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Discours / meetingMichel Bui· 21 mai 2025 7 minAutoproduitPortrait personnelOutre-merInstitutions & élections

Discours Olivier Faure 10 mai 2025 2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Invité politiqueFait
    « les familles ont été tenues pendant plus d'un demi-siècle dans des baraquements avec des restrictions qui étaient des restrictions obligatoires. Pas de signe extérieur de richesse possible, pas de télévision, pas de voiture »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « ceux qui arrivaient d'Indochine ne venaient pas pour des raisons politiques mais ils venaient pour des raisons économiques et donc n'avait droit à aucune aucun accompagnement spécifique »

Temps de parole

  • Olivier Faure99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Olivier Faure

Bon, monsieur le maire, monsieur le secrétaire général, mesdames et messieurs les élus, messieurs les parlementaires, cher Yannique et cher Nicolas avec qui j'ai le plaisir de porter cette proposition de loi. Monsieur le président la coné de commune, mesdames et messieurs les présidents de l'association, monsieur le premier adjoint. Je veux oublier du monde forcément donc ne vous vexez pas mais chacun effectivement vos grates égalités. Je dois dire que je suis particulièrement heureux d'être parmi vous ce matin pour venir espérer que après la première pierre, il y aura une seconde et que nous aurons enfin un édifice qui permette de consacrer ce qu'a été votre histoire.

Et évidemment la France, ce sont cinq siècles qui ont marqué le monde. C'était un empire, un empire colonial. qui s'est étendu sur tous les continents de l'Amérique du Nord, le Canada jusqu'à la Nouvelle-Calédonie pour la colonisation la plus récente. C'est une histoire qui a mêlé des peuples aux origines les plus diverses mêlant toutes les religions, toutes les cultures, toutes les sensibilités.

Et c'est vrai aussi que ce pays qui son d'être celui des droits de l'homme, de l'égalité des droits, qui prétend avoir élevé au niveau universel les principes les plus essentiels des droits humains, et bien est aussi un pays qui a par la colonisation et puis par le sort qu'il a réservé à celles et ceux qui l'avaient servi et bien parfois était du côté de ceux qui commettent la faute. Et cette faute, elle doit être réparée. La faute, c'est d'avoir rapatrié des familles et de les avoir souvent abandonné.

Alors, c'est moins vrai effectivement à Noyant que ça ne l'a été à Saint-Lade ou à Bias où les familles ont été tenues pendant plus d'un demi-siècle dans des baraquements avec des restrictions qui étaient des restrictions obligatoires. Pas de signe extérieur de richesse possible, pas de télévision, pas de voiture avec l'impossibilité de s'intégrer totalement puisque les baraquements étaient tenus à l'écart. du village, contrairement à ce que vous avez vécu ici.

Et avec cette humiliation supplémentaire quand la guerre d'Algérie s'est interrompue que il y a eu un statut pour les rapatriés d'Algérie et bien les caris les centres d'accueil des rapatriés d'Indochine se sont curieusement transformés en CAFI donc centre d'accueil pour les Français d'Indochine puisque'à l'époque il était dit que ceux qui arrivaient d'Indochine ne venaient pas pour des raisons politiques mais ils venaient pour des raisons économiques et donc n'avait droit à aucune aucun accompagnement spécifique comme ce fut le cas pour les rapatriés d'Algérie.

Et donc cette histoire-là, elle est l'histoire d'une double blessure, d'une blessure d'abord celle d'un départ, d'un pays que l'on a aimé et ensuite d'avoir été accueilli dans un pays qui nous a pas complètement reconnu. Et bien sûr, ça a été dit, les asiatiques sont souvent discrets. Paul Engen qui n'est pas là aujourd'hui mais qui est un auteur de théâtre et qui était le 15 août dernier à Saint-Lrade qui a écrit une pièce qui s'appelle Mémoires invisibles. C'est tellement vrai que euh souvent les asiatiques ne réclament pas.

Ma propre mère quand on lui demande de parler de ses origines, elle dit "Mais on est arrivé en France maintenant, on est là, on s'assimile, on ne bouge pas et on essaie de se fondre dans la masse." Et il a fallu les enfants et les petits enfants, je pense à Alix notamment qui a fait un très beau podcast sur Sainte Livrade qui ont eux enfants de France nés sur le sol français n'ayant connu que la France. et bien à la recherche de leurs origines, à la recherche aussi de cette volonté de relever la mémoire des grands-parents, des parents et bien ont décidé de se mettre en quête de cette reconnaissance et je crois que c'est essentiel.

Essentiel parce que il n'y a rien de pire que de ne pas savoir d'où l'on vient. J'étais il y a quelques Ça n'a rien à voir même si ça n'est pas complètement sans lien. il y a quelques jours avec les associations de d'enfants nés sous X. Alors, personne ici n'est né sous X, mais la réalité c'est que les origines, elles nous tiennent et on a toujours besoin de savoir d'où l'on vient et ça aide aussi à savoir où on veut aller. Et donc c'est ce projet, ces projets à Saint-Lage, à noyance sur allié, ils sont essentiels et j'espère que nous nous les mettrons nous y mettrons à la fois notre énergie et qu'ils seront reconnus.

dans les annonces que je ne peux pas faire mais que je vais faire quand même, j'ai déjeuné il y a 2 jours avec le ministre de la défense euh Sébastien Lecnu qui s'est engagé auprès de moi à ce que la proposition de loi que nous portons donc avec Annique et Nicolas soit accepté par les groupes parlementaires qui forment l'actuelle majorité à l'Assemblée. et il s'est engagé aussi à ce que tous les articles soient maintenus, y compris la dimension réparation financière qui était jusqu'ici l'objet de beaucoup de discussions avec le cabinet de la secrétaire d'État aux anciens combattants et il s'est engagé aussi auprès de moi.

que ça vaut ce que ça vaut et ça demandera confirmation dans le débat parlementaire lui-même, mais à ce que soit aussi financé ou au moins cofinancé ces lieux de mémoire qui doivent maintenant émerger à la fois dans le lot et Garon et dans l'allié. C'est tout ce que je souhaite et faire en sorte que il n'y ait plus de mémoires invisibles, qu'il n'y ait plus de mémoires oubliées et que chacun puisse être fier de l'histoire de ses parents, de ses grands-parents, de celles et ceux qui finalement couche après couche italien, polonais, asiatique puis africain du nord, africains de l'Afrique sub-saharienne sont venus enrichir notre pays de leur culture et euh de leur savoir-faire.

Donc euh voilà, nous sommes en France, nous sommes un peuple, un peuple aux racines multiples, mais c'est ce peuple-là qui fait notre à la fois notre espoir et notre fierté. Donc euh au fond, il n'y a qu'un seul une seule conclusion possible à ce discours. Vive la République, vive la France et vive celles et ceux qui font vivre la République et la France. Merci.

7:20
Non speech

[Applaudissements]