussi de de parler de porter cette parole, d'exprimer leur point de vue et donc ils vont tous ils viennent tous ici parfois aussi ils viennent pour pour apprendre des choses, pour essayer d'avoir des infos. On a eu alors alors racontez-nous vous on peut pas citer son nom.

son pas un député qui est assez connu qui est qui qui est venu vous voir pour discuter en off comme on dit en disant ben alors voilà et sa première question était bon et alors vous comment vous sentez les choses comment vous voyez ce qui va se passer alors c'était moi la question que j'avais envie de lui poser lui parce que l'idée voilà c'est c'est l'échange mais beaucoup à la fois pour être devant les caméras mais aussi pour peut-être apprendre des infos effectivement et alors on a parlé des des députés qui sont présents.

Il y a quelque chose donton pas trop parlé aussi aujourd'hui, c'est il y a des gens en tribune euh aujourd'hui qui sont pas des députés mais qui sont des membres importants de leur parti. Il y a Jean-Luc Mélenchon, il y a Jordan Bardella, il y a Marine Tondelier par exemple. Euh ils sont là parce que c'est aussi un grand moment et dans les grands moments, les leaders politiques des partis viennent. Oui. Jean-Luc Mélenchon était déjà venu et on avait dit il vient là un peu pour surveiller parce qu'évidemment ils sont en surplomb dans les tribunes. Pas du tout. Il il vient pas pour surveiller ce que va faire son groupe. La France insoumise, il ils votent tous comme veut le chef.

H non, ils viennent parce que c'est un moment solennel, c'est un moment de bascule et ils veulent être là. OK. Jean-Luc Mélenchon, elle a déjà été parlementaire mais Jordan Berdella non. Marine Tolier non plus. Donc ils viennent voir un peu l'ambiance et puis aussi parler parce que en dehors de l'assemblée eux onont le droit de parler. Ils ont pas le droit de venir ici salle des quatre colonnes. C'est ils sont pas dans l'hémycl donc ils n'ont pas accès ici, ils n'ont pas accès à la salle où on était nous tout à l'heure mais ils vont pouvoir parler dehors et là fixer encore une fois aussi imprimer la ligne de leur partie.

Effectivement voilà donc Thb qui se passe de ce qu'on ne voit pas vraiment. On vous emmènera encore en coulisse dans les dans les coulisses un peu publiques he quand même de l'Assemblée nationale tout à l'heure aussi. C'est évidemment très intéressant. Bon Richard, on peut expliquer là ce qui va se passer parce qu'il est 17h2. François Baou s'est exprimé. Euh ça été assez court, moins de 40 minutes. Effectivement Boris Valot, vous l'avez dit, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a été assez virulent avec le Premier ministre, lui a dit qu'il ne lui accorderait pas sa confiance et a proposé un programme pour pourquoi pas amener son parti à Matignon.

La Voquier, lui, s'est exprimé par la suite euh une quinzaine de minutes. Lui, c'est le patron de la droite républicaine, les LR, à l'Assemblée. Et il n'a pas donné de consigne de vote. Il a dit qu'il euh laissait une liberté de conscience à chacun. Oui, il a même essayé de justifier par avance que il y aura des dissensions ou des différences de vote plutôt dans son dans son groupe parlementaire. C'est un exercice d'équilibriste. Même alors même que Bruno Rotaillot fait partie de ce gouvernement et c'est le président du parti. Vous voyez ici Stéphane Peu, ça c'est le communiste. Exactement. Voilà. patron du c'est c'est le c'est le président du groupe. Président du groupe. Ouais.

Depuis que André Chassigne est parti. Ouais. Groupe de la gauche démocrate et républicaine. C'est lui qui prend la parole pour une dizaine de minutes. Il avant lui les écoles les démocrates Horizon Liot. On aura ensuite Marine Le Pen notamment Éric Siotti Gabriel Atal Mathil Panot et après vote ça se passe pas chacun a son siège on appuie sur un bouton là. Non, je je crois qu'il a François Baou va avoir l'occasion de répondre au Je crois que François Baou va enfin, si je ne m'abuse, mais avoir l'occasion de répondre au à la réponse des oppositions. Et ensuite effectivement un vote. Alors, je sais pas exactement que ça se passe.

Je crois que c'est c'est pas comme pour la motion de censure, c'estàd que ça se passe pas dans une pièce attenante avec un bulletin dans un cérémonial un peu sur année mais que l'Assemblée nationale auquel l'Assemblée nationale peut parfois nous habituer. Je crois qu'effectivement c'est un vote depuis le depuis la tablette hein. Je je sais pas si Non non non, ils sortent. Ah c'est aussi dans les urnes. Alors autant pour moi. Ils sortent ils sortent. Alors ça va prendre une petite donc ça va prendre du temps. Ouais c'est pas une bonne nouvelle. Ensuite on donne le résultat. Est-ce que François Barrou quitte l'assemblée quitte Mathison dès ce soir ? Non ça va pas se passer comme ça.

Il présente sa démission. Exactement. Il présente sa démission au président de la République ce soir ou peut-être plus vraisemblablement demain peu importe très rapidement en tout cas. Et il reste après pour ce qu'on appelle la gestion des infirescourantes. C'est-à-dire jusqu'à tant que le président de la République nomme un nouveau premier ministre. Beaucoup de ces conseillers disent qu'il va falloir aller vite selon un cérémonial bien connu. Mais beaucoup de ces conseillers disent que la décision n'appartient qu'à un homme, Emmanuel Macron, qui a pris l'habitude de prendre son temps.

Donc il faut voir à quel point il le gouvernement démissionnaire des de Gabriel Atal resté un moment euh bon cété au milieu des Jeux Olympiqu voilà, il y avait eu la trêve olympique et puis un mois d'août où effectivement c'était pas forcément le plus approprié de de champ de gouvernement à ce moment-là. Quoi quoique mais en tout cas ça durera vraisemblablement moins de 2 semaines d'autant que le président de la République a quand même un agenda contre un. Il y a bloquont tout mercredi le mouvement dont on connaît pas encore l'ampleur ni l'intensité.

Il y a Fitch qui rend une note vendredi et puis il y a surtout pour la semaine la semaine prochaine je crois en fin de semaine prochaine Emmanuel Macron s' vole à New York pour une assemblée générale de l'ONU très importante parce que la France s'apprête à reconnaître l'État palestinien. Donc euh tout ça n'a rien à voir avec la politique française mais quand même constitue un agenda pour le président de la République. Voilà, un peu un peu contraint, un peu difficile. Euh donc à mon avis, ça prend un créneau, une fenêtre quoi. Exactement. Mais ça va s'accélérer à mon avis dès demain.

Emmanuel Macron va vraisemblablement rencontrer euh les chefs de parti ou en tout cas des chapeaux à plumes euh et puis surtout le jeu des hypothèses qui a déjà commencé la semaine dernière avec rappelez-vous Olivier Fort mentionné par l'Élysée va va se poursuivre. On parle aujourd'hui de Jean-Ive Ledrian, de Xavier Bertrand. Voilà. Tout ça étant évidemment dans une gouvernement technique que vous n'aimez pas que personne n'aime et non mais c'est parce que le gouvernement technique ne recouvre d'après moi aucune réalité politique. Donc voilà. Bon affaire à suivre.

Ce qui est entendu ou presque maintenant, c'est que François Bairou tombera tout à l'heure et ne sera plus premier ministre à l'issue de ce vote de confiance, cette confiance qui ne lui sera pas accordée. Merci beaucoup Richard Flurin, merci d'être venu, merci au service politique de nous aider dans cette grande journée et au Figaro Magazine parce que tous les reporters politiques sont sur le pied de guerre. On retourne tout de suite à l'Assemblée nationale. Timothé DLM, vous êtes avec un un député de la majorité, si on peut encore appeler ça comme ça, un député du groupe macroniste. Honnêtement, demandez-lui à Charles Redwell, est-ce qu'il y croit ?

Bah non, c'est fini et puis on passe à autre chose et on se projette sur ce qui se passera demain. Et la recherche d'un nouveau premier ministre, député du bloc central. Effectivement, Char Charles Ronel, pardon, qui est avec nous. Bonjour monsieur le député. Merci d'être avec nous le le sort de François Berou et de son gouvernement aujourd'hui, même si évidemment on a bien compris que vous allez voter la la confiance sans doute au gouvernement. En réalité son sort est scellé. J'espère que son sort n'est pas scellé mais vu les annonces des différents groupes, il semble l'être. Je crois que le parlement aujourd'hui a le choix entre la responsabilité ou le chaos.

Moi, je voterai pour la responsabilité et donc je voterai pour la confiance au gouvernement François Bairou. Pourquoi ? Parce que François Baou a deux mérites. Je n'ai jamais été à des rendus modèes. Je ne connais pas personnellement le Premier ministre mais un, il a fait le choix de poser le diagnostic et les constats en transparence vis-à-vis des Français vis-à-vis de l'ensemble de la classe politique et de il a proposé un projet pour rétablir la trajectoire de désendtement de la France. Mais il a quand même omis un élément très important, c'est de avant de convoquer ce vote de confiance et bien c'est de s'assurer qu'il obtiendrait cette confiance de la part des oppositions.

Est-ce qu'il a pas quand même commis un petit péché d'orgueil, en tout cas peut-être de naïveté, de ne pas d'abord les convoquer, d'abord se mettre d'accord, mettre tout le monde autour de la table avant de se lancer dans cette entreprise que certains qualifient de de suicidaire ? Moi, je pense qu'il a eu le mérite de poser un constat sans détour sur la table et de responsabiliser les parlementaires avec un projet qui est loin d'être parfait.

Il y a plein de mesures qu'on peut contester hein, y compris notre groupe qui nous rendre pour certaines tout à fait mal à l'aise mais on a au moins le mérite d'avoir un projet sur la table qui permet de désendetter ce pays après 50 années d'endettement. Et donc nous, on fait le choix en responsabilité de voter la confiance à François Barreot pour lui permettre de proposer un budget complet au service de l'ensemble des Français qui soient d'accord avec nous ou pas. Ce n'est pas le choix que fait la France insoumise, ce n'est pas le choix que fait le Rassemblement national.

Ce n'est pas le choix que font les écologistes et surtout ce n'est pas le choix que font les socialistes qui préfèrent là encore le chaos à la responsabilité. Pour un parti de gouvernement, j'ai envie de vous dire que c'est absolument navrant en témoin le discours d'une platitude absolue de Boris Vallot qu'on a entendu dans l'hémicycle. Et ce n'est pas le choix que font également certains députés des Républicains alors même que leur partie participe à ce gouvernement. Que leur dites-vous à ces députés des Républicains qui aujourd'hui ont décidé de ne pas voter la confiance ? Alors moi j'ai aucune idée de qui sont ces républicains là.

Il faut que vous interrogiez les nombreux responsables politiques chez chez LR. Nous la position elle est claire. Nous votons la responsabilité au gouvernement de François Bairou. Mais ce sont des irresponsables. Et qui ça ? Ceux qui les députés des républicains qui ne votent pas la confiance au gouvernement. Quel député vous parlez ? Moi en tout cas de chez les républicains. Moi en tout cas ce que je considère c'est que chez les socialistes, chez l'ensemble de la gauche et chez le RN, on a une irresponsabilité qui écrasse tout simplement parce que on a besoin de stabilité pour désendetter ce pays. Le projet encore une fois, il est pas parfait.

On n'est pas en train de dire que ce projet est parfait. On a simplement besoin d'une stabilité gouvernementale pour engager ces réformes budgétaires dont nous avons besoin, nous et nos enfants dans les générations qui viennent. Et c'est la raison pour laquelle sans détour je voterai la responsabilité au gouvernement François Baou. Alors si le gouvernement devait tomber ce soir, ce qui est la l'option la plus crédible aujourd'hui, la plus probable, euh quel doit être selon vous le profil du prochain Premier ministre ? On entend que Emmanuel Macron teste des hypothèses. On a parlé d'Olivier Forts, on a parlé de Xavier Bertrand côté LR.

Euh vous vous plaidez pour une troisème voie, celle du gouvernement technique. Je pense que le gouvernement d'Union nationale est dans la logique de nos institutions. Lorsque nos partis politiques ne sont pas capables de se mettre d'accord, c'est Naavant je fais partie d'un d'entre eux hein. Donc je me mets dans le même sac. Je pense qu'on est rentré dans un moment comme la France l'a connu par le passé où des personnalités sont capables des personnalités d'intérêt général sont capables de former un gouvernement d'union nationale. Est-ce que c'est un président de syndicat ? Est-ce que c'est un chef d'entreprise ? Est-ce que c'est quelqu'un issu du milieu associatif ?

Est-ce que c'est un ancien homme d'État ? Je n'ai pas de nom à vous donner, mais je considère que nous sommes rentrés dans le moment où désormais, plutôt que de nous fondre dans la logique purement partisane, il est temps de former un gouvernement d'union nationale avec des partis qui ne sont pas d'accord mais qui sont capables de se mettre d'accord sur un sujet, c'est le budget et la trajectoire de désendettement de la France. justement ce budget, est-ce que vous estimez que le prochain gouvernement, quel qu'il soit, devra repartir du budget de François Berrou, de son projet pour élaborer le le budget qui nous attend pour 2026 ?

Il y a plein de choses qu'on peut améliorer mais ce que je reconnais au gouvernement de François Baou et à François Baou lui-même, c'est d'avoir mis sur la table un projet qui est solide, qui a des imperfections, qu'il faudra qu'on corrige. Vous avez évoqué, on évoquait tout à l'heure la question des jours fériers, il y en a d'autres, mais il a le mérite de préparer la trajectoire de désendettement de la France. Et donc c'est de ce projet à mon avis qu'il faudra que nous repartions pour permettre de stabiliser la trajectoire financière de ce pays. Et là, j'utilise plein de mots technique mais derrière tout ça, il y a la souveraineté de notre pays.

Il y a la capacité tout simplement à financer notre modèle social et tout simplement le bien-être des générations qui viendront. C'est une responsabilité énorme qui nous income. Merci cher merci beaucoup député ensemble pour la République des Yvelines. Alors que les discours ici se poursuivre dans l'hém de l'Assemblée nationale. C'est Stéphane Pu de la gauche démocrate et républicaine qui poursuit sa sa prise de parole à l'instant. En direct de l'Assemblée nationale. Sébastien Gentium. Bonjour. Bonjour. Merci d'être ici journaliste au service politique du Figaro. Merci beaucoup. À bientôt. Bon courage Charl Noël. Euh vous avez suivi ce discours de François Bairrou. Euh assez court.

Oui, plus court que prévu je pense. Oui. Ah, vous vous imaginez que ce serait plus long. Il avit pas Ouais, pour un barou d'honneur, ça pouvait durer plus longtemps. Euh, il y avait qu'un seul grand sujet pour lui. Oui, oui, c'est vrai. Euh mais on aurait pu penser que ça dure plus longtemps, qu'il profite un peu plus de ces derniers instants à Matignon, à vrai dire, mais non, c'était relativement court. Qu'est-ce qu'on vous dit dans le camp du premier ministre ? Est-ce qu'on y croit vraiment ou on sait que c'est mort de toute façon ? Donc il y a une méthode couée, on est obligé de garder la face. Quel est le message qu'ils ont essayé de vous faire passer vous au service politique ?

Tout le monde sait que c'est mort. Il y a quand même une certaine posture qui est de dire on ne sait jamais sauf miracle et cetera mais tout le monde a compris et ça se voit bien puisque la course aux hypothèses de lancer tel nom y compris dans le camp macronisme où on avait parlé très vite quand même hein de de Pierre Moscovici par exemple de Bernard Casneuve avant même on va dire que le locataire des lieux quitte Matignon donc tout le monde sait qui va tomber ce soir vers 19h vraisemblablement Euh mais euh mais il y a il y a une posture de soutien euh qui est plus effectivement de ne pas se désolidariser d'un premier ministre. Donc on sait sa condamnation très proche.

On voit ici Éric Siotti, président du groupe euh UDR à euh l'Assemblée nationale qui est en train de s'exprimer. Il y aura pas de doute. Eric Sioti lui demandera la censure. Il y a eu deux discours très intéressants après celui du Premier ministre. D'abord celui de Boris Valot. Ouais. On sait que c'était la clé pour François Baou. Bon, avant même ce vote de confiance, s'il voulait faire passer son budget, ce qu'il n'aura visiblement pas à faire, il devrait tomber ce soir. Fallait réussir à raccrocher les socialistes.

On en était extrêmement loin là, Célestine parce que c assez offensif et en même temps il finit quand même son discours en disant nous sommes prêts à gouverner et nous sommes prêts à prendre. Il y avait deux parties. La première on tape sur François Bayerou, la deuxième mais on est là et les prochains à Matignon c'est nous.

Ouais, c'est toute la difficulté pour le Parti socialiste, je trouve, c'est de c'est c'est de savoir manœuvrer entre en fait cette identité de gauche, c'est-à-dire le fait de ne pas se montrer euh trop en soutien ou en tout cas ne pas ne pas trop se mêler, ne pas renvoyer l'image euh qu'alimente notamment Jean-Luc Mélenchon d'être complice de la Macronie, c'est-à-dire de François Baou qui a été le cas pendant un moment quand il y a eu cette histoire de pâqu de non censure et dans le même temps cette cette volonté de responsabilité qui existe quand même chez les socialistes en tout cas chez certains où on sait bien qu'il y aura pas de de sortie, on pourra pas se sortir de l'impasse sans ces 66 députés socialistes et qu'il y a quelque chose à jouer.

Et donc de fait, on se retrouve dans une situation en même temps, ils disent on est prêt à gouverner mais attention pas avec un Bruno Rotaillot à Bovau. Donc c'est-à-dire on veut un gouvernement de gauche sans avoir la certitude exactement mais sans avoir non plus la certitude que les insoumis soutiendraient un gouvernement d'Olivier Forts loin. On se souvient récemment des de tout le monde déteste le Parti socialiste dans les tribunes des meetings de la France insoumise ex.

C'est c'est toute la complexité et en même temps on a du mal à à voir des personnalités du Parti socialiste rejoindre un gouvernement qui soit dirigé par un Bernard Casneuve ou je ne sais pas un Xavier Bertrand comme on l'entend ces derniers jours. Donc effectivement ils reviennent complètement au centre du jeu. D c'est c'est on a quand même parlé un moment d'Olivier Fort à Matignon ou du moins d'un premier ministre de gauche qui était quand même un scénario qui leur relevait la la science-fiction jusqu'à présent. Donc ils reviennent au centre du jeu et dans le même temps, on voit pas trop euh quelle issue euh on va on va pouvoir avoir d'ici là. Ouais.

