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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 14 mars 2024 175 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

[DIRECT] Débat au Sénat sur le soutien à l’Ukraine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 38 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux de ce qui va se passer ce soir ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment ça va se passer concrètement ce soir ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Ce même débat s'est tenu hier à l'Assemblée nationale, quels sont les résultats ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Madame Cucarman, pourquoi le groupe communiste votera-t-il contre cette déclaration ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Une réaction à ce que vient de dire Cécile Cucarman sur la course à l'armement ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se joue avec ce qui se passe au Parlement ce soir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00Gabriel AttalFait
    « il y a un peu plus de 2 ans dans une offensive cynique brutale et destructrice la Russie a attaqué l'Ukraine seul responsable du conflit »
  • 27:00Gabriel AttalChiffre
    « depuis le début du conflit on estime que 10000 civils sont morts sous les frappes de la Russie »
  • 31:00Gabriel AttalChiffre
    « nous avons livré pour plus de 2,6 milliards d'euros d'équipement militaire à l'Ukraine »
  • 43:00Gabriel AttalChiffre
    « le Conseil européen a décidé d'une nouvelle aide pour l'Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros »
  • 51:00Gabriel AttalPromesse
    « la Russie ne peut ni ne doit gagner la guerre »
  • 54:00Gabriel AttalFait
    « une victoire de la Russie c'est la fin d'un ordre international fondé sur le droit »
  • 1:05:00Bruno RetillotFait
    « la donne est tellement différente de ce qu'elle était il y a 2 ans »
  • 3:20SPEAKER_XXChiffre
    « la Russie ajouté à la Biélorussie c'est à peu près 3,3 % du PIB de la richesse de l'Occident »
  • 5:00SPEAKER_XXChiffre
    « la France a fourni près de 3,8 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine et en 2024 ce sont près de 3 milliards d'euros supplémentaires qui seront débloqués »
  • 20:00SPEAKER_XXChiffre
    « la France a fourni près de 3,8 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine et en 2024 ce sont près de 3 milliards d'euros supplémentaires qui seront débloqués »
  • 23:20SPEAKER_XXChiffre
    « 236 milliards d'euros en 2022 11 % de plus par rapport à 2021 et atteindrait 284 milliards d'euros en 2025 »
  • 25:00SPEAKER_XXChiffre
    « 63 % des commandes d'armement de l'Union européenne qui ont été passé aux États-Unis »
  • 26:40SPEAKER_XXChiffre
    « 2 tiers des 50 milliards d'euros d'aide à destination de l'Ukraine récemment débloqué seront versés sous forme de prêt à rembourser intégralement avec intérêt »
  • 2:00Locuteur 2Fait
    « la guerre ne libère jamais elle a servi les peuples selon la communication publique des état-majors allemands suédois et désormais français »
  • 6:00Locuteur 2Fait
    « il n'y a ni gagnant ni perdant seulement le risque réel de la destruction du continent européen »
  • 8:00Locuteur 2Fait
    « les déclarations de Trump sur la conditionnalité de l'assistance américaine dans la défense des pays membres de l'OTAN »
  • 12:00Locuteur 3Chiffre
    « 90 % de nos entreprises poursuivaient leur activité en Russie au premier rang desquels totale énergie »
  • 14:00Locuteur 4Chiffre
    « la France a produit 30000 obus de 155 mm l'objectif c'est de faire X de avec un premier point de passage à 48000 »
  • 22:00Locuteur 8Chiffre
    « la France forme un tiers de l'objectif total que les européens se sont fixés en matière de formation »
  • 24:00Locuteur 9Fait
    « la France va-t-elle livrer à l'Ukraine des mirages de mild encore demandé ces dernières semaines par des hautgradés Ukrainiens »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour à tous bienvenue en direct sur l'antenne de Public Sénat pour suivre une déclaration du gouvernement sur l'accord de sécurité franco-ukrainien un accord signé à l'lysée le 16 février dernier et un débat plus globalement sur la situation en Ukraine avec une déclaration du Premier ministre à partir de 18h15 suivi d'un débat et d'un vote sur cette déclaration en application de l'article 50-1 de la Constitution pour nous faire vivre cette séance toute la soirée je suis en compagnie d'audry vetaz notre journaliste qui est en tribune de presse du Cénat bonsoir Audrey bonsoir quels sont les les enjeux de ce qui va se passer ce soir et bien très concrètement Quentin il s'agit pour la gouvernement de consulter les parlementaires sur l'accord de coopération et de sécurité dont vous avez parlé entre la France et l'Ukraine c'est autorisé par l'article 50-1 de la Constitution et c'est aussi un moyen pour l'exécutif de forcer entre guillemets les sénateurs à jouer carte sur table et à prendre position vis-à-vis du conflit entre la Russie et l'Ukraine alors très concrètement comment ça va se passer 18h15 il va y avoir un discours du premier ministre Gabriel hatal ensuite les orateurs diffus défileront Paron pardon pour porter la parole des différents groupes politiques je vous donne quelques exemples Bruno rotao s'exprimera au nom des républicains Rachid temal pour les socialistes et Cécile kckerman qui est à votre côté pour le groupe communiste des prises de parole entre 14 et 3 minutes selon la taille du groupe deux membres du gouvernement leur répondront Sébastien Lecornu le ministre des Armées et stéphhane séjourné le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères le tout sera conclu par un scrutin public sur la déclaration du gouvernement un vote qui n'est pas contraignant Quentin il est surtout symbolique alors d'après nos informations tous les groupes politiques devraient voter pour à l'exception du groupe communiste l'enjeu aussi dans quelques minutes sera aussi de voir qui va s'abstenir au sein des différents en groupe et notamment au sein du groupe les républicains Quentin merci audreet pour toutes ces explications et pour rappel ce même débat qui s'est tenu hier à l'Assemblée nationale on a vu ce vote les députés ont voté pour avec 372 voix 99 voix contre 101 abstention sur les 471 suffrages exprimés pour en débattre j'accueille sur ce plateau Jean-Baptiste Lemoine bonjour bonsoir vous êtes sénateur renaissance de Lyonne et également Cécile kckerman bonsoir êtes présid ente du groupe communiste sénatrice de la Loire on commence avec vous puisqu'on a entendu dans ce que vient de dire audreé vetaz les communistes seront sans doute le seul groupe à voté contre cette déclaration dans cette soirée qui va commencer à 18h15 oui je crois d'ailleurs sans secret en tout cas de notre part sur ce sujet nous nous sommes toujours et de tout temps exprimés contre cette fuite en avant de l' du surarmement de cette volonté aujourd'hui de ne pas régler de manière pacifique de ne pas pas régler par la voie diplomatique ce conflit et on sait maintenant depuis plus de 2 ans combien il est meurtrier il est meurtrier bien évidemment d'abord pour les Ukrainiens il est également meurtrier pour ceux qui en Russie sont enrôlés pour aller faire cette guerre et donc nous pensons à l'inverse que la France sonorerait l'Europe sonorerait de chercher une voie diplomatique à à ce conflit plutôt que de renforcer le caractère béliqueux de nos interventions et l'intervention que nous allons avoir ce soir du du Premier ministre et et le vote qui en découlera porte bien sur ce sur ça nous n'allons pas voter sur l'accord nous n'y avons pas été associé ni finalement informé nous allons voter sur la déclaration qui sera faite par le Premier ministre avec certainement un regret puisque nous avons appris ce matin que le Président de la République s'exprimerait devant les Français demain soir euh donc je ne sais ce qu'il retiendra ou ne retiendra pas du débat qu'il y a eu hier à l'Assemblée nationale et et et au Sénat aujourd'hui j'espère en tout cas qu'il n'y aura pas de nouvelles annonces parce que cela serait quand même assez hasardeux de sa part Jean-Baptiste leemoine une réaction à ce que vient de dire Cécile cuquerman cette course en avant dans l'armement qu'elle regrette qu'est-ce que vous lui répondez B le temps de la diplomatie il a eu lieu souvenez-vous euh avant le lancement par la Russie de son agression contre l'Ukraine de nombreux dirigeants européens ont rencontré le président russe ont essayé de le raisonner il a baladé tout le monde il a déclenché son son agression c'était il y a 2 ans et donc aujourd'hui l'urgence allit tout simplement et bien à maintenir dans la durée euh l'effort et le soutien à l'Ukraine il est de pouvoir faire en sorte du coup que le rapport de force soit plus favorable parce que naturellement c'est à souhaiter qu'il y ait un un un retour à la diplomatie pour trouver des solutions mais encore faut-il que ce soit respectueux du droit international parce que aujourd'hui vous avez un pays l'Ukraine dont les frontières ont été remises en cause par la Russie et qui n'entend pas en réalité euh céder et cesser ça fait d'ailleurs 15 ans que la Russie fait ça en Géorgie et ailleurs encore jean-bathtiste line qu'est-ce qui se joue avec ce qui se passe au Parlement ce soir Madame cucarman le disait l'accord de coopération il a été signé le 16 février donc le présent République a pas besoin du Parlement pour l'entériner c'est de mettre dans la boucl parlementaires après coup comment est-ce que vous comprenez la séquence qui se joue depuis hier à l'Assemblée nationale hier et le Sénat ce soir la constitution de la SME République elle donne effectivement un rôle éminent en matière de diplomatie et de défense au chefs de l'État effectivement il avait aucune obligation de faire en sorte que le Parlement en débatte et en vote mais je trouve que c'est plutôt une bonne manière parce que ça permet aussi on est les représentants et des territoires et de la population chacune des chambres et bien de dire si oui ou non le soutien à l'Ukraine est important et si oui ou non ce soutien est indéfectible ou ne l'est pas donc c'est un moment voilà de vérité au sens où on est dans un un contexte dit entre guillemets je beaucoup de guillemets électoral en Russie et où fort d'un score sûrement soviétique le président russe pourrait être tenté de durcir le ton et bien les les Français les européens montrent aussi que eux ils sont crédibles quand ils durcissent le ton c'estan oui bon d'abord je crois qu'il n'y aura pas de score soviétique puisqu'il n'aura échappé à personne que l'Union soviétique n'existe pas et que Vladimir Poutine n'en est en rien l'héritier je crois d'ailleurs même au contraire bien évidemment la question du Traité du ressort du président de la République mais on peut d'ailleurs s'interroger pourquoi ce ce débat avec vote ce soir d'un gouvernement qui jusque là on a quand même été plutôt frileux sur les grands enjeux qui au quotidien concernent les Français je crois que le débat de ce soir n'est pas de ceux qui soutiennent l'Ukraine ou de ceux qui ne soutiennent pas l'Ukraine je pense vous ah mais je crois qu'il n'y a pas de piège et ceux qui voudrai nous y enferm se trompe d'abord parce que ambigé sans ambigué je le redirais très solennellement à la tribune dans dans quelques instants mais comme l'a fait mon collègue Fabien Fabien rousal il n en a pas il n'y en a jamais eu il n'y en aura jamais donc je crois qu'il ne faut pas ouvrir de faux débats il y a en revanche un débat politique et démocratique que nous devons avoir et ça je pense que c'est à souligné et et c'est une chose de très bien qui effectivement ce soutien à l'Ukraine comment il se traduit est-ce qu'il se traduit par un renforcement dans les mois qui viennent de l'armement comme cela est fait depuis 2 ans et sur lequel nous n'avons rien débouché en en rien sur la situation du peuple ukrainien et pendant ce même temps d'ailleurs la Russie elle a continué de prospérer de progresser et de renforcer sa puissance économique donc la question n'est pas aussi basique que certains voudraient c'est pas ceux qui sont pour ou contre l'Ukraine et la seule solution serait l'armement je pourrais leur rétorquer de la même manière que ces derniers temps l'armement n'a jamais été aussi important et pour autant la guerre continue parce que quand on vend des armes on fait la guerre et il y a des morts d'ailleurs d'ailleurs l'accord va beaucoup plus loin naturellement au-delà des simples dimensions d'armement c'est un accord livis c'est un accord qui vise aussi à l'assistance humanitaire c'est un accord qui vise aussi à prévoir l'avenir et et et et l'assistance pour que l'Ukraine se réforme parce qu'elle a des ambitions européenne et donc vous voyez que c'est un accord qui est beaucoup plus global et qui va d'ailleurs dans le sens d'un avenir où l'Ukraine aura recouvré ses frontières et aura d'autres ambitions au sein de l'Europe et d'une Ukraine endetté pour 50 ans qui pourra ainsi être soumise au choix de ses créanciers je voulais vous faire écouter le Premier ministre hier à l'Assemblée nationale parce que justement il a semblé installer ce clivage pour contre on écoute Gabriel Attal c'était donc hier au Palais Bourbon voter contre c'est signifi à nos alliés que la France tourne le dos à son engagement et à son histoire je le dis également s'abstenir c'est fuir fuir ses responsabilités devant l'histoire trahir ce qui nous est de plus cher depuis le 18 juin 1940 l'esprit Fran de résistance Cécile cucaman une réaction on invoque l'esprit de résistance de 1940 à la tribune hier ça doit forcément voilà provoquer une réaction chez vous tout d'abord comme je l'ai déjà dit comme n nous n'allons pas nous abstenir je pense que nous n'allons pas fuir et nous allons assumer pleinement notre vote contre parce que effectivement nous sommes vicéralement des combattants de la paix et nous continuerons de l'être autant que de besoin donc je je pense qu'il faut je le redis éviter ces caricatures moi je ne joue pas les européennes à travers le débat de ce soir euh je ne joue pas des enjeux à venir je ne joue pas la vie des uns contre les autres je joue la sécurité en Europe et d'une Europe qui va de l'Atlantique à l'Oural Jean-Baptiste leemoine cette comparaison avec 1940 qu'est-ce que ça vous évoque mais Cécile Kerman est se revendiquer combattante de la paix moi je me revendique héritier des combattants de la liberté il se trouve que j'ai grandi euh à l'ombre du Mur de Berlin c'était avant 1989 et j'ai vu ces familles allemandes séparées euh essayer d'ajouter d'agiter un petit mouchoir pour se voir euh à une centaine de mètres les uns des autres je peux vous dire ça ça marque forcément et euh aujourd'hui l'Europe elle est réunifié et donc je crois que nous devons garder en tête ce ce dont nous sommes les héritiers justement cette liberté reconquise et des peuples qui se sont libérés de chînes euh tous ces peuples euh justement d'Europe de l'Est et qui ne veulent pas revivre euh un drame totalitaire parce que aujourd'hui euh la Russie de Vladimir Poutine c'est un État autoritaire et et et et totalitaire qui veut à servir euh d'autres peuples et donc il est clair pour nous qu'il faut dire STOP à cela et sur l'argument de Cécile cuckerman et ces arrière-pensées électoralistes dans ce débat organisé par l'exécutif qui chercherait comme ça à politiser un débat à quelques mois des élections européenne vous savez euh c'est le 3è débat qu'on a en vertu de cet articles 50-1 de la Constitution donc c'est pas la première fois c'est pas la dernière et je crois que c'est tout simplement un moment de démocratie sain utile pour que euh nos concitoyens soient pleinement éclairés euh sur les tenant et aboutissants des enjeux de cet accord c'est cman une réaction non mais je je je je pense que bon bien évidemment il y a un désaccord dans la manière d'aborder les choses et à chaque exemple il peut y avoir des contreexemples euh il existe encore aujourd'hui aux portes de l'Union européenne des murs euh on a fait référence à l'Allemagne d'il y a quelques années je rappellerai simplement la situation de l'île euh de Chypre qui est avec une ligne également de démarcation et avec finalement peu de souc sur là aussi ces femmes et ces hommes qui grandissent et qui vivent à l'ombre des murs et qui communiquent par des drapeaux audessus de celui-ci donc je je crois qu'il n'y a pas de d'angélisme de notre part il y a en tout cas la volonté réelle sincère et historique de construire une Europe de la paix une Europe au service de la sécurité des peuples nous pensons et nous sommes convaincus que les propositions qui nous sont faites et qui ont été exprimés par le premier le Premier ministre pardon hier à l'Assemblée nationale et qu'il devrait sans surprise répéter ce soir au Sénat n'est pas la voie pour permettre demain aux états de trouver toutes leur place et au peuple de vivre en sécurité au sein de l'Europe voilà on est en direct sur Public Sénat et dans 2 minutesin cette séquence devrait commencer avec un discours de Gabriel Attal et ensuite des prises de parole de tous les groupes politiques mais euh caman qu'est-ce que vous répondez à et bien vadimir Zelenski qui réclame ses armes et qui est venu à Paris réclamer de l'aide effective sur le terrain parce que aussi le trou d'air dans la livraison d'armes depuis l'automne dernier c'est ce qui a fait perdre aussi du terrain à l'Ukraine à l'est à l'ouest de sa frontière mais écoutez je à l'est de sa frontière par Vladimir zanski est est un homme politique tout d'abord il y a aussi des débats politiques d'ailleurs en Ukraine et donc il n'y a pas d'unanimisme comme dans aucun pays d'ailleurs et et et d'autres Ukrainiens réclament d'autres choses donc c'est son choix je pense P qu'il devrait y compris en tant que que président de la République d'Ukraine se soucier justement de de cette réalité parce que parce que demain c'est le peuple ukrainien qui va définitivement pour les déc les décennies à venir être endetté au service des grande puissance de l'Union européenne et Jean-Baptiste Le mooine on le dit c'est largement un vote de soutien que le Parlement va et bien voter entre hier les 372 pour chez les députés et sans doute le vote très massif ce soir c'est un vote important aussi adressé au peuple ukrainien selon vous je pense d'ailleurs l'ambassadeur d'Ukraine était hier dans les tribunes à l'Assemblée nationale euh vous savez toutes les marques de soutien depuis le début je pense que le peuple ukrainien euh les engrange parce que il vit au quotidien de tel drames la suite des bombardements des morts des blessés des familles séparées on a des des des jeunes enfants qui ont été enlevé qui sont en train de se faire laver le cerveau euh donc voilà tout ça on dit stop et bien merci beaucoup on va rejoindre Audrey vetaz vous restez encore quelques minutes avec moi le temps que la séance commence on va rejoindre Audrey vetaz la journalist de public sat qui suit tout çaa depuis la tribune de presse Audrey vous pouvez nous redire comment ça va commencer dans quelques minutes s'il vous plaît oui je vais vous redonner le programme alors là il y a une séance qui vient de se terminé audition de Pierre Moscovici euh sur le rapport de la Cour des comptes et puis Gérard Larcher qui vient de suspendre la séance quelques minutes le temps que tout le monde s'installe alors tout va commencer dans quelques instants par un discours de Gabriel Atal le Premier ministre un discours qui portera sur l'accord de coopération et de sécurité qui a été signé entre la France et l'Ukraine ensuite des orateurs défileront à la tribune pour porter la parole des différents groupes Bruno rotillot pour les républicains Cécile cuckerman pour le groupe communiste quelques exemples des prise de parole entre 14 et 3 minutes selon la taille du groupe ensuite deux membres du gouvernement leur répondront Sébastien le Cornu ministre des Armées et Stéphane séjourné ministre de l'Europe et des Affaires étrangères ensuite on passera au vote un scrutin public sur la déclaration qui aura été faite par Gabriel Atal alors je soulligne que c'est un scrutin non contraignant il est surtout symbolique et il permet de prendre position vis-à-vis du conflit entre la Russie et l'Ukraine et ensuite d'après nos information tous les groupes politiques devraient voter pour ici au Sénat à l'exception du groupe communiste je vous donne quelques enjeux aussi qu' sera intéressant de regarder il sera intéressant d'observer qui va s'abstenir au sein des différents groupes politiques et notamment chez les républicains et les écologistes Quentin voilà il est 18h16 si vous nous rejoignez sur l'antenne de public sat nous sommes en direct pour suivre cette déclaration ainsi que ce débat et ce vote qui vont intervenir dans la soirée jusqu'à 20h30 et avec moi en plateau il y a Jean-Baptiste Lemoine et Cécile cuckerman un mot sur ce que et bien Emmanuel Macron peut faire doit faire demain il doit prendre la parole au 20EUR de TF1 et de France 2 monsieur le moine qu'est-ce que vous en attendez de cette déclaration de cette interview il va sans doute se réjouir de la séquence qui se sera passée au Parlement n'est-ce pas vous savez le temps il est pas au réjouissance quand on voit la brutalité animité politique ça c'est peut-être une bonne nouvelle pour lui la brutalité qui règne dans la vie internationale dans la vie internationale je crois qu'il y a un besoin d'explication de cette scène internationale de ce que cela demande aussi en terme d'effort de la France et de l'Europe pour se réarmer pour faire respecter sa souveraineté son autonomie stratégique donc c'est un travail de P pédagogie qui que moi j'attends de la part du chef de l'État sur tous ces grands enjeux c'est vous disiez faut pas qu'il y ait de nouvelles annonces c'est ça bah oui je je on peut tout de même être surpris de de cette déclaration demain soir je ne fais pas partie de ceux qui murmurent à