Face au développement de l'IA, l'Europe est-elle trop prudente ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:59OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous l'état de notre économie européenne ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Êtes-vous pour un protectionnisme plus agressif face à la Chine et aux États-Unis ?
- 5:14OuverteRéponse directe
La décision d'Ursula Van Der Leyen sur le méthane est-elle justifiée ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Le plan de relance post-Covid a-t-il permis de soutenir l'activité en Europe ?
- 11:48OuverteRéponse directe
Le plan de relance est-il une success story malgré la complexité administrative belge ?
- 13:59OuverteRéponse directe
Comment réduire le déficit public belge de 10 milliards d'ici 2029 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:41Chiffre
« La Belgique a déjà fait 23 milliards d'économie depuis 2 ans. »
Temps de parole
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France 24 LCP public Sénap présente.
[musique]
Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. Nous allons parler dans notre partie débat intelligence artificielle. Mais pour le moment, nous sommes à Bruxelles, capitale de la Belgique et de l'Union européenne. Et c'est ce qui nous intéresse car nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui une personnalité belge, David ClarinVal. Bonjour. Bonjour. Euh vous êtes membre euh du mouvement réformateur, le Parti euh libéral centre-Doit plus exactement qui se trouve euh au niveau européen dans Renew.
Au sein du gouvernement belge, euh vous avez été ministre et vice-premier ministre dans des gouvernements de votre sensibilité justement Ville-Mess et Decro et aujourd'hui vous êtes dans celui de Bart de Vers qui est lui-même souverainiste flamant. Alors en charge de l'emploi, de l'agriculture et de l'économie. [grognement] J'ai j'avais vraiment envie de vous demander comment vous qualifiez l'état de notre économie européenne. L'Europe est vraiment à la croisée des chemins. On vit une période assez difficile puisque d'une part nous avons des Chinois qui effectuent un dumping majeur.
On voit qu'ils soutiennent entre 3 et h fois plus leurs entreprises, leurs industries que ce que font les pays de l'OCDE. Donc un dumping massif qui met en en compétition nos entreprises de manière un peu déloyale. D'autre part, les États-Unis qui agissent avec euh des clauses de most favorite nation ou avec euh des euh des tarifs donc des des politiques assez agressives à l'égard de l'Europe. Et c'est Emmanuel Macron qui a dit ça il y a quelques années. Nous sommes un peu au niveau économique des des herbivores au milieu d'un monde de carnivore. Et donc il faut savoir que les industries en Europe sont passées de 20 % de valeur ajoutée en l'an 2000 à peine 13 % aujourd'hui.
Donc on voit nos industries quitter l'Europe ou même faire faillite. Et bien si on veut inverser cette tendance, on doit prendre les choses en main et avoir une politique assez ambitieuse, un peu plus agressive tout en restant évidemment ouvert sur le commerce. Alors, on va développer avec vous, mais comme toutes les semaines, je vous propose quelques actualités européennes. Morceau choisis d'Europe avec l'Europe en bref par Agnès Lecsec.
[musique]
Les socialistes européens pourraient perdre un chef d'état de leur couleur politique alors qu'il se comptent déjà sur les doigts d'une main. Le Parlement espagnol a rejeté ses propositions pour mettre fin à la crise du logement. Pedro Sanchez convoque donc des élections anticipées le 29 novembre. Le premier ministre espagnol affirme que cette échéance électorale n'aura pas d'impact sur les négociations très tendues du futur budget européen que beaucoup voudraient boucler avant 2027. Nous défendrons la même chose avant, pendant et après les élections. Face au camp des fruots, l'Espagne de Sanchez réclame une enveloppe ambitieuse.
En Italie, le Parlement a approuvé une réforme électorale controversée. La nouvelle loi offre une prime à la coalition majoritaire si elle obtient plus de 42 % des voix. L'opposition de gauche dénonce un texte taillé sur mesure pour faciliter la réélection de la coalition des droites de Georgia Méloni en 2027. Arrivé au pouvoir il y a 4 ans, la première ministre détient le record de longévité à ce poste de l'après-gerre. Trop dépendant de la Chine les 27, ils accusent un déficit commercial d'un milliard d'euros par jour. La France et l'Allemagne demandent dans une lettre à la Commission européenne de muscler sa réponse avec un nouvel outil de rétorsion pour frapper plus vite et plus fort.
Le commissaire européen au commerce Maros Sevkovic s'est rendu à Pékin pour donner une dernière chance au dialogue. Subvention massive surcapacité industrielle accès restreint des Européens au marché. La Chine rejette elle les accusations européennes et joue la carte de la fermeté après un bras de fer remporté sur le commerce avec l'Amérique de Trump. Alors, on est en pleine discussion entre les Chinois et les Européens pour convaincre Pékin de réduire volontairement ses exportations dans des secteurs comme les les véhicules hybrides et de donner accès aux terres rares.
