Philippe Juvin : "Nous aurons un budget. On a un outil qui s'appelle les ordonnances"
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Sudo, l'invité [musique] politique Jacques Terdose. Il est 8h30 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Philippe Juvin, député les Républicains des Hautes Scèes, rapporteur général du budget et chef du service des urgences à l'hôpital Pompidou à Paris. Bonjour Philippe Juvin. Bonjour. Bonjour. On va voir avec vous si le budget a une chance d'être adopté dans un instant auparavant. J'ai évidemment évidemment envie de vous entendre sur la victoire de l'extrême droite en Allemagne. Est-ce qu'elle vous fait peur ? [grognement] Non, moi la démocratie ne me fait jamais peur. Il y a quand vous avez des adversaires qui gagnent l'élection, ben il faut en tirer les leçons. Donc non, ça me fait pas peur. Ça serait ridicule
honnêtement qu'une qu'une qu'une victoire d'une force quelconque dans une démocratie fasse peur. Et les obligations de travail, le programme, si on regarde un petit peu en détail le programme de l'AFD, on a obligation de travail, instauration d'une obligation de travail pour les demandeurs d'asile par exemple. On se dit surtout lorsqu'on voit tout ça, mais est-ce que c'est applicable en fait ? Parce que vous avez raison, c'est toute la question. Bon, il faut voir d'abord ce que vont faire les gens élus de leur programme. Que que la victoire de la FD témoigne d'une d'une crainte de la population, c'est évident. D'une réalité économique, çaen est une également. Euh mais attendons de voix, voyez. Oui. On voit bien en tous les cas qu'il y a un mouvement de fond en Europe, l'Italie
de Mélonie. Et évidemment, même si toutes ces droites ne sont pas comparables et il faut évidemment faire attention parce que quand on regarde dans les détails, c'est très complexe. Est-ce que ça annonce quand même la victoire des droites et j'ai envie de dire la victoire du RN ? [grognement] Euh, je ne sais pas, moi je ne sais pas lire dans l'avenir. Ça témoigne clairement d'une prise de conscience par les peuples européen que euh la situation n'est aujourd'hui pas satisfaisante. Et c'est vrai que ces droites-là, parce qu'il y a des droites, vous avez raison, hein, ces droites-là ont une capacité à simplifier le débat qui euh qui qui fait que les gens qui les écoutent se disent "Bah finalement, c'est facile." Une c'est vrai que une des difficultés aujourd'hui qui qui est
face que la démocratie a rencontré, c'est la victoire d'une sorte de de simplicité, pour pas dire de simplisme. C'est plus facile si vous voulez de dire "Je vais tout changer en 10 secondes plutôt que de prendre 5 minutes pour vous dire ce qu'il faut faire." Alors euh parlons de la revenons en France et parlons de la politique et de la campagne pour la présidentielle. L'une des phrases marquantes du weekend, c'est Maot Bréon qui demande à à Gabriel Atal et Bruno Rotaillot de se ranger derrière Édouard Philippe. Est-ce que c'est pas le signe d'une grande inquiétude pour les partisans d'Édouard Philippe ça ? Ah bah écoutez, d'abord à quelques mois d'une élection présidentielle, tout peut encore arriver. On se souvient quand même enfin pour qui connaît l'histoire
politique, on sait que 8 ou 9 mois avant une élection présidentielle, rien n'est joué. Je on a parlé avec la disparition d'Edouard Baladur de la campagne de 95 où Baladur je crois était encore donné vainqueur au mois de février. Donc Mot Bron sait très bien ce qu'elle dit mais il y a une campagne et chacun défend ses intérieurs. Cert mais le fait dès ce moment-là à 8 mois de demander aux autres d'abandonner est-ce que c'est pas le signe que il y a une certaine fébrilité autour de la candidature d'Edouard Philippe ? Bah, il faut demander à madame Brégon, mais je trouve que c'est surtout absurde. Si aujourd'hui Édouard Philippe naturellement ne caracolle pas de dans les sondages, c'est que peut-être il y a des raisons. Donc, donc en tout cas, il fait pas la
