JEAN-LUC MÉLENCHON DÉMONTE LE MENSONGE DE LA DETTE PUBLIQUE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Locuteur 1Fait
« La Banque centrale européenne a racheté ce titre de dette. Et comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque centrale européenne, c'est un titre de dette que nous nous devons. »
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« La monnaie a été créée. Ce soir, je vous explique pas pourquoi l'argentur existait pas, mais bon. »
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« Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque centrale européenne achète aux États des titres de dette. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. »
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« La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17 %. La dette française rapportée à sa durée est allée sur le nombre d'années où il y a un type de dette, c'est 12 %. »
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« En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette Allemands. »
- 13:00Locuteur 1Fait
« La règle d'or que madame Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. »
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Maintenant, je viens sur un autre sujet qui est la question de la dette. Alors, vous avez tous bien compris quel bonheur. Alors, vous avez vu comment on fait ? Roule la pièce. C'était une réunion des médias des nouveaux médias que toute la casse avait dit qu'à l'horreur par que il trouve que là-dedans quelqu'un m'a posé une question intéressante et m'a dit "Monsieur Mélenchon, vous êtes en contradiction, vous voulez ouvrir largement les caisses en gros hein, je résume, mais c'est pas possible avec les traités européens. Je viens sur les traités européens. Le sujet n'est pas nouveau pour moi. Ça fait 10 ans qu'on explique ça. Ça fait 15 ans que c'est un débat international.
Ça a commencé avec la crise de la dette argentine. Auparavant, il y avait eu une alerte avec la crise de la dette mexicaine. Et puis avant, il y avait eu une crise en Asie. Et puis il y a eu celle de la Russie. Donc les militants qui militent depuis longtemps comme moi, bah on est au courant de tout ça. On a suivi. La première fois, tu comprends rien, tu te fais expliquer. La deuxième, tu es pas sûr d'avoir bien compris. la trisème, ça y est, tu as compris et puis tu es là, tu te rappelles, machin a dit, truc à écrit.
Bon voilà, c'est comme tous les militants font comme ça, discuter avec un syndical de n'importe quelle branche, n'importe où, il sait des tas de trucs qu'il savait pas en arrivant parce qu'il a dû s'y intéresser. Donc c'est pas un sujet nouveau pour nous. Il y a même un rapport, j'ai même été à une réunion de l'ONU à Genève. Le rapport qui a été fait était fait sur la base du gouvernement révolutionnaire de la révolution citoyenne en Équateur et avec l'Afrique du Sud, c'était le gouvernement de Raphaël Coréa et le gouvernement de l'Afrique du Sud qui faisait un rapport sur comment on réglait le problème des dettes souveraines. Voilà, tout ça existe.
Il y a des textes et machins, il faut se renseigner là hein. Dès que j'ouvre la bouche, ils sont là. Ah, il a dit la dette, il veut pas payer. Bon, tu vois des animaux, ils réfléchissent pas, ils pensent pas, ils viennent, ils mettent la main dans la cage du tigre, ils tirent les moustaches, il s'étonnent de s'en prendre une derrière. Mais c'est exactement ce qui leur est arrivé. Vous croyez réellement vous me connaissez ? Au moins, il devrait se méfier. Se dire Mélenchon dit ça, mais qu'est-ce qu'il veut dire au juste quand même ? C'est curieux qu'il dit ça. Et d'habitude, il dit des trucs. Non, allez, en avant.
1 2 3 4 5 La France dit Édouard Philippe n'a qu'une parole et elle honore sa parole et sa signature. Vas-y, joue de la musique Coco, tu as rien compris. Je viens de te dire que ce sont les titres de l'État français comme dette. L'État a emprunté des sous. Il y a un titre de dette qui est marqué dessus. par exemple 1000 € qui appartient une fois que tu as donné les sous, c'est en titre de dette pour toi. Et voilà que la Banque centrale européenne a racheté ce titre de dette. Et comme nous sommes membres du système financier européen et de la Banque centrale européenne, c'est un titre de dette que nous nous devons.
