Le maire de Marseille, Benoît Payan "demande des comptes" à l'État après une journée de violences
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueFait
« J'ai alerté des avantières sur une situation qui pouvait potentiellement dégénérer. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Je veux savoir quels ordres leur ont été donnés. Je veux savoir s'il leur a été demandé de s'occuper uniquement des manifestants et de lancer des lacrau sur des manifestants et de ne pas s'occuper des pillages dans la ville. »
- 5:42Invité politiqueFait
« L'État aura à dire ce qu'il a déployé. »
- 6:18Invité politiqueChiffre
« il va me manquer 50 au Marseillais, on va nous prendre 50 millions d'euros l'année prochaine pour faire quoi ? »
- 6:58Invité politiqueFait
« La ville a été cassée parce que l'ordre républicain n'a pas pu être assuré. »
- 9:49Invité politiqueFait
« la décision de supprimer la préfecture de police de Marseille et un préfet de police à Marseille était non pas une erreur mais une faute. »
- 10:32Invité politiqueChiffre
« une compagnie de CRS, ça fait 80 CRS pour une ville qui fait 5 fois Lyon et de fois et demi Paris et ça c'est insupportable. »
Temps de parole
- Benoît Payan100 %
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D'abord, c'est plus que la concernation. Si vous me permettez, je voudrais d'abord évidemment avoir un mot euh surtout pour les forces de sécurité, de secours et d'incendie, remercier l'amiral et à travers lui le bataillon de marin pompier qui a été présent, courageux, souvent bien seul d'ailleurs dans des opérations de sécurisation, dans des opérations de secours à la personne et au bien pour éteindre des incendies qui ont été allumés de manière criminelle hier.
remercier madame la directrice de la police municipale et à travers elle toute la police municipale qui a dû sortir faire ce qui n'est pas son métier mais j'ai pris la décision avec la directrice de la police municipale de le faire pour pouvoir éviter et atténuer le plus possible le drame qu'on a connu et qu'on a vu hier. Ce que j'ai vu hier, ce que nous avons ressenti, nous les Marseillaises et les Marseillais est insupportable. Ce matin, j'ai mal au cœur. Ce matin, je n'ai pas les mots pour décrire ce que jamais je n'aurais imaginé vivre dans cette ville.
Hier des hordes de casseur et de pilleurs sans son prix à ce qu'on a de plus précieux, c'est-à-dire nos biens communs, sans son prix à une mairie, sans son prix à un commissariat, s'en sont pris aux forces de l'ordre, s'en sont pris à des pompiers, s'en sont pris à des agents, s'en sont pris à des lycéens sans aucune revendication, dans le seul but de casser les revendications légitimes de celles et ceux qui venaient manifester de manière pacifique et j'ai assisté hier tremblant tremblant pour la vie des gens parce que des gens auraient pu risquer leur vie à une forme de cynisme. Demain, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec le ministre de l'intérieur qui vient me voir à Marseille.
Qui vient à Marseille et on aura l'occasion de revenir exactement sur ce qui s'est passé parce que je veux savoir ce qui s'est passé dans ma ville et je demande évidemment à ce que la lumière soit faite de manière totale et complète sur ce qui s'est passé. J'ai alerté des avantières sur une situation qui pouvait potentiellement dégénérer. J'espère que dans la 6e puissance du monde, j'espère que dans la deuxème ville de la 6e puissance du monde, certains ont bien compris qu'on ne jouait pas avec le feu. Certains ont bien compris que la sécurité des biens et des personnes était quelque chose d'essentiel. C'est l'idée que je me fais de la République.
La République ne veut pas être livrée à des ordes et à des bandes de casseurs que certains de manière opportunistes d'ailleurs assimilent. à un mouvement pacifiste et normal de lycéens qui ont des revendications qui sont légitimes. J'ai moi-même manifesté étant plus jeune quand j'étais lycéen. J'ai moi-même manifesté et quelquefois dans des conditions difficiles. Je n'ai jamais vu, jamais vu une telle manière de maintenir l'ordre. Jamais. Et on en était même plus à du maintien de l'ordre puisque on est passé à un stade différent en annalité au rétablissement de l'ordre. Je n'imaginais pas voir ça de mon vivant. Je ne peux pas laisser ça se reproduire.