campagne qui lui permettrait d'être largement debout devant. Donc moi, je crois qu'il faut que chacun déroule sa campagne et puis on verra probablement en décembre ou janvier où en sont les uns et les autres. À ce moment-là, il faudra certainement prendre une décision pour qu'il n'y ait qu'un candidat du bloc central. Sinon effectivement, on y'y arrivera pas. On sait que vous êtes précisément pour cette primaire du centre et de la droite mais soyons franc, tout le monde la demande, personne ne la veut en réalité. Ça se fera pas. Alors moi, j'ai été un de ceux, même le d'ailleurs un des premiers députés à dire qu'il fallait une grande primaire. Mais une grande primaire, pas une primaire que comme il y a 5 ans où seuls les militaires en votaient. C'était c'était absurde. Une primaire de type
2017, plusieurs millions de personnes qui viennent désigner leur champion. Ça n'est pas ça n'a pas été accepté. Donc je suis membre des républicains, je soutiens je soutiens Rayillot. Euh c'est vrai qu'aujourd'hui les gens n'en veulent pas. Bah écoutez, on verra au mois de novembre, décembre ou janvier. Si on est toujours dans dans une situation imprécise où tout le monde se tient à quelques pourcentages, peut-être qu'il faudra la faire. Mais pour l'instant, chacun joue cradement sa chance et c'est très bien. Vous pensez par exemple que s'il y a un resserrement entre Gabriel Atal et Édouard Philippe, Eddard Philippe se dira peut-être finalement c'est peut-être pas une mauvaise idée pour se départager. Bah c'est-à-dire que est-ce qu'ils auront le choix ? Je veux dire, si vous
en avez un qui est à je sais pas 13 % et l'autre à 12 et demi, il faut m'expliquer pour au nom de quoi celui qui est à 12 et demi dira bah oui évidemment je vais me retirer. On sait très bien que la nature humaine ne conduira pas à cela. Donc il y a deux possibilités. Soit d'ici là entre Bruno Retaillot, Atal et Philippe, on arrive à à montrer qu'un des trois est largement devant avec des arguments qui sont les bons quand même. On ne vote pas pour quelqu'un vote pour un projet. Et ben dans ces cas-là, l'affaire sera réglée. Si c'est pas le cas, il faudra se poser des questions de méthode et c'est vrai qu'on l'a pas encore. On vous a vu accompagner le candidat Bruno Rotaillot à la rentrée du MEDF, il est candidat les républicains. Doit-il le rester jusqu'au bout ? Il plafonne
entre 8 et 10 % aujourd'hui. Bah écoutez, c'est notre candidat encore une fois. Donc on fait campagne crânement. Il défense ses il défense il défense ses thèses. C'est vrai que c'est difficile he ce serait idiot de dire que c'est facile. Non, c'est très difficile. Et bah si on va tout faire pour que ça décolle. Ouais. Alors Philippe Juvin, je le disais, vous êtes rapporteur général du budget et beaucoup sont pessimistes sur l'adoption du budget 2027. Est-ce que vous aussi vous êtes pessimiste ? D'abord, je pense qu'on aura un budget parce que la 5e République est en béton armé ou et on a un outil qui s'appelle les ordonnances, c'est-à-dire que même si le gouvern Ouais. En pratique, comment ça marche les ordonnances ? le gouvernement dépose un projet de loi de finance qu'on
va discuter et si au bout des 70 jours de discussion budgétaire, il n'a pas été adopté, le gouvernement peut dire stop, on arrête de discuter et notre budget est adopté sans vote. Ça s'appelle les ordonnances. Au moins, nous aurions un budget, c'est quand même pas mal. Donc est-ce qu'on aura un budget ? Oui, probablement. Mais vous y êtes favorable à cette voie de par par défaut, c'est-à-dire que ça serait vraiment la la situation qui ferait que il faudrait enfin c'est le truc par défaut. Moi, je préférais évidemment une procédure normale, mais il y a pas de majorité, donc je ne crois pas non plus au miracle et donc euh je ne vois pas aujourd'hui euh euh une coalition avec le bloc central plus un peu de socialisme, plus un peu je sais pas de de RN. Les gens vont pas se mettre
