“Il n’y a pas de répression policière du mouvement” : Laurent Nuñez s’explique devant les députés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:42RelanceRéponse partielle
Peut-on vraiment parler de répression policière dans ce mouvement ?
- 11:21RelanceRéponse directe
Le ministre a-t-il donné des consignes de non-intervention ?
- 13:45OuverteRéponse directe
Le schéma national du maintien de l'ordre s'applique-t-il ?
- 14:27RelanceRéponse directe
Les grenades lacrymogènes sont-elles des armes de guerre ?
- 16:57OuverteRéponse directe
Quels sont les bilans des interventions policières ?
- 17:37OuverteRéponse directe
Des parlementaires ont-ils été présents sur les blocages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:31Fait
« On a tenté d'incendier la porte de l'hôtel de ville à Marseille. »
- 13:45Fait
« Quand on est en violence urbaine, on n'est plus dans le maintien de l'ordre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Je vous le disais, on écoute Laurent Nugè qui s'explique devant la commission des lois justement de l'Assemblée depuis quelques jours maintenant, depuis plusieurs jours sur la gestion du mouvement dit des lycéens. Euh d'abord vous dire que euh traditionnellement donc nous avons eu et nous avrons eu dans ce dans notre pays des mouvements de de lycéen qui en général euh en général se euh déroulent devant les établissements euh scolaires et qui de manière assez traditionnelle se traduisent par des blocages euh totaux ou partiels. Et en général le mouvement reste cantonné à l'établissement en fonction des thématiques. hein, on avait évidemment en fonction des thématiques ont plus varié pour ces mouvements de lycéen, mais c'est quelque chose que
nous avons évidemment l'habitude de gérer en lien très étroit comme toujours avec les responsables des communautés éducatives et notamment les responsables d'abord les préfets en lien très direct évidemment avec les directeurs des services académiques ou avec les recteurs et puis au plan local chaque responsable de police ou de gendarmerie avec les chefs d'établissement. Euh les choses traditionnellement se passent bien, que les choses soient dites, hein. Les choses se passent bien dans la gestion des mouvements euh lycéens. En général, il a des blocages. Quand le blocage est partiel, il n'y a jamais d'intervention des forces de sécurité intérieure. Il est possible que les forces se prépositionnent pour éviter des incidents. Les accès se font en général par des accès dit secondaires.
Et puis quand il y a des blocages totaux et que d'autres élèves, les enseignants sont empêchés d'entrer dans les établissements, il peut y avoir il peut y avoir en lien, toujours en lien avec le chef d'établissement des interventions des forces de l'ordre pour procéder à ce qu'on appelle un déblocage, c'est-à-dire faire en sorte que l'ensemble des élèves puissent qui souhaitent accéder au sein de l'établissement scolaires puisse y accéder. Et ça fait partie d'ailleurs des instructions régulières que nous adressons euh au préfet et c'est d'ailleurs les instructions qui avaient été adressées au préfet au début euh au début de notre mouvement. Traditionnellement d'ailleurs à à en milieu de matinée, ces blocages se terminent. Il arrive parfois que les élèves partent en déambulation sauvage
dans le centre-ville ou sur l'espace public. En général, d'ailleurs, et je tiens à le dire, les forces de sécurité intérieure les encadrent et quand il n'y a pas d'égradation, ben il y a pas d'intervention. Voilà, c'est comme ça que ça se passe. Il y a pas d'intervention dans les mouvements euh lycéens. Euh et donc c'est la première vérité évidemment la première euh la première euh vérité à rétablir hein, c'est que il n'y a pas de d'intervention des forces de sécurité intérieure face à des lycéens qui manifestent pacifiquement que les choses soient dites. Il y a pas d'intervention systématique et même il y en a pas quand il les choses se passent pacifiquement. Et donc je trouve qu'il est excessif de parler comme ça a pu l'être, mais on pense que la question reviendra de
