« LFI, un parti anti-France » la Macronie et LR surfent sur Pétain et Maurras
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Questions et réponses
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- 2:07RelanceÉludée
C'est un virage ?
- 3:25RelanceÉludée
Mais c'est votre travail ?
- 6:28RelanceRéponse partielle
Martine Vassal, vous avez l'impression que la devise de Pétain, ce sont des petits propos ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Qui est-ce qui utilisait ce terme anti-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41Invité politiqueFait
« Je partage les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement National, mais moi, figurez-vous que mes valeurs, elles n'ont jamais changé. »
- 1:50Invité politiqueFait
« C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie. »
- 3:14Invité politiqueChiffre
« Effectivement, j'ai arrêté parce que nous ne pouvons plus accueillir les mineurs non accompagnés qui chacun coûtent 40 000 euros. »
- 5:16Invité politiqueFait
« La politique n'excuse pas tout. Le fait de sortir trois mots comme ça, ben écoutez, ces trois mots-là, ils sont blessants pour moi. »
- 5:45Invité politiqueFait
« Alors vous savez, je veux dire, moi, je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. Et ma seule devise, c'est la liberté, l'égalité et la fraternité. »
- 7:27Locuteur non identifiéFait
« LFI, c'est un parti anti-France. »
- 7:29Locuteur non identifiéFait
« LFI, c'est un parti qui appelle et revendique ou assume une part de violence, comme si la violence faisait partie d'une forme de combat politique. »
- 8:04InvitéFait
« C'était l'Action française et son leader Charles Maurras. Et qu'est-ce qu'il désignait par l'anti-France ? C'est ce qu'il appelait les États confédérés, c'est-à-dire les ennemis de la France. »
- 9:27Locuteur non identifiéFait
« C'est un parti qui est antisémite, c'est un parti qui prône la violence, c'est un parti de haine à l'encontre de notre pays, à l'encontre de nos valeurs, à l'encontre des fondamentaux qui sont les nôtres. »
- 9:49Locuteur non identifiéFait
« la France insoumise, en fait, c'est une secte. On entre dans la France insoumise comme on entre dans une secte. »
- 14:06PrésentateurChiffre
« Depuis le 24 février 2022, plus de deux millions de soldats auraient été blessés ou tués dans le conflit ou seraient portés disparus. »
- 14:14PrésentateurChiffre
« Du côté des civils, au moins 15 000 Ukrainiens auraient été tués et plus de 40 000 blessés. »
- 15:07PrésentateurFait
« il fallait fixer, je cite, une date claire pour que l'Ukraine adhère à l'Union européenne avant que Vladimir Poutine ne trouve un moyen de bloquer le processus. »
Temps de parole
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Bienvenue dans le récap, nous sommes le mardi 24 février et aujourd'hui on met à l'honneur deux femmes politiques, Aurore Berger, la ministre de l'égalité, et Martine Vassal, candidate d'hiver droite, soutenue néanmoins par le Bloc central à la mairie de Marseille. Deux responsables politiques donc qui ont visiblement une passion commune, disons pour la spontanéité. Avec elle, la réflexion semble souvent courir derrière la petite phrase sans jamais la rattraper. Bon après vous savez ce que c'est, on veut cogner fort en interview, alors on dégaine les grands mots qui claquent et les formules choc.
On ne sait plus trop d'où elles viennent, mais sur le moment ça sonne bien, ça fait autorité, ça donne même l'illusion de la maîtrise. Eh, sauf que parfois, ça déraille. Alors n'allons pas trop vite en besogne, laissez-moi vous conter les deux histoires de nos championnes du jour. C'est Martine Vassal qui ouvre le bal lors d'un débat sur BFM avec ses adversaires au municipal de Marseille. L'actuelle présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence tente de disqualifier ses concurrents, cette bonne guerre, cette habituelle, notamment Sébastien Delogu de la France Insoumise et Franck Alizio du Rassemblement National.
Et c'est à ce dernier, avec qui, on le précise, elle envisageait pourtant une alliance il y a encore quelques mois avant de rétro-pédaler, elle évoque finalement des valeurs qui seraient complètement incompatibles et c'est là que le naufrage arrive, on écoute.