d'accord. Et quand on s'est mis d'accord avec les socialistes l'année dernière, ça nous a coûté tellement cher qu'on va pas s'amuser de nouveau cette année, hein. Ça c'est sûr. Ah, je vois pas honnêtement, les socialistes, on on va pas raser gratis, on va pas faire plaisir aux socialistes. Je je rappeler quand même que on est dans une situation financière très très importante, très grave où il faut baisser le déficit. Et pour baisser le déficit, il y a deux manières. Soit vous augmentez vos recettes, c'estàdire augmenter les impôts, mais on va on a plus de marge de manœuvre. Il faut surtout pas le faire. Soit vous baissez les dépenses, sauf que les socialistes ne veulent pas baisser la dépense en réalité, pas significativement. Donc je ne vois pas aujourd'hui une majorité se
dégager. Je vais d'ailleurs même moi déposer un amendement au projet de loi de finance voulant en pour suspendre la suspension de la réforme de retraite. Vous savez que la réforme de retraite a été suspendue l'année dernière et exigence des socialistes, c'est une erreur c'est une erreur économique politique et je vais proposer de reprendre la progression de l'augmentation de l'âge de la retraite. Mais avec ça évidemment on aura pas de majorité. Et donc on risque d'aboutir avec une une projet un budget qui sera qui sera celui des ordonnances. C'est probablement Philippe Juventin, rapporteur général du budget, notre invité ce matin. Vous semblez penser que finalement les ordonnances ce sera la meilleure voie. Est-ce que c'est pas l'occasion ? Et est-ce que vous ne dites pas à Sébastien
Lecornu, bah finalement puisqu'on va passer par les ordonnances, autant vraiment faire le travail. Mais alors exactement, moi je lui ai tenu ce discours et je pense qu'il m'a écouté maintenant. Je pense pas ce qu'il en fera. La raison est la suivante. Si si le gouvernement est censuré et une notion de censure, en fait, il sera censuré pour des raisons politiques. C'est-à-dire qu'une force politique, je ne sais pas laquelle, décidera qu'elle a intérêt avant l'élection présidentielle à le censurer. Ça ne sera pas pour les raisons du budget. En fait, le budget peut être à mon avis, me semble-t-il, bleu, blanc, rouge, vert, pomme, ocre foncé. Ce n'est pas la nature du budget qui fera que le gouvernement sera censuré ou pas. Donc le le corps nu, me semble-t-il
est très libre et donc il doit mettre sur la table un budget très vertueux. C'est quoi un budget vertu ? C'est pas un budget qui diminue le déficit. Pourquoi faut-il diminuer le déficit ? Parce que ce déficit nourrit une dette nous étouffe. Quel est le problème de la dette aujourd'hui en France ? La dette, chaque année, nous devons payer de plus en plus d'intérêts, ce qui fait qu'on doit augmenter vos impôts pour payer cette dette. Donc ça, la dette, elle augmente les impôts des Français. Euh cette dette, elle fait que l'argent que nous devrions mettre dans les hôpitaux ou les écoles, bah nous la mettons en remboursement des intérêts, ce qui est quand même absurde. Et puis enfin la dette, elle pose un problème de souveraineté parce que dès lors que vous
demandez, vous vous bouclez votre budget avec des prêts faits par des gens qui sont des étrangers, plus de la moitié de la dette est détenue par des étrangers, vous n'êtes pas totalement souverain. Et bien pour ces trois raisons là, il faut nous désendetter. Comment on se désendte ? Dépenser moins, travailler plus. simplifié. C'est comme ça qu'on désentête le pays et et que le cornu fasse un budget qui fasse qu'on dépense moins. Il faut baisser la dépense publique et il pourrait aller plus loin qu'on ne le pense aujourd'hui dans le débat précisément parce qu'il y a peut-être ces ordonnances. Je je il me semble que les ordonnances donnent une liberté qu'il dépose un budget un projet de budget qui pourrait finir en ordonnance qui soit un budget qui baisse la dépense
