Éric MORVAN - Audition #6 de la mission d'information sur la police judiciaire | Ugo Bernalicis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 57 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Merci de votre présence. Pouvez-vous nous expliquer l'impact de la réforme sur la police judiciaire ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous critiquez l'organisation en tuyau d'orgue. Pourquoi cette comparaison avec la gendarmerie est-elle selon vous hors sujet ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous l'engorgement des services judiciaires dans les commissariats ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Quels risques voyez-vous dans la création d'une filière investigation unique ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez un affaiblissement de la police judiciaire. Pouvez-vous préciser ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelles réformes alternatives proposez-vous pour la police judiciaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:30Éric MorvanFait
« on a une police nationale avec assez peu de un nombre raisonnable assez assez contenu de commissaire de police les membres du corps de conception et de direction de la police »
- 0:00PJFait
« PJ si j'ai bien compris a priori vous n'êtes pas opposé à ce qui est une filière police judiciaire »
- 2:00PJFait
« on aura finalement autant de de de préfecture de police sans les moyens de préfecture de police »
- 4:00PJFait
« le préfet il rendra compte pas au dgpm il rendra compte au ministre »
- 8:00PJFait
« demain ces adjoints chargés d'une filière n'auront pas cette autorité hiérarchique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Monsieur le Préfet merci de votre rendu disponible ce matin dans le cadre des auditions qui me met rien ici c'est moi même en tant que rapporteur d'une mission d'information parlementaire portant sur l'impact de la regnation de la police nationale sur la police judiciaire nous organisons nous sommes très heureux de vous avoir avec nous ce matin et nous soyons heureux de vous entendre sur ce que vous avez perçu de ce projet de réorganisation de la police nationale de ton impact sur la police judiciaire en particulier sur le volet départementalisation dans lequel la proposiminaire si vous le souhaitez si vous voulez bien et puis ensuite nous poserons des questions merci beaucoup voilà très bien merci infiniment de de m'avoir invité je vous avais que j'ai quitté mes fonctions au début de l'année 2020 mes fonctions directeur général de la police nationale pour faire valoir mes droits à la retraite et c'est donc dans cette position que j'apparais devant vous merci en tout cas de m'avoir convié alors cette réforme et est connu et c'est fondamentaux ont commencé à être dessinés au moment leur Nunès vous vous l'indiquez tout à l'heure au moment où Monsieur Castaner était ministre de l'Intérieur dans le cadre d'une réflexion à leur préliminaire qui devait conduire à écrire un livre blanc sur le sur la police nationale avec deux éléments enfin de mémoire deux éléments qui fonder la réforme cette impression qu'il fallait absolument réformer la police nationale parce qu'elle était organisée en tuyau d'orgue et on faisait une petite opposition entre police nationale organisation de la police nationale d'une part et organisation de la gendarmerie nationale d'autre part en opposant deux images les tuyaux d'Orbe de la police et puis le monolithe de la gendarmerie nationale avec l'idée que l'organisation monolithique valait mieux était plus efficace que l'organisation en tuyau d'or donc il fallait pour cette première raison au moins réformer la police puis il y avait une deuxième une deuxième critique ou j'allais dire une volonté de réponse à un constat qui pouvait là aussi justifier la réforme aux yeux des promoteurs de cette réforme qui était le fait que l'activité judiciaire j'allais dire du quotidien par opposition aux grandes affaires non traité les services spécialisés de police judiciaires explosait notamment dans les commissariats de police on pourrait dire la même chose que je pense que vous en avez vous avez échangé de sur ces sur ce constat avec le préfet de police agissant de la despap dans les commissariats de police l'activité judiciaire explosait noyer les services et du coup la réponse de vis-à-vis des victimes n'étaient pas du tout à la hauteur des attentes et il y avait un engorgement une embolisation des services qu'on retrouvait d'ailleurs aussi dans dans les tribunaux eux-mêmes et donc il y avait cette idée que finalement l'organisation de la de l'activité judiciaire de la police mais encore une fois le constat peut-être fait sur le domaine particulier de la préfecture de police rendait nécessaire eu une réforme ou le fait de de mixer en quelque sorte les les services notamment sur l'activité judiciaire ou de faire en sorte que de créer une filière investigation de la police nationale où on aurait retrouvé l'activité judiciaire des commissariats de police j'allais dire l'activité judiciaire de proximité le terme n'est pas très bien choisi mais vous suivez ce mon idée avec l'activité judiciaire plus plus structuré lié au à la grande crue criminalité à la criminalité organisée etc offrirait une réponse plus intéressante sur justement l'efficacité d'activité judiciaire de la police autant vous le dire tout de suite moi je ne partageais pas c'est non pas ces constats mais c'est réponses et je vais vous tentais de vous expliquer pourquoi d'abord sur l'aspect tuyau d'orgue et cette comparaison entre police et gendarmerie me paraissait tout à fait tout à fait hors sujet la gendarmerie elle est organisée comme elle est organisée parce qu'elle a été historiquement une force de sécurité publique de paix public la gendarmerie elle s'occupe de judiciaire depuis une trentaine une quarantaine d'années de manière structurée et je fais appel au cinéphile ou plus âgé d'entre nous qui se rappellent de films de Chabrol où etc quand la police judiciaire débarquait c'était un commissaire de police mais Grèce était le commissaire de police il le vrai y compris dans les campagnes les gendarmes étaient présents mais assisté le commissaire de police et donc ce n'est que depuis une trentaine ou une quarantaine d'années que la gendarmerie c'est structuré et fait aujourd'hui de le fait bien d'ailleurs très bien même de la police judiciaire et l'agenterie elle-même c'est c'est spécialisé et à spécialisés une une filière et à créer en son sein son tuyau d'orgue judiciaire à côté de à côté de tous les autres c'est plus récent parce que son histoire judiciaire est plus récente mais ça conduit au même au même principe d'organisation et moi le dernier poste territorial de préfet que j'ai occupé c'était celui des Pyrénées-Atlantiques quand je faisais des réunions de sécurité et qu'on traitait du judiciaire sous l'angle d'ailleurs sous lequel Laurent Nunez vous vous a parlé tout à l'heure c'est à dire en quoi des questions de police judiciaire pouvait interférer avec l'ordre public et c'est là que le préfet a à connaître de certaines de certains de certaines conséquences d'affaires judiciaires mais pas des affaires elles-mêmes ni des procédures pendant que nous les enquêtes sont menées sous l'autorité des magistrats et bien quand je quand les gendarmes venaient ils venaient à deux le commandant de groupement de gendarmerie mais aussi le patron de la SR qui l'accompagnait qui est des lieutenants colonel à l'époque et qui venait parler des affaires judiciaires de gendarmerie et j'avais deux gendarmes en face de moi et pas un seul donc le monolithe est une est une fiction alors bien entendu la police judiciaire c'est une c'est une police de de spécialités et la police historiquement en France en tout cas elle a été créée sur deux piliers historiques le premier pilier c'était le renseignement on a créé la police en France pardonnez-moi la police en France a été créée sur des sur le fondement du renseignement je suis absolument désolé parce qu'on a une tradition et un pays un peu turbulent qui faisait que le ou les pouvoirs politiques Dieu sait si on a une succession de régime de révolutionnaire l'Empire le retour de la monarchie des républiques etc faisaient que voilà nous sommes dans