l'oreil du président de la République donc je ne sais pas ce qu'il va en annoncer mais il ne si c'est simplement pour se réjouir c'est inutile et je crois que c'est même méprisent pour le travail du Parlement et du gouvernement si c'est pour autre chose nous y serons en tout cas pleinement attentif et qu'est-ce que vous attendez des prochaines semaines des prochains mois au Parlement exactement quel peut être le rôle de la démocratie parlementaire dans ou de la diplomatie parlementaire dans ce conflit ben je pense qu'il y a besoin d'abord de de renforcer cette diplomatie parlementaire et puis je crois qu'elle doit se elle doit y compris se faire et s'exercer à l'échelle européenne il serait certainement trop orgueilleux de penser que seul un pays pourrait le faire mais il y a en tout cas besoin de retrouver une voix unanime des puissances européennes puisque à l'issue euh de l'accord qui a été signé en mois au mois de février auquel vous faisz référence il y a quand même eu des voix dissonnantes des grandes puissances de l'Union européenne Jean-Baptiste Lemoine l'Ukraine ce sera un des débats un des thèmes forts des élections européennes des prochains mois oui assurément parce que voilà on le voit la guerre est aux portes de notre Union européenne et que ces sujets de de de sécurité ils entrent de plein pied dans le quotidien des Européens euh encore une fois et et et donc c'est sain c'est important qui est et ce débat et cette prise de parole du chef de l'État même question pour vous ça va être un thème important aussi pour les communistes pour faire campagne bah écoutez je je je crois que oui nous nous continuerons ce que nous avons engagé c'est-à-dire la nécessité de construire et de bâtir de manière durable pérenne une Europe de la paix alors en attendant que le débat commence puisque le ministre le Premier ministre est en train de s'installer au ban je propose d'écouter une question qui a été posée lors des questions d'actualité au Gouvernement sur les ingérences rus qui et bien sont également un des dangers de la période on écoute cet extrait des questions d'actualité au Gouvernement les services russes étaient à l'œuvre lors de la désinformation relative aux punesses de lit ils étaient aussi à la manœuvre dans l'affaire des étoiles de David destiné à Sapper notre cohésion nationale certains craignent que le conflit en Ukraine nous entraîne dans une guerre contre la Russie mais il est temps de voir que Vladimir Poutine a déjà déclaré une guerre d'influence et destabilis déstabilisation de nos forces morales le gouvernement et le Groupement d'Intérêt Assima a été créé afin de fournir des conseils aux citoyens et au collectivité territorial pour s'armer contre ces cyberataques vous le voyez notre mobilisation est totale et je vous remercie pour les alertes que vous continuez à nous rappeler Baptiste le mooine c'est un danger aussi sur les élections européennes cette ingérance russe c'est cyber attaque alors les attaques du weekend n'ont pas été attribué je je le précise mais ce qui est sûr c'est que on sait que ça fait partie de la palette d'outils qu'ils utilisent on l'a vu par exemple avec beaucoup de désinformations sur le continent africain y compris beaucoup desinations visant la France et les Français donc on est naturellement là aussi on muscle le jeu pour lutter contre ces ingérences et ses attaques Cécile Guerman on est naïf face à ce qui se passe avec ces attaques sans doute ruses ah je crois que pour le coup elles sont russes parfois et à d'autres moments elles viennent d'autres puissances je crois qu'il y a une forme de de de de naïveté de se dire que effectivement les les guerres s'expriment aussi parfois différemment aujourd'hui qu'hier et que toute la question des cyber atttaques de de des des des systèmes d'influence d'ailleurs compris parfois par les capitaux quoi sous différentes formes sont très certainement les nouvelles formes de l'impérialisme peut-être aujourd'hui celui de la Russie hier d'autres pays et demain d'autres grandes puissances et et je crois qu'on aurait réellement à travailler cette question là et la prendre à bras le corp mais pas simplement d'ailleurs à destination uniquement de la Russie d'autres pays peuvent demain devenir des attaqueurs potentiels oui il y a la fin la naïveté sur ces sujets notamment effectivement en période électorale oui et depuis quelques années vous le savez nous avons lancé justement des agences en France pour lutter contre tout cela parce que nous devons préserver cet acquis démocratique de pouvoir voter dans de bonnes conditions euh voilà c'est c'est ça fait partie des sujets sur lesquels il y a eu un réengagement moi je me félicite que on a mis le paquet acune loi de programmation militaire ambitieuse qu'on est parfois dans certains domaines multiplié par 2 par 3 les crédits parce qu'on est dans un monde encore une fois qui est un monde fait de rapport de force où la guerre elle est hybride elle n'est pas seulement militaire elle est informationnelle elle est elle est on l'a dit liée à tout ce qui est informatique et et et et là bien aussi on ne laisse rien passer alors voilà on est en direct 18h22 le Premier ministre est installé on a vu également monsieur séjourn le ministre de des affaires européennes des Affaires étrangères qui discuter avec Cédric Perin le président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat et pour voilà maintenant commencer la séance on entend cette sonnerie qui retentit au Palais du Luxembourg et Gérard archer qui va pouvoir aller s'installer à la tribune je vous libère monsieur le moine merci beaucoup d'avoir été avec nous merci également à vous Cécile cuerman je vous se rejoindre l'hémicycle pour suivre cette séance et avec gerérard archet qui s'installe au plateau je vous rappelle comment ça va se passer il va y avoir une déclaration du gouvernement en l'occurrence Gabriel hatal qui va pouvoir parler hier il avait parlé pendant 35 minutes suivront ensuite neuf prises de parole pour les h groupes politiques du Sénat ainsi que les non inscrits et voilà la séance qui est ouverte avec jeinch immédiatement on va écouter suivi d'un débat et d'un vote en application de la article 50-1 de la Constitution relative au débat sur l'accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en Ukraine et je vais donner immédiatement la parole à Monsieur le Premier [Applaudissements] ministre monsieur le président madames et messieurs les ministres Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs il y a un peu plus de 2 ans dans une offensive cynique brutale et destructrice la Russie a attaqué l'Ukraine seul responsable du conflit la Russie a attaqué froidement une nation libre et démocratique qui ne la menacait pas qui ne l'attaquait pas et ce en violation de toutes les règles du droit international et de la Charte des Nations Unis ce constat c'est fait puisque ce sont des faits objectifs je crois que l'écrasante majorité d'entre nous les partage ce constat c'est fait comme toutes les évolutions nous les avons partagé avec le Parlement et avec les forces politiques régulièrement dans la plus grande transparence possible depuis le début du conflit deux comités de liaison se sont réunis depuis le début du deème quinquena du président de la République et la semaine dernière encore le président de la République a une nouvelle fois reçu les présidents des chambres de l'Assemblée nationale du Sénat et du Conseil économique social et environnemental ainsi que les chefs de parti politique pour échanger sur la situation et sur nos positions par deux fois déjà des débats sur le fondement de l'article 50-1 de notre Constitution se sont tenus et à l'issue d'un débat l'Assemblée nationale a voté hier en faveur de l'accord bilatéral de sécurité entre la France et l'Ukraine aujourd'hui conformément à l'engagement du président de la République ce débat au Sénat illustre la volonté de transparence et d'association de la représentation nationale qui est la nôtre une transparence que nous vous devons car c'est un impératif démocratique une transparence qui passe par l'affirmation claire des positions de l'exécutif une transparence qui passe par le vote nous le devons à tous nos concitoyens français qui doivent savoir sans ambiguïé possible la position de chacun sur le soutien à l'Ukraine et la condamnation de la Russie mesdames et messieurs les sénateurs ma conviction c'est qu'on ne peut pas comprendre l'offensive massive et coordonnée menée par la Russie sur l'Ukraine le 24 février 2022 sans revenir rapidement sur l'origine du conflit et de cette compréhension découle tout ce que nous décidons de faire pour aider l'Ukraine certains en Russie nostalgique de l'Empire ou de l'hégémonie soviétique sur l'Europe de l'Est n'ont jamais accepté l'éclatement de l'URSS et l'indépendance de l'Ukraine mené par Vladimir Poutine ces impérialistes ne supportent pas que d'ancienne république soviétique et l'Ukraine en particulier puissent prendre leur destin en main puissent choisir souverainement leurs alliances puissent faire le choix de la démocratie il y a 10 ans en février 2014 un vent de liberté part de la place Maidan souffle sur l'Ukraine alors qu'elle tourne son regard vers l'Europe il ne s'agissait pas alors pour l'Ukraine de se rapprocher de l'OTAN mais de signer un accord d'association avec l'Union européenne la Russie ne l'accepte pas et dès le 28 février 2014 ou russe entre en Crimée l'occupe et l'annexe en violation de toutes les règles internationales 8 ans plus tard le 24 février 2022 malgré les efforts sans précédent déployés par le Président de la République pour éviter la guerre le kremelin lance sa prétendue opération spéciale contre l'Ukraine Moscou misait sur une guerre éclaire et penserit faire tomber Kief en quelques jours il n'en a rien été la résistance du peuple ukrainien a été et reste exceptionnelle la détermination des armées ukrainienne impressionne ils n'ont pas cédé ils se sont battus et se battent pour chaque village pour chaque maison pour chaque maître de leur territoire ils ont refusé de céder à la loi du plus fort refusé de plier face à la brutalité et au cynisme avec vous tous je veux leur rendre hommage pour leur courage face à la résistance ukrainienne la Russie n'a reculé devant rien aucune exaction aucune violence aucun crime depuis 2 ans les civils Ukrainiens sont ciblés par des frappes russes encore ces dernières semaines à Kief ou à kkiv des drones et des bombardements russes ciblent délibérément des quartiers résidentielle tue des familles des enfants sans état d'âme et sans distinction la liste des exemples est longue elle est glaçante il y a 10 jours encore c'est à Odessa qu'un drone russe a frappé un immeuble faisant 12 morts et parmi eux C enfants depuis le début du conflit on estime que 10000 civils sont morts sous les frappes de la Russie depuis 2 ans la Russie pratique une politique de la terre brûlée qu'elle avait pratiqué précédemment en Syrie et en tchchenéie des quartiers et des villes entières sont rasées marioupol marinka entièrement rasé en mars 2023 et aujourd'hui bakmou ou avdiska depuis 2 ans les découvertes macabres se sont multiplié à bcha à isom des massacres innommables se sont tenus la Russie a commis des crimes de guerre barbares et laissé derrière elle des charniers monstrueux elle devra en répondre nous en prenons l'engagement depuis 2 ans les exactions insoutenables se multiplient des exactions qui visent les plus jeunes et l'on sait que plusieurs milliers d'enfants ukrainiens ont été enlevé et conduit dans des camps militaires pour je cite les rééduquer je vous l'ai dit en Ukraine la Russie a franchi toute les limites pas une horreur ne l'arrête pas un massacre ne la rebute mesdames et et messieurs les sénateurs Vladimir Poutine a attaqué l'Ukraine mais c'est bien plus largement à toutes nos valeurs qu'il a déclaré la guerre croire qu'il s'agit uniquement d'un conflit territorial d'un différent entre voisins qui ne nous concernerait pas ce serait ce fourvoyer par cette attaque Vladimir Poutine a voulu changer l'ordre du monde pour imposer sa loi pour imposer la loi du plus fort ou n'importe quel puissance en quête d'affirmation pourrait soumettre une nation libre soit par le chantage soit par les armes par cette attaque le kremmelin a voulu ébranler nos valeurs montrer la faiblesse des démocraties ne nous y trompons pas c'est bien la liberté et le pluralisme qu'il remettent en cause c'est bien nos modes de vie et nos valeurs qu'il agressent et qu'il veut faire tomber pour nous tourner le dos à l'Ukraine ce serait tourner le dos à nos valeurs ce serait trahir la confiance de nos alliés faire acte de faiblesse ce ne serait certainement pas la paix mais la porte ouverte à de nouveaux conflits de nouvelles blessures de nouvelle guerre alors depuis la première seconde au côté du président de la République nous sommes extrêmement fermes nous sommes au côté de l'Ukraine nous l'aiderons autant qu'il le faudra en lançant cette offensive Vladimir Poutine pensait diviser l'Europe il avait tort dès les premières heures du conflit notamment sous l'impulsion du Président de la République l'Europe a réagi l'Europe a fait front et a pris des sanctions fortes en un temps record depuis malgré nos différences malgré le chantage russe à l'énergie à la sécurité alimentaire malgré la désinformation et les menaces le kremelin n'est pas parvenu à faire plier l'Union européenne il n'est pas parvenu à diviser l'Europe le contraire est arrivé à l'épreuve de cette guerre l'Europe s'est transformé elle s'est renforcée à l'épreuve de cette guerre chacun en Europe a compris que ce que nous avions bâti était fragile que la paix en Europe n'était pas acquise et ne le serait probablement jamais que notre destin collectif pouvait vaciller d'un instant à l'autre que nous devions compter sur nous-mêmes et que nous ne pouvions pas nous en remettre au bon vouloir d'autres puissances en 2 ans sur la base de l'agenda de Versailles la souveraineté de l'Europe a fait des pas de géants souveraineté industrielle avec un engagement sans précédent de l'Union européenne à sortir de toutes ces vulnérabilités stratégiques je pense au semi-conducteurs aux matières premières critiques souveraineté énergétique avec la fin de la dépendance de certains pays d'Europe au gaz russse souveraineté stratégique avec l'adoption d'une boussole commune qui constitue le premier livre blanc pour la défense européenne le résultat est clair nous sommes plus unis qu'avant plus forts qu'avant plus indépendants qu'avant même si du chemin reste évidemment à parcourir l'Europe puissance se construit avance protège la France et les Français Vladimir Poutine n'y croyez pas nous lui apportons la démonstration du contraire en lançant sa guerre Vladimir Poutine pensait aussi diviser l'UTAN une fois de plus il avait tort l'OTAN s'est renforcé et des pays dont l'adhésion était impensable il y a 2 ans encore la Suède et la Finlande ont aujourd'hui rejoint l'Alliance mesdames et messieurs les sénateurs sous l'impulsion du Président de la République nous avons apporté un soutien massif infaillible et déterminé à l'Ukraine un soutien politique d'abord la France est depuis les premiers jours aux avant-poste de la communauté internationale pour organiser et mobiliser le soutien à l'Ukraine elle se tient à l'écoute de son allié et de ses demandes et nous tentons d'y répondre au mieux ces dernières semaines encore c'est d'ailleurs à Paris et à l'initiative du Président de la République que s'est tenu une conférence de soutien à l'Ukraine qui a réuni 27 chefs d'État et de gouvernement ou leurs représentants notre soutien est humanitaire ensuite le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères aura l'occasion d'y revenir plus en détail nous avons fourni plus de 210 tonnes de matériel et de médicaments mener plus de 50 opérations d'urgence répondant aux priorités fixées par envois médicaux et évacuations sanitaire appui à la sécurité civile ukrainienne envoie de semences agricoes et de produits alimentaire sous la coordination de la cellule interministérielle de crise nous avons pu accueillir en France 100000 réfugiés ukrainiens et scolarisé près de 18000 enfants nous n'aurions pas pu réussir sans la mobilisation et la solidarité des Français dont la réaction a été à la hauteur de l'histoire nous n'aurions pas pu réussir non plus et je veux les remercier leur rendre hommage sans l'engagement exceptionnel des collectivités locales qui ont multiplié les initiatives collecté les dons et ont rendu possible l'accueil des réfugiés Ukrainiens notre soutien bien sûr est également un soutien militaire nous avons répondu présent les faits et les chiffres sont là les faits et les chiffres le prouvent nous avons livré des équipements à l'Ukraine en respectant toujours les trois mêmes critères livrer ce dont l'Ukraine a besoin sans fragiliser nos propres armées et en faisant tout pour éviter l'escalade depuis le début du conflit nous avons livré pour plus de 2,6 milliards d'euros d'équipement militaire à l'Ukraine toujours avec la même perspective répondre avant tout au besoins opérationnels des Ukrainiens sur le terrain en proposant des équipements complets en permettant aux Ukrainiens de se former à leur emploi et en veillant à leur maintien en conditions opérationnelles j'ajoute que la France n'a qu'une parole et que ce que nous nous sommes engagés à livrer aux Ukrainiens nous l'avons effectivement livré de plus nous avons participé de manière particulièrement active au mécanisme européen mis en place pour fournir des équipements à l'Ukraine nous sommes ainsi le deuxème contributeur à la facilité européenne pour la paix avec plus d'1,2 milliard d'euros engagés entre le début de la guerre et la fin de l'année 2023 au total en 2022 et 2023 de manière bilatérale et à travers l'Europe la France a donc apporté une aide militaire à l'Ukraine à hauteur de 3,8 milliards d'euros concr traitement dès les premières heures de l'offensive nous avons livré des matériels déterminants pour permettre à l'Ukraine de se défendre et de résister des missiles antichar des missiles anti-aériens des équipements de protection et de l'armement individuel nous avons ensuite livré des équipements décisifs plus lourds et plus complexe pour renforcer la défense aérienne ukrainienne avec les systèmes de missiles sol air crotal nous avons aussi contribué à renforcer son artillerie avec des canons César et des lance-roquettes unitaires nous avons fourni aussi les des armements nécessaires à l'Ukraine pour reprendre les territoires perdus comme des blindés légers comme des missiles scalpes déterminant pour des frappes dans la profondeur nous allons poursuivre ces livraisons qui sont indispensables à l'Ukraine le président de la République a demandé aux industriel d'accélérer leur passage dans une économie de guerre et d'augmenter leur capacité à produire dans les prochains mois nous livrerons à l'Ukraine 150 drones 100 munitions téléopérées 6 canons César et 12 autres seront financés par la France nous produirons jusqu'à 3000 obus par mois au profit de l'Ukraine nous allons livrer près de 600 bombes à de SM à raison d'une cinquantaine par mois ainsi qu'une quarantaine de missilees scalp enfin comme l'a confirmé le président de la République lors de sa visite en République tchèque la France participera au financement de l'achat d'obus en masse proposé par nos alliés tchèqu mesdames et messieurs les sénateurs j'ai évoqué notre soutien politique humanitaire et militaire mais notre soutien s'est également incarné au niveau européen je le disais la réaction de l'Europe a été immédiate et puissante nous avons d'abord agi pour sanctionner la Russie 13 paquets de sanctions ont été adoptés tous à l'unanimité des États qui frappent l'économie russe au cœur et l'affaiblisse de manière profonde et structurelle n'en déplais à la désinformation orchestrée par le kremelin pour faire croire l'inverse nous avons dans le même temps décidé d'actions fortes pour soutenir l'Ukraine une aide qui concerne tous les domaines protection temporaire octroyée aux réfugiés Ukrainiens aide économique aide humanitaire aide militaire ce sont au total plus de 85 milliards d'euros d'aide que les 27 ont apporté à l'Ukraine jusqu'à présent ce soutien je veux le dire il se poursuit résolument le mois dernier le Conseil européen a décidé d'une nouvelle aide pour l'Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros une aide essentielle qui permettra au pays de tenir pour son fonctionnement quotidien mais aussi de mener les investissements et les forme nécessaire pour son redressement nous voulons également aller plus loin dans le soutien militaire de l'Union à l'Ukraine en acceptant de livrer des armes l'Europe a procédé à une véritable révolution copernicienne jamais nous n'aurions pu l'envisager il y a quelques années et les ennemis de l'Europe comptaiit là-dessus ils y voyaient une preuve de son impuissance les choses ont changé et grâce à la facilité européenne pour la paix se sont d'ors et déjà pour 7,1 milliards d'euros d'armement qui ont été engagés pour l'Ukraine nous voulons maintenant franchir une nouvelle étape réformer cet instrument pour en faire un véritable outil de production militaire européen c'est l'objet des négociations en cours qui doivent aboutir à l'occasion du Conseil européen des 21 et 22 mars prochain enfin le soutien à l'Ukraine c'est reconnaître qu'elle se bat tous les jours pour nos valeurs et qu'elle fait partie de la famille européenne mesdames et messieurs les sénateurs si nous avons tenu à ce que ce débat et ce vote puisse se tenir aujourd'hui c'est parce que nous sommes à un moment de bascule dans le conflit nous le savons cette guerre s'inscrit dans la durée une guerre de position se joue désormais et pour la Russie le temps est désormais un allié elle compte sur la lcitude des alliés de l'Ukraine sur la lcitude des opinion publique désinformé par des organes orchestrés eux-mêmes par des Prusses elles compte sur des