publique. Je le répète si vous ne baissez pas la dépense publique on ne peut pas y arriver. Et euh un des drames aujourd'hui, voyez-vous, c'est que euh les Français 2/3 des Français touchent plus de l'État qui ne participe. Et donc en réalité tout le monde dit il faut baisser la dépense publique mais personne n'y a vraiment intérêt. Tout le monde est dopé et addict à la dette. Et bien il faut que il y ait un gouvernement avec un peu de courage qui dise la fête est finie, nous allons vraiment baisser la dépense publique. La fête est finie, la France est au bord du gouffre. Ah bah on demandait à Emingway pourquoi il était fauché. Il disait bah c'est bien simple, ça m'est arrivé de deux manières. D'abord peu à peu comme un peu nous hein, peu à peu puis brutalement
a-t-il dit. Et bien le risque c'est que nous sommes actuellement fauchés effectivement peu à peu et que brutalement et bien un certain nombre de gens qui nous qui nous prêtent se disent "Oh, c'est très dangereux de prêter à la France". Par entendu monsieur Mélenchon qui voulait [raclement de gorge] annuler la dette. Ça donne pas envie de continuer à vous prêter quand le gars qui vous prêtez dit "Vous savez, je vais peut-être pas vous rembourser." Euh et donc on est à risque. Vous savez les taux d'intérêt montent, ça signifie quoi ? C'est que la signature de la France est plus est plus euh et plus compliqué. Moi je tous les gens qui nous écoutent aujourd'hui, je leur conseille d'aller lire un discours, c'est le discours du 1er juin 58 de De Gaulle quand il est
nommé premier ministre, on dit président du conseil à l'époque. C'est son discours de politique générale. Le discours, il a deux caractéristiques. D'abord, c'est une page et demi. Aujourd'hui, quand un premier ministre fait une discours de politique générale, ça dure 2 heures et à la fin, on sait pas ce qu'ils ont dit. Une page est dit. En une page et demi, il a concentré l'effort et il a dit ce qu'il fallait faire. Et il dit une 2uxème chose, il y a une phrase "La cause profonde de nos épreuves, dit-il, c'est l'impuissance des pouvoirs." C'est-à-dire qu'en fait, on a l'impression que les pouvoirs publics ne peuvent jamais agir. Il faut que le corps nu enfin montre que la puissance publique peut agir et a la capacité d'agir. La puissance, les hommes politiques ne font que du
commentaire. Mais je vous dis qu'il faut agir. Comment on agit ? et ben on agit avec avec une politique qui diminue la dépense publique. Alors Phippe Jul vous vous avez agi puisque vous avez adressé un courrier à l'ensemble des candidats déclarés à l'élection présidentielle. Vous leur avez demandé quelles étaient leurs intentions en matière de redressement des finances publiques. Est-ce que vous avez déjà eu des réponses ? Absolument. J'ai en quelques jours j'ai envoyé la lettre la semaine dernière plusieurs candidats qui m'ont pas donné de réponse mais qui m'ont dit qu'ils allaient me répondre. Ils vont le faire sérieusement. Donc je suis pas à 3 jours près bien entendu. Pourquoi j'ai fait ça ? C'est parce que à la prochaine élection présidentielle, il y a des gars
qui vont vous dire "Moi, je veux ça pour l'école, je veux ça pour l'hôpital, je veux ça pour la sécurité." Très bien. Sauf qu'on ne peut pas le payer. Et donc la vraie question qui se pose aujourd'hui, c'est comment vous financez tout ça ? Vous allez publier tout ça après ? Alors, je vais communiquer, je me suis engagé à la chose suivante vis-à-vis des candidats parce que je veux le faire d'une manière très transparente et très loyale à leur égard. Ils vont me donner leur programme, je vais le transmettre au aux membres de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Ceux qu'il souhaitent et qui sont d'accord, je le communiquerai ensuite à la presse bien entendu. J'aimerais qu'on ait un débat sur la question des finances publiques parce qu'encore une fois, je
