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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 20 octobre 2026 17 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSécuritéSolidarités & famille

MANIPULATIONS CONTRE LFI : LES DESSOUS D’UNE AFFAIRE D’ÉTAT

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « Le gouvernement s'est encore fait prendre la main dans le sac en train de mentir pour manipuler l'opinion publique. »
  • 0:30Fait
    « Le gouvernement est obsédé à vouloir bâcher LFI et attaquer l'extrême gauche dans la séquence actuelle et pour ça, il serait prêt à tout quitte à demander aux agents des renseignements de mentir dans leurs notes officielles. »
  • 2:38Fait
    « Samedi 17 octobre, des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. »
  • 2:38Fait
    « La responsabilité politique de ces groupes, et notamment de LFI, est en la matière, à mon avis, considérable. »
  • 3:21Fait
    « LFI aujourd'hui se comporte en ingénieur du chaos, de la destruction. »
  • 4:04Fait
    « En pleine campagne présidentielle, alors que le vieux est régulièrement donné au second tour face à Marine Le Pen, l'opération est évidemment doublement rentable. »
  • 4:46Fait
    « Quand on commence à mentir sur les faits pour servir ses intérêts électoraux, on ne cherche plus à convaincre des électeurs, on cherche tout bonnement à les enfumer. »
  • 5:28Fait
    « Les insoumis souffleraient sur les braises de la colère et ce serait donc leur faute si les dits proxys d'ultra-gauche s'étaient énervés ce weekend. »
  • 6:49Fait
    « Il y avait quand même eu le dynamitage d'un bâtiment de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, la DREAL, signé par le comité d'action viticole, un groupe d'agriculteurs connu justement pour ses actions violentes. »
  • 7:32Fait
    « Les personnes interpellées ne correspondent pas au portrait robot dressé par le ministère de l'Intérieur. »
  • 10:19Fait
    « J'ai été très étonné par ces accusations concernant LFI qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages. Je ne vois pas ce qu'a à voir LFI dans l'histoire de ce fiasco. »
  • 11:03Fait
    « Cette note n'a aucune force de renseignement assure un ancien commissaire de la sécurité publique à Mediapart. »
  • 11:48Fait
    « Le gouvernement préfère la réécrire l'histoire plutôt que d'assumer ses responsabilités. »
  • 12:50Promesse
    « Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. »
  • 12:57Promesse
    « Bloquez le prix des carburants et augmentez le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. »
  • 13:50Fait
    « Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
  • 13:50Fait
    « Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI, jamais. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

Mais non, de ? C'est Jean-Luc qui a cramé la mairie de Limoges. Non. Bah selon la police. Ouais ouais. Ah ? Il l'aurait vu avec une boîte d'allumettes. Oh il abuse quand même. Enfin moi tu me diras, la dernière fois j'étais à la piscine, je me suis pris une droite par un vieux. Euh j'ai des soupçons. C'était Jean-Luc. Ah bah j'ai j'ai des soupçons, j'ai des soupçons. Moi c'est pareil, il y a un vieux qui m'a mis un casque cuisse là à l'angle, c'est Jean-Luc. Ah ? Mais oui. même que le réchauffement climatique, enfin moi je pas m'avancer hein.

0:27
Non speech

[musique]

0:30
Locuteur

Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 20 octobre et le gouvernement s'est encore fait prendre la main dans le sac en train de mentir pour manipuler l'opinion publique.

C'est Mediapart qui a révélé le pot-aux-roses hier soir dans un article intitulé "On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc émissaire." Et on apprend plein de choses dans cette enquête qui s'appuie sur des sources policières au sein des renseignements, notamment que je cite "Le gouvernement est obsédé à vouloir bâcher LFI et attaquer l'extrême gauche dans la séquence actuelle et pour ça, il serait prêt à tout quitte à demander aux agents des renseignements de mentir dans leurs notes officielles." Les insoumis dénoncent de leur côté un scandale d'État et ont indiqué leur intention de saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

On fait le point. Et avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que Le Média doit rapidement réunir 10000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 euros par mois, c'est vous qui choisissez le montant de votre contribution selon vos moyens et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdicap.lemediatv.fr. J'insiste, c'est très important pour nous et je profite de cette pastille pour vous rappeler que plus de 6000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen, près de 1500 d'entre elles et eux sont poursuivis en justice.

Face à cette répression sans précédent, le média lance une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artistes, personnalités et organisations se mobilisent déjà. Alors vous aussi, signez cette pétition et faites-la circuler. C'est sur amnistie-lyceens.fr. Fin de la réclame, on retourne au récap. Depuis le début du mouvement lycéen et encore davantage depuis le point d'orgue de ce weekend, il y a une ritournelle qu'on entend partout. Samedi 17 octobre, des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes.

