Démission de Sébastien Lecornu, crise politique, dissolution... Gabriel Attal invité du JT|TF1 INFO
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir G Boulot. La France vit des heures graves.
Ce soir, Emmanuel Macron a confié une mission de négociation, peut-être une mission de la dernière chance à Sébastien Lecornu. Est-ce que ça peut réussir ? Est-ce que c'est la bonne personne ?
Oui, vous avez raison. On vit des heures graves comme beaucoup de Français. Je je ne comprends plus les décisions du président de la République.
Il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. Pour répondre à votre question, évidemment que je participerai à ces discussions, je participerai à ces négociations. J'ai toujours participé à toutes les réunions où on m'a invité.
Et si demain les socialistes, d'autres parties proposent qu'on ait des réunions et qu'on discute ensemble, je le ferai évidemment. C'est pas la méthode que je proposais, mais moi, j'ai juste envie que mon pays avance. J'ai juste envie que la France puisse avoir un budget.
Vous avez parlé des conséquences en cas d'absence de budget et donc je participerai à tout ce qui nous est proposé pour essayer de trouver une solution pour sortir de cette crise. Sébastien le corn, il peut réussir ou pas ? il lui reste de jours.
On va tout faire pour moi. Ce que j'avais proposé et ce qu'on avait proposé avec Renaissance, c'est un changement de de méthode précisément pour donner le sentiment qu'on a compris, qu'il a été compris, compris par le président de la République qu'il faut maintenant partager le pouvoir. C'est quand même ce que les Français nous ont dit au moment des élections de 2024 après la dissolution et que donc une négociation pour moi et dans ce que j'ai proposé, elle a du sens si vous avez un négociateur indépendant des partis politiques que vous donnez le temps pour y participer.
Alors je le dis, ça veut dire aussi que les partis politiques doivent accepter, y compris ceux de l'opposition de rentrer dans cette logique là et d'accepter avec un négociateur indépendant des partis d'avoir une discussion sincère. Moi, je pense que c'est possible. Et comment on sort de l'impasse ?
Personne n'a vraiment de bonne volonté. Il y a des enjeux cachés tout le monde. Mais vous savez, on sort de la de l'impasse en faisant différemment, en changeant de méthode.
Depuis un an, ce qui a été fait, c'est toujours mettre le qui avant le quoi, nommer un premier ministre et ensuite lui faire engager des discussions avec les oppositions, notamment le Parti socialiste. Par trois fois, on a vu que ça a échoué. Ce que j'ai proposé après la chute du gouvernement de François Bairrou avant la nomination de Sébastien Lecnu, c'est de changer de méthode et de mettre le quoi avant le qui.
Se mettre autour de la table entre force politique autour d'un ou de plusieurs négociateurs indépendants pour arriver à un compromis sur le budget et ensuite nommer un gouvernement parce qu'on a bien vu que nommer un premier ministre ou nommer un gouvernement au départ ça donne le sentiment qu'il y a ce refus de partager le pouvoir. Or c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui en France. partager le pouvoir évidemment euh dans l'exécutif mais avec nos collectivités locales, avec les partenaires sociaux.
Je crois que c'est ce qui est attendu. Mais il y a un instant, vous mettiez en cause directement le chef de l'État, euh l'homme qui vous a nommé premier ministre. Qu'est-ce qu'il peut, qu'est-ce qu'il doit changer à vos yeux dans l'exercice du pouvoir ?
Se soumettre, se démettre, c'est pas très clair dans vos propos. Encore une fois, ce qu'il faut, c'est accepter de changer la méthode et pas donner le sentiment qu'on veut garder la main sur tout. Premier, attendez, j'étais le premier à dire en 2024 après la dissolution que je considérais qu'il ne fallait pas que le Premier ministre vienne de notre parti politique, du parti politique créé par le président de la République.
Je suis, on est l'un des seuls partis avec Renaissance à ne pas avoir négocié, à pas avoir demandé un quota de poste dans le gouvernement pour le parti Renaissance précisément parce qu'on est conscient qu'il faut partager le pouvoir aujourd'hui. Et ça s'incarne évidemment dans une méthode et dans une méthode sincère où vous avez tout le monde autour de la table sous l'égide d'un négociateur indépendant. Mais revenons.
