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interviewSénat (sur YouTube)· 26 avril 2024 58 min

Femmes dans la rue : audition du préfet Marc Guillaume

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

euh je précise que je remplace au pied levés la présidente de la délégation au droits des femmes qui n'est autre que notre collègue Dominique Verrien qui a été amené à faire un déplacement à l'étranger dans le cadre de ses fonctions donc mes chers collègues nous accueillons ce matin monsieur Marc Guillaume préfet de la région île-de-fance préfet de Paris dans le cadre de notre mission d'information sur les femmes dans la rue dont quatre sénatrices de la délégation on été nommé rapporteur Agnès even qui va nous rejoindre marie-lore finer h pardon Olivia Richard et Laurence Rossignol il est accompagné de Monsieur Laurent Bresson directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement et de Madame anaïque Morvand directrice régionale au droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes instance au combien précieuse dans nos territoire respective je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat le sujet dont nous traitons ce matin se trouve au croisement de plusieurs problématiques relevant des compétences de la délégation aux droits des femmes féminisation de la précarité manque de solution d'hébergement lutte contre les violences sexuelles et sexistes accès aux soins ou encore insertion professionnelle et sociale au cours de cette mission qui aboutira à la publication d'un rapport à l'automne prochain nous voulons mieux appréhender ce phénomène d'abord mieux connaître et repérer les femmes à la rue savoir comment mieux les orienter vers les solutions d'hébergement et surtout de logement lutter contre tous les types de violences subies par les femmes dans la rue leur permettre un meilleur accès au soins et une prise en charge dédiée de leur santé mentale et et physique enfin agir en faveur de leur insertion sociopressionnelle parmi les 330000 personnes sans domicde en France aujourd'hui on compte 40 % de femmes seules ou bien souvent avec des enfants outre la question des femmes qui vivent dans la rue celle de la prise en charge des enfants qui les accompagnent est également primordiale pour notre délégation ces personnes sont majoritairement hébergé en centre d'hébergement d'urgence ou en centre d'accueil pour demandeur d'asile ces solutions sont temporaires et incertaines chaque mois chaque semaine chaque soir parfois il faut rechercher une nouvelle place d'hébergement parmi les personnes sans domicile 30000 personnes dont environ 3000 femmes sont dites sans abri c'est-à-dire qui passe la nuit dans la rue je ne dis pas dorme dans la rue à des seins car les chercheuses et travailleuses sociales que nous avons rencontré nous l'ont dit ces femmes ne dorment pas elles se cachent et sont en alerte constante pour éviter d'être des proiess et échapper aux violences dont sont victimes 100 % des femmes après un an passé dans la rue nous n pouvons imaginer les conséquences de cet état de veille permanent sur leur santé physique et mentale lors de la dernière nuit de la solidarité à Paris du 25 au 26 janvier 2024 3492 personnes sans solution d'hébergement ont été recensées parmi lesquels 12 % de femmes je précise que ce décompte n'est que parcellaire et ne peut donc être considéré comme entièrement fiable nous le savons en Île-de-France notamment la pénurie de place d'hébergement d'urgence à amener l'état adresser quatre niveaux de priorité si les femmes victimes de violence ou enceintes de plus de 7 mois relèvent du niveau 1 les familles avec des enfants de moins de 3 ans ou souffrant d'une pathologie chronique ne révèlent que du niveau 3 de priorités en outre dans certains départements consigne a été donné de ne plus procéder à des mises à l'abri en cas d'expulsion locative or tous les travailleurs sociaux nous le disent passz une seule nuit à la rue est terrible cela enclenche une spirale néfaste et crée une défiance vis-à-vis de l'État et des services sociaux sociaux l'hébergement d'urgence doit être proposé à ce flux de nouvelles personnes qui se retrouvent sans domicile Monsieur le Préfet nous souhaitons vous interroger sur la situation particulièrement alarmante dans la région île-de-fance des femmes qui vivent dans la rue parfois avec un ou plusieurs enfants sans domicile voire même même sans abri tout d'abord puisqu'il faut les compter pour quel compte avez-vous des statistiques estimatives du monde du nombre respectif de femmes et d'enfants sans domicile et sans abris en Île-de-France pouvez-vous également nous fournir le nombre de place d'hébergement d'urgence disponible aujourd'hui en Île-de-France et son évolution depuis 2020 comprend bien qu'il y a eu la covid et l'après covid nous confirmez-vous que des publics cibles avec des critères de priorité associés ont été définis par la préfecture pour faire face à la fermeture de place d'hébergement d'urgence quelles sont les raisons de cette diminution de place d'hébergement disponible et quels moyens sont mis en œuvre pour accompagner les personnes sans solution d'hébergement Monsieur le Préfet je vous laisse donc la parole pour une présentation liminaire puis je proposerai à mes collègues rapporteurs de vous poser des questions et les autres bien entendu également nous avons été rejoint par la rapporteur agè sen à qui je souhaite la bienvenue également je vous cède la parole Monsieur le Préfet vous organisez la parole comme vous le souhaitz d'ailleurs merci beaucoup madame la Présidente Mesdames les sénatrices monsieur le sénateur mesdames et messieurs je vais essayer dans ce propos introductif de reprendre les principaux thèmes que vous avez évoqué euh comme vous le soullignez la la situation de l'hébergement d'urgence en Île-de-France est marquée par une tension et le parc d'hébergement est effectivement très sollicité on a en moyenne 1900 demandes non pourvu chaque jour au 115 dont à peu près 1000 sur Paris cette tension est réelle et pourtant nous hébergeons chaque soir près de 120000 personnes en île-de-fance c'est deux fois plus qu'il y a 10 ans il a 10 ans nous en éébergions 57000 c'est 40 % de plus qu'en 2017 cela représente un effort financier de la part de l'état de 1,6 milliards d'euros chaque année jamais l'État n'a financé autant de place d'ébergement en île-de-franceau cours de ces trois dernières années et il en finance encore davantage cette année contrairement à l'idée qu'il y aurait une diminution du nombre de places par ailleurs j'y reviendrai un effort supplémentaire est fait en cette année de jeux olympiques grâce à des crédits additionnels pour prendre en charge des publics vivant à la rue parfois depuis de longues années j' reviens peut-être d'abord sur votre premier point