Yannick Jadot, candidat à l'élection présidentielle, répond aux questions des auditeurs de franceinfo
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Quatrième édition des Matins Présidentiels sur France Info, c'est Yannick Jadot, candidat investi par Europe Ecologie Les Verts à l'issue d'une primaire qui l'a opposée à Sandrine Rousseau au second tour qui est ce matin notre invitée jusqu'à 9h et qui répond à présent. A vos questions au standard de France Info, je vous redonne encore une fois le numéro 0809 40 41 42 en partenariat avec le journal Le Parisien. Aujourd'hui en France, c'est d'ailleurs une lectrice du Parisien, Karine, qui est en ligne avec nous. Bonjour Karine. Bonjour, bonjour à tous. Vous nous appelez de Paris, Yannick Jadot, écoute votre question.
Oui, bon, question un peu plus sur la vie quotidienne et notamment sur les mobilités en libre-service qu'on trouve à Paris notamment. Quelle est la position ? Est-ce que des mesures sont envisagées ?
C'est-à-dire vous parlez des vélos, des trottinettes en libre-service ?
Oui, voilà, oui, oui, vélos et trottinettes.
Yannick Jadot, c'est très bien. C'est très bien, on le développe dans pas mal de villes écoles aussi. L'idée est de favoriser évidemment le déplacement à vélo quand c'est possible, quand les gens sont en capacité de le faire.
Karine, faut-il entendre derrière votre question un soupçon de critique sur la présence des trottinettes ou des vélos ou la surprésence de ces trottinettes parfois sur les trottoirs ?
Effectivement, c'était un petit peu aussi ma question et je m'interroge sur la durabilité de ces équipements. Enfin, quand on entend tout ce dont on a besoin pour construire une batterie, voilà, je comprends l'intérêt de ces mobilités durables et douces, mais parfois je les trouve un peu trop nombreuses sur les trottoirs.
Écoutez, c'est pas la place pour ranger les vélos ni les trottinettes. Et vous savez que si on parle de Paris, David Béliard est en train d'organiser la régulation des trottinettes, leur vitesse et leur organisation, y compris en matière de stationnement, en matière de respect des piétons. Et il a absolument raison, c'est essentiel. Les trottoirs sont d'abord faits pour les piétons, c'est pas fait pour les trottinettes, c'est pas fait pour les vélos. Et je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui, notamment des personnes âgées aujourd'hui, qui sont inquiètes quand elles sortent effectivement des trottinettes qui sont dangereuses et qui inquiètent.
Mais vous savez, je regardais par exemple la métro de Lyon, ils ont mis en place, dirigé par les écologistes, ils ont mis en place le vélo pour chaque jeune, pour que chaque jeune puisse accéder à un vélo. Eh bien, une des mesures que nous prendrons dans notre programme, c'est que chaque jeune à 16 ans puisse bénéficier d'un vélo. Ce sera un vélo qui sera un vélo réparé, ou ce sera un vélo loué, loué, loué, loué, pour que chacun respecte aussi, évidemment... C'est-à-dire loué, c'est lui qui paye l'allocation ? Non, il sera loué gratuitement, mais il sera responsable du bon entretien du vélo et de son respect, de ne pas en faire n'importe quoi.
Et puis, ça permettra de développer une grande filière française du vélo, c'est essentiel. Il faut réintroduire ses mobilités quand elles sont possibles. Et puis, vous savez, le vélo électrique, pour certaines personnes, c'est ce qui leur permet, au fond, de faire du vélo. Donc, je ne vais pas aller à l'encontre de ça.
Thierry nous appelle du lot. Bonjour Thierry. Bonjour. Bienvenue sur France Info. Vous êtes d'où dans le lot ?
Alors, je suis à Tegra, commune de 500 habitants, entre Camadour et Palirac, tout près de la vallée de la Dordogne.
D'accord. Je crois que vous êtes à la fois maire et agriculteur, c'est ça ?
Oui, oui. Ce n'est pas le cumul des mandats, mais c'est le cumul des fonctions, si on fait.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes dans les céréales ? Non, vous êtes dans quoi, du côté du lot ?
Non, vaches laitières et production de noix.
