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interviewSud Radio (sur YouTube)· 27 février 2026 20 min

Annie Genevard : "Il y a beaucoup de radicalité sur les questions d'environnement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En direct du salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole Sud Radio, l'invité politique Maxime Liedo. Il est 8h14 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin alors que Sud Radio est en direct depuis le salon de l'agriculture jusqu'à 10h. Et Genevar, bonjour.

Bonjour. Ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Quelques heures et quelques longues heures encore pour que les couloirs de ce salon regorgent de visiteurs et et viennent profiter des agriculteurs, de nos savoir-faire, de nos produits.

Est-ce qu'au milieu comme ça du fromage, des spécialités régionales et du vin, cette 62e édition n'a pas un goût amer pour vous ? Non, pas du tout. D'abord parce que le public est là, certes un peu moins nombreux encore qu'il faudra voir à la fin.

Vous savez dans les on dit souvent dans le monde agricole, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Mais on verra bien à la fin de la semaine ce qu'il en est de la fréquentation. Moi, j'ai vu du monde partout et surtout c'est un salon d'une très grande qualité euh où j'ai pu dans les multiples et très nombreux entretiens que j'ai conduit avec tous les professionnels voir des choses absolument formidables.

H mais sur la fréquentation depuis le le depuis 7h ce matin, les professionnels ici à ce micro se succèdent, on parle de moins 25 % de de fréquentation. C'est aussi les chiffres que vous avez. Alors, c'est le chiffre en effet que m'a donné le le président du Sénég.

Mais encore une fois, la semaine n'est pas tout à fait achevée. L'an dernier, je me souviens que nous avions eu une très bonne surprise de fréquentation le dernier weekend. Et je veux dire à tous nos auditeurs qu'il y a des choses formidables à voir.

Le le hall des régions regorge de monde. Il y a des produits magnifiques. Il y a des régions enthousiastes qui ont à cœur de présenter ce qu'elles font de mieux.

Donc il y a moyen de trouver ici toutes sortes de choses à voir. Il y a des animaux, il y a plus de 3000 animaux. Donc donc loin du discours ambiant qu'on peut entendre depuis le début de cette semaine de la part des syndicats, de la part de certains professionnels, de la part de visiteurs de dire que c'est c'est un peu un salon aux allures de de fin de règne avec des syndicats qui on qui ont boudé le petit déjeuner traditionnel avec une absence de beau vin, avec certaines riin de là.

C'est un beau salon cette année. C'est un beau salon. C'est un beau salon.

Hm. Sur la qualité de ce salon, beaucoup en tout cas ont regretté l'absence des fameux beauvins largement liés à la à la dermatose nodulaire. Aujourd'hui, on est censé annoncer en tout cas la dernière zone de surveillance en tout cas du côté des des Pyrénées Orientales avec une grande levée des restrictions.

Est-ce que c'est toujours d'actualité ? Oui, bien sûr. Aujourd'hui, on lève la dernière zone réglementée et donc c'est une c'est une très grande satisfaction pour moi, pour les éleveurs pour ce territoire du du sud-ouest qui a été frappé par la maladie, c'est la concrétisation du succès de cette stratégie de lutte contre cette maladie redoutable.

La la dernière levée des restrictions, ça veut dire que oui, ça y est, l'épidémie est terminée. On peut dire aujourd'hui que l'épidémie de Dermatos est terminée en France. Ça veut dire que depuis 2 mois, nous n'avons eu aucun cas et que euh la levée de la zone réglementée, ça veut dire qu'on entre dans un moment où la vie va pouvoir reprendre son cours normal.

On va pouvoir commercer plus facilement, bouger ses animaux. Bon, on demeure sous surveillance naturellement et on revaccinera certaines zones pour s'assurer par sécurité, pour s'assurer que tout est vraiment bien sous contrôle. Voilà.