qui est la question de l'évaluation du nombre de sans abri et de femmes sans abri c'est un exercice difficile comme vous l'avez dit euh parce que nous n'avons pas de données totalement FiBL la dernière grande enquête de l'INC remonte à 2012 donc on peut la cité mais on sait très bien que elle est sûrement dépassée à l'époque on estimait le nombre de sans abris pour l'Île-de-France à 28000 adultes dont 4000 était sans abri à l'époque à Paris lors de la nuit de la solidarité en janvier dernier comme vous l'avez rappelé 3492 personnes ont été recensées sans solution d'hébergement sur le territoire parisien dont 2620 21 rencontré dans les rues de Paris c'est-à-dire les autres elles ont été rencontrées j'y reviendrai dans dans des parkings des hôpitaux d'autres endroits 12 % de ces personnes étaient des femmes soit 419 femmes hors Paris notamment à l'occasion d'autres décomtes 785 personnes sans abri ont été dénombrées dans les 32 communes du Grand Paris dont 86 femmes donc on a à peu près 400 femmes à Paris comme vous l'avez dit une centaine de de femmes Mor Paris ça donne des ordres de grandeur même si il faut avoir conscience avec vous que ce chiffre est probablement sous-estimé avec notamment la volonté de certaines de se rendre invisible par souci de dignité ou pour se protéger à forcierie en en soirée ou en début de nuit pour approcher la réalité le plus possible on peut peut-être citer deux autres chiffres qui sont les chiffres des maraudes qui circulent toutes les nuits les marud d' associativ ont rencontré 147 femmes au cours de leur mission au mois de mars et le Samu Social 179 ces chiffres sont assez cohérents avec le précédent puisque là il s'agit des personnes qui sont physiquement à la rue euh il faut en effet rappeler comme vous l'avez dit que le terme de personne à la rue recou des situations très diverses il il inclut bien sûr les les personnes vivants dans la rue mais il inclut aussi des des hébergements qui peuvent pas être définis comme des locaux d'habitation comme un hall d'immeuble ou un parquing donc 400 personnes dont 150 180 qui seraient physiquement à c'est très difficile aussi de donner un nombre de femmes pris en charge de manière totalement fiable dans le système d'hébergement car le critère du genre n'est pas actuellement systématiquement pris en compte dans les enquêtes auprès du 115 mais là aussi on peut essayer de donner des estimations dans les plateformes d'accompagnement social à l'hôtel on peut estimer que à peu près la moitié des adultes hébergés sont des femmes et donc sur 47000 places à peu près 23000 femmes et hors hôtel on peut s'appuyer sur les données de l'adresse selon l'enquête qu'elle a faite en 2021 on avait 43 % de personnes émergées adules et enfants qui étaient de sexe féminin donc au total on peut faire l'estimation que à peu près la moitié presque la moitié du public émer émerger donc on disait 120000 personnes donc sans doute 55 à 60000 sont des femmes et en tout cas au regard de l'importance de rendre visible les femmes en situation à la rue et c'est l'émerger nous partageons avec la diale que vous auditionnerez tout à l'heure la volonté de poursuivre la fiabilisation de la donnée au sein du S SIAO sur le profil des personnes émergées deuxième point que vous abordiez madame la Présidente c'était le parc d'ébergement face à la situation que je viens de dire l'état a réalisé continu à réaliser réalisera un effort absolument sans précédent pour développer le parc d'hébergement et également j'y reviendrai pour faire évoluer l'offre d'hébergement pour prendre en compte les besoins spécifiques des femmes au 31 décembre 2023 3 nous avions 117132 places ouvertes euh à la fois dans l'hébergement généraliste dans le DNA je pourrais vous donner les détails si vous le souhaitez mais retenons à ce stade de nos échanges ce chiffre de 117000 vous avez rappelé qu'en 2023 il y a eu en début d'année des incertitudes financières qui ont pu peser sur le dispositif d'hébergement avec une trajectoire qui aurait pu conduire à à une contraction du parc mais le gouvernement a décidé de desserrer cette contrainte dès 2023 et ainsi en moyenne annuelle le parc Desberg généraliste en 2023 s'est élevé à 96000 places en janvier 2024 nos nos capacités contte tenu de de l'effet de trajectoire était de 94000 mais pour 2024 la cible capacitaire pour l'Île-de-France que nous a donné le gouvernement est de 96500 places d'hébergement généraliste nous sommes donc sur une trajectoire en croissance par rapport à la situation au 31 décembre 2023 et les 94000 places que nous avions et les services départementaux de l'État sont aujourd'hui très fortement mobilisés pour ouvrir de nouvelles places par ailleurs comme je vous disais tout à l'heure l'année 2024 est une année olympique le gouvernement a donc décidé de dégager des moyens financiers supplémentaires pour faire face à deux types de situations la première est celle des personnes à la rue gravement désocialisé euh 200 places pérennes supplémentaires sont en cours de création à Paris pour les grands marginaux euh afin de prendre en charge ceux qui seront installés aux abords des sites olympiques il s'agit de de place très qualitative avec un renforcement social euh élevé adapté à ce public c'est une condition nécessaire pour qu'il puisse accepter ses places euh 35 places sont ont déjà été occupées depuis maintenant un mois notamment dans deux euh immeubles du 17e une grande résidence sociale que nous venons d'ouvrir et dans un autre endroit c'estth c'est évidemment euh très important de continuer cette offre supplémentaire vient en complément bien entendu des places qui étaient d'ors et déjà ouvertes au titre du du programme des grands marginaux et puis d'autre part toujours au titre des Jeux Olympiques le gouvernement a décidé de financer en Île-de-France l'équivalent de 500 places d'hébergement supplémentaires en année pleine ce qui va porter notre C capacitaire à 97000 les grands marginaux dont je viens de parler étant hors plafond ainsi l'effort historique est encore davantage renforcé il faut le souligner parce que parfois on peut lire des informations qui ne rejoignent pas cette réalité pour autant malgré cette augmentation sans précédent de l'offre d'hébergement notre parc est saturé quasi saturé ne me permet pas toujours de répondre à la totalité du besoin cela tient aussi à la à difficulté de la fluidité du dispositif c'est-à-dire de qui en sort qui est insuffisante vers le logement qui seul permet de maintenir notre capacité d'accueil en amont dans les places d'hébergement euh ça c'est c'est c'est dû aux difficultés d'accès au logement qui sont bien connu he à Paris on a une attribution pour 10 demandes dans le logement social avec donc un délai d'attente très long pu çatire aussi au profil des personnes hébergées