répression policière d'un mouvement. Ça n'est pas le cas. Évidemment, traditionnellement dans les mouvements lycéens, quand il y a des violences, les choses peuvent être il peut y avoir évidemment des interventions. Il faut entendre par violence des prises à partie des forces de l'ordre, des violences entre les élèves et cetera, dégradation contre les les matériels, les biens et cetera et cetera. Le ça c'est le premier point. Deuxème point, le mouvement lycéen auquel nous sommes confrontés, il est il est un peu il est un peu différent. Il est assez inédit d'abord par le nombre d'établissement qu'il touche. Je crois que le ministre de l'éducation nationale a communiqué très régulièrement he sur le nombre d'établissements qui sont concernés par les participants aussi qui sont plus
nombreux que les mouvements que nous avons d'habitude à voir que nous avons à constater d'habitude. Euh mais il est aussi inédit. Il est aussi inédit parce qu'il a basculé assez rapidement dans des violences qui sont graves. Dans des violences graves. Euh je le dis euh à dessin et il ne faut pas euh l'oublier. Il a basculé dans des violences qui sont euh très graves et euh dont je tiens d'ailleurs évidemment à disposition de la commission la liste de l'ensemble des faits qui ont été constatés partout sur le territoire national. On a vu que le mouvement ne s'est pas cantonné seulement aux abords des établissements ou quand il s'est cantonné aux abords des établissements, il a souvent, pas partout, mais il a souvent été accompagné de violences graves. Parmi
ces violences, je voudrais en citer quelques-unes, pardon, mais je je je vais quand même documenter ce que je vous dis puisque quand avec le gouvernement et comme ministre de l'intérieur, je vous dis que parfois on a basculé dans euh des scènes qui ressemblent plus à des scènes de violence urbaines que des scènes de manifestation. Je pèse évidemment mes mots et je je sais de quoi je parle. Donc je vais vous documenter famille de famille par famille de débordement ce dont on parle. Il y a eu énormément de violence contre les personnels de l'éducation nationale. Énormément de violence contre les personnels de l'éducation nationale. Vous avez toutes et tous en tête les images de Laciota où un enseignant était d'essence, a reçu un coup de pied de la
la part d'un élève Marseille dans plusieurs lycées, un enfin dans un lycée, un proviseur qui a été experé d'essence, un autre victime de G de pierre d'ailleurs, il a été il a été blessé au visage ou encore Rennes où des véhicules donc de personnel ont été incendiés. Je pense à Lille également là, une vidéo avait circulé où un professeur également avait été agressé par des élèves à coup de pied dans le dos. Je pense à Toulouse également donc ou encore ou encore à à à Nice où deux personnels enseignants ont été blessés. Ça c'est la première famille de de violences qui sont assez inédites et qui sont assez inhabituels en fait hein dans les mouvements lycéens qui sont même je dois le dire totalement inhabituel. La
deuxième la deuxième série évidemment de la deuxième série de violence auquel on a constaté, c'est l'atteinte au symboles des institutions, symboles de l'État, symboles diverses et variés. Euh je pense pour vous donner un un un exemple à Bordeaux où on a tenté d'incendier la porte de l'hôtel de ville à Marseille où tout le monde a vu donc un un véhicule des des marins pompiers qui a été euh pris euh à partie qui a été euh donc euh et d'ailleurs un Marin Pompier a été sérieusement blessé. Et évidemment, je tiens à votre disposition tout un tas d'autres exemples où on voit que euh le le le mouvement s'est enchaîné pour partie seulement, hein, je ne dis pas que c'est systématique, mais pour partie seulement après une tournure qui a pu
déborder sur de la violence envers les institutions, envers les bâtiments publics également, hein, je veux le le redire. N'oublions pas qu'à mess un incendie s'est produit au sein d'un collège euh qu'à Pessac au sein d'un lycée ont été dégradé des portails, des vitres. Le tramouet qui passait à proximité étant un autre exemple. Donc une atteinte au au bâtiment public. Je passe évidemment également sur l'incendie du lycée Nelson Mandela à Nant à Saint-Martin d'Italement où une trentaine d'individus ont saccagé une partie des installations de de de du lycée Pablo Neroua et on entend incendiait la loge de la gardienne ou encore à Lyon ou au lycée