Donc moi, je crois je crois qu'il faut pas bouder notre satisfaction. C'est quand même le fruit du de l'esprit de responsabilité des éleveurs et je veux les saluer, les remercier et leur dire que cette victoire est aussi est d'abord la leure. On va y revenir dans dans un instant.

Mais par rapport à ce que vous venez de dire, ça veut dire que concrètement cette fin des sanctions, ça veut dire à nouveau la liberté de commercer, ça veut dire à nouveau le déplacement des bêtes, ça veut dire à nouveau une grande liberté pour les éleveurs. C'est tout ça que ça veut dire concrètement ? Oui.

Oui. La la plupart des restrictions sont levées. Euh il y a encore quelques contraintes euh disons des protocoles de de bouger des animaux notamment pour les marchands de bestiaux.

Mais euh on peut à nouveau exporter, on peut à nouveau vendre des animaux, on peut lever aussi euh les embargots de vente de fromage à l'étranger. Ça c'est très important. On exporte entre 5 et 10 milliards entre les animaux eux-mêmes et leur production.

C'est considérable pour l'économie de la filière et pour le revenu des éleveurs. H et par rapport à à cette fameuse stratégie dont dont dont dont don dont vous exprimez une certaine fierté, beaucoup disent que c'est aussi cette stratégie, mine de rien, du président de la République, la vôtre, ben qui est à l'origine de l'absence de de de beauvin de ce salon et que en réalité cette stratégie n'a quand même pas été la bonne. Vous n'avez aucun regret sur les choix que vous avez fait depuis le début de cette épidémie.

Aucun. Alors, il y en avait-il une autre ? En tout cas, elle a fait ses preuves.

Nous avons dû abattre 0,02 % du cheptel beauovin français. 3500 beauovins sur les 16 millions de têtes. Voilà, sur les 164.

Alors évidemment pour chaque éleveur, ça a été un drame parce que souvent ça a représenté la totalité de l'abattage de de son troupeau. Mais on a vaincu la maladie. En acceptant l'abattage, ils ont protégé leurs voisins et moi je veux dire que ce sont des héros, les héros du quotidien et je veux leur rendre hommage.

Alors, il n'y a pas de beau vin au salon et c'est vrai que ça manque et sans doute il y a-t-il là la une des explications du président de la rép. Je crois que au contraire, nous avons à plusieurs reprises espéré qu'il y aurait des beauvins. On a 2 millions de beau vins vaccinés en France, on aurait pu les amener mais voilà, moi je la décision a était prise, on ne revient pas dessus.

Je pense que l'an prochain, ils seront là à nouveau et on sera très heureux de les y retrouver. Vous parliez dans notre conversation de chiffres importants que sont sont les chiffres des en réalité des des différentes choses que l'on peut exporter à l'étranger, nous la France. Et pourtant hier, John Dan Bardella et Marine Le Pen qui défiliait dans dans ces salons ont ont assuré que aujourd'hui la France était mené une politique de décroissance agricole qui appelle nos agriculteurs à moins produire dans un contexte international toujours beaucoup plus tendu.

Est-ce que Jordan Bardella a tort quand on voit aujourd'hui notamment les chiffres que vous avez vous-même Vilipandé à savoir les chiffres de la balance commerciale agricole qui ont dégringolé ces derniers mois ? Oui, je crois que la la réhabilitation de l'acte de produire, c'était l'objet du discours que j'ai prononcé l'an dernier. Dieu sait que ça m'a valu des commentaires.

Mais oui, on attend de nos agriculteurs et de nos entreprises de l'agroalimentaire de produire de l'alimentation. Sinon, c'est quoi l'alternative ? C'est dépendre totalement des importations et manger une nourriture qu'on n pas qu' dont on n'est pas maître.

Et ça, c'est pas possible. Donc toute la politique que je conduis à la tête de ce ministère vise précisément à réhabiliter l'acte de production. H Mais est-ce que précisément dans ce débat, est-ce que la taille compte ?