Les 27 sont aussi en pleine discussion entre eux cette fois-ci pour renforcer leur bazooka capable de surtaxer de manière ciblée et rapide des pays accusés de pratique de dumping de de desloyales. Vous êtes pour Tout à fait. Nous sommes favorables à cette politique. Nous devons être quand même conscients du fait que il se pose maintenant des questions de souveraineté au niveau européen. Le fait d'avoir été parfois beaucoup trop naïf pendant tant d'années fait que nous avons perdu des parts de marché. On doit donc prendre toute une série de mesures, vous venez d'en citer quelques-unes, qui vont dans le bon sens. On doit être plus dur.
Euh en Belgique, euh nous sommes euh en fait pour favorables à ce que l'on appelle le M de WIF Europe. C'est-à-dire que nous ne sommes pas pour un protectionnisme qui euh ferme les barrières autour euh de l'Europe et qui empêche le commerce international. Nous devons être ouverts avec des partenaires qui respectent les règles, mais pouvoir aussi fermer la porte à des partenaires qui ne respectent plus les règles. On doit donc être plus rapide dans les décisions. On doit avoir des outils qui nous permettent des plus d'être plus réactif. Au niveau de la commission, cette ligne est en train de trouver sa place.
Donc c'est une ligne un peu pragmatique entre un protectionnisme fermé et un libéralisme trop ou en tout cas un marché trop naïf. On veut une position un peu pragmatique entre les deux qui soi le meilleur des deux mondes. Alors dans la dans un contexte de flambé des prix de l'énergie partout en Europe, Urzula Van Derleyen a reporté d'un an la mise en conformité pour les importateurs de méthane. Donc une décision qui est prise sous la pression des États-Unis, le Qatar et d'autres producteurs de gaz qui ont averti l'Union européenne que la réglementation allait compromettre leur livraison d'énergie.
euh des ONG, des investisseurs institutionnels qui avaient déjà procédé euh à des efforts ont exhorté Bruxelles début octobre à ne pas rouvrir ce texte. Qui a raison finalement ? Pendant des années, le Green Deal a été le la seule ligne qui guidait l'action européenne au détriment des entreprises. Et on l'a vu, les entreprises euh dans certains cas, étant donné que nous étions souvent les seuls au monde à vouloir mettre en place ces politiques ambitieuses, euh les entreprises et bien elles ont tout simplement quitté le territoire avec une fuite finalement de carbone à l'étranger. Donc pour le climat, c'était un échec puisque la pollution allait juste se faire ailleurs.
On a Mais là, est-ce qu'on s' pas à une à des puissances étrangères et à leur pression ? Non, parce que on allait juste avoir probablement une perte de production chez nous, on allait avoir des coûts supérieurs. Aujourd'hui, on voit que les coûts énergétiques sont en train de flamber et donc ça n'était vraiment pas le moment. Vous savez que le fameux plan de relance post Covid touche à sa fin. 634 milliards seront décaissés d'ici la fin de l'année selon la commission avec un emprunt en commun à l'origine qui est absolument inédit. Est-ce que ça a permis selon vous à l'activité de se se soutenir et puis même peut-être même de redémarrer en Europe ?
Oui, il faut se rappeler pourquoi la commission avait proposé ce plan de relance qui était une bonne idée. Il fallait en effet au après les crises que nous avions traversé donner un peu d'oxygène à l'économie pour retrouver du dynamisme. Les plans de relance ont été déposés. Les pays en ont chacun fait ce qu'il fallait faire. Alors moi, d'une manière globale, j'en ai une analyse assez positive. Ça nous a permis de mobiliser des moyens pour faire toute une série de projets intéressants. Euh, on a des illustrations un peu dans tous les sens. Cependant, quelques bémoles quand même.
D'une part, ce plan de relance coûte cher quand même aux États puisque on a des taux quand même à rembourser, des des montants à rembourser qui sont importants. Deux, le le processus est administrativement assez lourd. Donc on espère que dans le futur, s'il y a d'autres projets de ce type, il faudra un peu assouplir les règles parce que c'était un un vrai travail euh administratif très lourd. Et trois, et ça c'est peut-être plutôt une critique pour la Belgique, on a plutôt vu une allez un éparpillement ou en tout cas euh en fait de d'avoir un peu dispersé les moyens sur plein de petits projets plutôt que de les avoir focalisé sur des gros projets porteurs de plus de relance.