Martinière d'Hidro beaucoup de de de de il y a eu une intrusion au sein de ce lycée et il y a eu énormément d'exactions qui ont été commis promise et notamment le système de sécurité incendie a été dégradé de sorte que les élèves internes n'ont pas pu poursuivre leur cursus ou que des logements de fonction ont été dégradés. Je voudrais vous donner un autre exemple de ces bien évidemment les victimes lycéennes également. Il s'est produit trop souvent à de trop nombreuses reprises des blessures de lycéens qui l'ont été dans le cadre de Rix ou de G mortier qui n'étaient pas maîtrisé et qui ont pu blesser parfois gravement des lycéens. Ce matin encore, ce matin encore à Strasbourg, un élève a eu la main gravement blessée sur un G de mortier ce
matin encore. Euh voilà, je je je encore une fois ces ces exemples, je je les tiens à disposition. Euh je encore à Ton les Bains un élève également gravement blessé à la main. Euh un élève qui a par ailleurs à Célesta été grièvement blessé par du matériel apporté par des manifestants de type mortier, engin artisanal. Et puis on a eu aussi des victimes tiers sur des manifestations, des débordements. Je veux je pense évidemment bien sûr à ce nourrisson à Saint-Cir l'école qui a dû être qui a dû être examiné suite à un tir de de mortier eu égard donc aux akoufen dont il a fait l'objet à Exen Provence où le jet d'une pierre par un individu qui depuis d'ailleurs a été interpellé une
dame a perdu un œil et donc il y a eu au en marge des manifestations énormément de victimes tiers. Il y a eu également des pillages de commerce, énormément de pillages de commerce donc ou de tentatives de pillage de commerce qui ont été heureusement empêché. Mais mais madame la députée, je vais vous donner la liste alors des pillages puisque vous semblez en douter. On en a eu à Rennes. On en a eu à Rennes. On en a eu à Lunéville, à Po où un magasin de téléphonie a été pillé. On en a eu à Reusé où il y a eu le pillage d'un magasin Lidl. On en a eu un Strasbourg également où des commerces ont fait l'objet de dégradation. C'était le cas du McDo à Toulouse ou d'un bar tabac à Compienne. Et puis on en a eu, on a également eu beaucoup d'atteintes
au moyen de transport, y compris d'ailleurs à Marseille avec l'incendie d'un bus. Je passe sur le mobilier urbain dégradé et j'en termine évidemment évidemment au titre de de cette montée des violences par les incidents qui ont concerné les incidents graves qui ont concerné les forces de sécurité intérieure. Les forces de sécurité intérieure. Il y a évidemment l'effet de Belfort où un commandant de police a été lyché au sol. Il y a des blessés qui ont été des blessés notamment à Montellimar. Je voilà, j'ai une liste qui est évidemment très très longue. Je pense aussi ces deux policiers qui ont été blessés à Marseille ou cette cet officier stagiaire de police qui a été poursuivi dans les rues de Paris euh jeté au sol et qui a fait l'objet qui a fait l'objet
de coup tout ça. Et d'ailleurs aujourd'hui encore, je je veux dire aujourd'hui encore puisque monsieur le président vous me demandiez le bilan de la journée. a y un certain nombre de d'événements qui se sont évidemment déroulés aujourd'hui à Paris d'ailleurs hein où certains d'entre vous étaient étaient présents. Certains d'entre vous étaient présents, monsieur le député Léom un seul ici mais pour les autres j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec au téléphone. Voyez, on est quand même un peu en contact quand même pour aujourd'hui à Béier Montpellier, on a eu des incidents extrêmement graves. Je crois que la préfète communiquera sur ses faits à Baier avec des jets de cocktail molotof. le caillassage du trame à Montpellier et avec une implication assez importante de
la mouvance d'ultra gauche. Et je vous rapprai sur ce point, monsieur le président, sur l'implication des des mouvances. Euh encore aujourd'hui, d'ailleurs à à à Forback, on a projeté dans dans l'enceinte d'un établissement des bouteilles d'acide chlorhydrique euh à Pente au combo tir de mortier sur un lycéen qui a été blessé. Tout ça c'est aujourd'hui. Donc tout ça me me fait dire tout ça me fait dire évidemment que nous sommes donc dans un contexte de violence qui est assez élevé et que nous qualifions volontiers, que je qualifie volontiers quand il y a ces débordements mais qui sont très fréquents de violence urbaine. Alors, évidemment évidemment et là je réponds très clairement à votre question monsieur le monsieur le président sur le mot que j'ai utilisé au
