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Audition parlementaireLes secrets de l'Assemblée Nationale· 6 novembre 2024 117 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

06/11/2024 Commission de la défense : M. Jean-Marie Bockel, envoyé personnel du Président de la R...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 20 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:22RelanceRéponse partielle

    Face aux bouleversements en Afrique, comment envisagez-vous une politique africaine renouvelée ?

  • 33:05OuverteRéponse directe

    Quels sont nos points forts pour continuer la relation historique avec l'Afrique face à la Russie, la Chine et la Turquie ?

  • 43:58RelanceRéponse partielle

    Qu'y a-t-il de neuf ou de bon dans la stratégie française en Afrique ?

  • 54:26OuverteRéponse directe

    Quelles priorités de coopération pour renforcer la sécurité au Sahel ?

  • 1:02:19RelanceRéponse directe

    Un retrait marqué de nos forces en Afrique est-il raisonnable ?

  • 1:05:59OuverteRéponse directe

    Quels cas de figure pourraient justifier un renforcement de notre présence militaire en Afrique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08:48Fait
    « la baisse de l'empreinte que et donc du nombre de personnels dans les bases permanentes j'ai qualifié de dispositif socle »
  • 1:09:33Fait
    « la mutualisation est à l'ordre du jour d'abord avec les pays concernés Gabon Côte d'Ivoire »
  • 1:10:17Fait
    « le président de la République a fait le choix de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental »
  • 1:11:01Fait
    « l'Algérie par l'intermédiaire du Front polissarux a toujours cherché à contrôler ce territoire pour obtenir un accès à l'océan Atlantique »
  • 1:13:51Fait
    « au Mali les milices Wagner ont participé en 2022 à une vaste opération de décrédibilisation des armées françaises »
  • 1:22:33Fait
    « les missions afférentes au portefeuille qui vous est confié sont quant à elle tout du moins pour moi plus flou »
  • 1:29:39Chiffre
    « en septembre 2023 on comptait plus de 6700 militaires français déployés en Afrique »
  • 1:30:22Fait
    « l'Afrique connaît des mutations profondes avec des particularités qui peuvent mettre en péril nos intérêts stratégiques »

Temps de parole

  • ?100 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

monsieur le ministre mes chers collègues notre audition aujourd'hui porte sur la question de nos partenariats militaires avec le continent africain nous avons le plaisir d'accueillir monsieur Jean-Marie Boquel ancien secrétaire d'État à la Défense et aux anciens combattants ancien secrétaire d'État à la coopération et à la Franco et actuellement envoyé personnel du Président de la République en Afrique après les casou d'État successif au Mali au Burkina Faso et au Niger nous avons assisté à une mentée des critiques sur l'influence française en Afrique le plus souvent attisé par certains de nos compétiteurs stratégiques à commencé par la Russie vous pouvez donc nous vous pourrez donc nous éclairer sur l'importance qu'il convient d'accorder à la réalité de ce phénomène les perceptions et la réalité la France a entrepris une mise à plat de notre présence militaire dans la zone sahélienne cette organisation passe notamment par une évolution des missions dans ce contexte monsieur bequel vous avez été chargé par le Président de la République d'étudier les modalités de réorganisation de la présence militaire française en Afrique vous avez déjà présenté votre travail au président de la République et votre présence ce matin doit nous aider à mieux comprendre les enjeux de cette réorganisation nous constatons tous que nous sommes arrivés au bout d'un modèle cont tenu de votre longue expérience sur ces questions nous serions très intéressés de connaître la façon don vous envisagez le futur de nos rapports politiques économiques et militair avec avec les États africains nous serons aussi heureux d'entendre les premiers enseignements que vous tirez de votre mission pour le président de la République et de vos déplacements récents sur le continent africain ainsi Monsieur le Ministre cher Jean-Marie quelle suite envisagez-vous à votre rapport en vous remerciant à nouveau pour votre présence ce matin et c'est avec beaucoup d'attention que nous allons vous écouter merci monsieur le Président cher Jean-Michel Jacques et chers amis Mesdames et Messieurs les les députés de la commission de de la défense et des forces armées je me réjoui de me retrouver devant une commission au sein de laquelle j'ai eu l'honneur de siéger alors ça nous rajunit pas entre 87 et 88 euh mais je m'en souviens très bien euh je m'en souviens très bien je vais vous présenter évidemment en quelques mots la la démarche et ensuite répondre de mon mieux à à vos questions en fait c'est vrai que le le rapport je vais vous en dire un mot c'est

3:23
Non speech

[Musique]