Je partage les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement National, mais moi, figurez-vous que mes valeurs, elles n'ont jamais changé. C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie. Et effectivement aussi, ce qui me différencie de M. Alizio, c'est l'humanité et aussi la solidarité qui va à la personne qui va le mieux.
Non, et vous non ? Tout le monde l'a entendu, je pense. C'est un virage. Allez-y, allez-y, M. Alizio. Non, je ne sais pas, vous l'avez entendu ? Répétez-le. Je crois que vous avez dit travail, famille, patrie. Oui. C'est le slogan de M. Pétain, ça.
Oui, d'accord, mais moi, c'est mon slogan et ce sont mes valeurs. Ah, d'accord, ok. Et le mérite aussi, le travail aussi. Et la famille aussi. Et oui, c'est ainsi. J'assume que mes valeurs, ce sont... Non, ce n'est pas des valeurs. Elles sont passées de mode, ces valeurs-là. Moi, j'assume mes valeurs.
Des valeurs passées de mode, dit-elle. C'est le moins qu'on puisse dire, oui. C'est vrai que depuis la fin du régime de Vichy et la peine d'indignité nationale de Philippe Pétain, c'est plus très tendance. On l'accorde. Et on notera quand même que Martine Vassal, c'est certes Pétain, mais avec du cœur. Ok, travail, famille, patrie, mais aussi humanité et solidarité dans sa liste. Il ne faut pas l'oublier. Ben oui, les pleins pouvoirs, c'est ok, mais on envoie quand même le colis de Noël aux personnes âgées. Et c'est ça le plus important. Et d'ailleurs, dans ce même débat, Martine Vassal nous a montré toute l'étendue de son humanité. Je voulais juger par vous-même.
Effectivement, j'ai arrêté parce que nous ne pouvons plus accueillir les mineurs non accompagnés qui chacun coûtent 40 000 euros. L'AZEU, L'AZEU. 40 000 euros à chacun. Mais c'est votre travail ? Non, ce n'est pas mon travail d'accueillir toute la misère du monde.
Voilà, travail, famille, patrie, humanité et solidarité, on a bien compris. Si Martine Vassal ne semble pas totalement prendre la mesure de ses propos, ce n'est pas le cas de son équipe de campagne. Presque immédiatement après la fin du débat sur BFM, son porte-parole tente par tous les moyens d'éteindre l'incendie sur l'antenne locale en évoquant notamment une fausse polémique. Il tente de rassurer un peu les électeurs en affirmant, je cite, que si l'ordre des mots a ému, Martine Vassal est aux antipodes des valeurs pétainistes. Bah oui, Martine, elle s'est juste plantée dans l'ordre des mots. En fait, ce qu'elle voulait dire, c'était patrie, travail, famille.
Ça n'a rien à voir, rien à voir avec la devise du paillasson du Troisième Reich. Rien du tout. Et puis le lendemain du débat, évidemment, c'est branle-bas de combat pour sauver le soldat Martine. Tout le monde est sur le pont, même le président de région, Renaud Muselier, de Renaissance, qu'il se mouille, il réaffirme son soutien et surtout tout l'engagement. Que dis-je ? Le combat commun contre le racisme, l'antisémitisme et le pétainisme menés par la candidate LR, vous m'en direz tant. Alors la principale intéressée, elle, va finir par devoir mettre les mains dans le cambouis elle-même, quand même, au bout d'un moment. Et comme souvent, le spectacle en vaut le détour.
Elle enchaîne les justifications à tout va, prête à dire n'importe quoi, pour se dédouaner. Autant vous dire que le résultat est plus que médiocre. Alors d'abord, on a eu le droit à oui, non, mais j'ai pas vraiment dit ce que j'ai dit. Et puis finalement, c'est elle la plus blessée dans l'affaire, à cause du grand méchant paillant, le socialiste, le maire actuel, qui l'aurait stigmatisé.
La politique n'excuse pas tout. Le fait de sortir trois mots comme ça, ben écoutez, ces trois mots-là, ils sont blessants pour moi. Et surtout, ce qui se passe, c'est que M. Benoît Payan, en me coupant comme ça, en sortant ces trois mots, eh bien aujourd'hui, il m'a stigmatisé. Et aujourd'hui, depuis ce matin, je reçois des menaces, je reçois des insultes. Et moi, j'ai une famille, donc je vais être obligée de faire attention à ma famille. Alors vous savez, je veux dire, moi, je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. Et ma seule devise, c'est la liberté, l'égalité et la fraternité.