un pays turbulent et les pouvoirs avaient besoin de savoir ce qui se passait dans le pays donc vraiment les fondements de la police en France tels qu'elle est organisée aujourd'hui que ça fasse plaisir ou non c'est le renseignement et puis le deuxième pilier c'est la police judiciaire c'est c'est Clémenceau et les Brigades du Tigre pardon de ce de ces références historiques mais c'est les deux piliers de la police nationale et rappelons-nous que la police de proximité la police de sécurité publique pendant c'est très nombreuses années c'était des polices municipales une police décentralisée et la police nationale telle qu'on la connaît centralisée etc c'est c'est 1941 et finalement est le même le terme même de DGPN apparaît à ce moment-là c'est où au lendemain de la guerre on on bannit ce terme pour pour des raisons que l'on vendra aisément pour revenir à un concept de de sûreté il faudra attendre 1966 pour voir réapparaître le la terminologie même de la DGPN donc ce sont les deux piliers et puis d'autres d'autres théodorgues se sont ensuite mis en place au fur et à mesure que des problématiques spécialisées demander des réponses spécialisées se structurer c'est par exemple le cas de la police aux frontières la gendarmerie n'est pas compétente dans dans dans ces domaines et c'est un tuyau d'orgue supplémentaire s'est ajouté dans cette organisation policière qui que l'on connaît aujourd'hui mais encore une fois les problématiques sont complexes les réponses sont organisées le droit c'est spécialisé complétifié et ça n'est absolument pas une insulte à la raison que d'avoir au sein de la police des directions spécialisées c'est sa mais c'est même pour pour moi quelque chose de tout à fait indispensable si on veut avoir une réponse efficace je ne crois pas un seul instant à la comment dire à la à la pertinence à l'efficacité d'un espèce de concept de couteau suisse de la police nationale ou un service unique avec un directeur unique ferait couvrirait avec avec pertinence efficacité excellence l'ensemble des champs du spectre des contentieux que que dans la police a s'occuper donc l'aspect tuyau d'orgue pour moi était n'est pas n'est pas un sujet de de critiques et c'est si vrai que quand on regarde du côté judiciaire j'entends de l'institution judiciaire l'institution judiciaire dans les années récentes n'a cessé de se spécialiser on a créé un parquet national financier on a créé un parquet national antiterroriste on s'est interrogé un moment donné sur l'intérêt ou pas de créer un parquet national sur la grande criminalité organisée avec des ramifications internationales ça n'a pas été ça n'a pas été jusqu'au bout c'est une idée qui n'a pas prospéré mais peut-être viendra-t-elle un jour sur le tapis donc au moment où la gendarmerie elle-même ses spécialisé au moment où la justice l'institution judiciaire c'est spécialisée je vois pas en quoi une organisation en direction spécialisée de la Police nationale serait une insulte au contraire je ne crois pas encore une fois pardonnez-moi la trivialité de de cette expression en un couteau suisse de la l'efficacité en tout cas d'un couteau suisse de la police nationale premier sujet deuxième sujet cette qui intéresse la mission d'information sur sur le côté judiciaire en quoi ce cette organisation banalisée de la police ferait en sorte que le traitement judiciaire des affaires serait plus efficace dans cette dans cette organisation alors je n'y crois pas non plus un seul instant ou alors avec des effets collatéraux qui seront à mon avis dommageable faire en sorte de lutter contre l'embolie des services judiciaires de la sécurité publique en faisant croire que la police judiciaire pourrait venir prêter main forte pour sortir le service de lognia l'ornière c'est infini et ça j'en suis intimement convaincu affaiblir la police judiciaire et l'excellence de l'Apologie car c'est pas parce que on a un bateau qui coule d'un côté que on pourra sans dommage faire en sorte que les meilleurs éléments de la flotte puisse empêcher que le bateau coule et et la seule enfin le seul risque énorme que l'on prend c'est d'affaiblir à la police judiciaire la police judiciaire vous savez c'est c'est la plus petite direction de la police nationale c'est la DCPJ c'est 6000 personnes la pjpp c'est 2000 personnes j'ai pas les chiffres exacts pardonnez-moi chez qui j'ai quitté le mes fonctions il y a deux ans mais je pense que je suis pas loin de la réalité il y a un vrai sujet d'ailleurs sur la dichotomie entre DCPJ et pjpp on pourra peut-être y revenir parce que c'est pas parce que je je pense que la réforme vers laquelle on va est une mauvaise réforme je je je dis clairement à la c'est mon opinion et ma conviction profonde qui a qui a pas de réforme à faire sur l'organisation de la police au contraire il y en a et parmi ces réformes il y a sûrement de voir cette organisation dichotomique entre DCPJ et pjpp la réunion des deux 6000 + 2000 ça ferait 8000 personnes ça serait toujours la plus petite direction de la police nationale soyons clairs donc voilà c'est on est en train de de prendre un risque incroyable d'affaiblir une direction d'excellence parce que on n'est pas capable de gérer j'allais dire même si je n'aime pas du tout cette expression le petit judiciaire ou le judiciaire du du du quotidien j'aime pas cette expression parce que historiquement finalement quand on regarde les affaires on s'occupe les services de la sécurité publique ou à Paris de la déesse pape on s'aperçoit qu'au fil du temps parce que la société et de plus en plus violente parce que il y a une judiciarisation croissante des rapports sociaux puis finalement aujourd'hui la sécurité publique et la despaps s'occupe d'affaires qui sont déjà dans un qui atteigne j'allais dire dans le spectre des affaires des éléments plus haut mais pas non plus trop noyé le sujet pour moi essayer de rassembler tout ce petit monde dans une filière unique d'investigation ne résoudra pas le problème parce qu'il est trop important en termes de en termes de volume et on perdra je veux dire ce qui fait aujourd'hui la force le respect international de de la police judiciaire française dans les instances internationales que sont européole Interpol etc et cette réputation internationale qu'à la police française tout ça sera considérablement affaibli sans qu'au bout du compte on est résolu le problème ça c'est mon intime conviction d'autres éléments de la réforme me posent aussi problème et j'avais en son temps lorsque j'étais aux affaires si je puis dire et alors même que se dessinait à côté de nous parce que c'était c'était pas une réforme qui emportait l'adhésion du DGPN et de et de son équipe à l'époque les choses se sont travaillées à côté de à côté de nous il y a cette la question du management de la police nationale si je comprends bien la réorganisation conduira à ce que à la tête de la Direction Générale de la Police naturelle et un directeur il n'y ait plus de direction centrale telle qu'on les connaît aujourd'hui les directions centrales qui chapote chacun des pieds aux dents direction centrale de la sécurité publique direction centrale de la PJ direction centrale de la PAF et cetera mais des directeurs adjoints chargés de de manager une filière donc filière sécurité publique ou filière investigation pour le judiciaire filière immigration pour pour la PAF mais qui n'aurait plus comme c'est le cas aujourd'hui une autorité hiérarchique sur leurs équipes qui n’auraient pu qu'une autorité fonctionnelle l'autorité hiérarchique étant concentrée dans les seuls mains du seul des GPN je n'y crois pas un seul instant enfin je ne crois pas un seul instant l'efficacité de cette chaîne hiérarchique pourquoi parce que la police nationale c'est 150 000 personnes il autorité hiérarchique non partagée si je puis dire sur une population de 150 000 personnes ça n'existe pas ça ne peut pas marcher 150 000 personnes c'est un effectif qui dépasse bon nombre d'effectifs de certains ministères et évidemment on pense à des ministères peu nombreux culture etc mais des ministères beaucoup plus beaucoup plus important n'atteignent pas ce chiffre et imaginez qu'on va concentrer l'autorité hiérarchique une sphère une autorité efficace exercée sur 150 000 personnes