dis aux Français, ceux qui vont vous faire des promesses sans vous dire comment ils rétablissent les comptes publics en fait vous mentent parce que si vous ne rétablissez pas les comptes publics, vous ne pouvez rien financer en France. C'est ça vraiment qui va nous arriver. Je ne veux pas que les candidats en réalité se planquent sur la question de la dépense publique pour éviter qu'ils se planquent et bien euh je leur demande leur copie. C'est assez simple et c'est très louable. Merci. Et vous innove d'ailleurs hein. Vous invez la première fois c'est la première fois que ça se fait et mais je dans les semaines qui viennent j'aurai d'autres propositions à faire et qui auront toutes pour pour but de diminuer l'endettement du pays pour redonner la souveraineté au pays. Vous avez bien
compris la question de la dette est désormais une question de souveraineté. Philippe Juvin, vous restez avec nous, vous demandez au candidat qu'il ne se planque pas et vous, on poursuit la discussion dans un instant. Euh, il y aura vos 3 minutes pour convaincre votre carte blanche, la question d'un auditeur et le hashtag de Benjamin Glaise dans un instant. Restez avec nous, il est 8h44 sur Sud Radio. Au 7h10h, [musique] Jacques Cardose. Philippe Juvain, député euh les Républicain et rapporteur général du budget et notre invité euh sur Sud Radio. Nous parlions de ces euh Philippe Juvin, de ces de ces candidats qui pourraient se planquer derrière certaines promesses. Vous ne voulez pas qu'il se planqu, c'est votre terme à l'instant même et j'ai envie de
poursuivre juste quelques minutes avant votre carte blanche sur ce point. Qui parmi les candidats vous paraît être le plus à même et le mieux adapté à ce que vous savez de la réalité économique du pays aujourd'hui ? Ah, je vais tricher. Ne croyez pas que je triche parce que c'est mon candidat. Mais Retaillot a une colonne vertébrale. En fait, ce que j'attends d'un homme politique, c'est pas qu'il me dise je vais faire plus 1 % sur ça ou 2 % sur ça. J'attends d'un homme politique qui veut être président de la République. C'est quand même pas rien. Une vision du pays. Quelle est sa vision du pays ? Je ne veux pas de mesure technique. Je pense que Retaillo Je pense que Retaillot a cette vision. Il a une vision d'un d'une France qui est souveraine et prospère et qui donne
envie. Enfin, cette tristesse que l'on nous cultive en permanence est est folle. Je regardais récemment un type a publié une sorte de CAC 40. Vous savez le CAC 40 c'est la liste des grandes entreprises françaises à la bourse. Et bien quelqu'un s'est amusé à dire tiens, je vais faire la même liste avec toutes les entreprises côté à l'étranger créé par des Français. Bien en fait nous avons cette capacité extraordinaire à créer des pépites économiques qui créent de la richesse que l'on peut redistribuer, qui peut créer de la prospérité pour le pays, sauf qu'elles sont parties à l'étranger. Donc encore une fois, je [rires] je je dis à tous les candidats à l'élection présidentielle, la France mérite une vision. Ayezit une ayez ayez une vision du pays avant d'en avoir une mesure
technique. Je veux savoir ce que les gens imagine de la France dans 10, 20 ou 30 ans. Par exemple, sur des sujets comme l'industrie, on a le sentiment, c'est ce qui a été dit notamment pendant le débat du MDF, que les les qu'on a tendance aujourd'hui à saupoudrer, à donner un petit peu à tout le monde. Vous attendez des grandes directions. Bien sûr. Moi, j'attends j'attends par exemple qu'on se qu'on tire les leçons du fait que nous avons encore un système éducatif qui ne va pas bien mais qui dégage cet un miracle. Quelques gens, quelques mathématiciens de haut niveau. Ces gens-là créent de la richesse, il créent des start-ups et ces start-ups une fois créé, elles filent à l'étranger. Pourquoi ? Et elles approuvissent le pays. Donc faisons en sorte que notre