C'està dire que c'est un peu on est là mais pensez pas trop à nous quand même parce qu'on envie de vous aider. Voilà et puis on est sûr de pas il y a que des coup enfin il y a que des coups politiques à prendre surtout avant les municipales à 2 ans d'une présidentielle il a pas grand chose à gagner. Il y a 2 mois d'un budget qui n'est même pas sûr de passer. Euh deuxème discours très intéressant, celui de leur voquer. Alors parole attendue parce que qu'allaient faire les républicains ? Les républicains qui euh bon des ambition mais qui ont quand même au sein de ce gouvernement leur président Bruno Retaillot et ils veulent garder leur poste s dissolution.

On sait que leurs électeurs veulent que François Baouombe et qu'Emmanuel Macron s'en aille. position difficile, on choisi de ne pas choisir. Ouais, il a il a il a dit, il a il a laissé la liberté de vote à ses députés qui devrait être une quinzaine environ à ne pas voter la confiance, du moins soit à s'abstenir ou à voter contre. Je pense qu'ils vont plus s'abstenir. C'est une position qui est délicate, c'est certain. D'autant plus qu'on ne sait pas pour l'instant quelle couleur politique va endosser ce futur gouvernement et surtout ce futur premier ministre.

Euh je pense que effectivement Laurent Voky avec sa sortie la semaine dernière où il disait euh qu'on ne censurerait pas automatiquement un gouvernement euh PS et RN puisqueil faut pas oublier qu'il y a le RN dedans aussi euh qui a quand même provoqué une forme d'incompréhension. Il a été euh il a été un peu rattrapé euh par Bruno Rotaillot qui lui a fait comprendre que non la droite n'allait pas soutenir ou du moins servir d'assurance vie à un gouvernement PS.

Donc toute la question effectivement c'est ce que devient au-delà de Laurent Voquet, c'est ce que devient Bruno Rotaillot parce que est-ce qu'il peut se maintenir à Bova dans un gouvernement je sais pas de Bernard Casneu ou enfin en tout cas de gauche un gouvernement qui mènerait une politique de gauche pour l'instant autour de Rotaillot on répond que non on va pas s'associer à la gauche et en même temps c'est un peu la peur du vide c'est-à-dire que s'il perd beau qu'est-ce qu'il devient c'est çaque question en suspendoti est en train de prendre la parole alors Il y a eu plusieurs prises de parole à la suite qui étaient peut-être moins intéressantes que celle que nous allons écouter dans un instant.

Marine Le Pen, la patronne du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale va prendre la parole. On est avec Carl Meus, on est avec Célestine Gentilhomme. Il y a une information qui est tombée il y a quelques minutes, minutes, deux petites heures juste avant que François Baou ne monte à la tribune. Le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires sera prévu du 13 janvier au 11 février 2026, plus tôt que prévu. Une date assez avancée, ce qui pourrait lui permettre de faire sauter son inéligibilité pour la présidentielle de 2027. Céstine après j'éis vers Carl.

Est-ce que vous pensez qu'elle va y faire allusion, qu'elle va peut-être pouvoir en parler ou c'est pas du tout le pas du tout le moment ? Et je prolonge ma question, est-ce que ça peut changer sa stratégie ? Alors, je prends les paris avant avant qu'elle monte à la tribune. Peut-être qu'elle va me dédire. Je pense pas qu'elle va l'aborder. Euh je ne pense pas. Est-ce que ça va changer sa stratégie ? Là non plus, je ne sais pas. Je je ne suis pas sûre non plus parce que de toute façon, il y a cette volonté pour elle de repartir à la dissolution. C'est-à-dire que d'avoir une réponse beaucoup plus parce que c'est là toute la manœuvre.

C'est-à-dire que si elle repart en dissolution, elle va aller se présenter coûte que coûte pour sauver son poste de député de du Pas de Calé. Sauf qu'effectivement au vu de sa condamnation, elle ne devrait plus pouvoir, elle serait empêchée mais ce qui lui permettrait en fait de forcer le passage entre guillemets et de devoir forcer le Conseil constitutionnel à statuer de suite sur son cas puisque le Conseil constitutionnel sera dans l'obligation finalement de valider ou d'invalider sa candidature, ce qui pourrait faire sauter ou non. Enfin, en tout cas, ça ça accéléréit le calendrier. Donc, je pense pas qu'elle va bouger de de stratégie.

Euh à voir si elle l'aborde, j'en suis pas certaine non plus. Euh c'est je prends pas de paris mais je pense pas. Carles Mus, vous en pensez quoi ? Je vous pose les deux mêmes questions qu'est gentium. Est-ce que Marine Le Pen va aborder subtilement cette question et cette annonce d'il y a 2 ou 3 heures et est-ce que sa stratégie va changer ? A priori, pas de problème. Le RN va censurer ce soir dans une bureaucratie tentaculaire et un système social dévoyé. Non, c'est voilà, ça y est. Carmus, allez-y. Pardon, vous entendez pas, vous pouvez reprendre. Alors, c'est bon, c'est bon, ça reb pardon. Alors, je reprends.

J'ai Je disais que j'étais d'accord avec ce que je venais de dire Célestine, qu'effectivement, non seulement je ne vois pas la raison pour laquelle elle en parlerait dans ce discours là et ensuite ça ne changera pas sa stratégie. Elle, c'est ce qu'elle appelait de ses vœux dès le verdict, la sentence en première instance qui était de dire "Je veux vite le second procès en appel." Euh après, elle sait aussi que ça va dépendre des juges cette inéligibilité et rien ne dit si elle garde le même système de défense qu'elle a eu en première instance qu'elle n'est pas une peine identique voire plus lourde.

Donc ce qu'il va falloir suivre c'est plutôt son système de défense dans ce procès en appel plutôt que là son discours où elle va tirer à boulé rouge évidemment sur ce qu'a fait François Baïou. peut-être pas d'une manière aussi violente que Boris Valot parce qu'elle a pas besoin de de le faire de ce point de vue-là mais en tout cas pour dire bah voilà qu'elle était prête à discuter qu'il y avait un projet de budget alternatif du RN qui avait des éléments qui avaient été mis cette fameuse lettre qu'elle envoie à François Baou et dont il a reconnu qu'il ne lui avait pas répondu.

Il a envoyé cette lettre à ses services à Matignon, à son cabinet en disant "Voyez ce qu'on peut faire mais si jamais on doit la revoir en septembre" alors qu'elle attendait une réponse publique euh dès le mois de juillet. Oui, c'est vrai que les relations se sont un peu refroidies entre Marine Le Pen et François Bou non parce que on se souvient qu'au début, il y a quoi l'année dernière c'était plutôt Xavier Bertrand qui était pressenti. Marine Le Pen avait dit "Hop hop hop hop hop Xavier Bertrand surtout pas mais François Bairou qui a toujours respecté plus ou moins le Front National et le Rassemblement national, on veut bien, c'est un homme avec qui on veut bien discuter.

Alors là, visiblement, on veut bien discuter mais pas en tant que premier ministre quoi. Bah, je crois que le pire dans l'histoire, c'est que François Baou quand il sollicite ce vote confiance, il est visiblement assez persuadé qu'il aura l'abstention du Rassemblement national, ce qui est quand même une erreur d'analyse politique assez dingue puisque autant ne pas voter une censure ou du moins s'abstenir sur des 493 pendant le budget, c'est une chose, mais de voter pour ou du moins s'abstenir sur une un vote de confiance, c'est-à-dire le mot confiance qui est quand même assez important, c'est pas du tout la même chose et c'est une bataille de récit aussi qui est en train de s'enclencher.

Car le disait très bien sur ce fameux contrebudget, cette lettre à laquelle François Baïou n'a pas répondu. Ça arrange bien aussi le RN de dire "Voyez, nous on pouvait négocier, on allait négocier, peut-être qu'on allait s'abstenir à la fin des fins et puis c'est François Bairrou qui précipite sa chute tout en sachant qu' bon finalement on a bien vu sous Michel Barni que le RN était capable aussi de quelques surprises. Donc il y avait pas non plus la garantie qu'il puisse survivre à ce budget. Euh mais c'est vrai qu'effectivement il précipite clairement sa chute avec le RN qui est bien obligé. euh politiquement de voter contre une confiance qui est quand même assez euh mal en point.

Carl, je vous couperai si Marine Le Pen arrive à la tribune à la fin du discours d'Écotti, mais c'est vrai que François Baou, il misait sur un possible accord en tout cas euh un temps sur ce vote de confiance avec le Rassemblement national. C'est là sa grande erreur. Il y a cru, il a cru à cette possibilité. Alors l'histoire nous le dira. Ce qui est sûr, c'est qu' en succédant à Michel Varnier, il savait ce qu'il ne fallait pas faire avec leur Assembl nationale. Michel Varnier est tombé en partie parce qu'il n'a pas répondu à Marine Le Pen. Il l'a pas reçu, il a pas fait les gestes publics que Marine Le Pen attendait où il les a fait trop tard.

Donc instruit de l'erreur de Michel Barnier, François Bairou savait ce qu'il ne devait pas faire. En plus, comme vous l'avez dit tout à l'heure, il y avait un a priori positif de Marine Le Pen sur François Vaou. C'est quelqu'un qui a toujours dit qu'il était favorable à la banque de la démocratie, quelque chose qui permettait par exemple au RA national de pouvoir financer ses campagnes et c'est le seul qui se battait pour ça. Donc il y avait un a priori favorable. Le problème c'est que François Baou a fait la même erreur que Michel Barnier. La question à laquelle il va faudra répondre aujourd'hui. François Baou dit "C'est pas du tout ce que j'ai voulu.

Je voulais excusez-moi oui Marine Le Pen arrive et donc on va on va les goûter on se retrouve tout à l'heure. Merci beaucoup Célestine Jordium d'être venu nous éclairer sur tous ces points. On attend donc et on écoute donc le discours de Marine Le Pen. Il y a des moments politiques particuliers dans la petite histoire d'une mandature parfait. Merci beaucoup. Ou dans la plus grande histoire de la vie parlementaire d'un pays. Celui-ci en éteint. C'est un moment de vérité. Le moment où les responsables sont contraints d'étaler le résultat désastreux de 5 décennies de gestion dispendieuse.

Le spectacle piteux d'un effondrement pour le pays, d'un désastre pour les Français d'aujourd'hui et parce que les conséquences engagent les générations de demain pour la nation. Et c'est dans ces moments de crise, dans ces moments où le roi apparaît nu, que se révèle dans le naufrage des formations déconsidérées, les petites et grandes lâchet, les opportunismes honteux, les connivances cachées. Je n'aurais pas la cruauté de décrire les méprisables roulades d'aspirants ministres auquels nous assistons.

Ce que l'on retiendra surtout, c'est la solidarité inébranlable et malvenue d'anciennes forces politiques qui ont en commun le poids d'un bilan déshonorant et pour seul projet de se maintenir au pouvoir coûte que coûte quoi qu'il en coûte dirait quelqu'un. Aujourd'hui ne se joue pas le sort politique d'un homme qui sait que les exigences du combat politique dépasse évidemment les personnes. C'est l'honneur de la politique et c'est parfois la noble servitude que de l'accepter. C'est pourquoi je m'étonne que monsieur Bairou ait pu un instant croire que je pouvais lier ma décision de voter ou non la confiance à mon intérêt personnel.

C'est mal connaître le Rassemblement national et c'est ignorer l'intensité de notre engagement exclusif au service de la France. Ce moment marque la fin de l'agonie d'un gouvernement fantôme, d'un gouvernement qui n de gouvernement que le nom. En 8 mois, des ministres souvent invisibles ou transparents, n'ont été capables de produire que cinq texte législatif dont trois surmaillotte en raison du dramatique épisode Chido. À l'évidence, le pays n'est pas gouverné, est-il même seulement administré ? Dès lors, à quoi bon maintenir un gouvernement qui ne gouverne pas ? Les Français ne s'y trompent pas puisqu'ils sont 75 % à souhaiter la censure de ce gouvernement.

Et vous, monsieur le Premier ministre, vous êtes si habitué à la déconnexion de la représentation parlementaire avec l'opinion que vous vous étonnez que les députés dans leur majorité puissent exprimer cette volonté populaire. Nous vivons l'effondrement d'un système qui croit pouvoir tirer du constat scénarisé de ces échecs une nouvelle virginité politique. Faut-il fonctionner en vertu d'une pensée magique pour croire qu'une sorte de bornegen d'évangélistes américains permettrait d'obtenir le pardon céleste et l'onction démocratique divine ? cette légitimité que le peuple pas tant de l'échec ne reconnaît plus à des dirigeants faillis. Dirigeants de droite comme de gauche, vous êtes coupable.

Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas pleurer devant les caméras les conséquences des méfets que vous avez vous-même commis. curieux procéder en effet de brandir les dettes dont on est comptable, les déficits dont on est responsable, l'effondrement général dont on est coupable pour chercher à obtenir la confiance du parlement. Pas moins paradoxal, monsieur le premier ministre, au moment où vos fonctions vous donnent le devoir d'appeler à l'unité du pays de désigner à la vindicte publique une classe d'âge.

Ne cherchez pas à vous exhonérer à mauvais compte des responsabilités d'un système que vous soutenez vous-même depuis 40 ans et tout particulièrement dans les rangs macronistes depuis 8 ans. Vous cherchez à présenter les gouvernements passés comme irresponsables. Et bien, permettez-moi de vous le dire. Si la la classe politique qui a conduit la France dans le mur est bien irresponsable, ce n'est pas au sens où vous employez ce terme. Ce à quoi nous avons assisté durant la dernière année, c'est un naufrage, un triste spectacle dont la seule vertu sera, je l'espère, de mettre fin au supplices des Français et en accélérant l'histoire de préparer la grande alternance.

Les informaticiens parleraient de reset, cette action qui consiste à réinitialiser la machine qui est étouffée par les bugs. Le vrai reset serait la démission du président, mais cette décision ne dépend que de lui puisqu'il est constitutionnellement élu pour 5 ans. Bon, je ne m'attends à rien sur ce point, consciente que n'est pas le général de Gaulle qui veut et faut-il que LFI a mauvaise conscience pour appeler à la destitution d'un président failli qu'ils ont porté par deux fois au pouvoir en toute connaissance de cause. Nous respectons les institutions et notamment l'institution présidentielle et n'appelons pas à la destitution.

Bon, l'hypothèse de la démission étant a priori fermée, le président peut faire le choix de renommer un gouvernement qui, au vu de l'équation politique, ne passera probablement pas la discussion budgétaire. Techniquement, cela nous conduira en décembre et le télescopage avec les élections municipales de mars rendra difficile l'organisation d'un scrutin législatif. Ce choix signerait donc l'enlisement institutionnel du pays.

Y a-t-il d'ailleurs simplement dans le bloc Macrono LR où chez les supplétifs socialistes une seule personnalité ayant suffisamment d'autorité pour gouverner en ces circonstances particulières et ne pas resservir le plat budgétaire avarié préparé par les cuisines de Berily. Je ne le crois pas. Quel serait le sort d'un gouvernement de gauche dont le projet gouvernemental se résumerait à 44 milliards d'impôts nouveaux, à des centaines de milliers de migrants supplémentaires et à l'aggravation du laxisme judiciaire. On le voit les choix pour sortir de la crise d'une crise parlementaire ou peut-être de régime se restreigne.

Une démocratie ne se relève des situations de doute et de confusion qu'en retournant aux sources. En suivant le fil rouge qu'indique les institutions et pour notre République la loi fondamentale qu' notre constitution. Alors que vous vous enfoncez dans la 4e République, je vous appelle à revenir à la 5e. Son texte nous renvoie à l'article 5 qui octroit au président de la République un pouvoir d'arbitrage et dans ce cadre à l'article 12 qui prévoit la dissolution de l'Assemblée nationale. La dissolution n'est pas un caprice, c'est un levier institutionnel pour sortir des blocages et permettre le fonctionnement démocratique. c'est-à-dire normale et fluide des institutions.

J'entends dire ici et là qu'il n'y aura pas de dissolution parce qu'Emmanuel Macron n'y aurait pas intérêt. Mais ni les règles de la démocratie, ni la Constitution ne prévoi que le président de la République agisse par intérêt. Il doit agir par devoir et en l'occurrence dans l'intérêt supérieur du pays. Et s'il dispose de pouvoir pour permettre l'exercice de la démocratie et le fonctionnement des institutions, c'est pour les mettre en œuvre quand la situation l'exige. vous laisse penser juridiquement, politiquement voire moralement que la dissolution n'est donc pas pour lui une option mais une obligation.

Or, en dehors de la dissolution mécanique d'après présidentiel ou de la dissolution ubuesque de 97, le droit de dissolution a trouvé dans l'histoire à s'impliquer dans plusieurs circonstances précises. En 1962, quand le gouvernement n'a pu disposer de majorité stable, en 1968 quand le pays fut soumis à une grave crise sociale et politique. regard de la pratique constitutionnelle, il n'est pas illégitime de dire qu'en ce 8 septembre 2025, il n'y a pas une condition remplie mais deux et même davantage. 1. Le pouvoir législatif est paralysé par une absence de majorité. 2 le pays connaît une crise sociale, l'attente qui peut exploser à tout moment. et trit.

Ils connaît une crise financière, le tout dans un contexte international instable et avec une guerre aux portes de l'Europe. Cet état de fait devrait suffire à dissoudre. Un grand pays comme la France ne peut pas vivre avec un gouvernement de papier, surtout dans un monde tourmenté et dangereux, dans un monde qui vit des révolutions technologiques et des basculements géopolitiques historiques qui réclament des décisions immédiates. En 2024, monsieur Macron n'a pas pêché en prononçant la dissolution. Un président n'a jamais tort de s'en remettre au peuple. Le scrutin des européennes de 2024 était à ce point accablant pour la majorité qu'il pouvait et même qu'il devait dissoudre.

