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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsEurope & international

17 octobre : "Nous sommes face à un sentiment d’impunité qui atteint des proportions incroyables"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à la démission refusée de Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur ?

  • 0:42FerméeRéponse partielle

    Vous souhaitiez sa démission ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que les forces de l'ordre aient été dépassées samedi ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron s'est exprimé hier, trouvez-vous qu'il a été à la hauteur ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    L'état d'urgence est-il justifié selon vous ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Qui sont ces jeunes qui pillaient à Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Fait
    « Je crois que les images qu'on a vu tout au long du weekend montre combien la main de l'État tremble et combien nous sommes aujourd'hui face à un sentiment d'impunité qui atteint des proportions incroyables. »
  • 1:56Fait
    « Il n'a fait aucune annonce et il l'a fait au moment même où les pillages et les violences continuaient. »
  • 3:48Fait
    « Ces individus, ces délinquants visiblement n'ont plus peur de la police. »
  • 4:22Fait
    « Il faut réformer la justice des mineurs parce que beaucoup sont mineurs. »
  • 6:53Fait
    « Derrière cette violence, il y a eu des appels, des incitations à la violence par monsieur Mélenchon. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Donc c'est l'heure du 7h40 de France info. Ce matin à l' Boyagué, vous recevez Otman Nasrou, secrétaire général des républicains et ancien ministre. Bonjour Otman Nasrou. Bonjour. On a appris ce matin qu'Emmanuel Macron avait refusé la démission de Laurent Nèz, le ministre de l'intérieur pour par, je cite, nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre. Quelle est votre réaction ? Moi, je ne suis pas de ceux qui réduisent ce qui se passe, simplement une question de personne. Je crois que les images qu'on a vu tout au long du weekend montre combien la main de l'État tremble et combien nous sommes aujourd'hui face à un sentiment d'impunité qui atteint des proportions incroyables. Je ne crois pas que ce soienne simplement à la personne de monsieur Nunes. Je crois que l'on paye

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des années de l'acheter. Vous souhaitiez ça sa démission ? Je viens de vous le dire. Je crois que au-delà de la question de monsieur Nunz, c'est une question beaucoup plus profonde. Donc non, moi je suis pas là simplement pour dire on remplace monsieur Nunz par quelqu'un d'autre, ça va tout régler. Non, nous avons des divergences avec monsieur Nunz. Quand nous étions au ministère de l'intérieur avec Bruno Retaillot, nous avions d'autres orientations. Je crois que c'est assez évident, mais néanmoins, je ne réduis pas la situation qui arrive simplement à une question de personne. Et comment vous expliquez que les forces de l'ordre ont été dépassées samedi ? Je pense d'abord que, je vous l'ai dit, il y a des années des années de l'acheter où la main de l'État a tremblé. Je pense

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que nous nous sommes pas donnés les moyens de mettre hors d'état de nuire les délinquents. On pourra y revenir sur la loi Casseur Payeur, sur la réponse pénale et nous vous le savez, nous portons des propositions extrêmement fermes parce que je crois vraiment que l'autorité de l'État a beaucoup reculé dans notre pays. Et puis il y a très clairement pour moi le fait que nos policiers probablement ne se sont pas sentis soutenus ces derniers jours, notamment quand on leur a indiqué qu'il ne faisait pas suffisamment preuve d'empathie. Je crois qu'on a vu ce weekend combien et bien ce qui était attendu d'eux n'était pas de l'empathie. délinqu bien chevron. Vous faisiez allusion, vous faites allusion à au propos rapporté d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron qui s'est

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exprimé hier à la télévision, vous trouvez qu'il a été à la hauteur de la situation ? Je pense que le président de la République a pris la parole, il a parlé mais il n'a en réalité rien dit alors que cette prise de parole était très attendue. Il n'a fait aucune annonce et il l'a fait au moment même où les pillages et les violences continuaient notamment au sein de la capitale. Donc non, je ne comprends pas très bien cette intervention et j'aurais préféré et bien qu'il prennent des dispositions fortes. Nous nous avons proposé Est-ce que vous voulez l'état d'urgence ? C'est ce que propose Bruno Rotaillot. C'est exactement ce que nous avons proposé et nous avons vu d'ailleurs que puisque les violences se sont poursuivies, oui, il aurait fallu déclencher l'état d'urgence qui donne