avec uniquement des directeurs adjoints qui seraient qui auraient une une hiérarchie fonctionnelle et uniquement fonctionnel sur des filières d'investigation d'immigration etc je n'y crois pas un seul instant enfin j'y crois on peut tout inventer sur le papier mais dans l'effectivité de l'exercice de cette hiérarchie au quotidien quand on sait ce que ce que veut dire l'autorité hiérarchique sur une industrie de main d'oeuvre je mets plein de guillemets mais la police est une industrie de main d'oeuvre avec le temps que prend la gestion des ressources humaines moi comme des GPN je passais 60 à 70 % de mon temps sur des questions de ressources humaines de dialogues sociales avec les syndicats de police qui sont très présents dans la vie quotidienne de la police je peux vous le dire je ne vois pas comment commencer possible c'est possible de l'écrire c'est ça sera à mon avis impossible de de conduire et de manager cette cette hiérarchie dans la police alors qu'aujourd'hui elle est partagée entre un DG des directeurs centraux ça me paraît un point d'équilibre optimal imaginez que la hiérarchie soit concentrée le poids hiérarchique soit concentré entre les mains d'un seul homme et vous avez devant vous quelqu'un qui a exécé ses fonctions je n'y crois pas je ne crois je ne crois pas à l'efficacité à l'effectivité de cette de cette organisation d'autant que et on va revenir si vous me le permettez au bas de l'organisation là je parlais du DGPN mais sur le terrain cette police couteau suisse elle sera placée sous l'autorité d'un directeur départemental ou plan territorial où on reproduira en quelque sorte cette organisation le directeur départemental étant lui aussi au plan territorial le seul responsable de la police dans toutes ses composantes placer sous l'autorité du préfet qu'est-ce qui va se passer le préfet lui il est placé sous l'autorité du ministre il est pas placé sous l'autorité du DGPN et quand nous le préfet de département je l'ai été aura un problème avec ses services de sécurité il en refera qui il en référera au ministre il y a son cabinet et donc le DGPN non seulement à mon avis n'aura pas les moyens parce que les journées n'ont que 24 heures et que chaque homme n'est doté que d'un seul cerveau non seulement à mon avis il n'aura pas les moyens de conduire efficacement une une chaîne hiérarchique sur 150 000 agents mais en plus sur le terrain je pense qu'il sera coupé en grande partie de l'information où cette information lui reviendra par le cabinet du ministre que les préfets auront alerté en cas de difficultés et donc il y a un vrai sujet c'est-à-dire qu'on va on va recréer toute chose devant être vu avec avec proportion mais en quelque sorte des petites préfectures de police je résume ça comme ça comme autant que départements aujourd'hui le DGPN a absolument aucune autorité sur la sur la préfecture de police pour des raisons historiques là d'ailleurs c'est la préfecture de police qui a été créée en premier je ne reviens pas là dessus mais demain les directeurs départementaux de la police nationale qui relèveront de chaque préfet de département il y aura là aussi une petite césure je pense dans la cohérence et la continuité de la chaîne hiérarchique parce que les préfets encore une fois ne relèveront pas du DG mais relève du ministre qui est bien normal au même titre que le DG relève du ministre et il y aura là aussi une une organisation de la chaîne hiérarchique de des remontées d'informations etc qui sera à mon avis d'hommageable à une bonne une bonne conduite des affaires et puisque nous sommes sur le sur le niveau territorial restons-zi si la maille départementale est une maille tout à fait pertinente et encore pour ceux qui concerne la police de proximité la police de la sécurité du quotidien la police de la sécurité publique si cette maille départementale est pertinente elle ne les absolument pas ni pour la police judiciaire ni la police aux frontières absolument pas dire les les questions de police judiciaire les grandes questions de police judiciaire elle dépasse très largement les frontières de de du département qui est une frontière administrative que l'on connaît bien mais que dans ce contrefiche les les voyous et plus encore les grands voyous dont le terrain de jeu est à tout le moins l'Europe si ce n'est pas davantage ne parlons même pas non plus la police aux frontières ou les sujets naissent sur sur les rives méditerranéennes et l'organisation départementale de la Police aux Frontières est une est une espèce de fiction alors on cherche à faire rentrer tout le monde dans cette maille départementale sauf que c'est pas la bonne maille ni pour l'APJ ni pour ni pour la police aux frontières pour ne parler que de bien entendu pas non plus pour pour les CRS qui ont une espèce de compétence nationale et qui peuvent intervenir en fonction de des points chauds de l'actualité social sportif festive un domaine de compétences qui peut les conduire à n'importe quel point du territoire donc pardon d'être aussi mais finalement aujourd'hui étant aujourd'hui à la retraite j'ai une liberté de parole que je n'avais pas auparavant mais par quelques bouts comprennent le sujet je pense je le dis avec eux avec une conviction et avec une une honnêteté intellectuelle totale je pense que c'est une très mauvaise réforme et que on prend des risques excusez-moi c'est juste la police de France dont on parle là on prend des risques vraiment très important de la police en France qui n'en a pas besoin et on joue un petit peu au nom du du d'une réforme et de principe qui sont qui sont pas analysés avec suffisamment de de d'importance on prend des risques sur sur la conduite des politiques de sécurité en France et je vous le dis avec une certaine gravité et une en tout cas une grande conviction alors est-ce à dire que il y a rien à faire et que surtout il faut il faut rester comment dire sans sans idée de faire évoluer les choses pas du tout je pense que il y a des choses à faire dans le domaine de la police judiciaire il faut absolument renforcer cette cette direction par les moyens qui lui sont qui lui sont donnés par une réorganisation une réorganisation aussi de ses services je pense bien entendu on l'a évoqué tout à l'heure à la à la réunification il y a deux il y a deux poliches judiciaires en France la police la pjpp le 36 et la et la DCPJ c'est une organisation qui aujourd'hui n'a aucune pertinence le modèle à terriblement vieilli la les questions judiciaires ne sont pas territorialisées à l'aune de cette de de du territoire francilien et moi j'ai quelques exemples qui parfois pour certains étaient assez navrant des difficultés que pose cette organisation qui est maintenue contre vents et marais pour des raisons qui tiennent plus à l'ego de personnes qui a une analyse froide des sujets un exemple qui est pas si vieux 2015 les attentats celui de de Charlie Hebdo en particulier je sais pas si vous vous souvenez les affaires naissent à Montrouge les frères Kouachi ça se termine à darmat Dammartin-en-Goële etc etc on est sur des territoires donc différents pour partie certains relevant de la préfecture de police de Paris pour d'autres de la police judiciaire dès lors qu'on était plus en Île-de-France ou que des ramifications ou des complicités étaient ailleurs que sur le territoire francilien je sais pas si vous vous souvenez il y avait des réunions organisées par le ministre Cazeneuve qui se qui s'appelait les réunions du fumoir du nom d'une salle du fumoir de l'hôtel de Beauvau et qui était présenté par la presse qui venait faire de temps en temps quelques photos comme des réunions très très particulières évidemment très secrète mais voilà le fumoir était devenu espèce de sale Jupiter de de l'hôtel de Beauvau du ministère de l'intérieur ou ce où se déroulait des choses tout à fait stratégiques etc bon mais pas du tout pourquoi il y avait ces réunions de chez moi parce que aucun des services de police judiciaire ni la pjpp ni la DCPJ on était en plein en pleine en pleine affaire d'attentat qui avait mis le pays par terre et la suite allait venir avec les attentats de novembre 2015 là on est au début de l'année 2015 début janvier et bien comme aucun service de police et aucun responsable de police n'était