L'erreur d'Emmanuel Macron ne fut pas de dissoudre, mais sa faute fut entre les deux tours, de se consacrer son énergie présidentielle et celle de ses amis politiques à fausser le fait majoritaire d'alternance qui se dégageit. Après une présidentielle, il y a un fait majoritaire qui s'exprime naturellement aux législatifs qui suivent. Personne n'y trouve rien à redire. Cela s'inscrit dans une logique institutionnelle bien ancrée et permet au pays d'être dirigé et gouverné. Mais il arrive qu'en cours de mandat présidentiel, une élection législative doit émerger un fait majoritaire d'alternance.

Tout autant celui-ci doit être respecté même s'il annonce et impose au président une cohabitation avec tous ses défauts. François Mitteran, alors président en 1986, a laissé se constituer une majorité alternative de droite. Il en fut de même pour Jacques Chirac en 1997 avec cette fois-ci une cohabitation socialiste. Ces deux cas montrent que le président de la 5è République a le devoir de s'effacer devant le vote populaire qui s'exprime quand il y a blocage.

Le rôle d'arbitre, tel qu'il est dévolu au président par la Constitution, est de renvoyer la représentation parlementaire vers le peuple et de laisser s'exprimer le choix des électeurs sans utiliser le second tour pour fausser les logiques électorales. On avait déjà vu le procédé au régional de 2015 quand dans les Haut de France et en PACA, le second tour fut utilisé pour interdire des alternances locales qui étaient plébiscitées au premier tour. Ces manœuvres d'instrumentalisation des seconds tours sont des dévoiements de la démocratie. Imaginerait-on un arbitre de football qui s'emparerait du ballon parce que l'équipe qui a sa préférence est en train de perdre ?

On le voit, tout réside dans l'impartialité et le sens des responsabilités démocratiques avec lesquelles le président exerce son rôle d'arbitre. À l'issue du vote, monsieur Macron doit au moins une fois se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer, si toutefois il en est capable son rôle de président de la République. En ces circonstances, le président n'a qu'une possibilité convoquer de nouvelles élections et laisser le pays choisir et s'il le décide de choisir une majorité d'alternance. S'il s'implique dans la campagne, s'il sort de son rôle d'arbitre pour devenir joueur, il accepte par avance d'en assumer les conséquences politique en cas de défaite.

L'alternance L'alternance n'est pas un gros mot, c'est une respiration normale de la démocratie. L'arbitrage, c'est revenir au peuple souverain. Laisser perdurer cette situation de blocage par des artifices, mettrait le président en première ligne pour faire d'une crise parlementaire, une crise de régime. Avec le mouvement du 10 septembre, LFI veut bloquer le pays. Sans dissolution, Emmanuel Macron bloque aussi le pays. Or, la France n'a pas besoin de blocage. Mais au contraire d'un déblocage de la situation, pas d'un enlisement mais d'un élan, les forces de blocage macronistes ou les filles sont les seuls responsables de l'enlisement et du désordre.

Enfin, la dernière raison pour lesquelle Emmanuel Macron doit dissoudre sort de l'esprit des lois. Il y a la loi, le texte de la loi, il y a aussi l'esprit de la loi et l'esprit des institutions. L'esprit des lois et notamment de la loi fondamentale constitutionnelle enjoint de ne rien faire qui puisse contrarier le fonctionnement des institutions. Si l'une d'elles disfonctionne, c'est tout l'équilibre institutionnel qui vaille. Personne ne comprendrait que le président contribue à sa paralysie.

Vous le voyez chers collègues, je tiens mon analyse de la situation de la haute conception que j'ai de nos institutions et du rôle éminent et fédérateur que je crois être celui du président de la République. La crise parlementaire que nous vivons constitue un test sur la conception que le chef de l'État se fait de sa fonction. Son issue témoignera également de la santé de nos institutions. Il n'y a pas besoin de je ne sais quelle 6e République et le crime serait de revenir à la 4e. La 5e fonctionne merveilleusement bien pour peu qu'on respecte sa lettre et retrouve son esprit. Pour ce qui nous concerne, comme nous l'avons toujours fait, nous prendrons nos responsabilités.

S'il n'y a pas de dissolution, nous continuerons avec un esprit constructif, mais sans faiblesse de faire valoir les idées que nos électeurs nous commandent de défendre. Mais je le dis avec solennité, n'attendez pas que le groupe Ren vous suive dans votre folie fiscale et migratoire, dans vos petits parti prix idéologiques qui vous empêche de voir la réalité du pays. S'il y a une dissolution, nous accepterons le verdict des urnes. Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. Le changement n'attend plus. Merci beaucoup.

Madame la présidente Le Pen Lecler Marine Le Pen, on ne peut plus clair. Elle a fait assez peu de cas de François Bairrou pour elle. Pas de problème. Évidemment, son groupe votera ne votera pas la confiance, votera contre la confiance. Mais cette demande, vous l'avez entendu, elle a dû le répéter ce mot une bonne vingtaine de fois. Dissolution, c'est ce qu'elle demande. Une dissolution, une dissolution. une dissolution alors même que Marine Le Pen pour l'instant est inéligible.

Cela voudrait dire que c'est la présidente du groupe Ren à l'Assemblée perdrait son siège mais c'est ce qu'elle demande au président de la République dès que François Bairou aura euh été éjecté de son poste de premier ministre par l'Assemblée nationale sans doute tout à l'heure à l'issue du vote de confiance. Autre personnalité importante qui vient de monter à la tribune de l'Assemblée, Gabriel Atal, ancien premier ministre président du groupe EPR à l'Assemblée nation. D'une guerre dont elle tenait encore à saisir toute la portée de l'horreur. Tout était à refaire, à reconstruire. Et face à ce siècle que Camu pensait être celui de la peur, il avertissait.

Nous étouffons parmi les gens qui croient avoir absolument raison. Mes chers collègues, face au débat qui nous animent aujourd'hui, mais en réalité face au débats qui nous anime depuis un an et même depuis l'élection présidentielle et l'élection en 2022 d'une assemblée nationale sans majorité absolue, cette phrase doit raisonner en nous. Oui, la politique est malade des certitudes. La politique est malade des lignes rouges, des ultimatums, des ases. La politique est malade de l'intransigence, du refus obstiné de voir que l'Assemblée nationale que nous ont donné les Français n'a pas de majorité et qu'elle impose le dialogue entre nous.

Et pendant que la politique s'enferme dans ses certitudes, la France étouffe. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Français. Ce sont les Français qui ne croient plus dans la politique et qui s'en désintéressent voir la fuit. Ce sont les Français qui sont épuisés par la valse des ministères et l'instabilité permanente. Ce sont les Français que la démocratie parlementaire finit par fatiguer et désabuser au risque de jouer avec le feu démocratique. La France étouffe par la lâcheté de ceux qui préfèrent attendre et voir l'inaction comme une planche de salut électorale. Elle étouffe des normes, des contraintes, des incertitudes qui empêchent l'action publique et gâche la vie des gens.

Elle étouffe du blocage permanent alors même que tout devrait nous pousser à agir. Oui, mes chers collègues, nous n'avons pas une seconde à perdre. Nous vivons un moment exceptionnel de notre histoire où la France et l'Europe sont au cœur de toutes les tensions et de tous les défis. Un moment où la guerre frappe au cœur de l'Europe, exigeant de nous de peser dans l'ordre mondial et d'assumer un leadership européen. Un moment où la guerre commerciale nous menace de plein fouet.

Nous vivons un moment d'accélération intense où le dérèglement climatique s'aggrave de jour en jour, où l'intelligence artificielle bouleverse déjà nos quotidiens, où le monde tel que nous le connaissions, est en train de s'éteindre. Et dans ce monde, tous les pays accélèrent, décident, investissent, agissent et nous nous serions condamnés au blocage. Le monde avance et la France ne peut rester à quai. Chaque mois de blocage, ce sont des années perdues par rapport aux autres nations. Chaque mois d'incertitude ou d'indécision, c'est une hypothèque plus forte sur l'avenir des Français. Alors bien sûr, malgré cela, certains font le choix de la politique de la terre brûlée.

Cette politique de la terre brûlée qui consiste à faire passer leurs intérêts propres avant ceux des Français. Ces derniers jours, une fois de plus, les postures ont supplanté l'intérêt général. Une fois de plus, il n'aura pas fallu une heure pour que certains avancent à l'unisson mu par un programme commun, le désordre. Le désordre à tout prix. car seul le calcul politique compte avec un mépris absolu. Ils appellent à faire revoter les Français parce que les Français auraient mal voté et qu'il leur expliquerait comment il faut bien voter. La réalité est ailleurs.

Ce n'est pas au français de régler les problèmes du Parlement, mais au Parlement de régler ses problèmes et les problèmes des Français. Face à eux, je ne regrette pas une seconde avec mon groupe d'avoir toujours été responsable, d'avoir toujours refusé la course aux postures et la collection de lignes rouges, d'avoir toujours préféré le dialogue et le débat.

d'avoir toujours fait le choix de la stabilité, même quand nous n'étions pas d'accord, même face aux différences, d'avoir accepté par deux fois un gouvernement dirigé par une personnalité ne venant pas de notre parti politique et jamais nous n'avons tenté de déstabiliser le gouvernement car jamais nous n'avons voulu déstabiliser la France. S'il vous plaît, je veux le dire aux français, je veux le dire avec les députés de mon groupe, nous serons là. Nous serons là et nous resterons présents au côté des Français. Nous serons là et nous n'abandonnerons jamais les Français. Nous agirons et nous ne renoncerons jamais.

Mais mes chers collègues, c'est à nous, à nous toutes et tous collectivement au-delà des groupes qu'il revient de prendre le risque du dialogue, qu'il revient d'avoir le courage du compromis. Oui, le compromis est un courage quand la posture est un confort. Aujourd'hui, clairement, je tends à nouveau la main comme je l'ai proposé dès l'été 2024, comme je l'ai proposé il y a 10 jours à la rencontre des entrepreneurs de France, je tends la main et je vous le demande, dialoguons, parlons-nous, trouvons des convergences. Faire tomber un gouvernement, c'est un coût politique qui a un coût pour la France.

C'est s'offrir pour quelques heures le parfum trompeur d'une victoire et enfoncer plus encore la France dans le brouillard. Oui, le compte à rebour a commencé chers collègues. Le vrai compte à rebour, pas celui jusqu'au vote de tout à l'heure, celui jusqu'à la seule échéance qui compte vraiment, celle qui compte le plus le 31 décembre. Le 31 décembre, notre pays devra avoir un budget. Et si ce n'est pas le cas, nous connaissons les conséquences. Les conséquences, ce sont des entrepreneurs qui hésitent à investir parce qu'ils ne savent pas quel cadre fiscal et réglementaire les attend.

Les conséquences, ce sont ces salariés, ces familles qui ne savent pas de quelles aides, de quels accompagnements ils pourront bénéficier. Les conséquences, ce sont les programmes militaires retardés alors même que nous avons d'urgence besoin de nous réarmer. Les conséquences, ce sont ces recrutements de policiers, de gendarmes, de magistrats, de soignants, d'enseignants qui seraient retardés. Ce sont des décisions qu'on retarderait encore et encore. C'est surtout et peut-être plus que tout la crédibilité de la France qui est remise en cause. À force d'instabilité, nous prenons des risques inconsidérés. Le risque de l'impuissance, l'impuissance face aux défis qui sont face à nous.

L'impuissance dans le concert des nations. Car qui écoute la voix d'un pays qui perdrait sa souveraineté économique et financière ? Ce risque est existentiel. Nous ne pouvons pas le prendre. Alors, pendant le Covid, nous avons protégé les Français. Après la pandémie, nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour protéger leur pouvoir d'achat au moment de la crise de l'inflation. C'était impératif et je mets au défi qui compte de nous dire qu'il aurait fallu abandonner et laisser nos entreprises, laisser nos concitoyens sans défense et sans protection pendant la crise du Covid ou pendant la crise de l'inflation.

Aujourd'hui, l'heure est venu de réduire le poids de notre dette et de réduire nos déficits. C'est bien la question qui nous est posé aujourd'hui et la seule qui compte vraiment, c'est l'assurance vie de notre nation. La France ne peut vivre éternellement à crédit. Notre dette publique atteint la côte d'alerte, 113 % du PIB. Réduire la dette, ce n'est pas une obsession comptable, c'est un enjeu vital. Et réduire nos dépenses, réduire nos déficits, c'est possible. Sur l'année 2024, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente pour la première fois depuis près de 15 ans parce que nous avons massivement annulé des crédits en cours d'année et pris des décisions difficiles.

Nous pouvons réussir en demandant des efforts justes à tous, en réduisant le train de vie de l'État, en luttant contre toutes les fraudes, en examinant l'efficacité de nos dépenses et notamment nos dépenses sociales. Nous pouvons réussir en lâchant les totems et en construisant des ponts. faire chuter le gouvernement, c'est nous mettre plus en retard encore dans le compte àarbourg jusqu'au 31 décembre. C'est prendre le risque de nous condamner à échouer, de rajouter un peu plus d'instabilité à la France. Ces derniers jours et encore à cette tribune, le Premier ministre a rappelé, il a eu raison de le dire, que ce n'est pas des personnes ou des postes dont il s'agit.

C'est de la capacité de notre pays à avancer en se parlant, en dialoguant. Et je veux saluer tout l'engagement du gouvernement depuis 9 mois pour y parvenir. Je veux saluer la volonté de transparence et de franchise qui a été celle du premier ministre et de son gouvernement. Nous avons tous des désaccords avec le budget présenté par le gouvernement sur les jours fériers. Nous l'avons dit, tout travail mérite salaire et il n'est pas acceptable de demander aux Français de travailler de jours de plus sans rémunération supplémentaire. Mais pour autant, faut-il tout envoyer en l'air ? Faut-il tout casser au risque de faire foncer la France dans le mur ? Évidemment que non.

Tout à l'heure, aucun des députés de mon groupe ne votera pour donner un chèque en blanc au gouvernement. Aucun des députés de mon groupe ne votera pour valider le budget. Mais les députés de mon groupe voteront tout simplement pour l'intérêt général, pour la stabilité, pour éviter à tout prix de perdre un temps précieux alors que nous avons besoin d'un budget. Alors, plutôt que de céder au plaisir des gros titres, ayons le courage de l'action. Nous avons un devoir, protéger la France pour qu'elle reste debout et avec mon groupe, nous serons toujours en première ligne pour une France debout. Bien sûr, j'entends les désaccords, ils sont parfois profonds.

Je ne nie pas nos divergences, elles sont parfois massives. Mais je ne demande à personne de renoncer à ces convictions. Je ne me fais aucune illusion. Je ne propose ni pacte de gouvernement ni contrat de coalition. Ce que je propose c'est un accord. Un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles. Pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique. Oui, nous avons 18 mois. Pas pour réécrire l'histoire, pas pour promettre une révolution à crédit. 18 mois pour chercher des convergences d'intérêt général, trancher les urgences, protéger les Français et préparer l'avenir.

Alors, trouvons ensemble un budget et quelques réformes que nous sommes prêts à mener ensemble. Bâtissons cet accord d'intérêt général autour d'une feuille de route précise que chacun parmi les forces républicaines pourra soutenir. Acceptons le compromis chacun et nous y sommes prêts. Mesdames et messieurs les députés, faire chuter le gouvernement ne résoudra rien ni au défis de la France, ni au problèmes des Français, ni à la dette qui continuera à peser sur eux. Cela n'aura qu'un seul effet.

nous retarder nous retarder dans la course contre la monte pour bâtir un budget avant le 31 décembre nous retarder dans la compétition internationale nous retarder et retarder notre pays tout entier alors pour 18 mois trouvons un accord d'intérêt général et pour la suite ne soyons pas dupe nous aurons besoin de tout réinterroger de tout revoir tout refonder le moment que nous vivons n'est pas une crise de plus une crise encore une crise de trop chose de plus profond traversons une crise de modèle.

Notre modèle de société est né dans l'après-gerre, dans un pays à la natalité en plein essort, dans un monde où la mondialisation n'était même pas un concept, où les technologies étaient rudimentaires au regard des nôtres. Ce modèle, nous lui devons beaucoup. La protection, la reconstruction, l'ascension sociale de millions de familles. Mais aujourd'hui, tout a changé. L'intelligence artificielle est en train de bouleverser le monde et change jusqu'à nos manières de penser le travail, la santé, l'éducation. Le dérèglement climatique accélère et ces conséquences sont de plus en plus concrètes et destructrices pour nos concitoyens.

Notre démographie change, rebattant toutes les équations de la solidarité, la démocratie elle-même, la République telle que nous la connaissons est parfois remise en cause, soumise au doute, à la tentation autoritaire. La réalité, c'est qu'on ne peut pas faire tourner la France de 2025 avec un modèle de 1945. Et si l'examen du budget est devenu année après année un moment de crispation, un moment d'affrontement, un moment d'instabilité, c'est parce que ce moment du budget met au jour chaque année plus violemment le fossé béant entre le modèle de la prè-guerre et les réalités du monde d'aujourd'hui.

Chaque fois, nous tendons un peu plus le fil, nous tordons un peu plus les faits, mais cela ne suffit plus, cela ne suffit pas, cela ne suffira pas. C'est un changement de modèle que nous devons mener. Alors bien sûr, nous aurons tous l'occasion de proposer, de débattre, de nous opposer. Bien sûr, les Français trancheront sur le modèle qu'ils souhaitent voir émerger. Mais si nous ne réagissons pas, si nous ne nous entendons pas pour les 18 prochains mois autour d'un socle minimal de budget et de mesures très claires, il sera peut-être trop tard. Je crois la France, je crois dans les Français. Je crois qu'un chemin d'espoir est possible.

Évidemment, la situation que nous vivons est exceptionnelle dans l'histoire de notre pays et depuis les débuts de la 5e République, jamais l'Assemblée nationale n'avait été aussi morcelée. Mais si nous regardons nos voisins européens, notre situation n'a rien d'exceptionnel. Partout en Europe, des Parlements aussi divisés sont élus et pourtant des majorités se forment. Des accords se nou, des gouvernements tiennent et fonctionnent. C'est un changement de culture profond pour notre pays vers la culture du compromis. Mais si nos voisins en sont capables, nous en sommes capables aussi.

Nous en sommes capables et je le sais parce que la France en a toujours finalement été capable parce que c'est un conseil national de la résistance où communiste, gauliste, démocrates, chrétiens siégé côte à côte qui a fondé la sécurité sociale parce que c'est une assemblée nationale sans majorité absolue qui a fondé les CHU et l'assurance chômage. C'est possible, la France l'a fait, nous l'avons fait, nous pouvons le faire encore. D'autant qu'il ne s'agit ici que d'une chose, bâtir un budget. bâtir un budget et trouver pour 18 mois des convergences et un accord d'intérêt général.