Alors la taille peut compter. Bon là aussi la gauche me fait un petit procès dont elle a le secret. Euh moi je viens d'une terre d'élevage où les tailles des exploitations sont euh raisonnables, familiales.

C'est un modèle auquel je suis extrêmement attachée. Mais est-ce qu'il est crédible ce modèle à N ? Parce que quand on regarde en France, la moyenne en réalité de la taille des exploitations sur les dernières années, c'est 69 hectares, ce qui est considérable.

Et est-ce que cette ce mythe un peu de l' de de de la petite exploitation familiale, est-ce qu'elle est réaliste ? Est-ce qu'il est réaliste ce mythe ? Alors, il y a toutes sortes de systèmes qui coexistent en réalité.

Vous avez des exploitations de taille modeste. En moyenne, une exploitation laitière, enfin une exploitation bovine, c'est 70 animaux. Euh voilà, c'est une taille qui demeure modeste et le modèle familial perdure.

Mais à côté de cela, si on veut produire davantage, on peut pas, je dis simplement de permettre aux exploitations de produire davantage si elles le veulent. Je vous donne un exemple pour sortir de de de l'exemple Bovin. Euh les poulaillers, vous savez qu'on a besoin de poulailler, on manque d'œuf, hein.

Bon et bien euh un poulailler de 20000 poules, ça n'est pas viable économiquement. On ne fait pas vivre un exploitant et encore moins une famille. Sur ce sujet, Annie Jeun Bar, on en parle depuis le début de cette matinale en direct depuis le salon de l'agriculture à 7h.

Beaucoup nous disent "Oui, très bien mais nous quand on veut construire un poulailler, on a la justice, on a les habitants et on a les écoloses qui sont contre nous." En Gironde, quand on construit une ferme de saumon, ils sont contre nous. Dans le limousin, quand on construit une grande ferme de 2100 beauovin, ils sont contre nous.

Est-ce que on n pas un problème en France ? Parce que produire et appeler à produire, c'est vrai, mais dans les faits, on y arrive pas. Alors, vous avez tout à fait raison.

C'est la c'est c'est pour ça que on essaie de enfin on modifie la réglementation qui pèse sur l'installation, l'agrandissement, la modernisation des bâtiments d'élevage. Aujourd'hui, c'est vrai, ils sont entravés. Donc, j'ai pris par qui ?

Bah, ils sont entravés par une réglementation dont on cherche à se sortir. Quand on regarde par exemple ici, que ce soit l'opposition à la ferme de saumon, l'opposition euh de la ferme de 21 vaches dans Limousin, il y a aussi la justice qui joue un rôle. Est-ce que trop souvent la justice ne prend pas le le parti écologiste qui vient ralentir ?

Écoutez, on est dans un état de droit, les décisions de justice s'appliquent. Quelquefois, on les regrette. En tout cas, c'est votre cas vous regrettez certaines décisions de justice.

Je regrette certaines décisions qui peuvent compromettre des projets économiques. Alors, le modèle de la ferme à Vag, j'y crois modérément parce que en réalité ça n'a jamais vraiment pris dans notre pays. En revanche, vous voyez, chaque fois que un un porteur de projet veut installer un poulailler, quand il a l'autorisation, c'est la population qui s'oppose à cela.

Donc il faut qu'on réacclimate les Français à l'idée que bah on peut avoir sur le territoire de sa commune rurale un poulailler qui soit propre, qui n'ém pas d'odeur, qui soit utile, qui respecte le bien-être animal. On vraiment je je pense qu'il y a à retisser ce lien de confiance entre les Français et leurs agriculteurs. Autre sujet des des agriculteurs dont on a beaucoup parlé ici sur Sud Radio, y compris le weekend dernier, il y a pratiquement une semaine si euh alors que certains agriculteurs ont actuellement les pieds dans l'eau, certains se préparent quand même à affronter la sécheresse dans quelques mois parce qu'ils sont dans l'incapacité de la stocker.

