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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 24 octobre 2026 4 minDivertissementSécuritéInstitutions & élections

L'édito de Bertrand Deckers : «Dans les coulisses du palais le mieux gardé de France»

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    « ?: Vous allez nous expliquer tout ça, tout d'abord, qui sont ces hommes qui ne quittent jamais Emmanuel ? »
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    « ?: Ils appartiennent à une unité d'élite que l'on appelle le GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République. »
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    « ?: C'est une unité qui a été créée en 1983 sous François Mitterrand »
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    « ?: Savez-vous que la grande relève de la garde qui est une tradition pratiquement disparue depuis 1996 a été remise à l'honneur en 2023. »
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    « ?: Sous les salons, sous les lustres, sous les dorures, se cache un véritable bunker. Son nom, le PC Jupiter. »
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    « ?: Souvenez-vous du 14 juillet 2002. Jacques Chirac descend les Champs-Élysées, debout dans son Common Car. Soudain, un homme sort une carabine dissimulée dans un étui à guitare. »

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Vous allez nous expliquer tout ça, tout d'abord, qui sont ces hommes qui ne quittent jamais Emmanuel ? Bien Anthony, ils appartiennent à une unité d'élite que l'on appelle le GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République. C'est une unité qui a été créée en 1983 sous François Mitterrand et attention, ce ne sont pas de simples gardes du corps. Parmi eux, des gendarmes du GIGN et des policiers du service de la protection. Leur mission, anticiper le danger avant même qu'il ne se présente. Ils sont environ 80, des policiers et des gendarmes qui sont réunis et qui sont chargés de protéger le chef de l'État dans sa vie officielle comme dans sa vie privée. Et leur mission ne s'arrête pas au président, son épouse bénéficie elle

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aussi d'une sécurité rapprochée bien qu'elle n'exerce qu'elle n'exerce aucune fonction officielle car tout le paradoxe de ce métier, Anthony, c'est justement de protéger le président sans pour autant donner l'impression de l'enfermer. Et et qui est-ce qui protège le palais de l'Élysée ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas le GSPR. Cette mission relève elle du commandement militaire de la présidence de la République avec plus de 210 militaires renforcés par des gardes républicains et autour du palais, la préfecture de police sécurise également le quartier mais il y a aussi les uniformes, les sabres et les cérémonies dans la cour de Nord que l'on aperçoit entre autres ici. Savez-vous que la grande relève de la garde qui est une tradition pratiquement disparue depuis

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1996 a été remise à l'honneur en 2023. Désormais, chaque premier mardi du mois, 32 militaires défilent devant les grilles de l'Élysée. Les les Parisiens peuvent assister à ce spectacle. Alors il paraît que sous l'Élysée, mais là vous me l'apprenez, il existe un un véritable bunker. Absolument Anthony, sous les salons, sous les lustres, sous les dorures, se cache un véritable bunker. Son nom, le PC Jupiter. C'est un poste de commandement souterrain qui est protégé derrière d'épaisses portes métalliques qui a été conçu pour permettre au pouvoir de fonctionner même dans les circonstances les plus graves et ce n'est absolument pas un décor de cinéma. On y trouve des salles de réunion, des bureaux, des

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moyens de communication ultra-secrets. Certains visiteurs ont même comparé ces couloirs à ceux d'un sous-marin. C'est notamment depuis ce centre stratégique que le président peut donner l'ordre d'engager l'arme nucléaire. Imaginez la responsabilité en 1979, Valéry Giscard d'Estaing avait exceptionnellement autorisé des caméras à filmer les lieux et Emmanuel Macron, me ? Voilà, on aperçoit ici le reportage, le seul reportage qui a été autorisé par Valéry Giscard d'Estaing. Et Emmanuel Macron, me ? Eh ben, il y a notamment réuni des conseils de défense pendant la crise du Covid. Vous imaginez, Anthony, à quelques mètres plus haut, il y a les dorures de la République et en dessous les décisions les plus redoutables de l'État. Et lorsque le président quitte l'Élysée, comment ça se ?

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Ben, c'est là que le GSPR joue tout son rôle. Il va préparer les déplacements, il va travailler avec les autorités locales, il va accompagner le chef de l'État au contact des Français. Mais protéger un président au milieu de la foule, c'est une toute autre histoire. Souvenez-vous du 14 juillet 2002. Jacques Chirac descend les Champs-Élysées, debout dans son Common Car. Soudain, un homme sort une carabine dissimulée dans un étui à guitare. Il vise le président, il tire. Et savez-vous qui contribue à lui sauver la ? Eh ben, c'est un simple spectateur qui se précipite et qui détourne le canon de l'arme. D'autres vont intervenir, le tireur va être très vite maîtrisé. Jacques Chirac, lui, ne va absolument rien remarquer. Lorsqu'on lui apprendra qu'il a échappé à une tentative

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d'assassinat, il répondra simplement "Ah ?" Deux mots et tout le flegme de Jacques Chirac de Jacques Chirac. Alors, Anthony, en fait, derrière les uniformes, derrière les voitures officielles, derrière les bunkers que l'on vient de voir, il y a surtout une réalité beaucoup plus grave, c'est que protéger, en fait, le président de la République, c'est pas seulement protéger un homme, vous l'avez compris, c'est protéger une institution et derrière elle toute la continuité de l'État.