3:25
Locuteur

aussi un écrit mais c'est aussi un travail qui se pour suis et et au fur et à mesure des contacts avec les différents pays euh on est en fait dans un continuum entre un processus d'évolution de réduction de l'empreinte militaire permanente dans les pays concernés euh et qui se poursuit voir qui s'accélère je vais revenir là-dessus euh je veux d'abord vous dire un mot euh sur le périmètre de la mission puisque il ' agit pas et c'est vrai que moi-même et c'est normal par facilité de langage on emploie cette expression d'envoyer pour l'Afrique en fait la mission porte très clairement c'est ma lettre de mission de février dernier sur les quatre pays hors Djibouti qui est une situation spécifique euh dans lesquelles nous avons encore une présence militaire française permanente des bases que sont la Côte d'Ivoire euh le Tchad le Sénégal et le Gabon et donc la mission elle porte là-dessus hein même si naturellement ça m'a amené avec la petite équipe qui m'entoure à à m'intéresser aussi évidemment à la relation euh en matière de de sécurité de défense avec un certain n de pays de la région je me suis d'ailleurs également rendu à addisabeba pour rencontrer les responsables de de l'Union africaine alors j'ai pas travaillé seul j'ai dans cette équipe euh deux diplomates Jean-Marc grogurin qui a été ambassadeur notamment en en centraafrique et qui est actuellement à l'inspection et Ines Merot qui est rédactrice pour le le Gabon et la Guinée équatoriale à la direction Afrique du kedorc de représentants du ministère des armées le colonel Antoine qui était le conseiller Afrique du chef d'état-major des armées et qui est présentement le conseiller Afrique de militaire de de la mission et euh Franck stob qui est euh à la lgéris donc à au sein également du du ministère des armées et qui suit également le les questions euh de l'Afrique au sein de cette direction ainsi qu'une chef de cabinet pour organiser un peu tout cela qui vient aussi d'ailleurs de euh du ministère de la Défense euh Marjorie euh aprusess ce que je voudrais tout d'abord euh je voudrais tout d'abord vous vous dire euh c'est que pardon voilà je me disais bien que mon dossier était pas dans le bon ordre euh en fait oui j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer le président de la République début juillet pour faire un point d'étape ensuite nous avons présenté un rapport un pré-rapport puisque nous n'avons pas pu pour le moment aller au Sénégal qui est dans un processus électoral qui n'est pas encore terminé nous avons préparé un prérapport pour un conseil de défense Afrique qui s'est tenu le 23 octobre dernier donc tous les parties prenantes bien sûr le Président le premier ministre mais également tous les partis prenantes ministres chefs d'état-major et cetera de ce conseil de défense ont bien sûr été destinateur de de ce travail je sais d'ailleurs que le le le travail à fois le rapport et la démarche engagée ont été disons bien apprécié lors de ce conseil de défense d'où d'ailleurs une nouvelle lettre de mission que j'ai reçu hier euh pour la suite et la fin de la mission d'ici la fin de l'année nous aurons une remise du rapport définitif en tout cas en ce qui nous concerne entre maintenant et et et janvier prochain et cette fin de mission euh sera axé également sur l'explication et dans la mesure du possible l'association de nos partenaires européens à cette démarche évidemment qui les concerne qui les intéresse et que parfois d'ailleurs il critiquent hein je parle pas de mon rapport je parle de notre présence et de nos bases permanentes dans un certain nombre de pays européens au-delà du périmètre j'ai souhaité d'emblé et céter dans ma feuille de route essayer de porter le regard le plus large possible et pas simplement axé sur les enjeux sécuritaire et militaire avec ces pays car le partenariat de défense s'inscrit dans la relation que nous avons de manière plus large avec les pays concernés et qui est comme on dit à 360 qui est qui porte sur tous les aspects que peut revêtir un un un partenariat d'ailleurs là aussi il y a une forme de continuum c'est-à-dire que nous nous inscrivons dans la démarche agir autrement avec l'Afrique du ministère des armées que c'est bastien lecnu avait engagé en 2023 en avril 2023 et également dans l'agenda transformationnel hein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et donc nous nous voulons bien sûr en comment dirais-je en en symbiose en complémentarité avec cette démarche mais avec également quelques éléments euh euh nouveaux euh nous savons et je savais en acceptant cette mission que euh évidemment euh cette question de l'Afrique la relation avec l'Afrique euh évidemment euh est un enjeu important y compris ici et pour nous que ce soit sous les sur les questions les problématiques de terrorisme et de sécurité de trafic illicite armes drogues ressources naturelles êtres humain euh contexte de bouleversement climatique contexte démographique enjeux migratoires d'ailleurs qui sont au premier chef des enjeux inter infrarégional dans ces régions de de l'Afrique nous sommes également et nous faisons également ce travail dans un contexte de compétition stratégique avec un certain de puissance parfois partenaire et amis parfois également euh de de compétition compétiteur y compris agressif hein tout ça vous le savez avec sa conséquence qui est une guerre informationnelle avec sa part évidemment de de manipulation d'attaques informationnelles et évidemment la la la présence militaire visible hein l'empreinte évidemment constitue euh une cible évidemment euh de choix euh l'Afrique c'est un certain nombre de risques mais c'est aussi des opportunités hein c'est aussi euh j'avais fait lorsque j'étais sénateur avec euh mon collègue Janny Lorjou à l'époque en 2013 nous avions fait dans dans la Commission au Sénat des Affaires étrangères et de la défense un rapport que nous avions intitulé euh l'Afrique et notre avenir hein euh ça montre l'état d'esprit dans lequel euh nous nous étions et ce ce rapport Ave eu quelqucho à l'époque je vous dis ça pour vous dire combien mon mon regard y compris personnel est d'abord un regard positif sur les opportunités pas seulement économiques que constitue la relation que nous devons établir et qui doit forcément changer avec cette Afrique en en devenir et quand je parle de l'Afrique je pense aussi à la jeunesse africaine pour la petite histoire et de manière peut-être un peu anecdotique mais ça fait partie aussi de mon histoire personnelle qui m'a amené à à travailler sur ce sujet lorsque j'étais le président l'a rappelé secrétaire d'État à la coopération c'est comme ça que ça s'appelait à l'époque et que j'avais eu début 2008 ses propos sur ma volonté de signer l'acte de décès de la France-Afrique qui avait un peu secoué à l'époque et d'ailleurs ça s'est terminé par mon départ de ce poste dans un premier temps euh le président de l'époque devant Monsieur Sarkozi devant la conférence des ambassadeurs qui s'était tenu quelques jours après mes déclarations avait terminé son propos euh en disant et je demande à Monsieur Boel de s'engager c'était avant que je ne sois remercié de s'engager dans un travail d'écoute de la jeunesse africaine c'était déjà hein ce ce cette compréhension que nous avions que évidemment euh il y avait une très forte attente une très forte désespérance et euh de ce point de vue-là je dois dire que euh la question reste euh entière donc euh cette mission elle a pour le moment euh porté sur euh trois pays hein hors Sénégal parmi les quatre que je citais tout à l'heure je dois dire que euh ça s'est plutôt bien passé et je je n'ai pas d'optimisme de façade hein je je m'exprime extrêmement librement devant vous j'ai pas d'agenda politique je suis bénévole donc totalement engagé pour une conviction profonde que j'ai vis-à-vis du du continent euh nos nos partenaires on ont d'emblé rappelé leur attachement à la France bah faut savoir que cette mission a également démarré dans un contexte j'aurais dû le rappeler d'emblé de de départ de la France des pays du Sahel hein des trois pays où nous étions présent y compris militairement le Mali le Niger et le Burkina Faso donc ces partenaires que j'ai rencontré ont d'emblé exprimé leur souhait d'un partenariat militaire ambitieux qui répondent à leurs préoccupations à leurs attentes j'y reviendrai sur certains ect dans dans un instant et j'ai Damblé compris que si on voulait faire évoluer le partenariat euh tout en gardant en quelque sorte la relation il fallait il y aller de de notre crédibilité et euh en effet où on arrive à faire évoluer le partenariat ou nous serons remplacés tout simplement par d'autres qui n'attendent que cela euh ou pour dire les choses autrement dans cette relation qui a été faite d'ailleurs beaucoup d'écoute aussi et de coconstruction je suis pas allé dans les pays en disant voilà ce qu'on va faire même si j'ai pas non plus voulu avancer masqué il faut mettre un certain nombre dans la discussion d'éléments sur notre position nos perspectives sur la table et en même temps être à l'écoute et dire voilà on va bâtir quelque chose ensemble et j'ai eu d'emblée conscience que le risque d'un sentiment de désengagement de pays qui ne le souhaitait pas euh était aussi comment dirais-je présent et et et donc la question évidemment c'est d'emblé de de de voir comment y compris sur la dimension sécuritaire mieux travailler ensemble et être mieux en capacité de répondre à un certain nombre d'attentes y compris dans un point essentiel qui est euh pour ces pays de renforcer leurs capacités souveraines il faut savoir que un certain nombre de pays africains pas seulement les quatre euh qui sont dans le périmètre de la mission ont pour toute une série de raisons c'était vrai aussi pour les pays euh où nous étions présents dans le cadre de Barc et dont nous sommes partis dans les conditions que vous savez avait été amené comment dirais-je à déconstruire euh leur capacité de défense souveraine pour toute une série de raisons sur lequel on peut revenir si vous le souhaitez et aujourd'hui il y a évidemment face aux menaces que j'aiévoqué tout à l'heure et sur lesquelles les pays sont en première ligne à leur frontières ou même sur leur territoire cette volonté et accompagner cette volonté c'est autre chose que simplement le devenir d'une présence militaire permanente qui a forcément vocation tôt ou tard à se transformer à devenir autre chose c'est cette transformation cette évol ution qui peut soit se faire de manière chaotique avec un moment donné un départ dans des conditions qui sont pas toujours les meilleurs soit une transformation en quelque sorte dans un partenariat et c'était un peu ça toute la toute la question et dans le rapport parce que quand même rapport il y a on fait 24 propositions pour y revenir le tiers de ces propositions sont des recommandations sur les questions militaires et euh en réponse donc aux préoccupations exprimées avec le respect des traités de coopération de défense avec évidemment des partenariats militaires qui sont à à rebattir avec évidemment le souci de part et d'autre d'une moindre visibilité donc une évolution d'une réduction très claire du format qui avait d'ailleurs déjà com mais les 2 tiers de ces propositions concernent le champ multidimensionnel que j'évoqué tout à l'heure à 360 et donc ce sont bah c'est le rappel que ces partenariats s'inscrivent dans un dans une coopération dans un partenariat beaucoup plus large et je pense que c'est aussi ainsi que les pays partenaires attendent l'évolution de de notre coopération alors à partir de là évidemment quand on est dans une démarche de soutien à des outils de défense souverains pays par pays évidemment et ça on pourra y revenir dans la réponse à à vos questions on doit s'adapter à des attentes qui entre la Côte d'Ivoire le Tchad le Gabon bien sûr le Sénégal demain sont diverses hein bien entendu et une partie des réponses ne n'ont pas forcément un coup considérable c'est dimension de méthode de de de mieux faire avec les moyens existants pour parti aussi naturellement elles ont un coûte et évidemment nous sommes dans un contexte mesdames et messieurs les députés membres de cette commission que vous connaissez hein qui est particulièrement tendu pour autant on essaie aussi dans cette démarche de s'inscrire sur un temps long les les partenariats défense ils se construissent pas du jour au lendemain hein et au demeurant ne relève pas tous comment dirais-je d'un d'un d'une démarche ayant un impact budgétaire hein c'est aussi parfois des des facilités des hein des prêt et cetera des garanties et et donc je je je pense que voilà il faut hein vous me poserez certainement enfin peut-être je sais pas je veux pas lancer le sujet mais il y aura peut-être une question sur l'Agence française de développement et ses crédits hein puisque naturellement nous avons également dans une démarche a 360 souhaiter là aussi un certain nombre de d'amélioration de la visibilité de de l'Action française de la compréhension de ce que nous faisons hein de la cohérence de l'équipe France tout ministère confondu et pour moi si vous voulez de manière générale la méthode la perspective la vision le projet passe avant la déclinison budgétaire qui existe bien sûr évidemment qui est prignante mais qui peut s'inscrire aussi dans un temps plus long bien sûr que nous nous inscrivons aussi dans un certain nombre de travaux parlementaires j'ai évoqué mon mon propre travail avec des collègues du Sénat mais bien sûr que le rapport fou Tabaro publié en 2023 exprime un certain nombre d'attentes dans lesquelles nous pouvons ement nous nous retrouver euh nous souhaitons également euh contribuer à une stratégie française interministérielle plus visisible plus communicable hein à partir des démarches que j'aiévoqué tout à l'heure qui sont déjà en cours euh nous souhaitons également à travers cette cette démarche et ce rapport que dans la relation avec les pays concernés nous puissions être mieux outillé par rapport à un certain nombre de d'agressions que j'évoqué tout à l'heure et qui parfois nuisent fortement à la à la compréhension à la lisibilité de notre démarche et de ce point de vue-là je pense que et je m'en suis rendu compte d'ailleurs au fil des mois on a une marge d'amélioration importante hein on peut faire mieux on peut mieux se défendre aussi d'ailleurs plus la comment dirais-je la le partenariat évoluera mieux nous pourrons nous faire comprendre et éviter un certain nombre de de caricatures de déformation de ce qu la la réalité de la présence française nous avons voulu d'ailleurs dans la démarche qui a été la nôtre bien sûr rencontrer les autorités les chefs d'État au premier chef mais aussi les représentants de la société civile tant que faire ce peut mais on a eu quand même pas mal de contact un certain nombre également de de responsables économiques de chercheurs euh particulièrement et bien sûr africain des des pays concernés euh nous avons également chaque fois euh voulu euh rencontrer euh autour souvent de de l'ambassadeur ou de l'ambassadrice de l'Union européenne les pays européens partenaires qui souvent d'ailleurs ont été critiques hein et donc on a eu vraiment des des discussions assez franches je me suis d'ailleurs également rendu à à Bruxelles et là aussi nous avons eu des contacts approfondis avec un certain nombre de direction de l'Union européenne concerné et où d'ailleurs j'ai pu me rendre compte que au-delà d'une dimension critique fait partie de la réalité de la perception il y a aussi l'attente de nos partenaires quand on pousse un peu que nous sach on évolué en bon ordre et non pas simplement en tournant la page parce que après ben il y a quoi hein il y a euh comme on dit ne jetons pas le bébé avec le dubain sachons évoluer en bon ordre et et euh je pense que ce sera également l'esprit de la poursuite de la démarche au niveau de de nos partenaires européens voilà Mesdames et Messieurs et en respectant le le timing de au départ en en quelques mots l'esprit dans lequel nous avons travaillé je pourrais naturellement en réponse à vos questions rentrer un peu plus dans tel ou tel aspect dans la relation avec tel ou tel pays euh dans euh la nouvelle lre de mission on me demande également d'accompagner les les ministres notamment défense Affaires étrangères qui pourront se rendre dans tel ou tel pays notamment le Sénégal après la séquence électorale afin d'assurer un peu un tuilage avec ce qui devra être ce que devront être les discussions que nous aurons avec ce pays évidemment qui est un pays dans lequel nous sommes à bien des égards très présents c'est un pays ou en matière de coopération le Sénégal n nous faisons quand même beaucoup de choses en en commun et dont le devenir évidemment n nous importe mais ça c'est une histoire qui reste à à écrire voilà monsieur le président Mesdames et Messieurs les les députés je suis prêt à répondre à vos questions merci beaucoup pour ce propos liuminaire nous avons donc plusieurs questions nous allons commencer par les orateurs de groupe pour 2 minutes et la parole est à Alexandre Dufossé pour le groupe rassemblement national merci monsieur le Président Monsieur le le ministre vous êtes j'allais dire l'envoyer d'un président de la République en Afrique dont la politique africaine n'existe pas la France est en train de se faire éjecter du continent africain on atteste le retrait forcé du Niger l'année dernière et les tensions avec nombre de pays africains dans ce contexte vous avez qualifié cette approche de position médiane et j'imagine que vous allez nous éclairer sur le sens de cette expression face au bouleversement qui touche le continent africain il est ind utable que notre présence militaire doit y être repensée cela dit la France peut encore faire entendre sa voix en Afrique mais elle n'y parviendra qu'à trois conditions la première est que les opinions africaines et non seulement les dirigeants des États africains le veuillent la deuxième est que la France elle-même le veuille et la troisème qu'elle se donne les moyens d'une politique africaine renouvelée dont on peut espérer qu'elle soit lucide juste et ambitieuse le rapport que vous avez remis au Président de la République propose sans doute des pistes de Ron à cette question il se trouve cependant qu'il n'a pas été rendu public pour le moment ce qu'on peut que regretter en attendant de l'avoir en main pouvez-vous dors déjà nous donner votre sentiment et ou votre éclairage sur les points suivants d'abord quel type de relation pouvons-nous entretenir avec nos alliés d'hier qui après nous avoir chassé de leur territoire ne cessent de nous insulter de et de menacer nos intérêts ensuite dans les pays où nos forces sont toujours présentes estimez-vous que l'opinion nous reste favorable ou devons-nous redouter un scénario à la sahélienne enfin dans ce nouvel ordre africain la France peut-elle continuer à défendre ses intérêts des intérêts qui ne peuvent pas toujours dépendre du bon vouloir des uns et des autres je vous remercie merci vous pouvez répondre tout de suite si vous souitez ou oui oui tout à fait merci euh monsieur député Alexandre du fossé je ne reviens pas sur votre diagnostic car évidemment comment vous dire cette question de la perception euh y compris d'ailleurs de l'action du Président de la République euh c'est une question évolutive je vous donne un exemple j'étais comme d'autres au sommet de la Francophonie à villarcotray il y a de cela quelques jours et comment

27:54
Non speech

[Musique]

