Réunion publique à Bruz (35) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54PrésentateurFait
« la brutalité des logiques bancaires ont conduit un soir à commettre l'irréparable, à se donner la mort dans sa grange »
- 5:13PrésentateurFait
« une conception de l'Europe importée d'outre-Atlantique »
- 6:44PrésentateurFait
« Ils n'ont pas vu venir l'intelligence artificielle, ils n'ont pas vu venir le numérique, ils n'ont pas vu venir les biotechnologies »
- 8:07PrésentateurPromesse
« Nous voulons promouvoir une civilisation écologique en Europe »
- 8:43PrésentateurPromesse
« Nous initierons, dans les pays qui le veulent, des agences spécialisées sur le modèle d'Ariane ou d'Airbus »
- 8:50PrésentateurPromesse
« Nous voulons également lancer un grand programme de valorisation de l'or bleu »
- 14:36PrésentateurFait
« nous avions dénoncé et évidemment, à juste titre, le pacte de Marrakech »
- 15:02PrésentateurFait
« à partir du moment où il y a un acquis pour l'immigration, on ne peut plus revenir en arrière »
- 17:20PrésentateurFait
« le Conseil d'État vient de rendre une décision sur la collectivité européenne d'Alsace »
- 21:36PrésentateurFait
« assurer la coexistence pacifique de toutes les religions »
- 22:28PrésentateurFait
« la déclaration du CAIR des droits de l'homme en islam en 90 laquelle prescrit notamment que les droits de l'homme sont soumis à la charia »
Temps de parole
- Présentateur92 %
- ?8 %
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Merci à la chaleur de votre accueil. Merci à Gilles, à Gilles Penel, notre charismatique leader régional, pour cette rencontre dans de si belles conditions. Merci évidemment à M. et Mme Giloy qui nous accueillent dans leur exploitation.
Mon
salut amical et même affectueux va aussi à Nicolas Meunier et à sa famille
que
je veux assurer de mon estime et de mon admiration. Lui qui nous avait reçus lors de la campagne présidentielle avec tant d'amitié dans sa belle exploitation familiale et dont les banques ont condamné l'activité.
Il est
aujourd'hui obligé de revoir avec courage son projet de vie.
Je
voudrais lui dire que nous sommes avec lui.
Il faut
avoir également en ce jour une pensée tant exemplaire du Rassemblement national que le désespoir professionnel, que la brutalité des logiques bancaires ont conduit un soir à commettre l'irréparable, à se donner la mort dans sa grange.
Nous
pensons à lui et lui dédions cette journée.
Je
veux le dire ici
à
tous ceux qui présentent la politique comme un divertissement.
Tous
ceux qui croient que nous, politiques,
nous
agirions par seul intérêt de carrière.
Je
veux leur dire qu'ils nous prêtent finalement les sentiments de dilettantisme intellectuel, de cynisme et d'arrière-pensée dont ils sont eux-mêmes capables.
Je
vous le dis ici avec gravité,
avec
émotion.
C
'est pour Nicolas et Guénaëlle que nous nous battons.
Dans
le combat que nous menons,
un
combat qui est exigeant
et
dur, je vous l'assure, le souvenir de leur engagement reste pour nous un encouragement de tous les instants,
en
fait un devoir moral.
C
'est aujourd'hui comme pour l'avenir, dans l'exemple de leur souffrance et leur courage, que nous puisons la détermination de combattre
et,
je vous le dis, de vaincre.