C'est l'exemple à Saint-Soline, précipitation, record, niveau de record, 1000 sont dans l'incapacité. Dans la matinale de Patrick Roger lundi dernier, un jeune agriculteur 22 ans nous expliquait mais moi je veux me battre en réalité pour mon agriculture. Je ne peux pas stocker l'eau parce que les bassines sont très parce que la justice prend des décisions.

Qu'est-ce qu'on fait pour eux ce matin ? Alors le cas de Sans Soline est un peu particulier. Bon vous savez qu'il y a une grosse charge émotionnelle autour de ce projet et puis l'affaire répondante en justice.

Donc là on ne peut pas c'est un cas particulier. Mais sur la question du stockage de l'eau, d'abord il faut dire le stockage de l'eau est nécessaire. Alors, vous avez vu les masses d'eau qui sont tombées là ces dernières semaines.

Euh, ça rend absurde l'interdiction du stockage ou la mise en cause du stockage de l'eau. Je veux rappeler qu'en France, on irrigue très peu par rapport à un pays comme l'Espagne. L'Espagne stock par exemple 50 % de ses eau excédentaires, l'hiver pour irriguer 20 % de sa surface agricole.

Nous, on en stock uniquement 1 % pour irriguer 6 %. Oui, exactement. C'est ridiculement peu.

Il y a l'eau agricole est nécessaire à la production alimentaire. C'est sans eau, on ne produit pas. Mais Annie Je par, est-ce que c'est nécessaire au point par exemple d'inscrire cette urgence concernant l'eau dans la future loi d'urgence agricole ?

Alors déjà, on l'a on avait inscrit des éléments dans la loi du plomb et dans la loi d'orientation l'avenir en plaçant l'eau agricole d'intérêt majeur dans les zones de déficit hydrique. Maintenant, faut passer au faire. Et ça fait 2 ans que je j'apporte des financements à des à des projets hydrauliques pour stocker l'eau, rénover.

Il faudra en faire mention dans la loi d'urgence agricole. Alors, il aura il y aura des mesures concernant l'eau et l'eau agricole. Moi, je voudrais dire à tous ceux qui nous écoutent que le stockage de l'eau à un moment où on a des désordres climatiques qui nous amènent beaucoup d'eau en hiver, bah il faut en stocker un peu raisonnablement sinon elle part à la mer.

Voilà. Donc c'est c'est le bon sens. Vous savez quand les agriculteurs prennent le bon sens, c'est vraiment quelquefois ce qui nous manque singulièrement dans ces questions.

Vous l'avez publieré sur votre compte Twitter il y a quelques heures à Nig Vert. La France c'est bio. Petit jeu de mots donc par rapport à l'agriculture biologique, les Français en réalité aiment de plus en plus consommer ces produits bio, mais la France on consomme de moins en moins.

Est-ce que sur ce dossier on est suffisamment à jour ? Alors, l'agriculture biologique est une des grandes politiques de mon ministère et bien sûr, à titre personnel, je je fréquente les magasins bio depuis depuis toujours. Euh donc, nous soutenons le bio.

Près de 700 millions d'euros d'argent public chaque année lui sont consacrés. Cette année en 2026, j'ai préservé le budget, je l'ai même augmenté d'un million pour l'agence bio. Euh donc le budget est là.

J'ai rencontré hier le nouveau président de l'agence bio. Nous nous sommes convenus de travailler davantage ensemble. Euh voilà, ça c'est il n'y a pas d'inquiétude à avoir quant à la à la production du bio en France.

Ben, c'est plus difficile de cultiver en bio, c'est plus exigeant, donc tout le monde n'y va pas. Mais ce que je ressens dans les nouvelles générations, c'est qu'ils ont très attentifs à produire tout en respectant au mieux l'environnement. Ça c'est vraiment une tendance lourde et c'est la raison pour laquelle euh euh il faut pouvoir il faut que nos exploitations agricoles et nos entreprises agroalimentaires euh une bonne viabilité économique pour pouvoir financer les transitions climatiques et environnementales.