journal de 20h où j'ai parlé, il n'y a pas de retenu dans les interventions. Il faut évidemment le comprendre mais il suffisait de m'écouter d'écouter la suite de la phrase. Ça veut dire que chaque fois qu'il y a des violences, des dégradations, il y a nécessité d'une intervention de police. Et on ne on ne on ne peut pas je ne peux pas laisser dire comme ça pu être dit sur certains bancs. Le ministre de l'intérieur avait demandé de ne pas intervenir. Non, c'est faux. Quand il y a des violences et des dégradations, nous intervenons. C'est la règle. C'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il n'y avait pas de retenu dans le principe d'une intervention. En revanche, quand il y a intervention, on applique la proportionnalité de l'action. Voilà. Que les choses soient
claires. Que les choses soient claires. Je veux le dire très clairement. Et d'ailleurs, je vous renvoie parce que évidemment, j'ai eu l'occasion de le dire hier au QAG. Évidemment, je ne passe pas mes instructions aux forces de sécurité intérieure que je connais quand même particulièrement bien par des médias interposés. Je leur adresse des instructions. Je crois que le Premier ministre les a lu. Je vais compte tenu du temps qu'il m'a imparti vous épargner cette lecture. Mais je ces instructions sont très clair. Il y a trois Tlex. Il y a trois téx. Il y en a un du 26 septembre. Il y en a un du 30 septembre où je rappelle à l'ensemble des forces de sécurité intérieure la nécessité d'intervenir quand il y a des violences et je ne veux pas que il soit dit que je
donne des consignes de non intervention et de le faire systématiquement compte tenu du public que nous rencontrons souvent sur le terrain sur l'espace public qui sont le plus souvent des jeunes mineurs. De le faire avec encore plus de proportionnalité évidemment que d'habitude et ça ce sont des consignes permanentes. Et puis j'ai envoyé une autre instruction pour la manifestation d'hier. une instruction qui était qui visait à encadrer les manifestations intersyndicales, celles qui ont été déclarées par des organisations syndicales dont la CGT d'ailleurs. Donc l'instruction que j'avais envoyé, c'était que systématiquement on encadrait ces manifestations en ne se montrant pas. Il n'est pas nécessaire que les forces de l'ordre soient visibles. Dès lors qu'il y a un service
d'ordre, les choses se passent correctement. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé. modulo quelques villes évidemment où l'ultra gauche n'a pas manqué de se manifester en fin de cortège et a essayé de les faire dégénérer. Euh alors quand on est confronté à ce type de violence, donc voilà les télex c'est ça, les instructions c'est ça, on ne peut pas ne pas intervenir quand il y a des violences et on le fait toujours avec une grande proportionnalité mais c'est le cadre légal et réglementaire de l'emploi des armes. On le fait évidemment dans un contexte qui s'apparente à celui de violence urbaine. Alors vous me demandez, monsieur le président, si le schéma national du maintien de l'ordre s'applique. Oui, il s'applique dans les manifestations bien sûr, mais parfois on bascule en violence
urbaine et quand on est en violence urbaine, on n'est plus dans le maintien de l'ordre. Je suis de dire mais il existe des instructions en gendarmerie, en police, à la préfecture de police qui vise plus spécifiquement à encadrer plus spécifiquement à encadrer les troubles liés aux violences urbaines, c'est-à-dire les atteintes fortes qui sont portées au bien, aux personnes et aux forces de sécurité intérieure. Juste pour aller à l'essentiel, l'armement intermédiaire. Je j'en profite d'ailleurs pour compléter la réponse que j'ai faite hier à monsieur le le le député Benjamin Lucas et monsieur le député Roger Vicot. Euh on parle vous vous m'avez dit ce sont des larmement intermédiaire non létal des forces de sécurité intérieure. Ce sont des armes de guerre. Vous utilisez évidemment le