27:56
Locuteur

dirais-je au-delà des des des des critiques qu'on qu'on doit savoir entendre on voit bien qu'il y a quand même encore des liens forts qui nous unissent y compris à ce niveau-là des des chefs d'État d'ailleurs sur ce sujet les choses vont et viennent en fonction d'éléments qui sont parfois des éléments de conjoncture qui sont des éléments liés à la problématique auxquels sont confrontés ces pays guerre épé situation économique et cetera euh moi j'ai essayé de prendre un peu de recul par rapport à la dimension un peu forcément politicienne qui fait partie de la vie et c'est peut-être aussi pour ça que je je peux mener ce travail sereinement cela dit je vais pas passer à côté de vos questions la question de du scénario est une question sérieuse oui on sort d'une période où enfin on est certainement ici un certain nombre à avoir assez mal vécu la prébarcane avec des sentiments divers et moi-même j'ai aussi eu des sentiments comment dirais-je divers tout ça pour ça bon vous savez là aussi je parlais tout à l'heure de temps long il se trouve que pour prendre ce pays-là mais je pourrais parler également du Burkina le Mali et le pays d'Afrique que entre guillemets je connais le mieux ou le moins mal et depuis très longtemps je l'ai siillonné comme mère de mulouse avec des partenariats qui ont porté des fruits encore aujourd'hui je garde des contacts avec mes amis de la région de Beti Sofara commune rurale nous avons essayé d'initier semble et est loin des idées reçues on creuse un puit on se donne bonne conscience et cetera mais on a porté des projets hein y compris avec les communauté villageoise les femmes hein qui souvent ont pu jouer un rôle extrêmement important dans la capacité de se remettre en question hein pour faire repartir des des casierers enfin je vais pas vous raconter ça j'en AAI pour une heure mais c'est juste pour vous dire que bon on a on a des liens qui existent encore aujourd'hui où les gens me téléphonent en me disant bah grâce au casier qui fonctionne toujours on on tient mieux par rapport à à certaines certaines agressions ou à certains à certains glissement de dans par rapport notamment menés islamistes et autres et bien également des contacts à des niveaux de responsable du pays mais du Sud mais aussi du Nord et donc je je dis ça parce que l'histoire n'est pas terminée c'est ça que je veux dire que ce que nous avons pu faire de bien ensemble avec aussi sûrement des erreurs mon propos n'est pas de revenir sur ce qu'on a fait de bien sur ce qu'on a loupé et cetera mais naturellement c'est des questions qui me taraudent mais ce que je peux vous dire c'est que l'histoire n'est pas terminé que des contacts existent toujours que attendons la suite hein cela dit si on peut éviter ce genre de situation c'est mieux et une des raisons pour pour moi en tout cas un des éléments de ma motivation mais peut-être aussi une des raisons de la mission qui m'a été confiée c'est à un moment où il y a encore un partenariat de qualité nous pouvons le faire évoluer de telle manière que demain nous ne soyons pas fragilisés par rapport à tous les aléas auxquels peuvent être confrontés des pays mais au contraire que à la fois en soutien de ces pays mais également en défense de nos intérêts légitimes dans ces pays nous puissions mieux préparer l'avenir et c'est ce scénario là que nous devons préparer que nous avons commencé à préparer et que notre travail le rapport et même ce qui se met déjà en place dans ces pays doit contribuer à à mettre en œuvre pour pour l'avenir merci Monsieur le Ministre garantie naturellement pas de certitude la parole est à Yannick chenvar pour le groupe Ensemble pour la République merci monsieur le président monsieur le ministre je vis d'abord dans cette période où nous portons le bleu avoir une pensée particulière pour tous nos soldats morts ou blessés en Afrique dans leur lutte contre l'islamisme l'Afrique c'est croissance démographie dynamisme dans certains pays c'est sous-sol avec des métaux critiques mais c'est aussi crise de l'eau crise alimentaire coupt d'État l'Afrique c'est tous là en même temps mais l'Afrique c'est surtout 53 pays différents c'est un peu comme nous au sein de l'Union européenne on n pas tous On n'est pas tous les mêmes l'Afrique c'est aussi le continent du temps long et vous l'avez rappel monsieur le ministre et pourquoi j'insiste sur cette notion du continent du temps long parce que nous nous nous avons souvent tendance à passer de d'une situation marchearrê sans comprendre que les choses peuvent évoluer et que le temps souvent fait aussi son œuvre vous avez rappelé la la philosophie de cette nouvelle relation que nous souhaitons mener avec les pays d'Afrique qui le souhaitent évidemment alors quelques questions quel regard portez-vous sur l'évolution aujourd'hui du Mali du Burkina du Niger après ce qui qui s'est passé il y a quelques temps et par ailleurs Russie Chine Turquie même même la Turquie quelles sont les approches les méthodes et les faiblesses de ces pays qui s'installent qui pensent s'imaginer un avenir en Afrique ou en tout cas de leur proxy et ce qui veut dire évidemment que ma question suivante c'est quels sont nos points forts pour continuer cette relation historique et si fort entre certains pays d'Afrique et la France Merci Merci monsieur le ministre merci beaucoup monsieur le député Yannick Chenard à la fois de ce rappel du diagnostic et de ces de ces questions centrales j'avais déjà un peu commencé à répondre sur les les trois pays mais je je continue d'abord quand je disais que l'histoire n'est pas terminée comment dirais-je je fais attention à ce que je dis mais euh ce qui devait arriver arriva c'est-à-dire que dans un certain nombre de pays euh les populations qui sont souvent d'ailleurs les premières victimes ne l'oublion jamais de de toutes ces ces dérapages ces débordements ces on voit bien y compris d'ailleurs un certain nombre de responsables j'imagine euh s'ils veulent regarder lucidement la situation ce qui se passe par rapport à ce qui a pu être promis ou rejeté sur le plan sécuritaire sur le plan de l'économie et sur le plan même parfois de l'exploitation ou la surexploitation comme vous l'avez dit du sol et du sous-sol une fois qu'on a dit ça et je vais pas développer ce point là ce matin mais chaque pays est différent le Mali n'est pas le Niger ni le Burkina le Burkina moi c'est le premier pays d'Afrique que j'ai découvert à 26 ans sac hein j'ai quand j'allais de de ouagadougu à bobodiolassou puis à au nord de la Côte d'Ivoire en train hein et qu'ensuite en taxi Bru nous allions au contact quoi c'est un pays formidable le Burkina merveilleux et qui aujourd'hui est confronté à des problèmes enfin vous voyez bien la presse en fait l'écho enfin inimaginable on m'aurait dit ça je ne l'aurais pas cru hein parfois les choses peuvent aller y compris dans la mauvaise direction très vite et là aussi les populations le vivent euh bon et puis a le nigère alors là je voudrais dire deux choses d'ailleurs qui sont sur le sur le le Mali et le nigère qui sont pour moi un peu des des facteurs d'espérance vous savez on est dans le monde de l'immédiateté et souvent et j'imagine c'est cas avec les gens avec lesquels on en parle on se dit voilà pauvre pays mais bon c'est l'Afrique de toute façon ça ne pouvait que mal se passer ouais mais moi j'ai connu euh un Mali c'est vrai aussi pour les deux autres pays mais j'ai connu un Mali nous sommes au début des années 2000 où certes il y avait des problèmes de la pauvreté une attente forte de la jeunesse de l'émigration de la tension Nord-Sud avec entre le sud les toire avec souvent des des des comment dirais-je des combats des accords de paix mais qui à certains égards était salué en terme de bonne gouvernance en terme de capacité et je l'ai vécu vraiment sur le terrain de voir des opportunités y compris économiques éducativ de santé bien et où l'espoir était là j'ai sillonné ce pays je peux vous dire que me souviens c'était l'époque où l'un de mes enfants ma fille né avec deux amis sacodo et nous sommes dans le début des années 2000 ont sonné le Mali hein ça existait cette époque he s'agissant du Niger rappelez-vous tout ce que nous pouvions dire à juste titre sur tant sous isoufo le président isoufo que le président Bazou des des des des perspectives et des espérances moi je me souviens de la venue du président Bazou je crois que c'était en novembre 2022 à Paris où il y a eu une levée de fond pour le développement du pays qui avait toute une série d'indicateurs économique positif de 31 milliards d'euros je cite le chiffre de mémoire c'était il y a pas si long longtemp et je pourrais également poursuivre sur le Burkina donc pourquoi j'en tire un facteur d'espérance parce que je me dit que voilà il y a pas de fatalité intrinsèque à chacun de ces pays de ne pas pouvoir un jour repartir du bon pied à partir évidemment de son génie propre de ses choix propres donc voilà gardons l'espérance et gardons le contact je va pasre trop long dans mes réponses et je m'en excuse euh Russie chineturquie évidemment il y a il y a il y a deux sorte de compétiteur et pour tout le monde évidemment l'Afrique est considéré comme une opportunité mais qu'est-ce que ça veut dire moi je me souviens je parlais de ma période ministère de la Coopération vous évoquz j'ai évoqué la période plus récente mais c'était il y a plus de 10 ans du rapport l'Afrique et notre avenir déjà l'époque l'émergence chinoise très forte était un sujet hein làdessus je dirais deux choses d'abord avec le recul nos amis africains font un peu la part des choses que ce soit au niveau de la manière dont un certain nombre d'infrastructur ont pu être construite la manière dont certains partenariats avec la dimension également parfois comment dirais-je de mise en œuvre des intérêts de chacun ont pu se développer ils font la part des choses d'ailleurs soit dit en passant c'est la deuxième chose les Chinois aussi savent s'adapter savent évoluer bon la compétition se poursuit mais aujourd'hui ça n'est plus l'aveuglement et de temps en temps aussi dans les discussions qu'on peut avoir avec des amis et partenaires africains on entend dire oui mais vous on vous connaî on connaît vos qualités on connaît vos défauts on a une histoire commun qui est faite de tragédie d'espérance de moment forts et cetera donc voilà restez vous français vous européens vous gardez une place on fait la part des choses là aussi hein on ne passe pas de l'ombre à la lumière euh ils sont aussi conscients des comboitises hein mais aussi parfois des limites de certains partenariats et à nous d'être meilleur et ça va d'ailleurs pour l'offre en matière de défense parfois certains je pense au chinois ou à d'autres même les parler de la Turquie aussi font des propositions beaucoup moins cher c'est leur droit c'est la compétition mais ils envoient parfois aussi des limites dans telle base tel partenaire nouveau partenaire de l'Afrique construit un centre de drone après il y a la question de savoir d'avoir les formations qui permettent de l'utiliser dans la durée et là on revient vers nous voilà on est on est et puis il y a le partenariat spécifique et particulièrement agressif de la Russie aujourd'hui qui nous a beaucoup secoué dans certains pays et ça n'est pas terminé mais et ça vaut aussi pour les trois pays que je cité tout à l'heure dont on CEI avoir les limites mais ça n'est pas terminé hein et actuellement certains pays y compris des pays démocratiques qui sont en période électorale sont confrontés à un certain nombre de menées il n'y a pas que nous donc là aussi apprenons à à faire la part des choses et à garder s'agissant de la France le calme des vieilles troupes comme l'on dit hein ne pas non plus être constamment dans une forme de fébrilité par rapport à ces compétiteurs mais surtout dans une capacité moins que de les critiquer parfois c'est pas nécessaire de montrer en quoi nous sommes différents et en quoi nous avons aussi nous avec nos moyens peut-être parfois plus limités une valeur ajoutée et si en plus on arrive à être associé avec d'autres pays d'autres partenaires européens ou autres c'est encore mieux c'est pas t toujours le plus facile merci monsieur le ministre vous êtes passionné et passionnant court dans mon propos liminminire donc je vous rassure en fait vous répondez à des futures questions en même temps à mon Avison je vais faire des efforts monsieur vous je vous en prie la parole est à Aurélien saintoule pour le groupe la France insoumise