Faire chuter le gouvernement n'apportera rien, seulement un peu plus de défiance envers la politique et un peu plus de retard pour notre pays. Alors, faisons enfin passer les idées d'abord et ayons le courage du dialogue. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. Atal. Voilà, Gabriel Atal, président du groupe EPR, c'est le groupe de la majorité présidentielle euh qui vient de s'exprimer. Avec pour lui un mot d'ordre, il faut trouver un accord d'intérêt général. Discutons, discutons, discutons au moins pour les 18 prochains mois.

Gabriel Atal et son groupe qui votera évidemment la confiance à à François Bairou et puis il dit après il faudra tout réformer après avec lui, pourquoi pas ? peut-être les messages qu'il a essayé de faire passer à cette tribune. Mathilde Pan pour la France insoumise, elle risque d'être assez virulente avec le premier ministre historique. Pour la première fois en 5e République, un gouvernement tombe à la suite d'un vote de confiance mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas seulement vous mais votre politique et le monde qu'elle défend qui doivent être défaits. Car monsieur le Premier ministre, vous n'êtes qu'un visage du surcis que le président a souhaité accorder à sa politique.

Le dernier visage d'une politique illégitime et obstinée. Incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays, vous vous enférez dans une succession de chantage mensonger. Il y a 2 ans, monsieur Atal menaçait la réforme des retraites ou la faillite. L'année dernière, c'était le budget ou la panne des cartes vitales. À présent, l'austérité ou la mise sous tutelle du FMI. Monsieur le Premier ministre, vous ne laisserez derrière vous que le risque d'une crise financière à force d'en agiter le spectre sur toutes les télévisions du pays. Pour vous, le futur n'existe pas car vous sentez bien que vous appartenez au passé. Impopulaire, minoritaire, détesté.

Le macronisme ne gouverne plus que par la peur. Vous étiez pourtant si sûr de vous. Jamais un pouvoir ne s'était donné autant de mal pour passer en force sa politique. 493 en série. Combine constitutionnelle, brutale répression des mouvements sociaux, piétinement de l'opposition, dissolution du parlement, déni gouvernement. Tant d'effort pour gouverner seul contre tous. Et vous voilà déplorer un déficit que vous avez vous-même creusé. Votre numéro de prophète de pacotil n'amuse plus personne. Notre groupe parlementaire se félicite de n'avoir jamais adhérer à un seul de vos budgets qui nous ont conduit dans le mur. Nous ne partageons pas votre diagnostic et encore moins vos remèdes.

Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1000 milliards de dettes supplémentaires. que les besoins en santé, en éducation, en service public, en investissement dans la bifurcation écologique ont explosé. Vous avez privé la puissance publique de recettes précieuses. Vous avez appauvri l'État et affaibli les services publics. Vous avez baissé l'impôt sur les sociétés, supprimé progressivement les impôts de production, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, mis à sac le financement de la sécurité sociale et arroser les transnationales de plus de 200 milliards d'aides publiques chaque année sans aucune contrepartie.

Les drogués à la dépense publique portent un nom, le MEDEF. Et vous gouvernez à ses côtés. Depuis 8 ans, vous avez fait du capitalisme financier le plus grand assisté de la République. Les 500 plus grands détenteurs de patrimoine de ce pays vous remercient. Ils ont doublé leur fortune en 8 ans et vous promettez les larmes et la sueur à tout le reste du pays. Quelle indignité ! Haus historique des défaillances des petites et moyennes entreprises. Fermeture d'usine, taux de chômage à la hausse, avalisation d'un accord humiliant avec les États-Unis. La fable des gestionnaires raisonnables autoproclamés a assez duré. Vous voilà à demander aux salariés de travailler de jours fériers gratuitement.

Supprimer 2 jours fériers pour voler 4 milliards d'euros au travailleurs, soit l'équivalent du montant de l'impôt de solidarité sur la fortune que vous avez supprimé. Voler 2 ans de vie avec la retraite à 64 ans ne vous a pas suffi. Il fallait pour gaver ceux qui avaient déjà tout, priver ceux qui n'avaient rien de la tranquillité même de ce rien. Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapasse qui ne supporte pas que les gens puissent profiter des petits bonheurs de la vie. Consacrer du temps à soi, aux siens, aux autres, jardiner, pouvoir aller au restaurant ou en weekend, admirer la mer ou un ciel étoilé.

Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de Français. Soulagement que vous partiez, monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale Betaram qui a mis des générations d'enfants en danger. Soulagement de ne plus avoir comme ministre de l'intérieur un homme qui parle comme pétant de français de papier et qui hurle la baloile. Soulagement que vous emportiez dans votre chute, votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France. Car vous n'êtes pas seulement une imposture mais un danger pour le pays. La violence de votre politique s'abat dès le berceau.

Plus de 2000 enfants naissent, vivent et meurent dans la rue au côté des 350000 sansabris du jamais vu depuis l'après-gerre. Notre taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés d'Europe. La maladie du scorbud que l'on croyait enrayé depuis un siècle atteint aujourd'hui de jeunes enfants. Vous n'avez pas dépensé un centime pour protéger les enfants des violences sexuelles et ce alors que trois enfants par classe seraient victimes d'inceste. Vous n'avez rien fait pour démarchandiser le secteur de la petite enfance. Pire, madame berger a copiné avec les lobis des crèes privées.

Rien non plus pour ces milliers d'enfants en situation de handicap privé de scolarisation à la rentrée, faute d'accompagnatrice. Le macronisme est une fabrique de maltraitance infantile, mais à vous suivre ces enfants-là n'avaient qu'à hériter. C'est ce qu'Emmanuel Macron avait oublié de préciser. Avec vous, l'argent ne ruisselle qu'à la naissance sur les bien nés. Vous avez fait de la France une société de cast archaïque où l'héritage concentre 60 % du patrimoine national. Comme au 19e siècle, les 10 % des plus riches concentrent 80 % des actifs financiers et professionnels. Mais comment vous en vouloir ? Vous en faites partie.

Pour être dans ces gouvernements très courts mais très sélectes, il faut posséder au minimum trois logements. Il faut de préférence être millionnaire comme c'est le cas de 22 de vos ministres qui ont généralement hérité de leur fortune. 104 millions d'euros, c'est le patrimoine cumulé des ministres au pouvoir. La vérité de votre politique se trouve là. Mais vous n'êtes pas les seuls. L'extrême droit de votre assurance vie apprend beaucoup de vous. La Le Pénny qui a refusé par h fois de voter la censure de votre gouvernement et qui a empêché la discussion de la destitution d'Emmanuel Macron. La Le Penny pactise désormais avec les grands patrons.

Elle promet que son programme raciste maintiendra les fondamentaux d'Emmanuel Macron. Voilà que se dessine la ligne de partage dans les grands choix qu'auront à trancher notre pays. Celui que nous proposons est connu. Diplomatie non alignée au service de la paix, relance de l'économie par la consommation populaire. Justice fiscale, nouveaux droit. Investissement dans la bifurcation et l'adaptation écologique. Passage à la 6e République pour mettre un terme au pouvoir d'un seul au détriment de tous.

En face du macronisme à l'extrême droite, tous s'accordent sur la destruction des conquêtes sociales, les politiques climaticides, le statut sur la 5e République, le tout sécuritaire et le consensus islamophobe. L'alliance entre Macronie et le Pénis contre le progrès social humain a trouvé sa synthèse au ministère de l'intérieur. En un an, Bruno Rotaillot aura trouvé plus de temps pour tweeter sur chaque député insoumis que pour réagir au meurtre par l'extrême droite d'Abou Bakar Sissé, de Hem Mirai ou de Jamel Ben Jabala.

Gesticulation introuvable quand il s'agit d'un défilé de néonazie, de l'agression par les fascistes du compagnon d'un député, d'une chasse aux personnes noires en creuse ou encore des 70 féminicides perpétrés sous son mandat. La ruine que vous avez produite n'est pas uniquement économique, elle est aussi morale. À l'international, la voix de la France ne porte plus. France diplomatie a laissé place à France incantation. L'abominable génocide perpétré par l'armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France qui vient encore de livrer des dizaines de millions d'euros d'armes à un état dirigé par des criminels de guerre.

Plus de 600 morts dont un tiers d'enfants, 40000 enfants blessés dont la moitié est handicapée à vie et toujours aucune sanction contre leur bourreau. Soyez humain si vous voulez être original. Plus personne ne l'est, disait le poète Max Jacob. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement un gouvernement qu'il nous faut renverser, mais un monde fondé sur l'inhumanité, la brutalité sociale et l'absence de solidarité. Vos ricanements quand une femme atteinte du cancer vous reproche la loi du plomb, votre morgue, vos calculs byzantin pour vous maintenir coûte que coûte. Les Français n'en peuvent plus.

Monsieur le Premier ministre, personne ne doute que le président fera surgir 1000 avatars pour vous succéder. À messieur d'armanain, le cornu et tous ceux dont les appétits s'aiguisent à mesure que les places dans le radeau se libèrent. Sachez que vous êtes les non génériques d'une politique avec lesquelles les Français veulent rompre. D'ailleurs, les génériques sont généralement moins chers que les originaux. Quant à vous, vous ne valertons solennellement. Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont avec lui. Les insoumis ne se vendront jamais pour une place dans des ministères. Monsieur le Premier ministre, vos passages en force ne passent plus.

Ils atteignent leur apogéné au colonial à l'encontre de nos concitoyens d'outre mer. Le grand nombre s'est mise en mouvement. Rien ne l'arrêtera. Ni le GIGN ou le RA déployé en Guadeloupe, ni la CRS8 envoyé en Martinique, ni encore l'armée en Canaki, Nouvelle-Calédonie. Saccager les conditions de vie de ceux qui souffrent sans qu'ils opposent une résistance, c'est fini. Vous avez raison d'avoir peur. Le dégoût suscité par votre politique s'est donné rendez-vous le 10 septembre. Ce jour agit comme un formidable encouragement à l'action. Le mouvement aura obtenu une victoire avant même son commencement, la chute de votre gouvernement et la défaite de votre budget.

À présent, il ne reste plus beaucoup d'options au force de l'Élysée. Le président ne souhaite pas changer de politique, alors il nous faudra changer de président. Ne lui en déplaise en cette rentrée, la souveraineté populaire revient à la mode. Le dégagisme aussi. Partez aujourd'hui, monsieur Baou. Emmanuel Macron vous suit de près. Le peuple s'impatiente, il a tout un monde à inventer. Je vous remercie madame la présidente Panu. La parole est à présent à monsieur pour les mots de Mathilde Pan surprise qui demande euh le départ de François Baou. Ça, elle devrait l'obtenir. Elle va évidemment avec son groupe voter contre la confiance. Elle demande aussi elle la démission de d'Emmanuel Macron.

Certains demandent la dissolution. Vous avez entendu longuement Marine Le Pen sur ce sujet tout à l'heure et en attendant d'écouter la réponse dans quelques minutes du Premier ministre. Oui, c'est la règle. François Baou viendra répondre à chacun des groupes qui viennent de lui parler pendant près de 2 heures. Bien, on retourne dans l'Assemblée nationale avec Timothé de LEM, salle des quatre colonnes, la fameuse salle des quatre colonnes et vous êtes avec une députée LR. Alors, quel choix ! Parce que Laurent Voquier a dit qu'il n'y avait pas de consigne de vote. Chacun fait ce qui lui plaît pour reprendre la chanson. Absolument.

C'est la liberté de vote he qui a été accordée au députés les républicains. On est justement avec Virginie Dub Müller, député les Républicains de Haute Savoie. Bonjour madame la députée. C'est vrai que parmi les scrutins que l'on regarde de près et bien il y a ce choix des députés LR parce que ça peut nous donner des enseignements également pour la suite. Laurent Voquier donc a dit que vous avez la liberté de vote là où Bruno Rota le président du parti a dit que et bien il fallait plutôt voter cette confiance au gouvernement. Quel est vous votre point de vue ? Pour ma part, je vais voter pour.

Je fais ce choix en responsabilité et pour moi, c'est aussi un choix de cohérence par rapport au programme que les Républicains ont toujours porter en matière de redressement des comptes publics. Je rappelle que François Bairrou a fait un diagnostic lucide, malheureusement, sur l'état de la dette du déficit et que au regard du contexte géopolitique de la guerre commerciale avec les États-Unis, il faut absolument de la stabilité pour notre pays. D'autres députés des Républicains ont eux fait part de leur intention de voter contre la confiance. Vous assumez qu'il y a aujourd'hui deux lignes, vous allez pas voter la même chose en fonction des différents députés des républicains.

Est-ce que ça pose pas un problème ? Alors, c'est pas qu'il y a deux lignes, mais je crois qu'il y a eu un problème de méthode de la part du Premier ministre puisque nous avons découvert, j'ai envie de dire, le détail de son budget juste après la suspension et qui un certain nombre de mesures sur lesquelles nous n'étions pas d'accord. Je pense à la suppression des deux jours fériers sans contrepartie. Il y a eu des allusions par rapport au boomer et nous n'avons pas été associés et nous regrettons évidemment les choix qui ont été faits sans nous concerter. Nous attendions le débat budgétaire pour amender le cas échéant le le budget et il a fait le choix de la confiance.

Donc moi, je comprends le choix de certains de mes collègues qui ont décidé de s'abstenir pour des raisons aussi liées à la sociologie de leur territoire. Mais je crois surtout que sur le fond, nous partageons là aussi le même projet politique et les mêmes propositions pour redresser le pays. En considérant que nous devons bien sûr valoriser le travail et lutter contre l'assistana par exemple, lutter contre la fraude et aller évidemment vers d'autres leviers pour diminuer la dépense et surtout ne pas augmenter les impôts. Alors redresser le le pays, certains ont des propositions très concrètes.

Nous entendions à l'instant dans dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale Mathilde Panot, Marine Le Pen également Éric Siotti. Beaucoup appellent aujourd'hui le président de la République à dissoudre l'Assemblée nationale face à un émissy qui serait devenu ingouvernable. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez que finalement cette dissolution, elle finira bien par devenir inéluctable ? C'est en tout cas ce que certains affirment. Moi, je crois que ce serait la politique du pire. Certains sondages ditent que nous aurions bonhomme mal la même configuration de l'hémicycle. Peut-être que le RN aurait davantage de députés mais avec une majorité relative.

Donc tant que personne n'a une majorité absolue, on ne résout rien. Et à mon sens, il faut que nous arrivions à travailler ensemble, à trouver des compromis dans l'intérêt du pays. Moi, c'est vraiment ce qui me préoccupe aujourd'hui. On ressent une morosité chez les consommateurs au sein des entreprises et ils veulent de la stabilité, de la lisibilité. Et moi, je regrette vraiment ceux qui jouent la politique du pire qui pensent à eux-mêmes plutôt qu'à l'intérêt du pays. Un moment où le le sort du gouvernement de François Ber lui est est quasiment scellé, même si certains et c'est votre cas allit voter pour la la confiance.

Quel est votre regard sur l'identité, sur le profil de celui ou de celle qui doit lui succéder à à Matin ? Est-ce que vous appelez aujourd'hui clairement Emmanuel Macron à nommer un premier ministre issu du des rangs des Républiques ? Je pense qu'il faut déjà un premier ministre politique au regard de la configuration dans l'hémicycles. Il faut quelqu'un qui perçoiv ce qui s'y passe, qui connaissent les arcanes et les rouages de l'intérieur. Et euh évidemment, je souhaite qu'il y ait une politique de droite qui soit menée. On voit bien que c'est ce que les Français attendent en matière de sécurité, en matière de lutte contre l'immigration, en matière de redressement des comptes publics.

Il y a une vraie attente de la part de nos compatriotes pour que la politique de droite soit préservée. Je pense qu'on peut faire des gestes aussi à la à l'endroit de la gauche pour évidemment parvenir à un consensus, mais je crois qu'il faut garder l'essentiel surtout dans le contexte international que nous vivons. C'est quoi qu'il en soit un moment historique que nous que nous vivons que nous allons vivre parce que le gouvernement et bien ce soir va tomber et François Berou s'apprête à prendre la parole pour la deuxième fois de l'après-midi dans d'ici quelques minutes. Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ? Qu'est-ce que vous diriez si vous étiez à sa place à François Berou ?

Bien, écoutez, il a tenté de faire des propositions. Il a tenté en tant que premier ministre évidemment de gérer les choses pendant plusieurs mois mais je regrette malheureusement sa méthode qui a peut-être manqué de concertation pour essayer d'embarquer les parties en amont plutôt que de nous présenter déjà le projet projet qui a fait juste avant l'été. Euh je pense que la méthode aurait pu euh voilà nous accorder davantage de collégialité et peut-être que nous ne serions pas parvenus à ce résultat et y compris chez les députés LR si euh il nous avaient entendu notamment sur les de jours fériers.

François Berot qui se présente donc euh devant les les députés de Je ne répondrai pas aux propos insultants comme je me suis efforcé à la tribune de ne pas prendre à partie les uns ni les autres parce que le moment que nous vivons est à mes yeux assez important. non pas du tout pour le Premier ministre, non pas du tout pour le gouvernement, mais il est important pour le Parlement et il est important pour le regard que les Français portent sur le Parlement. Je suis frappé par les messages que nous tous nous recevons d'une minute à l'autre et ces messages sont des messages profondément heurtés par la violence des propos. Et c'est le cas exactement pour l'ensemble de la vie politique.

Je trouve que si nous pouvons par notre attitude essayer de de sortir de cette image de de cette image de violence et de mépris, nous rendrions service à la démocratie que nous défendons. La première chose, je voudrais dire une deuxième chose parce que je n'ai pas cité à la tribune les membres du gouvernement, mais je veux simplement leur dire à chacune et chacun d'entre eux que ces 9 mois ont été pour le Premier ministre euh des mois de de profond bonheur.

parce que nous avons réussi contre tous les prs à former une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourds, beaucoup de solidarité, beaucoup d'amitié et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension pendant les 9 mois que nous avons vécu ensemble et c'est pas si facile. si l'on voit la diversité des sensibilités qui étaient représentées dans le gouvernement et la force des personnalités qui les portaient. J'ai je trouve que on a montré une image républicaine honorable et active. Et donc de ce point de vue-là, je voulais au nom du gouvernement remercier l'Assemblée nationale et en tant que premier ministre remercier les membres du gouvernement.