Voilà, demain, je veux des explications et je veux des moyens pour que ça ne se reproduise plus dans ma ville ni partout en France. Parce que je pense au reste de la France. Quand je vois la mairie de Limoge brûler le bafroid effondré, quand je vois la mairie de Lille attaquer, quand je vois les commerçants et je pense à mes commerçants qui ont été valeureux pour certains d'entre eux parce qu'ils ont été bien seuls quelquefois et je veux remercier la police municipale et la police nationale quand elle a pu intervenir, quand elle a pu intervenir et quand on leur a demandé d'intervenir parce que mon propos n'est pas d'incriminer la police nationale.
La police nationale, elle fait ce qu'on lui demande. Elle fait en fonction de ce qu'on lui demande. Les gendarmes font ce qu'on leur demande et ils répondent à des ordres. Je veux savoir quels ordres leur ont été donnés. Je veux savoir s'il leur a été demandé de s'occuper uniquement des manifestants et de lancer des lacrau sur des manifestants et de ne pas s'occuper des pillages dans la ville. Je veux savoir ça pour l'état vous a complètement abandonné ou du moins le dispositif était largement insuffisant. On avait des commerçants désemparés. C'est une forme de cataisme.
Pens je n pense je pense que la situation de la ville et les images que vous voyez me permettent de ne pas répondre à cette question. En fait, je n'entrerai pas dans la polémique. Je vous ai dit que demain, je voyais le ministre de l'intérieur que j'ai avec Emmanuel Grégoire et le maire de Lyon demander un rendez-vous au Premier ministre pour être reçu. J'ai demandé au président de la République à être reçu. Ça n'est pas ma conception de la République. Ça n'est pas mon idée de la liberté dans ce pays. Dans ce pays, il y a un état de droit. L'état de droit doit être respecté. Il y a des libertés fondamentales qui doivent être respectées. L'ordre fait partie de l'état de droit.
Le droit de manifester fait partie de l'état de droit. Ni l'un ni l'autre n'ont été respectés. Je ne comprends pas pourquoi on a fait de la police de la chair à Canon. Je ne comprends pas pourquoi on a fait des lycéens de la chair à Canon. À quoi on joue ? Quoi ? À quoi est-ce qu'on joue à avoir voulu se faire euh plaisir ? en voyant des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre pendant que à 100 m derrière il y avait des scène de guerrière urbaine pendant que je voyais avec les moyens de la police municipale et je veux dire ce matin que ce sont plus de 700 forces de marins pompiers et de policiers municipaux qui ont été sur le terrain toute la nuit.
L'État aura à dire ce qu'il a déployé. Encore une fois, je veux bien me faire entendre. Je ne veux pas ici que quelqu'un remette en cause l'intégrité de ce qu'a faire ou de ce qu'ont pu faire les policiers nationaux et les gendarmes. La question c'est comment est-ce qu'ils ont été employés ? À quelent ils ont été employés pourquoi est-ce qu'ils ont été employés ou non employés de cette manière-là ? Aujourd'hui vous savez combien de boutiques ont été touchées en centre-ville combien ? On est en train de faire le diagnostic. Mais c'est énorme. C'est énorme. 2023 après les émeux. Ah bien mais bien évidemment. Est-ce que vous enviez de créer un fond d'aide pour les pour les commerçants ?
Oui, je pense d'abord que d'abord le gouvernement va prendre ses responsabilités. Moi je prendrai les miles et évidemment d'abord on est ici pour aller aider les commerçants à fermer leur vitrine. Donc ça c'est la ville qui le prend en charge. Le fond d'indemnisation évidemment je demande à la région à la métropole et au département de venir m'aider. Mais les collectivités vous savez elles peuvent pas palier aux carences de l'État. les collectivités à moi, il va me manquer 50 au Marseillais, on va nous prendre 50 millions d'euros l'année prochaine pour faire quoi ?
Je crois que c'est pas pour embaucher euh euh ni des policiers, ni des gendarmes, euh ni des pompiers, je sais pas à quoi ça va servir tout ça. Donc oui, il va falloir que l'État prenne ses responsabilités. La ville a été cassée parce que l'ordre républicain n'a pas pu être assuré. Et donc, j'attends de l'État qu'il prenne ses responsabilités et qu'il l'indise évidemment les commerçants et qu'il fasse en sorte que ça ne se reproduise plus. Quant à ce qui se passe dans le pays avec un pays qu'on voit divisé et fracturer, je veux dire ma très grande inquiétude de voir ce qui est en train de se passer.
