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Interviewyoutube.com· 31 mai 2018 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Marc EYNAUD - Entretien avec Marion MARÉCHAL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir ciblé si peu les médias pour le lancement de l'ISEPP ?

  • 0:36RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous n'avez pas tenté de recréer un parti politique au sein de l'ISEPP ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi ce colloque pour inciter à "débrancher Mai 68" ?

  • 4:59OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous pris les attaques médiatiques sur votre nom ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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on vous a très peu vu dans les médias alors que vous venez d'annoncer le lancement de votre école donc l'isepp pourquoi avoir ciblé à ce point ressorti presse et pourquoi avoir choisi finalement de parler à très peu de médias je crois que toute façon c'est une un comportement auquel je me suis tenu durant l'intégralité de mon mandat j'ai jamais été dans une frénésie médiatique j'ai toujours fait le choix d'aller sur des médias que je que je considérais comme sérieux et lorsque j'avais quelque chose de précis à dire il s'avère que là j'ai pas voulu m'éparpiller j'ai voulu aller sur les causes les objectifs de la création de cette école sur le constat qu'on peut faire aujourd'hui sur l'éducation en quoi cette offre est nécessaire et utile pour les étudiants français et je ne

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voulais surtout pas me retrouver dans une situation qui m'aurait conduit de nouveau à faire de la politique politicienne avec des commentaires pas très intéressant et c'est pourquoi j'ai choisi ressemble de formation nombre de journalistes et que je me tiens avec ses vrais l'appui solide maintenant des réseaux sociaux et qui nous permettent d'avancer efficacement justement à propos du lancement le 17 le fait que vous n'apparaissez pas dans les médias ça n'a pas empêché les médias d'en parler il ya eu notamment beaucoup de battage autour des noms des personnalités qui composent l'isepp notamment patrick louis et qui on a accusé d'être un ancien membre du front national à deux entre autres ceux qui venaient du mpf de villiers en fait finalement est ce que vous avez pas

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tenté de recréer une sorte de parti politique au sein de 17 mais ce qui est assez amusant ce qui concerne patrick lui c'est qu'il a été en effet membre du mpf ils étaient sur liste rpr dans les années 90 aux élections européennes il n'a plus d'engagement d'ailleurs politique depuis oui il ya eu dans une mauvaise foi tout à fait habituelle sur l'école il quand même a relevé qu'ils n'ont pas trouvé beaucoup de choses à dire parce qu'ils se sont arc boutés sur deux trois éléments de langage qu'ils ont monté en mayonnaise la réalité c'est que je crois qu'ils sont assez surpris et mal à l'aise par le fait que nous ayons d'ores et déjà réussi à réunir dans ce conseil scientifique le directeur des master droit public d'assas patrick lui qui est un professeur en effet reconnu et apprécié

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à lyon iii l'ancien directeur de prépa sub qui est l'une des meilleures prépas française encore aujourd'hui pour préparer aux concours des grandes business school un philosophe de grande qualité jacques qui est aussi un journaliste reconnu à un autre professeur d'université de caen qui est un écrivain compositeur un intellectuel aussi de de grande qualité pour quiconque s'est penché sur ses productions intellectuelles donc voila et avec des gens qui en réalité pour la plupart d'entre eux n'ont jamais eu d'engagement politique et pour ceux qui ont pu en avoir pas au front national en ce qui concerne le conseil scientifique donc et est par ailleurs aussi un président honoraire de l'école qui lui dit sue la société civile puisque c'est l'ancien dg de la branche

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mattern de danone qui a aussi travaillé pour kronenbourg qui a eu un parcours voilà professionnelle assez assez exemplaire donc en réalité de ce point de vue là le pari réussi ils ont beaucoup de mal à l'admettre d'ailleurs vous intervenez ce soir à un colloque pour inciter à débrancher mai 68 c'est votre deuxième apparition médiatique favre deuxième apparition officielle depuis votre retour à l'abbé depuis votre retrait de la vie politique pourquoi avoir choisi cet événement qu'entendez vous par débrancher mai 68 moi je pense qu'il ya une cohérence si vous voulez parce que le projet dans lequel je m'inscris aujourd'hui qui est un projet éducatif s'inscrit dans une logique métapolitique ça veut dire que c'est vrai que vous formez une nouvelle élite souhaitait former une nouvelle