échéances électorales prochaine aux États-Unis comme en Europe elle compte sur l'efficacité au long terme de son travail de SAP et de désinformation dans le même temps la Russie durcit sa position elle la durcit sur son territoire national en renforçant plus encore la chape de plomb qui pèse sur la société russe alors que nous sommes à quelques jours de l'élection présidentielle en Russie si l'on peut véritablement parler d'élection je voudrais ici rendre hommage à Alexey Navalni avec la mort [Applaudissements] tragique [Applaudissements] avec la mort tragique en prison de cet opposant qui porte la marque de la responsabilité du kemmelin avec l'interdiction de tout candidat des oppositions de participer à la prochaine élection présidentielle je crois que le message est clair et qu'il s'impose à tous le régime russe est un régime autoritaire déterminé à combattre nos valeurs et nos intérêts sur le terrain en Ukraine la Durc également sa position multipliant les attaques et les exactions parce que les forces russes ont repris la ville d'avdifka à un cout exorbitant pour elle elles veulent faire croire qu'elles ont repris l'initiative la Russie durcit également sa position en devenant un acteur méthodique de la déstabilisation du monde en Syrie dans le Caucase en Asie centrale ou en Afrique notamment grâce à ses fonet et à ses mercenaires nous ne l'avons que trop vu au Sahel elle durcit aussi ses attaques dans le champ de l'information n'hésitons pas à propager de fausses nouvelles à tenter de diviser les peuples la France n'y fait pas exception elle est une cible de choix pour la Russie qui n'hésite pas à intervenir dans notre pays pour tenter de semer la discorde la Russie durcit sa position dans le cyberespace en multipliant les cyberattaques elle durcit sa position en se lançant dans une militarisation de l'espace pouvant mettre en danger nos satellites en dépit de toutes les règles et de toutes les conventions internationales nous sommes donc dans un moment décisif la Russie est une menace non seulement pour l'Ukraine mais aussi directement pour nous pour l'Europe pour la France pour le peuple français et si nous faiblissons face à une puissance impérialiste révisionniste qui menace et qui ne croit qu'à la force les conséquences seront dures il n'y a que la détermination politique et la posture stratégique qui compte pour la tenir en respect et la première ligne de défense c'est en Ukraine qu'elle se situe je le répète la Russie ne peut ni ne doit gagner que voudrait dire concrètement pour la vie quotidienne des Français une victoire de la Russie je ne parle pas ici seulement d'arguments moraux de l'abandon d'une démocratie de la trahison de nos valeurs je parle de conséquences concrètes qui pèseront sur la vie des Français une victoire de la Russie c'est la fin d'un ordre international fondé sur le droit et un blancin donné à toutes les puissances animées d'instinct révisionniste une victoire de la Russie c'est le signal qu'attendent les régimes autoritaires pour sonner la fin de l'histoire des démocratie libérale une victoire de la Russie c'est le danger constant des appétits insatiables une sécurité européenne affaiblie des cyberattaques qui se multiplient jusqu'à pouvoir empêcher nos services publics de fonctionner une victoire de la Russie c'est le risque de nouveau conflit plus proche encore plus menaçant encore et de la prolifération à quelques centaines de kilomètres de nos frontières une victoire de la Russie c'est la perspective de la plus grande vague migratoire de l'histoire sur le continent européen des millions de réfugiés ukrainiens et de pays voisins qui craindraient pour leur sécurité encore davantage et se déplaceraient sur le continent une victoire de la Russie c'est un danger direct pour notre sécurité alimentaire la Russie et l'Ukraine sont les deux plus grands producteurs de céréales au monde si la Russie prenait le contrôle des séréal ukrainienne elle serait libre de fixer le prix comme bon lui semble en réponse à nos sanctions menaçant directement nos agriculteurs et le pouvoir d'achat des Français une victoire de la Russie c'est aussi le risque de la panne énergétique généralisé nous avons réussi à tenir face au chantage gazier de la Russie mais si elle se trouvait en position de force après l'avoir emporté sur l'Ukraine elle serait en mesure de déstabiliser encore davantage le marché avec à la clé des factures d'énergie et des prix à la pompe qui exploserait encore plus pour les Français je le dis clairement la guerre actuelle ce que nous vivons aujourd'hui a évidemment un impact sur la vie quotidienne des Français mais une victoire de la Russie ce serait un cataclysme pour le pouvoir d'achat des Français la liste est encore longue je pourrais continuer longtemps à énumérer un à un les risques concrets tangibles directs d'une victoire de la Russie pour la vie quotidienne des Français je le redis dans un monde où la Russie gagnerait les Français vivraient moins bien avec des aliments beaucoup plus chers de l'énergie beaucoup plus coûteuse et une insécurité croissante à nouveau évidemment cette guerre a un coût pour la vie quotidienne mais ce coup serait décuplé sans commune mesure si la Russie l'emportait sur l'Ukraine le le succès de l'Ukraine c'est aussi l'intérêt des Français alors mesdames et messieurs les sénateurs nous devons réagir c'est pourquoi le président de la République a appelé ces dernières semaines à un sursaut un sursaut collectif pour aider l'Ukraine et pour éviter le scénario du pire la Russie ne peut ni ne doit gagner la guerre alors dans un esprit de lucidité en veillant à refuser tout escalade nous prenons nos responsabilités c'est le sens de l'accord de sécurité conclu entre le Président de la République et le président zelensk à Paris le 16 février dernier cet accord bilatéral sur lequel nous vous demandons de vous prononcer ce sont des engagements mutuels entre la France et l'Ukraine c'est d'abord un engagement politique très fort de la France à renforcer structurellement et sur le long terme les capacités de l'Ukraine sur tous les plans militaires économique et également pour la reconstruction du pays l'objectif est d'accroître la capacité de l'Ukraine à résister d'accroître sa capacité de résilience de décourager tout acte d'agression dans l'avenir cet accord fait suite aux engagements pris par les pays du G7 dans une déclaration adoptée le 12 juillet 2023 en marge du sommet de l'OTAN à Vilnius il s'inscrit donc je le dis ici dans une logique collective en plus des pays du G7 25 pays ont adhéré à cette démarche avec la France ce sont déjà 7 pays qui ont conclu des accords similaires l'Allemagne le Royaume-Uni le Canada l'Italie les Pays-Bas et le Danemark c'est donc bien sur un élan de solidarité internationale que nous vous proposons de vous prononcer aujourd'hui quel est l'engagement des pays signataires d'un accord de ce type en cas de nouvelle agression russe contre l'Ukraine il s'agit de lui fournir une assistance rapide notamment en matière de sécurité d'équipement militaire et d'assistance économique en matière d'aide militaire cet accord prévoit pour l'année 2024 jusqu'à 3 milliards d'euros de soutien militaire additionnel c'est pratiquement une fois et demi que ce que nous avons fourni en 2023 et près de deux fois plus que ce que nous avons fourni en 2022 par votre vote nous vous demandons d'affirmer que la France est un partenaire militaire fiable de l'Ukraine un partenaire capable de créer l'initiative je pense notamment à la livraison de chars légers un partenaire capable de livrer des capacités qui font la différence sur le terrain je pense notamment à nos canons César ou au au missile de longue portée scalpe en contrepartie de ces engagements financiers importants l'Ukraine s'engage dans cet accord pour sa part à poursuivre sa trajectoire ambitieuse de réforme cela implique la poursuite des efforts importants initiés par les autorités ukrainiennes en matière de lutte anti-orruption de réforme judiciaire de consolidation de l'État de droit de décentralisation de modernisation de son secteur de défense ou encore de transformation de son agriculture vers les standards européen cet accord est un acte fort il réaffirme le soutien de la France à l'Ukraine dans la durée et et s'il n'est juridiquement pas soumis à la ratification du Parlement le président de la République a souhaité qu'il vous soit présenté que vous puissiez en débattre et que vous puissiez voter car derrière cet accord ce n'est pas seulement l'avenir de l'Ukraine c'est aussi la défense de nos intérêts et de notre sécurité qui est en jeu cet accord les défend cet accord les protège et j'appelle évidemment à l'esprit de responsabilité de chacun au moment de le voter mesdames et messieurs les sénateurs au-delà de cet accord qui fera l'objet de votre vote la France prend ses responsabilités aussi en mobilisant la communauté internationale lors de la réunion qui s'est tenu à Paris le 26 février avec les chefs d'État et de gouvernement de 27 États et leurs représentants de nouveaux engagements ont été pris collectivement nous avons décidé de continuer à renforcer notre soutien à l'Ukraine collectivement nous avons choisi de renforcer nos efforts pour fournir à l'armée ukrainienne les munitions dont elle a besoin collectivement nous avons décidé de renforcer la défense anti-aérienne et les capacités de frappe dans la profondeur des forces ukrainiennes une 9e coalition internationale a été créée en ce sens enfin de nouveaux axes d'effort ont été identifiés et proposés sur lesquels chacun pourra s'engager comme il le souhaite et autant qu'il le souhaite il s'agit de renforcer la défense cyber et les capacités de déminage ukrainienne d'être en en mesure de coproduire de l'armement en Ukraine d'assurer la défense des pays directement menacés par l'offensive russe comme la Moldavie et d'être en capacité de soutenir l'Ukraine pour qu'elle puisse continuer de sécuriser sa frontière avec la Biélorussie ces engagements ont porté leur fruit loin des caricatures des partisans de la défaite permanente et du déclin la France a donné un nouvel élan de soutien à l'Ukraine lors de la Conférence ministérielle de suivi organisée la semaine dernière sous l'égide du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et du ministre des armées des dizaines d'états partenaires ont accepté de se saisir de nos réflexions de s'engager et même de prendre la tête des travaux sur certains chantiers grâce à la volonté du Président de la République à l'engagement du gouvernement la France est à l'initiative elle est moteur nous avons posé toutes les options sur la table sans logique d'escalade sans faux semblant cela a permis un électrochoc salutaire a donné un coup d'accélérateur à la réaction internationale nous avons assumé notre rôle les travaux sont lancés nous proposons et nos partenaires sont libres de participer d'avancer et de contribuer Enfin je veux le dire clairement ici dans un moment aussi grave dans une situation aussi complexe il n'y a pas de place pour l'instrumentalisation le message du président de la République a été très clair nous n'abandonnerons pas l'Ukraine et nous n'excluons pas par principe aucune option nous nous inscrivons dans un cadre réfléchi pour réaffirmer notre soutien à l'Ukraine sans faire la guerre à la Russie et en refusant toute d'escalade nous ne nous fixons pas de limite face à une Russie qui elle n'en fixe aucune nous continuerons comme nous le faisons depuis le début du conflit à faire évoluer notre soutien à l'ADAPT aux besoins des Ukrainiens en 2 ans beaucoup d'évolutions que l'on croyait impensabl ont eu lieu la Suède et la Finlande qui rejoignent l'OTAN impensable et pourtant c'est fait l'Europe capable de prendre des sanctions fortes en quelques heures impensable et pourtant c'est fait l'Europe qui se mobilise qui fournit des armes impensable et pourtant c'est fait il y a une différence entre le soutien militaire et la cobéligérence nous pratiquons cette différence tous les jour avec nos partenaires et nos alliés une dynamique est en train de se lancer les chantiers sont ouverts et se poursuivent afin de faire plus mieux et si besoin différemment pour soutenir l'Ukraine dans la durée mesdames et messieurs les sénateurs ces propos sont fermes je le sais mais je veux ici rappeler qu'aucun pays plus que la France n'a uvré au dialogue avec la Russie n'aré pour ramener ses dirigeants à la raison que ce soit dans les négociations du format dit Normandie avec l'Allemagne dès 2014 sous l'égite du président François Hollande et repris par le Président de la République que ce soit par toutes les initiatives françaises de ces dernières années lors des rencontres entre le Président de la République et le président Poutine à Versailles à Saint-Pétersbourg à Osaka ou à Brégançon que ce soit dans l'organisation à l'initiative du Président de la République de ce qui s'est avéré être la seule rencontre entre les présidents Zelinski et Poutine en décembre 2019 c'était en France à l'Élysée que ce soit dans les mois les semaines les jours les heures qui ont précéderé l'éclatement du conflit où le président de la République a tout tenté jusqu'à se rendre à Moscou pour éviter la guerre à toutes les étapes notre engagement pour l'Ukraine a été constant en faveur de sa souveraineté et du respect de son intégrité territoriale sans volonté d'ustraciser la Russie c'est la raison pour laquelle la position de la France en faveur de la paix est inchangée notre objectif reste clairement celui d'une solution négociée qui respecte les droits de l'Ukraine et nos intérêts de sécurité c'est la seule solution qui permett d'obtenir des garanties crédibles de la part de la Russie pour s'assurer qu'elle ne retournera à l'assaut ni de l'Ukraine ni d'un autre pays européen et je dois le dire j'entends dans le débat public et nous l'avons entendu à l'Assemblée nationale hier certaines voix qui disent nous ne soutenons pas l'accord que vous nous présentez qui prévoit de renforcer notre soutien à tout point de vue à l'Ukraine mais nous plaidons pour une solution négociée mais comment peut-on imaginer une solution négociée qui permette aux Ukrainiens de vivre libre si la situation reste la même c'est-à-dire celle d'un Raffort de force absolu de la Russie sur les Ukrainiens comment peut-on imaginer une solution négocié acceptable qui se traduisent par une paire réelle si cela se fait avec un pistolet sur la tempe pour les Ukrainiens par la Russie assumer de soutenir l'Ukraine c'est lui permettre de résister et c'est lui permettre de bénéficier d'un rapport de force qui fera qu'une solution négociée se fasse dans l'intérêt des Ukrainiens l'inverse malheureusement n'est pas envisageable mesdames et messieurs les sénateurs dans quelques instants vous voterez vous voterez sur notre accord bilatéral de sécurité avec l'Ukraine vous voterez sur notre soutien à l'Ukraine vous voterez sur notre capacité à défendre nos intérêts et nos valeurs au moment de ce vote les Français nous regardent des Français qui s'inquiètent de la situation des Français que la Russie menace desanç qui tiennent à nos valeurs à notre liberté à notre démocratie des Français qui je le crois ont compris les dangers qui les guê si la Russie l'emporter et je crois que c'est aussi notre responsabilité de leur redire évidemment que lorsque nous annonçons des montants de soutien il y a des Français qui réagissent qui nous interrogent qui nous pose des questions qui entendent 3 milliards d'euros de soutien à l'Ukraine à nous aussi de leur rappeler que si ce soutien a un cout nos valeurs la liberté des peuples la sécurité de l'Europe n'ont pas de prix et que si la Russie venait à l'emporter sur l'Ukraine ce serait bien des moyens supplémentaires budgétaires qu'il faudrait engager pour soutenir les Français face aux conséquences que j'ai évoqué tout à l'heure sur l'inflation des prix alimentaires ou de l'énergie qui serait pire encore que celle que nous connaissons aujourd'hui évidemment l'Ukraine aussi nous regarde je salue son ambassadeur qui est présent elle attend la confirmation et le signal de notre unité [Applaudissements] elle attend la confirmation et le signal de notre unité derrière elle nos partenaires nous regardent aussi ils ont répondu à notre appel sont prêts à s'engager davantage pour l'raine et attend de nous de montrer l'exemple et je le dis la Russie nous regarde aussi elle qui veut imposer la loi du plus fort elle qui veut nous diviser elle qui veut mettre à bas nos principes et nos valeurs alors ce vote est important et dans le respect des convictions et des histoires de chacun je sais pouvoir compter sur notre responsabilité collective mesdames et messieurs les sénateurs cette nuit l'amiral Philippe De Gaulle est mort lui qui s'était engagé dans la Résistance avant même qu'elle ne porte vraiment le nom je tenais à lui rendre hommage ici comme l'a fait tout à l'heure Gérard Larcher non je pense que c'est mon rôle de lui rendre hommage lui qui a combattu avec la deuxème dB à passer une vie de service de la France au service de la France que ce soit sous l'uniforme ou sur ses bancs il a fait souffler pendant plus d'un siècle l'esprit de résistance et je le dis et c'est la liberté de chacun de rejoindre ou pas cette conviction mais je le dis aujourd'hui c'est bien de l'esprit de résistance si français dont il est question résistance face à l'oppression résistance face à l'invasion résistance pour nos valeurs pour les intérêts du peuple français car la Russie ne peut pas et ne doit pas gagner car si l'Ukraine perd nous perdons nous aussi nous ne laisserons pas la Russie gagner la France ne peut s'effacer devant ses responsabilité mesdames et messieurs les sénateurs hier à une large majorité l'Assemblée nationale a voté en faveur de cet accord bilatéral de sécurité aujourd'hui je sollicite votre approbation celle du Sénat ensemble soyons fidèle à notre histoire soyons fidèles à l'héritage de notre nation demeurons du côté de la justice et de la résistance je vous remercie merci Monsieur le Premier Ministre dans la suite de notre débat la parole est aux orateurs des groupes j'appelle le président Bruno rotillot pour le groupe les [Applaudissements] républicains monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames messieurs les ministres Monsieur l'Ambassadeur mes chers collègues débattre de la guerre d'Ukraine bien sûr le Parlement ne peut pas être contourné et puis la donne est tellement différente de ce qu'elle était il y a 2 ans débattre oui donc mais débattre de quoi parce qu'on ne peut pas se le cacher depuis quelques jours quelques semaines l'inquiétude sur l'issue du conflit s'est doublé d'une autre inquiétude d'une confusion d'une confusion française tant les déclarations intempestive successive du président de la République ont déconcerté nos alliés qu elles ont donné aussi peut-être monsieur le Premier ministre le sentiment précisément d'un mélange déplacé entre la politique étrangère et la politique [Applaudissements] intérieure j'essaierai de situer mon intervention au-delà de ce genre de polémique double inquiétude donc la première inquiétude c'est l'issue du conflit nous avons qui s'est révélé la nation ukrainienne une résistance héroïque une résistance héroïque qui se heurte à plusieurs obstacle l'obstacle de l'aide américaine qui est bloqué aujourd'hui par le Congrès l'obstacle du soutien européen qui est bien là mais qui peine souvent à se concrétiser et puis surtout la froide métallique détermination de l'autocrate russe pour qui rien de compte ni le temps ni les vises humaines ni même la prospérité de sa population une population soumise société soumise à une militarisation sans précédent avec un énorme paradoxe mes chers collègues la Russie ajouté à la Biélorussie c'est à peu près 3,3 % du PIB de la richesse de l'Occident comment ces 3,3 % du PIB peuvent produire cet effort de guerre il est loin le temps où un ministre de l'Économie français indiquait il y a 2 ans que nous allons je cite provoquer l'effondrement de l'économie russe avec des sanctions les sanctions nous les avons acceptés ici même il y a 2 ans j'avais indiqué que elles auraient sans doute une portée limitée mais que moralement nous devions le faire et nous l'avons fait mais force de constater que elles n'ont pas affaibli la Russie elles ont simplement renforcé son autonomie vis-à-vis des marchés occidentaux parce que et c'est la révélation de cette guerre à côté de l'occident il y a un autre monde tout simplement et aujourd'hui c'est notre effort de guerre qui peine à adopter le rythme que nécessite les combats la bataille jeose dire de l'avant nous menons en quelque sorte d'une bataille de l'arrière et bien malin qui pourrait prédire l'ESS de ce conflit il faudrait lire dans le mar de café il faudrait être si l'on en croit flobbert la reine de Saba qui disposait d'un bouclier sur une face duquel était gravé l'avenir des guerres mais ça n'est pas notre cas première interrogation première inquiétude une autre inquiétude j'ai fait allusion sur les déclarations du président de la République menaçant ou en tout cas n'excluant pas l'envoi de troupe sur place sur le front je sais que ce n'est pas une décision bien évidemment mais cette déclaration vient 20 mois après une autre déclaration où il disait qu'il fallait veiller à ne pas humilier la Russie on peut en comprendre d'ailleurs les fondement à l'époque mais voyez ces déclarations changeantes C tê à queue ont eu pour résultat d'isoler la France de diviser et de déconcerter nos alliés et je crois profondément que l'ambigué stratégique a pour objectif militaire de créer une incertitude mais quand vous forcez nos alliés vos alliés successivement a déclaré que aucun d'entre eux n'en verra sur le front des troupes alors il y a plus d'incertitude il y a une certitude ils n'environt pas de troupe et il reste la cocophonie je crois profondément que sur la scène internationale pour qu'un État tienne son rang il faut que le chef d'État tienne