Un exemple de certains la région a utilisé le plan de relance pour diminuer le le coût des tickets de bus. Euh alors, c'était bien évidemment pour les gens qui prennent le bus, mais ça n'a pas d'impact sur la relance économique. J'aurais préféré qu'on les focalise sur des projets plus porteur de sens et de développement économique. Alors, parlons-en justement. On fait le point sur la Belgique, un pays de près près de 12 millions d'habitants. Ce plan de relance se chiffre à 5,3 milliards d'euros. Plus de la moitié est consacré à la transition verte. En fédération Waloni Bruxelles, 149 implantations scolaires ont été sélectionnées pour être rénové.
Alex Bourdon vous propose un reportage dans l'un d'entre eux. Quand est-ce qu'on a des mètres carrés ? Oui Rachel. Un cours de mathématiques dans une ambiance détendue pour ses élèves d'une douzaine d'années de l'Athéné royale de Gansorenun dans la région de Bruxelles. Depuis la rentrée, ils inaugurent leur bâtiment flamban neuf. Un soulagement car les anciens locaux étaient particulièrement vétuste. Celui d'avant était beaucoup plus vieux du coup parce que c'est un ancien bâtiment et il était un peu abîmé. L'ancienne école surtout avec la canicule, il faisait vraiment chaud.
À quelques centaines de mètres, l'ancienne établissement est toujours là pour témoigner des conditions d'enseignement supporté pendant des années. Des pavillons d'antvenu avec le temps difficilement vivable. Et de l'autre côté, en plein été, la chaleur tapait sur les bâtiments. On arrivait à des températures facilement de 35°gr à l'intérieur avec les fenêtres qui étaient ouvertes. Le fait de ne pas avoir de CO2, je dirais en excès dans la classe parce qu'il y a une ventilation, bah tu vois que durant l'après-midi, ils ont moins facilement mal de tête effectivement et donc au niveau de la tension, ça a quand même un impact.
Le chantier a coûté 15 millions d'euros dont près d'un million a été financé par le plan de relance post Covid. Pour obtenir cette aide européenne, le projet a dû respecter des critères durables : isolation, énergie renouvelable mais aussi gestion de l'eau. Donc ici dans un terrain où il y a une fratique qui est très haute, on a fait des nou donc en fait ce sont des des bassins qui se remplissent en calorage puis qui se vident progressivement et c'est raccordé en final à une ce qu'on appelle une rivière urbaine donc qui est un écoulement dans une rivière de la commune. C'est aussi une partie de la conscientisation pour les élèves.
Donc le fait que eux-mêmes soient dans un bâtiment euh dont on peut leur dire qu'il est effectivement propice à la protection de l'écologie, qu'il est plus économe sur le plan énergétique ou sur le plan des ressources comme l'eau par exemple. En plus des 270 millions d'euros de fonds européens, la Fédération Walloni Bruxelles a lancé un plan d'un milliard d'euros pour la rénovation des bâtiments scolaires. Le besoin est effectivement énorme. C'est pas pour rien qu'on la précédente législature a chiffré à 9 milliards le montant total nécessaire. Ça veut dire qu'on a un bâti scolaire vieillissant.
L'Athéné royal de Gansorun fait partie des quelques 150 écoles francophones dont les travaux ont été en partie financé par le plan de relance européen. À l'échelle du pays, l'Union européenne a déjà versé près de 3,9 milliards d'euros sur les 5,2 milliards prévus. Pour toucher le reste, la Belgique doit encore convaincre la Commission européenne d'ici la fin de l'année qu'elle a tenu tous ses engagements. L'utilisation de la facilité européenne pour la reprise et la résilience pour votre pays. Est-ce que vous considérez finalement que c'est une success story en particulier, on pense à votre pays comme celui d'un feuille administratif entre région et état fédéral belge.
Est-ce que ça ça pose problème aussi ? Non, on on l'a vu ici euh avec un un très bel exemple, une belle illustration euh de du fait que euh les moyens ont pu être aussi utilisé à pour des projets qui étaient vraiment intéressants, qui ont permis de faire des économies d'énergie, d'être bons pour l'environnement et aussi bon pour nos enfants. Et donc, il y a évidemment beaucoup de très bons projets. C'est vrai que la Belgique est un état complexe avec de plusieurs niveaux administratifs qui se chevauchent et donc avec un plan de croissance qui est lui-même morcelé entre les différents niveaux de pouvoir.
Et c'est en cela que je disais tout à l'heure que parfois on a vu un éparpillement des moyens. Ce plan de relance, il devait servir de modèle pour le futur budget de l'Union européenne, en particulier avec des financements par objectif, hein, vous l'avez dit, des projet en tant que tel proposé par la Commission européenne. Précisons, une enveloppe totale de 2000 milliards d'euros pour le budget de l'Union européenne sur 2028-2034, ça représente une hausse de 60 % du budget actuel. C'est quand même moins de 2 % du PIB de de l'Union, hein.