qui pour la majorité d'entre eux ne réunissent pas les conditions de régularité du séjour et donc par conséquence ne peuvent pas accéder au logement cette situation avait d'ailleurs des des conséquences considérables sur l'apparition de campement sur la plaque parisienne là il faut dire un mot de de l'évolution qui a été la nôre depuis maintenant plus de 3 ans dans jusque au au campement de la chapelle qui avait réuni plus de 3000 personnes euh il pouvait y avoir des des des opérations de mise à l'abri de campement très conséquents ce n'est plus le cas depuis 2021 nous nous faisons des mises à l'abri en permanence tout au long de l'année en 2021 nous avons fait 28 opérations de mise à l'abri donc vous voyez presque une tous les 10 jours pour 7500 personnes en 2022 nous ont fait 19 opérations de mise à l'abri on a pris en charge 6700 personnes dont 1399 personnes en famille en 2023 les ministres de l'Intérieur et du logement ont décidé face à à la SAT tion du dispositif de proposer aux personnes qui le souhaiteraient lors des mises à l'abri des orientations vers la province pour les personnes à la rue afin qu'elles y bénéficient de conditions d'hébergement de bonne qualité en 2023 on a mené 35 opérations qui ont permis la prise en charge de 6400 personnes parmi celles-ci 3400 ont accepté d'être orienté vers la province qui a permis de réduire considérablement la taille des campements observé en île-de-fance pour autant comme vous l'avez dit face à la tenstion alors que la priorisation pour les prises en charge a toujours existé c'est une responsabilité lourde pour les CAO notamment pour les écoutants chaque fois que ils prennent un appel tout au long de l'année 2023 nous avons travaillé en partenariat avec les CAO pour essayer de d'élaborer un cadre unifié d'intervention pour faire en sorte qu'il y ait une équité de traitement dans les divers départements d'Île-de-France pour harmoniser les pratiques d'où la grille de priorisation que vous avez cité qui fait que les femmes enceintes les femmes avec des nourrissons les femmes avec enfants en basage les femmes victimes de violence dont la situation paraît nécessité une mise en sécurité immédiate font partie des critères de priorité de prise en charge les plus élevés cette grille de priorisation évidemment elle elle doit nous aider face à la tension qui s'exerce sur l'OF c'est une aide à la décision uniquement une aide pour pour les écoutants la décision lui revenant en toute état de cause en infin cette grille elle vise aussi à garantir que les publics les plus vulnérables bénéficieront bien d'une prise en charge prioritaire quel que soit le lieu de la demande euh j'en viiens à mon dernier point contenu des des des sujets que vous avez abordé qui est toute notre action pour développer une offre adaptée aux besoins spécifiques des femmes euh en la matière il faut voir que l'État s'est efforcé d'adapter son offre d'hébergement à ses besoins spécifiques tout particulièrement lorsqu'elles sont enceintes lorsqu'elles souffrent d'addiction ou lorsqu'elles sont victimes de violence et là je voudrais citer trois points le premier nous avons mis en place ensemble en 2021 un nouveau dispositif d'hébergement dédié aux femmes enceintes et sortant de maternité qui n'existait pas et constaté l'inexistence quand je suis arrivé qui remonte maintenant à 3 ans nous avons désormais 1000 places qui sont consacrées l'État a ouvert 1000 places enchu qui sont dédié aux femmes enceines sortant de maternité et à leur accompagnant 80 % des places actuellement sont occupés par les mères et les nourrissons les autres étant pour leurs conjoints et leurs autres enfants les enquêtes hebdomadaires nous révèle le besoin en fin décembre 2023 le nombre s est entre 20 et 30 femmes hospitalisées en maternité au seul motif de leur absence de logement euh et si on regarde les demandes d'hébergement qui sont également exprimé auprès des i co pour les femmes qui seraient pas à l'hôpital on a à peu près 445 demandes qui avaient été exprimé un au mois de décembre 2023 donc nous nous allons poursuivre ce dispositif qui est très adapté à ce public spécifique qui nous permet une sorte de surpriorisation de ces femmes et puis les dispositifs qui doivent les accompagner on a mis en place également des accompagnants dédiés grâce à des référents périnatalité qui sont positionnés au sein des Sao deuxème action spécifique pour les femmes nous dédiions aujourd'hui 2800 places en île-de-fance aux femmes victimes de violence là aussi dans les trois dernières années nous en avons créé près de 600 570 l'État a renforcé la mise en place de ces mesures de protection pour les femmes victimes de violence notamment en matière d'hébergement avec une augmentation des aides à destination des structures d'accueil spécialisé qui est très importante on a ça a été amorcé en 2017 ça a été considérablement renforcé dans le deuxième plan pour le logement d'abord ce dispositif d'hébergement a donc connu une augmentation très importante du nombre de places 165 % d'éberge d'augmentation en 10 ans on est passé de 1000 places en 2013 à 2800 aujourd'hui 570 places comme je le disais récemment on a 873 places à Paris qui sont toutes dédiées à ce public au sein des déchus auxquels s'ajoute 42 places en résidence sociale cette situation fait que aujourd'hui nous n'avons pas d'appel de personnes dans cette situation qui ne soit pas traité euh toutes les demandes de mise à l'abri qui sont reçues et instruites par la halte aide aux femmes battues euh l'opérateur spécialisé avec lequel nous travaillons qui représente un volume de 3 à quatre signalements par semaine tout ceci nous permet de de traiter ces demandes de mise à l'abri au sein d'un d'un hôtel géré par Delta nous avons aussi consacré des moyens à la prise en charge des auteur de violence pour lutter contre la récidive on a deux centres de prise en charge des auteurs qui ont été créés en Île-de-France dont celui de Paris qui est géré par le groupe SOS en charge également de la la plateforme éviction 283 nités ont été proposé à des auteurs en île-de-fance sur 762 au niveau national 3è et dernier point spécifique aux action que nous menons pour le public féminin les les accueils de jour les places de de halte de nuit pour les femmes on peut peut-être illustrer cet effort par la situation parisienne à Paris pour répondre à à l'urgence de la rue l'État a développé des altes de nuit en en lien avec la ville et différents partenaires on les a pérénisé depuis maintenant plus de 5 ans à Paris il existe h altes de nuit nous en avons ouvert une nouvelle cette semaine du côté de la Bastille dans lequel je me suis rendu mardi soir donc on en a SEP qui sont dédiés exclusivement aux femmes et une qui qui est mixte donc la dernière halte fait 25 places nous avons donc 211 places