Cette
victoire,
nous
allons la chercher,
pas
pour nous,
mais
pour eux,
pour
chacun d'entre vous,
pour
les hommes de notre peuple, si généreux, si admirables, si braves et parfois si injustement traités. Nicolas et Guénaëlle sont les visages et les vies de millions de nos compatriotes, partout en France, à la ville comme au champ, à l'usine comme au bureau, broyés par un système injuste et inhumain, par un système révoltant, un système que nous voulons mettre à bas, que nous allons mettre à bas,
à
donner à la France parmi les meilleurs de ses fils,
d
'incomparables soldats comme Duguay-Clin, ses héros de 14, comme le plus jeune poilu, Jean-Corentin Carré ou de la Résistance, des hommes de lettres comme Châteaubriand, évidemment des navigateurs comme Tavarly, et puis il y a ses capitaines d'industrie, ses chercheurs, ses ingénieurs, tous ces Bretons que l'on rencontre dans le monde entier et qui font rayonner notre culture et nos couleurs sur toutes les mers et sur toutes les terres de la planète.
Ce
courage dans l'effort, cette créativité, cet esprit de conquête qui vous habite, chers amis, transparaît dans le projet qui est le nôtre.
Il
est porté par la valeur fondatrice nécessaire à toute grande action novatrice,
la
liberté. Capables, disent-ils,
nous
n'en sommes plus capables, la France n'en a plus les moyens, la France est trop petite. Ceux
-là
ont peur de l'avenir, peur de la liberté.
Comment
peuvent-ils prétendre nous gouverner,
Dans
cette campagne, il y a ceux qui veulent se pelotonner dans un coin et se soumettre,
se
soumettre à l'idéologie ambiante, le mondialisme
qui
nous incite à nous dissoudre,
se
soumettre à une conception de l'Europe importée d'outre-Atlantique,
se
soumettre à la vision de fonctionnaires européens gris et tristes, cette nouvelle aristocratie, cette hyper-classe, hyper-privilégiée, sans conscience nationale, arrogante, méprisante, qui ne dirige pas des peuples, mais administre des populations.
Ce
sont ceux-là qui ont décidé d'installer mardi prochain, à deux pas d'ici, à Rennes, dans des locaux luxueux, une cinquantaine de migrants.
L
'Assemblée nationale, avec Gilles Penel, a déjà agi. Je l'en félicite et vous encourage à le rejoindre dans ses actions de légitime défense de notre identité.
Mais
pour l'hyper-classe, pour M. Macron ou Mme Loiseau, peu importe que la Bretagne soit peuplée de Bretons, de Maliens ou de Sri Lankais,
les
gens sont pour eux interchangeables. Ils n'ont vocation qu'à être des nomades déambulants de continents en pays, de cités en villages.
Alors
que nos adversaires vous proposent une Europe des normes et des mauvais arrangements,
du
bridage des énergies et des interdits, une Europe de la tambouille et de la bidouille, nous voulons une Europe de l'ambition et de la puissance,
de
l'innovation et de l'audace, de
la science
et de la puissance. L'Europe sera puissante parce qu'elle ne s'appuiera pas sur une caste technocratique coupée du monde, sclérosée dans le déni des réalités, qui sous couvert de compétences cravatées, se tient et surtout nous tiens à l'écart des grandes révolutions industrielles.
Ils
n'ont pas vu venir l'intelligence artificielle, ils n'ont pas vu venir le numérique, ils n'ont pas vu venir les biotechnologies. L'Union européenne est dans ces domaines dramatiquement absentes.
Notre
Europe est celle de l'avenir parce qu'elle s'appuie sur un socle intangible.
Notre
Europe est portée par une histoire plurimillénaire,
par
le souffle des peuples, par la diversité des cultures des nations européennes qui sont sa richesse essentielle.
On
le voit, dès que l'Europe se coupe de ses peuples, elle perd de son aura, de son énergie, de son inventivité, de son influence.
Notre
Europe, c'est celle de l'ambition.
Une
ambition politique qui est d'abord une ambition démocratique.
Nous
voulons donner à l'Europe une nouvelle forme politique constituée autour et par la volonté des États-nations, c'est-à-dire des citoyens. Notre projet va sceller le retour du politique, c'est-à-dire la prééminence des décisions voulues par les peuples. Notre slogan, c'est le pouvoir au peuple. Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Une
éthique aussi, en remettant l'économie à sa juste place,
c
'est-à-dire derrière les exigences sociales, sanitaires, environnementales.