Mais euh mais pour nous en Belgique, ça voudrait qu'on passe qu'on on devrait payer en grosso modo entre 1 et 2 milliards d'euros en plus chaque année au budget. Or, on paye déjà pas mal. Euh vous êtes dans les pays frugaux avec l'Allemagne, le Danemark, la Finlande, la Pays-Bas et Suô, on est on est d'accord qu'il y ait une augmentation du budget. Aujourd'hui, il est à 1400 milliards. On on est d'accord qu'il augmente un peu, mais certainement pas jusqu'à 2000 milliards. Il faut on souhaite au moins qu'il diminue de 20 à 25 %. C'est un effort qui devra aussi être fait dans l'usage que l'on va faire de ces moyens.
Donc nous par exemple, nous souhaitons que l'on finance beaucoup plus le pilier 2, c'est-à-dire le pilier où il y a la compétitivité des entreprises, où il y a toute une série de mesures de soutien en terme de sécurité, de défense. Par contre, on pense que dans le pilier 1, on veut une stabilité pour les crédits en agriculture. On ne veut pas diminuer la PAC. Mais par contre, sur le plan de la cohésion, là, on est prête à ce qu'il y ait une diminution. C'est pour les régions he la politique pour les régions les plus pauvres de l'Union européenne. Votre gouvernement fédéral dirigé par BAC de Weer veut trouver 10 milliards d'euros d'ici 2029 pour résorber le déficit public.
Alors avec plusieurs pistes, augmenter la TVA qui est l'impôt un peu inégalitaire, ce qui touche tout le monde indifféremment, des coupes dans les services publics. Ça suscite des blocages budgétaires, de la gros sociale, des manifestantes aussi comme en France un peu. Comment vous allez sortir de l'ornière ? On a une explosion des dépenses notamment en pension et en santé pour finalement atteindre les moins plus ou moins - 4 % de déficit en 2029. Ça nécessite de faire des efforts. La Belgique a déjà fait 23 milliards d'économie depuis 2 ans. Donc on doit prendre nos responsabilités. Ça veut dire 10 milliards.
On doit en effet se mettre d'accord à plusieurs puisque nous sommes cinq partis au sein de la coalition et nous n'avons pas tous les mêmes recettes pour mettre les le budget euh en équilibre. Nous nous préconisons que la Belgique est déjà un pays qui est très taxé. Ce sont ces trois voies-là que l'on veut euh utiliser. Moins de dépenses, un peu plus de croissance mais ne plus augmenter les les taxes avec un chômage à 6,1 % en Europe, mais un chômage des jeunes beaucoup beaucoup plus fort. On parlait de de manifestation étudiantine en France très très forte, en Belgique, dans dans la partie Wallonne. Il y a en effet aujourd'hui un certain mécontentement au niveau du marché du travail.
Les réformes que nous avons mises en œuvre en Belgique ne sont pas nécessairement toujours appréciées par les syndicats qui poussent la population à manifester. Il y a aussi un malaise qui est présent au sein de la population plus jeune des étudiants, notamment par des raisons beaucoup plus globales. On va prendre un exemple. Je pense que l'intelligence artificielle par exemple euh a un impact positif en terme d'emploi. Ça crée une augmentation de la productivité et il faut veiller à la capter au sein de notre économie.
Mais elle a aussi un côté plus euh inquiétant puisque elle peut aussi engendrer euh des pertes d'emploi ou en tout cas une plus grande difficulté d'accès des jeunes au marché du travail parce que l'intelligence artificielle remplace une partie de ces emplois que l'on qualifie de junior et donc les entreprises ont plutôt tendance à vouloir recycler à à former leurs travailleurs au nouveaux métiers qu'à engager des jeunes qui n'ont pas encore d'expérience. On doit être conscient de cette crainte pour pouvoir aussi adapter notre marché du travail aux enjeux d'aujourd'hui. Merci monsieur le ministre. Merci David Clerinval d'avoir été mon invité.
On poursuit d'ailleurs sur le thème de l'intelligence artificielle mais côté Parlement européen car c'est l'heure du débat. Merci de nous rejoindre à Bruxelles, au Parlement européen pour un débat fabriqué à 100 % par de l'intelligence humaine. Alors que l'intelligence artificielle se développe et promet de révolutionner notre quotidien suscitant opportunités mais aussi inquiétudes notamment quand on écoute les déclarations des géants du secteur géant américain. Ainsi, cet été, le responsable de la sûreté du groupe entropique a estimé qu'il y avait 10 % de chance que cette technologie détruise l'humanité dans la décennie qui vient.