C'était la deuxième chose que je voulais dire. La troisème chose, il n'y avait qu'une question posée aujourd'hui. Est-ce que vraiment la situation du pays pouvait s'accommoder de divisions supplémentaires, de retards supplémentaires, de procrastination supplémentaire ? Bien ce que la situation du pays exigeait qu'on prenne acte de la gravité et de l'urgence des choses. On sait bien le résultat qui va être acquis, mais il ne sera pas acquis aujourd'hui.

qui sera acquis dans les semaines et les mois qui viennent au vu de l'évolution qui va être subi par notre pays si les choses ne tournent pas comme nous le voudrions et du jugement qui va être porté sur la lucidité de la classe politique française sur sa capacité à relever les défis et à provoquer ou à former une unité au service du pays. Je suis très heureux que nous ayons pu défendre au moins une vision qui est celle-ci. Un pays ne peut pasner son indépendance et sa souveraineté pas plus sur le plan militaire que sur le plan financier. Nous ne pouvons pas accepter la soumission à des dominants et pas la soumission non plus à nos créanciers.

Nous sommes responsables de l'avenir et notamment de l'avenir des plus jeunes avoir défendu pendant ces 9 mois cette vision et à la tribune cette volonté. Pour nous tous, c'était euh un c'était un moment de vérité. Ce moment de vérité ne s'effacera pas. Un vote n'efface pas la réalité. Et c'est ce que nous avons ensemble tenté de reconstruire. C'est très important pour l'avenir et je suis heureux que nous les que nous ayons pu partager ce moment. Merci. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Mes chers collègues, le Premier ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement. Je vais mettre en voie l'approbation de sa déclaration de politique générale.

Le vote se déroulera dans les salles voisines de la salle de séance. Les bulletins de vote ont été placés dans vos pupitres. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Il est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 18h50. La séance est suspendue. Voilà, la séance est suspendue et donc je lui dis trop bonjour. Bonjour Tibo. Grand reporter au Figaro magazine. On attend. C'est un moment important maintenant. Euh on a à peu près saisi ce qui va se passer. Les députés vont aller dans une salle, vont déposer un bulletin d'orne. On fait ça à l'ancienne si j'ose dire. Et quoi ? Dans une demi-heure, on aura le résultat de ce vote de confiance. Oui, c'est ça.

Le scrutin sera clos dans une demi-heure via d'annoncer Y Bron Pivet. Et ce qui est notable, c'est que François Bairou euh répondant euh aux différents discours d'explication de vote des groupes de l'Assemblée nationale a en fait anticipé son discours d'adieu. Il a même dit euh on sait bien le résultat qui sera à acquis euh en parlant à la fois du résultat du vote sur sa déclaration de politique générale et puis de ce qui va se passer ensuite et qu'il présente comme un test pour la France. Bon euh on ira dans un instant à l'Assemblée nationale où Carles Méus et Vincent Roseron vou nous faire vivre les derniers moments nous expliquer comment tout cela fonctionne.

Je dit un retour sur ce qu'on a vu tout l'après-midi. Ça a commencé à 15h tout à l'heure 3h20 pour l'ensemble des prises de parole. Comment vous l'avez senti d'abord François Barou sur son discours de politique générale au tout début ? Il nous a fait ce qu'il a fait depuis 4 5 mois là. Il a fait un constat surtout et à très haute dose depuis 4 5 jours depuis qu'il a annoncé qu'il allait solliciter la confiance euh de l'Assemblée nationale. Euh en fait c'était presque un discours pour mémoire. Oui. Vous trouvez ? Oui. Complètement résigné au sort qu'il attend. euh ne n'en ne démordant pas de ses convictions euh qu'il était euh courageux, nécessaire, euh utile et compréhensible.

euh de demander la confiance à une assemblée dont il savait qu'elle lui était euh majoritairement euh hostile. Euh voilà, c'est je persiste et je signe. Euh et ce sera gravé dans les livres d'histoire ou pas étant donné euh la brièveté de son séjour à Matinu. Bon ça c'était pour le discours de de François Bairou qui a dit on retiendra sans doute cela. Euh vous pouvez renforser un renverser un gouvernement, vous ne pouvez pas euh effacer le réel. Effacer le réel. Voilà ce qu'il a dit. C'est vrai que c'est pas une intéressant comme phrase mais bon c'est pas sûr que ça suffise d' certain que ça ne suffise pas à retourner l'Assemblée nationale.

Il y a eu ensuite des discours, des discours intéressants parce qu'on a vu toutes les tendances et toutes les envies s'exprimer. On va le faire dans l'ordre. Je vous propose de commencer donc par Boris Valot. Ça c'était le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Deux choses très intéressantes. D'abord la violence de son propos contre François Baou. Alors qu'on sait que pour que François Baou réussisse son passage à Maton, il avait besoin des socialistes. Visiblement, il s'est complètement raté sur ce point. Et ensuite, c'était un discours 5 minutes programmatique. C'est à nous maintenant. C'est à nous les socialistes de travail. Oui.

Conclu conclu par une adresse à Emmanuel Macron, nous sommes prêts qu'il vienne nous chercher. Oui. Euh mais dit sur un temps de menace un peu d'ailleurs ça rappelait le ton qu'avait employé le président lui-même, rappelez-vous en pleine affaire. Oui. Je sais bien l'affaire Benala. Oui, il était à la maison de la de l'Amérique latine et devant les députés de son camp, il avait dit s'ils ont un problème, qu'ils viennent me chercher. Oui, c'est ça. Euh oui, vous dites c'est raté pour la tentative de séduire tout toute partie des 66 députés socialistes. C'était pas le but. Ah bon ? Non. Non.

Alors, attendez, depuis depuis que François Baïou est là, on sait qu'il a plus ou moins besoin des socialistes pour avancer puisque c'est Oui, mais voilà, c'est derrière nous. Oui oui c'est vrai c'est vraage tourné mais on voit bien qu'il en était extrêmement loin de les avoir dans son camp extrêmement loin. Et la violence dont vous parlez qui est réelle du discours de de Boris Vallot répond à ça au fait que François Baou a acté les choses et ne se ne n'a plus le moindre espoir de raller des voix socialistes. Mais bon, j'ai trouvé le vous parliez des ambitions au début, j'ai trouvé le discours de Boris Vallot, le peuple nous attend.

Les classes populaires, il a dit exactement, les classes populaires nous attendent. Vous avez vu vous les les électeurs de des classes populaires s'exprimer massivement en faveur du Parti socialiste ? Ça fait un moment que c'est parce que moi non. Oui oui si ça ça a dû être le cas à une époque ça allait beaucoup moins.

Je pense que vous n'étiez pas né moi voilà pour pour ce qu'a dit Boriso qui a donc oui cette partie programmatique c'est intéressant vous croyez qu' parce qu'il dit c'est à nous maintenant c'est à la gauche de gouverner il le dit très clairement dans ces termes nous proposons un autre chemin vous croyez qu'il en a vraiment envie de se retrouver à Maton au vu de la situation alors qu'il sait bien que il n'y a pas de majorité pour les socialistes pas pas plus que pour les autres je crois qu'Olivier est fort en a très très envie il nous a fait un syndrome luc Castet le premier secrétaire du P Casté Cast il nous a fait un syndrome Casté.

absolument que ce soit son tour, son heure de gloire pour appliquer un programme qui en tout cas pour ce que ce qu'on en a vu est une copie un peu palote des principales orientations de LI sur à peu près tous les domaines. Voilà, on a parlé du premier discours après celui de François Baou, c'était celui de Boris Vallot le socialiste.

dit on va continuer à érainer ces discours parce que c'était très intéressant mais d'abord on fait un point un point d'étape à l'Assemblée nationale salle des quatre colonnes me semble-t-il avec Vincent Roseron qui avec monsieur monsieur assemblée nationale pour le pour le Figaro c'est Wally Bordas Wali et Vincent un bilan qu'est-ce que vous en tirez vous de ces 3 heures de discours et Wali j'aimerais savoir vous étiez assis en tribune à côté de Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella ? Bonjour à tous.

Ah non, les journalistes, on est on est un petit peu plus haut mais effectivement, on était juste au-dessus de de Jean-Luc Mélenchon et et Marine Tondelier et exactement qui sont dans les tribunes visiteurs et en l'occurrence Mélenchon dans ce qu'on appelle le cimetière qui est réservé aux anciens aux anciens parlementaires. Et concernant votre question sur les sur ce qui a pu se passer, moi j'ai l'impression qu'il y a quand même pas eu énormément de surprise que chacun a joué sa partition. Vous parliez, je vous entendais parler de Boris Vallot qui a été effectivement très offensif comme le reste de la gauche, ce à quoi on on pouvait s'attendre.

Euh le RN a également par la voix de Marine Le Pen rappelé un petit peu le message de ces derniers jours, c'est-à-dire retour aux urnes, dissolution et euh un petit peu sans sans le dire clairement mais voir des missions du président de la République. Donc voilà, j'ai l'impression que ça a été euh une partition où chacun a joué a joué sa formule, à essayer de de de marquer des points sans trop de surprise. Ouis. Je dis tiens une question à Wali Borda. Je sais que vous aimez bien vous ces petites ce qui peut se passer l'atmosphère parce que nous on est en plateau mais on arrive pas à savoir forcément ce qui se passe et s'il y a des tensions ou non ou si tout se fait très naturellement.

Euh on a eu quand même l'impression mais bon comme dit Thbao de loin euh de pas mal de chau au moment du discours de de François Bairou. Est-ce que est-ce que c'est une impression erronée ? Euh alors oui et non j'ai l'impression Oui, voilà, c'est c'est ce que j'allais vous dire. Depuis 2022 maintenant on a quand même énormément de chau à l'assemblée et j'ai trouvé que c'était peut-être un peu plus calme que d'habitude.

un peu un peu sur le même sur le même ton que la censure de Michel Barnier, c'est-à-dire la majorité des groupes étaient assez respectueux, hormis effectivement les insoumis qui comme souvent ont un peu vosciféré, crié mais sans en faire des tonnes comme ça peut être le cas habituellement. Euh et concernant le reste de la gauche, justement ça peut être un point important euh à noter. Euh les socialistes se sont montrés très calmes, euh très réservé euh bien plus que ils ne peuvent l'être d'habitude euh et j'ai l'impression euh qu'il y a eu des consignes.

Effectivement, soyons soyons assez offensifs dans le discours, ce qu'a été Boris Valot, mais soyons beaucoup plus respectueux dans la posture parce que après il y a peut-être autre chose d'autre. Il y a il y a Matignon qui se joue. Wali question parce que on parle souvent d'une très grande violence dans les mots à l'assemblée. On a bien compris qu'il y avait des haines cuites et recuites. Est-ce qu'il peut y avoir une forme de tension dans les couloirs derrière ? Comment ça se passe ?

Est-ce que après ça devient ça reste très républicain ou non, ça peut être être chaud parfois parce que lorsqu'on voit ce qu' se disent à l'assemblée, ce qui se mettent dans la figure, pardon, on se demande ce qui peut se passer derrière. Écoutez, franchement, ça dépend des fois et en ce moment, je dois dire que en dépit du climat politique qui est très difficile, il y a un respect mutuel qui pourrait être assez surprenant de vu de l'extérieur. Je un un simple petit exemple que j'ai observé tout à l'heure dans l'hémissique juste avant la prise de parole de François Bairou.

Un échange entre Rachid Adati, la ministre de la culture et candidate LR pour la mairie de Paris avec Emmanuel Grégoire, le socialiste également candidat pour la mairie de Paris et je les voyais tous les deux se se taquiner comme deux vieux copains alors que en fait par plateau de télévision interposé, ils sont en train de de se pourrir continuellement. est en train de se passer là en ce moment à l'Assemblée nationale. Il y a plus personne dans l'hémicycle. Les députés vont où ? Ils font quoi ? Et ça va se passer comment dans les minutes qui viennent. Et Wali, je voudrais que vous nous expliquiez comment se déroule le vote. C'est on attend la majorité des suffrages exprimés. C'est ça.

Ouais, exactement. Les députés sont en train de de voter là juste derrière nous, derrière les portes que vous voyez. Il y a des salons attenants à l'hémicycle de l'Assemblée nationale et donc il y a des urnes dans dans lesquelles les députés vont déposer un bulletin avec soit marqué oui pour la confiance, soit marqué non ou soit abstention. Des bulletins qui seront à leur nom, donc on saura qui a voté quoi. Et le dépouillement se déroulera dans dans quelques minutes lorsque tous les députés auront terminé de voter et on aura le verdictle aux alentours de de voilà de 19h un peu avant peut-être. Oui. D'accord. Et ben merci merci Wally.

Tiens, j'aime bien savoir, vous allez écrire des papiers pour pour le Figaro demain. Qu'est-ce que vous allez nous raconter ? Qu'est-ce qui a retenu particulièrement votre attention à vous aujourd'hui ? Bon, il y a ce qu'on a vu et il y a ce que vous vous avez ressenti. Qu'est-ce qu'on va pouvoir lire demain dans le journal ? Bah, écoutez, c'est un petit peu ce que ce que je vous ai dit de depuis tout à l'heure.

Moi, j'ai j'ai vu j'ai vu des oppositions à l'offensive et particulièrement des insoumis et euh et du côté du Rassemblement national, j'ai vu une majorité au contraire, enfin un socle commun, une majorité un peu relative sur la défensive avec un un Laurent Voquier expliquant pourquoi le gouvernement parfait n'existe pas dans la situation politique actuelle. Gabriel Atal rivalisant de formules pour essayer de de faire mouche. Un François Bairou se défendant en évoquant évidemment la situation économique et les difficultés qu'il peut y avoir dans le moment. Euh voilà ce que je vais raconter demain.

En terme d'ambiance, voilà, je comment dire, il y a il y a pas trop de surprise, c'est plutôt calme. Un peu de chalu effectivement du côté des insoumis. Et et sinon une chute de gouvernement à à venir qui qui était attendue et et surtout moi depuis le début de la journée, ce qui m'a marqué c'est qu'en fait personne ne parle du vote d'aujourd'hui mais tout le monde parle de la suite. Disolution, nouveau premier ministre, on est déjà dans l'après en fait. Oui, ça rejoint la question que j'allais vous poser. Nous ici, on a l'impression que les jeux sont faits. Il semblerait que ce soit aussi la pression dominante à l'Assemblée nationale. Il y a il y a plus d'enjeux dans ce dans ce vote.

Est-ce que c'est vrai pour tous les groupes ? et je pense notamment au groupe les républicains. Bah voilà, c'est vous vous venez un peu de de résumer parfaitement la chose. C'est le le seul groupe, le groupe LR pour lequel il y a un petit suspense et pour lequel effectivement on va regarder avec attention ce qui va se passer. euh voilà qui va voter pour, qui va voter contre, qui va s'abstenir. Je parlais avec un cadre du groupe LR tout à l'heure qui me disait que ce serait probablement a priori moitié moitié moitié pour et moitié contre et abstention.

En fonction des contes, de l'ampleur des contres et de l'ampleur de l'abstention, il y aura peut-être des discussions un peu un peu tendues avec leurs leurs alliés du du bloc central. Mais on a vu, cela dit, on a on il y a déjà une une macroniste Violette Spielboot euh qui était membre présidente enfin courrapporteur de la commission d'enquête sur les violences scolaires qui a annoncé qu'elle s'abstiendrait sur la confiance à François Beou. Donc c'est déjà un signe que même au sein des troupes macronistes originelles, tout le monde ne votera pas la confiance. Merci beaucoup. Merci messieurs. Merci Wali Banda, merci Vincent Roseron.

On est dans un instant, j'imagine avec Carl Mais qui est toujours dans les parages, dites un instant, on écoute si vous le voulez bien Jean-Philippe Tanguy, vous savez ça des quatre colonnes vient face à la presse et on l'écoute le député du rassemblement national régalen de manière générale. Donc en fait si vous voulez le monsieur Berou s'est trouvé confronté à la passe de propre système qu'il incarne et donc on se demande bien pourquoi il a provoqué cette crise politique.

Sinon, paradoxalement, pour révéler à quel point le socialisme et l'UMPS avant lui sont responsables de la faille de la France et à quel point Marine Le Pen est la seule vraie alternance possible avec Jordan Bardella comme elle a très bien démontré. Madame pour aller pendant les municipal gênant. Bon, écoutez, non, ce n'est pas gênant. Ce qui compte, c'est que Marine Le Pen puisse démontrer son innocence. après personne une fois de plus malheureusement ne sera désormais dupe de voir à quel point un certain nombre de magistrats confondent les procès politiques et les dates de ces procès politiques avec les échéances politiques.

Donc maintenant même les élections municipales et peut-être une dissolution tardive seront mêlé comment dire à à cette histoire qui n'a ni que ni tête. On est aussi nombreux pour si peu. Presque déçu. [Musique] Oui, je pense. Euh Roman Rivro, il m'entend ? Oui. Non. Oui, on est à l'antenne. Romain Rivot en régie. Parfait. Jean-Filip T il est drôle hein. Oui, il est assez drôle. Il était déçu de recevoir si peu de questions. On a écouté donc Wally qui nous a expliqué les dessous.

et puis qui nous donnait une information intéressante, Violette Spilbou euh député du Nord donc euh s'abstient et là on y voit l'ombre portée des élections municipales en marche en mars prochain puisque Violette Spinbou, elle va briger la mairie de Lille. Et c'est pour ça que contrairement à ce que voulait Gabrielle Atal, elle n'a pas voté la confiance. Ça rend dit long euh sur sur ce les aspirations de l'électorat que vous me dites Jud c'est que il y a bon de toute façon François Baou tombe. Il y a tout un tas de députés Oui, là on a compris il y a tout un tas de députés qui a priori auraient plutôt voté la confiance parce qu'ils sont plutôt dans son camp.

Il voit bien que là c'est pas possible et qu'ils vont se faire reprendre par le colback par leurs électeurs à la prochaine dissolution pour les députés ou au municipal par leur camp de là c'est le cas debout en a plein qui disent bon il est foutu je vais pas tomber avec lui quoi. Le pays le rejette je veux pas tomber avec lui. Voilà d'accord je comprends alors ça risque de devenir encore plus difficile pour François Baou.