concept de la réglementation mais de manière un peu voilà vous avez aussi envie de faire un petit peu peur. Armes de guerre armes létal armes qu'on utilise sur les théâtres de guerre. que les choses soient claires, je vous réponds. J'ai pas eu l'occasion de le faire hier, monsieur Vicot. Je je m'en excuse auprès de vous, mais en 2 minutes, c'est difficile au QG de répondre. Les règlementairement réglementairement, vous savez, une grenade lacrymogène, une simple grenade lacrymogène est une arme de guerre. Ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir. Ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir. Et ça veut dire que quand on les commercialise, notamment à l'export, on doit demander un certain nombre d'autorisations. Mais ça veut pas dire,
vous l'avez bien compris, vous l'avez bien compris monsieur le député, je sais bien, vous avez bien compris qu'on les utilise pas dans un contexte de guerre, ça reste des armes intermédiaires non létales qu'on utilise mais si qu'on utilise dans un cadre proportionné. Voilà, je je vous fais cette précision parce que hier j'avais pas pu répondre complètement. Ensuite, ces armes intermédiaires, monsieur le député, c'est ce que je vous disais hier, elles sont indispensables aux forces de l'ordre parce qu'elles permettent de garder à distance et de grader et de de d'avoir une gradation dans la réponse. Monsieur Lucandi, vous aurez la parole. J'ai dit au début, monsieur le ministre, perintervenir. C'est pas ce que j'ai dit, monsieur le député, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai parlé d'un type d'
Monsieur le ministre, je me permets juste d'intervenir parce que il y a un brois qui monte dans le cadre de cette audition. Elle va être le ministre a salué votre question gouvernement, il vous a pas interpellé. compléter ma réponse. Vous avez été parmi les groupes les plus pronts à me demander et à vous associer à la démarche d'une audition. Souffrez qu'on écoute le ministre et après chacun aura sa question. Monsieur le ministre, je vous Alors, je poursuis. Donc ces armes intermédiaires, elles sont absolument indispensables quand les policiers, les gendarmes ont en face d'eux donc une violence extrême. Ça permet de maintenir à distance, de graduer évidemment la réponse et ce sont des armes qui sont absolument indispensables. Et d'ailleurs, je tiens à dire, mais je
l'ai dit hier aussi en répondant aux questions qui m'étaient posées, la proportionnalité de la réponse, elle s'apprécie eu égte bien évidemment he c'est pas la conséquence de l'utilisation de l'arme qui est prise en compte, c'est le contexte qui doit être celui donc de légitime défense et de la stricte et nécessaire proportionnalité et évidemment toujours après sommation. vous dire également et j'en profite donc pour informer d'ailleurs la la la commission des lois puisque je je je ad dat évidemment ces interventions elles se font sous le contrôle de la hiérarchie et de l'inspection générale de la police nationale. Donc en fait en clair de l'autorité judiciaire qui quand il y a des incidents saisit l'inspection générale de la police
nationale en judiciaire et nous avons actuellement dans le cadre de ce mouvement pour l'IGPN 18 saisines en cours. 18 sisésines en cours et nous n'en avons aucune pour l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Ce que je veux dire également monsieur le président je je vais abréger mon propos pour tenir dans le temps qui m partie. Vous m'interrogez sur le euh la présence euh d'un certain nombre d'élus sur un certain nombre de blocages sur un certain nombre de de rassemblement, ce qui a été constaté, ce qui n'est d'ailleurs pas contesté par certains députés de la France insoumise et d'autres formations politiques. Je ne reviens pas sur les propos qui ont pu être tenus qui semblaient légitimer la violence. Puis on s'est repris, on a dit finalement non dans certaines
circonstances. Mais bon, je ne reviens pas je ne reviens pas non plus sur les propos qui ont pu être tenus invitant à s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants dont je veux rappeler que les forces de l'ordre n'interviennent que quand il y a dont je veux rappeler que les forces de l'ordre n'interviennent que quand il y a des violences. Vous me demandez si ce qu'a dit le premier ministre donc notamment sur la présence d'un parlementaires de la France insoumise qui ont été présents sur au sein des manifestants dans de nombreux endroits. On l'a documenté évidemment de dans nombreux endroits mais les médias s'en sont fait l'écho. Et oui, vous me demandez si on a pu assister à la présence d'un d'autres groupuscules. Oui, très clairement.