Il y a donc des membres extrêmement organisés, extrêmement déterminés d'une ultra-gauche protéiforme, mais qui se rejoint parfaitement dans sa volonté de casser l'ordre républicain et de conflictualiser le plus possible la situation. Et la responsabilité politique de ces groupes, et notamment de LFI, est en la matière, à mon avis, considérable. L'ultra-gauche qui a cassé et détruit n'est rien d'autre que la branche armée de la mouvance politique France insoumise. Vous avez une formation politique, La France insoumise, qui par ses déclarations depuis plusieurs mois maintenant, a légitimé une forme de violence.

C'est-à-dire une conjonction de forces du chaos qui s'additionnent avec désormais les Black Blocks, l'ultra-gauche qui essaie de de revivre la Commune, cet esprit insurrectionnel. La Commune, c'est 1830. On veut revivre la révolution. Il faut savoir désigner l'adversaire ou l'ennemi. Oui, LFI aujourd'hui se comporte en ingénieur du chaos, de la destruction. Ouais, c'est pire qu'un disque rayé. Sur tous les plateaux, à longueur d'émissions, c'est la même rengaine. Tout serait de la faute de Méluch' et des insoumis. Ils l'ont tellement large qu'on ne devrait pas tarder à leur coller le réchauffement climatique et la guerre en Ukraine sur le dos.

Faut dire que c'est pratique hein tant qu'on peut désigner l'opposition de gauche comme coupable universel de tous les maux de la société, pas besoin de regarder du côté des véritables responsables, à commencer par le gouvernement qui a pourtant quelques comptes à rendre en la matière. Mais tant qu'on parle de LFI, et ben on parle pas du reste, ouf, on est sauvé. Et puis en pleine campagne présidentielle, alors que le vieux est régulièrement donné au second tour face à Marine Le Pen, l'opération est évidemment doublement rentable.

Tous les charognards en peine dans les sondages viennent tourner autour du candidat insoumis avec le même espoir à peine dissimulé de le voir à terre avant même que les électeurs aient pu trancher. Après tout, en politique, tenter d'abattre un adversaire, c'est plutôt de bonne guerre, mais il y a quand même une différence entre cogner sur un concurrent et lui fabriquer un dossier à charge. C'est la limite entre la bataille politique et la manipulation de l'opinion. Parce que quand on commence à mentir sur les faits pour servir ses intérêts électoraux, on ne cherche plus à convaincre des électeurs, on cherche tout bonnement à les enfumer et c'est plus tout à fait pareil.

Alors on savait que la morale politique était morte depuis longtemps dans ce pays, mais là quand même, on passe un cap. Depuis ce weekend donc, le gouvernement se borne à nous expliquer, comme d'habitude énumérant, que ce sont les méchants black blocs de l'ultra-gauche qui ont tout cassé dans ce pays. Jusque-là, on est habitué, c'est la même rengaine à chaque manif, ils se sont donc pas trop cassé la tête. Mais maintenant, c'est aussi de la faute de LFI. Alors on sait pas vraiment pourquoi, il y a pas de lien hyper logique hein, mais on nous explique que en gros c'est un sentiment.

Les insoumis souffleraient sur les braises de la colère et ce serait donc leur faute si les dits proxys d'ultra-gauche s'étaient énervés ce weekend. Bon alors déjà, faut pas être grand clerc pour sentir la douille si vous voulez mon avis hein. Pardon, mais l'ultra-gauche, tel que la nomme le ministère de l'Intérieur, n'est-ce ? [souffle coupé] Elle n'a pas besoin qu'on lui souffle sur les braises. Elle se débrouille très bien toute seule, si je peux me permettre de m'en faire la porte-parole momentanée. Elle est d'ailleurs très politisée, plutôt en dehors des partis et parfaitement capable de s'organiser elle-même sans avoir besoin d'un grand chef qui lui siffle le début des réjouissances.

D'ailleurs, c'est un peu le principe. Et alors, en ce qui concerne LFI, si on suit bien le raisonnement du gouvernement et des autres oppositions politiques, le péché originel insoumis ce serait donc la présence d'élus au sein des cortèges et des mobilisations lycéennes. Alors, je sais pas dans quel monde on vit pour s'étonner de la présence de politiques de gauche au sein d'un mouvement social, mais c'est un indicateur plutôt inquiétant de mon point de vue.

D'ailleurs, je me souviens pas qu'on ait fait un tel procès politique aux nombreux élus qui sont allés apporter leur soutien aux agriculteurs, par exemple, lors de leur mobilisation en janvier dernier, alors même que aussi ont fait quand même quelques légers dégâts. Je rappelle à toutes fins utiles qu'il y avait quand même eu le dynamitage d'un bâtiment de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, la DREAL, signé par le comité d'action viticole, un groupe d'agriculteurs connu justement pour ses actions violentes, mais tout ça ça doit probablement être la mémoire sélective, évidemment.