C'est fondamental. Euh agriculture et et respect de l'environnement vont évidemment de pair. Hm.

Et le respect de l'environnement va évidemment de pair. Beaucoup de commentateurs avisés et de personnels attentifs, de professionnels attentifs ont remarqué que lors de votre conférence de presse lundi dernier, vous n'avez pas eu des mots sur l'environnement. Est-ce que vous êtes ministre de l'agriculture qu'il aime l'environnement ?

Mais l'environnement est ind les questions environnementales sont indissociables des questions agricoles. C'est un faux procès qu'on vous fait. Ben c'est évidemment un faux procès.

Euh du reste, toutes les politiques qui visent à économiser les produits phytopharmaceutique, qui vise à permettre le stockage de l'eau dans le sol, qui vise à promouvoir euh tout ce qui est bon à la fois pour l'environnement et pour la production agricole. à tout mon soutien naturellement. Mais vous savez euh c'est c'est quand on aborde les choses sous l'angle idéologique, généralement c'est plutôt une entrave aux solution qu'autre chose.

Parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui quand on essaie de mettre de l'environnement sur les questions agricoles, c'est souvent de l'environnement idéologique. Moi, je trouve qu'il y a sur ces questions beaucoup de radicalité et c'est pas comme ça qu'on va résoudre les problèmes. Mais je compte beaucoup sur les nouvelles générations pour dépasser ces clivages qui sont finalement stériles.

Et ce que je j'observe chez les jeunes agriculteurs, c'est l'envie de tourner la page de tous ces débats qui les enferment en réalité alors qu'ils ont envie de se projeter dans l'avenir, qu'ils ont envie de créer de la valeur, qu'ils ont envie de faire vivre leur territoire. Il y a énormément d'énergie chez les jeunes agriculteurs avec leur plan et contrat d'avenir. Ils se ils se placent déjà dans cette perspective de demain et demain votre grand combuse souveraineté alimentaire.

Vous vous êtes souvent venu en parler ici au micro de Sud Radio. La fameuse souveraineté alimentaire, ça veut dire aussi pour beaucoup de Français peut-être même un ou 2 € de plus. Est-ce que pour justement faire ce grand réveil de la souveraineté alimentaire, il faut mettre une pression amicale certes, mais pression quand même sur les consommateurs ?

Je crois que la souveraineté alimentaire, c'est véritablement l'affaire de tous depuis le producteur jusqu'au distributeur et au consommateur parce que Infin, c'est le consommateur qui est prescripteur. C'est lui qui va déterminer l'acte d'achat. Et cette grande politique parce que j'ai annoncé deux deux choses très importantes durant salon, c'est les conférences de la souveraineté alimentaire ont achevé la première partie du travail en fixant une trajectoire sur 10 ans.

Voilà ce qu'il faut faire en 10 ans pour reconquérir filière par filière de la souveraineté alimentaire. C'estàdire la capacité à produire l'alimentation dont on se nourrit. Maintenant, c'est une phase territoriale qui va s'engager.

Les régions vont se saisir de ce plan qui pour faire des poulaillers, qui pour agrandir des porcheries ou des bâtiments d'élevage, qui pour réimplanter des cultures plus adaptées au changement climatique. Et euh dans quelques mois, on aura un plan qui sera décliné région avant la fin de l'année, région par région, puis ensuite, on passera au contrat au plan et au contrat d'avenir. Donc ça c'est fondamental.

La deuxième mesure très importante que j'ai annoncé pendant ce salon, c'est le plan dédié aux femmes en agriculture. Parce que le renouvellement des génération, c'est l'autre enjeu vraiment déterminant qu'on va avoir à relever. Et les femmes y auront toutes leur place.

Elles sont aujourd'hui un/4 des chefs d'exploitation. Demain, elles seront plus nombreuses. Elles ont envie de prendre des responsabilités.