On a parlé donc Judit, je voulais qu'on fasse le fil de la de l'après-midi du discours de François Baou Boris Valot commencé à l'évoquer à Qualis c'est ensuite Laurent Voquet qui a pris la parole Laurent Voquier pas de consigne de vote les républicains ne prennent pas de risque là non plus et ça rejoint peut-être ce qu'on vient de se dire exactement avec un problème particulier chez les Républicains. Très longtemps, l'électorat des Républicains est resté légitimiste par rapport à Emmanuel Macron et puis la demande de son départ a commencé à monter monter monter chez les électeurs de droite.

Donc non seulement le renvoquier était obligé enfin était obligé non je retire était obligé pour leur invoquer. C'était difficile de donner une consigne de vote sans risquer d'être désavoué par une partie du groupe, mais surtout sans risquer d'être désavoué par une partie de l'électorat des Républicains. Euh, est-ce que Bruno Retaillot et le voquer sont d'accord ? Non. Bah non. Non, non, non, non. Il y en a quand même qui reste dans la cohérence de son appartenance au gouvernement. Ça aurait été quand même assez coc. Voilà. assez cocass que Bruno Rotaillot appelle à voter contre un gouvernement dont il est un des ministres clés.

Personne n'aurait compris mais en fait cet antagonisme existe depuis le début sauf qu'on voit à peu près clairement ce qui anime Bruno Rotaillot. C'est beaucoup plus difficile euh s'agit de le renvoquer, y compris euh quand il a il a été question la participation de Bruno Rota au gouvernement. Alors envoqué, on savait pas si il aurait voulu la place pour lui-même, une place pour lui-même ou s'il était contre la participation euh de Bruno Rotaillot par principe parce qu'il était contre la participation de ministre de droite. Rota n'est pas le seul. Il y a aussi Annie Genèv par exemple ministre de l'agriculture, voilà, et qui occupe un poste important euh à la tête de de l'appareil du parti.

Donc on sent le renvoqué très très embarrassé au moment de tenir un discours clair et d'ailleurs son discours ne brillait pas euh par sa clarté sur la partie purement stratégique et politique. Et ben on va y revenir mais d'abord on retourne à l'Assemblée nationale avec Timothé de LEM. Je crois comprendre que vous êtes avec Hugo Bernalicis de la France insoumise. Bon, du côté des insoumis, pas trop de surprise mais ce qui m'intéresse, c'est que eux demandent, ça c'est un point qu'on abordera à Judith, immédiatement la démission du président. C'est bien ça Timothé ? Oui, c'est exactement cela Thbo. C'est ce que nous étions d'ailleurs en train de nous dire.

Il y a pas vraiment de surprise sur ce que vous allez voter dans quelques instants, dans une petite dizaine de minutes maintenant. Euh ce qui est important, c'est ce que disait tout à l'heure Mathilde Panot à la tribune de l'Assemblée nationale. Elle appelle carrément à la démission de d'Emmanuel Macron. Euh c'est la position officielle de la France insise aujourd'hui. Oui. Démission ou destin destitution parce qu'il y a la voie officielle institutionnelle hein, qui est la destitution qui est possible mais il faut que les une majorité des des organisations politiques et les 3/5è du parlement puissent l'accepter et sinon de démissionner de lui-même.

En tout cas en fait ce qu'on a envie de dire c'est qu'aujourd'hui le point de blocage le point central du blocage du pays il s'appelle Emmanuel Macron. Et c'est un constat qui est pas juste partagé par les insoumis. J'ai entendu des voix à droite, au centre, un peu partout s'exprimer en disant bah peut-être que le problème c'est Emmanuel Macron. Alors nous ce que beaucoup de de députés nous ont dit aujourd'hui, c'est justement cette cette importance de la stabilité et la raison pour laquelle beaucoup de de députés ont décidé de de voter la la confiance notamment chez chez les Républicains. Vous assumez aujourd'hui de jouer cette carte peut-être celle du chaos à la France insoumise.

On veut vraiment pousser Emmanuel Macron envers la sortie. Alors évidemment, je ne vais pas vous répondre "Bonjour, je suis pour le chaos" et et les autres sont pour l'ordre. Vous voulez renverser la table ? Non. Oui, bien sûr, mais ça n'a pas de sens. Mais par contre, ce que je veux vous dire, c'est que la stabilité qui est avancée, qui a été avancée la fois dernière déjà hein pour nous contraindre à voter un budget, le fait que les socialistes n'aient pas voté la censure, c'était le même les mêmes arguments qui étaient mis sur la table. Et ben regardez ce qu' a produit un an de stabilité de la part de ce gouvernement.

Une dette plus importante de plus en plus de gens qui rentrent dans la la pauvreté, des emplois des créations d'emplois qui sont en berne, des industries qui ferment et qui s'en vont. Donc si c'est ça la stabilité, je n'en veux pas. La réalité c'est que les choses sont complètement inversées. Ce qu'on a besoin effectivement c'est de retrouver une stabilité. pour retrouver une stabilité, il faut qu'il y ait de la justice fiscale, de la justice sociale dans ce pays. Ce que se refuser à faire François Berou et ce et ce que ne veut pas faire Emmanuel Macron, il ne veut pas nommer un gouvernement qui rétablisse un minimum de justice fiscale et de justice sociale.

Donc à partir de là, vous n'aurez que de l'instabilité et du désordre dans le pays. Quand bien même vous aurez des par de façade, je veux dire, des institutions qui fonctionnent régulièrement. C'est pas ça le sujet encore une fois, c'est que les gens puissent retrouver eux de la stabilité dans leur quotidien. C'est ça le sujet. Et pour ça, vraiment on a besoin d'un d'un changement de cap politique. Alors, un changement de cap justement, par quoi cela passe-t-il ? On va essayer de de se projeter un petit peu parce que on a entendu les hypothèses euh fleurir ces derniers jours, notamment d'un premier ministre issu du PS euh peut-être ensuite après issu DLR.

L'hypothèse LFI, elle est pas extrêmement euh relayée dans les médias. On a l'impression que vous êtes un petit peu issolé parce que finalement les socialistes sont prêts à gouverner sans vous. Vous vous dites bah nous on censurerait un éventuel gouvernement socialiste. Est-ce que vous êtes pas un petit peu seul aujourd'hui finalement à la France insoumise ? On est on est quand même nombreux à être seul parce que j'ai l'impression que euh dans les sondages d'opinion que vous-même commandez, vous vous rendez bien compte qu'il y a une très large majorité de Français euh qui sont pour la démission d'institution d'Emmanuel Macron. Donc on est seul avec une majorité de Français.

Moi ça me va parfaitement comme solitude et et c'est bien ça le sujet, c'est qu'aujourd'hui il y a il y a un divorce complètement total entre ceux qui gouvernent et ce que désirent les Français et les Français. Or en démocratie, vous êtes bien d'accord avec moi que c'est la souveraineté du peuple qui doit s'exprimer et être représenté. C'est pourquoi on en vient à la conclusion simple et logique qu'il faut une démission ou une destitution d'Emmanuel Macron qu'il faut se passer d'Emmanuel Macron pour reclarifier la situation politique. Voilà. tout le reste.

Tout le reste mais ça va vous tenir en haleine pendant des semaines et tant mieux pour vous, ça vous fera du travail journalistiquement parlant, mais vous allez avoir les combines, les magouilles, les hypothèses de et oui et celui-là avec celui-là et ça fait combien de si à l'assemblée si ceuxl s'abstiennent, est-ce que ça passe ? C'est pas ça qu'il faut pour le pays. C'est pas votre souhait, votre stratégie aujourd'hui, ça n'est pas d'envoyer un premier ministre du Nouveau Front populaire ou en tout cas de la France insoumise à à Matignon, c'est vraiment la démission ou la destitution d'Emmanuel Macron.

Mais oui, c'est parce que c'est le problème parce que pour qu'un gouvernement du nouveau Front populaire fonctionne, il faudrait déjà le nommer sur cette base programmatique là. Ce que ne veut pas faire Emmanuel Macron, ce que ne souhaite pas faire non plus Olivier Fort de de ce que je comprends de ces déclarations et que les macronistes au nom de la stabilité ne s'en pas ce gouvernement et qu'on fasse bien un programme qui était celui pour lequel on a été élu en juillet en juillet il y a un an maintenant. Donc si c'est pas ça que toutes les autres combinaisons ne fonctionneront pas. Voilà, très clairement.

Et donc le meilleur moyen de clarifier, vous êtes d'accord avec moi que le meilleur moyen clarifier tout ça, c'est une élection et une élection présidentielle et pas juste législative ? Parce que si on fait une dissolution mais qu' a toujours Emmanuel Macron, vous avez toujours le même problème de qui choisit le gouvernement et qui nomme le gouvernement. Ce président de la République qui est complètement dans une impasse. Merci Hurgo Banalis. Merci beaucoup député la France insoumise du nord alors que les votes ici sont en train de se poursuivre. C'est d'ailleurs votre tour, je crois, d'ici quelques quelques instants et nous aurons bientôt bientôt le résultat de ce vote de confiance.

Donc convoqué ici aujourd'hui par François Berou à l'Assemblée nationale. Merci d'avoir posé cette question gouvernalicis Judithe, on a parlé donc de la position des socialistes. Oui. Ah vous voulez Oui. On revient quand même quelques instants sur ce qu'a dit Hugo Bernalis. Bien sûr, j'allais y venir. Allez-y, allez-y, allez-y. Il il a raison de dire que la France Soumise n'est pas la seule à souhaiter le départ d'Emmanuel Macron. D'ailleurs euh Marine Le Pen en a parlé euh dans son discours mais en insistant bien sur le fait qu'elle était respectueuse des institution. Mathilde de Panot, elle qui s'est exprimée pour la France assoumise a parlé du forcené de l'Élysée.

Vous voyez la différence ? Il y a une nuance évidemment. Euh voulez que vous échangiez avec votre collègue de bureau, ils vous ils sont à côté tous les deux. Fau de magazine au 4e étage. Carl Méus est avec Vincent Roseron à l'Assemblée nationale. Alors, on a parlé de du Parti socialiste euh qui euh eux veulent prendre le pouvoir classiquement, ils veulent être nommés. Voilà, eux c'est leur demande. Les Républicains ne savent pas trop sur quel pied danser. Euh bon, vous faites un peu ce que vous voulez puis nous on veut surtout pas prendre de coups avant les municipales et potentiellement la présidentielle derrière.

Euh, on a écouté donc Hugo Bernalis, la France insoumise dans la suite de Mathilde Panot qui elle demande la destitution ou la démission du président de la République et il y a la 4e voix Marine Le Pen. Elle elle non elle demande pas le pouvoir, elle demande pas la démission du président. Elle dit que ce serait souhaitable mais que elle est respectue des pouvoir d'une autre manière. Elle veut que le président dissolve l'Assemblée nationale pour gagner une majorité et que le Rassemblement national gouverne. Chacun sa position, chacun son envie. On a bien s'il a une majorité absolue, vous avez vu elle a quand même posé une condition. Tout à fait.

Mais ce qui veut bien dire que ce qu'on a vu cet après-midi c'était pas pour ou contre François Baou. Ça on a compris. Non, ça s'est plié. Apparemment, c'est la suite. Tous se concentrent sur la suite. Oui, mais y compris d'ailleurs pour les Républicains, c'est extrêmement intéressant parce que la vraie dissention, elle n'est pas tant sur le vote de la confiance ou le refus de la confiance à François Bairou. Elle est sur la suite. Elle est sur le fameux nini, le la nouvelle version du nini énoncée par Laurent Voquier.

alors qui là a été incomprise et a semé un vrai trouble quand il a expliqué et il l'a relé dans son discours qu'il faudrait d'abord quel que soit le nouveau gouvernement s'asseoir autour de la table et discuter qu'il n'y aurait pas de de censure a priori d'un gouvernement socialiste ni d'un gouvernement erenne et ça vraiment ça ça a jeté beaucoup de troubles dans les dans les troupes et chez les élus. Carl euh vous en pensez quoi vous aussi ? Vous avez vu chacun jouer sa partition cet après-midi et profiter de cette tribune à l'Assemblée nationale euh parce que d'habitude les Français, je suis pas sûr qu'ils suivent particulièrement ce qui se passe dans l'hémicycle.

Là c'était euh une belle occasion de faire la promotion de ses idées et de ses envies, non Carl ? Oui oui, exactement. Euh c'était le l'occasion parce qu'il y a toutes les caméras, j'allais dire du monde entier, c'est possible parce qu'on a vu vraiment des caméras du Moyen-Orient aussi qui était là d'Allemagne, tu vous l'aviez dit et évidemment toutes les caméras et radio françaises. Pour revenir sur ce que disait Judith, c'est tout à fait vrai. Marine Le Pen a fait quoi ? 3 minutes de son discours sur François Baou qu'elle a expédié. Le reste de son discours c'était sur la dissolution en mettant ces deux règles euh d'avertissement à Emmanuel Macron.

Un, il faut qu'elle ait la majorité absolue pour gouverner. Et de elle a mis en garde Emmuel Macron. Ne vous occupez pas de cette campagne. Restez en retrait parce que si je vous emmêler et que vous n'avez pas la majorité, elle a pas complètement terminé sa phrase, mais on voit bien ce que ça veut dire derrière. c'est que derrière ils appelleront à la démission d'Emmanuel Macron euh un peu comme on disait euh au tout début de la 3e République, il faut se soumettre ou se démettre. Oui. Euh mais ce qui veut dire bien clair là Judith Carl si Emmanuel Macron écoute Marine Le Pen, Marine Le Pen n'est plus députée hein, elle n'a pas le droit de se représenter, on est bien d'accord.

Je dis ça ça on sait pas. Oui, bah si on sait là pour l'instant elle est inéligible pour l'instant. Bah tout le paris de Marine Le Pen, c'est cette fameuse décision du Conseil constitutionnel qui dit que euh la sanction doit être proportionnée au sens où elle ne doit pas interférer dans la vie politique de façon exagérée, hein. C'est c'est euh la fameuse décision rendue à propos de d'un élu qu' n'avait rien à voir à Mayotte. Donc tout ce qu'elle espère, c'est que euh les juges euh trouveront que ce serait exagéré et que ce serait interférer euh trop dans la vie politique que de lui interdire de briguer. Elle elle a encore cet espoir-là, elle y croit vraiment.

Carl Marine Le Pen a un espoir, pourquoi pas de rester député. Puis de toute façon, même si elle n'est pas elle ne peut pas se représenter, ça peut être une formidable option pour promouvoir les capacités du Rassemblement national à gouverner ou être la tête de l'État. Non. Oui, bien sûr.

Mais c'est exactement ce qu'a dit Judith Marine Le Pen veut prendre à témoin l'opinion publique en forçant les juges à prendre position, les juges constitutionnels en disant "Bah alors attention, nous sommes le premier parti de France, il y a des élections législatives, je me présente et et vous allez nous empêcher moi, de me présenter le RN de gouverner." Et ce qu'elle espère aussi, c'est que la décision, cette question de constitutionnelle de priorité euh devrait lui permettre après de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. C'est tout ça l'enjeu en tout cas pour elle.

Et c'est là où quand elle dit que ce n'est pas pour son intérêt personnel qu'elle a prise ce revirement de situation par rapport à ce que fait le RN, il y a quand même un élément personnel qui joue même si c'est pas le forcément l'essentiel de la stratégie. Carl Vincent, restez avec nous. On va demander ce qu'en pense une députée macroniste Timothé de LEM. Alors, est-ce que Manuel Macron doit démissionner ou dissoudre ? Bon, démissionner, j'imagine qu'elle dira non. Dissoudre, pourquoi pas ? Peut-être qu'il sera obligé d'évenir le président de la République.

Et bien ici, évidemment, c'est quelque chose qui est dans toutes les têtes, cette hypothèse, cette possibilité peut-être d'une démission, d'une dissolution, pardon, de la part du président de la République dans les les jours à venir. Bonjour madame la députée, merci d'être avec nous. Vous êtes député des Français de l'étranger, Éléonor Carois. Quel est aujourd'hui votre état d'esprit au moment où le gouvernement de François Berou va tomber maintenant d'ici quelques instants ? Et comme vous le dites, il y a relativement peu de suspense à partir du moment où les différents groupes ont annoncé avant même de débattre, avant même de discuter qu'il voterait contre.

Donc aujourd'hui, moi je suis sereine mais je suis aussi dans une attente d'un compromis et ce compromis, on doit nécessairement le construire avec les députés et moi j'y suis prête et c'est pour ça que j'ai voté en responsabilité. Alors comment voyez-vous le le jour d'après ? On évoquait à l'instant cette hypothèse de la dissolution de la part du président de la République. Est-ce que ça va pas devenir inéluctable ? Je ne le pense pas parce que une dissolution finalement avec le même mode de scrutin, avec les mêmes forces, les mêmes équilibres politiques donnerait vraisemblablement un résultat similaire, peut-être avec quelques ajustements à la marge, mais pas de majorité claire.

Alors, les députés à qui on demande des solutions et qui vous disent 10 solutions, c'est une forme de fuite en avant et un refus d'assumer leur responsabilité. Vous entendez ce que disent les oppositions ? Les oppositions disent et bien dans un moment de trouble comme celui que nous traversons aujourd'hui, le retour au peuple, c'est quelque chose qui finalement est assez sain. Est-ce que c'est un argument ? Dans tous les cas, qu'est-ce que vous répondez à à cet argument ? Est-ce que c'est un argument sensé selon vous ?

Retourner au peuple, c'est toujours sain, mais dans la situation actuelle, ce qu'il faut se dire, c'est que des élections législatives précipité dans un contexte qui ne semble pas avoir changé radicalement depuis l'année dernière, ça ne donnerait pas de solution. Et les Français, ce qu'il nous demandent aujourd'hui, ce qu'ils nous disent et moi je suis en contact avec eux tous les jours, c'est véritablement de trouver une solution. C'estàdire construire un compromis.