une ligne alors précisément quel doit être quel doit être la ligne de la France cette ligne pour nous pour notre groupe elle doit rester ce qu'elle a été depuis le début depuis le départ de l'agression russe tout faire pour que la Russie ne gagne pas cette guerre ne rien faire qui nous entraîne dans une guerre que nous ne voulons pas je sais que c'est une ligne de crête je sais que c'est une ligne difficile à tenir mais c'est la seule que nous puissions tenir c'est la seule compatible avec l'intérêt de la France et aussi avec nos convictions parce que si nous soutenons du mieux que nous pouvons l'Ukraine c'eston aussi d'un doule combat vous avez cité l'amiral de Gaulle un combat peut-être un double combat gaulien certainement français le combat pour la souveraineté des nations le combat pour la liberté des hommes la souveraineté des nations un combat continuel un combat originel puisqu'il a fondé la France la nation contre l'Empire la frontière contre le GLA contre les marches le droit contre la force brute ou la violence c'est le combat français c'est notre combat c'est un combat que nous comprenonsad Poutine tente de récapituler les deux histoires de la Russie soviétique à l'ône de l'Empire et il y a un autre paradoxe concerne Ukraine c'est que face à cette expansionisme à cet impérialisme vous avez utilisé monsieur le Premier ministre le terme la nation s'est unifiée la nation ukrainienne s'est révélée et elle a finalement découvert le sort sans doute tragique de toutes ces nations d'Europe centrale qui savent par avance que leur existence ne va pas de soi je cite Milan Kera dans un de ses plus grands livres l'Occident kidnappé donc bien sûr premier combat la souveraineté des nations et l'autre combat la liberté des hommes je vais citer aussi le général de G parce que chacun connaî cette si belle phrase que nous avons tous dans notre patrimoine où que nous siégions il existe un Pact 20 fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde et bien c'est au nom de ce pacte que nous ne pouvons pas tolérer que nous ne pouvons pas accepter le retour de l'homme rouge mes chers collègues à l'est de l'Europe parce que c'est de cela dont il s'agit c'est de cela dont il s'agit de rien d'autre c'est le retour des vieilles pratiques soviétiques le mensonge institutionnalisé la délation lisez le dernier livre de Victor hoflè grand dissident actuel l'assassinat politique Alex Navalni oui le retour des vieilles pratiques soviétiques le retour de l'AT cajébiste la statue de Félix dinski a été déboulonné à Kiev elle é rigée désormais à Moscou le crime est récompensé la mémoire est verrouillée l'association mémoriale qui travaillait précisément sur les crimes du soviétisme a été dissoute faisant un écho à cette phrase tragique de sol genénitine du Grand sol gen sur l'archipel l'archipel a été l'archipel demeure l'archipel sera tout simplement chers collègues parce qu'il n'y a pas eu de number du soviétisme et que aucun des tortionnaires n'a eu à en répondre vis-à-vis de la justice donc si nous soutenons l'Ukraine nous le soutenons pour ces raisons profondes au-delà même des raisons qui peuvent aussi et qui doivent aussi nous interpeller parce que la Russie nous a agressé en Afrique parce qu'elle nous mène une guerre hybride aussi alors pour continuer sur le même auteur qui disait les choses étant ce qu'elles sont que devons-nous faire bien il faut accorder nécessairement deux impératifs la solidarité et la réalité en d'autres termes monsieur le Premier ministre que devons-nous faire dans une situation telle que nous la connaissons je pense que aujourd'hui au moment où je vous parle au moment moment où nous avons ce débat un cesser lefeu un armistice sont totalement hors de portée aucun des deux bégants ne le souhaite des crimes de guerre la volonté de VAD Poutine d'enregistrer une sorte de victoire de fait en tout cas frontière à partir de laquelle il pourrait menacer en permanence l'Ukraine donc ces objectifs ne sont pas atteignables à court terme en revanche je pense que la stratégie et notre but parce que Vladimir Poutine ne connaît que le rapport de force ce doit être de rendre l'option de la poursuite de la guerre plus coûteuse que l'option du refus des négociations c'est comme cela que nous concevons ce rapport de force et le soutien à l'Ukraine mais ça veut dire qu'il faut agir en conséquence et ne pas se payer de mot ne pas chercher à compenser par des déclarations tonitruantes des actes qui seraient trop faibles ce qui compte aujourd'hui maintenant c'est le soutien militaire c'est le soutien militaire c'est pas les promesses de demain et à ce titre je veux vous dire que dans cet accord il y a deux points dont je veux parler parce qu'ils interpellent notre groupe l'adhésion de l'Ukraine à l'Europe ça n'est pas l'ordre du jour il y aura des obstacles tant qu'il n'y a pas une réforme des institutions européennes et on sait qu'il faut à l'unanimité c'est compliqué la politique agricole nos agriculteurs ne doivent pas payer la guerre c'est pas à eux de payer ce conflit et il y a l'article que vous connaissez 42- 7 du traité européen qui stipule que on se doit mutuellement une assistance mutuelle entre États-membres et le second point c'est lean qui ait un certain de promesse peut-être mais je ne vois pas l'encore à court ou moyen terme l'Ukraine entrer dans l'alliance elle n'y rentrera pas tant qu'il y a la guerre et sait très bien que quand viendra le moment des négociations parce que ce moment viendra nécessairement tout sera sur la table évidemment bien sûr donc plutôt que de lointaines et incertaines promesses plutôt que des déclarations guerrières je pense qu'il faut donner dès aujourd'hui à l'Ukraine les moyens de se défendre c'est ce qui doit nous guider je ne veux pas entrer dans la polémique il s'agit pas de traiter de lâche tel ou tel État membre tel ou tel de nos alliés il faut simplement que on se regarde nous-même vous êtes optimiste monsieur le préistre je croire à cet optimisme si c'est un optimisme de volonté mais puisque c'est une guerre de stock puisque nous on assume la bataille de l'arrière si j'ose dire et certainement pas de l'avant ce qui compte c'est les munitions dans un excellent rapport et je salua le président de la commission des affaires étrangères de sa propre commission j'ai noté un chiffre en 2 ans nous avons livré 30000 obus à peu près de55 mm c'est en gros ce que consomme l'artillerie russe en une grosse journée et il y a quelques jours à Tarbe l'usine l'unique usine qui nous permet de construire de produire les cordes auus était en panne donc voilà il faut en revenir à la réalité et vraiment aider l'Ukraine sans se payer de déclarations qui peuvent épouvanter notre opinion et qui peuvent déconcerter encore une fois nos partenaires et allié voilà je pense que ça doit être notre ligne l'Union européenne doit être bien entendu au premier rang l'année 2024 sera décisive l'Union européenne a proclamé au lendemain de l'invasion son réveil stratégique mais a-t-elle ouvert grand les yeux je vous trouve là aussi optimiste les 3/4 des armes qui ont été livré par les étatsmembres de l'Union européenne les 3/4 sont achetés et dans ces 3/4 les 2 tiers sont achetés aux États-Unis alors qu'on a une industrie de la défense bien sûr je sais mais c'est important de le dire pour donner au terme de puissance un peu de réalité un peu de chose de concret il y aura pas de puissance européenne si on n pas capable de développer une puissance industrielle de production notamment de munition donc pour conclure très rapidement ce que je veux dire c'est que nous prenons rcte de cet accord nous le prenons pour ce qu'il est ça n'est pas un traité sinon vous auriez utilisé l'article 53 de la Constitution et non pas l'article 50-1 nous le prenons d'abord comme un signal de solidarité bien sûr et notre vote est un vote de soutien à l'Ukraine en aucun cas un vote de soutien aux déclarations du président de la République ou un vote de soutien au gouvernement les choses sont claires et je les prononce ici de façon solennelle encore une fois je pense et c'est la direction dans laquelle nous souhaitons nous aller vous l'avez vous l'avez indiqué vous avez parlé d'instrumentalisme croyez-vous Monsieur le Premier Ministre croyez-vous après les déclarations que nous avons tous entendu que la France est pas suffisamment archipaliser pour en rajouter pensez-vous que pour des raisons électorales il faille là encore ajouter l'archipalisation une fragmentation nouvelle croyez-vous que devant l'adversité devant l'adversité l'unité n'est pas justement une force je pense que pour ce qui me concerne les enjeux sont tellement importants qu'il faut bien entendu nous rassembler mais ces enjeux sont si importants pour une seule raison parce que les temps tragiques sont de retour où le destin frappe à la porte de l'Europe et C temps exige de nous que on se hisse à la bonne hauteur voilà et je pense que le soutien l'Ukraine c'est aussi notre intérêt c'est notre assurance parce que quelqu'un nous a prévenu il y a des siècles Isaac Newton lorsqu'il disait que concl je conclus monsieur le Président excusez-moi mais c'est important et c'est un débat fondamental je veux Isaac Newton qui avait dit un jour mes chers collègues écoutez bien je sais mesurer je sais mesurer le mouvement des corps célestes je ne sais pas mesurer la folie des hommes tenons-nousle pour dit merci merci merci monsieur le Président voilà vous êtes en direct sur l'antenne de Public Sénat depuis 18h15 nous suivons ce débat cette déclaration sur l'Ukraine après les 25 minutes de discours de Gabriel Atal et les 14 minutes de Bruno pour les LR c'est autour de Rachid temal pour les socialistes qui disposent d'un temps de parole de 12 minutes retour au direct monsieur le Président Monsieur le Premier ministre mes chers collègues Monsieur l'Ambassadeur d'abord je tiens à saluer le gouvernement qui a fait le choix d'avoir un débat enfin j'ai envie de dire 50-1 avec vote aujourd'hui c'est une bonne chose j'en profite pour souhaiter au nom de mon groupe qu'on puisse avoir plus régulièrement des débats 50 tiéen avec vote je précise je voudrais pour démarrer d'abord rendre un triple hommage d'abord un hommage aux femmes et aux hommes Ukrainiens qui se battent depuis maintenant 2 ans chaque jour au péril de leur vie qui subissent les bombes les viols les envois d'enfants en Russie et je crois qu'on peut collectivement les saluer les remercier deuxième hommage que je souhaite adresser c'est d'abord aussi aux Français et aux Françaises qui seul qui dans des associations qui au niveau des collectivités aussi ont su accueillir en France des réfugiés Ukrainiens qui continuent justement à les accompagner parce que je crois qu'effectivement il rien de pire que de son quitter son pays quitter sa famille avec les morts qu'on laisse sur place trème hommage pour démarrer celui qu'on doit rendre je crois aux opposants russes aux opposants bélaruses qui aussi risque leur vie seulement pour dire non seulement pour avoir un avis seulement pour appeler la liberté en Russie ou en Bélarus en Bélarus pardon et je crois comme vous l'a dit monsieur le Premier ministre qu'il faut être à l' hauteur des débats au moment où nous sommes je crois un moment critique à la fois de notre histoire mais également de la guerre en Ukraine et permz-moi de commencer aussi le propos par un peu de contexte pas seulement sur la guerre en Ukraine mais rappelez que ce nouveau monde dans lequel nous plongons à nouveau c'est la fin d'une parenthèse j'ai envie dire quasiment heureuse après 1945 où certains pensaient à la fin de l'histoire et surtout le fait que deorenavant notamment en Europe la question de la guerre totale devient une réalité qu'il nous faut prendre en compte prendre en compte d'ailleurs dans peut-être et je l'évoquai tout à l'heure peut-être une adaptation à V programmation militaire peut-être aussi en compte dans notre nécessité de réindustrialiser notre pays notamment sur des questions de matières premières mais aussi de terr RAR qui nous permettrai de nous défendre dire aussi que nous sommes face effectivement un dictateur qui finalement depuis son accession à la tête du pays 1999 Premier ministre puis président et nouveau ministre pour être nouveau président n fait n mené que des guerres entre deux poses diplomatiques et je crois qu'il faut l'avoir en tête il n' mené que des guerres entre deux poses diplomatiques la la Géorgie l'Ukraine une première fois la Syrie puis aujourd'hui ce qu'il le fait en Afrique avant de revenir sur le continent pour mener cette guerre en Ukraine je dis parce que ça doit nous interroger sur cell et ceux qui disent il a été provoqué l'Europe ù l'OTAN serait responsable non la réalité elle est simple Vladimir Poutine a la volonté de conduire à nouveau un empire russe même si j'ai bien entendu le présidento je dis russe mais en tout cas de revenir à cela et je crois qu'il faut l'avoir en tête parce que sinon n ne pourons pas comprendre et je dis d'autant plus que à travers cela il a refusé tous les traités il y avait un traité souvenonsnous en 1991 entre la Russie et l'Ukraine sur les frontières il a bfoué se traité il y a eu l'accord de Minsk puis ce de 2014 j'en profite d'ailleurs pour aussi saluer le courage qui était celui du président François Hollande effectivement en 2014 de refuser la livraison des mistrales et je me souviens c'est aussi le charme parfois de Twitter de toutes celles et tous ceux qui avac vilipand le président Hollande et qu'ils étaient notamment à l'extrême droite ch les filles et je crois même que certains c'était perdu mais je sais qu'aujourd'hui ils ont changé la vie et c'est une autre chose sur les bancs de la droite républicaine jeolis parce que aujourd'hui dans ce débat là qui est devant nous on voit bien qu'il y a l'é tenant certains nous annoncent qu'il faut faire la paix que nous somons trop dur avec Vladimir Poutine mais moi j'ai souvenir d'un président un candidat pardon un candidat éction préentielle les trois dernières chacun trouvera le nom qui proposait une conférence sur les frontières ouvrant la porte à ce que propose Vladimir Poutine je me souviens également de l'extrême droite qui a toujours soutenu notamment les faux référendums sur le donbas sur la Crimée et qui en fait finalement ne doit payer juste sa taxe auprès de son banquier je veux aussi dire que là où nous en sommes et c'est le débat d'aujourd'hui c'est l'inquiétude quant au maintien du front je vous rappelle que il y a quelques semaines quelques mois les nos amis lançaient une grande offensive quelques mois plus tard aujourd'hui ils sont en situation extrêmement difficile pardon sur le plan défensif et la question qui nous est posée alors effectivement les États-Unis bloquent leur financement et nous avonsnous des difficultés à produire suffisamment même si je reviendrai sur les efforts qui ont été fait depuis 2 ans c'est cont l'interrogation c'est il y aurait-il encore un front tenu dans quelques mois c'est la question qui est la nôtre et c'est pour ça que il nous faut aller plus en avant et nous savons effectivement qu'après l'Ukraine nous l'avons entendu déjà les bruits de botes peuvent s'orienter vers la Moldavie nous savons également que les pays Balt qui je le rappelle pour que tout le monde le sache bien ou s'en rappelle sur leur fronè leur frontières terrestre ils ont le choix entre la Russie à deux égards ou le Bélarus qui est l'allié aujourd'hui l'allié ou peut-être le vassal Vladimir Poutine et une fois que j'ai dit ça c'est vrai que la question que posé c'est que faire maintenant j'ai entendu Monsieur le Premier Ministre tout ce que la France a déjà fait alors je sais et et je regarde le ministre des Armées certains parlent du fameux barem où nous sommes 14e d'autres d'un rapport à laass nous serions beaucoup plus haut la réalité c'est que aujourd'hui les Ukrainiens ne peuvent tenir et que la réalité c'est qu'aujourd'hui l'Europe les Américains ne produisent pas suffisamment et le sujet n'est pas des 2e ou 4e ou 25e c'est que ça ne fonctionne pas donc nous à notre niveau au niveau du groupe socialiste éciste républicain nous n'allons pas faire le procè qui comp mais au moins faire quelques propositions d'abord je crois je crois monsieur le Premier ministre il faut entendre les inquiétudes les craintes des Français et je crois que le président Réublique prendra la parole demain soir je l'invite à rassembler à réunir à fédérer les Français d' ce combat légitime pour nos amis Ukrainiens il faut aussi produire plus rapidement alors nous avons eu un débat il y a quelques semaines d'ailleurs sur la question de la production nous avons fait nous une proposition rle pas tout de suite la solution c'est pas tout une solution un livret d'Épagne défense souveraineté pour dire au français vous allez protéger votre votre épagne et vous allez aussi protéger votre pays je crois qu'il faut le mettre en place plus rapidement c'est vrai qu'il y a la question on l'a dit des cl étachés notamment il faut aussi s'assurer monsieur le Premier ministre que nous puissions rapidement permettre aux Ukrainiens de tenir auerie les questions budgétaires et financières je rappelle que 53 % de dépenses budgétaires sont les armes sur les armes sur les défenses et aujourd'hui là il y a un vrai sujet également économique je pourrais également ajouter la néité d'avancer monsieur le Premier ministre sur les gels les avoir gelé 200 milliards d'euros dans les banques européennes j'ai bien noté l'avancée modeste timide de l'Union européenne mais il faut aller plus loin je propose que si on estêt d'accord que le Parlement puisse voter très rapidement une proposition qui permettra de récupérer la partie française pour financer à la fois l'achat d'armes et la reconstruction le moment venu pour ne pas aller trop loin non plus on pourrait aussi imaginer monsieur le Premier ministre que il a un nouveau paquet de sanctions qui soit donné autre proposition faire en sorte que la Banque européenne d'investissement puisse enfin financer l'industrie de défense je rappelle qu'à ce jour elle ne le peut pas à ce jour notre industrie française européenne peut pas être financé par la Banque européenne d'investissement ce n'est pas encore le cas je pourrais aussi citer bien sûr le travail que nous menons avec le président de l sur les questions des ingérences parce que c'est vrai qu'il ne faut pas l'oublier nous ne menons pas la guerre à la Russie mais la Russie mène la guerre avec des bombes et des drones à l'Ukraine et à la France et aux autres via des guerres de cyber attaques ou des guerres alors comme le temps est compté même si j'espère aussi avoir une de plus que le Président retaillot je voudrais aussi je ve terminer par cette partie là en tout cas monsieur le ministre je crois qu'il faut revoir la loi de programmation militaire il est prévu aujourd'hui dans le texte une clause de revoyure je pense qu'on ne peut pas attendre je pense que la guerre totale en Europe et on voit aujourd'hui les dgar nous oblige à reprendre les travaux à reformer notre approche notre défense à prendre des mesures exceptionnelles pour pouvoir produire on sait très bien qu'aujourdi nous avons un problème qure à l'attractivité dans nos dans métier au niveau de nos armées tout ça doit être remis sur la table nous avons voté une bonne loi de programmation militaire mais aujourd'hui elle est fracturée elle est impactée par ceux qui se passe en Europe alors maintenant la question qui nous est POS aujourd'hui monsieur le Premier ministre c'est le débat certes mais sur quoi votons-nous il est vrai que c'est une déclaration d'intention déclaration de principe et ça ne pose pas de problème à nous socialistes puisque depuis le premier jour nous soutons effectivement les Ukrainiens mais il faut le dire aux Français ce n'est pas un accord contraignant et effectivement dans l'accord qu'on nous propose de ratifier aujourd'hui ce n'est pas un blancin pour le gouvernement ce n'est pas non plus déclaration de guerre contre la Russie ce n'est pas donc une entrée en guerre de la France dans ce conflit ce n'est pas non plus la bellégérance qui est ouverte pour la France ce n'est pas l'envoi de troupes combattantes à ce jour en Ukraine ce n'est pas l'entrée de l'Ukraine dans l'un européenne ou là le jour venu il faudra effectivement des propositions tant sur la réforme de l'Union européenne mais sur la protection également d'unombre de secteurs je pense là en premier bien sûr à au aux agriculteurs ce n'est pas non plus l'entrée dans le autant puisque nous souhaitons et c'est normal que comme pour la Suède et la Finland il moment venu un vote s'il devait avoir cette entrée dans l'uton alors oui cela reste une déclaration d'intention importante et forte parce que vous l'avez dit Monsieur l'Ambassadeur est là je crois que c'est aussi un message à adresser à aux Français c'est un message à adresser au peuple ukrainien et aussi un message je crois au peuple russe qui subit le jou et la dictature alors oui nous allons nous voter bien évidemment le groupe socialiste écologiste acccord et je voudrais pour terminer d'ailleurs le dire que nous votons d'autant plus facilement que nous avons une longue tradition et je pourrais citer bien sûr un som de présidents de la République socialiste ou Premier ministre qui ont su prendre leur responsabilité pour aller aider tel ou tel pays en difficulté je tamerai pour le coup par Jean jores puisque Jean jores écrivait en 1911 un texte sur l'armée nouvelle et il indiquait que oui il é pour la paix mais que quand il fallait défendre la paix il fallait avoir alors alors une armée capable de ramener la paix et c'est je crois l'enjeu qui est le nôtre donc nous voterons bien ce ce projet d'accord de sécurité franco-ukrainien vive l'Ukraine vive la France je vous merci merci la parole est pour le groupe de l'Union centrist c'est notre collègue Philippe folot vous avez la parole merci monsieur le Président Monsieur le Premier ministre monsieur le ministre monsieur