Pour donner un peu de corps à leurs incohérences, le gouvernement a trouvé une méthode redoutable, se servir des services de renseignement. Bénie soit la sainte parole de l'autorité policière. Évidemment, c'est pratique, c'est quasiment imparable. Donc, on peut le répéter en boucle sur les plateaux, personne ne viendra nous contredire. Mais c'était sans compter sur une autre autorité, judiciaire cette fois, la procureure de Paris. D'abord, pour que ce soit bien clair, madame la procureure, on a en face de nous des gens plutôt politisés à l'ultra-gauche. Non, c'est absolument pas ce que je peux ce que je peux confirmer sur en l'état de mes informations. Ah bah, c'est la tuile, hein.

Nous sommes le lundi 19 octobre au moment de où ces propos sont tenus au lendemain des déclarations tonitruantes de Macron le cornu et Nunez sur la fameuse ultra gauche à la manœuvre et là patatras tout s'écroule. Les personnes interpellées ne correspondent pas au portrait robot dressé par le ministère de l'Intérieur. Moi tous les gens qui malheureusement ont commis ces dégradations et qui ces actes de violence et bien n'ont pas été interpellés. Peut-être qu'un certain nombre d'entre eux répondent à la description qu'en fait le ministre de l'Intérieur.

Mais vous savez d'ailleurs un certain nombre de personnes en garde à vue actuellement garde le silence, ne revendique pas de positionnement politique. Donc c'est la raison pour laquelle moi je ne peux pas vous vous dire quel positionnement politique ils souhaitent avoir. Alors s'il n'y avait que les déclarations de la procureure, le gouvernement pourrait toujours jouer sur les mots. Et c'est justement ce qu'a fait Laurent Nunez hein. Pour écarter la contradiction, le ministre a expliqué que la magistrate s'était exprimée dans le cadre judiciaire. Tandis que lui doit s'appuyer donc sur les renseignements.

Son explication c'est que les personnes interpellées se seraient agrégées aux militants d'ultra gauche lesquels eux auraient réussi à échapper aux policiers. En gros les personnes arrêtées n'auraient fait que suivre les véritables responsables qui eux auraient réussi à passer entre les mailles du filet. Et si les policiers n'ont pas arrêté ces fameux responsables, c'est parce qu'ils seraient évidemment plus expérimentés et habitués à ce genre d'événement. Malin le lynx. Ah oui bah sauf que ça c'était sans compter sur les renseignements justement qui semblent un petit peu irrités de la situation au point d'en avoir fait état aux collègues de Mediapart.

Et moi mon petit doigt me dit qu'ils ont peut-être un peu mal pris que le gouvernement les rende responsables de la débâcle de samedi. Renseignement français il est au top contre le terrorisme islamiste, il n'y a plus d'attentats je touche du bois ou quasiment plus. Il est fort contre la criminalité organisée, il est important contre les ingérences étrangères, mais manifestement, il ne sait pas lutter correctement contre l'ultra-gauche.

Oui, bah alors quand on magouille, il y a quand même une règle de base, éviter de balancer ses complices sous le bus, hein, parce qu'à force de vouloir sauver sa peau, on finit par donner aux autres une furieuse envie de sauver la leur en racontant ce qu'ils savent et je crois que c'est exactement ce qui s'est passé. Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des RT, forcément, on a des décisions politiques, ça c'est ce que déplore par écrit un commissaire auprès de ses collègues.

Un autre agent déclare à Mediapart "J'ai été très étonné par ces accusations concernant LFI qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages. Je ne vois pas ce qu'a à voir LFI dans l'histoire de ce fiasco. C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l'entière responsabilité." Il ajoute encore "Pourtant, je ne porte pas LFI dans mon cœur compte tenu de ses attaques incessantes contre les policiers." Il poursuit auprès de Mediapart toujours en insistant sur l'aspect minoritaire de l'ultra-gauche dans ce mouvement, 20 % selon ses estimations.

Plusieurs notes des renseignements assistaient pourtant bel et bien sur la présence annoncée de l'ultra-gauche qui tenterait de capitaliser sur la colère citoyenne. Mais encore une fois, selon les RT, tout ceci ne serait qu'une mascarade. "Cette note n'a aucune force de renseignement" assure un ancien commissaire de la sécurité publique à Mediapart.