Vaches laitières et production de noix. Yannick Jadot, vous écoute sur les noix, sur les vaches laitières, ou sur toute autre chose ?
Oui, bonjour M. Jadot. Bonjour, j'ai une question sur la fonction d'élu. Bonjour M. Jadot, bonjour à toutes et à tous. Je suis maire d'une commune de 500 habitants qui, depuis 2008, a mis en place tout un tas de mesures, des petites mesures, comme on peut dire, notamment construire un réseau de chaleur au bois pour chauffer la plupart des maisons du bourg, supprimer les phyto pour l'entretien des espaces publics, et dernière action, il y en a beaucoup d'autres, tous les arrosages des espaces publics sont faits avec de l'eau de récupération des toitures. M.
Jadot, moi je n'ai pas l'impression, quand on met en place des mesures comme celle-ci, que ce soit des mesures de gauche, de droite, et c'est pour ça que je suis assez surpris que l'écologie se cantonne à être des mesures qui restent des mesures de gauche. Voilà, moi je pense qu'il y aurait tout à gagner à ce que l'écologie soit comprise et acceptée par tout le monde, en ouvrant un petit peu plus l'envergure de votre discours, du discours des écologistes, et en parlant de mesures qui sont un bienfait pour tout le monde. Ça c'était ma première question, donc est-ce que l'écologie doit se cantonner uniquement à séduire les électeurs de gauche ?
Je vous propose qu'on laisse tout d'abord répondre Yannick Jadot, Thierry, et ensuite vous gardez votre deuxième question ? Est-ce que vous avez à gauche, Yannick Jadot, le monopole de l'écologie, comme le suggère Thierry ?
Moi je constate effectivement sur le terrain des citoyennes, des citoyens, des maires, effectivement parfois de toute obédience politique, qui mettent en oeuvre des mesures incontestablement de protection de l'environnement. Quelle que soit leur couleur politique. Quelle que soit leur couleur politique. Après, si vous voulez diriger un pays, c'est aussi faire en sorte que cette transition écologique, elle soit juste socialement. C'est aussi revitaliser notre démocratie. C'est aussi, vous êtes un acteur de terrain, faire en sorte que les élus locaux soient respectés dans notre démocratie, dans l'organisation de l'État. Et ça, ça correspond à des valeurs qui viennent de la gauche.
La justice sociale, la décentralisation, la revitalisation de la démocratie. Mais le logiciel écolo, il ne s'arrête pas à la gauche. Puisqu'au fond, la gauche a été largement productiviste. Les 5 ans de François Hollande, on ne s'est pas réveillé avec la banane tous les matins, en se disant, waouh, ça dépote sur l'écologie, ça dépote sur la justice sociale. Donc moi je veux à la fois rassembler tous les progressistes, les humanistes, leur tendre la main pour qu'on travaille ensemble à ce grand projet, à cette grande victoire. Mais il faut aussi dépasser ce qu'a été à gauche, un productivisme, un conformisme, et qui intéresse aujourd'hui beaucoup de Françaises et de Français.
Mais reconnaissons quand même juste que la droite aujourd'hui, sur tout ce que vous faites, ils sont pour qu'on puisse mettre des pesticides jusqu'à la porte de nos maisons, ils sont contre toutes les énergies renouvelables. Donc on a aussi un problème d'une droite qui est très anti-écolo aujourd'hui.
Thierry, on vous reprend dans un instant, il y a beaucoup de monde en standard de France Info, je voudrais qu'on laisse la parole et que les réponses soient courtes, si on peut, Yannick Jadot aussi. Thierry, vous restez avec nous, on va essayer de prendre le plus d'appels possible d'ici 9h. Le fil info tout d'abord à 8h40 avec Mélanie Delonais.
Ce n'est pas une vague, c'est un rat de marée Omicron qui arrive au Royaume-Uni, dit Boris Johnson, plus contagieux. Il va bientôt dépasser le variant Delta dans le pays. Et pour y faire face, la réponse, c'est la vaccination pour le Premier ministre britannique qui ouvre le rappel à tous les plus de 18 ans. Le sujet n'est pas d'organiser une nouvelle primaire, mais le rassemblement, insiste ce massin Yannick Jadot, le candidat écologiste invité des matins présidentiels de France Info, en réponse au nouvel appel lancé hier par Anne Hidalgo pour une primaire à gauche. Sur les 120 librairies France Loisirs, combien vont perdurer la justice tranche aujourd'hui sur les deux offres de reprise ?