Ma très grande inquiétude de voir que certains ne sont pas capables d'entendre des revendications légitimes, de voir que certains vont à ma place ici devant vos micro confondre des voyou et des casseurs dont la place est devant un juge ou en prison et des manifestants. De voir que certains vont en profiter pour diviser pour invisibiliser les revendications légitimes de ceux qui demandent simplement à pouvoir vivre leur scolarité normalement. On a le droit de demander la suppression de parcours supade. On a le droit de de de se battre pour avoir des conditions dignes dans son lycée quand on est enseignant ou quand on est jeune sans se prendre une grenade.
On a le droit de manifester dans ce pays. C'est ainsi que la République est faite. C'est tous les fondements de notre République aujourd'hui qui sont mis en question. Et donc, il appartient au gouvernement de m'apporter et de nous apporter parce que là, il n'y a pas de maire de Marseille qui parle. Je suis un citoyen de la République française. J'ai des opinions politiques, mais je suis avant tout français. Je suis avant tout un citoyen qui a le droit de de réclamer et de demander des comptes comme n'importe qui. En tant que maire, j'ai pris mes responsabilités. Je veux maintenant en tant que maire et en tant que citoyen réponses à ce qui s'est passé.
La ville de Marseille n'a pas se substitué à l'État. Ce que nous avons fait hier soir avec les forces de police municipales est anormal à avoir Hier, il y avait plus de 22 équipages de police municipales à l'extérieur des centaines de marins pompiers. Je ne vous parlerai pas de ce que j'ai vu parce que la loi me l'interdit mais je peux vous dire qu'ils se sont sentis pour certains d'entre eux bien seuls. Je peux vous dire que des pompiers ont été pris à partie. Je peux vous dire que des policiers ont été pris à partis.
des policiers municipaux, des policiers nationaux sans doute aussi d'ailleurs et d'ailleurs quatre policiers nationaux je crois ont été transportés par le bataillon de Marin Pompier. Un policier municipal a été transporté par le par le bataillon de Marin Pompier pour une pour des blessures graves. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça raconte en fait de la doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays de la du droit de de l'idée que l'on se fait de l'état de droit ? Vous mettez en cause quand même le le préfet qui évoquait 9000 billards hier. Je remets en cause personne. Chacun prendra ses responsabilité.
Je m'expliquerai avec le ministre de l'intérieur avec son supérieur de ce qui s'est passé. Le préfet, je me suis déjà exprimé sur cette question et devant toutes les personnes qui sont ici, il y a un an et demi en conseil des ministres a été pris la décision à l'encontre de tous les anciens ministres de l'intérieur présents ce jour-là qui se sont tous exprimés les uns après les autres pour dire que la décision de supprimer la préfecture de police de Marseille et un préfet de police à Marseille était non pas une erreur mais une faute. J'ai prévenu en disant que Marseille ne méritait pas et que les Marseillais ne méritaient pas qu'on leur supprime un préfet de police.
Aujourd'hui, on en les conséquence. Je me souviens avoir traversé des difficultés avec madame la directrice, avec votre prédécesseur amiral, avec la préfet de police Camilier, notamment pendant les émeutes après la mort de après la après la mort de Naël. Ça a été difficile mais croyez-moi, j'avais du répondant, j'avais du monde en face de moi. Je me sentais bien sûr dans la difficulté mais j'étais et on était police municipale, police nationale, gendarmerie nationale, bataillon de marin pompier, service de la ville, service de la métropole que je veux remercier parce qu'ils sont là tous main dans la main pour arrêter ça. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Merci. Merci, merci.
Qu'est-ce que c'était hier soir ce matin les ma qui tour à tour pr la parole c'est bien pire journée ça change quelque chose non c'est le le fait que quand ça s'est passé pour Naël nous avions les forces de sécurité qui s'occupaient de ça là je ne sais pas à quoi elles ont été employées et c'est la question que je poserai au ministre de l'intérieur. Je ne veux pas entrer dans la polémique. Je sais simplement qu'à Marseille je crois comprendre que certains avaient des informations notamment sur la volonté de certains black block d'en découdre. une compagnie de CRS, ça fait 80 CRS pour une ville qui fait 5 fois Lyon et de fois et demi Paris et ça c'est insupportable.
Benoît Payan