l'ambassadeurs mes chers collègues suite à l'agression russe de l'Ukraine pour la première fois depuis 80 ans deux nations du continent européen sont en guerre ouverte ne nous y trompons pas cette cette situation est aussi la résultante de la cécité collective voire des lâchetés qui ont été les nôtres suite aux agressions de Poutine en 2008 contre la Géorgie et en 2014 dans le donbas et en Crimée la situation sur le terrain est d'une grande complexité pour les deux belligérants en effet tous deux sont en voie d'épuisement après plus de 2 ans d'un affrontement total plus de 2 ans de s'enverser plus de 2 ans de nombre important de jeunes soldats qui quittent le front blessés et définitivement marqué plus de 2 ans que d'innocents civils Ukrainiens femmes et enfants tombent sous les bombardements russes la répression se radicalise aussi au sein même de la Russie toute revendication contraire au narratif erroné de Vladimir Poutine est durement réprimé et nous ne pouvons ici qu'avoir une pensée émue pour Alexis navelni cette guerre elle est duale elle mêle des technologies du 21e siècle avec des schémas tactiques d'une guerre de position qui rappelle les Affre de la Première Guerre mondiale ce tableau que je vous dresse monsieur le Premier ministre mes chers collègues j'ai pu le constater de mes propres yeux en février 2023 au cœur de l'hiver je me suis rendu sur la ligne de front et j'ai eu l'opportunité de passer une nuit à 4 km de parkmou quelle le son de vie que de pouvoir retrouver ces valeureux combattants Ukrainiens russophones pour la plupart qui revenaient du front épuisé mais motivé ils m'ont expliqué qu'il se battait d'abord pour les femmes et les enfants à l'arrière ensuite pour leur pays son déépendance sa souveraineté et son intégrité mais j'ajouterai de fait ils se battent aussi pour nous pour notre modèle de démocratie basé sur la liberté et le respect du droit notamment international à ce moment je voudrais avoir une pensée pour deux Ukrainiens yor chniev yor est un combattant de 2014 devenu député à la Rada qui aujourd'hui est vice-président euh de la commission de la défense de la Rada qui représente à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN donc le Parlement ukrainien et qui est un fatig un infatigable euh combattant de la cause ukrainienne et qui la défend ici et partout dans le monde et magnit magnit magnit est un combattant un homme de comme vous et moi euh il était artiste sculpteur avant le conflit et il s'est retrouvé en première ligne et avec dans les yeux de ses camarades j'ai pu voir tout le respect qu'ils avaient pour lui avec force courage et détermination il s'est battu aujourd'hui il est blessé il est en convalescence dans un hôpital près de Kief et bien je crois que vous vous joindrez à moi pour lui souhaiter un prompre rétablissement lors de ce déplacement j'ai pu assister à des tirs opérationnels du canon César que nous avons livré ce fut très instructif en effet nous avons beaucoup parlé ici en commission notamment de la problématique des munitions les soldats Ukrainiens m'ont expliqué la difficile compatibilité des munitions avec leurs armes ils font l'élage l'éloge du canon de notre canon de sa précision de son allonge de sa mobilité et de sa rapidité de mise en œuvre toutefois à ce moment là il ne faisait qu'un tiers des tirs avec les obus de 155 mm que nous leur fournissions et ils m'ont affirmé avoir testé SEP différents types de munitions avant de trouver celle américaines en l'occurrence leur permettant de pouvoir agir en toute sécurité et efficacité l'achat de munition n'est pas un achat ordinaire une munition n'est pas un produit interchangeable d'un fabricant à un autre comme pourit lêre nos capsules de café ne nous y trompons pas si nous avons décidé d'augmenter nos capacités de production pour arriver à livrer jusqu'à 3000 au but par mois alors que les Russes en tirent près de 25000 par jour et que les Ukrainiens sont limités à près de 5000 ripostes quotidiennes nous sommes loin bien loin du compte monsieur le Premier ministre nous nous félicitons que la France ait pris la tête de la coalition artill et nous devons poursuivre nos efforts à la matière vous nous avez aussi parlé d'une 9e coalition internationale pour les frappes en profondeur nous souhaitons que notre pays la rejoigne ainsi que la coalition aviation et complète notre action dans les indispensables frappes en profondeur en livrant enfit les Mirage de000 équipé de muscil scalp c'est derniers serait beaucoup plus utile sur le front que souscoque ici dans nos aggars c'est ce n'est plus possible que de laisser les Ukrainiens se battre dans ces conditions et de ne pas avoir l'indispensable maîtrise de la 3è dimension la victoire de l'Ukraine est vitale pour nos valeurs pour la paix et pour la sécurité en Europe mais pour en arriver à cette victoire il est impérieux pour nous alliés du peuple ukrainienne de sortir de notre logique du trop peu trop lentement trop tard le groupe Union centriste soutient l'accord bilatéral de sécurité signé le 16 février dernier entre les présidents Macron et Zelenski avec ce texte langage la France s'engage à fournir durant 10 ans une assistance plus globale à l'Ukraine pour sa protection et le rétablissement de son intégrité territoriale ainsi que la reconstruction après la guerre et favoriser son entrée dans la famille européenne elle en paye le prix du sang et des larmes depuis 2022 la France a fourni près de 3,8 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine et en 2024 ce sont près de 3 milliards d'euros supplémentaires qui seront débloqués pour continuer à soutenir ce pays l'aide de la France dans ce conflit ne doit être ni sous-estimé ni surestimé il en va de notre crédibilité nous ne cédons pas à la tentation de l'autoflagellation et encore moins à celle de l'autosatisfaction mettons plutôt des actes sur nos mots nous avons par exemple envoyé à l'Ukraine des antiques VAB qui sont deux à trois fois plus âgés que les soldats Ukrainiens qui les utilisent et de tous aussi ancien amx10 RC dont j'ai pu constater sur le terrain au mois de juillet dernier dans à la région de zaporidja qu'ils étaient en somme toutes d'une utilité relative toutefois reconnaissons que cette livraison a pu faire sauter un verrou psychologique d'alliés pour l'envoi de charlourd à nous donc d'être plus cohérent avec nos paroles et d'améliorer la qualité et la quantité des produits que nous la fournissons je pense que notre doctrine en la matière doit être d'écouter les Ukrainiens et avant tout de satisfaire dans la mesure de notre possible leur demande soyons à l'écoute soyons au soutien mais n'accentuons pas dans déplaise au président de la République avec un engagement au sol non sollicité une possible escalade du conflit je souhaite également avoir quelques mots sur la Russie soyons lucides nous sommes dans un conflit global avec cette dernière la Russie nous le constatons profite aussi du conflit ukrainien pour multiplifier les fronts et les affronts nous ne pouvons que constater à côté des fronts physiques de guerre l'ouverture des fronts technologiqu avec les cyberattaques fréquentes contre notre pays et ses institutions et la recherche constuelle d'une expansion de son impérialisme l'élection présidentielle américaine exacerbe aussi ce conflit avec les propos irresponsable d'un des candidats l'autant fragilisé par de tels propos il en revient à l'Union européenne par le biais de l'article 427 du traité d'assumer plus encore ses responsabilités nous ne voulons pas d'une Europe dépendante des États-Unis menacée par la Russie ou encore vassalisée par la Chine nous la voulons Fiè volontaire indépendante capable d'assurer sa défense et son destin pour la première fois depuis 1958 le Sénat est invité à se prononcer par un vote dans la dans le cadre de l'article 50-1 sur la R i ification d'un traité bilatéral de sécurité le Sénat se félicite de d'avoir à se prononcer par un vote c'est un intéressant précédent monsieur le Premier ministre le groupe Union centriste a toujours soutenu l'Ukraine je souhaite d'ailleurs saluer l'engagement de notre collègue Nadia sologou présidente du groupe d'amitié si la question qui nous est posée aujourdd'hui et de valor de valider cet accord notre groupe y est à l'unanimité favorable cependant si la question eû été de se prononcer sur la teneur globale de votre intervention et à l'instant au Sénat comme vous venez de le faire le vote serait beaucoup plus partagé vous avez déclaré que vous ne vous fixiez pas de limite tout en refusant de faire la guerre à la Russie vos propos aurent mérité davantage de précision étant donné la très grande ambigité de ce positionnement en soutenant activement l'Ukraine la France en rendez-vous avec hisire en ce TR triste jour où l'amiral de Gaul nous a quitté soyons pleinement à ce rendez-vous avec l'histoire je vous remercie merci pour le groupe du Rassemblement des démocrates donc vous venez de l'entendre avec les sénateurs représentés par Bruno rotaillot les sénateurs socialistes Rachid temal et là Philippe folot pour les centristes on le comprend les trois principaux groupes du Sénat vont soutenir cet accord franco-ukrainien on continue avec maintenant le groupe de la majorité présidentielle représenté par Jean-Baptiste Lemoine et naturellement monsieur le Président chacun d'entre nous se souvient de ces 22 23 et 24 février 2022 ces journées au cours desquelles la Russie a lancé sa nouvelle agression une de plus contre l'État voisin d'Ukraine nous sommes aujourd'hui un peu plus de 2 années plus tard et depuis lors c'est une leçon de courage de résilience et de résistance que le peuple ukrainien donne au monde entier résistance physique face au bombardement aux morts résistance morale face aux exactions à la désinformation à l'époque la Russie pensait probablement ne faire de la résistance ukrainienne qu'une bouchée pensant arriver à keV en quelques jours il n'en a rien été il n est toujours rien et il n'en sera rien car le président zelinki au premier chef a tenu bon debout car le peuple ukrainien tout entier lui aussi tient bon debout et si l'Afghanistan était le tombeau de l'Union sovétique l'Ukraine pourrait bien être à plus ou moins long terme celui du régime de Vladimir Poutine alors le maître du kremelin pourra bien brandir dans les prochains jours des chiffres censés attester de sa soi-disant réélection avec beaucoup de guillemets mais ces élections elles n'en ont que le nom il y aura certes bien des urnes il y aura certes bien des bulletins de vote mais ceux-ci ont été sélectionnés tellement que celui qui faisait le plus peur alexé Navalni a été tout simplement emprisonné et éliminé ce ne sont donc pas des élections c'est une falsification bref un village électoral Potemkin mais ce moment n'est pas neutre dans le conflit qui nous occupe fort de son futur score soviétique auquel il pourrait peut-être même croire lui-même car c'est le propre des régimes autoritaires de s'autointoxiquer et de perdre pied avec le réel Vladimir Poutine pourrait s'engiller àardire pour redoubler dans ses attaques tant vis-à-vis de l'Ukraine que d'autres acteurs de la communauté internationale car c'est un fait que la Russie est devenue une puissance de déstabilisation c'est vrai dans son environnement dans le Caucase en geéorgie depuis 15 ans déjà on pourrait dire bien des choses encore sur son jeu trouble ou plutôt si transparent en Arménie que la Russie a lâché en race campagne c'est vrai plus loin en Afrique au cœur du Sahel ou de l'Afrique centrale c'est vrai plus proche de nous encore en Transnistrie cette partie occupée de la Moldavie ou bien dans les Balcans où elle use de son influence pour semer des vents de colère entre les peuple et c'est vrai hélas chez nous aussi à travers la désinformation sur les réseaux sociaux et les attaques cyber qui redouble c'est la raison pour laquelle ce débat et ce vote revêent une importance toute particulière pour que chacun puisse dire d'où il est si soutenir l'Ukraine est important ou ne l'est pas si ce soutien est indéfectible ou s'il ne l'est pas et fort de cela pour que nous puissions en tirer des conséquences concrètes pratique immédiate opérationnelle et dans la durée c'est donc tout à l'honneur de la France d'avoir suscité un sursaut un électrochoc pour éviter que nous nous réveillons demain collectivement avec la gueule de bois et ce n'est pas la première fois que la France dit les choses direct nous avons été les premiers à dire que l'envoi de char ne devait plus être un tabou lorsque nous avons évoqué la nécessité pour l'Ukraine d'être en mesure de frapper aux profondeurs car mes chers collègues si la cause de l'Ukraine est légitime et fondée en droit international comme en moral alors pourquoi hergoter pourquoi mégoter un soutien qui est non seulement un soutien au peuple ukrainien mais un soutien que les peuples européens se donnent finalement à eux-mêmes pour l'avenir n'oublions pas que Vladimir Poutine comme une partie des anciens cadres soviétiques n'a tout simplement jamais digérer la chute du rideau de fer en 80 9 suivi de l'ensemble soviétique en 90 et 91 un ensemble hélas façonné par nombre de déplacements ou déportation de peuple par leur soi-disant petits pè triturant les cartes des territoires et avec aujourd'hui la volonté affirmée du régime russe de remettre en cause certaines frontières face donc à ce nouvel impérialisme il n'y a pas de position intermédiaire pour l'Europe soit elle est un sujet sur la scène internationale soit elle elle sera reléguée à en être un objet soit les nations européennes sa affirme ensemble comme un ensemble fort et uni une puissance géopolitique soit ces mêmes nations européennes seront condamnées à être les proie il suffit d'en parler avec nos frères des pays baltes ou de Pologne alors bien sûr l'Europe se vit comme un espace de paix bien sûr la construction européenne a permis ces décennies de paix après le second conflit mondial bien sûr la construction européenne s'est poursuivie avec la réunification des peuples européens trop longtemps séparé alors que il y a quelques décennies des Allemands à l'est des vopau armés tois des portes de brandbourg d'autres allemands à l'ouest n'oublions donc pas que nous sommes à la fois les héritiers des P fondateurs de l'Europe et les héritiers des combattants de la liberté des années 80 de ces ouvriers polonais de solidarnosque emmené par le valesa à l'ouvrier de la liberté lituanienne que fut vitotas lansbergis c'est pourquoi nous ne serons confondre paix et abdication qui plus est dans le monde que nous connaissons caractérisé par la brutalisation des relations internationales c'est pourquoi il nous faut affirmer notre souveraineté notre autonomie stratégique les garantir sur tout et donc nous renforcer nous réarmer c'est ce que la France fait avec sa loi de programmation militaire c'est ce que la France fait avec ses troupes projetées sur le flan est de l'Europe et je crois que nous pouvons les saluer il nous faut donc en tant que nation d'Europe affirmer notre soutien à l'Ukraine sentinelle de ce monde libre et cela la France l'a fait dès le premier jour en 2022 équipement militaire 10000 soldats Ukrainiens formés 100000 Ukrainiens qui ont reçu la protection temporaire et je n'oublie pas l'énorme élan de générosité humanitaire des Français comme des collectivités locales à tr vers les outils du CDCS du quedorset mais après 2 ans de guerre il est indispensable de rétablir un meilleur rapport de force car croire que la Russie va venir facilement à la table des négociations est une fable la gramère de l'ordre international est ainsi faite qu'il faut avoir la force d'âme de ne pas afficher de limite pour que la partie qui elle ne s'en fixe pas comprenne bien qu'elle ne pourra pas l'emporter en tablant sur nos prétendues faiblesses et c'est donc là tout l'enjeu de l'accord qui est soumis à notre vote qui permettra de muscler le jeu des Européens de rendre crédible notre engagement avec cet accord nous soutiendrons plus et nous soutiendrons mieux l'Ukraine et surtout dans la durée puisque son horizon est sur les 10 prochaines années c'est pourquoi le groupe RDPI vote à pour et au-delà de l'accord signé le 16 février dernier je veux dire que les propos du président de la République à l'occasion de la conférence internationale de soutien appelant un sursaut stratégique a enfin rencontrer un écho fort et on peut s'en réjouir je ne parle pas du clapoti des commentaires je parle des intentions exprimées par de nombreux pays européens des pays baltes à la Pologne en pass par les Pays-Bas je note d'ailleurs le succès de l'initiative tchque pour les munitions de la coalition artillerie portée par la France tout simplement parce que nous notant donc pas nous laisser immobiliser enfin cet accord répond aux recommandations de notre commission des affaires étrangères effectivement qui dans son rapport intitulé Pourquoi l'avenir de l'Europe se joue en Ukraine disait l'urgence d'avancer sur la production d'armement en Ukraine conjointement avec les entreprises françaises nous y sommes et puis au-delà il y a également toute la dimension reconstruction indemnisation réformes indispensables aux ambitions européennes de l'Ukraine avec cet accord la France prend donc ses responsabilités de puissance sur la scène internationale que cherche à dominer les nouveaux empires celui de l'Est comme celui dit du milieu avec cet accord la France assume son statut celui d'une grande nation celui d'un pays fondateur de l'Union européenne d'un pays membre du Conseil de sécurité cela nous oblige alors oui nous devons collectivement être à la hauteur car cet accord il est pour aujourd'hui il est pour demain cet accord il est pour notre sécurité il est pour la paix cet accord il est pour l'Ukraine il est pour la France je vous remercie merci mon cher collègue la parole est maintenant pour le groupe Les Indépendants République et territoire au président Claude [Applaudissements] malur monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre messieurs les ministres Monsieur l'Ambassadeur mes chers collègues notre débat intervient à un moment crucial de la guerre en Ukraine pour au moins qu raisons l'assassinat d'Alex Navalni a fait comprendre aux derniers aveugles que le régime de Poutine n'est pas une démocratie illibérale une démocrature un pouvoir autoritaire et tous ces euphémismes mensonger mais une mafia d'État une gangraine totalitaire implacable au dedans comme au dehors avec laquelle toute discussion toute négociation et d'abord une lourde erreur ensuite une lâcheté enfin le doigt dans l'engrenage de la capitulation la deuxième raison est que les menaces graves sur la Moldavie et les pays baltes viennent prouver au plus obttu des idiots utiles qui nous répétait hier que Poutine n'envahirait pas l'Ukraine et aujourd'hui qu'il n'envahira que l'Ukraine que l'impérialisme russe ne s'arrêtera pas à Kiev mais que comme l'a dit un jour le boucher de Moscou les frontières de la Russie ne se terminent nulle part la troème raison est que la reprise de l'initiative par les Russes vient démontrer qu'une coalition des États les plus riche du monde n'est pas capable de fournir un stock de munition égal à celui fourni à l'agresseur par la Corée du Nord et l'Iran c'est une réalité dont nous devrions avoir honte et qui commence à être enfin comprise par les dirigeants européens la 4e raison est la proximité de l'élection présidentielle aux États-Unis et l'hypothèse plausible de l'arrêt de américaine cette eséance n'inquiétait pas tant qu'elle restait lointaine elle force désormais les Européens à envisager d'assumer la maîtrise de leur propre destin pour la première fois depuis 1945 ces constats me rendent-il pessimiste en aucun cas d'abord si nous sommes ici aujourd'hui c'est parce que les accords bilatéraux tels que celui signés par la France se multiplient il s'accompagne de réunions de déclarations de conférences de presse qui témoignent enfin d'une prise de conscience par les Européens de l'Ouest de l'urgence d'une riposte résolue qui n'était comprise jusqu'à ce jour que par les pays d'Europe de l'Est en première ligne et déniisé depuis longtemps les pacifistes les défétistes les collabos bref les troupes de Poutine en France comme vous avez eu raison de les qualifier Monsieur le Premier Ministre la 5è colonne de l'extrême droite et de l'extrême gauche les poutinop péénistes et les ptinoist ceux qui hier à l'Assemblée ont voté contre ou se sont abstenus sont évidemment vent debout contre ces accords comme ils sont déchaînés depuis 10 ans pour applaudir à l'annexion de la Crimée pour refuser l'entrée dans l' temp de la Suède et de la Finlande pour refuser les armes pour l'Ukraine pour continuer de salir la mémoire de Navalny après sa mort il taxe le président de vatanger eux qui n'ont jamais employé le mot vatanger contre celui qui massacre les Ukrainiens avec 500000 soldats en première ligne eux qui sont les vates en capitulation collabo des avec Pétin collabo de l'URSS avec le soutien au pacte germano-soviétique collabo de Poutine aujourd'hui les partisans de la paix des lche qui n'est autre que l'annonce de la servitude ils affirment que le Président je cite rond brusquement avec sa politique étrangère en raison de l'approche des élections européennes petite invective politicienne il a seulement compris que la ligne jusqu'au boutiste de Poutine n'a jamais changé qu'elle ne changera pas et qu'elle se durcit chaque jour pour ma part je préfère 1000 fois le président qui parle pour la première fois de la défaite nécessaire de la Russie à celui qui expliqué qu'il ne fallait pas humilier Poutine je préfère 1000 fois le président qui a compris que l'Occident a eu tort d'abandonner à Poutine la maîtrise de l'escalade car cela revient à lui concéder l'initiative à chaque étape du conflit j'entends Jordan selfie d blanche alleine fraîche le poncepilate de la guerre en Ukraine nous explique exp qu'il faut fixer des lignes rouges par lesquelles nous désignerions à