L'enseigne et ses clubs de livres comptaient des millions d'abonnés dans les années 80. Lille et le Paris Saint-Germain connaîtront ce midi le nom de leur adversaire pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, le PSG encore un peu plus devant en Ligue 1 grâce à sa victoire hier soir 2-0 sur Monaco.
France Info
Les matins présidentiels, Marc Fauvel
Toujours avec Yannick Jadot et avec Thierry, qui est à la fois maire et agriculteur du côté du Lot, et qui avait donc une deuxième question pour vous. Yannick Jadot, on vous écoute, Thierry.
Oui, monsieur Jadot.
Alors, deuxième question, comment pensez-vous séduire les électeurs agriculteurs ou du monde agricole, qui bien souvent, et je pense, ont convaincu par manque de connaissances, par manque de temps pour se former, pour apprendre, que l'écologie, l'agroécologie, les nouvelles pratiques éco-environnementales peuvent être bénéfiques pour tout le monde, y compris pour le monde agricole, parce qu'aujourd'hui, on a l'impression qu'à chaque fois que des mesures sont annoncées, sont prévues dans les campagnes électorales, le monde agricole se braque, et trouve que c'est plus pour mettre des barrières et des freins au développement de ce métier, et ne voit pas forcément l'atout ou les atouts qu'il peut y avoir pour demain.
Yannick Jadot. Vous avez parfaitement raison, monsieur. Et l'enjeu, c'est de mettre nos politiques publiques au service de cette transition. Vous savez, moi, ce que je veux proposer, c'est un grand contrat de transition agricole. Et évidemment, ça doit se faire avec les paysans. On ne changera pas l'agriculture sans les travailleurs de la nature. Donc ça doit se faire avec les agriculteurs, ça doit se faire avec les paysans. Et moi, je suis même prêt, dans ce contrat d'accompagnement, à renégocier les dettes, quitte à éponger les dettes. Vous savez que pour beaucoup d'agriculteurs, y compris, c'est souvent une raison de leur suicide, ils sont surendettés.
Parce qu'on les a mis dans un piège d'être toujours plus gros, d'avoir toujours plus de terres, d'être toujours plus seuls à gérer leurs fermes. Eh bien, je veux revenir là-dessus. Pour mettre des jeunes en agriculture, et pour qu'effectivement, ce modèle de l'agroécologie, qui se développe, qui réussit, qui redonne la fierté au monde agricole, devienne notre modèle.
Inès nous appelle de Paris, je crois. Bonjour Inès. Bonjour. Puis-je vous demander votre âge, si vous voulez le donner, ce que vous faites dans la vie également, et votre question à Yannick Jadot. Tout ça dans l'ordre.
Alors, j'ai 23 ans, et je travaille dans une association qui lutte contre pesticides et polluants chimiques. Et en fait, ma question concerne justement la politique de santé. Donc alors, on voit l'épidémie de Covid-19 qui met sous pression et montre les failles de notre système de santé, alors que celui-ci est déjà sous pression des maladies chroniques qui exposent depuis les 30 dernières années. Je voulais savoir quelle place aura la politique de santé dans le programme de M. Jadot.
Merci. Vous avez absolument raison sur le fait qu'en France, la politique de santé s'est beaucoup organisée autour des soins et des médicaments. Donc on a un système qui, historiquement, est un système de très grande qualité, mais qui s'organise sur les soins. Aujourd'hui, beaucoup de maladies, comme vous l'avez dit, sont liées aux pollutions, sont liées aux dégradations environnementales. Ça génère les maladies chroniques sur le sang, sur cardiovasculaire, sur les poumons, sur beaucoup de choses, sur l'obésité, autour de la malbouffe, on en parlait. Donc, priorité, ne pas tomber malade. Avant d'être soigné, ne pas tomber malade.
