Médias en ligne : audition de l'Incorrect
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les parts respectives dans vos ressources de la publicité, des dons, du mécénat, des aides publiques ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Avez-vous reçu un don de 18 000 € du Fonds du Bien Commun en 2024 ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Avez-vous l'agrément CPPAP et bénéficiez-vous de la qualification IPG ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Combien de journalistes titulaires d'une carte de presse et combien de reportages terrain ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Avez-vous des liens formels avec des organisations politiques ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Avez-vous subi des fermetures de compte sur d'autres réseaux sociaux qu'Instagram ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Duc, vous êtes monsieur directeur de la publication de de l'incorrect. Je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation. Cette audition s'inscrit dans le cadre de notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête sur ce que nous avons choisi d'appeler les les zones grises de l'information dans l'espace numérique.
On reviendra peut-être pour définir un petit peu ce que nous qualifions de zone grise. une formule qui dessine un simplement un espace médiatique en pleine recomposition où les frontières traditionnelles entre journalisme, créateur de contenu, militantisme ou influence sontu pour une une partie des acteurs comme pour le public de plus en plus difficile à à tracer et parfois se se confondre. Quelques mots sur votre média.
Incorrect a été fondé en 2017 par des personnalités se revendiquant de la droite ou de l'extrême droite et proche, je crois, de Marion Maréchal. Il se présente lui-même comme un magazine ayant une ligne éditoriale entre droite et extrême droite assumant une rupture avec ce qu'il perçoit comme un un conformisme médiatique dominancee. Je précise tout de suite que ce qui nous intéresse ici Agè Svren et moi-même euh ce n'est ce n'est cependant pas votre ligne éditoriale, pas plus que celle des autres médias que nous avons auditionné ici, mais plutôt comme pour chacun des médias que nous avons euh entendu, nous interrogeons les leurs représentants sur le modèle économique d'un d'un média sur l'espace numérique, ses sources de financement, ses pratiques journalistiques, ses rapports aux plateformes numériques ou encore la façon dont il se positionne par rapport aux règles déontologique que que la profession s'est donnée à elle-même.
Ces questions se posent en effet avec une acuité particulière dans un contexte où la fragmentation de l'espace informationnel, les sorts des réseaux sociaux évidemment et et la crise du financement de la presse traditionnelle ont profondément redessiné les conditions de de production et et de diffusion de de l'information. Parmi les sujets que nous souhaitons aborder avec avec vous cet après-midi, plusieurs revêtes revêtes une importance particulière. Le premier concerne le modèle économique et et les conditions d'indépendance financière de de votre médias.
Je précise que nous avons posé exactement les mêmes questions à à tous les médias que nous avons auditionné. La transparence sur les modalités de financement d'un média est en effet fondamentale à une époque où selon les études de l'ARCOM, une forte proportion des citoyens exprime une défiance vis-à-vis de l'indépendance des médias craignant des influences soit d'origine capitalistique, soit de la part des pouvoirs publics. Nous posons ces questions sans arrière-pensée et encore une fois comme nous l'avons posé à à tous à tous ceux que nous avons reçu depuis quelques semaines.
Le le deuxième chemin de champ de préoccupation concerne la structuration radiactionnelle de votre média, le nombre de journalistes titulaires d'une carte de presse, la place du journalisme de terrain par rapport au commentaires et à l'opinion constituent ainsi des informations importantes. Ce n'est pas une question d'héropinion ayant évidemment toute leur légitimité, mais c'est crucial dans un contexte de fragilisation du modèle économique du journalisme et singulièrement de la production d'information originale. Le troisème sujet enfin que nous souhaitions aborder avec vous touche aux relations entre les plateformes numériques et et leurs algorithmes dont plusieurs autres médias nous ont déjà fait valoir les contraintes qu'il qu'il leur imposent.
Le pouvoir de modération des grandes plateformes, son opacité et ses effets sur la liberté d'expression sont en effet au cœur de nos interrogations. En l'occurrence, nous pourrons évoquer les suppressions que vous avez publiquement évoqué du compte Instagram de l'incorrect qui, je crois, a été rétabli il y a quelques jours. Enfin, nous pourrons revenir sur sur l'affaire de l'enregistrement impliquant Messieur le Grand et Cohen qui nous intéresse par le débat qu'il a suscité d'une part sur les propos enregistrés eux-mêmes, mais aussi d'autre part sur les conditions dans lesquelles l'enregistrement a eu lieu à l'insu des personnes concernées et par leur publication et l'exploitation par votre médias.
Euh avant de vous donner la parole pour un un propos luminaire, je vous rappelle qu'un qu'un faux témoignage devant notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 15 du code pénal. Je vous invite à apprêter serment à dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure, monsieur Duchon, je vous remercie. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt s'il y en a en relation avec l'objet de la mission d'information.