Elles ont beaucoup de talent et il s'agit pas évidemment de faire une guerre des genres, mais elles ont toutes leur place dans le monde agricole comme elles l'ont toujours eu. Mais là, elles y vont avec un statut des idées, l'envie d'entreprendre et l'envie de de peser sur les choix agricoles de de la France. Annie Genevar, ministre de l'agriculture, une dernière question concernant la loi agricole qui est aussi un enjeu de ce salon.

Beaucoup évoquent une arrivée avant la la fin de l'été. Est-ce qu'on est sûr ? Est-ce que vous pouvez dire au micro de Sud Radio ce matin que oui, la loi agricole arrivera fin mai ?

Alors, la loi agricole d'abord, la loi d'urgence agricole, la loi d'urgence agricole, d'abord, j'ai fait de ce salon l'ultime round de consultation. Qu'est-ce que les gens attendent de cette loi ? parce que c'est une loi qui vise, c'est pas le grand soir législatif de l'agriculture.

On sort de la loi d'orientation agricole, on sort de la loi du plomb Menonville qui visait à lever les entraves. C'est une loi qui est faite pour des questions ponctuelles, répondre à des sujets précis, des des difficultés qui se posent à eux et et le calendrier a été fixé par le premier ministre. J'espère qu'on tiendra le calendrier.

Mais il en il appartient bah le calendrier, c'est si possible une adoption avant la suspension parlementaire estivale. Mais ça dépendra beaucoup des parlementaires. Moi je serais prête.

On sera prêt à fournir un texte au parlement. Après il apparti donc vous dites ce matin aussi au respons au au parlementaires, prenez votre responsabilité si vous voulez une loi d'urgence agricole voter avant le le la suspension parlementaire. Prenez votre responsabilité.

Le le texte sera présenté tout début avril au conseil des ministres. Après, ce sera l'affaire du Parlement et euh si les parlementaires multiplient les amendements d'obstruction, et bien ils s'en expliqueront auprès des agriculteurs euh à qui ils disent régulièrement combien ils sont proches d'eux et combien ils les comprennent. Et qu'est-ce que vous répondez à Marc Feno qui était notre invité au micro de Jean-François Guili cette semaine et qui a dit "En réalité, on devrait commencer déjà par appliquer tous les décrets d'application des lois d'urgence de 2023, 2024 et 2025 qui n'ont toujours pas été appliqués." Alors Marc Fenot qui a été ministre connaît bien euh ce sujet.

Vous savez les parlementaires ont voulu une dès lors qu'une loi est votée qu'on lance des consultations publiques sur la loi du plan Menonville 20000 contributions. Pour dépouiller 20000 contributions, il faut un peu de temps. Ensuite, il y a le temps du Conseil d'État.

Donc tout ça, ce sont là classique. C'est un temps classique. Et puis euh bon voilà le le c'est le c'est le déroulé normal de l'application d'une loi.

Moi moi aussi je trouve que c'est trop long. Mais je dis aux parlementaires si vous voulez que ce soit plus rapide et bien prenez des dispositions pour qu'on puisse comprimer par exemple le le temps de la consultation publique. Est-ce qu'il faut qu'il soit aussi long ?

Je ne le pense pas. Donc peut-être aussi un chantier à venir dans les prochains mois. Merci beaucoup Annie Genvard d'avoir été avec nous au stand de Sud Radio en direct depuis le salon de l'agriculture jusqu'à 10h en rappelant naturellement que vous êtes la ministre de l'agriculture mais aussi de l'agroalimentaire et aussi de la souveraineté alimentaire.

Merci beaucoup d'avoir été à ce micro. On poursuit les débats avec vous jusqu'à 9h et cette question notamment les Français sont-ils responsables du déclin de leur agriculture ? C'est ça notre grande discussion jusqu'à 9h à tout de suite sur Sud Radio.

Annie Genevard : "Il y a beaucoup de radicalité sur les questions d'environnement" — Annie Genevard · Pourquijevote