Et vous avez raison, j'étais encore samedi avec les personnels de soignants de l'hôpital de Lens. Notre système est au bord du gouffre. Il faut le rappeler. Notre système est au bord du gouffre. Vous avez des infirmières et des infirmiers qui, aujourd'hui, traitent deux fois plus de malades que les règles de sécurité sanitaire, les règles de sécurité tout court, pour les malades comme pour les soignants, donnent qu'on devrait réduire par deux le nombre de malades. Et c'est un cercle vicieux dramatique, puisqu'il y a du burn-out, il y a de la fatigue, il y a un engagement extraordinaire, mais aujourd'hui, l'hôpital est au bord de la rupture. Le Ségur de la santé n'a rien résolu.
C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui des postes en plus, une meilleure rémunération ? Moi, je reprends...
Le Ségur, c'est déjà 180 euros pour la plupart des professions.
Vous savez, 183 euros, avec beaucoup de personnes exclues. J'ai rencontré une infirmière, elle a fait 6 ans de réa, mais elle est toujours contractuelle. Elle ne touche pas les primes du Ségur. Vous avez tellement de personnel qui ne touche pas les primes du Ségur. Et vous savez, le côté cynique de ces primes Ségur, 183 euros, c'est que la moitié va être financée par l'augmentation de la productivité de personnel qui font déjà 50, 60, 70 heures. Vous faites une heure de nuit quand vous êtes infirmière, infirmier. C'est 1 euro de plus. Au bout d'une nuit de 10 heures, vous touchez 10 euros de plus.
Alors oui, il faut revoir les salaires, il faut revoir les effectifs, les conditions de travail. On ne peut pas abandonner notre hôpital. Ce gouvernement, comme les précédents, ont voulu faire de l'hôpital une entreprise rentable. C'est proprement honteux quand on voit le prix extraordinaire,
le prix de la santé dans notre pays. Merci à Inès, l'actrice du Parisien Aujourd'hui en France, qui était en ligne avec nous. Très bonne journée à vous. Florent nous appelle également. Florent, bonjour.
Oui, bon, je vous appelle, je suis des Hauts-de-France.
Des Hauts-de-France ?
Des Hauts-de-France, oui. Où nous sommes de plus en plus envahis par ces piquets qu'on appelle éoliennes et qui nous défigurent le paysage. Donc, je voulais savoir un peu quelle était la position de M. Jadot.
Alors, ça tombe bien parce que j'ai face à moi Yannick Jadot, qui est lui aussi des Hauts-de-France. Vous êtes de quel coin dans les Hauts-de-France, Florent ?
Je suis entre Montreuil et Edain.
Où, pardonnez-moi ma géographie, c'est dans quel département ? Dans le Pas-de-Calais. Dans le Pas-de-Calais. Yannick Jadot est plus au sud du côté de la Picardie. Dans l'Aisne. Exactement. Qu'est-ce que vous ferez pour répondre à Florent ? Est-ce qu'il y aura, Yannick Jadot, si vous êtes élu président, plus d'éoliennes à la fin de votre mandat qu'il y en a aujourd'hui ?
L'objectif, c'est de développer l'éolien dans notre pays. Essentiellement, l'éolien offshore. Évidemment, il n'est pas question qu'il y ait de la concentration d'éolien partout dans les mêmes zones. La politique que nous adopterons en matière d'éolien, c'est de définir quelles sont les zones où on peut construire de l'éolien et de faciliter leur installation. Florent, est-ce qu'il y en a beaucoup à côté de chez vous ?
Qu'est-ce que vous leur reprochez ?
C'est visuel ? C'est simplement que là, on a une société qui nous vient d'Avignon, d'ailleurs, qui voudrait implanter à la première réunion, il y a une quinzaine de jours, cinq éoliennes dans notre village. Mais en dernière minute, on nous dit, oui, mais c'est notre village, mais celui d'à côté, en réalité, on veut nous mettre 15 éoliennes. J'habite, je viens de rénover une fermette dans une... on appelle ça les Sept-Vallées chez nous. Je viens de rénover une petite fermette, on a des bois, on voit les bois derrière, on voit les collines, et de chaque côté, on voudrait nous implanter des séries d'éoliennes.