de Hales de nuit qui sont qui sont ainsi créé vous voyez bien ces Hales de nuit ne sont pas des centres d'hébergement d'urgence elles ont en vocation à compléter les dispositifs existants que j'ai cité pour faire en sorte que ce public isolé désocialisé en refus d'hébergement ou en situation de rue potentiellement victime de violence puisse trouver euh un un toit pour la nuit sont des personnes qui sont rencontré par les maraudes ou accueillliis par les espaces solidarité insertion ou accueil de jour puisque d'un autre côté au-delà de ce dispositif spécifique pour la nuit on a bien sûr une centaine d'accueil de jour sur Paris euh avec un fort financement de l'État et SEP de ces accueils de jour sont dédiés uniquement aux femmes dont deux prennent en charge des femmes victimes de violence la alt aide aux femmes battues et SPM et puis le si famille jeanjet qui accueille des femmes seul avec enfants euh voilà madame la Présidente ce que je pouris dire peut-être un demi mot juste parce que dans votre questionnaire ça figurait pour pas l'oublier peut-être en conclusion sur la prostitution même si c'est évidemment un peu différent mais contenue de spécificité de cette situation vous savez que en Île-de-France nous travaillons énormément sur cette question notre commission de lutte contre la prostitution a été installé depuis longtemps on a près de 500 parcours de sortiese de la prostitution qui ont été réalisé notre commission est la plus active de France elle s'est réunie 78 fois depuis juillet 2017 on a 300 parcours de sortiese de la prostitution qui ont été réalisés et 95 personnes des personnes qui sont insérés dans les 24 mois voilà euh donc tout ça pour dire comme je le commence c'est que nous nous faisons face à une situation à la fois pas simple à à chiffrer de manière extrêmement précise mais dont l'ampleur est néanmoins connue et face à laquelle l'État engage de manière résolue depuis plusieurs années des crédits en augmentation constante et en augmentation encore en cette année 2024 merci beaucoup Monsieur le Préfet pour ce tour totalement exhaustif et pour les nombreuses réponses que vous avez pu apporter aux questions je je rebondis sur votre dernière information par rapport à à cette commission puisque ça fait écho aux travaux de la délégation qu'on avait pu mener et lorsque je je la présidais et nous avions pu constater à travers les différents départements des des sénateur membres de la délégation que un certain nombre de commissions un n'était pas en place parfois et de lorsqu'elles étaient en place n'étaient pas très actives donc j'imagine que ce crédit de de réussite est forcément à mettre aussi auprès de de la déléguée qui vous accompagne aujourd'hui qui n'était peut-être pas en poste sur toutes ces années en Île-de-France mais forcément c'est aussi un signe de de prise en charge de ces problématique je vous remercie vraiment pour pour ces informations qui vont parfois à l'encontre de de ce qu'on peut entendre dans dans dans la communication dans sur dans dans la presse ou sur les médias et c'était important et notamment je je pense au au Jeux Olympiques par exemple lorsque vous précisez les les places supplémentaires d'ailleurs une question m'était venue ces places supplémentaires à loocation des gios sont des places pérennes j'imagine je m'excuse vraiment le le le dispositif que nous avons mis en place pour les grands marginaux est un dispositif évidemment pérenne et tout à fait exceptionnel c'est-à-dire que euh ce dispositif qui va représenter un sur l'année un peu moins d'une dizaine de millions d'euros donc des crédits très importants pour pour ces places euh nous permet de proposer à des personnes qui sont à la rue depuis de nombreuses années euh un logement de qualité bien entendu une chambre une kitchenette individuel une salle de bain euh nous venons d'ouvrir donc dans le 17e une résidence sociale de d'à peu près 250 places on a mis de côté une vingtaine des chambres pour ces grands marginaux nous y sommes y allés il y a une quinzaine de jours pour les premières opérations euh les marudes sont allés voir depuis des semaines les intéressés pour essayer de les convaincre que c'était une bonne idée de rejoindre ses places y a une forme de rétisence au début parce que si c'est pour rejoindre un gymnase ou si c'est pour rejoindre un endroit où en fait il se son tirait pas en sécurité souvent nous n'arrivons pas à les convaincre mais compte tenu de du de l'énorme travail qui est fait main dans la main avec les associations avec emus avec SOS avec Aurore qui nous aideent énormément et qui sont euh avec nous pour le caractère qualitatif de ce dispositifs oui oui ce sont des places pérennes euh et nous allons continuer dans les semaines à venir nous allons ouvrir plus de 200 places de cette nature sur Paris euh et euh s'il le faut nous en ouvrirons d'autres notamment dans dans les départements de petit et grande couronne c'est c'est vraiment dans l'héritage des jeux euh c'est un héritage social euh extrêmement important merci Monsieur le Préfet juste si les rapporteurs et les sénateurs présents me le permettent vous avez donné le chiffre de 3400 personnes qui sont qui ont été orienté vers les départements pourrez-vous préciser le profil de ces personnes et comment a été fait le choix des départements est-ce que c'était un choix euh des personnes qui ont été orientées vers la province euh ou est-ce que c'était euh parce qu'il y avait des structure en capacité de répondre à leurs besoins et juste pour vous dire que euh euh il y a eu un autre point qui a fait écho à des travaux qui sont menés actuellement au Sénat euh c'est euh par lorsque vous avez parlé des des femmes enceintes notamment et des femmes victime de violence euh nous avons actuellement une mission euh euh qui travaille sur la santé périnatale nous avons eu l'occasion de nous nous rendre dans le l'hôpital Necker non Robert Debray c'est ça heureusement que il y a une administratrice qui suit c'est que je voulais également aller ncker donc voilà j'ai j'ai confondu donc n'étant pas parisienne étant vandéenne je suis tout excusée voyez je m'excuse moi-même voilà donc c'était les les les les petites questions que je voulais vous poser et puis après je vais céder la parole à mesdames les rapporteurs et aux sénateurs sénatrices présents ce matin le le dispositif qui est mis en place depuis 2023 avec la circulaire qui est publique hein des des ministres de mars c'est un dispositif totalement volontaire il est proposé aux personnes lorsque nous faisons ces opérations de mise à l'abri euh ce dispositif vers les SAS et vers la province euh concrètement chaque semaine en réalité nous avons euh euh un un tour par rapport au par rapport au au aux régions de province qui vont accueillir les bus donc euh non en fait c'est