"Le gouvernement est obsédé à vouloir bâcher LFI, attaquer l'extrême-gauche et à mobiliser beaucoup de services de police pour écrire ces torchons." Un major de police confirme "Je ne suis ni adhérent ni électeur de ce mouvement, mais il ne faut quand même pas déconner." Et on apprend aussi au au que les renseignements évoquaient depuis plusieurs mois la possibilité d'une résurgence d'un mouvement de type gilet jaune. Alors en soit tant mieux si le gouvernement n'a pas su anticiper la mobilisation pour la tuer dans l'œuf, ça c'est mon avis, mais venir ensuite nous expliquer que personne n'avait rien vu venir, que c'était impossible à prédire, bah c'est quand même un peu une autre histoire.

Et hop, une fois de plus le gouvernement préfère la réécrire l'histoire plutôt que d'assumer ses responsabilités. Dès la publication de l'article de Mediapart, les insoumis ont demandé des comptes au gouvernement évidemment, ils ont dénoncé un scandale d'État, on l'a dit et annoncé qu'ils allaient saisir la justice pour que cette affaire soit tirée au clair. Et puis bah ça tombe bien parce que le mardi c'est aussi le jour des questions au gouvernement à l'Assemblée. Alors Manuel Bompard s'est pas gêné pour demander des comptes directement à Laurent Nunez, on l'écoute.

Manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Mediapart pour accuser la France insoumise [acclamation] de violence qu'elle a toujours refusé. Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feux ou des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autres réponses à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors mettez fin à l'ignoble Parcoursup qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé.

12:49
Non speech

[applaudissements]

12:50
Locuteur

Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques.

12:56
Non speech

[applaudissements]

12:57
Locuteur

Bloquez le prix des carburants et augmentez le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont succédé quand l'avenir de la patrie était en jeu.

13:11
Non speech

[applaudissements]

13:12
Locuteur

Chirac l'a fait, Pompidou aussi et vous monsieur le Premier ? Et évidemment Laurent Nunez, bah il l'a nié en boucle. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité, mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qui viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise.

C'est faux, monsieur le député, les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux, vous le savez très bien. Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI, jamais. C'est faux, c'est faux et c'est votre diversion, c'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu, il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité.

Si les révélations de Mediapart se confirment, on ne serait pas face à une énième manipulation politicienne comme une autre, mais face à quelque chose de bien plus grave, un gouvernement qui cherche à faire écrire par ses propres services une version des faits destinée à accabler son adversaire politique, qui encore une fois est la FI et pas l'RN, soit dit en passant, et c'est extrêmement grave. Mais cette opération ne pourrait pas fonctionner sans des relais politiques et médiatiques, hein, car en plus du gouvernement, c'est toute une partie de la classe politique qui se précipite pour reprendre opportunément les accusations contre LFI sans grande contradiction, d'ailleurs.

La droite et l'extrême-droite et puis tous ceux qui voient dans la progression de Mélenchon une menace pour leurs ambitions présidentielles chantent en chœur, ils n'ont pas besoin de démontrer quoi que ce soit, il leur suffit de répéter béatement, d'amplifier et de laisser le soupçon faire son travail, parce que si l'accusation est fausse, eh ben tant pis, le mal politique, lui, il sera déjà fait.

Et voilà le cynisme de la séquence, hein, à l'approche de la présidentielle, on ne cherche plus seulement à convaincre les électeurs qu'un candidat a tort ou que notre vision du monde est meilleure, on cherche à le rendre infréquentable, à le salir, à installer l'idée qu'il serait responsable du chaos et alors en plus s'il parle fort bah là c'est jackpot évidemment. Peu importe ce que disent les faits pourvu que l'étiquette lui colle au pied, c'est le plus important.

Le débat politique devient une opération de disqualification et les institutions de la République pourraient en être les instruments, c'est absolument déplorable que les adversaires de LFI combattent le programme, qu'ils contestent les propositions qu'ils cherchent à battre Mélenchon dans les urnes, bah ça c'est le jeu de la démocratie, il y a pas de problème.

Mais à partir du moment où on utilise les services de l'État pour fabriquer une accusation puis que les concurrents du parti s'en servent pour manipuler l'opinion publique, bah là c'est plus une compétition politique, c'est une tentative de fausser le jeu sciemment en plus et au fond c'est le jeu réflexe d'un système politique qui se croit propriétaire du pouvoir hein, rien de plus. Quand un adversaire menace de bousculer un ordre établi, on cherche plus seulement à le battre, on cherche carrément à le disqualifier, à le rendre hors jeu de la compétition. Et puis pendant ce temps-là, et bah Marine Le Pen elle se la coule douce.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap, n'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par email. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média et c'est très urgent, rendez-vous sur capsurdika.lemediatv.fr pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels et puis si vous aimez le récap particulièrement, moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission, le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média. [sifflotement]