capable de délivrer au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'époque une information synthétique complète analysée des sujets et bien c'était au ministère de l'Intérieur au ministre par nom de l'Intérieur lui-même de réunir tout ce petit monde judiciaire pour avoir une idée à peu près complète de ce qui se passait dans le pays parce que quand on interviewait monsieur sainte que vous avez vu tout à l'heure qui était déjà patrons de la PJ à l'époque il s'arrêtait lorsque des ramifications des centres d'intérêts des des auteurs des co-auteurs des complices n'étaient plus dans son ressort territorial mais sur le territoire de la DCPJ et à ce moment-là il s'arrêtait et passer la parole en disant que sa connaissance s'interrompait là et passer la parole à l'époque à Madame ballestrasi qui était patronne de l'APJ et qui lui racontait la suite de l'histoire ou un autre bout de l'histoire et c'était à Bernard Cazeneuve qui écoutait Elain et l'autre et l'une et l'autre de de faire en sorte que on puisse avoir l'ensemble des pièces du puzzle et que l'image commence à se dessiner il y avait aucun encore une fois aucun responsable de police qui était capable de dire monsieur le ministre je vais vous expliquer la faire et voilà où nous en sommes et une présentation synthétique structurée des sujets c'était j'allais dire en direct au ministre de l'Intérieur de de faire sa synthèse tout seul en interviewant les uns les autres parce que le DGPN ne pouvait pas demander au directeur de la pjpp des éléments d'information qui lui aurait pas donné il y aurait dû m'attendait moi je défends du préfet de police pas de vous donc je ne vous dis pas d'informations et inversement la DCPJ n'aurait pas eu n'aurait pas répondu au PP qui aurait qui qui n'avait d'ailleurs aucune légitimité à l'interroger sur des affaires de son ressort et donc c'était au ministre lui-même de faire la synthèse dans cette fameuse salle du fumoir un autre exemple beaucoup moins dramatique sais pas si vous vous souvenez d'un d'un comment dire d'un employé d'une entreprise de transport de de fond qui a Aubervilliers part avec son fourgon en tout cas avec les les sacs qu'ils contenaient peu importe et et fait un hold-up sauf que il reste pas en Île-de-France brave homme et il part dans le nord de la France je sais plus si tu es à Lille ou dans le Nord ou dans le Pas-de-Calais peu importe bien entendu il a aussi deux services sont quelque part ont à connaître de de ce sujet mais ne se parle pas ou peu ou mal et donc le contentieux n'est en Île-de-France donc dans le ressort de la pjpp mais se poursuit hors du territoire de la pjpp donc c'est à la direction centrale de la sécurité et à la direction frontale de la police judiciaire pardon de de s'occuper de de cette affaire et là aussi communication très difficile entre les deux services les services dépendant de la DCPJ la DRPJ de Lille n'est un n'ayant pas d'informations sur le sur le butin sur etc etc finalement ce sera les les gens de la DCPJ qui interpelleront le le type le mal fera sur ces terres nordistes mais avec avec une des informations entre les deux services qui étaient absolument pas fluide bref tout ça pour dire que l'organisation de la police judiciaire aujourd'hui est une organisation extrêmement datée et qu'il faudrait revoir en profondeur de la même manière il faut doter ses services de moyens technologiques techniques informatique au sens cyber extrêmement puissant on n'est pas du tout à la hauteur aujourd'hui c'est pas la peine de se raconter des histoires on ne l'est pas on a aujourd'hui sur des sujets de police scientifiques de Polytechnique de policyber des sujets extrêmement lourds qui demandent pour être traité convenablement des pointures en termes de en termes de de ressources humaines spécialisées compétentes qu'il faut payer très cher parce que les salaires dans le privé sont extrêmement attractifs et les déroulements de carrière extrêmement attractifs et donc ces pointures elles vont dans le privé elles vont certainement pas venir ou peut dans la police on a en plus des services qui se font un peu la guéguerre entre gendarmerie et police chacun ayant puisque la gendarmerie a développé et plutôt bien sa police judiciaire elle a développé les outils qui vont avec et d'ailleurs le recrutement de la gendarmerie qui recrute dans les écoles militaires donc aussi bien des ingénieurs que des juristes fait que la richesse de la ressource humaine de ce point de vue là la gendarmerie et plus plus importantes que celle de la police qui ne recrute que des juristes pour être commissaire de police aujourd'hui avant des chances de remporté le concours de commissions de police vaut mieux être du risque que que qu'ingénieur et 95% des des élèves commissaires sont des sont des juristes alors que le mix est beaucoup plus beaucoup plus différenciés dans dans la gendarmerie nationale bref on a deux services police et gendarmerie qui ont développé ou qui cherchent à développer chacun des compétences dans ces domaines extrêmement coûteux extrêmement spécialisés qui avaient des outils d'obsolescence extrêmement rapide et je suis désolé moi j'ai l'INT conviction que dans le domaine de la police scientifique dans le domaine de la de la cybercrinie criminalité qui explose là aussi le comment dire la ce que le la délinquance et les criminalités sur le net connaît des des une évolution absolument affolante et bien nous n'avons pas je pense dans ce pays les moyens d'avoir deux demi expertises il est absolument nécessaire que sur ces questions de police technique et scientifiques sur les questions cybercriminalité il y ait des sérieux un service ou des services cyber d'un côté pts de l'autre commun à la police et la gendarmerie et non pas des services qui soient divisés cette absolument indispensable ce serait beaucoup plus efficace et budgétairement beaucoup plus beaucoup plus efficient dans le domaine de la de la sécurité publique ou de la sécurité de proximité je pense aussi qu'il y a des choses à faire alors il y a d'abord un sujet c'est la structuration même de la chaîne hiérarchique de la police nationale aujourd'hui on a une police nationale avec assez peu de un nombre raisonnable assez assez contenu de commissaire de police les membres du corps de conception et de direction de la police on a beaucoup de gardiens de la paix le corps d'encadrement et d'applications et puis au milieu on a un corps celui des officiers le corps de commandement de la police nationale capitaine et commandant de police qui au fil des dernières années c'est considérablement à moindre riz en volume et on a peu de temps et je suis déjà très bavard finalement on a une police avec j'allais dire pardon pour l'image elle est triviale mais encore une fois c'est pour bien comment dire vous faire comprendre un peu mon propos et l'analyse que j'en ai on a une police avec on va dire une tête un cerveau le corps de conception direction un corps au milieu enfin un corps de un corps des gardiens de l'appel et les bras et les jambes qui font tenir la police nationale et puis au milieu il manque une colonne vertébrale c'est le corps des officiers qui au cours des années c'est considérablement à moindre riz et je suis je pense je l'ai toujours pensé on a une chaîne hiérarchique complètement déséquilibrée dans la police nationale et avec un corps des officiers qui a qui s'est a moins de riz et qui fait qu'aujourd'hui l'encadrement de la police nationale n'est pas sur le terrain et tout au long de l'achat de hiérarchique un encadrement suffisamment qualitatif et c'est un vrai sujet dont personne ne parle jamais et qui est à mon avis absolument central quand vous avez dans des services et on revient à ce que nous disions tout à l'heure des services de sécurité publique complètement embolisées englué par le judiciaire de proximité ou des piles de dossiers s'entassent dans des armoires vous avez dans ces services finalement assez peu d'officiers et il serait absolument nécessaire d'avoir une capacité de management des affaires de de suivi d'organisation de ce travail qui doit être d'autant plus millimétré que que les volumes sont considérables avec des proximités beaucoup plus beaucoup plus intimes avec les parquets etc et de ce point