c'est le hasard si je puis dire qui fait que une opération de mise à l'abri se situe telle semaine et qu'à ce moment-là ce sont tes destinations vers les préfectures de province qui sont qui sont proposé le profil ce sont souvent plus des des personnes isolées notamment des hommes isolés qui sont qui sont euh qui qui qui sont intéressés par ce dispositif un peu moins pour des personnes en famille pour les quelle le plus souvent elle reste sur Paris mais encore une fois donc le le dispositif il tourne chaque semaine avec trois destination provinciale et il est proposé aux intéressés sur le le dispositif des femmes enceinte comme je le disais tout à l'heure on on a vraiment mis en place un dispositif radicalement nouveau hein puisqueil n'y avait pas de il n'y avait pas de dispositif propre aux femmes en inte ou sortant de maternité et donc on a créé tous ensemble ici là ce dispositif en en 2021 on a maintenant 1000 places euh peut-être qu'on on peut trouver telle ou telle personne qui aurait attendu mais enfin vraiment le dispositif est fait en sorte est conçu pour que le le flux qui est de 3 qu demandes par semaine soit traité immédiatement alors on voit bien en décembre on avait 20 à 30 personnes qui étaient encore à l'hôpital en attente donc vous voyez C compte de du nombre de places et de de ce chiffre il faut oui il peut se trouver que qu'on est une petite attente et que ces personnes reste quelques jours ou quelques semaines de plus à l'hôpital mais enfin par rapport au à ce que vous aviez ce que vous avez bien voulu dire sur ce qu'on lit ou qu'on entend parfois et la réalité c'est-à-dire un effort extrêmement conséquent bah là là par exemple vraiment depuis 3 ans un effort me a été réalisé il faut le poursuivre on a peut-être telle ou telle situation à à régler encore plus vite mais enfin par rapport à il y a 3 ans là différence est spectaculaire merci beaucoup Monsieur le Préfet pour ces précisions et vraiment merci pour la clarté des propos et et les réponses qui ont déjà été apportées donc je vais céder la parole aux deux rapporteurs tout d'abord à Marie Laur ah non c'este vous voulez allez c'est à Madame AG merci ma chère amie concerné forcément par ce sujet î-de-fance à Paris absolument merci infiniment Monsieur le Préfet pour vos réponses extrêmement précise et en effet la la clarté de votre votre présentation alors évidemment aujourd'hui le Samu social est complètement saturé les besoins explosent vous disiez que le budget progresse moi j'avais noté que le budget de l'hébergement d'urgence avait au contraire baissé puisqu'il était de 3,1 milliards et qu'il est aujourd'hui de 2,9 milliards premièrement et c'est vrai que ça peut paraître paradoxal puisque vous le disiez vous-même les besoins ont explosé depuis plusieurs années je voudrais savoir d'après vous quelles sont les raisons qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive où finalement tout est plein comme un uf et qu'on a des personnes des des femmes enceintes qui sont parfois à la rue qui pour certaines accouchent à la rue et c'est vrai que ces critères de priorité même si rationnellement on peut les comprendre puisque justement on gère la pénurie c'est vrai qu'émotionnellement moi je trouve ça assez inhumain de devoir mettre en concurrence les publics quelque sorte et de choisir entre une femme enceinte de 7 mois ou une femme enceinte de 6 mois ou entre un bébé de 3 mois ou un bébé de 4 mois c'est vrai que ça choque la conscience dans un pays comme la France qui est connu pour ses valeurs fondamentales de solidarité euh voilà donc est-ce que vous avez des chiffres parce que on nous a dit dans certaines auditions que même des femmes qui étaient fléchées pour être prioritair dans l'accès à l'habbergement ne pouvaent pas accéder à ses places tout simplement parce qu'encore une fois tout est plein comme un uf vous avez parlé de l'organisation territoriale et de la coordination donc nationale est-ce qu'il y a pas un problème au niveau de l'organisation parce qu'on a l'impression malheureusement que les compétences sont tellement partagées que quand l'État doit agir malheureusement ça devient compliqué puisque ne serait-ce qu'à Paris par exemple c'est la ville de Paris qui gère lasaz euh vous euh la mission fondamentale de l'État c'est la mise à l'abri comment est-ce qu'on peut organiser les choses de façon plus efficace est ce que vous auriez de ce point de vue-là des préconisations voilà pour l'instant mes premières questions peut-être que je vous laisse répondre et puis on passera aux questions de la la rapporteur ensuite oui je je je m'excuse madame la sénatrice mais je ce que j'ai cherché à dire c'est au contraire que la prise en charge ne cessait d'augmenter puisque nous avions 57000 places il y a 10 ans on en a 120000 aujourd'hui donc on ne peut pas dire on ne peut pas dire que l'État est inactif l'état non non mais je l'entends je le lis bah oui mais les besoins il y a peu de il y a peu de mais je le lis parfois je le lis parfois et donc je je ne peux pas laisser dire ça et je dois dire au contraire que il y a peu de politiqu publi qui ont connu une une telle affectation de crédit pour faire face aux besoins il y en a peu et encore cette année je muse j'ai essayé de je m'excuse madame la sénatrice j'ai essayé de vous montrer que c'est il y en avait moi je dis pas qu'il y en a pas mais c'est des chiffres qui sont qui qui qui doivent être pris comme ils le sont oui je vous ai dit tout à l'heure il y a il y a sans doute les marones moi je leur fais confiance ils ont rencontré 147 femmes à la rue nous logons 120000 personnes tous les soirs pour 1,6 milliard d'euros donc il faut pas que chacun des chiffre soit oublié le chiffre de 147 ne doit pas l'être mais le chiffre de 120000 ne doit pas l'être non plus donc moi je ne peux pas dire quand je le lis dans la presse que l'État serait inactif ou ne ferait pas face à la situation ce n'est pas vrai et encore cette année nous augmentons notre nombre de places c'est donc que nous avons conscience que la situation est compliquée et nous avons mis en place depuis 3 ans un dispositif propre aux femmes enceintes c'est donc que nous avons conscience qu'il a une situation queensuite il faille en permanence s'adapter c'est vrai mais la majeur la majeure c'est l'état développe des politiques exceptionnellement en croissance pour arriver à faire face à une situation complexe et moi je n'ai pas de problème de coordination niveau national que vous avez évoqué on travaille main dans la main avec la diale que vousnerez tout à l'heure de manière remarquable ça c'est au point de vue général au point de vue du traitement du public féminin spécifique la DRDFE travaille remarquablement avec le niveau national nons pas de problème avec nos collègues de département madame la Présidente