Ça veut pas dire se renier, ça veut pas dire changer d'avis ou accepter tout à coup lorsque l'on est à l'air de devenir socialiste ou lorsque l'on est socialiste de devenir LR, mais ça veut dire de trouver quelles sont les priorités. Or, il y a un certain nombre de priorités sur lesquelles on ne peut que être d'accord. La nécessité de réduire le déficit, de se donner des marges de manœuvre pour investir, la nécessité de rester un pays fort dont la voie porte à l'international et sur tous ces sujets, je pense que nous sommes attendus et ça dépend de nous d'aller de l'avant. Alors, construire un compromis, vous nous avez dit sur quoi ? Vous nous avez pas dit avec qui ?

De quel côté selon vous Emmanuel Emmanuel Macron doit doit se tourner maintenant ? Ben je pense qu'en réalité ce compromis, il faut le construire avec tous les élus de la nation qui ont été élus il y a à peine 1 an, réélélu pour certains comme c'est mon cas et qui sont prêts à justement s'asseoir autour de la table, qui ne sont pas dans la posture ou dans le calcul électoral, c'est-à-dire concrètement plutôt du côté du PS ou plutôt du côté des républicains ? Vous devez avoir les deux en réalité aujourd'hui.

C'est ce qui a été tenté en tout cas par François Baï qui a construit un gouvernement dans lequel vous avez des élus LR assumés qui n'ont pas arrêté de dire tout le mal qui pensait des Macronises. Vous avez des élus PS assumés de gauche qui n'étaient pas d'accord avec par exemple les propos de monsieur Retaillot. Est-ce que c'est tenable ça dans la durée ? Et ben c'est tenable à partir du moment où vous avez un parlement qui joue le jeu, un parlement qui accepte de prendre ses responsabilités et moi ce que je voudrais dire en prenant un tout petit peu de recul, c'est que pendant 9 mois, on a passé des textes à l'Assemblée nationale, y compris des textes majeurs de manière transpartisane.

Il y a le texte sur le narcotrafic, sur la fin de vie, j'en passe qui sont passés. La question du budget cristallise toutes les postures et moi je pense qu'aujourd'hui la situation budgétaire de notre pays exige qu'on sorte justement de la posture et qu'on retrouve la stabilité pour l'intérêt des entreprises, l'intérêt des ménages, l'intérêt des investisseurs étrangers et l'intérêt de toutes et tous. Merci Éléonor, merci beaucoup madame la députée alors que retentit ici la la sonnette dans la salle des quatre colonnes. On attend tous bien évidemment le résultat de ce scrutin tant attendu. J'imagine que cette sonnerie euh veut dire que le vote est peut-être terminé.

On va aller voir ce que nous disent Vincent Roseron et Carles Méus. Eux, ils sont dans l'assemblée. Messieurs, expliquez-nous. Euh, on s'approche du verdict. Je vous rappelle, il c'était une demi-heure le temps de vote. Cette demi-heure est passée. Là, on voit tous les députés qui sont autour de nous regagner la place. Attention. Et voilà, il y a beaucoup de monde hein, on vous disait, je sais pas si vous voyez derrière nous d'ailleurs la la la montagne de caméra qu'il y a, c'est assez impressionnant le nombre de personnes qui sont là. Et donc oui, la sonnerie a retent on appelle les députés euh pour donner le révet du vote. Oui, exactement. Ça veut dire que le scrutin est clos.

Tous les députés ont voté et euh maintenant ils vont retourner dans l'hémicycle pour entendre l'annonce de du scrutin. Il y a assez peu de suspense comme on le disait tout à l'heure, la question ça va être plutôt de savoir au sein des LR qui a voté quoi. Mais c'est pas ça qui a qui fera basculer.

Donc la question c'est est-ce que François Baou va faire comme Pierre Mindz France qui en 56 avait repris la parole après le vote provoquant d'ailleurs un bros à à l'Assemblée nationale vu qu'il se place sous les gides de sous les hospices de Pierre Vindes France peut-être qu'il va vouloir reprendre la parole après le l'annonce du scrin mais ce serait une prise de parole assez courte s' s'il en avait une on imagine il va pas reparler une demi-heure. Oui, je pense. C'est pas sûr qu'il le fasse et ensuite ça sera une prise de parole assez courte un peu comme il l'a fait. Oui. Et comme dit Judit, il a déjà fait son discours d'eux la sonnerie qui vient de retentir une nouvelle fois.

Donc effectivement a priori on devrait avoir d'ici quelques instants en tout cas le résultat de ce vote. Ouais on attend le le résultat du vote dans dans un instant. Pour l'instant on n pas encore les les images de l'hémisque. Cela veut dire que Yel Bron Piv n'est pas remonté à la à la tribune. Vous y croyez vous comme le dit Carl à cette possibilité ? que François Baou reprenne la parole à la Mindess idole ou presque euh je ne pense pas étant donné la la la tonalité de du discours qu'il a qu'il a prononcé quand il a dû répondre aux explications de vote des différents groupes. Moi, j'ai trouvé que c'était un discours d'adieu.

Il est allé jusqu'à faire un mini bilan de ses 9 mois passés à Matignan. Ça lui a bien plu. Il a bien aimé. Que dire de plus ? Quelle erreur stratégique quand même dit on était là ben non parce que est-ce qu'il est-ce qu'il y a vraiment un enjeu stratégique à ce discours-là voulais dire de d'avoir demandé dans 5 minutes François Baou ne sera plus premier ministre ou en tout cas euh en passe d'être de de démissionner parce que d'abord il va démissionner auprès du président de la République. On était ensemble fin août lorsqu'il a pris la parole pour annoncer quelque chose. Il a annoncé quelque chose et vous me disiez "Ah peut-être qu'avec le RN il peut s'en sortir." Oui.

Je vous ai quelle erreur il a fait. Oui, quelle erreur j'ai faite aussi. Mais mais en fait, j'avais compris son raisonnement. Simplement, je n'avais pas imaginé que comptant euh au minimum sur l'abstention du RN, il n'avait pas assuré ses arrières. Et visiblement Emmanuel Macron qui avait accepté sa proposition, la proposition de François Baou ne l'avait pas imaginé non plus. Donc, on est au moins deux. C'est quoi la suite là pour François Baou ? Bon, petit suspense s'il prend la parole ou non après le vote. C'est intéressant ce que dit Carl comme modèle.

Mindest France et ensuite ensuite on va continuer à le voir ou plus du tout il va être ministre premier ministre quand même des affaires courantes. C'est ça. Mais après on le voit plus terminé. Bah en fait on est complètement dans le bleu sur la durée que va prendre la composition d'un nouveau gouvernement. Euh comme d'habitude, Emmanuel Macron a dit euh qu'il voudrait que ça se passe vite. Enfin, a dit pas à moi. Euh elle a dit à des gens qui me l'ont répété et la dernière fois ça ne s'était pas passé vite. Donc tout étant on a du mal à savoir comment ça peut se passer vite. Oui. Étant donné la complexité de la situation.

Ça fait deux fois que ça se passe lentement sans trouver un premier ministre capable de tenir plus de 9 mois. Oui. Oui. Non mais si vous devez faire un paris vous Judit là sur l'avenir euh sur un premier ministre euh possible un nom sur euh je ne sais pas une dissolution, une démission. Quelle est la la je vous dire la solution ? Je vais vous dire pire que ça. Je je parie que le futur premier ministre, quel qu'il soit ne permettra pas de sortir la France de l'impasse dans laquelle elle s'est enfermée.

Donc vous me dites que finalement le premier ministre y compris politique mais aussi économique, on attend d'ici 2 jours la la note de FIT, une des très grosses agences de notation internationale. Elle risque d'être extrêmement mauvaise étant donné la situation économique et surtout étant donné l'incertitude politique. Euh donc quel que soit quel que soit le premier ministre mais attendez ce que vous me dites là si Emmanuel Macron réussit dans la semaine, allez dans les de semaines, allez dans les 3 semaines, aller dans le mois à trouver un nouveau premier ministre, est-ce qu'il passe le vote du budget dans 2 mois ? Non.

Non, je ne vois pas qui serait l'homme ou la femme providentielle qui mettrait tout le résultat du vot. On écoute Bron Piv. Voici le résultat du scrutin. Nombre de votant 573. Nombre de suffrages exprimés 558. Majorité absolue des suffrages exprimés 280. pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée. [Applaudissements] Alors contre 364, ça y est, le gouvernement est tombé. Redites-nous. Je dit contre 364. Ouais.

364, c'est 34 de plus que le total des oppositions de gauche et de droit, c'est-à-dire Parti communiste, la France assoumise, les écolos, les socialistes, les ciotistes et Marine Le Pen. Tout ça fait 330. En fait, il y a eu 364, on est sûr qu'il voulait voter tous contre. Il y a eu 364, donc 34 de plus. Euh 34 de plus qui ont sûrement été recrutés, on va attendre euh le détail du scrutin, euh à droite chez les républicains, mais aussi euh dans le petit groupe Liot. Les républicains, c'est 49 députés. Euh le groupe Liot, c'est euh 23. Donc les ces 34 sont à chercher. Vous avez noté les abstentions, je dit combien d'abstentions ?

Euh alors abstention euh je n'ai pas eu le temps de les noter parce qu'elle a parlé très très vite. Oui, elle a parlé vite. Boris Valot qui s'avance. Allez, on va l'écouter parce que lui maintenant il réclame de devenir premier ministre ou Olivier Fort. C'était attendu. Le discours de politique générale du Premier ministre a suscité un rejet massif et il ira présenter sa démission au président de la République. Dans son intervention, il n'a à aucun moment tiré les conséquences, souligner les responsabilités. la sienne, celle du président Emmanuel Macron dans la situation financière et budgétaire grave dans laquelle se trouve le pays.

Pour ce qui concerne les socialistes, nous avons d'une certaine manière exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir avec responsabilité, prenant des risques, acceptant de rechercher le compromis pendant plusieurs semaines. Mais depuis plusieurs mois, au fond, nous n'avons reçu que indifférence, silence et en définitive trahison de la part de celui qui avait pu faire adopter un budget. Dans l'été, c'était le grand silence après avoir présenté le 15 juillet un budget dont on nous avait compris qu'il était pour l'essentiel à prendre à laisser. Pendant l'été, le premier ministre ne préparait pas le budget, il préparait sa sortie 55 et au fond, il a voulu tel qu'elle s'est déroulé aujourd'hui.

Nous avons profité de ce moment d'expression dans l'hémicycle pour rappeler que contrairement à ce que disait le premier ministre, il existait un autre chemin, un chemin qui n'est pas indifférent à la question des déficits, de la dette. mais qui choisit d'épargner celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, de les soutenir dans leur pouvoir d'achat, là où il aurait été fait la promesse d'efforts supplémentaires voire de sacrifices insoutenables pour celles et ceux pour lesquels la fin du mois n'est pas le 30 mais le 15.

Nous avons dit que c'était aussi le moment du patriotisme économique et de la justice fiscale en mettant la contribution plus et mieux celles et ceux qui le peuvent. Les très grands patrimoines qui ont plus que doublé en 10 ans, les multinationales qui payent moins d'impôts que les PME et qui bénéficient de plus d'aide. Nous avons dit aussi que dès que clin nous choisissions la relance avec un soutien à nos services publics, l'hôpital, l'école, un soutien avec nos à nos entreprises partout dans le territoire pour préparer l'avenir. Là où le sentiment qui était le nôtre, c'est de que c'est que depuis trop longtemps, le gouvernement, le président de la République dournait le dos.

Nous savons comme nous avons eu l'occasion de le dire il y a déjà un an à gauche qu'il n'y a pas dans l'hémicycle de majorité encore qu'il en existe une dans le pays la majorité des vies difficiles la majorité des Françaises et les Français qui attendent et espèrent le changement et que dans la missique une majorité d'entre nous a été élue dans les landes franc-républicaines avec la promesse de ne rien cédérer à l'extrême droite.

C'est la raison pour laquelle non seulement nous proposons un autre chemin politique qui n'est pas celui de la politique d'Emmanuel Macron qui nous a conduit dans cet impasse et que nous proposons aussi une autre méthode de faire confiance au Parlement dans sa capacité à construire des majorités textes par texte sur la base des propositions qui seraient les nôtres si nous sommes appelés au gouvernement ou ce nous étions amenés à discuter mais nous sommes disponibles pour l'exercice t responsabilités. Voilà Boris Valot, le chef du groupe socialiste à l'Assemblée nationale qui tout de suite essaie de reprendre voyez le menton haut un peu de Téléphonez-moi, téléphonez-moi.

Voilà, téléphonez-moi. Vous pensez que lui aussi il br le face de premier ministre ? Téléphonez-nous. Oui, téléphonez-nous. Non, je crois pas. Mais enfin bon, c'eston jamais. Nous verrons. Ils ont un espoir maintenant que François Baderou est tombé. C'est donc officiel. Le premier ministre n'est plus premier ministre ou ne le sera plus dans quelques heures puisqu'il va présenter être obligé de présenter sa démission auprès du président de la République à Emmanuel Macron. 364 voix contre, 194 pour et 15 abstentions.

Voilà le décompte final des voix euh avec donc un peu plus de voix contre que que prévu, qu'imaginer, qu'envisager puisque certains LR ont donc dû voter contre la confiance alors même que leur président Bruno Rota fait partie de ce gouvernement qui est ministre de l'intérieur. Oui. Oui. Oui. Parce que quand on prend sa calculette, le total des voies nouveaux Fronts populaire reconstituer et Rassemblement national et parti d'Éric Siotti, on arrive à 330. Ceuxl on sont on est sûr qu'ils ont voté contre. Pas de problème. Donc c'est 30 et en fait il y a 364 votes contre.

Donc manque 34 euh 34 qui font partie euh alors euh certainement pas d'ensemble du modèle ou de horizon hein qui sont réputés quand même quoi que Violette Spilbou abstention c'est une des 15 abstentions. Elle l'a annoncé hein euh membre du parti Renaissance. Donc il faut trouver les les contres supplémentaires chez Lotte les 23 députés 49 républicains. On sera vite judite puisque le vote est n'est pas secret. Euh, on va retourner à l'Assemblée nationale où j'ai l'impression que ça s'est agité Carl Vincent euh quel a été l'ambiance ? Il y a eu un cri de joie, de soulagement, de souffle lorsque Yel Bronfillet a annoncé la fin du gouvernement Baou. Alors, on aid des timides applaudissements.

Je pense que ça venait de la part de d'assistant parlementaire de la gauche qui était à côté de nous à ce moment-là, mais il y a quand même beaucoup de journalistes et il y a pas forcément d'applaudissement. Du coup, vous pouvez l'imaginer euh pour tout vous dire, on s'est décalé hein, on était dans la salle des quatre colonnes, mais il y avait tellement de monde et ça commençait vraiment beaucoup à pousser. On a préféré se reculer dans la salle d'à côté où on est depuis le début. Et là, vous voyez aussi derrière nous beaucoup de monde. Ça ça passe beaucoup derrière nous. On essaie de se faire une place.

Euh c'est le grand moment de la journée, le moment où tout le monde d'ailleurs derrière nous fait ses plateaux pour annoncer voilà le gouvernement de François Berou est tombé. Oui, ben c'est l'information qu'on attendait tous de ce cette journée historique. La chute du gouvernement Bairou, elle était annoncée. Elle a eu lieu comme l'a dit Judith, avec un score plus important que peut-être que ce qui était attendu. Ce qui montre qu'effectivement une partie des LR et faudra savoir exactement combien, mais on le saura très vite à a à préférer voter contre.

Maintenant la le problème qui se pose pour François Baou, c'est de savoir jusqu'à quand il sera premier ministre à gérer les affaires courantes. À quel moment Emmanuel Macron va décider de nommer un prochain premier ministre, sachant qu'on s'oriente quand même vers ce que j'appelle les trois périlleux. C'est ces fameux trois jours qui sont périlleux pour le pays. Le 10, le 12 et le 18. Alors, je vous donne pas les chiffres du loto euh Thbo, mais les tr jours euh qui sont le fameux 10 septembre tout. Le 12, c'est le jour où l'agence de notation Fitch euh va donner sa note sur la France.

On imagine, on le craint dans les cercles gouvernementaux que cette note soit abaissée avec les conséquences que ça va avoir sur les taux d'intérêt et donc sur l'endettement. Et puis la le 3è jour qui est peut-être le plus important, c'est le 18 septembre, le jour où les organisations syndicales là ont prévu des grèves et des manifestations. Tout ça pour dire que ça rentre dans le dans la réflexion d'Emmanuel Macron. Faut-il nommer un premier ministre dès aujourd'hui, sachant que ça sera ce premier ministre là qui sera confronté à ces 3 jours, 3 jours de manifestation, 3 jours de colère.

Où est-ce qu'il ne faut pas laisser François Baïou gérer avec les affaires courantes ces 3 jours-là et permettre à un nouveau premier ministre d'arriver derrière ? Est-ce qu'on peut s'attendre d'ailleurs à ce que Emmanuel Macron il prenne la parole ce soir ou demain soir ? Alors dans le cours de la journée, il y a des rumeurs, des informations qui ont circulé comme quoi Emmanuel Macron allait prendre la parole plutôt demain soir à 20h. Ça n'a pas été encore confirmé. On va voir. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut qu'il prenne la parole assez rapidement. Pas forcément pour nommer le Premier ministre tout de suite, mais peut-être pour dire qu'il engage des consultations.

Depuis le début de cette séquence, Emmanuel Macron a cherché à se tenir éloigné de ce qu'il a appelé la crise parlementaire. En gros, c'est une décision du Premier ministre qu'il a accepté à Bregançon de recourir au vote de confiance. Et donc maintenant, c'est aux parlementaires de se mettre d'accord pour essayer de dégager un nouveau gouvernement qui à défaut d'être majoritaire pourrait quand même tenir faire voter un budget et tenir sur la durée. Donc en gros, il remet euh la balle du côté du Parlement et du de l'Assemblée nationale et des partis en disant à vous de vous débrouiller pour trouver une solution.

Voyez Mathieu le panneau à droite de l'écran qui demande évidemment encore et toujours Suissa ligne la démission d'Emmanuel Macron. Mais Carl attendez oui vous venez de me rappeler quelque chose là Emmanuel Macron qui veut se tenir loin du chau parlementaire c'est quand même lui qui a dit sous l'Assemblée nationale il y a 2 ans maintenant et c'est lui qui a accepté ce choix aujourd'hui qu'on peut qualifier de dingue de François Baou. Euh, il veut s'en tenir loin mais il est quand même souvent à l'origine des des bêtises et des problèmes, non ?