de vue je suis désolé de le dire mais le corps de commandement corps des officiers recrutés à un niveau univers de diplôme universitaire aurait toute sa place et toute sa pertinence ça n'est pas le cas aujourd'hui et pourquoi on en est arrivé là parce que c'était une lente dégradation qui a été assumée et par le pouvoir politique et par les syndicats de police eux-mêmes les syndicats d'officiers en particulier c'est que pour payer les réformes qui ont au fur et à mesure du temps affecté la structuration des ressources humaines de la police nationale notamment une une revalorisation dont une dont il faut se satisfaire je suis pas du tout critique là-dessus de des carrières des gardiens de la paix il a fallu sans compter les augmentations après d'ailleurs pendant la période de la présidence de Monsieur Sarkozy une baisse importante des effectifs il a fallu reprendre ensuite des des recrutements importants dans lorsque Monsieur Hollande était Président que lorsque Monsieur Macron l'était lors de son premier et puis sans doute ressources gaumontable pour financer tout cela et bien on a aussi contracté certaines dépenses pour que la police nationale autofinance pour partie ces dépenses qui augmentaient et c'est une part importante de cette autofinancement a été fait sur le corps des officiers qui s'est considérablement à moindre riz au cours des 20-25 dernières années avec la complicité des syndicats d'officiers puisque les syndicats d'officiers n'avaient qu'un rêve c'est de faire de faire en sorte que leur corps le corps de commandement de la police pour reprendre son le terme juridique exact deviennent si petit que finalement on se disent mais à quoi bon maintenir ce corps autant le fusionner avec le corps de commande de le corps de conception et de direction de la police nationale les officiers rêvaient de devenir commissaire et les choses auraient pu se passer comme ça et on aurait dû d'ailleurs une police nationale à deux corps pour pour dans l'esprit de certains le corps des des commissaires plus officiers mais n'en formant plus qu'un seul et puis corps des gardiens de la paix et on aurait fonctionné avec ça c'est c'est une c'est une aberration quand je suis arrivé à mes fonctions de directeur général de la police nationale on recrutait 70 officiers par an vous m'entendez sur toute la France on recrutait 70 officiers par an quand il partait des rangs de la police nationale par an enfin j'ai plus le chiffre en tête mais des 300 des 400 des 500 officiers qui partaient à la retraite cette hallucinant je le pense là aussi avec une conviction profonde on a au cours des dernières années on va dire des 15 20 dernières années de on a déstructuré affaiblie la colonne vertébrale de la de la chaîne hiérarchique de la police nationale avec un corps des officiers qui dans le volume à considérablement été un Moinerie et avec aussi un questionnement des officiers eux-mêmes sur leur rôle dans la police nationale c'est pas c'est pas le corps qui dans sa tête se sentait mieux et et avait son positionnement bien bien bien défini bien marqué et bien vécu par les officiers eux-mêmes les officiers étaient très très critiqués par les par les gardiens de la paix et c'est un corps qui était je le reconnais en souffrance pas seul simplement parce qu'on lui faisait payer finalement la réforme des réformes de la police nationale mais parce que son positionnement du coup sans trouver affecté et c'est un sujet qui me paraît moi majeur mais vraiment majeur dont personne ne parle jamais qui est la structuration la cohérence l'efficience la solidité de la chaîne hiérarchique dans la police nationale du fait de l'affaiblissement considérable du corps des officiers corps des officiers il est pas dans la rue il est pas ça n'a rien à voir avec les militaires ou le jeune lieutenant est avec ces troupes vous trouverez pas ça ou alors rarement dans la dans la police nationale préfecture de police j'en parle moins savamment que le préfet de police n'aurait pu le faire en tout cas en sécurité c'est clair ça n'est pas le cas il y a un petit sujet il y a un petit sujet sur la sur la conduite des hommes sur le management des hommes et des équipes et je pense que il faut s'interroger sur ce sur ce déficit managérial finalement au bout du compte qu'il y a qu'il y a dans dans cette affaire et puis un dernier mot sur mes qu'est-ce qu'il faudrait faire de je vous ai parlé de la des réformes à organiser dans la police judiciaire entre PJ unification pjpp DCPJ des outils une volonté farouche sur sur les outils en matière de polystique en matière de cyber parce qu'aujourd'hui on ne fait plus de police judiciaires sans ces outils là et on est on est je pense qu'on a pris du retard alors que la police judiciaire française était une police de référence dans le monde et en Europe en tout cas et dans le monde je pense qu'on se fait largement dépasser sur ces sujets aujourd'hui par d'autres polices européennes donc il y a un vrai sujet sur la structure de ces services spécialisés encore une fois à mettre en commun entre la position et la gendarmerie même si les gendarmes sont pas d'accord et même si les péjistes font le font font la gueule à cette idée pardon encore une fois de ma trivialité mais c'est juste on parle juste d'intérêt général et donc les égaux des uns et des autres à mon sens peu de peu de comment dire de d'intérêt ou d'importance dans dans cette affaire et puis sur la sécurité publique elle-même moi je pense qu'il y a un sujet c'est le sujet le sujet des mères je pense qu'il faudrait dans la conduite des politiques de sécurité de proximité donner aux maires un rôle qui qui qui n'ont pas je parle des communes où il y a une police d'État le maire bien entendu il connaît le DDSP il le voit il le rencontre mais il a pas finalement beaucoup sont mot à dire dans dans les choix opérationnels dans les dans les stratégies dans les tout ça ne le regarde pas et on le remet fait en place d'ailleurs s'il était tenté de le faire est-ce que c'est normal et bien écoutez à la réflexion je ne pense pas et je pense que si on a un sujet de de dégradation du lien police population qui s'est là aussi étiolée au cours des 15 20 30 dernières années je pense qu'il faut s'interroger sur sur cette sur cette carence et sur le fait que l'élu lui-même élu par sa population un rôle dans la sécurité de sa ville lorsqu'encore une fois il y a une police d'État dans sa vie alors bien entendu il a créé une police municipale quand il en avait les moyens avec les moyens limités que ça que juridique déjà que qui lui est dévolue et avec là aussi vous faisiez le signe que cela coûte cher vous avez tout à fait raison monsieur le rapporteur ça coûte cher et toutes les communes n'ont pas les moyens de de créer de telles police municipale mais il y a un vrai sujet je pense qu'il faudrait approfondir cette question sur la place du maire était dans la conduite des politiques de sécurité de proximité aujourd'hui c'est l'affaire du préfet du DDSP alors bien entendu il y a une commitologie abondante nombreuses qui fait que [Musique] on donne je pense l'illusion au maire d'exister sur ces sujets bien sûr il y a des endroits où ça se passe mieux qu'ailleurs lorsque il y a une proximité une confiance de relations interpersonnelles entre le préfet et le maire entre le préfet alors quand le préfet des DSP et le maire s'entendent parfaitement les uns et les autres encore une fois au sens noble du service public c'est c'est parfait mais c'est des configurations rares et la réflexion est importante à avoir dans ce domaine jusqu'à pardon là aussi d'être peut-être jugé provocateur jusqu'à s'interroger sur l'intérêt qu'il y aurait de décentraliser la police généraliste de sécurité publique je vais jusque là je pense en tout cas que je peux m'exprimer comme ça devant une mission d'information qui cherche à s'informer sur ces sujets au moins cette réflexion pourrait avoir du sens dans dans notamment vis-à-vis du rapport police population aujourd'hui la population finalement s'exprime peu sur les sujets de sécurité certes elles votent tous les six mois tous les 6 ans pour son maire pour son conseil municipal et son maire mais c'est pas le sujet le maire est conseillé municipal dans une ville à police d'État