notamment en petite couronne parisienne, on a pu avoir des structures qui ont pu venir inciter les lycéens à euh commettre des exactions. J'assume de le dire hein, je pense notamment au point levé, à révolution permanente, à certains militants d'ultragauche qui ont pu être vu au sein du mouvement et qui ont incité à la commission de de violence. Il y a pas de policier en civil qui incite à la commission de violence, monsieur le député, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Ça n'existe pas euh le bilan hier soir nous étions à 6629 interpellations. Je tiens à dire également qu'il y a eu 761 policiers qui ont été blessés. Policiers ou gendarmes qui ont été blessés. 761
215 élèves qui ont été blessés, 89 personnels enseignants. En vous précisant que pour les élèves dans la grande majorité des cas, pour les élèves dans la grande majorité des cas, les blessures sont des blessures qui sont accidentelles. Je veux escalader, je veux escalader un portail, je trébuche. Je veux mettre une banderole à villeuse, je casse la figure au sein d'une verrière. ou victime ou victime de jetes projectiles et de mortiers par d'autres manifestants. C'est la très grande majorité euh des euh blessures euh mais qui sont vraiment et j'ai évidemment une pensée pour l'ensemble des blessés sont vraiment toujours des des blessures qui sont bien évidemment de de trop. Je salue évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui chaque fois qu'elles ont pu ont mis un terme aux
exactions et je veux évidemment les saluer. Vous dire également évidemment que quand il y a des manifestations déclarées et je crois qu'hier c'était un exemple de ce que peut être une bonne gestion d'un mouvement revendicatif des intersyndicales qui ont déclaré et des manifestations partout qui partout en France se sont bien passé modulo des fins de manifestation. Ça c'est assez habituel. Nous avons des groupes de ultra ou de black block qui viennent en perturber le bon fonctionnement mais globalement elles se sont plutôt bien passé. Je veux donc je je remercie à nouveau les forces de sécurité intérieur, les personnels enseignants et puis je voudrais dire à l'ensemble de la représentation nationale, je vais prendre le temps quand même de d'expliquer quelque chose de très
simple, c'est que les policiers qui sont engagés, les gendarmes qui sont engagés dans le cadre de ce mouvement, ils le font d'abord pour protéger les lycéens. que les choses soient claires. D'abord pour protéger le lycéen contre des violences qui peuvent être commis par des individus, par des casseurs. Et moi, je chaque fois qu'un policier ou un gendarme est blessé, il se trouve que je leur adresse un un message de soutien. L'un d'entre eux qui est un brigadier chef de la préfecture de police de Paris, de la préfecture de police donc m'a envoyé un message que je je me permets de vous lire très rapidement très rapidement sur le le ce qui le le l'honneur qu'il porte à exercer la fonction qui est la sienne et qui est celle de toute la police nationale et
toute la gendarmerie. Il m'écrit "Il est vrai que dans l'exercice de nos fonctions, chaque fonctionnaire de police accorde une importance particulière à certaines missions qui lui tiennent profondément à cœur. Pour ma part, la protection de la jeunesse de notre pays constitue une priorité à laquelle je suis particulièrement attaché. Ce jour, au péril de mon intégrité physique, j'ai fait le choix de me mettre en danger afin de protéger cette jeunesse qui, malgré ses revendications et certains débordements, demeure à mes yeux une priorité. C'est aussi notre rôle en tant que policier de protéger ces jeunes et de veiller à ce que les comportements d'une minorité d'individus malveillants et violents ne viennent pas entacher l'image de ceux qui portent des revendications légitimes