nouveau franc populaire merci monsieur le Président merci monsieur le ministre de votre présence ce matin devant notre commission en préambule je voudrais avoir une pensée pour toutes les victimes civiles des conflits passés et en cours dans la zone sa saharienne rendre hommage à nos soldats blessés ou qui ont perdu la vie dans l'accomplissement de leur mission et adresser un message d'affection et de soutien à tous leurs proches je veux redire avec clarté et respect que l'échec de Barkan ne serurait bien sûr leur être imputé ni remettre en cause ni le sens ni la valeur de leur engagement ni la grandeur des qualités qu'ils ont montré pour l'honorer mais c'est malheureusement dans le sillage de l'échec de Barkan que le Président de la République a jugé nécessaire de concevoir et déployer une nouvelle stratégie de la France en Afrique et il était temps je vois cependant au moins trois défauts majeurs à cette stratégie premièrement elle n'acte pas clairement et elle n'analyse nullement l'échec de Barkan deuxièmement elle est floue elle semble reposer sur un mot d'ordre légitime mais éculé le rééquilibrage des relations entre la France et les États africains et elle fait avant tout de nécessité vertuus en revendiquant comme un changement substantiel de rendre simplement moins visible notre présence militaire sur le continent enfin l'esprit qui semblait la légitimé est constamment contredit par les actes et je suis obligé de de faire un douteux florilège soutien constant à la dictature tchadienne renouvellement de l'accord avec Djibouti sans un mot sur la situation des droits humains reprise du partenariat avec la Guinée de Monsieur douumbuya en dépit de son virage autoritaire et violent silence assourdissant lors de l'enlèvement de fony kéinguet et Mahamadou biloba figure éminente de l'opposition démocratique appui renouvelé à la représentante de Monsieur Kagamé à la Francophonie en dépit des immenses réticences de partenaires comme le Canada ou du simple fait que cette dame n'est pas même francophone déploiement difficilement compréhensible en octobre 2023 d'un détachement d'instruction opérationnelle en Ouganda dont le président est en poste depuis 1986 et bien sûr la loi immigration c'est les rates de janvier dernier bien faite pour dissuader tous les jeunes Africains de venir étudier en France Monsieur le Ministre qu'y a-t-il donc de neuf ou de bon dans la stratégie française en Afrique pouvez-vous nous donner des fait et pas nousler s'il vous plaît de généralité merci monsieur le député Aurélien saintoule et puis merci tout particulièrement de de votre message d'affection auquel en ce qui me concerne j'ai été sensible euh bon je veux pas pas vous saouler mais ma difficulté si vous voulez je parle cache c'est que un certain nombre d'éléments de mon rapport sont classifiés euh doivent être porté à la connaissance des pays partenaires nous ne devons pas avoir vis-à-vis d'eux une attitude arrogante voilà comment les choses vont se passer c'est le rapport on va le faire je l'ai dit tout à l'heure dans mon propos les questions de méthode si vous voulez que j'ai évoqué bon c'est peut-être des généralités vous avez raison mais c'est extrêmement important si vous voulez moi je pense que ça s'est bien passé en ce qui me concerne et je dis ça sans aucune arrogance ni tout ça on est vous savez je suis un vieux hein mais ça compte en Afrique aussi mais la manière d'aborder les sujets y compris ensuite les plus précis les plus concrets ça compte aussi dans le respect du partenaire et donc évidemment je vous n'enlèverai pas complètement votre comment dirais-je votre critique sur cet aspect parce que il y a des choses que je n'ai pas vocation à dire maintenant mais au fur et à mesure on pourra s'il y avait des questions pays par pays je pourrais évoquer pays par pays je pourrais vous dire en Côte d'Ivoire on pourrait parler d'aviation au Gabon on pourrait parler à la fois de la forêt l'enjeu maritime et cetera le chat je vais y revenir puisque vous l'avez cité un exemple échec de barcan bah à partir du moment où on part on peut pas dire que on vit une PE période de réussite mais échec non parce que sans même repartir dans mon propos sur les tempss longs on verra le moment venu ce que nous avons pu semer et cetera on a quand même à travers cette démarche et merci d'en avoir rappeler les conséquences et les sacrifices je dirais pas simplement réduire la menace réduit la menace terroriste mais fait contribuer à ce que on n'était pas tout seul et il y a eu quand même compris avec ces pays leurs armées des partenaires des moments vraiment même si ça n'a pas eu de fruit pour le moment durable un vrai travail en commun hein parfois même sous matière militaire sous commandement d'officiers du pays mais on a fait on a contribué à ce que ces pays soient toujours des pays ça si vous voulez alors c'est c'est ça c'est pas un échec alors même si ce sont des pays qui aujourd'hui se ch mais là je reviens sur les temps longs quoi et ça je veux dire ça existe et ça quand vous discutez y compris je les rencontre encore à Paris évidemment puisqu'on ne va plus dans les pays en question en ce moment ça c'est salué même si c'est pas fait publiquement alors ensuite sur la nouvelle stratégie si on a fait une analyse on a fait une diagnostique on a été et nous sommes aujourd'hui et et dans les les propos que j'ai pu tenir compr pris au président de la République nous sommes très clairs on a fait le diagnostic hein et dans le diagnostique il y a bah ce qui fonctionne ce qui a fonctionné et également ce qui n'a pas fonctionné et pourquoi ça n'a pas fonctionné en terme de de partenariat je l'ai dit à à grand trait tout à l'heure hein sur et puis alors la question de enfin sur un peu la comment dirais-je la difficulté que nous avons encore aujourd'hui malgré l'agenda transformationnel avancé en équipe France cohérente je cité tout à l'heure le rapport fou Tabaro qui a été assez précis et dur sur le diagnostic je le partage euh rééquilibrage visibilité on n'est pas que sur un problème et et si je l'ai laissé entendre c'est que j'ai eu une maladresse de langage une baisse de l'empreinte et de la visibilité on est sur une transformation en profondeur lorsque euh dans tel pays parmi les trois même si ça avait déjà commencé on a une présence militaire permanente qui va être considérablement réduite et c'est en train de se faire au profit de partenariat en matière de formation d'école de d'équipement de renseignement de soutien à tel ou tel aspect de défense spécifique j'ai parlé de marine j'ai parlé d'aviation je pourrais parler également hein de force entre guillemets spécial mais donc adapté à certaines menaces euh quand vous discuter avec les pays concernés et pas seulement avec les chefs d'État c'est un changement en profondeur vers dans le sens du soutien du renforcement de leur capacité souveraine de faire face eux-mêmes et j'espère demain c'est ce que on s'est dit également dans les contacts qu'on a eu avec l'Union africaine au niveau non pas de tel ou tel pays africain mais également des sous-régions c'est pas toujours facile les partenariats il y a pas que l'Europe qui est difficile mais également de l'Union africaine qui est le cé pourrait s'impliquer davantage sur ces enjeux donc voyez c'est pas qu'un problème de visibilité ensuite pardon président coupez-moi hein mais je je vais pas passer en revue les différents pays que que vous avez cité mais je je veux pas passer à côté de de votre question comment vous dire bien sûr on ne doit pas et on ne fait pas n'importe quoi avec n'importe qui mais euh est-ce que quels critères devons-nous mettre en place il fut un temps où on a voulu aller assez loin dans des critères de marche vers la démocratie bon il y a le critère des droits de l'homme qui reste un critère enfin majeur je veux dire moi je moi il m'est arrivé d'aller au chchat dans des fonctions précédentes et de rencontrer des familles de disparus et cetera je suis pas en train de vous dire que ces sujets n'existent pas bon je suis pas non plus en train de vous dire que les démarches de transition qui peuvent exister dans certains de ces pays c'est vrai euh avec chaque fois des situations très différentes au Gabon comme c'est vrai au Tchad comment dirais-je c'est la réponse à toutes ces questions mais au moins euh comment dirais-je on n'est pas dans des situations statiques ou ou ou ou des dirigeants considèrent que ces questions de de droit démocratie n'existe pas nous ne devons pas non plus dans les partenariats que nous avons y compris sur des enjeux sécuritaires qui nous concernent nous ériger de manière arrogante en juge de ce qui est une bonne gouvernance une moins bonne gouvernance je veux dire à un moment donné on est présent ou on n'est pas présent le Tchad c'est le pays de tous les dangers y compris au niveau régional donc et nous sommes sur des partenariats anciens donc les évolutions elle qui sont nécessaires elles doivent prendre en compte aussi cette réalité et pas uniquement la relation qu'on peut avoir à un moment ou un autre bonne ou moins bonne avec tel dirigeant qui succède à tel autre dirigeant on doit là aussi s'inscrire sur un temps long ça ne veut pas dire qu'on doit pas parler ça doit pas dire qu'on doit pas se dire les choses ça doit pas dire qu'on doit tout accepter que on on est simplement là pour aider et puis circuler il y a rien à voir c'est une démarche ité complexe et c'est un domaine dans lequel la critique nécessaire est évidemment plus aisé que la manière de gérer ce genre de situation quand on est en responsabilité mais ça vous le savez merci Monsieur le Ministre la parole est à Thierry sol so pardon pour le groupe socialiste et apparenté monsieur président monsieur le ministre avant de commencer je voudrais moi aussi rendre hommage aux 58 militaires morts au cours des missions Cal et barce et devant vous faire l'expression de ma reconnaissance la plus profonde en tant que citoyen il est clair dans ces échanges que la donne en Afrique et plus spécifiquement au Sahel a considérablement évolué en 7 ans d'une intervention militaire réclamée puis acclamée au Mali en 2013 étendu ensuite au G5 C sur la demande de ses États-membres en 2014 nous sommes passés à une présence militaire contesté puis clairement vilipandé à partir de 2017 le tout dans un cadre institutionnel sécuritaire et économique de plus en plus dégradé dans ces pays je crois que chacun peut s'accorder sur le fait qu'une page s'est tournée l'année dernière lors du retrait de nos troupe si nous arrivons d'accord sur la né d'une nouvelle politique française en Afrique c'est donc celle-ci qu'il faut définir et si j'espère que la présidence de la République l'a fait la représentation nationale a encore du mal à l'identifier nous attendons avec avec intérêt vos 24 propositions qui pourront également je l'espère nous éclairer c'est au centre du Sahel que le terrorisme est le plus menaçant et représente le plus risque plus fort risque pour la sécurité nationale c'est aussi là que les États sont de les plus en difficulté et que nos relations sont les plus dégradées votre mission inclut la collecte des besoins en formation en équipement des pays partenaires africains quelle priorité de coopération avez-vous identifié pour renforcer la sécurité au Sahel avec quel pays la coopération est rompu et avec quel pays est-elle en progrès aujourd'hui surtout monsieur le ministre quelle forme va prendre notre politique de lutte contre le développement du djihadisme dans un contexte de rejet est-ce par le multilatéralisme est-ce un recours principal au DLI et à la formation des forces locales au risque d'être en retrait par rapport à d'autres puissances je vous remercie oui monsieur le député mon cher tiierry bon le président ident de la commission me pousse à accélérer un peu en me disant à juste titre qu'il y a beaucoup de questions et que certains sujets forcément fur à mesure qu'on avance revienne je dis ça pour pas donner le sentiment que voilà je n'attache pas l'attention que que mérite à la fois votre analyse et et vos questions bien entendu et si vous voulez les le fait que dans les 24 propositions je l'ai dit au début il y en a les 2/ers qui concernent d'autres aspects que l'aspect sécuritaire montre bien que l'évolution c'est aussi ça et que le sécuritaire évidemment rappelez-vous l'esprit de Barkan dans ce qu'il avait pu avoir et du G5 Sael dans ce qu'il a pu avoir de positif même si ça s'est pas mis en œuvre comme espéré euh c'était le