Alors, je pense qu'il assume complètement la première bêtise selon votre expression qui est sa la dissolution de 2024 puisqu'il nous en avait parlé dès le lendemain. Euh, vous vous en souvenez de sa décision où euh j'avais eu la chance journalistique de pouvoir le suivre dans l'avion et qu'il avait justifié cette dissolution et qu'il continue à l'assumer. En revanche, le choix de François Baïou, je ne suis pas sûr que l'Élysée continue à l'assumer dans les jours qui viennent. C'est un choix du Premier ministre, il l'a accepté. Derrière, il y avait sûrement évidemment plein d'arrière-pensé lui dire "Non, non, attends attends attends, il y a un budget à faire passer.

Attention doucement, réfléchis. Tu vois bien qu'en vote de confiance ça se passe pas comme ça et que tu vas passer dire il y a une discussion, c'est des hommes qui se connaissent. François Byou, Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a dit "Ah oui, d'accord. Bon bah si tu as envie, tu peux y aller. Il lui a pas dit ça. Il lui a pas dit ça comme ça. On ne sait pas comment il lui a dit parce que par définition, ils étaient que tous les deux dans ce dîner au fur de Brégançon.

Mais de ce que disent les conseillers de l'Élysée, c'est que un François Beouot lui a vendu ce projet en en l'agrémentant d'arguments en disant la le RN va continuer de s'abstenir, le Parti socialiste devrait aussi s'abstenir parce qu'ils sont responsables. Euh un un proche de François Berou me disait il comptait sur l'abstention du Parti socialiste justement parce que il pouvait cranter cet élément-là dans l'idée d'être un parti de gouvernement. François Baureux était pas dû. Ils me censureront après, disait-il. Mais au moins, on pouvait cranter ce moment-là.

Donc il a réussi à convaincre Emmanuel Macron que c'était pas complètement bouché comme issue, comme chemin pour reprendre son expression. Et puis après, on peut pas exclure une arrière-pensée d'Emmanuel Macron. J'allais vous dire quand François Baou a été nommé à Matignon, en fait il s'est nommé à Matignon. Faut se rappeler quand même de cette période de décembre de l'année dernière où Emmanuel Macron avait plutôt dans l'idée de nommer Sébastien le Cornu et que François Beaot lui a tordu le bras. Il s'est Oui, il s'était imposé à lui finalement. Il s'est imposé.

Il lui a dit "Si vous voulez faire de grandes choses, ça sera avec moi." Euh évidemment 9 mois après, on est obligé de se rendre compte que non seulement les grandes choses n'ont pas été faites, mais qu'en plus François Baou a décidé du jour de sa sortie. Ouais. Judit, tu une réaction à ce que nous dit Carl. Oui, c'est c'est tout à fait vrai ce que nous disent nos amis dans la salle des pas perdus. Les amis, ça s'appelle non effectivement François Bairou a a forcé la main d'Emmanuel Macron. Il lui a surtout dit "Si tu ne me donne pas à Bignon, ce sera 100 mois pour la suite." Oui, il lui a vraiment fait c'était il y a 9 mois, il lui a pas forcé la main là. Je pense pas.

Je je vous dis he je et je répète aussi abracadabranque que ça paraisse. Je suis persuadée qu'Emmanel Macron a cru comme moi qu'avant de lui proposer cette solution, François Baou avait passé un accord ou en tout cas tâé le terrain dise enfin bon c'estàd que c'estàd que qui bon on narrive pas trop à trouver un budget je comprends que ce soit difficile mais la stratégie politique pour un homme qui il a depuis combien de temps François Vaou un certain temps. Voilà Emmanuel Macron président de la République c'est bon maintenant il connaît. Ça fait 8 ans qu'il y est. Ils nous font un truc comme ça.

Mais je crois que c'est Recard Recard qui disait faut quand on cherche une explication à une erreur, il faut jamais sous-estimer la connerie. Oui, c'est ça. Voà, c'est pas la connerie mais ça peut être l'incompétence ou disons la désinvolture, la légèreté. Bon et ben ils ont fait une erreur visiblement puisque François Baou n'est plus premier ministre. Ne le sera plus dans quelques instants. Le vote la confiance ne lui a pas été accordé par les députés. Je vous rappelle le score 364 votes contre 194 pour 15 abstention. Bon euh très bien Emmanuel Macron revient au centre du jeu. C'est à lui de trouver une solution.

Judith ne s'est pas avancé tout à l'heure car elle m'a dit de toute façon s'il y a un nouveau premier ministre il n'aura pas de solution. Demande un peu plus est-ce qu'il va y avoir un nouveau premier ministre une dissolution ou une démission ? Alors, je prends votre triptique à l'envers. La démission Emmanuel Macron l'exclut immédiatement. Ça ne rentre même pas dans sa réflexion aujourd'hui, même si Marine Le Pen l'a l'a plus ou moins appelé dans son discours et si elle est filles le veut. Prendre la deuxième hypothèse, la dissolution.

C'est une hypothèse qu'il est obligé de prendre en compte mais dans un second temps parce qu'il sait que la dissolution risque de produire les mêmes effets que la dissolution de 2024, c'est-à-dire une assemblée qui serait ingouvernable avec cette fois-ci en plus un rassemblement national qui viendrait peut-être en plus grand nombre à l'assemblée et un un groupe major entre guillemets majoritaire du socle commun qui viendrait moins nombreux. Donc il sait que le au lendemain de la dissolution, enfin en tout cas au lendemain des élections législatives anticipées, la question qu'il se poserait c'est sa démission. Donc il ne veut pas euh arriver là.

Donc il il lui reste cette euh la troisème possibilité qui est de nommer un nouveau Premier ministre. Mais pourquoi ça marcherait alors que ça marche pas depuis plus d'un an ? Alors parce que ça a marché avec François Baou. On a la feuille de route, on connaît la feuille de route. Le problème c'est que François Bayerou n'a plus voulu l'appliquer cette feuille de route. Est-ce qu'il y a une personnalité qui est prête à appliquer cette feuille de route ? Sachant que par rapport à François Baou, il y a une donnée nouvelle qui est que le Rassemblage national n'est plus prêt à jouer le jeu.

Donc vous n'avez plus besoin de quelqu'un qui négocierait avec le le Rassemblement national une sorte d'accord bienveillant de non censure. Donc il ne faut juste voilà maintenant négocier avec le Parti socialiste.

Donc Emmanuel Macron doit trouver une personnalité qui puisse parler au Parti aux socialistes en reprenant un certain nombre de leurs propositions, en tout cas en ayant des productions qui soient acceptables par le Parti socialiste pour qu'il y ait c'est c'est pas du tout une participation des socialistes au gouvernement mais un accord de non censure qu'il fasse passer le budget qui permette au gouvernement de tenir au moins un an et après d'ici un an on arrivera sur l'élection présidentielle tout en gardant les républicains et l' droite de la macron dans le giron tout en gardant vous avez entièrement raison Vincent tout en gardant le socle commun tel qu'il existe aujourd'hui.

C'est pas insurmontable mais ça va demander des discussions et c'est là où vous me demandiez si Emel Macron va pouvoir nommer un premier ministre rapidement. Il y a quelque chose qui est antagoniste parce que cette fois-ci les Républicains, les socialistes ne vont pas vouloir se contenter de bonnes de vagues paroles. Il va falloir avoir des accords écrits et des accords très précis. Et ça, on sait que ça prend du temps. Bon, tiens, euh, si j'ai bien compris, un premier ministre socialiste s'est exclu à l'heure actuelle puisqu'il n'y a pas de voix de passage, personne ne les soutiendrait.

Enfin, en tout cas, il n'aurait évidemment pas le soutien ou ni même la substention bienveillante d'ailleurs nécessaire pour que 289 députés maintiennent ce gouverne. Voilà. Donc, ça c'est écarté. Le Rassemblement national n'a pas les moyens de ses ambitions. Pour l'instant, il n'y a pas assez moment. La marche est très haute. Je rappelle 123 députés ren, il en faut 289 pour avoir la majorité. Si j'ai bien compris, la seule solution puisqu'il n'y a pas de démission, pas de dissolution possible, c'est de retrouver un premier ministre qui est dans la même veine que François Baou et Michel Barnet plus ou moins.

Sauf que vous avez dit pas de dissolution possible, vous l'avez dit un peu vite, hein. Non, mais c'est ce que me dit Carl. Il me dit "Non, non, la dissolution il veut surtout pas parce que si la dissolution ne fonctionne pas, dans la vie." Ah oui, d'accord. Ah, vous vous êtes plutôt vous fermez pas la porte autant que le fait Carl ? Écoutez. Euh oui, parce que j'ai suivi les déclarations contradictoires d'Emmanuel Macron. Euh la première c'était non, je ne ferai pas de nouvelles dissolutions. Ensuite, c'est pas mon genre de me priver des outils euh que me confè la Constitution. Euh et puis il peut changer d'avis une nouvelle fois. Ouais, il peut changer d'avis une nouvelle fois.

Bon, s'il ne change pas d'avis et qu'il décide de nommer un gouvernement, la seule solution, c'est un François Bairou bis qui ne fait pas cette bêtise de demander le vote de confiance et qui a peut-être un tout petit espoir pour passer avec les socialistes. C'est ça la dernière le dernier point de passage pour la dernière possibilité pour Emmanuel Macron et essayer de faire voter un budget avant la fin de l'année. C'est c'est le seul moyen. Oui, mais il faut il faudra vraiment gutetter ce qui se passe au sein de la droite au cas où ce poids prépondérant ce serait accordé au socialistes.

parce que euh choisir de se mettre de passer sous les fourches codines du PS, c'est ça c'est se privé à coup sûr euh de la moindre chance de neutralité, je dis même pas de bienveillance du RN. Euh mais là les voies vont être très chères. Donc au sein euh de des Républicains, est-ce que on va accepter et qui va accepter de se se prêter euh euh à ce genre d'alliance ? Dernière question, Carl. Euh est-ce qu'Emmanuel Macron a un autre problème ? C'est-à-dire que aujourd'hui, ils veulent tous plus ou moins se le payer. Et qui a encore envie de lui faire un cadeau ?

qui a encore envie de s'allier comme l'ont fait les LR à un moment avec Michel Barnier comme l'ont fait d'autres comme les socialistes qui n'ont pas toujours voté la censure ? Bon, qui va lui faire un cadeau aujourd'hui ? Plus personne. Si vous prenez l'équation de cette manière-là, vous avez entièrement raison. Faire un cadeau à Emel Macron aujourd'hui, personne ne veut le faire. À 2 ans, moins de 2 ans d'une élection présidentielle où tous font le paris. que ceux qui seront trop proches d'Emmanuel Macron seront radioactifs. C'est-à-dire qu'en gros, les Français voudront tourner la page. Ils voudront quelqu'un qui n'aura pas été, passez-moi l'expression, compromis avec Emmanuel Macron.

Mais maintenant, on peut se poser le problème d'une manière différente. Est-ce que les Républicains n'ont pas eu raison d'un point de vue politique de de venir au gouvernement ? Comme le dit Bruno Oota, ça a permis de gagner un certain nombre de d'élections partielles. Ça a permis de redonner le blason des Républicains. Ça a permis à Bruno Rotaillot de s'installer dans la peau d'un présidentiable et en tout cas de prendre le parti. Il y a donc un certain nombre d'avantages malgré tout à être au gouvernement et d'ailleurs on prête à leur invoquer la volonté de de venir au gouvernant parce que il a bien vu que ça avait profité à à Bruno Rotaillot.

Donc la question c'est la façon dont on présente les choses. C'est toujours pareil. Est-ce que les LR ont intérêt à rester dans une opposition, à s'inscrire donc même à l'Assemblée dans un groupe d'opposition ou est-ce qu'il vaut mieux pas dire nous sommes responsables, nous sommes un parti de gouvernement comme avait dit Nicolas Sarzy à l'époque, il faut montrer que nous au gouvernement alors certes, on peut pas faire avancer les choses comme on le voudrait parce que c'est pas nous qui sommes décisionnaires, il y a des blocages mais au moins on il y a des choses qui peuvent avancer et nous on sera prêt le jour où il y aura une élection et qui nous permettra peut-être de gagner.

D'ailleurs, les socialistes, s'ils veulent aller au gouvernement aujourd'hui, s'ils veulent à ce point-là avoir Matignon, s'ils veulent absolument que leurs idées infuses soient reprises dans un gouvernement, c'est qu'ils font aussi cette réflexion là de se dire après tout, parti de gouvernement, on est exclu depuis 2017, 2027 approche un grand pas. Il faut peut-être montrer aux Français qu'on sait faire des choses, qu'on peut faire des choses.

Le problème aujourd'hui, c'est que quand vous prenez les déclarations des des dirigeants du Parti socialiste, les déclarations des dirigeants des LR, les programmes des uns et des autres, vous ne voyez pas de compatibilité comme la comme l'a dit Judith, on est là à l'écart est beaucoup trop grand donc il va falloir qu'il mettent tous de l'eau dans leur vin, mais il faut pas que le vin soit indigeste à la fin. Carmus vient de me convaincre. Je voyais pas de solution mais il me dit ou mais peut-être que certains veulent quand même y aller au gouvernement. Ah déjà des gens qui veulent devenir ministres vous en trouverez toujours dans tout.

Bon mais je croyais que c'était maintenant plus personne voulait y aller. Tout le monde voulait aller à Maton. Si on vous appelle, je dit de vous y aller. Jamais de la vie. Alors là je suis authentiquement une résistance jamais de la vie. de candidature. Non non, moi je journaliste, ne confondons pas les rôles.

Mais le problème c'est que quand on fait les additions sur les équilibres actuels, sachant que il y a aucune chance que ça s'arrange, je suis désolé, les 161 députés macronistes, modè horizon plus les 49 députés républicains, bah ça fait toujours pas 289 et la compromission avec les socialistes parce que Carl a parfaitement raison euh de dire que pour les républicains la participation de Bruno Rotaillot et d'Annie Genevard entre autres au gouvernement a eu des a produit des bénéfices mais avec des socialistes c'est une autre musique. Merci merci à tous les trois d'avoir été là. Merci Carles Meus merci Vincent Roseron. Carl, on vous laisse.

Vincent, vous allez parcourir Paris ce soir à la recherche des députés qui viendront intervenir dans l'édition spéciale du Figaro. Ce sera à partir de 21h30 sur le Figaro TV. Jeudite, vous en serez. Vous serez l'une des interlocutrices de Vincent Rou qui animera cette émission. Merci à Romain Ribrot en régie. Merci à Timothé de Lem, Augustin Morio qui avait encore Alexandre Lor, Pierre-Henri Frottebru, ils étaient nombreux tout l'après-midi, Virgile également, Bonas qui est avec nous. On entre dans une autre séquence là. Je dit maintenant là on va se demander qui est le prochain premier ministre. Oui. Oui. Vous avez des noms ? Non, toujours pas.

Je vous dis que pour moi ça ça l' pas nous donne des noms tout à l'heure à 21h30. Merci beaucoup. Merci. Nous sûr. Vous savez ce qu'on fait ? On vous laisse avec ces images de l'Assemblée nationale parce qu'on a vu venir s'exprimer les socialistes, les insoumis, les modèmes mais on n pas vu les autres. Alors peut-être que Marine Le Pen viendra à ses micros et on veut surtout pas que vous ratiez ça sur le figaro.fr et sur YouTube. Merci de nous suivre avec ces image donc de l'Assemblée nationale et de la salle des quatre colons. Est-ce que vous savez s'il y a encore des gens du Rassemblement national ou à l'intérieur ?

emballer faire micromain, j'y vais tout sur le Ah d'accord sinon j'ai pas en micro j'is tout ça moi sur le dernier problème c'est les 12h qui précèdent de toute façon tout le monde va il va ils vont passer avec le micro ou non on connait bien ton micro maintenant c'est bien malgron pas entendu vraiment ce qu' dit mais j'entendais pas ce qu' dit pour moi les ateliers les dernier les derniers en minut mais même le trépied est fatigué je crois qu'on va seiser pour vous offrir un truc c'est pas Il m'envoie là en fait c'est les gens qui se plac se place en fait moi je vois en fait ça pas com il se place si c'est un mec en bon champ si c'est un mec saz pas combien il pratiquement de moins en moins de mot je pense pas honnêtement je pense passer Il y a de moins en moins de quoi ?

pas énormément [Musique] je sais pas il est parti en voiture C'est sous

4:43:03
Non speech

[Musique]

4:43:09
François Bayrou

triste un seul être vous manque et tout Qu'est-ce que tu as acheté ? Rien. C'est gratuit. C'est quoi ? C'est gratuit. demandé [Applaudissements] mais la cétait avant le vot Bangi il est passé à il av les sucres les fraises pas il y a un micro de qui fait du jardinage. C'est 18 minutes.

4:45:06
Non speech

[Musique]

4:45:15
François Bayrou

ce soit Mais je pense que 18 minutes Ça y est, j'ai pris un Ouais, Oui. depuis l'extérieur ou il voit des ça fait comme ça sont zag je sa que c'est fini alors attend 20h là il est 20h tout le monde a bougé je pense ah le mec làhaut com

4:48:13
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

4:48:33
François Bayrou

5 minutes D'accord. 20 Je au toilett je s'il y a un truc qui est Demain j'autre côté apparemment. Ouais. ministre for min passer en Attends, charger Ça marche. Ah non non non, tu peux charger ici ça chercher Ah non, il a Ah bon ? 14 même pas là trop de manif je fait trop de manif Entre temps, c'est

4:53:35
Non speech

[Musique]

4:53:45
François Bayrou

Exactement.

4:53:54
Non speech

[Musique]

4:54:40
François Bayrou

Ah oui oui. Ah ouais, tu m'as dit dans non 14h 15 polic avaler ta polic ta polic Avaler avaler ta polic ta policière ta police ta police la policière la policière [Musique] Ah bah voilà, vous avez des vidéos, vous avez des sons, vous pouvez y aller.

4:56:40
Non speech

[Musique]

4:56:57
François Bayrou

Ciao baou. Ciao [Applaudissements] vaite o secours. On peut peut-être se rassembler par ici pour commencer l'âge. Ah ouais, on peut faire un cercle par ici peut-être. au métro syva mais j'ai pas l'heure je sais pas si on 11h30. Ah oui, bien sûr. Et la fameuse manif 11h30 à République. Voilà. et soyons nombreux et nombreux. Super.