pays redevienne accueillant. Alors Philippe Juvin, dans cette deuxième partie, nous proposons à nos invités une carte blanche. Vous avez choisi de parler de la dissuasion nucléaire. Je donne le contexte, on parle beaucoup de dissuasion avancée aujourd'hui. C'est le fait de proposer au pays de s'associer à notre posture française et en échange, il bénéficient de notre dissuasion nucléaire. D'une certaine façon, on leur vend un service. Qu'en pensez-vous ? 10 pays ont déjà manifesté leur intérêt ? Pourquoi j'ai choisi la dissuasion nucléaire ? pour pour deux raisons. D'abord, que les gens qui nous écoutent sachent de quoi on parle la dissuasion nucléaire. C'est cet outil de défense qui repose à la fois sur des sous-marins nucléaires lanceur d'engin et sur une
force aérienne stratégique et une force aéronavale nucléaire qui nous permet de dire à celui qui nous agresserait et bien nous avons la possibilité de vous causer des dégâts tellement importants que vous ne pouvez pas nous pousser à la capitulation ou à l'atteinte à nos intérêts vitaux. C'est notre assurance vie la dissuasion. Et pourquoi j'ai voulu en parler ? Pour deux raisons principales. La première, c'est que la dissuasion nucléaire dont nous bénéficions aujourd'hui, elle est le fruit de décision prise il y a 10, 20, 30 ou 40 ans. Autrement dit, la décision que nous prenons aujourd'hui, y compris budgétairement de financer ou non tel ou tel outil de défense et bien aura des effets sur l'indépendance du pays, la souveraineté. Mais donc ça veut dire quoi ? Ça veut
dire que vous vouz vous voulez pas qu'on loue nos services. Non, je dis simplement qu'il faut qu'on se donne les moyens de développer une défense qui sera valable dans 10, 20 ou 30 ans. À l'heure où la politique ne prend que des décisions à 6 mois, là nous avons des décisions à prendre à 20 ou 30 ou 40 ans. C'est la première raison. La deuxième raison, elle est un peu psychologique, c'est-à-dire que la dissuasion nucléaire, elle repose sur euh évidemment euh de la recherche, une industrie de défense souveraine. Il faut qu'on puisse construire des sous-marins par exemple en toute indépendance. Mais à la fin du fin, la mise en œuvre ne dépend que d'un seul homme qui décide de sa mise en œuvre, le président de la République. C'est lui qui prend seul la décision d'appuyer sur le bouton. Et
donc je dis aux Français qui nous écoutent, le jour où vous mettrez un bulletin dans l'urne pour tel ou tel candidat, évidemment vous le mettrez pour les mesures qu'il propose, pour la vision qu'il incarne. Je vous ai parlé de la nécessité d'avoir une vision, mais aussi en ayant en tête que cet homme ou cette femme aura un pouvoir immense, c'est celui d'appuyer sur le bouton nucléaire. Et donc cette question là, elle n'est pas petite et elle est peu dans le débat. Nous devons l'avoir en tête. Avez-vous confiance dans la personne en laquelle vous allez pour laquelle vous allez un bulletin ? Vous az vous avez entendu le le gong Philippe Juva. On va passer à un autre sujet défendu et présenté par Benjamin Gaise dans ce deuxè quart d'heure qui regarde et scrute l'actualité des
réseaux depuis hier. Benjamin, l'une des séquences les plus commentées concerne l'une des promesses précisément de Bruno Rota. Bah oui, justement votre candidat pour cette élection présidentielle. Il souhaite inscrire dans la Constitution que la France est, je cite un pays de tradition judéo-chrétienne. Ça fait débat sur les réseaux sociaux. Cette mention, elle ferait partie intégrante de sa charte de l'ordre républicain. Il s'en est expliqué hier sur BFM. Sur le plan culturel, il faut assumer nos racines judéo-chrétiennes parce que je pense c'est d'une charte. Vous savez qu'il y a une charte de l'environnement qui est adossée à la constitution et c'est important parce que les juges doivent en tenir compte. Et bien je veux que là encore ce soi les gens qui définissent
les règles et non pas les juges. Donc vous président la tradition judéo-chrétienne de la France sera inscrite dans la constitution. Absolument parce que je pense que on souffre aujourd'hui d'une forme de méaculpa constante cette espèce de culpabilité éternelle et je veux dire aux français qu'il faut être fier de nos racines, fier de ce que l'on est. Ça n'exclut personne simplement au contraire. Quand on veut s'ouvrir, il faut être sûr de ses racines. Être sûr et fier de ces racines sans pour autant mettre àel dit-il le principe de laïcité, un un jeu en tout cas d'équilibriste pour Bruno Rotaillot. Philippe Julin, qu'est-ce que ça apporterait concrètement de d'un de mettre cette tradition judéochrétienne dans la Constitution ? C'est purement symbolique ou pas ? Alors, non, mais