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

triptique sécurité gouvernance état avant même l'État de droit il y a l'état tout court et développement au service des populations hein et c'est aussi l'esprit dans lequel nous nous sommes euh les oui c'est vrai que il y a des pays avec lesquels je reviens pas sur ce que j'ai déjà dit pour le moment bah il y a il y a pas de partenariat hein eux même voi aussi d'ailleurs bah les problèmes auxquels cela les les confronte hein d'être parfois avec des partenaire qui n'ont pas le même regard que celui qu'on qu'on essaie d'avoir hein dans la dans la relation j'y reviens pas j'en ai parlé tout à l'heure euh ce que je veux dire s'agissant du du Sahel puisque évidemment tous les pays de mon périmètre n'appartiennent pas à cette région de l'Afrique mais certains si ou alors dans chaque pays il y a le nord et les les les dangers nouveaux qui apparaissent et qui concernent évidemment cette dimension de terrorisme et de et de djihadisme euh et et là je il faut être très concret il y a une forte demande oui en matière de formation d'entraînement y compris d'ailleurs souvent avec plusieurs pays qui s'associent dans la démarche d'appui opérationnel vous savez et on s'en est rendu compte au Mali au Niger mais aussi avec les forces tchadiennes quand elles ont été partiese prenantes il y a pas de fatalité d'armée qui fuit face à la menace comme ça a pu arriver ces derniers temps et ça s'est terminé par des massacres terrible il y a pas de fatalité he des soldats puisque il c'est aussi à peu de cela qu'il s'agit bien entraîné bien formé bien commandé qui ont leur soldes qui ont une garantie pour eux et leur famille pour eux quand ils sont blessés pour leur famille quand ils sont hlast tués que la famille ne sera pas livrée à elle-même et dans le contexte africain c'est souvent pire que tout et bien ils se battent et il y a des fraternités d'armes qui permettent là aussi de relever la tête et de faire face et ch chaque fois que nous pouvons apporter cet appui et aussi bien sûr une contribution au maintien de certaines capacités y compris technologique ou d'équipement avec aussi une capacité en ce qui nous concerne une nécessité pardon de nous remettre en question sur ce que nous pouvons apporter en terme d'équipement adapté le Rafal n'est pas la réponse à tout hein euh et cetera voyez et et et parfois certains équipements peuvent être non français peuvent être d'autres partenaires européens mais c'est à un moment donné l'équipement adapté sur lequel nous devons pouvoir nous entendre mais un équipement euh avec le partenaire africain je pense à des aéronefs ou à des navires ou même à des véhicules au sol ou même à des outils technologiques nouveaux de type drone ou autre il faut pouvoir euh l'entretenir l'utiliser dans la durée hein donc tout ça c'est essentiel en réalité c'est essentiel même si c'est moins visible hein et en plus ça doit s'inscrire dans une démarche inter interministérielle d'un point de vue français avec la la la dimension militaire mais également de sécurité intérieure de formation professionnelle de la jeunesse parce que on est soldat mais on l'est pas toujours et il faut aussi pouvoir trouver sa place dans au service de son propre pays et avoir envie d'y rester hein voilà un petit peu si vous voulez la démarche quoi Monsieur SAU merci de m'avoir permis de d'apporter ce complément de réponse merci j'ai respecté le stop monsieurés merci cher collègue la parole est à Valérie Bazin malgra pour le groupe droite républicaine merci monsieur le président monsieur le ministre au nom de mon groupe je vous remercie pour votre présence ainsi que pour vos propos liminires je souhaite également rendre hommage à tous nos militaires présents en Afrique votre rapport monsieur le ministre semble nous orienté vers une réduction drastique de nos forces prépositionnées au Sénégal en Côte d'Ivoire au Gabon et au Tchad elle tomberaiit de 2300 à 600 hommes parallèlement un commandement pour l'Afrique est créé ces évolutions concernant nos forces armées s'inscrivent dans un contexte difficile au gré des coups d'État nous avons dû nous retirer tour à tour du Mali du Burk FO et du Niger tout comme nos alliés américains pour laisser la place à la Russie déjà bien présente en centraafrique notre présence recule et avec elle notre influence sur le continent au contraire des Chinois des Turcs des émiratis ou encore des Hongrois dans un tel contexte un retrait aussi marqué est-il raisonnable et à quel objectif stratégique répond-il nos armées ont-elles décidé d'abandonner l'Afrique alors que les derniers livres blancs l'identifiaent comme une zone stratégique pour notre sécurité nationale enfin quelle finalité poursuit le nouveau commandement pour l'Afrique dans le cadre de cette réorganisation je vous remercie cher Valérie basin malgra cher Valérie cette critique elle a existé en interne aussi au sein de nos armées au sein de notre monde politique au début de ma mission même dans des contacts avec des responsables politiques de différentes sens ou des chefs militaires je l'ai entendu elle est drastique mais elle est nécessaire en ce sens que aujourd'hui des partenaires africains du plus haut niveau jusqu'à des niveaux plus plus plus opérationnel sur le terrain nous disent et là je démarre en style télégraphique monsieur le Président ce qui compte c'est pas le nombre de soldats c'est ce qu'on fait ensemble mieux et plus adapté aux attentes et ce message passe qu'il y est à portbouette à Abidjan le 43e Bima avec 600 ou 700 personnels voire beaucoup moins je donnerai pas de chiffre mais de toute façon les chiffres il sont sortis avant même que ma mission ne démarre mais moi j'allais dire chaque fois les chiffres on va les on va bâtir ensemble oublier les chiffres mais à l'arrivée ce sera une baisse significative et bien quand quand je rencontre le président ara je lui dis voilà ce qui compte c'est pas qu' a tel ou tel centaines de soldats qui sont là traditionnellement c'est qu'est-ce qu'on va faire ensemble mieux à partir d'un dispositif socle à partir permanent à partir de ce qu'on appelle une capacité d'entrée en cas de nécessité en cas d'attente du partenaire que ce soit pour des exercices que ce soit pour la géométrie variable hein en fonction également de la menace en fonction des attentes et bien euh c'est ça qui compte hein euh quand il y a eu la crise au Niger on a été euh capable euh de de d'installer à Abidjan euh 2000 hommes en en quelques heures voyez donc euh je pense que un des comment dirais-je des aspects importants de la mission c'est d'avoir réussi quand même vis-à-vis des partenaires à faire passer ce message y compris d'ailleurs au niveau de euh l'institution militaire en France les critiques ont baissé la compréhension est meilleure merci merci Monsieur le Ministre la parole est à Catherine Hervieux pour le groupe écologiste et social monsieur le Président Monsieur Boquel merci pour votre exposé la France Afrique est une page qui se tourn les pratiques changent et nos relations évoluent nous avons besoin de nous adapter aux différentes cultures africaines dans nos relations humaines militaire civil et commercial afin de rétablir les liens de confiance et offrir une meilleure perception de nos intentions la stratégie française semble s'orienter vers le développement d'un soft power grâce au partenariat actuel et futur la réduction de notre visibilité de notre empreinte s'illustre par la modification de notre schéma d'implantation le dispositif compterait moins de troupes aux alentours de 600 militaires mais serait appelé à croître ponctuellement pour répondre aux sollicitations des pays partenaires je ferme les guillemets selon le rapport annexé de la de la loi de programmation militaire alors quel pourrait être quel pourrait être les cas de figure où nous renforcerions notre présence sur ces terrains quels seraient ses potentiels besoins et de plus le devenir de nos bases est-il la mutualisation des bases militaires avec des États européens dans un même temps l'accompagnement de la montée en puissance des armées souveraines se concrétise par de la formation des équipements du renseignement des exercices communs y compris à l'échelle régionale les partenariats peuvent concerner la transmission des savoirs et des savoir-faire français vient en particulier les écoles militaires les écoles de guerre et les centres de formation les sujets de préoccupations sont diverses et majeures la lutte contre le terrorisme l'extension des trafics comme le narcotrafic ou celui des êtres humains ainsi que la protection de l'environnement certains pays africains commencent à être durement frappés par les conséquences du changement climatique et les politiques de prédation de leurs ressources il existe actuellement une demande de renforcement des capacités Afric de paix et de sécurité quelles formations seront délivrées et auprès de quel personnel je pense notamment au soutiens des forces régionales avec la CDAO ou avec l'Union africaine je vous remercie merci Monsieur le Ministre oui la députée Catherine Hervieux je n'ai pas grand chose à ajouter avec ce que vous venez de dire et que je partage pour l'essentiel cela dit et c'était vient de le rappeler oui on est dans une démarche davantage de soft power euh oui euh les sollicitations peuvent exister mais dans un cadre forcément multilatéral en cas de menaces accru aux frontières et de de d'agression qui ne relève pas des affaires intérieures d'un pays mais de la sécurité de toute une région en Afrique mais je vais j'en profite pour vous dire autre chose euh la baisse de l'empreinte que et donc du nombre de personnels dans les bases permanentes j'ai qualifié de dispositif socle c'est une étape un jour il y aura forcément c'est une perspective qu'on doit avoir une capacité souveraine complète y compris régional et des partenariats de nature différente mais je pense que tout le monde souhaite que les dispositif évoluent ainsi par étape oui la mutualisation est à l'ordre du jour d'abord avec les pays concernés Gabon Côte d'Ivoire on est en train de le faire c'est en cours hein avec même le le drapeau du pays qui va être devant le drapeau français et s'agissant des enjeux climatiques et ben je donne juste un exemple et je termine puisque le président à juste titre me presse c'est le Gabon au Gabon une grande partie j'ai parlé de la marine des enjeux de piraterie et cetera ou autres mais il y a un gros enjeu euh de la forêt et de sa préservation merci formation des gardes pas simplement à la dimension sécuritaire mais également à la dimension environnmentale et là les attentes sont très fortes merci Monsieur le Ministre la parole est à Fabien lené pour le groupe les démocrates merci monsieur le Président Monsieur le Ministre et mes chers collègues en préambule vous me permettrez de rendre hommage au caporal Vasil bitchic du 16e bâtillon de chasseurs à pied récemment récemment c'était il y a quelques jours décédé dans un accident à Djibouti on en profite pour pour adresser également tout nos vux de rétablissement à ses collègues blessés lors de cet accident voilà Djibouti où nous sommes rendus quelques-uns dans cette dans cette salle récemment alors la semaine dernière après plusieurs années de tension nous avons été les témoins de d'une réconciliation inédite entre entre la France et le Maroc alors le président de la République a fait le choix de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental un sujet de très grande importance pour le Maroc Maroc alors cette région évidemment stratégique pour le Rion royaume chérifier en raison de ses ressources en phosphate et de son potentiel pour le développement des énergie verte lors de la visite de 3 jours Emmanuel Macron il est accompagné de Total ennergie EDF qui ont annoncé des investissements de plus de 6 milliards d'euros dans le développement des énergies renouvelables dans cette zone alors la France renforce ainsi sa position de premier investisseur et de premier employeur au royaume chérifien et il faut s'en réjouir cependant cette prise de position sur Sara occidentale qui est assez inédite n'est pas sans risque pour l'avenir alors on aimerait bien vous entendre parce que l'Algérie par l'intermédiaire du Front polissarux a toujours cherché à contrôler ce territoire pour obtenir un accès à l'océan Atlantique c'est un sujet de tension majeur et récurrent entre le Maroc et l'Algérie qui a parfois donné lieu à des incidents meurtriers à la frontière alors la signature des accords d'Abraham par le Maroc qui normalise et renforce ses relations avec Israël a également suscité de vivreaction du pouvoir algérien qui maintient une opp ferme vis-à-vis d'Israël et continue à soutenir le Hamas alors le plus préoccupant encore en 2023 c'est que l'Algérie a doublé son budget militaire tandis que le Maroc lui emboité le pas dans une logique d'escalade donc tous ces éléments montre qu'un conflit important dans la région ne peut-être exclu d'autant plus que le pouvoir algérien fragilisé sur le plan intérieur accumule les échecs diplomatiques qui accentue sa perte de leadership dans la région au détriment du Maroc on aimerait bien vous entendre sur ce sujet mercici mon chers collègues monsieur le ministre merci euh monsieur le député