alors je dis pas que les sujets de sécurité sont pas présents dans la campagne mais levier d'action ensuite du maire pour que l'on va élire via le conseil municipal sont faibles et donc ben voilà la sécurité finalement au bout du compte c'est pas l'affaire du maire c'est l'affaire du DSP du préfet encore une fois les gens se parlent je suis pas mais je pense que ce serait différent que si le maire avait une vraie autorité sur la police du quotidien la relation police population serait d'une toute autre nature notamment par le biais du suffrage du suffrage électoral alors quand je dis ça on dit mais enfin tu n'y penses pas c'est n'importe quoi etc imagine une police de sécurité publique je dis dans mon dans ce schéma sur lequel on pourrait réfléchir la police généraliste de sécurité publique sur une police décentralisée et les polices spécialisées resteraient des polices d'État renseignements police aux frontières police judiciaires ordre public rétablissement de l'ordre public etc les doctrines les inspections générales tout ça resterait du du de la responsabilité de l'État comme les statuts comme comme les outils informatiques les bases de données etc il est hors de question d'avoir des bases de données municipales on se rend on l'imagine bien mais je préfère le préciser pour pour mais je pense qu'on pourrait avoir souffrir le luxe de cette réflexion de cette réflexion alors lorsque j'échange j'en ai parlé avec des amis des collègues avec un ancien ministre et tout le monde me dit tu regardes ce qui pourrait se passer je me sens très libre de parler très librement avec vous dans des communes je vais pas les citer mais l'une par exemple qui est souvent cité dans les propos et plutôt du côté de la Côte d'Azur ou ou bien dans certaines autres communes qui sont qui sont animés ou dirigés par des mers d'une droite curadicale on va dire mais qu'est-ce que ce serait épouvantable et moi je me dis quand j'entends ces critiques mais on est dans une république qui se méfie à ce point de ses élus il y a d'un point de vue j'allais dire presque philosophique une petite question à se poser sur la maturité de notre démocratie si notre première réaction est de dire méfions-nous des élus il y a un sujet alors certes on parle de la sécurité on parle de d'atteindre possible ou liberté des gens donc c'est des sujets qui se regardent et deux fois plutôt qu'une encore une fois l'état dans un schéma décentralisé ne serait absolument pas absent comme dans toute politique décentralisation elle serait contrôlée par le préfet qui aurait un pouvoir de substitution au maire si le maire ne faisait pas ou en faisait trop suivez mon gars donc encore une fois je ne dis pas que c'est le modèle qui est ou la réforme qu'il faudrait faire je dis simplement que c'est dommage de se passer de cette réflexion de ne pas se donner le temps d'une réflexion qui [Musique] examinerait analyserait ce que pourrait être une réforme de la police nationale en France qui aurait du sens et pardon je conclus les mères et les élus locaux ont un rôle essentiel et déterminant en matière de sécurité c'est en matière de sécurité civile quand vous voyez et vous vous l'avez vu au cours des 40 dernières années ce que sont devenus les services d'incendie et de secours en France sous l'impulsion des élus plutôt la maille départementale cette fois avec la grande réforme de la départementalisation des services d'incendie de secours on a aujourd'hui en France des services d'incendie et de secours qui sont de premier ordre avec des moyens informatiques des salles opérationnelles des moyens tout courts qui n'ont plus rien à voir avec ce ce qu'il y était il y a 40 ans et ça c'est c'est une politique qui est totalement décentralisée et les élus ont démontré ça se passe pas de manière uniforme sur le territoire il y a des départements où ça se passe mieux qu'ailleurs mais dans l'immense majorité des cas les élus locaux départementaux en l'occurrence ont démontré leur capacité à faire à gérer des outils tout à fait remarquables et l'État n'est pas absent dans cette affaire lorsque c'est nécessaire l'état organise des convergences de moyens de différents départements pour venir s'occuper d'une affaire majeure on l'a vu encore cet été les départements sont défrayés l'État par le biais de la direction générale de la sécurité civile organise les conflits les les colonnes de renfort etc etc etc donc je trouve dommage que en matière de de sécurité intérieure encore une fois mais dans son volet sécurité de proximité sécurité du quotidien police des commissariats on ne s'interroge pas sur les gains ou l'efficacité que pourrait avoir une police ou les élus locaux le maire en particulier aurait en tout cas une place qui aujourd'hui il n'a pas et cette réflexion pourrait aller là aussi on peut imaginer différents schémas mais le schéma peut aller vu en tout cas pourquoi cela interdire dans la réflexion jusqu'à une décentralisation sous contrôle de l'État comme toutes les décentralisations encore une fois il s'agit pas de de laisser Homer les clés du camion si je puis dire et de se désintéresser de la route qu'il prendra tout ça se fait de manière extrêmement sérieuse avec une république qui fait confiance à ses élus merci Monsieur le Préfet je fais très attention à l'heure parce que on est arrivé au terme théorique de l'audition donc on va aller rester avec nous encore quelques moments si vous le souhaitez partir d'ici un quart d'heure j'avais une question d'abord petite remarque amusée vous savez pas aussi réformateur donc je n'ai pas eu l'occasion de constater auparavant donc c'est amusant de de le constater maintenant et donc merci d'avoir des réformes j'en ai essayé la DCP le rapprochement pjpp DCPJ c'est pas d'abord c'est pas eu une idée originale de ma part j'ai très vite j'ai très vite compris en tant que GPN que sur ce sujet je serai dans une absolue solitude donc au bout d'un moment on peut aussi avoir la volonté une satisfaction à vouloir détruire des murs de briques qui se dressent devant vous enfin si vous passez votre énergie à ça vous faites plus grand chose justement je reviens sur ce point O U pardon non non parce que un peu vexé de vous entendre dire c'est bien d'être réformateur quand on est à la retraite pourquoi ne pas l'avoir été quand on était en activité un autre constat la police aux frontières la crise migratoire la police aux frontières elle est aveugle la direction centrale de la police aux frontières qui a la mission de lutter contre l'immigration irrégulière était aveugle sur ce qui se passait sur la plaque parisienne il n'y avait pas de direction de la police aux frontières Île-de-France moi je quand je suis arrivé dans mes fonctions j'ai plaidé auprès du Premier ministre auprès du président de la République lui-même auprès des ministres j'ai fait des notes des propositions sur la création d'une Direction Régionale zonale pardon de la police aux frontières parce que la zone et la région se confondent en Île-de-France qu'il y ait une direction zonale de la police aux frontières sur sur l'Île-de-France dépendant de la direction centrale de la police aux frontières je me suis cassé les dents et donc la police aux frontières la direction centrale de la police aux frontières est resté aveugle sur la problématique migratoire territorialisée sur l'île de France c'est extraordinaire vous c'est incompréhensible mais c'est le cas finalement ce qui a été décidé c'est que on a créé un préfet chargé d'immigration sur l'Île-de-France qui dépend du préfet de police et donc la direction centrale de la police aux frontières est toujours aussi incompétente s'agissant de la plaque de l'Île-de-France il y a un moment donné on peut vouloir faire des réformes et elle ne prospère merci Monsieur juste moi j'ai trouvé les exemples que vous donniez en 2015 en particulier très très frappant mais j'en ai tiré personnellement une conclusion différente en vous écoutant c'est que je trouvais que ça plaît des plutôt pour une organisation justement en tuyau d'or qui posait un certain nombre de questions et de mon point de vue ce que vous décriez entre des CPJ et pjpp c'était bien illustration qu'il fallait la création d'une grande filière d'investigation qui embarquerait aussi l'APG