l'avance les limites de notre soutien alors que la Russie elle n'en reconnaît aucune ce Gamelin du dpre prétend être un jour Premier ministre de la France je lui suggère une économie considérable pour notre pays endetté supprimer le budget des armées et le remplacer par un répondeur téléphonique au ministère de la Défense qui dirait message à l'armée russe ne tirez pas nous nous les professionnels de la gite propre mentent au français en leur disant que leurs enfants vont être envoyés sur le front alors que l'armée française est une armée de métier et que le ministre de la Défense a expliqué que d'éventuelles missions seraiit de soutien et de maintenance il paraît aussi que nous sommes isolé et l'on reproche à Emmanuel Macron de ne pas s'être assuré au préalable de laav de nos alliés sur ses déclarations qu'en est-il aujourd'hui d'abord la vie des premiers intéressés les Ukrainiens il se félicite de la positionition française les Polonais les baltes les Moldaves les Pays-Bas le président tchèque aussi et d'autres le disent quant aux États-Unis et au Royaume-Uni le rumour tout britannique a sans doute échappé au V an desfites Biden vieux routier de la guerre froide annonce sans sourcilier qu'il n'enverra pas d'américain en Ukraine au moment même où le New York Times révèle qu'il y a 14 bases de la CIA dans le pays le Premier ministre anglais annonce lui qu'il ne prévoit pas d'envoyer de nouvelles troupes je cite pour le moment et au-delà de celles qui y sont déjà cette phrase se passe d'explication il faut ajouter pour les semeurs d'affolement qui nont à la bouche que le spectre de l'apocalypse nucléaire que Poutine le sait parfaitement et que comme ces précédentes lignes rouges qu'il abandonne chaque fois qu'elles sont franchi la présence de soldat alliés ne l'a pas incité à appuyer sur le bouton malgré sa 26e menace de le faire depuis 2 ans reste schz n'écoutant que son courage qui ne jure que par la garantie américaine et qui est la cible de tous les partis allemands même ceux de sa coalition pour son immobilisme je lui donne rendez-vous en novembre prochain en cas d'élection de Trump pour une comparaison entre les choix de la France qui Appell depuis des années à une défense européenne et les siens lui qui a mis tous ses œufs dans un panier qui aura disparu le nombre de ceux qui comprennent que la défaite de l'Ukraine serait dans la seconde même notre défaite ne cesse de croître la lcitude de nos concitoyens attisé chaque jour par les appels des paniicocrates à la lâcheté ne les empêche pas d'être toujours largement favorabl à la poursuite de l'aide alors que les traîtres espéraient un lâchage dès l'hiver 2022 il reste un point essentiel passer de la parole aux actes et c'est là que le bas peut blesser l'économie de guerre évoquée depuis 6 mois par le président suppose deux conditions multiplier les commandes d'armement et préparer d'autres sites de production ces conditions ne sont pas encore réunies la part que la France a prise jusqu'à présent dans lesffs de guerre est conséquente mais en comparaison d'autres pays par rapport à leur PIB elle n'est pas encore suffisant et j'espère que cet accord lui permettra de l'être rapidement le discours poutinien il ne faut pas s'y tromper évolue exactement comme le discours hitlerien des années 30 même si certains aujourd'hui tentent de nier la comparaison dans un premier temps prétendre que le pays a été humilié dans le règlement de la guerre froide c'est la réplique du my du coup de poignard dans le dos allemand nous n'avons pas été vaincus mais trahis par nos propres politiciens puis prétendre que la Russie doit montrer les points pour que le pays retrouve son rang dans le monde et enfin considérer comme Hitler avec les Allemands des sudest et de la Pologne que partout où il y a des minorités russophones la Russie est chez elles cette propagande a été reliée à chacune de ces inflexions par des complices conscients ou inconscient chez nous aujourd'hui au fameux éditorial de DEA faut-il mourir pour Danzig en 1939 répond en écho le nous ne voulons pas mourir pour le Dombas en réponse à cet étalage indécent de l'acheté je voudrais citer Raymont Haron qui disait en 1939 également je croise à la victoire des démocraties mais à une condition c'est qu'elle le veuille cette phrase n'a jamais mais éta autant d'actualité mer monsieur président la parole est à madame la Présidente cécileerman pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste kanaki madame la Présidente Monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues puisqu'il y a eu beaucoup de sous-entendus voire d'inexactitude depuis le début de ce débat je vous dirai très sincèrement monsieur le Premier ministre je ne suis ni nostalgique de la grande union soviétique pas plus que de la Grande Russie de Catherine I qui n'était en rien un état éclairé l'agression militaire déglanchée par Vladimir Poutine en Ukraine est injustifiable et puisqu'il faut le redire puisque des propos mensongés viennent d'être tenus nous les avons condamnés nous les avons condamné dès les premières heures du conflit cette agression est injustifiable elle constitue un crime contre le droit international un crime contre la paix des crimes de guerre déjà avérés ont été commis dès lors nous exprimons notre profonde solidarité au peuple ukrainien qui résiste et se défend pour préserver la souveraineté de son pays auprès après des dizaines de milliers de soldats ukrainiens et russes au corps mutilés aux esprits traumatisés à vie après d'immenses territoires défigurés des villes marquées des stigmates de la guerre parfois rasé aucune perspective ne se profile aujourd'hui malgré 200 milliards d'euros dont la moitié en aide militaire versé à l'ugraine malgré en face un état russe qui affiche un taux de croissance insolent de 2,6 % cette année et qui a multiplié par 3 son budget militaire la ligne de front est globalement figée depuis des mois pour autant la guerre ne s'apaise pas et tandis que l'Ukraine peine à recruter Poutin n'hésite pas à envoyer sa jeunesse à la boucherie et en rôle de force y compris dans les prisons et je veux à mon tour saluer la mémoire d'Alexei Navalny assassiner le mois dernier en prison et qui dénonçait pourtant les bellicistes qui disaient-il faudra juger un jour aujourd'hui Monsieur le Premier Ministre votre gouvernement nous invite à souscrire à l'intensive propagande belliciste s'il était question pour le président de la République il y a de ça moins de 13 mois qu'un accord entre ukrainien et russe était possible selon je le cite 10000 formules différentes aujourd'hui celui-ci envisage une une seule celle de l'escalade guerrière qui hypothèque toute perspective de paix et n'exclut rien face à la seconde puissance nucléaire mondiale cette fuite en avant vous a conduit à signer un traité de défense avec l'Ukraine qui est marqué par l'absence préoccupante de limites clair sur le volet coopération militaire de défense dont la liste est qualifiée de non exhaustive oui ou non des militaires seront envoyés en Ukraine où devrons-nous attendre la parole d'Emmanuel Mac demain soir pour en être informé de même l'accord prévoit le soutien à l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN ce qui relève nous le savons d'un casus Bell pour la Russie Emmanuel Macron assumerait l'ambigué stratégique en évoquant la possibilité d'envoie de troupe occidentale en Ukraine les relations des chancelleries européennes sont tombées avec fracas les États-Unis l'Allemagne la majorité des États membres de l'OTAN ont tous catégoriquement rejeté cette approche nous alertons sur l'affirmation qu'une partie de nos intérêts vitaux ont une dimension européenne bousculant de fait notre doctrine de dissuasion nucléaire au profit d'un nouveau parapluie nucléaire français au-dessus de l'Union européenne quelle irresponsabilité de croire que l'arme nucléaire existe pour autre chose que pour un état nation quelle inepsie de penser que nous partagerions les mêmes intérêts vitau que ceux de la Pologne ou de Chypre l'ambigué stratégique de l'OTAN est ainsi dévinitivement Anil les tandis que la France sort quant à elle un peu plus affaiblie raillée ridiculisée par l'ème position changeante du président sur cette guerre Monsieur le Premier Ministre mesurez-vous l'effroid de ces millions de nos concitoyens qui insistent impuissant à la mise en œuvre de l'encrenage guerrier comprenez-vous ces jeunes leurs familles qui ne peuvent accepter d'être un jour impliqué dans leur esprit et leur chair dans un conflit que personne ne cherche à régler par la nég tion à Prague le président a persisté et signé face aux aveux du chancelier allemand sur son refus de luvrer des missiles de longue portée à l'Ukraine du fait des problématiques de ciblage que cela impliquerait le président retorque qu'il ne faut pas être lâche que signifie ce terme à qui s'adresse-t-il cette dérive de l'exécutif plaçant la France à la limite de la cobéligérance s'inscrit dans une stratégie globale et mortifère de surarmement les budgets de défense des États-membres de l'Union européenne atteindrai près de 236 milliards d'euros en 2022 11 % de plus par rapport à 2021 et atteindrait 284 milliards d'euros en 2025 et selon une récente étude de l'Institut des relations internationales et stratégiques depuis l'invasion en Ukraine ce sont 63 % des commandes d'armement de l'Union européenne qui ont été passé aux États-Unis cette guerre c'est aussi une opportunité pour les financiers de Bruxelles en effet 2 tiers des 50 milliards d'euros d'aide à destination de l'Ukraine récemment débloqué seront versés sous forme de prêt à rembourser intégralement avec intérêt non chers collègues la guerre ne libère jamais elle a servi les peuples selon la communication publique des état-majors allemands suédois et désormais français un conflit N plus à exclure contre la Russie si celui-ci venait advevenir mon groupe est convaincu d'une chose contrairement à vous monsieur le Premier ministre qui plus est face à une puissance nucléaire nous pensons que certaines stratégies sont à exclure et notamment celles de l'escalade dans un conflit nucléaire il n'y a ni gagnant ni perdant seulement le risque réel de la destruction du continent européen dès lors il s'agit de défendre maintenant de manière inlassable l'élaboration d'une d'une solution globale de sécurité en Europe car je vous rejoins Monsieur le Premier Ministre ce n'est pas qu'un conflit entre États voisins les déclarations de Trump sur la conditionnalité de l'assistance américaine dans la défense des pays membres de l'OTAN et sur son encouragement à la Russie à faire ce que bon lui semble doit conduire à un sursaut de l'Union européenne l'alignement atlantiste n'est plus possible et la négociation d'un cadre de sécurité commune et de paix pour l'ensemble des pays de la Grande Europe constitue l'unique stratégie pour éviter à nos peuples de nouveaux sacrifices insupportable une fois ces premiers principes de sécurité commune établis par la communauté internationale un accord un compromis mutuellement acceptable devra être trouvé entre les belligérants ce projet doit s'articuler autour de deux principes le droit à la souveraineté à l'Ukraine des garanties de sécurité pour la Russie par conséquent et parce que selon nous c'est davantage le Projet de paix qu'il s'agit aujourd'hui d'armée de garantie solide parce que nous ne votons pas ce soir ici conformément à la Constitution pour ou contre l'Ukraine mais pour ou contre votre déclaration votre politique au service de la résolution de ce conflit nous voterons contre et je veux dire solennellement ici les communistes n'ont pas recevoir de leçons sur l'engagement patriotique la recherche de la paix oui est possible tout le monde sait que les négociations s'ouvriront tôt ou tard nous ferons tout pour que cesse la boucherie l'inhumanité profonde que porte en elle la guerre car comme le disait Jacques Prévert quelle connerie la guerre merci madame la Présidente la parole est au président Guillaume gantard pour le groupe écologiste solidarité et [Applaudissements] territoire merci monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre madamees et Messieurs les les ministres Monsieur l'Ambassadeur chers collègues monsieur le Premier ministre en préambule nous vous demandons de porter plus fort la voix de la France au proche- Orient ainsi que la tenue sans délai d'un débat 50 tieréen sur la situation dramatique à Gaza pour consolider le soutien à Ukraine dans notre population il est indispensable de ne pas laisser prospérer le sentiment d'un deux poids de mesures s'agissant de la mobilisation de la France face au massacre civil qui déchire actuellement l'humanité Monsieur le Premier Ministre même pour nous Français pourtant habitués comme il est difficile de suivre le président de la République passer en moins de 2 ans de la crainte d'humilier la Russie à la Harang des Européens à ne pas être lâche face une Russie de inarrêtable je n'ose imaginer la perplexité des chancelleries occidentales face à cette nouvelle volte face si nous déplorons la frilosité du chancelier allemand qui refuse toujours de fournir les missiles Taurus demandés par Kief nous ne sommes pas convaincus que la distruption soit une stratégie diplomatique très efficace si la volonté présidentielle était de faire réagir à Berlin il e été opportun de s'assurer en amont du soutien des gouvernements polonais balte tchck qui fut timide et tardif il conviendrait également de ne pas oublier qu' que contrairement à nous l'Allemagne est une démocratie parlementaire digne de ce nom où il n'existe pas de domaine réservé soumis aux humeurs du prince président depuis 7 ans toute notre politique étrangère se se révèle parfaitement erratique il faut le dire même si notre conviction est la nécessité d'une unité de notre classe politique la plus large possible unité pourtant indispensable pour affirmer un soutien massif à l'Ukraine dans ce contexte géopolitique qui menace l'existence même de l'Union européenne j'espère que vous l'entendrez de la part des écologistes qui avons toujours été un soutien constant du peuple ukrainien et de l'action du gouvernement en ce sens Monsieur le Premier Ministre vous êtes à la tête d'une puissante administration qui qui compte en son sein un trésor le qui d'orsé dont l'expertise inestimable constitue l'épine dorsale d'une diplomatie qui a longtemps été l'une des plus influente au monde concentrer la diplomatie à l'Élysée est une absurde et dangereuse dégénérescence de la 5e République si nous sommes si graves c'est qu'à un tournant de la guerre nous jugeons les propos présidentiels de nature à effrayer nos concitoyens à fragiliser le soutien à l'Ukraine et à agacer nos partenaires européens vous vouloir bouger quelques lignes exige-t-il une telle cacophonie nationale européenne et transatlantique est-ce raisonnable d'afficher aux yeux de l'agresseur russe nos divisions plutôt que l'effort historique entrepris de concert depuis 2 ans nous ne le pensons pas nous nous regrettons la médiocrité du débat public inutilement polarisé entre un président démesurement martial et certaines oppositions qui se fourvoient dans un dans une illusoire perspective de négociation avec un agresseur qui ne reculera que suite à une défaite militaire c'est d'autant plus dommage que la stratégie présidentielle est entendable il faut effectivement cesser d'afficher face à un adversaire qui ne comprend que le rapport de force des lignes rouges que nous ne respectons pas ainsi nous saluons la volonté présidentielle d'opérer un sursaut stratégique pour rétablir l'ambiguité nous salons nous saluons en bloc et en détail le présent accord de coopération qui nous engage au-delà du conflit sur la nécessaire reconstruction de l'Ukraine et à soutenir son souhait d'adhésion à l'Union européenne nous saluons l'effort financier supplémentaire qui nous permettra de combler une partie de notre retard nous espérons que s'ouvre une nouvelle phase de notre soutien à l'Ukraine où nous cesserons d'être en permanence à la remorque des demandes de Kief demande qui comme le rappelait dmitro cleba ministre des Affaires étrangères ukrainiennes n'a jamais été je cite l'envoi de troupes étrangères pour combattre à ses côtés nous avons toujours eu en toujours eu confiance en nos combattants ils sont notre fierté demande qui inclu en revanche des munitions de l'artillerie des obus des systèmes de défense anti-aérien des bases de réparation et des formations en Ukraine aussi nous saluons la décision d'envoyer des missiles scalp et des systèmes airol et solaire mais il nous semble que la France peut et doit faire plus il y a un an à cette tribune nous vous demandions de fournir des chasseurs à l'Ukraine à l'hône de cette nouvelle donne stratégique je vous pose je vous repose donc la question la France va-t-elle livrer à l'Ukraine des mirages de mild encore demandé ces dernières semaines par des hautgradés Ukrainiens monsieur le Premier ministre vous avez demandé à la nation un effort considérable pour moderniser nos armées et reconstituer nos stocks cet effort n'a de sens que pour aider l'Ukraine à défendre le continent si la France était motrice du soutien à l'Ukraine cela donnerait plus de force aux injonctions présidentielle au courage nous n'en sommes pas là pour palier l'urgence ce sont les checks qui sont à l'initiative pour collecter de quoi acheter à l'Afrique du Sud 800000 obus qui permettront à l'Ukraine de tenir quelques mois le temps pour les industriels européens de produire ce que nous avons collectivement promis si nous comprenons la logique du président de favoriser la base industrielle européenne soyons aussi pragmatique achetons européen quand cela est possible et à d'autres démocrati quand cela est nécessaire j'insiste sur ce point car c'est une source de divence divergence majeure avec Berlin les tensions affichées du couple franco-allemand nous inquiètent mais nous semblent dépassa si nous partageons de longues dates la conviction du président français de renforcer l'autonomie stratégique européenne et de bâtir une Europe de la défense nous constatons nous constatons bien pardon qu'elle ne peut exister aujourd'hui en dehors du cadre utanien en témoigne les adhésions récente à l'alliance de la Suède et de la Finlande après des décennies de neutralité à contrario il ne fait pas de doute pour nous que le chancelier allemand réalisera vite que le partenaire américain est fragile la présidence Biden est chancelante et la victoire de Donald Trump si elle n'est évidemment pas souhaitable est aujourd'hui le scénario le plus plausible en la matière l'identité du futur président ne changera de toute façon pas grand-chose la société américaine est proféément fracturé ce qui paralyse le Congrès si l'aide à l'Ukraine finit par être débloquée elle va de toute façon aller en diminuant il faut quoi qu'il en soit renforcer le pilier européen de l'OTAN pour construire l'Europe de la défense de demain nous appelons le gouvernement français et allemand à s'entendre sur cet objectif partagé et à recom à parler d'une voix la plus commune possible la période l'oblige Monsieur le Premier Ministre mon propos ne serait pas complet sans un un nouvel appel à cesser de financer l'économie de guerre russe et à confisquer les avoirs des oligarques pour les réaffecté au soutien à l'Ukraine si nos sanctions ont quelques effets elles demeurent insuffisantes le gaz et l'uranium ne font toujours pas partie du 12e paquet de sanctions voté en décembre par Bruxelles en 2023 nous avons acheté à l'enemi près de 30 milliards de ressources énergétiques bien plus que ce que nous avons donné à l'Ukraine il y a 1 an 90 % de nos entreprises poursuivaient leur activité en Russie au premier rang desquels totale énergie en économie de guerre on on ne laisse pas le principal énergéticien faire fructifier ses affaires chez l'ennemi c'est cela aussi Monsieur le Premier Ministre l'esprit de résistance vimir nous le rappeler lundi pens conclure jodimir ZSK nous le rappeler lundi avec force vos enfants ne vont pas mourir en Ukraine mais nos enfants eux meurent simplement parce que nous avons une frontière commune avec la Fédération de Russie c'est nous qui payons le plus lourd tribu ce tribu le peuple ukrainien le PAI pour la défense de la démocratie de l'État de droit de la liberté et de l'Union européenne si nous laissons tomber Kief c'est l'union toute entière qui sera menacée par l'impérialisme russe et l'épée de damoclesès d'une trè guerre mondiale plainra réellement sur nos têtes pour rétablir la paix nous n'avons pas d'alternative Vladimir Poutine doit perdre cette guerre sans hésitation les écologistes vettont pour cette déclaration et cet accord de soutien à l'Ukraine merci la parole voilà il est 20h11 nous sommes en direct sur l'antenne de Public Sénat depuis 18h nous interrompons un instant le suivi de ce débat sur l'aide à l'Ukraine pour faire un point sur ce débat grâce à aud Vaz notre journaliste qui se trouve en tribune de presse de l'hémicycle rebonsoir Audry dites-nous un peu tout ce que vous avez retenu de ces débats depuis 18h alors ce qu'on retient pour l'instant c'est ce discours très solennel he de Gabriel hatal pour entamer cette séance de débat un discours au cours duquel les Ukrainiens la résistance ukrainienne et Alexy lavalny ont été longuement applaudi Gabriel hatal qui a ajouté que ce n'est pas qu'un conflit territorial entre l'Ukraine et la Russie mais que Vladimir attaque aussi nos valeurs ce qu'on retient aussi c'est que la plupart des groupes politiques ici au Sénat soutiendront l'accord de soutien le discours sur l'accord de soutien entre la France et l'Ukraine à l'exception du groupe communiste alors un vote positif pour affirmer le soutien de la France à l'Ukraine mais les sénateurs n'ont pas manqué surtous les bancs de l'hémicycle de fustiger la politique étrangère d'Emmanuel Macron des têtes à queue qui isolent la France a même dit Bruno retaillo beaucoup demandent aussi des efforts militaires pour