Fabien l'ené évidemment vous le savez votre question passionnante et horschamp par rapport à à mon travail ce que je peux dire simplement oui euh c'est que euh le Maroc est très présent en Afrique subsaharienne c'est un partenaire et donc tout ce qui va dans le sens d'un renforcement de la relation avec le Maroc euh est positif également euh sur le domaine qui est le mien et je m'en réjouis l'Algérie est et reste un partenaire sécuritaire sur les enjeux subsahariens incontournaable et nous l'avons également à l'esprit pour le reste on est auchamp et comme j'ai des idées sur la question comme vous mais mais le mais le président me presse il fait son travail et d'autres d'autres collègues absolument merci Monsieur le Ministre la parole est à Didier Le Maire pour le groupe horizon et indépendant merci monsieur le Président Monsieur le Ministre cher Jean-Marie tout d'abord comme mes collègues je voudrais avoir une pensée au nom du groupe horizon pour ces hommes et ces femmes engagés sur des OPEX et notamment les victimes je voudrais vous interroger monsieur le ministre sur le sujet de la désinformation en Afrique et de son impact sur les partenariat militaire que nous pouvons construire avec les pays du continent la désinformation fragilise les relations entre la la France et ses partenaires des campagnes ciblées parfois orchestrées par des acteurs extérieurs visent à ternir l'image de la France en véhiculant des récit erronés sur ses motivations et actions sur le continent par exemple au Mali les milices Wagner ont participé en 2022 à une vaste opération de décrédibilisation des armées françaises en publiant des images de fausse communes créées de toutes pièces en accusant nos soldats d'exaction qu'ils n'ont pas commise mais les fake news sur les interventions françaises ne sont pas le seul fait de puissance étrangère mais aussi de médias et d'influenceurs locaux la désinformation n'est pas nouvelle sur le continent elle a été tour à tour l'arme des puissances colonial ou de dictateur et de puissance étrangère pendant la guerre froide puis à exacerbé par exacerbé pardon par les réseaux sociaux ces dernières années elle est particulièrement prignante au moment des élections utilisées autant par les dirigeants installés que par leur opposants il est certes important de rappeler que les conséquences de cette désinformation sont avant tout Afric elle participe à la montée de toutes les formes de violence menace la cohésion des peuples et peut mener à des drames de santé publique notamment vis-à-vis du covid-19 en alimentant le scepticisme sur l'efficacité des des vaccins monsieur le ministre je voudrais pour ma part vous interroger sur la stratégie de la France vis-à-vis de cette désinformation qui touche aussi notre action sur le continent comment peut-on établir durablement la confiance et renforcer notre crédibilité non pas seulement avec les dirigeants mais aussi auprès de l'ensemble des opinions publiqu africaines je vous remercie monsieur le député Didier Le Maire cher Didier cette question est est centrale et nous y avons été confrontés en permanence évidemment dans cette question il y a avant de parler de désinformation le regard porté par les populations sur un certain nombre de situations tout le travail qui consiste à faire évoluer la présence que nous avons évidemment de manière à moins nourrir un certain nombre de désinformation ça c'est le travail de fond mais quoi que nous fassions cette démarche existe certains pays d'ailleurs on peut citer la Russie au hasard mais il y en a d'autres sont sont passés vraiment maîre dans la capacité par par tout moyen de désinformer de manipuler mais il y a également dans les pays eux-mêmes évidemment surtout quand les gens sont parfois mal informés cette ce travail et d'ailleurs ça existe pas seulement dans les pays africains vous le savez bien nous avons renforcé y compris au niveau militaire et je n'entrerai pas dans le détail euh nos capacités en matière influence contreinfluence capacité de déjouer les fake news par exemple je vous donne juste un exemple les fameuses fausses communes de de de gosi on a prouvé le mensonge alors évidemment c'est après coup hein le mal a été fait quoi mais il y a aussi d'ailleurs les partenariats qui peuvent exister avec les responsables à tout niveaux pas uniquement au niveau de l'état des pays concernés qui sont aussi eux-mêmes évidemment qui voit aussi les effets délétaires que peuvent avoir peuvent avoir ces ces démarches il faut également et souvent là encore une fois on est sur des travails de fond qui ne sont pas des travaux de fond pardon qui ne sont pas simplement technologiques hein mais qui sont dans la relation qu'on peut avoir avec certains médias des sociétés civiles encourager hein ceux qui en Afrique essae de faire en matière information informationnelle un travail sérieux un travail de fond donc tout cela nous le faisons et euh on a aujourd'hui une capacité euh y compris au niveau de de nos armées et de nos outils de vérifier euh les les comment dirais-je la manière dont un certain nombre de euh de d'actes euh de messages sont reçus euh et on on on est mieux outillé aujourd'hui euh pour faire face à la désinformation il y a encore beaucoup à faire évidemment euh le simple fait d'en avoir conscience euh chaque fois que nous menons une action chaque fois que nous menons un partenariat chaque fois même que moi-même je me rends sur place que je mène des contacts de savoir que cette question existe qu'il faut la prendre en compte le plus en amont possible et qu'il faut multiplier les contacts c'est déjà un progrès par rapport à une époque où finalement on se disait que c'est pas si grave et que la vérité finirait par l'emporter donc je je pense qu'on est aujourd'hui mieux outillé dans cette guerre informationnelle que on l'était il y a quelques temps mais il faut jamais baisser la garde quoi merci Monsieur le Ministre la parole est à Yannick favek becco pour le groupe indépendant liberté indépendant outre mer et territoire merci Monsieur le le président à mon tour d'avoir une pensée chaleureuse pour tous nos soldats notamment présent en en Afrique monsieur le ministre que ce soit au Mali au Burkina Faso ou encore au Niger la principale préoccupation des nouveaux dirigeants sembleent être moins la lutte contre le terrorisme que la consolidation de leur pouvoirs les gouvernements de ces États se tournent vers ceux qui peuvent garantir la sécurité de leur pouvoir et aujourd'hui ce sont les Russes qui occupent pe ce rôle sur le plan de la sécurité sur le plan économique ça a été dit ce sont les les Chinois les armées françaises ont été prié de partir au Niger les États-Unis ont subi le même sort à l'heure de la réorganisation de la présence militaire française en Afrique la situation justifie un examen approfondi des raisons des échecs successifs et de la défaite morale subie par la France dans ces états alors entre la rupture unilatérale et l'interventionnisme pour assurer sécurité et stabilité mais aussi protection des frontières extérieures de union une option intermédiaire permettant de configurer une nouvelle entente vous semble-t-elle possible je vous remercie merci chers collègues monsieur le ministre merci Président Monsieur le Député Yannick fevnek becco oui oui c'est ce à quoi c'est ce à quoi nous nous travaillons c'est c'est l'esprit de de mon rapport et c'est l'esprit également de la relation qu'on essae nouvelle renouvelé qu'on essaie d'établir avec nos partenaires à tous niveaux hein euh et euh ça suppose évidemment euh beaucoup d'humilité une capacité de balayer devant notre propre porte hein de faire la part de ce qu'on a réussi de ce qu'on a échoué de faire comme disaent le militaire le retour d'expérience de ce qui a pas fonctionné hein et euh quand on est dans cette attitude c'est la mienne en tout cas euh croyez-moi c'est assez vite compris et du coup on peut travailler autrement derrière évidemment il faut être comme disait notre collègue tout à l'heure au-delà des généralités c'est faut être très précis sujet par sujet on a beaucoup travaillé avec mon équipe sur tous les aspects hein parce qu'une fois qu'on revient d'un déplacement qu'on a la liste des attentes il faut être clair sur ce qui est possible sur ce qui est pas sur les partenariats à développer on peut pas tout faire tout seul sur des al native trouvé à trouver à des demandes légitimes et du coup si vous voulez sans renier le passé et tout ce que ça a pu créer de lien de camaraderie de enfin il y a quand même beaucoup de choses que nous avons en commun même parfois les échecs laissent aussi enfin voyez il y a a il y a aussi enfin je l'ai dit tout à l'heure il y a aussi toujours quelque chose qui reste quoi tout n'a jamais été négatif et donc et au fil des et des mois et là on a quand même démarré en février on voit aussi que on n pas fait juste un aller-retour quoi hein et du coup se crée ce qu'on appelle et je terminerai là-dessus président et pour moi c'est très important dans toute action humaine mais aussi dans ce domaine là allez je le mets entre guillemets pour pas paraître prétentieux mais un climat de confiance et ça ça change beaucoup de choses voilà merci Monsieur le Ministre la parole est à Édouard Benard pour le groupe Gauche démocrate et républicaine merci monsieur le Président Monsieur le Ministre j'interviens parmi les derniers orateur et beaucoup a été dit alors permettez-moi de revenir sur le Béaba soit votre feuille de route si nous connaissons votre CV qui a été rappelé par le président de la commission les missions afférentes au portefeuille qui vous est confié sont quant à elle tout du moins pour moi plus flou il vous revient je cite de revoir les formats et les modalités d'action du futur dispositif militaire français sur le continent for fortement mis à mal depuis 2022 et les coups d'État successifs au Mali au BurkinaFaso et au Niger à l'origine du retrait des forces françaises du Sahel alors première question vous nous évoquez ce matin la publication d'un futur rapport pour bien comprendre est-ce que sa finalité et votre mission est de tenter de convaincre les pays africains le Gabon le Sénégal et Tchad que le plan diplomatico militaire de Paris est le bon ou de savoir ce dont ils ont besoin pour faire remonter leur doléance à Paris 2è question très concrètement avez-vous recueilli les doléances des militaires français stationné en Afrique que ce soit au niveau de leur rémunération de leur état de santé physique et morale sur leag leur accompagnement de de fin de mission et 3è question pouvez-vous nous en dire plus sur la qualité du dialogue avec le Mali le Niger et le burkinafasso euh considérant que l'alliance des états du sel projette de se transformer en Confédération avec a une force de défense commune ces trois états qu tend à terme la CDAO quiimplique ces bouleversements dans la qualité du dialogue ou plutôt du partenariat puisque c'est un terme qui est revenu de nombreuses fois dans votre propos avec la France enfin sans redite sur la guerre informationnelle d'après votre expertise par-delà les autorités officielles comment s'apprécie plus plus globalement dans la population au Gabon au Sénégal en Côte d'Ivoire et au Tchad la présence militaire française dans un de réduction de l'empreinte militaire permanente sur le continent cuid du sentiment antifrançais en somme dans les pays sur lesquels se concentre votre mission je vous remercie merci chers collègu merci monsieur le député Édouard Benard plein de questions hein plein de questions vous savez ce que vous avez appelé le flou alors je vais pas vous faire la réponse sur une sor de l'ambiguité non ce que vous appelez le flou en fait c'est ce que j'ai un peu dit à plusieurs reprises tout à l'heure euh si on arrive avec un point de départ de mission même si évidemment on on on avait beaucoup d'éléments de réflexion préalable à la mission au niveau notamment de l'état-major des armées et cetera évidemment on parle pas de rien et comme je le disais tout à l'heure on se cache pas derrière son petit doigt on avavance pas masquer sinon l'interloducteur considère qu'on se moque de lui mais si on arrive comme au début certaines fuites ou autres dans les médias avant même que l' mission de commence entendre avec un truc complètement formaté on vient vous dire que c'est planté d'emblé c'est même pas la peine et donc le sentiment de flou que vous évoquez c'est une démarche qui se voulait et qui l'a été et les pays l'ont constaté ouverte avec une marge de discussion significative hein mais on est sorti du entre guillemets flou peu à peu à travers ce travail aujourd'hui les partenaires les trois partenaires n'emploient plus ce terme même s'il peut y avoir car c'est Infiné quand même côté français un arbitrage du président de la République hein sur nos propositions même si encore une fois le travail partenariat a déjà commencé quand le président du Gabon s'est rendu à Paris du 31 mai au 1er juin et que d'ailleurs on s'était encore revu à Paris avant qu'il n'y ait le contact au niveau présidentiel il y a eu une avancée par rapport au déplacement qu'on avait fait en en en en mars et le sentiment que au-del du rapport qui qui met un certain nombre de choses sur le papier le travail a déjà commencé donc voilà