voilà mais donc voilà pour moi ça plaidait plutôt pour ça la question du coup je vais vous poser c'est sur la question légitime la location des moyens vous dites au fond j'ai la conviction très forte que ça va affaiblir la PJ et donc le niveau de d'affaires qu'il traite la communauté organisée très complexe etc c'est une question très légitime et qu'on se pose nous-mêmes donc quel est de votre point de vue ce qui devrait être fait pour garantir cette question de moyens est-ce que il faut passer par la maquette budgétaire est-ce qu'il faut passer par les effectifs est-ce que il faut se baser sur la cartographie est-ce que voilà comment on peut s'assurer justement que ce que les moyens destinés à ce qui un travail qui est on en parlait dans l'édition précédente moins visible mais pourtant essentiel soit bien préservé moi je pense le rapporteur je pense que encore une fois on ne réglera pas la question de l'embolisation du judiciaire j'allais dire de proximité du quotidien en faisant en sorte que la que la PJ la DCP enfin les services seraient de la DCPJ ou les services PJ de la PP vis-à-vis de la DSPAP s'en occupe on résoudra pas le problème de cette manière là le volume de ces affaires est tellement important que il emportera tout avec lui il emporte déjà et sa vie judiciaire de la sécurité publique et il emportera les services judiciaires spécialisés qui ont déjà beaucoup à faire enfin pardonnez-moi la lutte contre la drogue et tout le contentieux le générer par ce pas par ces trafic de drogue suffisamment sens déjà à occuper beaucoup la police judiciaire donc c'est pas la peine de d'imaginer ce qu'il faudrait à mon sens c'est plusieurs choses oui sans doute renforcé les services judiciaires de la sécurité publique c'est au moins conjoncturellement parce qu'il y a trop de stocks le stock en plus désespèrent les fonctionnaires enfin je ils ont pas le moral ces gens là je ne l'aurais pas à leur place soyons clairs il faudrait sans doute requalifier l'encadrement de ces équipes je vous en ai parlé en vous parlant des officiers je pense et là je suis pas le mieux placé pour le savoir pour le pour pouvoir vous donner une argumentation structurée sur la question parce que c'est pas ma spécialité il faudra interroger les magistrats et je pense que vous le vous l'avez fait ou vous le ferez je pense qu'il y a aussi peut-être à réfléchir sur la procédure pénale sur la différenciation de la procédure pénale c'est un sujet épineux grave compliqué que la procédure pénale est là aussi pour garantir le droit des auteurs mais il faut aussi penser au droit des victimes donc le sujet n'est pas simple mais il y a des affaires compliquées et des affaires sains et des affaires plus simples monsieur sainte vous vous en indiquez quelques mots tout à l'heure je pense qu'on pourrait peut-être aussi se payer le luxe d'une vraie réflexion sur la différenciation de la procédure pénale selon la gravité des affaires je veux dire il y a aujourd'hui un code de procédure pénale que vous ayez volé un iPhone ou que vous ayez trucider votre voisin avec les mêmes garanties partout tout le temps pour tout une procédure extrêmement formalisée des outils je veux dire des outils numériques qui sont qui sont pas du tout à la hauteur du sujet il y a aussi un vrai sujet matériel je pas sûr qu'on soit alors quand je suis parti en commençait à avoir un travail avec une équipe projet déjà très très structurée entre intérieur et justice pour pour mettre en œuvre ces outils communs et partager on ne part pas de rien je suis pas en train de dire que c'est le désert en revanche je sais pas où aujourd'hui les choses en sont dans la dans la matérialité des choses des l'efficacité des choses je suis pas sûr que ce soit le bonheur absolu au moment où on se parle mais il y a un sujet d'outils aussi il y a donc voilà est-ce qu'on est-ce qu'il y a pertinence ou pas différencier la complexité de la procédure pénale selon le degré des de complexité ou de ce ou de gravité des affaires la question des outils la question de l'encadrement qui pêche beaucoup et la question du nombre sur la question du nombre je suis prudent parce que quand on regarde je regardais l'autre jour les statistiques de rostade quand on regarde le nombre de policiers ou personne de fonctionnaire de sécurité intérieure pour 1000 ou pour cent mille habitants quand on les compare en avec nos voisins européens comparables Espagne Italie Allemagne les grandes démocraties du Nord on est dans une très honorable moyenne enfin et les pays du Nord l'Angleterre si je la mets dans les pays du Nord aussi est un chiffre moins important que le nôtre sensiblement moins les seuls en fait c'est les pays latins qui sont les plus qui ont le chiffre le le plus important et voilà on côtoie plus l'Italie et l'Espagne que la Norvège et l'Angleterre mais on est dans dans le même à peu près dans la dans dans le même ordre de grandeur donc moi je veux bien qu'on soit toujours dans une dans une logique ou dans un réflexe de dire il faut plus de monde plus d'effectifs recrutons certes je pense qu'il faut aussi s'interroger sur la manière dont on manage et utilise les équipes que l'on a déjà je suis pas sûr que notre notre management et que les outils pour permettre l'exercice efficace de leur mission par les agents soit les plus performants du monde il y a des questions aussi de temps de travail d'organisation du temps de travail des questions de patrouilla 3 au lieu de patrouille de pour des raisons qui se comprennent de sécurité des équipages mais quand on est passé à des patrouilles à trois par rapport à des patrouilles à deux c'est pas complètement la même couverture du terrain donc il y a aussi ces questions à se poser mais la réponse à l'embolisation des services judiciaires de la sécurité publique est à mon avis pluriel je rebondis juste sur vos derniers propos sur les EPG là tout à l'heure vous nous avez enfin il y a le sujet des moyens et puis il y a le sujet en fait de postes non pourvu d'un déficit d'attractivité vous en avez parlé tout à l'heure en disant que voilà on en parlait jamais et que font c'était là-dessus aussi qu'il fallait agir sur cette encadrement comment on faisait pour quelle serait d'après vous les outils qui nous permettraient justement donc on a parlé un peu de procédure pénale est-ce qu'il y a d'autres outils qui permettraient de revaloriser cette fonction de PJ et comment s'assurer un meilleur recrutement alors oui alors là pour le coup il y a une question du nombre je pense qu'il manque d'officiers virgule officier de police judiciaire parce qu'on peut être au PJ sans être officier vous le savez bien il y a un vrai sujet là ensuite il je pense que il y a des outils qui ce qui tiennent à la rémunération rendre actif un poste et faire en sorte qu'il soit qu'il soit mieux payé et aux dynamiques de carrière aujourd'hui en tout cas il y a deux ans lorsque j'ai quitté mes fonctions au PJ c'était un investissement personnel le pour passer les épreuves etc et puis ensuite pour avoir une pratique professionnelle qui était pas toujours des plus exaltantes compte tenu je dise de cette ambiance qui avait dans les services on imaginez-vous des services croule en dessous des dossiers vous savez pas par quel bout le prendre des fonctionnaires un peu désespérés pas envie [Musique] et bien le gain j'allais dire pécuniaire d'un OPJ par rapport à un autre collègue qui ne l'était pas était pas du tout encourageant pour pour rejoindre ces fonctions et on avait du mal à recruter des OPG à cause d'une certaine désespérance et les oui la je pense qu'il faut avoir une attractivité financière et de carrière et puis vous vous l'avez dit et vous l'avez je l'ai dit et vous l'avez repris des outils qui soient à la hauteur mais là aussi on a des outils de de des logiciels de rédaction des procédures pénales qui sont hantées diluviens alors j'avais présidé à mettre sur en chantier un nouveau logiciel de rédaction de la des procédures pénal qui s'appelaient j'imagine qu'il s'appelle encore de ce nom qui s'appelait Scribe d'après quelques articles assez récents que j'ai lu qui avait pas l'air de se porter au mieux de sa forme je vais dire dans dans l'histoire de son développement je passe sur qu'on est eu les moyens de