Nous
voulons promouvoir une civilisation écologique en Europe, c'est-à-dire réaliser une rupture avec la société individualiste dans laquelle l'homme asservit la nature, les animaux et même le vivant à ses désirs les plus immédiats, les plus fous, sans penser à l'avenir.
Nous
sommes le parti de la transmission.
Cette
idée de transmission sans laquelle il ne peut y avoir de vision écologique.
Une
ambition technologique aussi, en faisant rentrer l'Europe dans le troisième millénaire,
lorsque,
je vous l'ai dit, l'Union européenne, en ratant les grandes révolutions, nous a laissés sur le pas de la porte du XXIe siècle. Nous initierons, dans les pays qui le veulent, des agences spécialisées sur le modèle d'Ariane ou d'Airbus.
Nous
voulons également lancer un grand programme de valorisation de l'or bleu, avec, sur le modèle de l'Agence spatiale européenne, une agence européenne de la mer, qui est le nouveau continent à exploiter, le nouveau continent à explorer,
tant
pour l'énergie que pour les métaux, tant pour l'alimentation humaine et animale que la sécurité écologique de la planète.
Les
Bretons, comme pour tous qui toussent à la mer, seront évidemment en première ligne pour cette nouvelle grande conquête de l'humanité.
Une
ambition économique et sociale, en rapprochant l'économie des territoires, par ce que nous appelons la révolution de la proximité, le localisme.
Ce
localisme ouvrira la voie à la réindustrialisation de proximité, grâce à la mise en place des circuits courts, consommer les denrées que l'on cultive et fabrique et que l'on transforme sur place. Arrêter de traverser des villages et des villes du centre-Bretagne comme Rostrenin, devenus des villes et des villages fantômes,
c
'est un crève-cœur que de voir cela.
Nous
allons concilier économie et écologie.
Enfin,
une ambition de paix,
par
la promotion de rapports internationaux fondés sur le respect des peuples.
La
France, compte tenu de son poids historique, de son poids diplomatique, avec son siège au Conseil de sécurité et sa puissance nucléaire, y jouera évidemment un rôle moteur.
Cette
ambition diplomatique, nous la soutiendrons par une coopération militaire dans des domaines coûteux, mais en conservant une défense nationale
et
en affirmant une indépendance par rapport au bloc et notamment l'OTAN.
L
'Europe doit être capable d'envisager sa défense par elle-même.
Vous
voyez, notre projet est ambitieux. Il est à la hauteur, en fait, de notre histoire nationale et de la grande histoire commune des Européens.
Ce
projet est aussi et surtout à la hauteur des enjeux économiques, écologiques et civilisationnels qui se posent à nous.
Notre
projet serait-il si irréalisable que cela ?
Je
crois que ce qui nous caractérise,
c
'est la lucidité. La lucidité et le courage.
Parce
que moi, j'en connais dans la classe politique, ils sont lucides, mais ils n
'ont
pas le courage de le dire. Une lucidité, d'ailleurs, que les faits attestent chaque jour davantage.
Tous
les jours, tous les jours, les événements viennent confirmer la justesse de nos analyses, de nos prévisions.
J
'allais dire même,
malheureusement,
parfois,
on
aurait aimé se tromper
sur
la submersion migratoire,
sur
notre décrochage économique,
sur
la désertification du territoire, sur l'effondrement des services publics, sur notre soumission politique, sur l'affaissement de la démocratie.
On
aurait aimé se tromper.
Celui
qui regarde la vie politique de manière objective constatera plus fondamentalement que notre victoire idéologique est totale. Lorsqu'une émission aligne toutes les têtes de liste à ces élections européennes, il ne se trouve personne, pas même chez les européistes, pour défendre le bilan de l'Union européenne. Personne n'a fabriqué ce truc-là. C'est un peu comme qui a voté Macron.