De cinq éoliennes dans notre village, on apprend que c'est un projet qui est basé sur 15 éoliennes. On est déjà défiguré, on ne peut pas se déplacer dans le nord sans avoir des parcs éoliens dans tous les coins. Ça finit par être stressant, c'est agaçant, c'est horrible. Et à côté de ça, quand on demande des subventions, par exemple, pour devenir autogéré, je dirais, au niveau consommateur, là, on nous dit, ou alors, on est trop vieux, ou alors, enfin, bref, il y a toujours une petite quelque chose, quoi.
Yannick Jadot, qu'est-ce que vous pouvez dire à Florent ? Un, je l'ai dit. Un, on ne sait pas, c'est ce qu'il dit, on ne sait pas ce qu'il y a dans le projet, cinq ou quinze, et deux, toujours au même endroit.
Ça, ce n'est pas normal. Je veux dire, tout projet énergétique doit se construire sur la démocratie, sur la démocratie locale, donc la participation citoyenne. Il n'est pas question que des entreprises imposent des projets sans qu'il y ait eu concertation, sans l'accord. C'est-à-dire que vous pensez, par exemple, qu'il faut organiser,
comme on l'a fait pour Notre-Dame-des-Landes, au moment de l'aéroport, des référendums locaux sur l'aéroport ?
Non, parce que la plupart du temps, sur ces projets-là, ça se passe très bien. Les maires réunissent les habitantes et les habitants, on en discute. Et vous savez, quand ça se discute, généralement, y compris, vous pouvez avoir de la participation financière des habitantes et des habitants, et ça se passe très bien. Pas de référendum locaux, une concertation avec les élus et les administrés. C'est quand il n'y a pas de concertation que ça se passe toujours mal. Mais on a 9500 éoliennes dans notre pays. Moi, je viens aussi de Picardie. On a, dans notre pays, on a plus de 100 000 pylônes à très haute tension.
Je ne m'avais pas répondu tout à l'heure. Il y en aura plus ou moins à la fin de votre mandat des éoliennes, qu'il y en a aujourd'hui ? Là, l'objectif pour 2050, c'est de passer.
Aujourd'hui, on a 9500 éoliennes dans notre pays. Alors, je vais encore me critiquer parce que je cite des chiffres, mais je connais mes dossiers.
Est-ce qu'il y en aura plus ou moins ?
À la fin 2050, en ayant développé par 3 notre capacité de production éolienne, il y en aura 12 000. Parce qu'aujourd'hui, les éoliennes sont beaucoup plus efficaces, beaucoup plus puissantes, beaucoup plus performantes que les précédentes. Donc, l'enjeu est plutôt, aujourd'hui, tout autant de rénover les éoliennes qui sont installées que d'en installer des nouvelles. Mais moi, je veux... Vous savez, notre pays a une éolienne offshore. Il y en a 5500 en Europe.
Mais vous savez que les projets d'éoliennes offshore, les derniers, ont été critiqués par les pêcheurs, par les habitants du littoral aussi, qui disent qu'on ne veut pas voir ça.
Oui, mais vous savez, à un moment donné, on a besoin d'électricité, on a besoin d'énergie. On peut choisir que ça pollue en Afrique ou de prendre le risque du nucléaire avec de l'uranium qui vient du Niger. On peut aussi faire en sorte que ça s'articule avec nos paysages. Mais vous savez, moi, je viens de l'Ais. Vous avez aussi... On a détruit toutes les... On a détruit toutes les fermes. On a détruit une bonne partie de nos paysages. avec une agriculture qu'on voit à perte de vue. Et bien, quand il y a quelques champs d'éoliennes, moi, en vrai, ça ne me pose pas de problème.
Je voudrais saluer et remercier Astrid, qui est étudiante du côté de Nevers et qui patiente depuis plus d'un quart d'heure au Standard de France Info pour lui demander de patienter encore une toute petite minute le temps du fil info à 8h51 avec Mélanie Delaunay. Et promis, on prend votre question à Yannick Jadot juste après.
Pour aider à payer les factures de gaz, de fioul ou d'électricité, les chèques énergie de 100 euros arrivent à partir d'aujourd'hui dans les boîtes aux lettres de près de 6 millions de foyers. C'est aussi le début du versement de l'indemnité inflation. Les étudiants sont les premiers à la recevoir. Ce n'est pas la fin d'une histoire, mais le début d'une autre. Il va falloir travailler avec les deux parties, reconnaît ce matin le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. Après le référendum en Nouvelle-Calédonie, 96% de non à l'indépendance, mais les indépendantistes ont boycotté ce scrutin.