de notre politique sur sur ce sujet essentiel mais voilà c'est un logiciel qui évite qui devait dans son concept évitez à des fonctions de police d'avoir à retaper 15 fois ressaisir 15 fois les mêmes informations faire en sorte que les choses soient beaucoup plus efficaces beaucoup plus fluide aujourd'hui non seulement la police ne dispose pas encore d'un outil à la hauteur du sujet d'un outil informatique à la hauteur du sujet et puis encore on a en France un code de procédure pénale et on a deux logiciels de rédaction de la procédure pénale 1 police et un gendarmerie on a été infoutu de faire en sorte que les deux forces de sécurité s'entendent pour faire en sorte que il y ait un seul logiciel de rédaction de la pénale qui soit commun de force avec la aussi la réunion des moyens de des uns et des autres qui auraient été bien plus importants pour faire pour faire un outil efficace certainement plus coûteux mais plus rapide avec les moyens des deux forces ça on a été capable de on a été incapable de le faire parce que personne n'a tapé du point sur la table pour dire ce sera comme ça il y aura un logiciel de rédaction des procédures pénal et pas deux on est suffisamment riche en France pour ce pays ça comme on est suffisamment riche pour se payer deux expertises en matière cyberg deux expertises en matière de police technique et scientifique etc etc je sais que je propose mais c'est et là c'est une triste réalité merci Monsieur le Préfet juste pour pour profiter de votre expérience du coup de de DGPN j'ai bien compris que finalement le DGN avait pas tout le pouvoir qu'on voulait bien lui prêter ou n'en avez pas suffisamment en tout cas s'il avait pas les arbitrages politiques pour pour faire en sorte que tout le monde aille dans la même dans la même direction néanmoins sur le constat que vous posez pépé APJ vis-à-vis de la PJ pjpp et PJ et DCPJ si j'ai bien compris a priori vous n'êtes pas opposé à ce qui est une filière police judiciaire c'est à dire que la direction centrale de la police judiciaire chapeau de tout le judiciaire à la fois celui de la PP mais aussi celui sur tilleurbaine sur Télé départementale toute la fier judiciaire pour avoir une cohérence nationale et comprise partage d'infos et tout ce qui s'ensuit mais par contre vous pensez que faire les ddpn tel qu'elles sont pensées dans cette réforme ça va être autant de mini PP partout sur le territoire si j'ai bien compris ce que oui en poussant le bouchon très loin à la différence près que le PP lui c'est un préfet spécialisé là aussi il y a une particularité du corps préfectoral en Île-de-France la fonction préfectorale est dual il y a un préfet la région Île-de-France préfète Paris bien préfet de police c'est deux fois ces deux fonctions sont en province en or Île-de-France or j'allais dire agglomération parisienne pour être précis rassembler sous la sous la seule casquette du préfet de département en province donc le préfet de police lui ne s'occupe que des affaires de sécurité le préfet dans les départements s'occupera certes de sécurité mais aussi des relations Ali collectivités locales d'environnement de social de d'urbanisme etc etc et donc oui on aura finalement autant de de de préfecture de police sans les moyens de préfecture de police je veux dire ne vous méprenez pas sur sur mes propos moi ce que je disais c'était sur le sur la chaîne hiérarchique c'est-à-dire que le préfet il rendra compte pas au dgpm il rendra compte au ministre parce que c'est au ministre qui doit en compte et je pense que dans cette dans la conceptualisation de la de la chaîne hiérarchique telle qu'elle découlera de cette réforme cette départementalisation de la de la police je pense que la la la le caractère direct de la chaîne hiérarchique qui existe aujourd'hui entre un directeur central de la sécurité publique et ses DDSP sera beaucoup moins efficace beaucoup moins fluide demain parce que effectivement tout ça cela sera pressé ce sera placé sous sous l'autorité sous l'autorité du préfet alors vous allez me dire mais c'est le cas aujourd'hui déjà les DSP sont sous l'autorité sont autorités du préfet oui enfin sauf que encore une fois on parlera plus de DSP on parlera des DPN sur l'ensemble des composantes de de la police nationale oui mais pour rebondir sur le DDSP d'aujourd'hui qui est sous l'autorité du préfet son lien organique il est quand même avec le DCSP et donc et donc du coup est-ce que une hiérarchie partagée une hiérarchie partagée ce que le le pouvoir de nomination c'est pas le préfet de département qu'il a par contre le pouvoir de notation c'est le préfet de département qu'il a une relation un peu complexe mais oui ce ce lien existe bien sûr heureusement d'ailleurs je pense que enfin c'est un point de vigilance auquel il faudra qu'on fasse nous attention dans les conclusions que l'on rentre d'avoir un ddpn qui a un lien organique avec des FPN des GPN pour justement éviter l'effet que vous indiquez je voulais je voulais revenir sur l'aspect management du DGPN dans le cas de la future réorganisation vous vouliez c'est peu probable qu'il est la capacité c'est impossible qui n'est la capacité à manager 150.000 hommes et donc à rentrer un peu dans l'opérationnel donc est-ce que le parce qu'il y aura un réseau en fait entre les deux avec des dzpn et puis des ddpn est-ce que ça veut dire que il doit être [Musique] adjointé est-ce que ça veut dire que il y a un rôle qui est très fléchés vers ça est-ce que encore une fois je moi je ne suis plus au cœur de de l'actualité des sujets des réunions vous m'avez sorti de ma boîte je viens à votre rencontre avec le avec le meilleur la meilleure volonté du monde et puis enfin je vous livre là le cœur de ma pensée sinon c'était pas c'était pas utile de me faire venir jusqu'à Paris et je vous le dis avec beaucoup de sincérité et avec beaucoup de beaucoup de convictions doit-il être adjointé il le sera de ce que j'ai compris puisque il y aura des directeurs adjoints chacun chapeau autant une filière mais à la différence ai-je compris de ce qui se passe aujourd'hui ou le DCSP a une autorité hiérarchique sur les fonctionnaires qui servent dans les services de sécurité de sécurité publique idem pour l'APJ dans les DIPJ les DRPJ idem pour la PAF demain ces adjoints chargés d'une filière n'auront pas cette autorité hiérarchique qu'ils auront une autorité fonctionnelle seul sera détenteur de l'autorité hiérarchique si c'est toujours le cas le DGPN je crois pas l'efficacité de ce schéma même si aujourd'hui enfin il y aura peut-être aussi un DGPN adjoint en plus des adjoints de filière j'en sais rien mais vous savez ceux qui se conçoit bien c'est non ce clairement et les mots pour le dire viennent aisément disait boit l'eau moi quand on commence à me parler j'ai sans doute la tête près du bonnet mais quand on commence à me parler de d'autorité fonctionnelle d'autorité hiérarchique de liens organiques quand on me montre désorganigramme avec un tas de couleurs et des pointillés pour différencier les liens entre les hommes ou les servi les hommes les femmes ou les services je commence à me poser des questions et quand ça se quand ça s'énonce pas clairement c'est quelque chose sont pas bien conçus moi tous ceux qui ont essayé de me faire comprendre comment aller marcher ses filières les le l'interaction des des niveaux départementaux préfectoraux chefs de filles tout ça me paraît me paraît d'une complexité qui ne dure rien de bon je le dis tel que je le pense mais j'ai aussi le droit de me tromper ça me fait sourire ce que vous dites parce que c'est ce que je ressens quand je regarde l'organisation de la police actuelle parce que Hugo tu avais une autre question pardon désolé non non j'ai pas de question particulière c'était très complet dans dans vos explications personnellement j'ai tout compris ce que vous nous avez dit voilà c'était c'était très absolument absolument clair bon on verra pour les suites de la réforme comment tout ça évolué et merci beaucoup d'être sorti de votre boîte et d'être venu jusqu'à nous merci beaucoup monsieur Pathé merci à vous merci de m'en avoir sorti toujours très intéressant intellectuellement de de réfléchir j'ai une intime conviction je sais pas si les choses sont terminées
Ugo Bernalicis