Personne
n
'a
voté Macron et puis personne n'a construit l'Union européenne. Ils ne savent pas, ils ne se souviennent plus.
Il
faut changer l'Europe. Ben oui, il serait temps.
Mais
qu'est-ce que nous n'avons pas entendu quand nous étions les premiers à émettre des doutes sur la pertinence du modèle posé par l'Union européenne
?
Alors maintenant, j'entends, je me réjouis, j'ai un petit sourire sur les lèvres quand j'entends ça, j'entends les écologistes qui parlent de protectionnisme vert.
De
pro quoi ? De protectionnisme ? Avant, ça leur arrachait la bouche ce terme de protectionnisme. Quand on disait ça, alors là, on nous clouait au pilori, enfin bref.
J
'entends des fédéralistes parler de souveraineté.
C
'est quasiment un gros mot, quoi. Les internationalistes, maintenant, parlent de patrie.
Non,
mais c'est le monde à l'envers, bon. Enfin, je note que c'est fini tous les discours que vous avez entendus pendant des années sur la mondialisation heureuse, le pipeau qui allait avec, l'immigration, une chance pour la France, voire d'achat, etc.
Aujourd
'hui, la vie politique s'articule autour des concepts politiques que nous avons imposés dans le débat politique.
Parce
qu'ils procèdent du bon sens,
que
nous avons imposés parce que les nécessités politiques, avec leurs besoins, et savent maintenant qu'ils sont la condition du redressement du pays.
Ces
concepts et ces actes fondateurs, nous les présenterons d'ailleurs le 15 avril, lorsque nous rendrons public à Strasbourg notre manifeste et notre programme pour l'Europe des patries.
que
nous avons soulevées et qui sont essentielles pour la compréhension de ce que nous vivons. Même les accusations de fake news dont nous avons été l'objet se dégonflent les uns après les autres.
Moi,
je me souviens, il y a quelques mois, on disait les
ONG...
Ah, dis donc ! Qu'est-ce qu'on n
'a
pas entendu quand on a dit ça ?
Ce
matin, incroyable, je me réveille
et
j'entends le ministre de l'Intérieur dire « Ah oui, il y a des ONG qui sont complices des passeurs !
»
Il y a quelques semaines, nous avions dénoncé et évidemment, à juste titre, le pacte de Marrakech. Ce pacte qui était trugagement
que
signaient les États et qui visait évidemment à démultiplier l'immigration, à ne faire plus aucune différence entre l'immigration légale et illégale, à ne plus pouvoir changer de politique d'immigration selon un phénomène de cliquet. Vous savez, à partir du moment où il y
a
un acquis pour l'immigration, on ne peut plus revenir en arrière. Et j'en passe à des meilleurs. Alors là, pareil, fake news, ça commence à devenir... C'est même plus rigolo les fake news parce que comme ils n'ont rien à dire et pas d'argument, dès qu'on dit quelque chose, ils disent « fake news !
» D
'accord, bon. Alors, après l'abordée d'injures, parce que moi, maintenant, si vous voulez, je garde mon plus grand calme,
je
m'assieds au bord de la rivière et j'attends de
voir...
J'attends de voir... Ils viendront dire exactement la même chose que ce que j'ai dit hier.
En
Europe, les députés socialistes européens ont proposé un amendement qui demande quoi ? Eh bien, qui demande d'appliquer immédiatement et fermement le pacte de Marrakech. Et devinez qui a voté cet amendement
? Les
Républicains.
Ah
ben oui, mais il a été signé. Évidemment, il faut appliquer ce pacte de Marrakech. Et conclusion, seul le Rassemblement national a fait le travail qu'attend un peuple de ses dirigeants et des formations politiques, c'est-à-dire les mettre en garde sur un texte qui tout à fait évidemment allait être utilisé dans les semaines et les mois à venir au bénéfice de plus d'immigration et de plus de droits pour l'immigration. Idem pour le traité d'Aix-la-Chapelle.