Et alors après ça, Martine a repris du poil de la bête et on a eu le droit au mythe de la candidate qui dérange, celle que l'on cherche à abattre avec des petits propos sortis de leur contexte.
Ben oui, des tout petits propos collabos, tout petits. C'est très simple. Je suis une candidate qui gêne parce que j'ai réussi à faire une alliance très large. Et quand j'interviens, on prend des petits propos et ces petits propos, on les monte en épingle. Moi, je préfère parler aux Marseillaises et aux Marseillais, parler du bilan de Benoît Payan qui est absolument lamentable sur la sécurité, sur l'économie, sur les espaces publics. Martine Vassal, vous avez l'impression
que la devise de Pétain, ce sont des petits propos ?
Non, mais le fait de les sortir, sortir mes propos d'un contexte est tout à fait inacceptable.
Bon, alors déjà que la campagne de Martine Vassal peinait un peu à décoller, on dit ça pour être gentil, autant vous dire que maintenant, c'est carrément un boulet qu'elle se trimballe au pied. Et les récents sondages en témoignent. La candidate de la droite et du centre n'est plus créditée que de 14% des intentions de vote, très loin des 21% qui lui étaient encore accordées la semaine dernière. On aurait pu penser que ça aurait le mérite de servir de leçon aux autres.
Eh bien non, à peine quelques jours plus tard, notre chère Aurore Berger, qui n'est d'autre que la ministre de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, c'est important, eh bien elle rejoue exactement la même scène, à quelque chose près, sur CNews,
en tentant de déminer LFI. LFI, c'est ça. LFI, c'est de l'antisémitisme. LFI, c'est un parti anti-France. Et LFI, c'est un parti qui appelle et revendique ou assume une part de violence, comme si la violence faisait partie d'une forme de combat politique. Alors, au milieu du torrent d'inepties
qu'Aurore Berger débite sur le plateau, elle reprend à son compte le terme anti-France. C'est ça, le gros problème. Encore une fois, ce vocable est loin d'être anodin. Et c'est l'historien Nicolas Offenstadt, spécialiste de l'histoire moderne et contemporaine, qui lui explique chez BFM.
Qui est-ce qu'utilisait ce terme anti-France ? C'était l'Action française et son leader Charles Maurras. Et qu'est-ce qu'il désignait par l'anti-France ? C'est ce qu'il appelait les États confédérés, c'est-à-dire les ennemis de la France. Et qui considérait ? Les Juifs, les Métèques, les Protestants et les Francs-maçons. Donc, l'anti-France, c'était très situé historiquement. Ça renvoie à l'entre-deux-guerres, ça renvoie au racisme de l'extrême droite et ça renvoie à cette dénonciation des Métèques, des Juifs, des Francs-maçons et des Protestants. La référence, vous l'avez évidemment.
Donc, j'imagine mal qu'un ministre de la République ne puisse pas savoir que ça renvoie avant tout à ce vocabulaire-là. C'est très connoté.
Bah voilà, c'est chouette. Après Pétain, c'est désormais l'Action française et Charles Maurras, à qui on emprunte des expressions. Bah voilà, et puis tout ça, on le retrouve pas dans la bouche d'un vulgaire identitaire bas de plafond qui aurait séché son média trading. Ah non, non, non, pas du tout. C'est une ministre en place, figure du macronisme et dont le président, on le rappelle, s'est quand même fait élire en vendant un pseudo-barrage à l'extrême droite. C'est formidable. Ce vote m'oblige qu'il disait, on s'en rappelle encore, et bien encore une fois, ça n'engageait que ceux qui y ont cru.
Et puis comme sa collègue LR de Marseille n'allait surtout pas croire qu'Aurore Berger s'est excusée de reprendre les termes d'une extrême droite, tout ce qu'il y a de plus antisémite et violente, non, non, non. Au contraire, elle persiste et signe tout en accusant LFI d'être antisémite et carrément une secte.