évoqué tout à l'heure les la commission de lutte contre la prostitution nous en avons une en place bien entendu dans chaque département en Île-de-France nous travaillons tous les jours avec les départements de petites et grandes couronnes pour faire face au situation parce que eux aussi peuvent avoir des mises à l'abri à réaliser des besoins de place dans la coordination que nous opérons pour les Jeux Olympiques que je disais tout à l'heure évidemment nous nous voyons chaque semaine pour faire le point des des besoins qui vont être les nôtre donc et et par ailleurs vous vous évoquiez les collectivités locales l'action de l'État elle est menée en bonne intelligence avec la ville et en bonne intelligence avec l'ensemble des collectivités locales que ce soit pour l'implantation de nouveaux dispositifs d'hébergement d'urgence ou pour l'acceptabilité sociale je vous disais que avant oui avant-hier j'étais à la nouvelle halte de nuit que nous avons ouvert à la Basti c'est un local d'une régie immobilière de la ville de Paris et c'est l'État qui finance à 100 % le le fonctionnement du centre donc nous travaillons main dans la main P avoir des appréciations diff diff de telle ou telle situation mais la majeure vraiment c'est que l'État développe en la matière des politiques très volontariste et particulièrement extrêmement volontariste à l'égard des besoins spécifiques des femmes il nous reste sûrement en permanence à s'adapter à ce besoin mais ce que je je cherchais à vous faire partager c'est l'ampleur de des dispositifs que nous mettons en place et la volonté qui est la nôre de de de les faire vivre parce que nous partageons bien sûr avec vous l'idée que euh euh toute personne à la rue euh c'est bien sûr euh une personne de trop et que toute femme à la rue notamment et toute femme enceinte à la rue évidemment est ultra prioritaire merci beaucoup euh Monsieur le Préfet c'est vrai que je faisais écho tout à l'heure à à la mission euh sur la santé périnatale et les dispositifs qu'on a vu euh mis en place dans cet établissement hospitalier était assez exceptionnel donc on j'imagine que peut-être lorsque vous nous parler des des chiffres de place d'hébergement est-ce que vous pouvez faire un différentiel entre les places pour des familles les places est-ce que vous avez cette structuration qui pourrait parfois répondre à des difficultés pour pour pour finalement héberger une femme avec des enfants ou une famille est-ce que c'est c'est un sujet de de complication est-ce que vous avez des statistiques sur ce sujet et après je passe la parole à notre collègue rapporteur par exemple les 47000 places d'hôtel que nous avons à 90 % sont occupés par des familles donc oui on peut essayer de vous dans le la la prolongement de cette réunion de vous donner les différents chiffres on essaie de de s'adapter bien sûr à chacune des des situations et c'est particulièrement le cas pour les public de de femmes victimes de violence ou de ouou sortant de maternité pour vous donner je m'excuse c'est un exemple qui qui qui n'est pas à l'ône des difficultés que nous sommes en train de de d'évoquer mais en période de grand froid ou en période de grand chaleur nous ouvrons à la préfecture nos salles pour mettre des lit supplémentaires pour accueillir les personnes donc il faut vraiment se dire que l'ensemble de l'appareil d'État est mobilisé de manière exceptionnelle permanente pour ces publics et que effectivement lire un certain nombre lire un certain nombre de chiffres d'affirmations qui sont qui ne reflètent pas à la fois ce volume de place d'hébergement et ces moyens engagés nous nous paraît nuire à la bonne compréhension de la situation parce que cette situation appelle des mesures complémentaires en permanence il y en a une que vous vous avez il y en a non mais il y en a une que vous avez dit au début qui est évidente à laquelle il faut qu'on travaille c'est qu'en fait notre connaissance de la réalité est est partiellement insuffisante et donc si on veut arriver à traiter telle ou telle difficulté il faut mais peut-être aussi que avec la dial on a tardé à à se dire qu'avec le système le S co il fallait avoir davantage d'information Gené c'est vrai c'est vrai il faut qu'on le fasse mais voilà il faut qu'on s'adapte en permanence Anaï et Laurent le savent bien parce qu'ils sont en permanence sur le terrain pour essayer de de de de faire vivre ses politiques nous-même la situation n'est pas la même que celle d' a 6 mois et dans 6 mois elle sera encore différente parce que les fluxs sont pas les mêmes les personnes qui arrivent sont pas les mêmes voilà je m'excuse j'étais trop long madame la merci beaucoup merci beaucoup Monsieur le Préfet mais c'est moi qui vous ai relancé plusieurs fois aussi donc on va passer la parole à Marie laore finera H qui est donc rapporte sur ce ce dossier au sein de la délégation droits des femmes merci présidente alors moi je suis sénatrice de la Guyane bon mais vous êtes préfet de l'île-de-fance donc je resterai dans géographiquement en île-de-fance alors il faut savoir que je suis bénévole à l'ordre de Malte et je fais régulièrement des marvudes la dernière a eu lieu lundi et justement je je je suis très heureuse en tout cas que vous ayez pu communiquer des chiffres parce que je suis sur le terrain donc je constate et nous étions sur C arrondissements lundi soir et sur une cinquantaine de personnes croisées il y avait quand même une quinzaine de femmes et qui se regroupaient parce que elles avaient peur elles avaient peur elles avaient besoin de sécurité et ce que je voulais en fait vous apporter c'est vous dire que lorsqu'on échange avec elle ce qu'elle nous font remonter c'est que il y a des défaillances du 115 nous on a essayé d'app il y avit pas de place il y a pas de place et vous avez des personnes quand même d'un certain âge qui sont dans la rue et vraiment enfin moi j'ai le cœur sur la main si je pouvais les les récupérer pour les mettre chez moi ce sont des femmes elles ont peur et il y a une qui avait été agressée sexuellement et qui me disait moi quand on me donne quelque chose je revends je revends pour espérer obtenir une somme suffisamment euh conséquente pour louer une enfin pour prendre une chambre à l'hôtel parce qu'elle a peur elle a peur et là franchement lundi quand je suis rentrée chez moi à 3h du matin je vous cache pas que j'étais stressé je non c'est c'est dur ça fait mal au cœur je on n' pas croisé d'enfants par contre mais que des femmes parmi les 15 des femmes en détresse et et nous bon ce qu'on peut faire c'est leur apporter du soutien moral échanger avec elle leur donner à manger à boire des couvertures des chaussettes de du déodorant parce qu'elle demande des choses et et franchement Monsieur le Préfet ça fait mal je vais garder ma question pour le