Près de 820 000 tests Covid par jour, en moyenne, c'est du jamais vu depuis le début de l'épidémie en France. Beaucoup de dépistages, en particulier chez les enfants. A New York, plus de sport, sans passe sanitaire. Pour les plus jeunes, les 5-11 ans vont devoir aussi avoir reçu une dose de vaccin pour aller manger au restaurant ou bien voir un spectacle. Avant la présidence française de l'Union Européenne, Emmanuel Macron est en Hongrie. Aujourd'hui, opposé à Victor Orban sur les valeurs, il espère des compromis, en particulier sur l'économie.
France Info.
Bonjour Astrid. Les matins présidentiels. Marc Fauvel.
Bonjour Astrid. Bonjour. Bienvenue sur l'antenne de France Info. Yannick Jadot vous écoute.
Merci, j'avais une question. Concernant l'éducation, je voulais savoir si, M. Jadot, si vous êtes élu, est-ce que vous comptiez revenir sur la réforme du PAC et aussi sur Parcoursup et les méthodes de sélection ?
Oui, oui, on arrêtera Parcoursup. Vous savez, c'est terriblement angoissant pour des parents et pour des, évidemment, en particulier les jeunes, d'être face à un algorithme totalement déshumanisé. Vous le remplacez par quoi ? Eh bien, un, vous savez, c'est ce que disent tous les rapports, un, il faut créer des places à l'université. Notre université a été sacrifiée. Vous savez que sous ce quinquennat, on a baissé l'investissement par étudiant. Au moment où tout le monde considère qu'il faut plus d'intelligence, de formation, que ça permet à chacun de s'épanouir, de s'accomplir dans la vie, on a réduit les financements de l'enseignement.
Donc vous ouvrez suffisamment de place dans chaque filière pour qu'aucun élève ne puisse pas ?
Bien sûr, bien sûr qu'il va falloir.
Et tant pis si on se retrouve avec, qui me bêtise, 100 000 étudiants, on se suit en trop ou 100 000 ans.
Eh bien, améliorons les filières pour que les filières soient plus accueillantes. améliorons l'orientation dès le collège, dès le lycée pour que, au fond, les jeunes puissent aller ce vers quoi ils ont envie d'aller pour s'accomplir, servir leur vie, servir leur famille, servir le pays. Mais ce système d'un algorithme, d'une boîte noire qui définit votre avenir, c'est absolument insupportable. On y mettra fin.
Jocelyn nous appelle Damien. Bonjour Jocelyn. Bonjour. Étudiant en 3ème année de sciences politiques, c'est ça ? C'est ça, tout à fait. Eh bien, on vous écoute.
Alors, bonjour M. Jadot. Bonjour. Vous proposez dans votre programme de développer massivement les mobilités collectives décarbonées. J'aimerais savoir ce que vous comptez faire pour le recyclage des batteries de ces futurs transports électriques.
Écoutez, les filières de recyclage sont en train de se développer. Et ça va, c'est plutôt, c'est un impératif absolu. On sait que pour faire des batteries électriques, y compris, on va chercher des matières, des matériaux qui, dans des pays, qui créent beaucoup de dégâts environnementaux. Donc, il faut qu'on ait une politique européenne de responsabilité pour, évidemment, à la fois faire en sorte que ces batteries évitent la prédation sur les ressources, mais, évidemment, soient massivement recyclées. C'est en train de se développer et je pense qu'on va y arriver assez vite, en fait.
Question sur les institutions que nous laisse Matisse sur franceinfo.fr. Si vous êtes élu, garderez-vous le quinquennat renouvelable une fois ou changerez-vous la durée du mandat ?
Moi, je suis pour un septennat non renouvelable. Parce que je pense que le président de la République doit se sortir de la gestion quotidienne. On doit retrouver le sens des institutions et de la présidence de la République. Donc, le président de la République devra véritablement être le gardien de la Constitution, de l'État de droit, de la séparation des pouvoirs, tellement remis en cause, et, évidemment, du temps long, en faisant du climat, notamment, et du vivant, un impératif de toutes les politiques publiques.