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des moyens supplémentaires à la police, des moyens juridiques notamment pour mettre hors d'état de nuire les casseurs et les mouvements d'ultragauche qui ont continué de sévir parce que hier Emmanuel Macron a semblé dire que finalement la coordination préfet maire pouvait suffire à interdire des rassemblements des manifestations. Bien à ce moment-là, ça ne servait à rien de prendre la parole puisque ce sont déjà des compétences aujourd'hui qui sont exercées. d'ailleurs euh comme il le faut et de la plus belle des manières par nos préfets. Donc ça ne servait à rien de prendre la parole. Non, je pense que l'état d'urgence et bien se justifier parce qu'il faut que l'ordre revienne. On vient de le voir à l'instant dans votre sujet, vous avez des images qui sont épouvantables, qui

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sont regardées dans le monde entier. Donc, il faut que l'ordre républicain soit une réalité, ne soit pas négociable. Et en l'occurrence, l'état d'urgence, c'était pour nous la bonne disposition. Je regrette que le président de la République n'ait rien annoncé de tel. Euh rien qu'à Marseille, il y a eu 8000 émeutiers et 30000 pilleurs. Euh vous avez été secrétaire d'État à la citoyenneté sous euh Bruno Rotaillot, donc au ministère de de l'intérieur. Euh qui sont ces jeunes qui pilliaient hier soir encore des magasins à Paris ? Non, d'abord pour moi, ce ne sont pas des jeunes, ce ne sont pas simplement des jeunes, ce sont bien des voyou, des délinquants et il faut les traiter comme tel. Et la de ce point de vue-là, la réponse de l'État ne peut être que extrêmement ferme. Et la réalité, c'est

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que nous payons là aussi bien une forme de laxisme puisque ces individus, ces délinquants visiblement n'ont plus peur de la police. C'est ça qu'on observe au vu et au su de tout le monde. Il rentrent dévalisés et puis piller des des magasins alors qu'ils sont même filmés. C'est vous dire combien on a un sentiment d'impunité dans notre pays. Donc nous devons maintenant faut faire quoi ? Parce qu'on peut pas mettre un CRS devant chaque magasin. Non, il faut une réponse pénale très ferme. Il faut réformer la justice des mineurs parce que beaucoup sont mineurs. Nous ne cessons de le proposer et certains nous nous répètent qu'il ne faut pas toucher à l'état de droit. Bah l'état de droit aujourd'hui, il est menacé par son impuissance publique. Ce qui fragilise aujourd'hui l'état de

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droit, c'est que nous ne puissions pas et bien mettre hors d'état de nuire ces délinquants là. Vous, vous voulez durcir l'excuse de minorité qui atténue les peines euh pour les mineurs et juger donc certains adolescents récidivistes dès 16 ans comme des adultes de manière automatique. Écoutez, j'étais secrétaire d'état et je voyais des des des mineurs euh qui qui on étaient à leur 20e comparition devant le juge et qu' n'aiit toujours pas fait une seule journée de prison, même dans des prisons adaptées comme nous le proposons. Et donc ça ne fonctionne pas cette justice des mineurs. Les mineurs d'aujourd'hui ne sont pas les mineurs de 1945. C'est quoi la différence ? Mais la différence, c'est queon est dans une société qui est devenue euh de plus en plus violente avec euh des individus qui

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euh pour un certain nombre se sentent totalement impunis, qui n'ont pas connu l'autorité à l'école, qui n'ont parfois manque d'autorité parentale. Nous avons une crise de l'autorité dans notre pays. Il faut donc que l'autorité de l'État soit respectée. Donc réformer la justice des mineurs, une réponse pénale beaucoup plus ferme avec des peines de prison sévère et réellement et rapidement exécuté. C'est ce que nous voulons faire avec Bruno Rota. Il y a aussi sur la table la loi casseur payeur qui est censé élargir le principe de réparation aux participants qui n'auraient pas commis eux-mêmes des dégradations. Elle permettrait aussi de prélever les prestations familiales pour pour rembourser. Ça vous pensez que c'est de nature à enrayer les choses, améliorer

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la situation ? Mais c'est absolument indispensable et euh je vous rappelle qu'une loi de ce type-là A a été votée. D'ailleurs, j'entends le Rassemblement national réclamer aujourd'hui cette loi Casser Payer. C'est Bruno Retaillot qui l'avait initié à l'époque en 2019 et le Rassemblement national avait voté contre. J' le dire. Donc au bout d'un moment la démagogie ça va. Il faut dire la réalité. Il faut être sérieux. cette loi avait été votée. Malheureusement, elle a été censurée sur un certain nombre de points. Ce qui montre bien qu'on doit réformer notre état de droit pour que l'État se donne les moyens face à cette ultraviolence, face à ce sentiment d'impunité qui est devenu endémique et bien de de durcir sa réponse. Et donc oui, nous avons besoin d'une loi où quand on participe même