Non. Et enfin, je rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je vais donc vous laisser la parole et ensuite Agè Sévren et moi-même nous vous interrogerons sur des points euh que vous aurez peut-être abordé mais qui mériteront complément ou alors des points que vous n'aurez pas abordé.
Monsieur le directeur, monsieur le président, madameuratrice euh Sylvie Robert qui est Sylvie Robert qui est également rapporteur avec nous et retenu en séance qu'elle préside cet après-midi. Bon, on peut recommencer. Alors euh donc je vous remercie pour votre pour votre invitation.
Euh peut-être d'abord un mot euh sur le magazine. Donc comme vous l'avez dit, il a été fondé en septembre 2017. Euh il s'est donné comme ambition de participer euh au débat des idées euh et au traitement de de l'actualité culturelle.
Euh et c'est avant tout un magazine papier euh dont je vous ai ramené le dernier qui est une une avec Michel Webec Dantec par Welbec puisque c'était les 10 ans de la mort de Dantec et je voulais ramener non pas pour faire la promo mais parce que justement je trouve qu'il dit assez bien ce que nous voulons faire et en tout cas l'ambition que nous avons. Euh et donc c'est pour ça au début que j'étais un tout petit peu surpris de votre invitation que j'ai reçu la semaine dernière parce qu'elle il était précisé dans l'invitation que c'était pour les médias en ligne. Et donc on n'est pas bon on n'est pas strict un média en ligne puisqu'on est d'abord principalement de la presse écrite qui avont un site bien entendu et des réseaux sociaux mais qui servent plus à un support à notre magazine papier en réalité qu'à une diffusion indépendante.
Euh mais bon néanmoins, je suis quand même ravi d'être là puisque ça me permettre de de vous donner quelques points qui sont selon nous des vrais problèmes, en tout cas des zones grises de l'information au sens où je crois vous l'entendez. Euh d'abord les menaces les menaces directes que pès sur des médias comme le nôtre. Euh je voudrais vous en citer quelques-uns.
D'abord évidemment il y a les réseaux sociaux. Alors d'autres en ont déjà beaucoup parlé mais effectivement il y a quelques semaines euh Instagram nous a coupé du jour au lendemain notre compte. Donc je sais pas si vous savez comment ça se passe mais euh jour au lendemain vous allez sur l'application Instagram et vous avez simplement une notification qui vous dit que le compte est clôturé. euh avec quasiment aucune précision si ce n'est une raison qui tient en une ligne mais avec aucun fait euh qui s'y raccroche.
Donc pour tout vous dire, on sait toujours pas euh la raison qui a poussé Instagram à nous couper le compte. Vous pouvez une fois demander à ce qu'il revoit leur décision sans vraiment pouvoir étayer de fait pour pouvoir se défendre. Et donc nous en l'occurrence c'est ce qu'on a fait.
Donc c'était à peu près autour du 21 ou 22 mai et quelques jours plus tard, ils ont confirmé la suppression de ce compte. Euh donc dans un premier temps, on s'est dit que peut-être que la meilleure des stratégies c'était d'en réouvrir un, de redonner toute une série d'informations à la plateforme pour qu'elle voit bien que c'est bien nous en tant que médias qui avons ce compte-là. Ce que nous avons fait tout début juin, nous avons fait ce que nous n'avions pas fait la première fois, c'est-à-dire que nous avons payé la certification de Instagram en se disant que ce sera un niveau de sécurité supplémentaire. et ben on a bien été prélevé de cette certification et puis le lendemain nous avons à nouveau été supprimés.
Euh et donc là on a changé de stratégie, on a fait ce que vous avez certainement dû voir, je je crois. Euh nous avons alors nous avons tenté de les contacter parce qu'on a fini par trouver un numéro euh mais d'une personne qui nous a rapidement éconduit en nous disant que c'était pas son problème. Euh puis nous avons lancé sur nos propres réseaux les autres en particulier Twitter euh enfin X euh et ça ça a plutôt bien fonctionné.
Et puis nous avons demandé à notre avocat de d'envoyer une mise en demeure à MTA. Donc je ne sais pas laquelle de ces actions a fonctionné. Il n'empêche que pour le coup 72 heures plus tard, on récupérer bien notre compte.
En l'occurrence même les deux comptes. Euh mais ça c'est un vrai problème pour nous puisque euh ça peut tomber à n'importe quel moment. Or c'est un outil de diffusion qui est aujourd'hui très important.
J'ai j'ai lu ce matin dans le Parisien que pour la première fois les les réseaux sociaux étaient la première source d'information. Euh donc c'est un ça ça devient capital pour participer au débat des idées. Euh deuxième peut-être menace, ce sont les banques.