prochain intervenant puisque ça concerne mon territoire mais vous vous êtes île- de France donc je m'arrête à ça c'est la raison pour laquelle je disais que c'était pas une question c'était un constat que je faisais en tout cas c'est une réalité et moi je pense qu'il faut que ce futur rapport aborde une réforme profonde du 115 parce que il faut que vos services soient plus efficaces je sais que que vos services font ce qu'il faut mais ça suffit pas ça suffit pas et nous on est embêté en face en en tout cas bon ell les les femmes elles savent pas que je suis parlementaire puisque je suis dans l'anonymat je suis bénévole j'en fais aussi en Guyane quand j'étais maèire je je j'effectué également des Marau anguyade mais à Paris j'ai appris à découvrir puis il y a quand même des différences parce que chez nous à part la pluie il fait il fait 30°r alors que ici il fait froid je vois les les femmes qui n'ont pas de pull qui non vraiment il y a une misère ici il y a une souffrance donc je voulais juste vous interpeller sur ce point puisque bon vous avez émis des chires vous avez expliqué la situation que je comprends mais je crois que il y a encore beaucoup plus encore à faire voilà merci présidente ben je vous laisse intervenir sur le 115 et après je passerai la parole à mes deux collègues qui sont là ce matin euh vous avez raison de de souligner le travail des marudes euh parce que comme je le disais tout à l'heure elles sont d'un d'une efficacité énorme c'est elle qui donc les marudes sociales donc cell de l'Ordre de Malte qui nous ont aidé don je citer le chiffre tout à l'heure en mars ces marud associative ont dénombré 147 personnes à la rue à Paris 147 147 c'est sans doute 147 de trop sûrement 147 évidemment quand une maraude voit une femme à la rue la maraude fait tout en sorte pour lui faire une demande et chercher une place disponible moi chaque fois que je fais des marotes comme vous on téléphone si la personne accepte qu'on lui propose une place et il faut tout faire pour que cette nuit-là au moins on arrive à à la sortir de la rue le le plus souvent c'est le cas parce que les demandes auia qui moi j'ai commencé par vous dire comme vous l'avez dit par reconnaître que il y a de nombreuses demandes au d'appel au SO dans la journée qui sont qui ne sont pas pourvu hein il faut tout à fait le reconnaître mais il faut mettre ça en rapport donc avec la suite de la chaîne du logement parce que si vous voulez comme vous l'imaginiez traiter encore davantage cette question de l'hébergement il faut traiter la question du logement je sais pas si c'est en amont en aval mais au-delà au-delà pour pour recréer cette fluidité et donc là on vous voyez bien que c'est c'est c'est l'ensemble de la chaîne qui est qui est concernée en tout cas euh euh je crois vraiment pouvoir dire que chaque fois qu'une maraude voit une femme avec un enfant à la rue normalement on doit arriver à faire en sorte que cette situation cesse dans l'instant et de pouvoir lui trouver une place ne serait-ce que dans les les places dont nous disposons pour éviter que cette situation perdure merci beaucoup Monsieur le Préfet fait je vais passer la parole à notre collègue Marc laméi et peut-être Gilbert Favreau s'il souhaite intervenir non ça ira voilà donc Marc laméi puis après on aura fait le tour des questions Monsieur le Préfet merci madame la Présidente merci Monsieur le Préfet et ainsi que vos collègue et simplement puis je associirai mon collègue des Deux Sèvres Gilbert favau et puis moi-même en tant que sénateur des ardenes on n'est pas très loin de Paris de la région parisienne on n pas du tout les mêmes problématiques même si don no département et territoire on a aussi beaucoup de problématiqu à caractère humain social et le c'est vrai que vous avez très très bien développé bien sûr le volet humain intervention urgence et le nombre de places je dirais qui en augmentation très significative au fil des années et beaucoup de demandes alors même s'il y a le volet humain tout repose tout tout tout à un coup et tout est malheureusement financier alors c'était simplement pour l'articulation le mérite revient aussi à nos collègues rapporteur euh pour pour tout ce ce travail et cette mission aussi importante euh moi un petit peu c'est sur la la répartition territoriale parce que l'État reste le premier financeur des collectivités territoriales et c'est vrai que à ce niveau-là euh comment euh il y a Paris intramuros avec beaucoup beaucoup de problématiques puis aussi la région Île-de-France des des départements très important proche de Paris mais aussi si on prend que ce soit les ivelines ou jusqu'à la cénemarne donc il touche après nos nos département je dirais hors hors Île-de-France euh comment s'articule un petit peu bah la gouvernance si on peut dire hein parce que je prends mon département les Ardennes on a une déléguée délégué au au droits des femmes il y a le CIDFF il y a les associations et les collectivités locales alors vous il y a des grandes toutes des grandes villes des CCS mais aussi une part de ruralité dans les les les départements plus éloignés comment s'articule un petit peu bah l'interaction entre l'ensemble des services de l'État que vous représentez et les collectivités territoriales les compétences les conseils départementaux mais aussi les villes les CCS les intercommunalités voire la région euh donc voilà un petit peu parce que après euh et et la répartition territoriale de ces places d'urgence parce que euh euh sur le sur la mission financière c'est mes collègues de la commission des finances qui sont rapporteurs de cette mission solidarité insertion égalité des des chances c'est quand même un montant financier très important euh en tout c'est pas loin de 20 20 milliards d'euros mais euh l'aspect financier et quel et et à coup sûr les besoins vont en augmentation et comment on peut s'articuler un petit peu tout et et la répartition territoriale en terme d'efficacité puis le volet aussi associatif partenairire opérateur de l'État il y a beaucoup d'intervenants il y a vraiment une grande diversité d'intervenants et c'est aussi la la difficulté et la complexité je vous remerci merci beaucoup chers collègues peut-être pour compléter et pour faire le CL er ce tour de question Monsieur le Préfet est-ce que vous pourriez revenir sur les critères de priorité je pense que ça aidera beaucoup les rapporteurs dans leur travail pourriez est-ce que vous avez j'ai pas souvenir que vous nous ayez donné finalement par rapport à ces CR critères de priorité vous m'avez dit au départ que c'était une aide à la décision donc ça voulait dire je pense moi je l'ai interprété en me disant que c'était pas forcément il n'était pas forcément appliqué il y avait une marge de d'application ou de d'évaluation du besoin donc est-ce que tous ces