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indirectement à des violences et bien on est à la fois sanctionné et puis on est solidaire du paiement des dégâts parce que ce n'est pas au français de payer et bien toutes les dégradations et toutes les et tous les pillages que l'on a vu malheureusement ces dernières 48 heures. Tout au long du weekend, il y a une passe d'arme entre le premier ministre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon. Sébastien Lecornu qui pointe l'ultra gauche he derrière les émetiers de même qu'Emmanuel Macron hier soir, il pointe plus précisément Jean-Luc Mélenchon qui selon lui instrumentalise la colère à des fins électorales. Est-ce que vous avez vous partagez la même analyse ? Je pense que la France assoumise est un parti dangereux. Je pense que c'est un parti qui ne respecte plus les lois ni

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les règles. Je pense que c'est un parti qui est totalement en dehors de l'arc républicain. Et on le voit puisque derrière cette violence, il y a eu des appels, des incitations à la violence par monsieur Mélenchon qui parlait d'attaquer la citadelle, par monsieur Bagayoko qui disait que la violence pouvait être légitime. Je note qu'ils ont été entendus puisque nous avons eu des scènes de violence parce que des gens se sont sentis autorisés à basculer dans la violence. Donc je pense que la France insoumise est un parti à combattre à tout prix. Nous nous sommes même posé la question avec Bruno Rotaillot de son interdiction puisque quand vous avez un parti qui ne respecte plus les règles du tout, qui n'est plus dans le jeu démocratique, et bien il faut au moins étudier cette questionlà

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parce qu'on il y a des choses qu'on ne peut plus accepter dans notre pays. Comment vous faites pour interdire un parti qui a des élus démocratiquement élus ? Ben quand on a un parti qui et bien incite en lui-même en tant que parti à la haine ou à la violence et bien il peut être sa responsabilité pénale peut être engagée. Nous l'avons fait sur d'autres d'autres d'autres structures, d'autres personnes morales, d'autres associations de fait. Donc il existe des outils juridiques. Moi, je ne vous dis pas qu'il faille nécessairement le faire. Je vous dis que aujourd'hui la nature de la France insoumise, son son sa dérive totale aujourd'hui qui en fait un parti quasiment facux et bien nous amène à nous interroger sur la bonne réponse à lui apporter et une réponse

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qui pourrait aller effectivement jusqu'à l'interdiction ou la dissolution d'un parti. Je sais que néanmoins nous ne n'interdirons pas les idées de la France insoumise qui gangrainent un certain nombre d'esprits qui sont parfois des idées de détestation de la France. Et donc là-dessus, il faudra malgré tout mener notamment une bataille culturelle et idéologique. Et c'est ce que nous faisons contre la France insoumise. À 6 mois de la présidentielle, qui profite cette crise ? Est-ce que ça profite pas au rassemblement national ? Mais écoutez, je je peut-être, mais moi ce que je vois, c'est que le Rassemblement national n'a pas les bonnes solutions et qu'il ne suffit pas de dénoncer une situation pour prétendre la résoudre. Je vous pris l'exemple de la loi Castor

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Payer, ils avaient voté contre. Ils ont changé d'avis sur tous les sujets. Je crois que ce dont on a besoin pour l'élection présidentielle, c'est d'un homme d'une femme qui soit d'abord sérieux et qui soit déterminé à rétablir l'ordre mais qui ne raconte pas non plus n'importe quoi sur la manière pour y arriver. J'imagine que vous faites allusion à Bruno Rotaillot qui a été populaire lorsqu'il était à l'intérieur et là dans les sondages ça ça décolle pas. Comment comment vous le percevez ? Pourquoi ça décolle pas ? Moi je pense qu'il va se passer encore beaucoup de choses dans cette élection présidentielle. Malheureusement entre ce qui se passe là, la violence dans nos rues, le prix du carburant, la crise financière qui nous guettete, on a besoin d'avoir au sommet de l'État des

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gens qui ont un cap et qui sont constur convictions. Et effectivement, tout le monde se souvient bien de Bruno Retailler, ministre de l'intérieur, de sa très forte détermination et de la manière dont il commandait à l'époque et bien nos forces de l'ordre et je crois que c'est ce dont on a besoin pour rétablir l'ordre dans notre pays. Il peut pas se faire doubler par sa droite par David Lisnard qui a une petite poussée sondagière. Petit phénomène en ce moment. Moi, j'apprécie beaucoup David Lisnard, je le connais, c'est d'abord un ami, c'est un quelqu'un qui est un forcément un partenaire et je souhaite qu'on puisse travailler avec lui. Il aura évidemment un rôle important à jouer. Merci Nascou, bonne journée à vous. Merci beaucoup. Merci beaucoup d'avoir été notre invité

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du 7h40 de France Info.