Je voudrais également conclure ce matin présidentiel, Yannick Jadot, en vous posant une question sur votre image. On a eu l'occasion d'en parler tout à l'heure à travers le portrait rhétorique que Clément Victorovitch avait dressé de vous dans l'Obs, il y a quelques jours. Sandrine Rousseau, vous avez donc battu lors du second tour de la primaire écologiste et qui est aujourd'hui votre conseillère, dit, je cite, qu'on s'emmerde dans votre campagne. Yannick, je la cite toujours, a un côté trop sage. Ce qu'il nous faudrait, c'est un type qui met les pieds dans la boue, un rockeur qui donne envie de passer une nuit à Woodstock avec lui. C'est ce que dit donc Sandrine Rousseau.
De vous, comment vous le prenez ?
Écoutez, moi j'ai besoin de Sandrine Rousseau. J'adore Bowie, Bachung et tout ça, donc tout va bien. On s'emmerde avec vous. Non, écoutez, ce n'est pas ce qu'elle a dit. C'est entre guillemets. D'accord, mais bon, y compris elle a dit qu'elle regrettait ces termes, elle est très impliquée dans la campagne. Mais ma responsabilité, ce n'est pas d'aller à des concerts de rock. Ma responsabilité, c'est de diriger ce pays. C'est de lui offrir un avenir. C'est de l'apaiser. C'est de faire du climat, du vivant, de la solidarité, le cœur des politiques publiques. On a eu des témoignages, notamment de ce maire agriculteur, qui montre quoi ? Que la société qui va bien, elle existe dans notre pays.
Les entreprises qui associent les salariés, qui sont responsables écologiquement, socialement, on l'a dit, les paysans, les associations, les chercheurs, les fonctionnaires, vous avez plein de gens qui font des choses formidables. Eh bien, ma responsabilité, c'est que ces choses formidables ne soient plus en marge des politiques publiques, mais soient au cœur des politiques publiques.
Mais je reviens au propos de Sandrine Rousseau. Elle a dit autre chose ces derniers jours. Yannick Jadot, elle a dit, je comprends qu'Anne Hidalgo ait du mal à s'effacer devant un homme.
Mais écoutez, après... Devant un homme. D'accord. Après, c'est la responsabilité politique de chacune et de chacun. Je l'ai dit. Mais elle est dans votre camp, Sandrine Rousseau, ou pas ? Mais bien sûr. Est-ce qu'on se donne...
Mais elle dit, c'est compliqué parce que vous êtes un homme.
Eh bien, écoutez. Et puis, il y a aussi Valérie Pécresse et Marine Le Pen, comme cordiale de l'élection présidentielle. Et ils ne sont pas chez les écologistes. Elles ne sont pas chez les écologistes. D'accord. Et Anne Hidalgo non plus. Anne Hidalgo non plus. Donc, aujourd'hui, la responsabilité de chacune et de chacun, c'est de savoir quels moyens on se donne pour gagner. On ne peut pas laisser Macron 50+, je l'ai dit, pour le climat, pour la justice sociale, pour la démocratie. On ne peut pas laisser des apprentis dictateurs arriver au pouvoir. Donc, on se donne les moyens. Et chacune et chacun, dans ce moment-là, ne doit pas penser à soi.
Moi, il y a 5 ans, je n'ai pas pensé à moi quand je me suis retiré. J'ai pensé à l'avenir du pays. J'ai pensé à ce que pouvait être la candidature qui avait un espace pour gagner. Eh bien, que chacune et chacun prenne ses responsabilités. Vous savez, j'entends partout. Et tous ces jeunes, notamment, qui disent, il faut la primaire. Ils sont sincèrement... Ils veulent sincèrement le rassemblement. Eh bien, je dis, ce rassemblement, on va le faire ensemble. Pas par une primaire avec des appareils politiques, mais on va le faire dans la société, autour du seul projet pour la jeunesse, du seul projet pour la vie,
du seul projet pour l'avenir, c'est le projet de l'écologie. Merci Yadik Jadot, quatrième invité des Matins Présidentiels de France Info. La cinquième, ce sera Valérie Pécresse. Rendez-vous au mois de janvier. L'info dans un instant et les informer juste après. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Yannick Jadot