aider euh l'Ukraine dans dans son combat des des des apports militaire et puis un autre point qui a été souligné qui a faittiquer les sénateurs c'est ce fameux soutien sans limite à l'Ukraine réévoqué une nouvelle fois par Gabriel Atal après que Emmanuel Macron en ait parlé beaucoup pensent que cela laisse entendre un envoie de troupe en tout cas ça ne l'exclut pas il demande plus de précision peut-être qu'ils les auront tout à l'heure puisque Sébastien le Cornu le ministre des Armées devrait prendre la parole dans quelques minutes exactement effectivement Audret il reste deux orateurs sénateur y et ensuite effectivement les deux ministres Sébastien le Cornu et Stéphane séjourné qui pourront répondre à ces sénateurs et ensuite il y aura ce vote par scrutin public un vote qu'on comprend assuré même si on entend au fur à mesure des discours des différents groupes politiques des critiques effectivement sur la politique étrangère éc rour au direct dans l'hémicycle avec and qui a la parole pour le groupe RDSE ce groupe composé majorité de radicau retour au direct dans l'hémicycle qu'il le faut la fermeté assumer à ceux qui trouvent encore des circonstances atténuante aux dirigeants russes regardons sans masque le chaos qu'il a mis en place cyber attaque ça a été dit espionnage ingérence propagation de fausses informations menace de guerre nucléaire empoisonnement assassinat de ses opposants enlèvement bombardement de civil nous ne sommes pas dans un roman de Yan Fleming mais bien dans une réalité difficile difficile avant tout pour les Ukrainiens qui souffrent et meurent pour la liberté pour la leure pour la nôtre nous leur rendons hommage une réalité compliquée aussi pour la voie diplomatique Vladimir Poutine n'a jamais cessé de se comporter comme un belligér avec un boussole le mensonge et une soif insatiable de pouvoir clairement la Russie assume complètement sa stratégie de guerre totale nous avons un temps empêché par naïveté pêché par naïveté aujourd'hui on peut penser que Vladimir Poutine complète compte s'arrêter aux frontières qui compte s'arrêter aux frontières de l'Ukraine le le cremmelin ne s'en cache plus et active ses menaces à l'encontre de la Pologne et des États baltes le cas de la Transnistrie doit nous inquiéter nous devons nous préparer au pire hélas dans ces condition le RDSE comprend la nécessité pour la France de poursuivre et intensifier son soutien à l'Ukraine c'est une question de cohérence avec l'état du théâtre des opérations nous devons aussi donner des réponses satisfaisantes aux Ukrainiens dans les domaines de l'ingénierie civile et militaire dans cette tragédie qui se noue aux portes de europeope certains devraient même de côté des postures politiciennes ne pas prendre en otage les élections européennes prétend incarner aujourd'hui une alternance crédible quand on s'est affiché avec Poutine avec sur des traques de campagne quand on a refusé de condamner la persécution jusqu'à la mort d'Alexis Navalni est-ce sérieux en tout cas c'est inquiétant il est plus responsable de prener l'unité face au pièg de plus en plus grossier de Moscou nousant en profitant du contexte politique fragile aux États-Unis certes on peut débattre des lignes rouges en particulier celle la question des troupes occidentales au sol personne je crois ne souhaite cette escalade mais nous devons reconnaître que l'espace entre faiblesse et fermeté est mince face à un dirigeant russe devenu incontrôlable hier il était reproché l'atlantisme face à l'invasion de la Crimée aujourd'hui il faudrait tempérer la réoste la roste même verbale rappelons les prémisses de l'agression russe débuté sur les cartes fond en Ukraine avec l'objectif grotesque de sa dénasification poutine ne supporte pas tout simplement un contre- mododèle à son régime autoritaire je le répète les pour parl n'intéressent pas le président russe une pause ne serait pour lui qu'une occasion de reconstituer ses forces militaire le soutien sans faille et la fermeté nous devons à tous les nous la devons à tous les Ukrainiens ainsi qu'à tous les Russes en exil nous le devons aux pays baltes et qui ont donné des signes clairs à Paris parce qu'ils sont en première ligne nous devons lutter contre la volonté du cremelin d'inscrire ce conflit dans le rapport de force avec l'Occident en comptant sur le soutien de ces alliés chinois nord-coréens iraniens et biéloruses avec l'Alliance si naturelle mais préoccupante des forces les plus autocratique conservatrice et théocratique c'est bien notre modèle démocratique européen qu' faut défendre et imposer par l'unité politique face à cela notre mon groupe préférera la responsabilité à l'indifférence et se rangera derrière la déclaration du gouvernement sur l'accord de sécurité francoukrainien nous souhaitons pas la guerre et c'est pour cette raison qu'il nous faut la préparer par la crédibilité de nos forces et de nos propositions Robert Schuman considérait que la paix ne saurait être conservée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menace mon groupe votera cet accord je vous remercie merci merci mon chers collègues pour 3 minutes je vais donner la parole à Monsieur Christoph surzek pour les sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe vous avez la parole monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre Monsieur l'Ambassadeur mes chers collègues 3 minutes pour évoquer un sujet aussi complexe et fatalement une gageur aussi je me contenterai ce soir d'évidence oui mes chers collègues la guerre menée par Vladimir Poutine est une guerre d'agression elle est une atteinte à la souveraineté politique et territoriale de l'Ukraine une menace pour la paix dans le reste de l'Europe et dans le monde oui notre soutien collectif va à l'Ukraine doit continuer d'aller à l'Ukraine et la France n'a rien à regretter de ce qu'elle a entrepris pour le faire depuis 2 ans et personne ici ne le remettra en cause oui le peuple français doit se tenir au côté d'un peuple raen à la fois martyre et héroïque qui résiste avec une dignité et une ténacité qu'admire le monde entier un peuple ukrainien qui depuis 2 ans pleure des dizaines de milliers de morts et qui mérite qu'on lui obtienne paix liberté et sécurité oui je suis fier à titre personnel et comme premier adjoint au mer d'imbaum mon Steve briwais d'avoir contribué comme beaucoup d'élus locaux à travers la France à apportter une aide concrète et directe aux Ukrainiens d'avoir accueilli des délégations d'élus et de familles ukrainiennes à la fois pour leur permettre de s'exprimer de faire connaître leur vécu au français mais aussi de leur permettre de leur offrir un peu de répis dans les drames multiples qui les touchent individuellement et collectivement oui l'action de la France doit continuer à être morale financière politique et matérielle mais ne peut ni ne doit affaiblir notre pays notamment militairement et ne peut placer la France en situation de cobelligérance au risque d'un embrasement européen s'il n'est mondial oui comme une majorité de Français de gouvernants étrangers nous nous interrogeons donc sur la posture martial soudain adopté par le président Macron réprouvé dans le monde entier et manifestement non concerté avec l'Ukraine elle-même sil l'on en croit les déclarations du président Zelenski à vouloir absolument être monsieur plus Emmanuel Macron est devenu monsieur trop pour autant si son attitude nous interroge et nous inquiète elle ne justifie en rien les attaques et insultes du vice-président du Conseil de sécurité de Russie Dimitri medvdf concernant le président de la République si ignobl et vulgaire qu'elles ne peuvent susciter la moindre réserve dans leur condamnation car au-delà de la seule personne d'Emmanuel Macron c'est la fonction suprême et la nation française tout entière qui sont dégradé alors oui cet accord de défense ne nous paraît pas indispensable pour continuer à soutenir l'Ukraine et surtout il comporte en sensint plusieurs éléments contraires aux intérêts économique agrico et sociaux de la France voire même inquiétant pour la stabilité du monde oui nous sommes toujours dans l'attente des réponses sur le vocable dissuasion active utilisée dans cet accord lorsqu'on est une puissance nucléaire on ne peut utiliser ce mot avec qu' autant de légèté Monsieur le Premier Ministre notre position sur ce conflit nous apparaît et je crois apparaît aux yeux des Français comme s'inscrivant dans la grande tradition géopolitique française faire croire pour des raisons bassement électoralistes qui ne trompent personne qu'elle serait au contraire celle du parti de l'étranger est abject en plus être mensonger alors parce que nous sommes convaincus que cet accord ne sert ni l'Ukraine ni la France pour toutes les raisons que je viens d'évoquer pour que la France ne se retrouve pas plus isolée encore sur la scène internationale les les trois sénateurs issus du rassemblement national s'abstiendront sur cet accord bilatéral de sécurité entre nos deux pays je vous remercie je vais maintenant voilà il est 20h21 vous venez l'entendre les représentants des h groupes politiques du Sénat ainsi que un sénateur RN qui appartient au groupe des non inscrits c'est donc maintenant autour des ministres le corps nu et séjourné de répondre aux sénateur pour environ 5 à 10 minutes pour chacun des ministres on écoute le ministre des Armées Sébastien lecorn ité dont on voit bien les différents points de préoccupation des différentes sensibilités politiques et sur lequel je vais avec mon collègue ministre de l'Europe et des Affaires étrangères répondre sur les différents points qui ont été soulevés peut-être d'abord mesdames messieurs les sénateurs une série de remarques sur les points qui précisément n'ont été n'ont pas été soulevés ou n'ont été que partiellement soulevés dans vos différentes interventions le premier je veux insister là-dessus c'est évidemment la question de la formation vous avez beaucoup insisté je vais y revenir dans un l'instant parce que c'est évidemment le cœur du problème que sont les équipements militaires mais enfin une offensive ou une contreoffensive se fait évidemment avec des équipements militaires se font aussi avec des troupes qui sont entraînées et on le voit bien d'ailleurs la forte attrition sur le théâtre de guerre et compris du côté des armées russes s'explique aussi par un sous-entraînement et une sous-qualification importante des différentes troupes qui sont conscrites je le rappelle avec tout le débat que vous connaissez que vous avez suivi sur la conscription évidemment en Ukraine et sur la capacité à lever cette armée la France forme un tiers de l'objectif total que les européens se sont fixés en matière de formation formation généraliste souvent de l'infanterie formation spécialisée sur les équipements militaires évidemment que nous pouvons fournir formation aussi spécialisée sur un certain nombre de savoir-faire militaire défenseaire artillerie prise en main aussi évidemment d'aviation de chasse avec des formations qui peuvent être communes et on va continuer de le faire en Pologne évidemment avec un partenariat bilatéral avec nos amis polonais sur le territoire national dans nos régiments et nos bases aériennes et je voulais quand même là aussi reciter la question de la formation qui est absolument clé dans la suite des opérations la deuxième chose le ministre Lemoine l'a cité c'est sur les différentes initiatives nouvelles qui ont été mises sur la table suite à la conférence de Paris si on devait en citer que quelques-unes évidemment la question alors des frappes dites dans la profondeur c'estàdire des frappes derrière la ligne de front je le précise puisqueun narratif là aussi russe ici ou là peut essayer de créer la confusion en la matière c'est évidemment la question des scalpes ou des Storm Shadow c'est aussi ce que nous avons réussi à faire récemment avec les A2SM qui comme vous le savez sont des bombes qui sont air guidé qui sont véritablement en mauvais français un Game changer important sur la ligne de front puisquelles ont été adaptées sur des avions de chasse de classe soviétique et qui permet aujourd'hui justement de freiner en grande partie les différentes initiatives russes sur la la ligne de front donc je voulais aussi le citer la cyberdéfense dont il a été très peu question dans les interventions mais dont vous savez aussi qu'elle est clé parce que elle épuise CIT pas reproche les temps de paroles sont ainsi fait mais je le cite pour venir compléter le débat et éclairer nos travaux la cyberdéfense dont on voit bien aussi qu'elle est absolument critique on doit pouvoir aller plus loin aujourd'hui chaque nation occidentale et allié font des choses pour aider l'Ukraine force de constater que on partage peu en la matière c'est un des objets à mon avis aussi d'effort et axe d'effort important que nous devons faire jusqu'à aller à se supplier aux équipes ukrainiennes pour venir les soulager pour la prise en charge par exemple de la sécurisation d'une infrastructure d'in d'information ou de sécurité ça c'est un des points évidemment très concrets et puis vous l'avez dit ou peu dit mais je pense que c'est désormais consensuel en tout cas je veux le comprendre comme ça sur la nécessité aussi de produire davantage en Ukraine c'est particulièrement vrai pour le maintien en conditions opérationnelle peut pas parler de cession d'armes à l'Ukraine si on ne parle pas aussi de son entre retient et on l'a bien vu évidemment avec les canons César mais à vrai dire plus les équipements militaires sont complexes plus leur maintien en conditions opérationnell sont un défi nous en savons quelque chose je le dis pour les commissaires à la défense de cette maison parce que maintien en conditions opérationnell pour nos propres armées représent des sommes importantes et un savoir-faire important et donc on le voit bien que la production de pièces détachées sur le territoire ukrainien est un des éléments qui peut être très différenciant dans les semaines et dans les mois qui viendront et monsieur le Président Perin j'aurai l'occasion d'y revenir devant votre commission puisque là aussi il nous faudra bâtir une stratégie c'est vrai pour arcus c'est vrai pour de l'ER c'est vrai pour Nexter qui comme vous le savez sont les trois premières entreprises qui ont décidé de se porter candidate ce qui aussi est importante pour l'influence française Monsieur l'Ambassadeur en Ukraine dans la capacité à agréger aussi des collaborations avec les différentes entreprises ukrainiennes de le faire dans le respect évidemment de la propriété intellectuelle de nos équipements mais là on le voit bien nous sommes la première nation à prendre ce risque Ry metal avait fait quelques quelques annonces il a de maintenant quelques semaines c'est une bonne chose nous pourrons donc le faire en franco-allemand pour répondre là aussi aux différentes interrogations qui se sont faites jour Monsieur le Président retayou a parlé de la bataille de l'arrière et je pense effectivement qu'il est utile que je revienne sur cette bataille de l'arrière dont on voit bien au fond qu'elle est donc aussi une bataille industrielle j'aimerais mais la plupart d'entre vous le savent déjà mais pour celles et ceux peut-être qui suivent nos travaux rappeler aussi ce pourquoi nous avons des difficultés à produire plus vite puisqueaprès tout le ministre maluré le ministre président maluret l'a dit au fond 2 ans plus tard pourquoi il y a autant de difficultés à produire plus vite sur au fond la base industrielle et technologique de défense française enfin à vrai dire l'ensemble de la base industrielle et technologique de défense européenne et même américaine au moment où nous parlons puisque si un certain nombre d'armes ont été acheté en Corée du Sud et ailleurs c'est précisément parce que les capacités à produire suffisamment vite n'ont pas été suffisamment au rendez-vous pour emporter un certain nombre de contrats et ce qui vaut pour l'aide à l'Ukraine vaut aussi pour l'approvisionnement de nos propres forces armées et vous le savez aussi vaut aussi pour le succès à l'export puisque désormais la plupart de nos clients à l'export posent la question du délai de production comme étant un élément évidemment très différenciant bon ces difficultés vous le savez elles s'expliquent par la baisse évidemment de la commande publique militaire de la fin de la guerre froide au début des années 90 jusqu'il y a peu de temps 2017 pour être précis avec évidemment une perte de muscles importantes en matière de production et une base industrielle et technologique de défense si on peut pas lui enfaire le reproche qui a préféré évidemment privilégier l'innovation les sauts technologiques investir dans cette innovation plutôt que d'investir dans la capacité à produire et ça s'explique aussi très bien mais je pense qu'il faut qu'on le dise à nos concitoyens sans quoi évidemment on montre du doigt notre base industriel et technologie de défense à tort parce queussi les contrats opérationnels dans lequel l'armée française a été engagé pendant près de 20 ans étaient des contrats opérationnels qui nécessitaient des besoins précis et Serval et Barkan 10 ans de contre le terrorisme islamiste militarisé au Sahel C évidemment davantage un combat de forces spéciales de maîtrise du ciel par des hélicoptères de combat bref en tout cas pas d'artillerie et on qu' le voit bien l'ensemble des fonctions qui sont indispensables à l'Ukraine pour réussir la contreoffensive en ce moment sont aussi des fonctions militaires dont nous-mêm avons eu peu besoin pendant 20 ans et donc évidemment ça prend du temps et cette capacité à reprendre du muscle évidemment elle est est absolument indispensable avec au fond désormais une situation qui est contrastée en fonction des segments au moment où je vous parle vous avez eu des efforts de fait et je tiens vraiment à rendre hommage aux ouvriers aux techniciens aux ingénieurs et même aux dirigeants des entreprises qui l'ont fait parce que derrière c'est évidemment des cycles de 38 qui se sont déclenchés c'est des prises de risque aussi de trésorerie de capacité à organiser la production c'est vrai des missiles Mistral division par de du délai de production pour les produire c'est la défense solaire de cour porter multiplication par 3 de la capacité à produire des canons César dont on voit bien qu'ils sont un élément très différenciant je remercie le sénateur folio d'y être revenu c'est vrai évidemment aussi des des moyens de détection dans le ciel Thalès a accéléré par deux la production de ces radar gm200 donc on a des gammes de produits sur lequels il est clair que les choses avancent et il faut le dire avec la même lucidité devant la représentation national vous avez un certain nombre de segments dans lequels les choses sont plus complexes euh il y a un missile qui évidemment nous préoccupe beaucoup en ce moment c'est le missile Aster puisque comme vous le savez ce sont des missiles qui sont sur la défense sol air de longue portée sur le Sté sur le mamba ce sont aussi ces missiles qui sont euh lancés actuellement depuis nos frégates dans les missions de sécurisation euh des espaces maritimes comme en mer Rouge et on le voit bien les stocks de ces missiles ont sont tombés malheureusement très bas ces dernières années et donc je veux aussi rassurer celles et ceux qui ont un doute sur les commandes le ministre malur a dit pour les missiles à C typiquement nous avons commandé plus de 200 missiles en janvier 2023 MBDA affiche un calendrier de livraison qui peut nous emmener à la fin de l'année 2025 pour des missiles qui ont été commandés en janvier 2023 donc on voit bien que là il y a il y a une perspective pour un missile qui coûte 3 millions d'euros pièces il y a des perspectives de commande désormais c'est un travail d'organisation de la production on aura aussi l'occasion d' revenir devant la commission de la défense mais je peux peut-être faire cette annonce que MBDA nous a communiqué qu'au fond les premiers missiles pouront arriver au cours de l'année 2024 et non plus à la fin de l'année 2025 ce qui montre bien que la nouvelle organisation de production produit ses effets mais ça prend du temps et je pense aussi qu'il faut qu'on explique à nos concitoyens pourquoi tout cela prend du temps peut-être un point plus précis sur les munitions puisque vous êtes nombreux à y être revenu le sénateur folio le président retaillot et d'autres bon déjà dans la famille des obus de 155 mm tout ne se vaut pas et vous l'avez dit euh les obus Nexter prennent peut-être un peu plus de temps sont peut-être un peu plus chers mais ils vont aussi un peu plus loin là où d'autres obus coûtent moitié moins cher mais vont moitié moins loin et donc c'est bien aussi la difficulté c'est que la fiabilité de ces équipements ne sont pas complètement aussi égales c'est aussi notre force évidemment à nous Français avec notre industrie de défense que d'arriver donc à trouver le point d'équilibre entre temps de production et ne pas abîmer la qualité du matériel produit évidemment aussi dans un environnement en France mais c'est vrai aussi en union européenne où les normes par exemple de protection pyrotechnique ne sont pas complètement les mêmes qu'en Ukraine et on revient aussi à nos réflexions de production locale en Ukraine pour essayer aussi peut-être d'avoir des temps que nous pourrions évidemment comprimer en 2023 monsieur le Président retaillot la France a produit 30000 obus de 155 mm l'objectif c'est de faire X de avec un premier point de passage à 48000 au but la vraie difficulté vous avez parlé à raison de de Tarbe euh c'est l'accès à la poudre en fait aujourd'hui nous n'avons pas de criticité sur les corps de bombes ce que tar produit c'est évidemment la production de poudre ou ne me demandez pas pourquoi mais il y a de ça maintenant quelques années ça remonte aux années fin des années 90 début des années 2000 il n a plus de production de poudre sur le territoire national et nous achetons notre poudre dans les pays du nord de l'Europe ou en