Alors par exemple, toi Antoine, je viens te voir et tu me dis écoute, je peux pas en ce moment t'aider Jean-Luc, j'ai une dette de 100 millions. 10 millions ? Oui. Bon et à qui tu les doigts ? Bah à moi. Je me dis ce garçon a perdu la boule. Allez Antoine. Alors Antoine il prend son premier papier de 100 millions. Scrutch. Qu'est-ce que ça change pour lui ? Rien. Qu'est-ce que ça change pour moi ? Rien. Parce que la banque centrale quand elle a acheté les titres de la dette française, elle a mis l'argent, elle est allé voir le banquier à ta poêle et lui a dit "Bon, donne 1000. OK, tiens, voilà 1000. Je prends le titre de dette." À ce moment-là, la monnaie a été créée.
Ce soir, je vous explique pas pourquoi l'argentur existait pas, mais bon. D'accord, je t'ai donné 1000 balles, tu les as. Qu'est-ce qu'il fait lui avec ses 1000 balles que je viens de lui donner ? Pendant que moi à la banque centrale, je repars avec mon petit avec mon petit titre, qu'est-ce qu'il fait ? Et ben rien. Il prend les 1000 et il les fout dans la sphère financière. Donc vous envoyez pas la couleur. Il a pas acheté des gommes et des crayons, il a pas acheté une voiture, il a pas construit une maison, rien. Il l'a mis dans la sphère financière.
Résultat, une masse considérable de pognon a été distribuée par la Banque centrale européenne aux banques auquel elle a racheté les titres des dettes nationales et tout ce fric est foutu le camp dans la sphère financière. Si bien qu'il y a pas eu ça d'inflation, un point d'inflation. Alors eux ça les dérange pas la réalité mais pas du tout. Ils viennent tous nous dire "Ah vous allez faire de l'inflation ?" Non, tu as déjà dit que c'était déjà payé. Ah oui ? Ah bon ? Bon repart. faut qu'il trouve autre chose. C'est interdit par les règlements européens. C'est pas vrai.
Ce qui est interdit par les règlements européens, c'est que la Banque centrale européenne achète aux États des titres de dette. Mais si elle veut acheter des titres de dettes aux banques privées, elle peut. D'ailleurs, elle l'a fait et elle en a acheté 4000 milliards et ça n'a pas créé d'inflation. Elle a le droit. Ah oui, mais elle a pas le droit de l'annuler et elle fait ce qu'elle veut. C'est marqué dans le texte, il est pas marqué que la banque centrale fait des chapeaux pointus avec ou des éventails, je sais pas quoi. Il y a rien marqué du tout. Elle fait ce qu'elle veut. Donc si elle décide de geler cette dette ou de la au feu, c'est son affaire. Donc ce n'est pas vrai.
Je le dis à direction de monsieur le directeur président de euh la Bundesbank, je crois que ça s'appelle comme ça, la banque centrale allemande qui dit il n'en est pas question, c'est interdit par les traités. Ben non, sa nous on a boué français, on sait lire, c'est pas dans les traités. C'est vous qui savez pas de quoi vous parlez. Parce que quand il a fallu sauver la monnaie internationale, vous avez tous couru y aller. Et quand une fois vous, la banque centrale allemande, vous avez fait un procès à la banque centrale européenne parce qu'elle avait racheté des titres de dettes, des États bien sûr à des banques privées. Et bien, vous avez dit, elle a pas le droit de le faire.