Des I qui s'échappent de leurs fabricants pour coloniser des sites et puis le gouvernement australien a lui aussi été piraté. Les dangers semblent multiples. Alors du coup, l'Union européenne a pris les devants depuis 2 ans en adoptant le règlement européen sur l'intelligence artificielle. Un texte qui interdit par exemple de manipuler les utilisateurs, de profiter de la vulnérabilité des jeunes et des personnes en situation de handicap. Il prévoit des amendes pour les entreprises hors la loi pouvant aller jusqu'à 7 % de leur chiffre d'affaires. Mais la question de la souveraineté européenne face à l'IA se pose puisque le fossé s'est creusé avec d'autres acteurs mondiaux.
Les Américains dominent par exemple par le nombre de modèles mis sur le marché 61 fois plus que l'Union européenne. La taille des investissements dans l'IA 600 milliards de dollars cette année cin fois plus que l'Europe et même la puissance de calcul de l'Oria l'Europe a-t-elle déjà perdu la course ? Et pour débattre de ce contrôle de l'intelligence artificielle, deux eurodéputés sur ce plateau. David Cormand, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé français, membre du groupe Les face à vous Yvan Verouftrat. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes eurodéputés belge, membre du groupe centriste Réunion Europe au Parlement européen et en Belgique, je précise que vous présidez le parti centriste les engagés qui est dans la coalition de gouvernement dirigée notamment par le nationaliste flamand Bart de Viveur. Alors avant de vous donner la parole, on va écouter le patron du groupe américain Open et ses propos pas très rassurants. C'était devant les Nations Unies fin septembre.
À mesure que les systèmes d'intelligence artificielle deviennent plus performants et plus autonomes, ils pourraient évoluer plus vite que nos institutions, concentrer le pouvoir entre un trop petit nombre de mains ou prendre des décisions que les gens ne comprennent plus ou ne contrôlent plus. À mesure que le développement de l'IA s'automatise, les progrès de l'intelligence artificielle pourraient s'accélérer rapidement. Ce moment nécessite une attention extrême. Alors quand vous entendez le patron d'Openia, vous craignez que nos États, nos démocraties européennes en particulier, nos institutions perdent le contrôle de l'IA.
Je pense qu'il y a plusieurs choses pour par rapport auxquelles il faut être très clair. La première c'est que le problème c'est pas l'IA, c'est l'utilisation qu'on va en faire. Et la deuxième et je voudrais directement être clair à ce sujet-là, on entend souvent qu'on oppose réglementation et développement de l'IA. Alors certains disent oui, l'Europe régule et du coup on est en incapacité de d'être en concurrence correcte avec les Américains et c'est pour ça qu'on perd l'Europe c'est le champion la régulation. Soyons clair, les premières réglementations européennes se sont mises en ont été mises en œuvre très partiellement cet été.
On n'a pas attendu cet été pour être en retard par rapport aux Américains. Donc ceux qui aujourd'hui nous disent que c'est le fait que l'on réglemente, que l'on veut garder le pouvoir, que l'on veut structurer quelque part une nouvelle capacité et qui comme toute capacité doit être encadrée, cela n'a aucun sens. Donc opposer ceux qui disent qu'on doit réguler une nouvelle puissance et l'IA est une nouvelle puissance et que que ça serait l'opposé l'un et son développement même, cela n'a pas de sens. On peut être pour l'IA et je pense que l'IA c'est un potentiel et l'Europe ne doit certainement pas prendre du retard et on y reviendra.
Par contre, ça nous empêche pas du tout comme toujours quand il y a quelque chose qui est puissant de le de l'utiliser et de garder le contrôle parce que c'est nous le maître et l'esclave ou l'outil c'est l'A. David Cormand, est-ce que vous croyez dans les prochaines années à un scénario qui fait penser à des films de science-fiction avec une intelligence artificielle qui soumettrait en esclavage les humains quit à les éliminer ? Non, pas du tout. Pas du tout.
Je pense qu'il y a un vrai risque existentiel pour notre civilisation, pour la démocratie, pour l'intérêt général, lié à la surpuissance de ces entreprises de big tech qui déclinent notamment leur puissance par des outils IA, mais je crois pas du tout à un scénario Terminator. Je pense même que cela relève d'une forme de mise en scène et de d'une diversion en réalité pour détourner notre attention du véritable problème et de ce que sont en train de mettre en œuvre. ces firmes, vous posiez la question sur la question de est-ce qu'on va garder le contrôle ?
Ce que je veux dire avec un peu de force, c'est que le modèle économique de ces mégafirmes, vous avez parlé des montants de capitalisation sans aucune commune mesure dans l'histoire de l'humanité et dans l'histoire du capitalisme. En fait, quand vous avez des entreprises qui sont capitalisées à 1000, 2000, 3000 milliards de dollars, il faut bien comprendre que leur modèle économique viable repose forcément obligatoirement sur l'accaparement de droit et la remise en question de l'intérêt général. par exemple la protection des consommateurs, par exemple la protection de nos données.