ensuite euh donc pas de plan de Paris hein un plan partagé et le la condition de la réussite dans la durée c'est que la démarche soit perçue comme telle pour le moment objectivement je pense qu'elle l'est euh oui quand par exemple quand je vais au Chad avec mon équipe on va dans les trois bases on prend notre temps un militaire que je ne citerai pas disait ça faisait longtemps que il n'y ait pas eu un un missionné qui est passé autant de temps aussi avec nos soldats et pas seulement les chefs hein vous savez il y a des moments conviviaux ou autres où on est à l'écoute bien sûr puis j'ai j'ai j'ai un peu de bouteille sur le sujet donc hein voilà on me laa fait pas hein donc je pense avoir été à l'écoute et avoir fait ensuite remonter ce qui avait lieu de faire remonter naturellement sur les trois pays j'ai déjà longuement parlé tout à l'heure je ni a pas et d'ailleurs on dire davantage serait horschamp euh sur euh oui ça aussi c'était une question évidemment importante sur la la guerre informationnelle et la manière dont les populations aujourd'hui regardent cette présence militaire comment vous dire il est certain que euh dès qu'il y a un temps électoral ou autre dégage la France ça fonctionne hein ça fonctionne parfois aussi sur une capacité habile de détourner un mécontentement vis-à-vis de dirigeants en place dans les pays hein bon faut aussi le savoir quoi hein pas non plus qu'on soit constamment dans la he dans la repentance ou dans le sentiment que tout tout est notre fait hein bon voilà quoi ensuite euh euh parfois quand vous discutez avec les gens en Afrique déjà ce qu'ils pensent et quand il y a parfois je sais pas 200 militaires on continue à dire 3000 quoi enfin je veux dire donc bon on sent qu'il y a une sensibilité et derrière le sentiment que ben voilà il y a des militaires donc est-ce qu'on est vraiment souverain donc donc c'est les sujets hein et plus regardez au Gabon par exemple euh mais ça vaut aussi pour la Côte d'Ivoire où il y aura une cérémonie je crois fin novembre de hein de au niveau de la mutualisation la mutualisation euh le le le le drapeau qui devient le drapeau du pays d'abord le drapeau français dans certaines enceintes tout ça c'est des signes c'est des symbole qui montre y compris à tout un chacun que ça change mais ça veut pas dire que les gens souhaitent quand on leur parle le départ hein brut il souhaite une évolution importante et derrière des changements y compris pour eux d'où l'intérêt d'être constamment sur une démarche à 360 voilà ma réponse est est partielle mais il faut respecter le timing merci Monsieur le Ministre la parole est à Bernard schx pour le groupe UDR monsieur le Président Monsieur le Ministre alors que nous assistons à une déstabilisation de certains pays africain nous attendions avec beaucoup d'intérêt votre éclairage sur la refond de notre configuration militaire en Afrique et j'avoue qu'après 1h30 d'audition je reste dans le flou voire dans l'ignorance malgré tout mes propos seront les suivants en septembre 2023 on comptait plus de 6700 militaires français déployés en Afrique et cette prise de parole est pour moi l'occasion de leur rendre hommage au groupe UDR il nous tient à cœur de participer à toute réflexion permettant assurer la sauvegarde de nos intérêts dans le monde l'Afrique connaît des mutations profondes avec des particularités qui peuvent mettre en péril nos intérêts stratégiques je pense évidemment à l'explosion démographique et les flux migratoires qui en découleent l'influence de grandes puissances concurrentes et la menac terroriste sur le continent en parallèle tout laisse penser que la France voit son influence contestée et particulièrement avec le départ de nos troupes du Sahel comme dernièrement au Niger avec un sentiment anti-français très palpable lors du coup d'État de l'été 2023 bien que la quantité ne soit pas gage de qualité nous souhaiterions comprendre comment la baisse de notre présence militaire à seulement quelques centaines de soldats s'insère dans la stratégie du président de la République et à la poursuite de quel objectif le constat est là nouvelle présence américaine en Côte d'Ivoire depuis juillet 2024 déploiement de l'influence russe au Niger ouverture d'écoles chinoises en Tanzanie et tant d'autres es événements qui soulignent l'attraction de l'Afrique pour certaines puissances mondiales ainsi mes questions sont les suivantes en parallèle de la baisse des effectifs quelles sont les grandes étapes de la future coopération militaire entre la France et nos partenaires américains et je pense particulièrement au sort réservé aux écoles militaires nationales africaines à vocation régionale et par ailleurs comment est-il envisagé de soutenir les entreprise française qui contribu au rayonnement économique de la France en Afrique je vous remercie merci monsieur le ministre monsieur le député Bernard schck bon d'abord sur le sentiment d'ignorance par exemple mais ça n'a pas été le cas vous m'auriez posé vous des collègues ici présent des questions sur concrètement l'évolution du dispositif dans tel Gabon cot d'Ivoire ou Tchad concrètement ben voilà il y a une baisse on le sait quels sont les points sur lesquels il y a un renforcement du partenariat qui est en train de se mettre en place je vous aurais répondu je vous aurais pas donné de chiffres parce que je me dois mais ça vous l'avez compris depuis le début comme vos collègues hein de de respecter y compris vis-à-vis des pays concernés vis-à-vis des arbitrages à venir au niveau des des chefs d'État commencé par le président français évidemment un certain nombre de conclusions alors quelque choses ne sont pas encore arrêté pour eux mais j'aurais pu vous dire beaucoup de choses et au détour de mes propos j'ai donné quand même quelques éléments et vous en avez vous-même repris d'ailleurs dans votre question sur le rôle hein des écoles et cetera des formations tout ça évidemment est extrêmement important euh bon vous-même dans votre propos vous évoquiez le nombre de de militaires français qui étaient présents entre les les les forces prépositionnées Barc 6000 combien c'est ça bon et et aujourd'hui vous voyez que le nombre n'a pas empêché ce que vous avez qualifié d'échec en tout cas à certains égards salallit ce le fut ce fut un échec à certains égards hein donc aujourd'hui le Paris que l'on fait avec les pays si j'étais si vous voulez une sorte de de porte parole de d'un discours et d'une démarche à laquelle les partenaires ne croiraient pas dites-vous bien qu'il l'aurait déjà fait savoir parce que dans les pays en question on parle et on écrit et y compris dans les diasporas d'ailleurs hein donc ça aurait été Arau sur la mission Boquel il nous en fume il dit n'importe quoi or ce n'est pas ce qui se passe parce que les interlocuteurs y compris dans les oppositions dans les sociétés civiles ont compris que le dispositif SOC ça veut dire on ne part pas on on ne s'en va pas là demain comme ça en vous laissant avec toute une série de difficultés et d'attentees mais euh on structure dans le dialogue avec vous un rebasculement entre ce dispositif socle qui permet au niveau logistique au niveau formation au niveau entraînement au niveau euh euh euh exercice en commun et cetera de faire ce qui est nécessaire et si à certains moment il faut au niveau terre mère plus pendant un certain temps on le fait on l'a déjà fait on sait le faire et ils le savent donc de ce côtélà ça va c'est c'est compris et de l'autre côté on fait mieux ensemble et on s'en donne les moyens et là on se rend compte que on avait une marge d'amélioration attendue considérable et donc nous chinom de concert du coup ça crée un autre état d'esprit voilà ce que j'ai envie de vous dire s'agissant des partenair bon les Européens bah certains l'ont compris ceux qui sont le plus présents d'autres il y a encore du travail d'où la suite de ma mission les Américains euh bien sûr que je les ai rencontré sur le sur le terrain eux aussi ça n'a pas toujours été rose pour eux notamment au nigère hein et donc ils cherchent aussi dans leur présence à venir à à établir des partenariats voire parfois mais ça passe aussi par l'accord du pays concerné des mutualisations le chef d'état-major Thierry Burcard ne l'avait pas n'avait pas exclu lors d'une récente audition voilà en tout cas j'en profite d'ailleurs pour dire que n'aurait pas pu mener cette mission certes comme envoyé le président de la République si je n'avais pas pu travailler en parfaite intelligence avec Sébastien lecnu ses équipes avec général Thierry Burcard et ses équipes et avec également les ministres successifs et aujourd'hui Jean-Noël barreau et et et demain le ministre d'affaires européennes sur la dimension européenne et leurs équipes et bien sûr les ambassadeurs de terrain sans lesquels ma mission aurait été un échec et qui sont d'ailleurs très en attente de la suite donc à mon modeste niveau et encore une fois toute une série de problèmes restent sur la table vous avez raison hein je suis pas dupe non plus je ne raconte pas d'histoire à moi-même mais je pense quand même que ça n'est pas inutile merci monsieur le ministre nous avons encore cinq questions donc nous allons prendre une première salve de trois questions et je passe la parole donc pour une minute à Abdelkader Lamar merci oui euh merci le président donc moi je vais commencer par une pensée pour les millions de victimes de la colonisation en Afrique et de rappeler justement à mon collègue du RN ici que c'est peut-être ce crime contre l'humanité qui explique des positions qu'il ne comprend pas de nos voisins africains et maghrébains oui justement hors sujet mais c'était important d'avoir cette pensée pour ses victimes alors la situation alors moi ma question va poser va concerner la situation en République démocratique du Congo qui devient très préoccupante donc le CESS le feu signé en août dernier semble bien loin de avec la reprise de l'offensive du M23 fin octobre dans le Nord kux donc cette guerre qui dure depuis près de 30 ans a fait plus de 6 millions de morts et 7 millions de déplacés dans un silence assourdissant de nos médias occidentaux alors pourtant les donateurs internationaux n'ont pas manqué hein puisqu'ils ont injecté des milliards pour tenter de résoudre les conflits mais les stratégies occidentales classiques de maintien et de consolidation de la paix paraissent totalement inopérantes cela montre bien que c'est notre lecture du conflit qui est défaillante et dépassée cela illustre aussi peut-être un manque de volonté politique en France donc ma question est simple je finis au moins par la question voilà allez-y défaut de voloir per les ressources naturelles de ce pays quelle est la stratégie de la France pour renouveler une action merci chers collègu monsieur le ministre la parole est à Damien Gérard merci monsieur le Président Monsieur Jean-Marie bequel merci pour votre présence devant notre commission votre mission est de participer à la construction de la relation franco-africaine sur des bases saines et durables cette tâche comporte une dimension mmoriel significative je souhaite donc vous interroger sur le massacre des tirailleurs de tiary en 44 le meurtre et la condamnation de militaires africains ayant défendu la France est une tâche sur l'histoire de notre République et sa relation avec le Sénégal une tribune que j'ai signé avec une trentaine de collègues appelle à poursuivre l'effort mémorial entrepris par François miteran en 2012 et 2014 les pistes sont nombreuses pour reconstruire une mémoire digne et respectueuse de cet épisode je pense au versement de réparation au descendants à laonna officielle du massacre par l'Assemblée nationale je pense également à une commission d'enquête s'appuyant sur l'ensemble des archives nécessaires et notamment celle du ministère de l'outr-emère permettant de clarifier les circonstances du massacre de ce massacre quelle est donc votre position sur la reconnaissance de ce massacre et les outils concrets pour faire vivre sa mémoire et consolider les liens de notre pays avec le Sénégal je vous remercie merci chers collègu monsieur non excusez-moi la parole est à Nadine lchamp le champ merci monsieur le Président Monsieur le Ministre le président de la République a supprimé deux corps diplomatiques d'excellence conseiller et secrétaire des affaires étrangères conseiller secrétaire cadre d'Orient cette décision était incompréhensible et lourde de conséquences l'espérance elle remplace la compétence et l'espérance par la proximité avec le pouvoir monsieur le ministre que pensez-vous de cette décision et de son impact sur le terrain je vous remercie merci d'éclairer notre commission merci monsieur le ministre à vous pour répondre à ces trois questions 4e 4e euh non après on aura deux autres pour moi euh oui euh bon je vais être assez rapide parce que concernant la République démocratique du Congo évidemment on n'est pas dans le le champ de de ma mission et donc parliez de la stratégie de la France je pense que enfin cet énorme pays plus grand pays francophone au monde comme vous le savez confronté à cette guerre sans fin euh enfin quelle est la stratégie africaine quelle est la stratégie de la sous-région quelle est la stratégie des pays concernés ce pays les pays voisins au