Il y a eu un jugement et vous l'avez perdu. Et alors quoi ? Vous pensez que vous l'avez gagné ? Non non, vos affaires s'arrangent pas, monsieur le chef de la Bundesbank. Mais alors, mais pas du tout. Pourquoi ? Parce que le gouvernement allemand lui-même a sorti de la Constitution de l'Allemagne le fait que le budget devrait être tout le temps en équilibre. Au revoir. La règle d'or que madame Le Pen veut imposer en France et dont je vais dire un mot dans un instant. Voilà. Ne croyez pas une seconde qu'on raconte des choses qui nous passent par la tête. On a étudié et on sait pourquoi ça donnera un avantage. On n jamais dit qu'on allait le faire tout seul.
Ils choisissent l'hypothèse la plus ridicule pour pouvoir nous ridiculiser. Moi, je viens à la Réunion, si c'est moi qui m'en occupe. Je vais aller voir les Italiens, je vais aller voir les Espagnols, je vais aller voir les Belges. Qui c'est qui me manque ? Les Grecs. Et je vais leur dire d'Idouard, vous aussi vous êtes à plus de 100 %. Ouais. On a intérêt à ce que ça baisse. Non, on est déjà quatre. On continuera. Je vais aller voir les Allemands. Je dit écoutez bon, fermons la porte pour pas que ça s'entende. [rires] Mais je connais l'état de vos finances et surtout l'état de votre pays. Vous avez 4000 ponts à réparer, 1000 ou 2000 écoles.
Vous avez deux ou trois écluses, il vaut mieux les réparer avant qu'elle s'arrête parce que la dernière fois ça a duré 1 an et demi. Vous avez dû faire 200 km de pour faire le tour de l'écluse qui marchait plus. Donc vous êtes l'année qui vient, vous allez dépasser les 3 % de déficit, les bons élèves. Et puis en 2028 vous serez à 4,6. Je le sais, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est le CDE. Donc vous allez pas être si brillant que ça. Et pourquoi faire ? Pour acheter des armes pour être la première armée conventionnelle d'Europe ? Alors moi là, on rouvre la porte et je vais dire à tout le monde pourquoi faire vous voulez être la première armée conventionnelle d'Europe ? On n'est pas pour.
Il y a mieux à faire. Il y a mieux à faire. Alors ça c'est les données. Maintenant continuons la discussion avec l'Allemand. il va dire "Ah mais non, nous on est très sérieux, d'accord, on s'endettete, on va s'endetter plus que la France. Ils vont emprunter plus de fric que nous l'année qui vient et l'année qui suit aussi. Mais voilà, chacun doit se débrouiller avec ce qu'il avec ce qu'il fait, quoi. [grognement] Je lui dire, "Ah bon ? Vous êtes sûr ? Parce que là, vous êtes au courant que les taux d'intérêt c'est quatre.
Alors nous vous êtes des Allemands, peut-être que vous avez de quoi payer comme ça hein alors que vous avez t ce que j'ai appelé la dette cachée parce que c'est des malins eux ils ont retiré de leur budget le fric qui mettent dans les armes. C'est pas compté dans le déficit d'accord alors nous on pourrait dire ben nous on retire tout ce qu'on a mis dans l'école parce que c'est pas dans le déficit c'est de l'investissement. Voilà je le fais moi. Pas de problème. [applaudissements] Donc c'est pour dire qu'on a aussi de l'imagination.
Mais je vais lui dire "Mais monsieur l'Allemand, regardez bien 4 % nous on est riche, vous aussi mais est-ce que vous êtes sûr que tous les pays européens peuvent s'encadrer une dette à 4 % ?" Je viens de vous en citer cinq dont nous les Français qui sont au-delà de 100 % du PIB qui paraît-il et le chiffre mortel qui vous conduit directement au cœur de l'enfer ? Tout ça n'existe pas, hein. Tout ça n'existe pas. La dette française rapportée au patrimoine français, c'est 17 %. La dette française rapportée à sa durée est allée sur le nombre d'années où il y a un type de dette, c'est 12 %. Donc tout leur truc, c'est de la flû intégrale du début jusqu'à la fin.