C'estd que ce que je veux vous dire, c'est c'est là le vrai risque, c'est que le modèle économique de ces firmes, on parle des Américains, mais on pourrait aussi parler des Chinois, c'est d'imposer un modèle économique de rente sur lequel ces firmes auraient un contrôle total. C'est ça leur projet économique. Et dans cette affaire, l'IA, je parle des méga IA, moi Chat GPT et compagnie, c'est celle-là dont on parle, ont pour projet de faire ça. Et donc oui, il y a une exigence démocratique de réguler cela et là je suis d'accord complètement avec vous sur le fait de dire la en fait, on confond parfois l'innovation et le progrès. D'accord ?
L'innovation, c'est quelque chose de nouveau qu'on invente. Le progrès, c'est autre chose. Le progrès, ça doit être compatible avec l'intérêt général. Qui décide d'une innovation ? Les scientifiques, les chercheurs, les ingénieurs. Qui décide que c'est un progrès dans une démocratie ? Le débat démocratique. Et c'est de ça dont on doit parler. Le progress, c'est la somme de la prospérité créée et de la gouvernance qui permet de le redistribuer. C'est ça qui quelque part de l'encadrer. C'est ça quelque part le progrès. Et là, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. L'IA, c'est un outil qui doit nous permettre d'augmenter notre capacité, notre productivité.
Mais s'il n'est pas encadré, qui n'est pas mis au service quelque part du bien-être, c'est pas l'IA tout seul qui va s'en occuper. Et je est-ce qu'il y a pas Est-ce qu'il y a pas justement de la part de ces géants américains qui nous mettent sans cesse en garde la volonté de valoriser la puissance de leur modèle IA sur les marchés financiers et de décourager l'industrie ? Moi je pense qu'il a plusieurs éléments. Le premier élément c'est que je pense qu'il se déresponsabilise pour partie.
Je veux dire, soyons très très clair euh que ce soit entropique ou ou c'est pas de notre faute, c'est soyons très clair, la responsabilité incombe à ces sociétés et elles doivent utiliser suffisamment des financements qu'ils ont pour veiller à garder la maîtrise de leur outil. C'est leur première responsabilité et jamais personne ne doit accepter qu'il se déjuge de quelque manière que ce soit. C'est vrai par rapport à ça. C'est vrai aussi par rapport au rôle que l'IA peut jouer globalement dans nos équilibres économiques.
On sait qu'aujourd'hui l'IA s'il capte une partie de la valeur ajoutée, mettons 10 % de notre valeur ajoutée, 10 % de notre produit intérieur brut, comment est-ce que demain on va veiller en cours à faire société, à avoir une assiette fiscale suffisante que pour pouvoir le redistribuer, pour pouvoir veiller à ce que les services communs puissent être payés. Si l'ensemble de cette valeur ajoutée, elle va en Irlande et puis elle va dans un paradis fiscal puis va dans la bourse, ben franchement, on risque de faire chuter la totalité de notre modèle social et c'est un vrai danger pour la solidarité.
Mais quand on écoute la présidente de la commission Ursel Van Derleyen l'IA, c'est aussi une opportunité économique pour gagner en comp en compétitivité. Sûr, je crois pas. Enfin, ça dépend de ce qu'on appelle UNIA, d'accord ? Je crois pas du tout que la course, vous parliez de course tout à l'heure, à ces modèles gigantesques, tels qu'on les voit aux États-Unis ou en Chine, soit un modèle souhaitable pour toutes les raisons qu'on vient dénoncer. En Chine, il sont plus petits hein déjà. Non, mais ils ont d'autres. Moi, enfin, je mets dans la même boîte tout ce qui est big tech.
En fait, en réalité l'espèce de de de d'impéium et et d'ailleurs de véhicules impérialistes que sont les plateformes d'achat en ligne et cetera et cetera où là aussi il y a de la captation de données où là aussi vous avez des algorithmes qui visent à mieux connaître les personnes pour les induire à de la consommation et cetera et cetera. C'est la même logique. Cette logique c'est laquelle ? Et d'ailleurs, c'est vieux comme le capitalisme, j'ai envie de vous dire. Et vous parlez de la captation de la valeur ajoutée. C'est un sujet fondamental mais qui est aussi vieux que l'histoire des détentaires de moyens de production pour utiliser un champ lexoiscal marxiste.
Moi c'est pas mon école de pensée politique, je suis écolo mais ça ça fait réfléchir. Et donc toute toujours dans l'histoire du capitalisme, il y a eu à la volonté de la part d'un certain nombre de capitaines d'industrie de construire des monopoles qui captent pour eux la valeur ajoutée, la productivité. Pour moi, Libtech et Lia, c'est un nouveau palier dans cette directionlà, mais avec une capacité de contrôle sur nos économies et même sur nos démocraties. Vous parliez tout à l'heure de fiscalité, c'est quelque chose d'essentiel. Ces firmes ont trouvé le moyen d'échapper euh à la fiscalité. Ils échappent quelque part à la règle commune.