Mais ça je le dis. Vous avez parlé de la responsabilité du chef de l'État. Il y a évidemment une responsabilité des partis politiques, des partis socialistes.
Les écologistes doivent accepter aussi de se mettre aussi autour de la table. Ne pas s'accrocher au pouvoir dans votre esprit parlant d'Emmanuel Lecron. Ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire accepter l'idée qu'aujourd'hui le pouvoir est au parlement dans les formations politiques, les partis politiques qui sont représentés au Parlement qui sont issus du vote des Français d'il y a un an et que ces partis politiques doivent pouvoir se mettre d'accord sur un compromis sur le fond avant qu'un gouvernement soit donné parce qu'un gouvernement quelque part quand il est choisi donne le sentiment qu'il y a une orientation qui a déjà été décidée. Donc il reste trois solutions. Il inaugure les crises en thème comme sous la 4e République, il dissou l'Assemblée nationale où il se démet.
Mais moi ce que je vous dis, moi ce que je vous dis c'est que je crois qu'il y a une solution qui est celle que je viens de vous décrire. Je pense que c'est possible. Moi j'entends des formations politiques, des partis politiques qui majoritairement, je mets de côté les extrêmes qui manifestement veulent la destitution, la démission, la dissolution.
Je vois en dehors de ces extrêmes des partis politiques qui préfèrent que le pays ait un budget plutôt que de nouvelles élections. Donc je considère que si vous avez une majorité de partis politiques qui préfèrent que le pays a un budget plutôt que de nouvelles élections, c'est que c'est un sujet de méthode et que la méthode qui a été utilisée n'a pas été la bonne jusqu'à maintenant. Donc pour être clair, vous ne réclamez ni dissolution ni d'émission.
Non, mais vous savez pourquoi est-ce qu'une dissolution, elle est pas souhaitable ? D'abord parce que les Français, ils ont voté il y a 1 an et ils ont d'ailleurs été plus nombreux que jamais à voter. Donc le problème c'est pas les Français, c'est pas le vote des Français, c'est les partis à l'Assemblée nationale.
On a une assemblée qui est fracturée, c'est inédit dans l'histoire de la France mais c'est le cas dans tous les pays qui nous entourent en Europe. Et pourtant là-bas, les les partis arrivent à se mettre d'accord justement avec une méthode de négociateur indépendant qui les met autour de la table. La dissolution, elle est pas souhaitable non plus parce que on est sûr dans ce cas-là qu'on a pas de budget pour 2026.
Et là, c'est très concret pour les Français. C'est des entreprises qui savent pas si elles pourront investir ou embaucher. C'est des Français qui savent pas à quelles aides ils auront droit pour rénover leur logement par exemple.
Euh c'est des jeunes couples qui potentiellement veulent acheter leur logement, qui vont voir les taux s'envoler et qui pourront pas emprunter. Tout ça c'est très concret. Gabriel Tal, pardonne-nous une toute dernière question très pratique ici même tout à l'heure, il y aura Olivier Fortrétaire du Parti socialiste.
Êtes-vous prêt à faire un deal avec lui et à dire ben voilà la gauche, le Parti socialiste, les écologistes peuvent arriver à Matignan au nom de l'intérêt supérieur de l'État ou au nom du vote d'un budget pour 2026. De manière très claire, dès lors qu'on aura une vraie méthode de discussion, on se sera mis d'accord sur un compromis budgétaire et je pense que c'est possible. La question de savoir qui arrivera à Matignon ensuite, elle sera quelque part secondaire puisque la personne qui arrivera à Matignon sera chargée de faire respecter ce compromis budgétaire qu'on aura trouvé.
C'est ça le changement de méthode. Moi, je pense que c'est possible. Évidemment qu'en ce moment, on se dit tout est noir, on est foutu, rien ne peut sortir de bon de tout ça et rien ne peut il peut pas y avoir de solution.
Moi je crois qu'il y en a une. En tout cas, je pense qu'elle a pas été essayée depuis un an. Donc la dissolution, vous savez, c'est quand on a tout essayé.
Tout n'a pas été essayé. Président a essayé trois fois la même chose depuis un an. Je pense qu'on peut essayer autre chose.
Merci beaucoup Gabriel Attal.
Gabriel Attal