juste avant de vous répondre, c'est c'est un vieux débat puisque vous vous souvenez peut-être que enfin vous êtes jeune donc vous vous souvenez peut-être pas que au moment du référendum sur l'Union européenne il y a une vingtaine d'années, ça avait été une question et ça va ça avait été écrit dans dans la le projet initial de Constitution européenne avant d'être retiré à la demande des uns et des autres. Ça pourquoi pourquoi faire cela ? En fait, la vraie question c'est quel est notre mode de civil notre modèle de civilisation ? Moi, je crois que nous avons un modèle de civilisation qui est effectivement appuyé sur des racines judéocchrétiennes mais aussi Rome et Athènes qui définissent un certain type d'homme, l'homme libre. L'homme libre. Euh c'est très intéressant de regarder
la la culture chrétienne. La culture chrétienne, c'est la seule qui est donnée à l'homme le droit de croire à un Dieu et ce Dieu vous donne la liberté. C'est que chez les chrétiens, on fait on entre dans le fond, c'est intéressant. Chez les chrétiens euh vous avez le libre arbitre. Vous êtes libre de croire ou de ne pas croire. À tel point d'ailleurs que avoir un Dieu qui vous dit "Mais vous avez le droit de ne pas me croire est quand même assez extraordinaire." Et cette liberté ultime, elle exprime la liberté dans dans son acceptation la plus grande. Donc c'est ça, je crois que Rotaillot veut mettre en avant. elle est en danger. Ben je je crois que nous devons par exemple l'idée que un certain nombre de gens disent il faut qu'on crée un délit de un délit de de de de sacrilège. Vous
savez, on entend ça dans le débat, c'est absurde. Il faut que nous soyons totalement libxalement les racines judéo-chrétiennes nous donnent une très grande liberté vis-à-vis des religions. C'est ça qu'il faut comprendre. que c'est pas d'une certaine façon un peu la même approche mais totalement différente et repenser que le RN qui veut interdire le voile dans l'espace public en mettant des amendes, est-ce que c'est pas finalement le même combat avec des moyens très différents ? Une autre proposition. Non, je crois que c'est de natures différentes. Notre modèle de civilisation, je je j'ais peut-être vous vous surprendre, mais je le crois supérieur à d'autres modèles de civilisation. C'est la liberté. C'est l'égalité entre l'homme et la femme. La liberté de croire ou de ne pas croire.
Ce n'est pas le cas dans toutes les civilisations du monde. Je crois que nous avons un modèle de civilisation qui en cela est supérieur. Non non pas que cette supériorité puisse être utilisée doiv être utilisé pour faire la guerre aux autres. Pas du tout. Mais je crois que nous il a un certain une certaine forme de supériorité. Et à partir du moment où vous n'êtes pas certain que votre modèle de civilisation est bon, c'est difficile de le défendre. Et donc la proposition de Rotaillo, c'est simplement dire que nous avons nous ne sommes pas une page blanche. Nous venons de loin et euh venant de loin et bien il est intéressant de noter que euh c'est dans la Constitution. Merci infiniment Philippe Juvent d'avoir été notre invité ce matin. Vous êtes le rapporteur du
budget députés les Républicains. Euh et bien sûr, on suivra avec beaucoup d'intention d'attention pardon la suite et j'espère que vous reviendrez pour nous parler des euh de nous donner les bons et les mauvais points à propos de la lettre dont vous avez parlé. Non, il y aura pas de bons et mauvais points. Non non pas du tout. C'est le but c'est de que les que les Français sachent à quoi ils doivent s'attendre s'ils éisent monsieur X ou madame Y. Merci infiniment. dans la prochaine erreur, euh ce sera
Philippe Juvin