Ils se substituent au rôle régalien des États, les infrastructures stratégiques y compris militaire, le fait d'avoir accès aux données personnelles des citoyens. C'est ça qui est en train de nous percuter. Et dans l'histoire du rapport de force entre guillemets entre les puissances de l'argent et de l'économie et l'intérêt général, il y a jamais eu un aussi gros déséquilibre de ce qui est en train de nous arriver. Alors, face aux dérives de euh l'intelligence artificielle, l'Union européenne a pris les devants dès 2024 en adoptant un règlement européen sur l'intelligence artificielle.
Un texte qui classe les modèles d'IA par niveau de risque, qui interdit de tromper les personnes, d'utiliser leur vulnérabilité. et ajoute des obligations de transparence aux entreprises qui développent ces modèles sous peine d'amende. Un règlement adopté en urgence que défend la présidente de la Commission européenne dans l'écoute. Le règlement européen sur l'intelligence artificielle est bien sûr une pièce maîtresse des gardes fous que nous voulons mettre en place et grâce à lui l'Europe est à même de façonner les efforts à mener à l'échelle mondiale. Nous allons donc collaborer avec nos partenaires partageant les mêmes valeurs comme le Canada et le Royaume-Uni.
Nous voulons faire équipe sur l'évaluation des modèles, la vérification, l'alerte précoce, la sécurité de l'intelligence artificielle et bien plus encore. Il en Verostrat, ce règlement, il a été adopté il y a 2 ans, mais il y a une course à toute vitesse dans le développement des modèles d'intelligence artificielle. Est-ce qu'il n'est pas déjà obsolète ? Bon, il est pas complètement en application et donc il y a encore beaucoup de travail à faire et comme je vous le disais, je pense qu'on doit absolument le faire. C'est une une nécessité. Mais peut-être pour revenir à ce qui était dit auparavant, qu'est-ce qu'on de quoi on se rend compte quelque part avec l'IA ?
On se rend compte qu'il y a une accélération dans la désincarnation de l'économie, c'est-à-dire dans la dterritorialisation de l'économie. On vient d'une économie agricole. Là, quand c'est assez simple, vous avez un champ et vous pouvez le toucher. Puis vous avez une économie industrielle, vous pouvez encore plus ou moins la toucher. Puis vous avez une économie numérique qui elle ne connaît pas de frontière.
Et donc la grande question civilisationnelle, je dire on est vraiment dans un tournant de civilisation est de savoir si dans ces modèles-là on va pouvoir recréer quelque part une puissance une autorité publique qui va avoir la main mise sur ces modèles qui quelque part on vous pouvez pas les toucher. Et donc ils ont une facilité, une capacité à éviter toutes les réglementations, la fiscalité, la solidarité, à être concentré dans les mains de quelques-uns.
Et ça c'est vraiment le problème qu'on voit et qu'on connaît et qui fait que nos finances publiques sont dans l'état dans lequel son ce fameux IA un peu de pédagogie et notamment les entreprises d'IA qui ne respecteraient pas donc tous ces ces règlements à interdiction de de noter socialement les individus de d'utiliser en temps réel leur leurs données biométriques et cetera aurait pour des amendes qui peuvent aller jusqu'à 7 % de leur chiffre d'affaires mondial. Est-ce que ça nous donne les moyens d'aller vraiment voir ce qui se passe dans le développement de ces modèles d'IA et de surtout les encadrer suffisamment pour nos citoyens ?
Dans votre volonté de faire de la pédagogie, vous avez raison d'en faire. L'Union européenne lors de la dernière mandature, j'insiste sur ce point, c'était la dernière mandature. Beaucoup de choses ont changé avec cette nouvelle mandature. On a beaucoup parlé du Green Deal, c'était très bien, 65 70 législations utiles. Et on a fait plusieurs textes fondamentaux sur la tech. Lien acte, Data Act, DSA, Digital Service Act, DMA Digital Market Act. Ils ont une logique ces quatre textes, c'était de structurer une ligne de défense et de régulation au nom de nos standards.
Vous le disiez tout à l'heure, pas pour se faire plaisir, c'est pas réguler parce qu'on est des glands et qu'on saurait pas innover. c'est qu'on dit "Nous nous avons des valeurs, nous déclinons ces valeurs par des standards et toutes les entreprises qui veulent avoir accès au premier marché du monde que nous sommes doivent respecter ces standards conforme à nos valeurs. Il y a rien de restrictif d'anti-innovation là-dedans. C'est le respect de nos valeurs fondamental, respect des droits humains et cetera.