Et je vais vous dire que les scientifiques économistes qui ont trouvé la règle d'après laquelle tu tomberais de mort dès que tu as dépassé 100 % du PIB, la thèse, elle est fausse et c'est un étudiant qui a fait la démonstration que les chiffres étaient plantés. C'est vous dire le niveau de rigueur scientifique de ces ces ces additions d'absurdité. L'économie ce n'est pas de la comptabilité. L'économie c'est un rapport de force sociale. C'est une situation civilisationnelle. Ce n'est pas de la comptabilité. C'est de la comptabilité à la fin, mais au début c'est d'abord du rapport de force sociale.
Donc vais-je dire à l'allemand, si vous pensez que les autres vont être mal, vous le savez vous qu'on est mal pour payer ses dettes, vous les Allemands ? Parce que sous ferreur, vous avez eu du mal dans le passé vous les Allemands. Et on a vu comment vous avez réglé le problème. Non, on va pas dire ça. On va pas être disgracieux. Vous avez eu du mal vous aussi avec la dette. Mais vous avez trouvé une solution. Vous avez trouvé une solution. En 1953, les bons alliés de l'OTAN ont annulé la dette Allemands. Voilà comment on a fait. Et les Grecs aussi ont levé la main.
Alors le coup d'après quand c'était le tour des Grecs, ils ont dit "Ah va faire pour nous comme on a fait pour vous." Les autres ont dit n alors moi je vais leur juste leur dire un truc. J'ai été parlementaire européen 9 ans, donc j'ai participé à toute une série de votes. Quand vous dites que il faut payer les dettes qu'on a, je vais dire comme vous, mais je me rappelle d'un vote où vous avez dit un pays qui décide qu'il est en banqurro quand il a signé un accord avec ses débiteurs, si la majorité a voté l'accord, même ceux qui étaient pas d'accord sont dans l'accord. Vous comprenez ?
Ça veut dire qu'ils ont prévu ce qui se passait si quelqu'un se casse la figure auprès des emprunteurs privés. Donc s'ils y ont pensé, c'est que c'est possible. OK. Et pourquoi ils ont fait ça ? Parce que il venait de se passer en Argentine que l'Argentine avait réussi à éteindre sa dette et que un prêteur est venu et a fait des procès jusqu'à ce qu'il ait le dernier mot. Et ce prêteur qui était malin comme un singe, il avait ramassé tous les titres de dettes qui traînaient qui valaient plus rien et il s'est pointé et en disant voilà nous voulons la valeur faciale de ce truc. Ils se sont fait un trésor sur le dos des argentins.
Donc la terre entière s'est dit, il suffit qu'il y en ait un qui revienne et on se fait dévaliser. Donc ils ont voté ça. Alors que l'Union européenne ne vienne pas dire que c'est le rassemblement des anges qui payent les dettes parce que c'est pas vrai. De supposons que l'un quelconque des pays que je viens de mentionner dis je veux plus payer. Supposons que ce soit nous. Non, pas nous, un autre. Euh qui on veut. Quelqu'un vient, il dit "Écoutez, je peux plus payer." Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Il y a un traité européen qui date de 2012, qui a été voté par l'Assemblée nationale en 2012. C'était la campagne présidentielle, janvier ou février. Impossible de parler de tout ça.
Le sujet à l'époque, c'était la viande àal. Donc c'était plus important la viande àal. Alors la viande à sur France I qui avait réussi à imposer un sujet dans l'actualité. Le truc a été voté. Et qu'est-ce qui a été voté ? Ça s'appelle mécanisme européen de stabilité financière. Si tu peux pas payer toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, toi, vous payez à sa place. Mais oui, si Chipras avait dit "Je paye plus rien, je regrette, ça me fend le cœur mais je paye pas." Je peux pas. Les Grecs, nous on sait pas payé euh quel qu'il voulait et puis on veut pas vendre nos îles. À ce moment-là, vous savez ce que ça voulait dire ? 45 milliards d'euros à payés par la France, 65 par
Jean-Luc Mélenchon