et défendent des causes qu'ils considèrent importantes. Notre devoir est de rester présent, de protéger et d'agir avec conviction, y compris lorsque l'exercice de cette mission nous expose personnellement. C'est avec cette conviction que j'ai accepté ce jour de prendre des risques pour assurer la sécurité de ces jeunes et de ceux qui les entourent. Il me paraissait important de vous lire ce message qui est celui d'état d'esprit de l'ensemble des policiers et des gendarmes de notre pays qui ne visent qu'à protéger nos concitoyens des individus violents et qui interviennent uniquement contre les individus violents. Je voudrais également avoir évidemment évidemment d'abord redire monsieur le député Benjamin Lucas que j'ai dit ce matin. Ce matin, je n'ai pas annoncé que je
retirais tout l'armement intermédiaire. Que les choses soient claires. Je retire un type d'armement qui est la grenade assourdissante qui a causé un dégât qui a causé un dégât grave à lance. Je retire provisoirement, je suspends l'utilisation. Je suis Oui, c'est c'est très grave. C'est c'est très grave. C'est mais c'est très grave. C'est très grave. C'est il y a une atteinte à l'intégrité physique qui est majeure. Je ne le conteste pas, monsieur le député. Je ne le conteste pas. Ne jouez pas sur les mots. Je ne le conteste pas. Cher collègue, je je redis ce que j'ai dit à l'instant. Je suis pas l'utilisation monsieur Lucas Land monsieur le ministre je me repris un instant donc je monsieur le député Benjamin Lucas monsieur le député ce que j'ai annoncé ce matin ce que j'ai annoncé ce
matin c'est que je suspendais l'utilisation pour le mouvement des lycéens de ce type de grenades qui sont des grenades assourdissantes donc elles seront le temps que nous comprenions exactement ce qu'il s'est passé et je vous le confirme je je pèse mes mots l'atteinte à l'intégrité physique est très grave et j'ai vraiment une pensée pour ce jeune homme, pour sa famille, comme pour tous les blessés. Monsieur le député Benjamin Lucard, moi mon travail c'est qu'il y ait pas de blessés. Mon travail c'est qu'il y ait pas de blessés. Voilà, mon travail c'est ça. Voilà, mon travail c'est ça. C'est qu'il y a pas de blessés, qu'il y ait pas de violence et que les policiers puissent intervenir toujours avec proportionnalité, toujours. Et donc, j'ai évidemment une pensée pour
l'ensemble des blessés, quel qu'il soit. Et euh je terminerai également en disant hier soir, le président de la République nous a réuni, le le Premier ministre et les trois ministres particulièrement concernés, le ministre de l'éducation nationale, le ministre de l'enseignement supérieur et le ministre de l'intérieur. Il nous a bien rappelé le soutien qu'il apporté aux forces de l'ordre et la nécessité de maintenir leur public. soutien appuyé du président de la République, du premier ministre dont je suis ici aussi le porte-evoie aux forces de sécurité intérieure dans les missions très difficiles qu'elles accomplissent actuellement. C'est très compliqué de maintenir l'ordre sur un mouvement lycéen. C'est très compliqué. Il faut agir avec beaucoup de tactes, beaucoup
de proportionnalités. C'est ce qu'ils font et le président ira plus la saluer tout en nous rappelant cette exigence de proportionnalité que je fais mienne que l'ensemble des forces de sécurité intérieure évidemment font leur également. Et puis surtout, il nous a demandé, c'est ce que les préfets euh vont vont vont continuer à faire et ce que je fais aujourd'hui devant vous a toujours bien documenter les circonstances dans lesquelles nous sommes conduits à intervenir à intervenir. Les interventions ne se passent pas toujours devant des établissements scolaires. Elles ne se elles se passent parfois sur l'espace public parce qu'il y a des violences. Et donc nous allons euh continuer à documenter les raisons qui font que nous sommes conduits à intervenir de manière
à euh clarifier les choses avec beaucoup de pédagogies. Voilà, monsieur le président, ce que je voulais vous dire. Je suis prêt à répondre euh à l'ensemble des questions qui me seront posées. Je je commence par les enf j'ai répondu, je pense. Je pense que vous y avez en partie répondu effectivement, monsieur le ministre. D'autres orateurs reviendront dessus donc vous aurez l'occasion, j'imagine, de d'expliciter ce que ce que vous avez pu commencer à à nous donner. Chers collègues, vous connaissez l'exercice. Donc, il y aura des 11 questions, une par groupe dans l'ordre habituel.
Laurent Nuñez