Et donc l'IAT avait hiérarchisé les I à risque en disant il y a celles qui sont très risquées, celles qui sont moyen risquées et cetera et cetera avec des protocole différents pour les évaluer. On n pas la volonté politique de l'appliquer. Si on a fait une première ligne de défense qui de mon point de vue est embryonnaire qu'on n pas l'avant l'ité. C'est là que je suis en colère contre Ursula Van deron qui en fait déplore les effets dont elle chérit les causes. Quand Ursula Vanderlion fait ce grand discours en disant "Nous allons nous mettre d'accord avec le Canada, avec les la Grande-Bretagne", en même temps qu'est-ce qu'elle fait ? Elle se prosterne devant Trump avec l'accord UE.
Elle est en train de faire des omnibus. Les Omnibus, c'est les règlements qui sont en train de revenir sur ces lignes de défense réglementaire qu'on a même pas commencé à appliquer. On est en train de les remettre en question et donc un mot faut savoir où on veut aller. Il va versat. Est-ce que si on régule trop ces géants américains de l'intelligence artificielle et bien on risque un nouveau bras de fer avec Donald Trump qui lui ne veut surtout pas les réguler et puis on connaît les guerres commerciales qu'il peut nous mener. Il s'est affiché d'ailleurs avec tous les tous les grands patrons de d'IA pour dire non c'est formidable, il va y avoir d'un côte de bon conduite et et tout ira bien.
Je vais vous dire si ça énerve Donald Trump c'est que c'est peut-être une raison de plus pour le faire. Vous savez sur sa casquette il est pas marqué make Europe great again marqué make America make my friends great. Donc je pense pas que son objectif est vraiment de s'occuper de notre bien commun. Donc si ça énerve Donald Trump et on en a rien à cirer si je peux me permettre et me passer l'expression. Aujourd'hui les États-Unis ont besoin de nous. On a besoin d'une commission qui est beaucoup plus forte, qui se dresse et qui est aussi capable de menacer en retour Donald Trump en lui disant "Vous savez, nous on a 300 milliards d'euros qui vont vous vers vos marchés financiers.
On ach on achète vos services numériques. Aujourd'hui paye presque pas d'impôts chez nous. On a largement assez de leviers pour négocier avec quelqu'un comme Donald Trump. Faut arrêter d'avoir peur. Mais juste pour revenir sur DSA, DMA, c'est tout à fait exact. On a en effet mis en place des législations. Moi, mon drame est là où je peux rejoindre la colère quelque part par rapport à la commission aujourd'hui. C'est qu'une législation sans sanction, c'est comme du vent sans voile. Aujourd'hui, les sanctions qui sont prises, elles sont beaucoup trop lentes, beaucoup trop faibles. On fait des des investigations pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans. 3 ans dans la tech, 3 ans, c'est une éternité.
Ce sont des siècles dans la tech. Donc il faut que aujourd'hui ces législations si elle veut qu'elles soi crédibles, on les applique avec beaucoup plus de rigueur y compris les sanctions. Toute dernière considération avec vous monsieur Corm, le climat dans tout ça d'ici l'an prochain, la demande mondiale d'IA entraînera une consommation de 5 milliards de mètres cubes d'eau. C'est plus que la consommation annuelle du Danemark. Vous dites stop Alia du coup pour chez les écologistes. Non mais quand on a parlé de la transition écologique et d'ailleurs c'est une spécialiste de Vender Lion, elle faisait le lien avec la transition numé la révolution numérique comme si les deux s'emboîaient.
Pas du tout. D'ailleurs, j'ai ici dans cette maison commandé le premier rapport sur le coût environnemental de la chaîne de valeur et de production du numérique, pas de l'IA spécifiquement en 2020 et qui montrait déjà que c'était une catastrophe et ça s'est empiré depuis. Vous savez, il y a tout un champ lexical de la tech, c'est les clouds, c'est les licornes, tout ça serait immatériel. Non, ça repose sur les infrastructures extrêmement matériel et c'est ce que vous évoquez, consommation d'eau d'énergie. D'ailleurs, Emmanuel Macron adore. Il va dire "Je vais enfin pouvoir faire quelque chose de mes centrales nucléaires.
Je vais les relier à des énormes data centers étrangers extraeuropéens et ça va être formidable comme business model." Tout ça est une catastrophe parce que toute l'électricité y compris nucléaire, moi je suis pas pour le nucléaire que vous utilisez pour ces satanés data center, vous les utilisez pas pour la décarbonation de notre économie et donc vous restez dépendant des fossiles américains ou autres. Et donc c'est un des problèmes supplémentaires que pose effectivement la la bigtechia et beaucoup de défis à relever concernant cette intelligence artificielle. Merci merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat. À très bientôt à tous sur nos chaînes.
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