Allemagne on a pris une décision comme vous le savez je m'en été expliqué devant vous pendant la programmation militaire de relocaliser une capacité de production de foudre en France à Bergerac sur le site de rinco la première pierre sera bientôt posée mais là aussi évidemment ça prend du temps et c'est ce qu'il faut exppliquer c'est que l'accès à la poudre évidemment est un enjeu majeur pour nous j'en dis pas plus mais nous avons un certain nombre d'initiatives pour essayer de récupérer des stocks de poudr dans des pays tiers pour nous permettre justement de continuer d'augmenter les cadences en tout cas ce point que vous avez appelé vos vœux les uns et les autres il est clairement identifié et croyez bien que les équipes de la Délégation Générale pour l'Armement y veille scrupuleusement être à l'écoute des Ukrainiens dit le le sénateur folot et le sénateur temal je pense que ça vaut toujours pour les équipements terrestres vous avez vous avez brocardé avec amitié le le VAB le vénérable VAB de l'armée de terre français qui a rendu bien des services et qui continue de rendre bien des services à à notre armée je précise que ce sont des segments typiquement qui sont demandés par les ukrainiens et vous l'avez rappelé vous-même la MX XRC a des fonctions plus latérales sur le champ de taille là où il y a pas de contreoffensive et de tenue de la ligne de front possible sans protection des troupes etlevab aujourd'hui remplit encore évidemment ces fonctionsl et je le dis pour les commissaires à la défense c'est aussi parce que on a la lo pour armation militaire on a la scorpionisation de l'armée de terre qu'on a des achats de de véhicules griffons qu'on a des sorties importantes de VAB du stock de nos armées ce qui nous permet d'aider l'Ukraine dans quelque chose au fond pardonne pardonnez-moi de cette expression mais d'assez gagnant gagnant entre le pivot entre nos propres stocks et évidemment l'aide à l'Ukraine àsm je vous en ai parlé un certain nombre d'équipements vont être durcis aussi dans les prochains temps on a bénéficié d'un retour d'expérience des Ukrainiens sur le canon César notamment monsieur le Premier ministre en matière d'intelligence artificielle qui va nous permettre là aussi de faire des acquisitions de ciblebles pour les artilleurs Ukrainiens qui soient beaucoup plus fines et donc aussi évidemment de mieux se protéger d'économiser un certain nombre d'obut on va le faire également sur les drones où vous le savez cette cette pépite française qui est la petite entreprise de l'air qui grandit de plus en plus va nous permettre de d'avoir un programme là aussi gagnant gagnant sur les drones kamikas munition téléopérée dans l'armée française et l'armée ukrainienne seront directement bénéficiaire on est aussi malheureusement dans un conflit qui dure et qui nous autorise aussi désormais à réfléchir à des programmes d'armement dont nous serons autant bénéficiaaires que l'armée ukrainienne ne peut-être bénéficiaire en conclusion sur quelques aspects euh plus globaux euh évidemment le président de la République a demandé au gouvernement d'élaborer un nouveau paquet d'aide militaire il correspond à la traduction concrète de l'accord qui vous est soumis ce soir avec cette formule jusqu'à 3 milliards d'euros et il conviendra donc évidemment de continuer à répondre présent notamment sur l'artillerie sur la défense solaire sur les frappes dites dans la profondeur après la ligne de front comme je l'ai indiqué deiè des choses monsieur le sénateur temal euh sur la loi de programmation militaire et au fond sur les conclusions qu' nous faut tirer de tout ce qui s'est passé ces derniers mois pour notre propre défense et d'ailleurs on pourrait aussi ajouter ce qui se passe au Proche et au Moyen-Orient je parlais de la question de la sécurisation des espaces maritimes donc on peut dézoomer et regarder de manière un peu plus globale je pense que beaucoup de constats tels que nous l'avons fait collectivement pendant la lo de programmation militaire sont toujours d'actualité laquelle LPM d'ailleurs ne s'applique que depuis seulement 3 mois j'ai parller des munitions le cyber qui recouvre évidemment une actualité je n'y reviens pas les questions de renseignement la dissuision nucléaire sur lequel nous avions eu un un bon un bon débat pardonnez-moi lors de programmation militaire autant de sujets qui sont sanctuarisés dans la LPM et qu'il nous faut confirmer après il est clair que vous avez des sujets sur lequels il faut sans doute se poser de bonnes questions dans les mois qui vont venir soit pour accélérer des commandes déjà prévues peut pas ne pas citer le seté de nouvelle génération qui objectivement correspond un besoin très clair de protection des plus hautes couches de la défense solaire et évidemment la question de la militarisation de l'espace dont on voit bien aussi qu'une actualité plus dure est en train de se faire jour et sur lequel il y a des choses dans la LPM mais est-ce que ça sera suffisant il est clair que la revyure peut-être faite en tout cas moi je suis à la disposition de l'ensemble des groupes politiques pour échanger dans le format qui va bien sur ce sujet parce que les menaces vont vite et donc être mobile dans la programmation sans pour autant abîmer cette programmation va être évidemment un des enjeux majeurs un mot sur notre dissuision nucléaire justement madame la Présidente je tiens à vous rassurer il n'y a pas de changement dans la doctrine française quand le président de la République a redit cette formule nos intérêts vitaux ont une dimension européenne c'est la même phrase que celle que vous pourrez trouver dans le discours de la doctrine de l'école de guerre et d'ailleurs elle fait écho est ce que le président Hollande le président Sarkozy et surtout le premier président à l'avir fait était le président shirac comme vous le savez en 1996 et donc cette doctrine n'a pas évolué donc je vous y renvoie collectivement mais évidemment il fallait peut-être le le le préciser et tout dernier point les présidents Marseille reetaillot et quelques autres m'ont accompagné en Arménie l'Ukraine nous invite aussi à regarder de manière plus global ce que nous devons faire en matière de réassurance c'est vrai de la Moldavie nous venons de signer un certain nombre d'accords avec céphan ses journé notamment un accord de défense entre la France et la Moldavie l'Arménie nous poursuivons nos actions de formation nous poursuivons nos actions d'équipement de l'Arménie et on ne peut pas avoir un débat sur l'Ukraine sans regarder évidemment tout ce qui se pass dans l'ensemble de l'Europe centrale et de l'Europe caucasienne voici les éléments que je souhaitais porter l'attention du Sénat consécutivement à vos interventions madamees messieurs les sénateurs merci monsieur le ministre je vais donner la parole maintenant au ministre de l'Europe des Affaires étrangères puis nous passerons au vote ministre merci monsieur le président mesdames messieurs les sénateurs avant peut-être de répondre à un certain nombre d'interrogations qui se sont posées lors de la discussion générale je voulais peut-être aborder avec vous ce que cet accord en quelque sorte représente pour nous à l'issue de cette discussion d'abord cet accord c'est un accord pour l'unité des Européens et je vous le dis à Berlin à helsinky à Varsovie à Prague pour citer que certains de nos Partena nous sommes attendus sur cet accord bilatéral parce que presque d'ailleurs tous les pays européens pardelà d'ailleurs leur division politique par-dà nos étiquettes différentes et nos groupes politiques différents également au Parlement européens ont eu un engagement de la sorte et s'apprête également à signer de tels engagement l'engagement que nous avons présenté aujourd'hui au Sénat l'unité européenne elle est là dans cet accord par-dà les divisions pardà également les étiquette partisane et vous pouvez être dans l'opposition et être d'accord avec cet accord et vous pouvez être contre le gouvernement et être d'accord avec cet accord et je pense que c'est bien que le gouvernement puisse le réaffirmer mais également qu'on puisse également passer au-delà des arguments je je je verrai justement sur un certain nombre de points qui ont été qui ont été abordés cet accord c'estord c'est d'abord aussi un accord pour la paix en soutenant l'Ukraine nous sauvegardons notre ADN européen notre ADN ce sont des principes ce sont des valeurs c'est aussi un continent qui a décidé que un pays ne peut pas agresser un autre pays un pays ne peut pas violer le droit international ne peut pas violer la souveraineté territoriale d'un autre c'est la guerre que la Russie veut mais ce n'est pas la paix que souhaite justement l'ensemble des pays qui se battent aujourd'hui et qui aident l'Ukraine à se défendre cette guerre c'est la Russie qui qui la veut pas nous et la Pest c'est bien l'Ukraine qui la demande avec nous faut pas se tromper aujourd'hui dans les arguments qui sont évoqués enfin cet accord est un accord également pour l'histoire nous sommes à la croisée des chemins et l'agressivité inédite aujourd'hui de la Russie ces dernières semaines le prouve et la poursuive de notre engagement dépendra également de l'avenir des Européens le Premier ministre l'a dit de manière très explicite la possibilité d'ailleurs pour nos concitoyens de maîtriser et de garder la maîtrise de notre destin ce à quoi je me dois de répondre j'ai relevé un certain nombre de questions des groupes politiques que ça çaille d'ailleurs depuis la menace euh à la paix le risque d'escalade l'agriculture les sanctions l'élargissement y compris les fonds et éventuellement un certain nombre de points qui ont été évoqués pour trouver de nouvelles ressources pour aider l'Ukraine je ve d'abord répondre à ceux qui nous accusent de menacer la paix en aidant l'Ukraine et je veux vous le dire il ne suffit pas mesdames et Messieurs les les sénateurs de lever un drapeau blanc pour réussir a arrêté la Russie je le dis tout simplement écoutez ce que nous dit Moscou écoutez aussi ce que veut aujourd'hui la Russie quel est son but stratégique c'est la soumission complète euh de l'Ukraine et j'ai soulevé une une quôte comme on dit une citation de Vladimir Poutine encore hier dans une interview qui qu'il a lui-même donné pourquoi négocier aujourd'hui alors que l'Ukraine est à cour de munition tout est dit je trouve dans cette phrase c'est toujours son objectif aujourd'hui notre faiblesse ne fera que renforcer cet objectif il faut aussi en tirer des conséquences seul le soutien massif et dans la durée à l'Ukraine peut amener la Russie à revoir ces objectifs là et et donc avoir un soutien militaire à la hauteur et garantir également de la production le ministre le corneu vient de le dire sur le territoire européen seul le soutien massif et cela veut dire aussi mettre la Russie en position de force le premier ministre l'a dit aussi très clairement sur le terrain pour pouvoir à la fin négocier certes mais négocier une paix juste une paix durable mais surtout une paix aux conditions de l'Ukraine et pouvoir négocier cette paix c'est aussi ce que nous voulons comme les Ukrainiens qui n'ont pas demandé à être envahi et nous l'avons vu ces dernières cette dernièrees semaines l'ensemble des Européens en tout cas sont réunis et unis autour de ce type d'accord deuxème argument que j'ai entendu c'est l'escalade j'entends vos interrogations sur les risques d'escalade mais également là aussi n'inversons pas les choses la Russie seule et l'agresseur la Russie seule agite aujourd'hui les peurs brandit la rhtorique notamment nucléaire même des campagnes de désinformation ça a été dit par les uns et les autres et de déstabilisation de nos sociétés et cet accord billatéral de sécurité permet aussi de reprendre la main par rapport à la Russie l'accord de sécurité qui a été signé par le président de de la République et le président ukrainien le 16 février dernier et également la suite logique des efforts pour accompagner l'Ukraine dans la durée et pas une escalade pas une fantaisie et la réponse forte est clair au défi de cette agression voilà depuis le premier jour de notre soutien euh a d'ailleurs été continu je souhaitais peut-être évoquer quelques domaines le soutien d'abord humanitaire alors que la Russie vise délibérément des populations et des infrastructures aujourd'hui civiles et énergétiques la France a mobilisé près de 300 millions d'euros via d'ailleurs des soutiens et des ONG avec nos partenaires et des organisations internationales sur place mais aussi par des opérateurs de la solidarité mené par le centre de crise et de soutien et en soutien économique dans la perspective de la reconstruction un soutien politique pour la communauté internationale également qui continue à être derrière l'Ukraine comme à l'être très majoritairement aujourd'hui et je voudrais également peut-être souligner un soutien majeur dans la lutte contre les impunités des crimes commis par la Russie d'ailleurs qu'il s'agisse d'appuyer les enquêtes ukrainiennes comme abcha ou d'appuyer les enquêtes de la Cour pénale internationale ou encore de contribuer à la formation de magistrats ukrainien autant d'actions concrètes que mène aujourd'hui la France pour renforcer justement ce soutien vous avez également évoquer un certain nombre de pistes pour renforcer le soutien financier à l'Ukraine NOTAM la question de l'intérêt des avoirs russes nous sommes favorables à cette option à condition qu'elle respecte évidemment le droit international et nous pourrions pas avoir deux types de langage à la fois baser notre argumentaire du soutien à l'Ukraine sur la question de la violation du droit international et de l'autre côté utiliser un processus de séquestration des avoirs russes qui ne serait pas en conformité avec le droit international c'est une évidence c'est bien de le rappeler il reste quelques pistes qui sont évoquées aujourd'hui par la Commission européenne notamment la taxation des intérêts d'emprunt de ces avoirs qui pourrait constituer notamment un un une possibilité légale euh pour la commission c'est une piste qui est évoqué et ces intérêts d'emprunt d'ailleurs pourraient constituer des ressources propres pour éventuellement un emprunt européen il y a des pistes sur ce sujet kayakalas notamment la première ministre estonienne l'a évoqué 100 milliards d'euros d'emprunt et peut-être évoquer cette question des intérêts d'emprunt des avoirs russes gelés comme étant des ressources propres au remboursement de cette de ce processus c'est un des sujets que nous évoquerons d'ailleurs en européen ensemble pour trouver des solutions et justement garantir euh aux euh au aux Ukrainiens plus de de liquidité et le plus rapidement possible notamment s'agissant des sanctions euh et je vais finir par là Monsieur le le président s'agissant des sanctions ne croyez pas et je ne crois vraiment pas à la fiabilité statistique aujourd'hui euh qui est publiée par les Russes notamment sur ces taux de croissance vous en avez également fait référence dans vos interventions l'économie russe est devenue d'ailleurs une boîte noir assez incohérente un certain nombre de pans de l'économie sont sortis des statistiques russes pour afficher des taux croissance important et pour être très clair j'ai un doute sur l'optimisme affiché par le crenemain aujourd'hui sur l'état réel de l'économie russe ce qui nous fait dire que nous constatons quand même que ces sanctions sont utiles parce qu'elles surenchérissent notamment d'ors et déjà le coût de la guerre en Russie mais au-delà leur effet à court terme les sanctions auront également des conséquences très significatives et durables sur le potentiel de la Russie à financer son économie omie de guerre et notamment les ruptures d'approvisionnement seront évidemment légion à partir du moment où des secteur à haute technologie sont sont impactés nous observons également et c'est une information importante que euh un phénomène de d'émigration de travailleurs très qualifiés maintenant depuis le début du conflit a commencé ce qui nécessite impactera évidemment les l'économie russe dans la durée sur l'élargissement et sur leut temp mesdames et messieurs les sénateurs l'accord bilatéral de sécurité que nous avons signé avec l'Ukraine n'est pas non plus un accord d'adhésion caché je remercie le Sénat pour y compris euh sa qualité les qualités des interventions contrairement d'ailleurs à l'Assemblée nationale où cette cet élément avait été mis en avant il s'agit pas ni de l'adhésion à l'Union européenne ni de l'adhésion à l'OTAN et ces deux cheminements le président rotao l's très justement dit ont un calendrier propre ils comportte d'ailleurs bien des conditions et des exigences propres et le Parlement aura d'ailleurs à s'exprimer et dire le contraire c'est faire croire d'ailleurs au à nos concitoyens qu'un accord bilatéral de ce type pourrait décider à la place du débat public à la place des parlementaires à la place des deux chambres et c'était évidemment faux en conclusion je voudrais peut-être vous dire écoutez je vous ai j'ai essayé de vous apporter un certain nombre d'informations je comprends l'heure mais je pense que ils étaient nécessaires je voudrais vous dire que partout chez nos partenaires d'ailleurs au Royaume Unis comme en Allemagne qui ont d'ailleurs signé ce genre d'accord partout le même type de débat les mêmes types de questions partout des opinions publiques notamment à convaincre mais partout à la la même constance et le même engagement dans les trois pays baltes ainsi qu'à Varsovie et dans un certain nombre de pays qui aujourd'hui sont en en crainte de cette attaque personne n'est dupe sur le sujet de la menace russe donc ne le soyons pas c'est peut-être mon message dernier ne le soyons pas sous prétexte que nous sommes à quelques centaines de kilomètres de plus de la frontière russe je sais enfin que cela nous touche tous la guerre nous l'avons comme une certaine idée aussi de la paix en Europe et cela nous touche parce que l'idée de la guerre évoque chez chacun d'entre nous dans nos familles dans ns souvenirs également dans les récits et les traumatismes pas si lointains et donc je veux résumer peut-être mon intervention et ce 50-1 au fait que ce que nous vous demandons aujourd'hui par ce vote c'est de continuer à rendre possible le soutien à l'Ukraine je vous remercie merci monsieur le ministre à la demande du gouvernement le Sénat est maintenant appelé à se prononcer par un vote sur cette déclaration conformément à l'article 39 al 6 du règlement il va procédé au scrutin public ordinaire dans les conditions prévues par l'article 56 du règlement su voilà c'est l'heure du vote on va pouvoir voir comme ça la cartographie de l'ensemble des votes dans l'hémicycle et en attendant d'avoir cette proclamation on a quelques secondes pour rejoindre Audrey vetaz en tribune de presse de l'hémicycle Audrey racontez-nous les moments forts de toute cette séquence qu'on vit en direct sur public sat depuis 18h et bien ce qu'on retient ce sont les mots très forts de Gabriel Atal au début de son discours non ce n'est pas qu'un conflit territorial entre l'Ukraine et la Russie mais c'est Vladimir Poutine qui attaque nos valeurs ce qu'on retient aussi c'est que la plupart des groupes politiques qui vote à l'instant devrait soutenir le discours sur l'accord entre la France et l'Ukraine à l'exception du groupe communiste il devrait aussi manquer des voix par abstention du côté DLR des écologistes et des trois sénateurs du rassemblement national alors un vote positif pour montrer le soutien de la France à l'Ukraine mais les sénateurs n'ont pas manqué de fustiger la politique étrangère d'Emmanuel Macron il demande aussi plus d'effort pour aider l'Ukraine militairement et beaucoup ont tiqué aussi de part et autres de l'hémicycle sur le soutien sans limite à l'ucraine Quentin je vous redonne la main le vote est terminé derrière moi voilà effectivement on vient d'entendre Gérard Larcher qui disait que plus personne ne demande à voter on voit donc que les huissiers vont comme cela procéder à la fin de ce vote électronique un vote avec des carte qui permet à chaque sénateur à l'avance de dire et bien s'il vote pour s'il vote contre ou s'il s'abstient et on va ensuite avoir la cartographique complète de ce vote au sein de l'hémicycle je vous rappelle le vote des députés hier c'était 372 pour 99 contre et 101 abstention sur 471 suffrages exprimés à l'Assemblée nationale on va voir quelle sera la teneur de ce vote qui est en train d'avoir lieu au moment où l'on se parle et qui prend un peu de temps car dans les groupes politiques tout le monde ne vote pas comme un seul homme il y a donc des précisions à faire sur qui vote quoi dans chaque groupe politique on sait que par exemple chez les républicains certains demande et bien à s'abstenir il faut donc soustraire leur voix avec leur carte de vote mais on vient d'entendre jérard lincher qui effectivement va pouvoir proclamer euh le résultat de ce scrutin avec une sonnerie qu'on entend ici et on vacûter tout de suite le président du Sénat pour 293 contre 22 le Sénat a donc [Applaudissements] adopté je vais suspendre la séance elle sera reprise à 22h25 vous noterez bien pour l'examen de la proposition de loi visant à soutenir l'engagement bénévole et à simplifier la vie associative la séance est suspendue et reprise à 22h25 voilà c'est la fin de cette édition spéciale que vous avez pu suivre en direct et en intégralité depuis 18h sur l'antenne de Public Sénat sur ce débat sur le soutien de la France à l'Ukraine et vous venez de le vivre en direct sur notre antenne un vote très large du Sénat 293 votes pour 22 votes contre seulement c'est la fin de cette édition spéciale je voulais remercier Audry vuetaz en tribune de presse qui m'a accompagné toute la soirée merci beaucoup à vous Audrey merci aussi à toutes les équipes techniques et éditoriales qui ont permis la réalisation de ce Grand Direct n'hésitez pas à lire les décryptages toutes les infos et les replays c'est sur public