REPLAY : Sébastien Lecornu s'exprime à l'Assemblée nationale sur la mobilisation lycéenne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« ce qui déclenche le maintien de l'ordre, c'est l'existence de violences urbaines résiduellement sur des biens, mais surtout sur des personnes. »
- 1:26Invité politiqueFait
« est-ce que des accidents peuvent ? La réponse est oui. Et je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violence policière, violence policière suggérer qu'il y ait des instructions politiques de répression policière. »
- 2:36Invité politiqueFait
« il faut combattre l'ensemble de ces mensonges qui ont été ici ou là, disséminés sur les réseaux sociaux, sur la place publique, dans les médias. La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d'une classe politique lâche qui souffle sur les braises »
- 4:01Invité politiqueFait
« je souhaite que le cadre désormais d'expression du mécontentement, des désaccords se fasse soit comme nous le faisons ici dans un exercice démocratique par la démocratie parlementaire, soit par la démocratie sociale »
- 4:45Invité politiqueChiffre
« Beaucoup d'argent ont été mis sur l'Éducation nationale avec une augmentation importante du budget depuis 2017. »
- 5:22Invité politiquePromesse
« on réunira les présidents de conseils régionaux demain pour justement objectiver les choses avec sérieux comme les élus locaux savent le faire. »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu99 %
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Et on va attendre une oreille maintenant à l'Assemblée nationale où Sébastien Lecornu est en train de s'exprimer sur ces manifestations. Deuxième élément de clarification, beaucoup de choses ont été dites sur l'action des forces de sécurité intérieure et je tiens, puisque l'Assemblée nationale contrôle l'action euh du gouvernement, euh redonner quelques éléments de clarification et qu'elles soient tenues pour dites.
La première des choses, c'est que par trois télex, je les ai d'ailleurs ici, le ministre de l'Intérieur les a rendus d'ailleurs publics, des instructions de proportionnalité ont été données aux forces de l'ordre et donc, il ne saurait y avoir un défaut de transparence sur les ordres que le pouvoir politique a pu donner aux forces de sécurité intérieure, qu'ils soient policiers ou gendarmes. Deuxième des choses, parce que là aussi des contre-vérités circulent, ce qui déclenche le maintien de l'ordre, c'est l'existence de violences urbaines résiduellement sur des biens, mais surtout sur des personnes.
Et dans un autre cas de figure, lorsqu'un lycée est bloqué, mais dans lequel le proviseur a demandé un concours de la force publique pour le débloquer. Mais l'extraordinaire majorité des cas, monsieur le ministre Marc Angeli, c'est un usage de la force publique parce que malheureusement, des individus violents se mêlent à la présence de lycéens non violents et s'en prennent à eux ou s'en prennent à l'encadrement de l'éducation nationale. Alors, est-ce que dans une manœuvre aussi sensible d'ordre public, est-ce que des accidents peuvent ? La réponse est oui.
Et je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violence policière, violence policière suggérer qu'il y ait des instructions politiques de répression policière. C'est faux, c'est un mensonge et c'est jeter l'opprobre justement sur la police de la République.
[applaudissements]
Et là où il y a des accidents, puisque c'est un État de droit, il doit y avoir enquête, enquête administrative, enquête judiciaire, il doit y avoir transparence, il doit y avoir la recherche de la responsabilité et pardon de le dire, en être humain, il doit y avoir de l'empathie. Mais ces choses-là étant dites, il faut faire taire deux mensonges qui divisent la société, qui remontent la population contre la police de la République et ce n'est pas acceptable. Le premier mensonge, c'est de laisser à penser qu'il y a une intentionnalité et une disproportion volontaire dans l'usage de la force.
Elle n'est pas volontaire, quels qu'en soient les mensonges de la France insoumise et le deuxième mensonge, encore plus grave, est en de sous-entendre que la police de la République et les militaires de la gendarmerie seraient racistes. Et ça, il faut combattre l'ensemble de ces mensonges qui ont été ici ou là, disséminés sur les réseaux sociaux, sur la place publique, dans les médias. La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d'une classe politique lâche qui souffle sur les braises et qui cherche à attiser les violences pour ensuite mieux les condamner, pour organiser un chaos à des fins électoralistes.
[applaudissements]
Ces contre-vérités et ces mensonges étant dits, je veux vous dire un mot, monsieur le ministre, sur les manifestations d'aujourd'hui. Non seulement ces manifestations, le gouvernement les accueille avec beaucoup de respect, mais je vais vous dire quelque chose qui va peut-être vous surprendre, je les accueille avec soulagement. Car enfin, nous avons un cadre légal, déclaré, démocratique, dans lequel l'expression des désaccords peut se faire, y compris avec le gouvernement que je dirige.
C'est normal, monsieur le président, qu'il puisse y avoir des manifestations et je souhaite que le cadre désormais d'expression du mécontentement, des désaccords se fasse soit comme nous le faisons ici dans un exercice démocratique par la démocratie parlementaire, soit par la démocratie sociale, c'est-à-dire par les grèves, par les manifestations, ce que l'ensemble de notre Constitution reconnaît comme droit. C'est aussi la juste réponse, à l'inverse, à la violence que nous condamnons par ailleurs.
De cette mobilisation, monsieur le ministre, monsieur le président Marc Angeli, je souhaite que nous puissions désormais avancer pour apporter une réponse politique à un mécontentement lycéen, à une angoisse lycéenne qui elle est réelle et que nous devons entendre avec beaucoup d'humilité en luttant contre les instrumentalisations politiciennes. Plusieurs chantiers ont été ouverts. Certains sont globaux. La question des remplacements, on ne découvre pas le sujet cette semaine, ça fait de nombreuses années qu'on y travaille. Le pacte pour les remplacements avait été décidé par Élisabeth Borne que je vois ici et les Premiers ministres précédents.
Beaucoup d'argent ont été mis sur l'Éducation nationale avec une augmentation importante du budget depuis 2017. Si c'était qu'un sujet d'argent public, malheureusement, ça se saurait. On pourra néanmoins reparler budget dans un instant. La question bâtimentaire doit être objectivée sans jeter non plus le l'eau propre sur les conseils régionaux comme certains ont pu le faire en les instrumentalisant. Quand je vois ce que la région Île-de-France a pu accomplir depuis 10 ans, il faut être honnête et le reconnaître et on réunira les présidents de conseils régionaux demain pour justement objectiver les choses avec sérieux comme les élus locaux savent le faire.
Des questions, monsieur ministre de l'Éducation nationale, qui se posent sur la question de l'orientation, sur la question de l'organisation du temps scolaire, sur aussi, et je crois d'ailleurs que j'aurais peut-être pu démarrer par cet item-là, la question de la démocratie lycéenne et du recueil de l'expression des lycéens parce que derrière il y a un beau sujet politique qu'il faut traiter et dont il faut s'emparer. Ensuite, monsieur le président, il faut aussi désormais objectiver les choses lycée par lycée.
Et ce qui me frappe au plus bout de 15 jours de de mouvement lycéen, pour avoir pris beaucoup de contacts dans mon propre département, on sent une multiplication de revendications qui sont très diverses et qui parfois ne font pas écho d'un lycée à l'autre. Il faut qu'on l'entende nous à Paris avec beaucoup d'humilité et de sens pratique. C'est pour ça que le ministre de l'Éducation nationale a décidé de libérer du temps dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, dans chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée. On ne peut pas reprocher, on ne peut pas condamner
Sébastien Lecornu