Voilà, autant y aller les forts. On écoute. C'est un parti qui est antisémite, c'est un parti qui prône la violence, c'est un parti de haine à l'encontre de notre pays, à l'encontre de nos valeurs, à l'encontre des fondamentaux qui sont les nôtres. Et même après le drame qui s'est produit, même après le décès de Quentin, il n'y a toujours pas de remords, de repentance, de remise en question parce que la France insoumise, en fait, c'est une secte. On entre dans la France insoumise comme on entre dans une secte. Vous remarquerez quand même la mine déconfite de l'historien
juste à côté d'elle. Il n'en peut plus. Et puis on peut difficilement le blâmer face à tant d'incultures politiques et de manipulations grossières. Vraiment, vivement, que la Macronie s'autodétruise dans quelques mois et que ces gens retournent où se trouve ceux qu'ils convoquent à tour de bras, dans les poubelles de l'histoire. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos.
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Retrouvez nos programmes également sur la télé d'Orange, Canal 235. Des procédures de dissolution contre des émanations de la jeune garde vont être lancées. C'est ce qui a été annoncé ce matin lors de la réunion sur les groupes d'action violente organisés à l'Elysée. Selon l'un des participants qui s'est confié à l'AFP, cette réunion intervient effectivement 10 jours après la mort de Quentin Deranque à Lyon. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur et Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, faisaient évidemment partie des participants. Ils ont évoqué les groupes d'action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques.
Emmanuel Macron a donc demandé de lancer des procédures de dissolution contre 5 émanations locales de la jeune garde qui avaient été officiellement dissoutes en juin 2025. on le rappelle, le gouvernement avait saisi la justice concernant une possible reconstitution du groupe. Rien d'étonnant dans le contexte actuel de diabolisation de l'antifascisme. La mort de Quentin Deranque est aussi source de tensions entre la France et les Etats-Unis. La semaine dernière, l'ambassade américaine avait indiqué via son compte X l'extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique.
Pour ses propos, l'ambassadeur des Etats-Unis a été convoqué hier par le Quai d'Orsay mais ne s'est pas présenté. Le ministre des Affaires étrangères français a demandé qu'il ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français tant qu'il ne se présenterait pas à lui. La réforme constitutionnelle sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie est arrivée aujourd'hui devant le Sénat. Elle est issue de deux accords conclus ces derniers mois entre le gouvernement français et les représentants de groupes politiques calédoniens.
Elle prévoit notamment la création d'un Etat calédonien inscrit dans la Constitution française qui serait doté de sa propre nationalité et qui pourrait être reconnu internationalement. Problème, les deux accords à l'origine de cette réforme ont été rejetés par les indépendantistes du Front de Libération Nationale Canac et Socialiste le FLNKS. Et on le rappelle la dernière fois que le gouvernement a tenté de faire passer en force une réforme constitutionnelle en Nouvelle-Calédonie. C'était au printemps 2024 pour tenter d'élargir le corps électoral et ça s'était terminé avec de violentes révoltes.
Le gouvernement compte bien faire adopter le texte rapidement dans la foulée des élections municipales mais il semble avoir peu de chances de réunir la majorité nécessaire. Cela fait aujourd'hui quatre ans jour pour jour que la Russie a envahi l'Ukraine. Depuis le 24 février 2022, plus de deux millions de soldats auraient été blessés ou tués dans le conflit ou seraient portés disparus. Du côté des civils, au moins 15 000 Ukrainiens auraient été tués et plus de 40 000 blessés. Depuis, les négociations diplomatiques entre Kiev et Moscou sont au point mort.
Dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que la Russie n'était pas parvenue à ses fins.
Poutine n'a pas atteint ses objectifs. Il n'a pas brisé le peuple ukrainien. Il n'a pas gagné cette guerre.
Nous avons préservé l'Ukraine
et nous ferons tout pour parvenir à la paix et à la justice.
Le Kremlin a évidemment réagi aux propos du président ukrainien. Son porte-parole indique que les objectifs de la Russie n'ont pas été atteints et que l'opération militaire spéciale continuerait jusqu'à ce que ce soit le cas. Volodymyr Zelensky s'est adressé quant à lui au Parlement européen dans un discours vidéo. Il a déclaré qu'il fallait fixer, je cite, une date claire pour que l'Ukraine adhère à l'Union européenne avant que Vladimir Poutine ne trouve un moyen de bloquer le processus. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa se sont rendus aujourd'hui à Kiev pour assister aux commémorations.
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Martine VASSAL