Vous
vous souvenez, on avait dit deux choses. On avait dit, attention, le gouvernement veut instaurer une sorte de statut particulier pour les régions frontalières et évidemment, on pensait à l'Alsace s'agissant de la frontière allemande. Donc on disait, attention, la tentation, ça va être une sorte de cogestion franco-allemande. Qu'est
-ce
qu'on n
'a
pas entendu là encore ? Tous les dirigeants politiques, suivis de près par la classe médiatique, qui en réalité est une vaste, comment dire, foule qui reprend en cœur les arguments du gouvernement, disait fake news, fake news, fake news.
Il
y
a
quand même malheur, c'est que le Conseil d'État vient de rendre une décision sur la collectivité européenne d'Alsace,
qui
était en fait le premier pas de cette espèce de cogestion d'une région franco-allemande. que vient dire le Conseil d'État ? Il vient dire « moi, pas savoir ce que ça veut dire
». Le
Conseil d'État dit « moi, je connais les régions, moi, je connais les départements, moi, je connais les communes, je connais les communautés d'agglomération, mais les collectivités européennes, je ne sais pas ce que c'est
».
Et donc, le Conseil d'État, en l'occurrence, a censuré et a même évoqué le mot de extraterritorialité. C'est quand même extrêmement intéressant.
Je
suis désolé, mais moi, je veux y voir la confirmation du bien fondé de nos objections sur le traité d'Aix concernant les régions frontalières.
Le
deuxième élément que nous avions soulevé
pour
défendre vos intérêts, c'était ce fameux siège au Conseil de sécurité. On avait dit « attention, nous avons quand même très sincèrement le sentiment qu'un certain nombre souhaiteraient que le siège de la France au Conseil de sécurité de l'ONU devienne le siège de l'Union européenne
ou
alors une espèce de siège partagé avec l'Allemagne. Oh là là, qu'est-ce qu'on n'avait pas dit là encore ? Pourtant, le député En Marche Taché, il faut toujours l'écouter, lui.
Non,
parce que
la
vérité sort de la bouche de Taché.
Il
faut que vous sachiez ça. Lui, il avait clairement dit sur un plateau de télévision qu'il était favorable au partage du siège.
Eh
bien, on nous avait traités encore une fois de menteurs, on avait parlé de fake news. Je parle sous ton contrôle.
Jeudi
soir, à l'émission de télévision, le Grand Débat, il y avait une question toute entière sur faut-il que la France cède son siège à l'Union européenne au Conseil de sécurité de l'ONU. Donc, une fois de plus,
nous
avions dit avec courage et avec lucidité la réalité des dangers, des manœuvres, des textes qui sont actuellement signés par... attirer votre attention. Là encore, sous les insultes, mais ce n
'est
pas très grave, on s'habitue en fait.
Non,
mais je vous le dis, la première fois, c'est brutal, la deuxième fois, ça agace, la troisième fois, ça ne fait plus rien en fait. Sur l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme, non mais heureusement, notez parce que... Sur l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme, c'est un arrêt Molli-Sala contre la Grèce du 19 décembre 2018 qui vient nous dire que si les partis sont d'accord, il n
'est
pas inconcevable au plan des principes d'appliquer la charia sur le territoire européen.
En
l'occurrence, il s'agissait de règles successorales.
Nous
sommes là en pleine débandade juridique, je vous le dis clairement, et ça annonce un effondrement de notre modèle. Que nous dit la CEDH dans cet arrêt
? Si
elle est optionnelle, la charia peut avoir sa place en Europe.
Alors,
c'est quand même là une inflexion considérable par rapport à une décision précédente
où
la CEDH avait déclaré en 2003
dans
un arrêt REFA par Citi que si la charia était incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie et avec des normes de la Convention européenne des droits de l'homme. Alors, entre 2003 et aujourd'hui, il y a eu une évolution sur laquelle j'attire votre attention.