critères de priorité vous pourrez les redonner et peut-être nous dire si chaque critère a une population quasiment identique ou est-ce qu'il y a des des populations plus importantes pour les uns et pour les autres j'espère avoir été suffisamment clair dans cette dernière question Monsieur le Préfet mais comme vous êtes entouré du directeur et de la déléguée je ne doute pas que vous réussirez aussi à répondre à ces questions merci merci beaucoup alors pour les deux questions que vous posiez monsieur le sénateur sur la répartition géographique il y a à peu près 200000 personnes hébergées en France donc 120000 en île-defance on a 47 % des demandes d'asile qui arrivent chez nous donc qu vous évoquz la façon dont ça ser réparti bien sûr les 120000 en tant que préfet de région je vous parle à la fois de la ville de Paris des trois départements de Petite Couronne et des quatre département de grande couronne mais c'est pour c'est pour ça si je peux dire en terme de de d'efforts c'est pour ça que les les ministres ont décidé en mars 2023 également pour que les intéressés bénéfici de de conditions d'hébergement meilleure que celle qu'on peut encore obtenir en île-de-fance mais à 120000 ça devient compliqué c'est pour ça que le dispositif a été mis en place comme je le disais tout à l'heure et que plus de 3000 personnes bénéficient d'un hébergement en province depuis 2023 mais ça reste un effort francilien tout à fait majorit euh par ailleurs oui vous vous avez raison de rappeler que il y a des compétences qui sont posées par la loi pour distinguer les compétences de l'État et les compétences des départements qui sont en charge de l'hébergement des femmes enceintes et des enfants AC de moins de 3 ans selon qui limite ou pas l'accompagnement social à à ces personnes en situation régulière h situation relevant de la protection de l'enfance euh nous nous n'avons pas de nous travaillons encore une fois sur le territoire parisien de manière étroite avec les services de la ville et avec les différentes associations j'ai pas de de suggestion particulière à vous faire en la matière nous nous avons besoin des uns et des autres madame la sénatrice disait tout à l'heure les le tout le travail qui est fait par l'ordre de mat mais ça sera pour plein d'autres associations le la 8è alte de nuit pour les femmes c'est emus qui la gère ils en gèrent 5 sur Paris on a besoin d'eux hein les so on a besoin d'eux voilà donc c'est c'est collectif et finalement comment dire un objectif partagé quand même voilà sur le la question de des de la priorisation vous avez tout à fait raison Madame la Présidente c'est un c'est un une indication qui est donnée parce que cette grille de priorisation nous notre objectif c'est que les situations les plus je sais pas s'il faut dire grave mais soit toujours pris en compte c'est-à-dire vraiment les femmes enceintes les femmes avec nourrisson les femmes avec enfants en basage les femmes victimes de violence il faut on a besoin qu'elle soit prioritaire et comme ça a été rappelé on a une une forme de tension ben si on veut dire qu'elles sont prioritaires il faut bien qu'on dise que cette mise en sécurité immédiate pour elle elle vient avant les autres parce que sinon mais pour autant vous avez tout à fait raison c'est une une aide à la décision il ne s'agit jamais d'exclure par principe telle ou telle personne parce qu'elle remplirait pas les critères de priorisation ça serait contraire au principe d'inconditionnalité de l'accueil et donc la décision revient toujours c'est pas facile à l'écoutant ou au travailleur social qui est en contact avec la personne d'émergement on vous refera passer bien sûr la grille avec les différentes catégories et bien écoutez Monsieur le Préfet Monsieur le Directeur madame la déléguée je vous remercie sincèrement pour cette audition je ne suis pas moi moi-même rapporteur et je suis pas en général à ce poste puisque c'est Dominique Verrien je le redis qui préside désormais cette délégation mais j'ai apprécié et j'imagine les rapporteurs et les memes de la délégation la clarté de de votre de votre propos euh également euh la volonté que j'ai ressenti de d'apporter des réponses euh au aux situations et à l'explosion de cette précarité de de du nombre de personnes à la rue ayant moi-même eu l'occasion mais pas de manière aussi régulière que notre collègue de Guyane participer à ces maraudes euh j'ai j'avais été aussi surprise euh par le le le profil et finalement euh la ces personnes ne sont parfois pas non plus ces personnes à la rue ces femmes à la rue que j'avais pu rencontrer elle il y a une comment dire elle elle ne se considère pas comme étant à la rue pour des des années et elle refuse souvent de l'aide parce qu'elle se protège aussi donc c'est vrai que c'est difficile pour les les associations pour les services de l'État d'accompagner dans la durée ces personnes donc les budgets on l'a entendu et vous avez donné des chiffres précis sont à la hausse le nombre de places est à la hausse sauf que face à cela vous avez une explosion et je ne sais quand je suis pas rapporteur je sais pas si vous avez ces chiffres mais peut-être que les rapporteurs travailleront le sujet c'est puisque la moitié des personnes à la rue et hébergé par par par des places d'hébergement d'urgence sont hébergés en île- de-France j'aimerais bien savoir quelle est la différence du coût d'une personne hébergée en Île-de-France avec le coût d'une personne hébergée dans les territoires puisque j'imagine que le coût doit être extrêmement différent puisque la densité n'est pas la même on vous fera passer ces éléments complémentaires madame la Présidente dans les éléments qui suivront la suite de cette séance mais je remercie ce que vous AZ dit parce que vraiment indépendamment des chiffres des budgets des vraiment la conviction que les services de l'État sont extrêmement mobilisés sur cette question et très importante pour nous avec an nous allon euh la veille de Noël chaque année dans des centres de abritant des femmes victimes de violence partager cette journée ou un déjeuner ou un moment avec elle y compris pour le rapporter euh euh des éléments avant Noël pour que leur Noël soit plus jolie et euh Anaï et ses équipes les différentes équipes de logement enfin vraiment les équipes de l'État euh il y a pas que lui hein bien sûr mais son son sur cette politique publique euh oui très mobilisé bien écoutez merci Monsieur le Préfet engagement une volonté vraiment que j'ai senti chez vous et puis loin des postures qu'on peut avoir ou des informations dans les médias donc merci Monsieur le Préfet merci Monsieur le Directeur et merci Madame la déléguée et je vous souhaite à tous et à toutes une bonne journée

Femmes dans la rue : audition du préfet Marc Guillaume — Dominique Verien · Pourquijevote