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élite au service de la cité c'est un projet profondément politique et si cette offre aujourd'hui se justifient c'est parce qu'elle se construit sur la défaite éducatif de mai 68 dont on subit aujourd'hui tous les jours les effets avec le fait qu'ils aient brisé l'ascenseur social le fait qu'ils aient jamais eu aussi peu de fils d'ouvriers dans les grandes écoles françaises est une espèce d'entre eux soit sociologique assez assez frappant aujourd'hui dans les grandes écoles le fait qu'on ait abandonné tous les vecteurs de transmission de notre de notre culture de notre savoir être à travers l'abandon progressif de la culture générale dans la plupart des filières sciences politiques ou évidemment business school le fait que l'excellence l'exigence était considéré comme une forme de doute

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yves bourgeois en fait pour favoriser mécaniquement la bourgeoisie donc il fallait absolument niveler tout vers le bas soit disant pour favoriser les classes populaires on voit que c'est exactement l'inversé qui s'est passé le fait qu'on se soit vendu à une conception très utilitariste en fait 1,2 de l'éducation puisque maintenant on veut absolument uniquement vendre des compétences immédiatement déployable sur le marché du travail et on considère que tout ce qui relate des humanités de la culture générale n'est pas valorisables immédiatement rentable finalement sur le plan du travail du marché et donc on les met de côté et donc tout ce constat finalement sur mai 68 aujourd'hui je crois est largement partagé par la population et donc le projet s'inscrit à

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rebours en fait simplement de cette de cette idéologie qui a tué la hiérarchie la verticalité l'autorité qui s'est attaquée voilà de but en blanc finalement à toutes ces figures précisément d'autorité que ce soit le patron le prof le père le ministre le prêtre qu'importe se confondant d'ailleurs assez largement avec la dénonciation du fameux mâle blanc qui a fait un peu polémique ces dernières semaines et donc nous notre but à nous c'est de cette finalement de reprendre les acquis qui ont fait leurs preuves tout simplement en dispensant à la fois évidemment des compétences des expertises mais aussi une culture générale une formation intellectuelle solide qui permettra j'en suis convaincue de former des chefs qui soit véritablement apte au discernement à l'esprit critique qui fait

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malheureusement terriblement défaut aujourd'hui dans le système universitaire supérieur français alors à vos de vieux mâles blancs de bourgeois et de mai 68 romain goupil sur un plateau télé vous appelez marin marion maréchal nous voilà laurent joffrin titré en une de libération marion maréchal le revoilà comment vous avez pris ces attaques là est ce que le fait d'avoir enlevé le nom le pen et garder mon maréchal ça va pas finalement donné notre porte ouverte aux surnoms et haut et on va dire aux raccourcis historiques un jour à sion ont fait cette blague je pense depuis à peu près la maternelle donc j'ai fini par m'y habituer je dis que j'ai fini aussi d'arrêter d'en rire parce que bon un moment donné c'est pas très original et l'antifascisme de bac à sable me fait

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assez peu d'effet donc oui bon bah c'est la démonstration si vous voulez qu'ils n'ont pas grand chose à dire sur le fond une fois de plus on utilise alors soit la morale sol humour c'est vrai j'en parlais il ya assez récemment sur france libre et le fait que maintenant l'humour soit devenu non pas réalité d'un humour réel mais plus du ricanement idéologique et qu'on utilise l'humour pour faire passer des messages très politiques qui se sont d'ailleurs très difficile à faire condamner devant la justice et qui met la personne en face dans une situation un peu délicate puisque si on y rit pas ça prouve qu'on n'est pas quelqu'un de très amusant et de très ouvert et si on irrigue on en rigole et bien ça prouve qu'on est complice donc c'est vrai que c'est devenu la nouvelle arme si je puis

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dire de la gauche mais en ce qui concerne la une de libé je dois dire qu'ils sont pas donné beaucoup de mal quand même est ce que justement cette ce besoin de transmission ce besoin de transmettre alors même que l'époque demandent l' inverse c'est quelque chose que vous avez une idée que vous avez eue avant même de vous lance en politique c'est arrivé pendant votre mandat de député ou est-ce que c'est arrivé au moment où vous êtes retiré vous ai dit qu'est ce que je peux faire aujourd'hui de ma vie quelque part non je pense que ça s'inscrit en totale cohérence c'est à dire moi j'ai mené ce combat politique parce que je considérais qu'il y avait à travers le combat électoral la défense de la transmission qui s'imposait dans le mode de vie de notre culture de notre histoire

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bien sûr de nos valeurs et à côté de ça et bien je pense que la politique électorale n'est pas le seul levier par lequel on peut défendre et assurer cette transmission et c'est vrai que l'éducation en est une voie royale aussi et comme j'ai toujours été attirée j'ai toujours défendu le combat culturel et métapolitique je considère finalement que je reste d'une certaine manière dans cette même logique sauf que j'utilise une voie différente et que je crois complémentaires et non pas concurrentes