Et
je vous dis très clairement qu'il y a un très grand danger à voir cette évolution jurisprudentielle de la part de la Cour européenne des droits de l'homme
qui
aujourd'hui ne considère donc plus la charia comme incompatible avec la démocratie et avec les droits de l'homme mais envisage même si les partis sont d'accord de pouvoir trouver des secteurs, des domaines dans lesquels elles pourraient s'appliquer. d'ailleurs, une concession similaire à l'islamisme a pu être constatée dans une affaire de blasphème en Autriche où la CEDH a admis la condamnation d'un délit d'opinion
pour,
je cite, écoutez bien quand même la justification que donne la CEDH, assurer la coexistence pacifique de toutes les religions. Donc on n'a plus le droit d'émettre une opinion critique à l'égard d'une religion
je
vous laisse imaginer laquelle c'est d'ailleurs parce que ça marche en un sens là
ça
marche toujours dans le même sens parce que sinon on risque d'avoir un problème avec la coexistence pacifique de toutes les religions. Je suis désolé mais c'est le rétablissement du blasphème.
C
'est le rétablissement du blasphème et c'est évidemment une atteinte intolérable dans notre esprit à la liberté d'expression. L'objectif de ces évolutions ne nous y trompons pas est évidemment de ne pas froisser les futurs membres de l'Union Européenne que sont la Turquie ou l'Albanie.
Ces
pays candidats à
l
'adhésion dans une Europe qui a perdu tout repère ont aussi signé je vous le
dis
au passage la déclaration du CAIR des droits de l'homme en islam en 90 laquelle prescrit notamment que les droits de l'homme sont soumis à la charia. Avec ces décisions surréalistes on s'achemine vers un accommodement communautariste de notre droit.
ces
brèches ouvrent la voie vers la remise en question de tout notre système juridique à commencer par le droit des femmes l'égalité des individus la liberté d'expression ou la liberté de confession.
Derrière
ces décisions qui sont autant de recul
il
y a la remise en cause des valeurs de civilisation il y
a
la vision mondialiste de l'Europe il y a la disparition programmée de l'Europe
car
si l'Europe ne s'est plus restée elle-même alors elle disparaîtra.
Nous
ne sommes pas seulement mes chers amis des lanceurs d'alerte
nous
sommes des réformateurs
et
nous entendons bien bouleverser cette mécanique folle qui nous conduit à la disparition.
Ce
sont
les
humains convaincus
ce
sont les nations qui sauveront l'Europe.
Vous
le voyez mes amis tout nous sépare de nos adversaires.
Notre
objectif est de faire de l'Europe un cercle de coopération libre et consentie au service des intérêts de toutes les nations qui la composent et au service de la puissance collective.
Notre
ambition industrielle technologique économique au service de l'emploi de la sécurité et du pouvoir d'achat.
Les
valeurs de civilisation qui sous-tendent notre projet parce qu'elles sont indissociables de ce qu'est fondamentalement l'Europe
la
liberté la démocratie la diversité des nations la souveraineté des peuples l'égalité hommes-fers la liberté d'expression.
Notre
projet
celui
que nous défendons avec la liste conduite par Jordan Bardella est le seul qui porte en lui le souffle de la vérité
de
la lucidité d'une haute vision politique.
Nous
ne faisons pas seulement la politique pour dans un an ou pour dans deux ans
nous
la faisons et elle appartiennent encore aux Français
aux
Européens nous souhaitons également que l'Italie reste l'Italie l'Espagne l'Espagne l'Allemagne l'Allemagne la France génie des peuples européens qui doit trouver un cadre institutionnel nouveau pour s'exprimer et pour étonner le monde. Alors vive l'Europe des nations mes chers amis vive la République et je...