fond si on a un regard respectueux hein de de l' enfin de de l'indépendance de l'Afrique et de sa maîtrise de son destin c'est la première question à poser sauf à considérer avec un esprit post-colonial qui est qui n'est celui d'aucun d'entre nous que nous avons un rôle majeur à jouer d'ailleurs d'un point de vue humain et d'un point de vue enfin empathique c'est c'est horrible c'est terrible ça ne peut pas nous laisser indifférent mais chaque fois qu'on a voulu considérer qu'on avait la capacité de régler la question sans que les pays concernés ne soient au premier plan on connaît on connaît la suite de l'histoire particulièrement en Afrique je vous le rappelle donc là aussi soyons impliqués soyons concernés soyons parties prenant soyons humble sur la question mémorielle je peux monsieur le député Damien Girard pardon tout à l'heure je l'ai vous ai pas cité monsieur le député Abdelkader Lamar et je m'en excuse auprès de vous voilà oui oui pardon pardon cétais tellement déjà dans le contenu de ce que j'allais vous dire donc Damien Girard disais-je je veux rappeler la volonté du Président de la République de poursuivre et même d'intensifier le travail mémoriel d'ailleurs vous le savez vous avez pu vous rendre compre à plusieurs reprises y compris d'ailleurs parler tout à l'heure hein de la RDC et de son voisin le Rwanda euh l'agenda transformationnel que j'ai cité à plusieurs reprises au niveau Affaires étrangères le prend en compte euh au niveau euh euh de tiaroy il y a actuellement un dialogue en cours oui les Sénégalais qui sont venus consulter les archives en France les Sénégalais sont venus consulter les archives en France euh dans le cadre de la suite de la relation avec ce pays cette question évidemment euh sera euh euh pris en considération il y a notamment la question d'établir précisément les faits comme vous l'avez évoqué le nombre de victimes précises et ensuite que faire hein par rapport à à cette réalité euh vous savez que le Sénégal va célébrer cet événement le 1er décembre prochain est-ce que ce sera l'occasion d'un contact ou pas lài je ne suis pas la personne qui puis vous répondre mais c'est une bonne question euh madame euh Nadine euh le son le champ pardon j'ai pas envie de vous dire Joker parce que ça voudrait dire que je n'ai pas d'opinion sur le sujet mais je n'ai pas compétence ni autorité pour vous répondre je me dois quand même de rester dans le champ de de ma mission et ça ne veut pas dire que la question ne méritait pas d'être posée merci monsieur le ministre il nous reste donc deux questions et je passe la parole donc pour une minute à à Mathieu bloc c'est bon çarive merci monsieur le Président Monsieur le Ministre les récents événements au Mali au Burkina Faso et au au Niger témoignent d'un rejet virulent de la présence française l'ambassade prise d'assaut notre drapeau piétiné et brûlé ce ressentiment dépasse les simples questions de défense et touche à des dimensions identitaires et politiques profondément enracinées des acteurs tels tel que le groupe russe Wagner exploite ce ressentiment à travers des campagnes de désinformation et en se présentant comme des alliés alternatifs ces mensonges s'attaquent à l'image de notre pays en le dépeignant comme une force d'occupation plutôt qu'un partenaire de paix alors même que la France a tevré pendant des années au renforcement des capacités locales aux opérations de maintien de la paix et au développement de gouvernance stable parfois au prix du sang et des larmes de nos militaires la lutte contre le sentiment antifrançais nécessite de revoir nos modes d'intervention de renforcer nos actions de diplomatie et de privilégier une présence discrète mais influente dans cette optique quelles actions concrètes envisagez-vous de pour contrer cette désinformation et regagner la confiance des populations africaines je vous remercie merci la parole est à Marie ralde monsieur le ministre de deux sujets un auquel vous avez partiellement répondu sur le commandement pour l'Afrique qui a été créé en août dernier qui est euh qui a comme commandant le général de brigade Pascal LAN quel regard portez-vous sur ce nouveau commandement avec des effectifs équivalents à celui d'un gros bataillon alors que pendant le même temps à la présence d'autres pays notamment des Russes est particulièrement importante et qui ne cesse d'étendre son influence et puis deuxième sujet sur le sommet le prochain sommet afrique- France qui se tiendra au cours du 1er trimestre 2026 à Nairobi donc avec pour la première fois un sommet qui se déroulera dans un pays africain non francophone ce qui illustre sans doute la remise en cause de la position française dans cette zone où nous étions très présent et influents ce sommet devrait permettre d'aborder des questions liées au défi climatiqu et l'architecture financière internationale est-ce que vous avez d'ors et déjà des orientations de travail en amant de ce sommet et quelle y serait la place de la France Merci monsieur le ministre merci beaucoup monsieur le Président euh au député bloc je dirais que son son constat je le partage à à bien des égard sur cette forme de rejet que vous avez évoqué et décrit alors ne comprenez pas mal ce que je vais vous dire je je ne ce que je vais vous dire ne relativise pas le caractère virulant y compris avec toutes les manipulations qu'on peut exister qu'on peut imaginer pardon mais certains pays y compris où il y a eu récemment ces manifestations je les connais bien j'y vais régulièrement euh parfois les mêmes peuvent avoir une attitude vis-à-vis de la France complètement différente je donne un exemple juste un parmi d'autres quelqu'un vous quelqu'un d'autre parlait de la dimension entreprise française et cetera ça aujourd'hui ce qu'on sait en matière informationnelle on a quand même quelques outils comme je disais tout à l'heure c'est que pour un Africain particulièrement un ou une jeune africain africaine euh la perspective de travailler dans une entreprise française y compris certains majeurs qui peuvent être parfois critiqués dans le domaine énergétique ou autrees c'est quand même par rapport à d'autres pays par rapport à d'autres perspectives considéré comme un plus que ce soit au niveau la manière dont on est considérer payer déroulement de carrière respect et cetera alors on n pas toutes les qualités ce que je dis ne couvre pas des réalités qui peuvent être parfois différentes mais c'est quand même un élément d'image positive qui m'est revenu euh et c'est un exemple parmi d'autres du regard qui peut enfin faut nuancer quoi faut faut pas je suis pas en train de dire que ce que vous avez décrit n'existe pas c'est un gros sujet un gros souci mais on a quelques arguments euh pour y répondre et pour le contrait et on y arrivera d'autant plus que on sera pas seul car on est souvent mieux défondu sur ces sujets de rumeurs et autres par d'autres que par soi-même et c'est aussi un peu un travail et la dimension à 360 l'amélioration des partenariats l'évolution de la présence les contacts qu'on peut avoir avec un certain nombre de de personnes qui sont capables aussi de faire passer des messages professionnellement ou même associativement ou autre et ça se fait déjà contribue à cela alors c'est toujours plus facile de dénigrer que de construire mais la partie n'est n'est pas perdue d'autant que un un un certain nombre de comment dirais-je de de compétiteurs agressifs comme je l'ai dit également tout à l'heure on montrit aussi parfois les limites de ce qu'il pouvit apporter aux gens sur la durée donc voilà c'est là aussi je dois moi qui suis plutôt de tempérament un peu impatient c'està-dire j'aime bien agir vite aller au résultat je me discipline moi-même dans ce travail pour considérer en permanence que ce que nous faisons ce que nous essayons de faire avec ces partenariat que j'aiévoqué s'inscrit dans un temps plus long que la manipulation la formation et son immédiateté mais à la fin ça porte aussi ses fruits euh Marie ralde alors le le général Yani était avant sa mission actuelle à l'étatmajor des armées sur ces sujets d'influence et de contreinfluence pour moi il est la bonne personne il sait où il va il sait de quoi il parle euh vous avez fait fait des comparaisons avec les Russes d'abord est-ce que vous parlez de soldats réguliers ou de ouais d'accord mais nous c'est nous on avance pas nous la présence elle est française hein et et et et et le général yanit dans son commandement il y a à la fois la moindre empreinte la moindre présence les quelques centaines que vous évoquiez mais dans l'esprit que je rappelais et il y a tout le reste et tout le reste c'est beaucoup hein c'est beaucoup non seulement la géométrie variable mais également ce qu'on fait ensemble hein dans les domaines que j'évoqué tout à l'heure et ça si vous voulez nos partenaires le savent d'ailleurs parfois nos partenaires nous disent dans tel capitale ce serait bien que le le représent le chef français reste un officier général même parce que au-delà du nombre de personnels permanent il y a tout le reste et ça ni les Russes les Chinois ni personne ne peuvent dire cela de cette manière là et quand tel chef d'État je ne citerai pas me dit mais oui là nous j'ai dit à tel partenaire d'un autre pays d'un autre grand pays mais nous nous avons sur ces mission là les Français c'est bien on n' pas besoin de continuons hein surtout des Français qui se remettent en question et qui savent répondre à nos nouvelles attentes et au nouveaux enjeux et qui en plus c'est français qui disent nous ne sommes pas et nous ne pensons pas être et nous ne cherchons pas être des partenaires exclusif nous acceptons la compétition nous acceptons qu'il y ait d'autres puis comparez vous voyez hein là on en a quand même sous le pied un petit peu quoi si je puis dire cher Marie euh dis cher Marie parce que certains collègues ici du temps où j'étais parlementaire nousous retrouvions d'ailleurs je je salue la nouvelle présidente de la délégation à l'OTAN qui qui est pas de cette commission hein qui est non mais nous nous retrouvions oui c'est ça oui elle est pas là non mais nous elle est est là derrière ah ben oui c'est bien tu je on est bien d'accord où nous nous retrouvions dans ces dans cette enceinte sur des sujets euh euh important hein et voilà monsieur le Président euh je regarde quand même ma petite note euh oui si ma petite note oui il y avait Nairobi je savais bien que j'allais oublieré quelque chose et je termine monsieur le Président alors moi déjà si vous voulez et ça ça date pas d'aujourd'hui c'était déjà à l'époque où parce que moi je dans mes responsabilités ministérielles certes modestes mais qui m'ont quand même marqué je suis passé de de de coopération comme on disait à l'époque à à à défense ENF encien Comettant et défense j'avais également une mission défense auprès de du ministre de l'époque et j'ai donc sillonné le continent avec cette double casquette puisque il y avait également la coopération militaire dès le début qui existe toujours d'ailleurs et qui dépend du qu dans et j'ai pu me rendre compte ce que on me dit encore aujourd'hui au niveau des des militaires et politiques qui se déplacent qu'avec un certain nombre de pays anglophone l'usop et cetera les partenariats sont parfois y compris en matière de défense plus simples hein parce qu'il y a pas toute cette histoire avec parfois et et et donc dans mon esprit depuis l'époque où j'étais en charge au gouvernement de la Francophonie j'ai toujours considéré que bien sûr la francophonie c'est le français mais c'est aussi la dimension culturelle c'est aussi l'attente de France c'est aussi le droit continental c'est aussi certain nombre d'éléments qui sont attendus y compris dans les pays non traditionnellement francophones et c'est pas c'est pas artificielle c'est une réalité profonde donc pour moi un sommet à Nairobi hein c'est aussi une preuve d'influence de cette dimension qui n'est pas que une affaire franco-française de ce point de vue-l restons modeste quoi hein voilà et jouons cette carte et y compris d'ailleurs vis-à-vis de nos pay pays et y compris ceux de qui sont dans mon périmètre de de de de montrer que bah voilà et pour eux c'est rassurant d'une certaine manière nous sommes capables d'avoir des partenariats plus larges et d'ailleurs si on prend l'enjeu sécuritaire le fait que nous ayons des partenariats de défense avec un certain de pays où n'avons pas de base hein qu'il soit francophone ou pas fait aussi partie d'un terme que j'ai peu employer dans mes réponses mais que j'utilise sans aucune gêne qui qui est y compris au meilleur sens du terme notre influence nous sommes une puissance moyenne avec nos qualités et nos défauts avec nos heures glorieuses et nos heures tragiques mais nous avons avec la voix particulière de la France et sans volonté de puissance une influence y compris dans les instances internationales y compris dans les enjeux du monde qui vient et elle existe aussi dans ce pays d'avenir qui est l'Afrique cette influence et bien ça sera une belle conclusion monsieur le ministre merci beaucoup pour vos propos pour vos réponses nourries à nos différents députés mes chers collègues nous nous retrouvons pour la suite de nos travaux d'ici 5 minutes donc à tout de suite merci à toutes et à tous euh