Alors ça peut paraître un peu surprenant euh mais pour une petite structure comme nous, enfin de toute façon pour toutes les structures, on peut pas travailler sans banque mais pour une structure comme nous c'est encore plus difficile. Été 2023, la banque conto en plein mois de juillet, même pour être plus précis, fin juillet a fermé notre compte du jour au lendemain. Alors là, c'est unilatéral.
Il nous donne 30 jours et il nous donne pas d'explication. En soit, ça respecte malheureusement la réglementation mais c'est impossible de travailler sans sans compte en banque. Et il a fallu en 30 jours dans une période estivale où les journalistes sont en vacances faire trouver d'abord une nouvelle banque qui accepte de nous ouvrir un compte et ensuite faire migrer tous nos prélèvements d'abonnement pour qu'il y ait pas de rupture.
Euh et donc ça ça a été extrêmement compliqué, c'est extrêmement préjudiciable. Euh et ça nous est arrivé deux fois puisque quelques mois plus tard, on avait un autre compte qui s'est aussi fait fermer. Alors depuis pour le moment euh euh nous avons des comptes en banque mais euh mais voilà, il y a un autre point qui est aussi euh qui se voit euh peut-être moins mais qui est très compliqué pour nous, c'est l'accès à l'information culturelle.
Euh aujourd'hui, les éditeurs euh les réalisateurs souvent ne nous permettent pas de voir ou de récupérer leurs œuvres avant la publication officielle qui nous permettrait nous de les euh de pouvoir en de pouvoir traiter de l'actualité. Je je vais vous donner simplement un exemple. Euh en septembre 2023 sur France Interre, le numéro 2 des éditions POL, donc Jean-Paul HCH euh avait dit euh "Le jour où j'ai donc je le cite le jour où j'ai appris que Geoffre Lejeun devenait le directeur du journal, j'ai cessé d'envoyer les services de presse de nos livres au JDD.
Déjà, nous n'envoyons pas nos livres à valeur actuelle, ni à ces revues un peu bizarres que sont l'uncorrect et d'autres on vit très bien sans eux." Quand un parti politique refuse de de à un média de couvrir ses meetings, toute la profession à juste titre, je constate que cette solidarité disparaît lorsqu'il s'agit de l'actualité culturelle. La logique est pourtant la même.
Cela entrave le travail d'information. Alors, je pourrais également vous citer tout ce qu'on reçoit des des attachés de presse dans le cadre par exemple de la diffusion des films euh qui nous répondent. Alors là, je citerai pas de nom parce que c'est des échanges de mail privé, mais je ne vais pas donner suite à votre demande.
Je pense que vous comprendrez pourquoi. Qui plus est, c'est un film qui nous est cher. Je vais essayer de préserver cela.
Je ne confirme pas votre inscription à cette projection ou encore désolé, nous n'avons plus de place pour vous. Et donc ça ça ne nous permet pas de de traiter de l'actualité culturelle correctement. Dernier point et je ça peut-être faire un lien avec votre propos introductif, monsieur le président, c'est Wikipédia. euh Wikipédia qui est enfin vous le savez évidemment quelque chose de très puissant dans la prescription puisque souvent les gens quand ils se posent la question de connaître quelque chose ou quelqu'un enfin d'abord ce Wikipédia Wikipédia ne ne permet pas le contradictoire sur les pages. que nous aujourd'hui, je pense que les premières lignes que vous avez lu sur notre média euh en tout cas font écho à cette page de Wikipédia que nous contestons et aujourd'hui à minimum, il ne nous laisse pas le la possibilité euh de pouvoir dire que nous nous définissons pas de cette manière-là.
Euh or cela nous pose un préjudice énorme puisqueévidemment euh cela n'est pas tout à fait à notre honneur. Donc ça c'était des menaces plutôt directes. Je voudrais rapidement parler de trois menaces indirectes qui aussi pèsent sur notre quotidien.
La première, je vais pas m'étendre parce que beaucoup en ont déjà parlé mais c'est les procédures Bayon. Euh on a très régulièrement des procédures à notre rencontre et puis très souvent des procédures bayon c'està dire des la méthode du filet dérivant. on prend un magazine complet puis on attaque tout et puis on se dit que il y a bien quelque chose qui va être retenu.
Alors je je précise là aussi parce que Wikipédia est trompeur à ce sujet. Nous n'avons eu aucune condamnation définitive euh à ce jour. Euh il y a aussi les le problème des points de vente puisque nous sommes un magazine papier.
Alors ça ça c'est moins en lien avec votre commission mais très régulièrement on se rend compte que ceux qui sont censés nous distribuer qui ont reçu le magazine ne le mettent pas en vente. Euh ce qui évidemment pose un problème commercial. Et puis dernier point peut-être les si vous avez déjà ouvert un magazine, nous n'avons quasiment aucune publicité puisque très compliqué pour nous d'en obtenir quand on connaît les méthodes des activistes comme les sippling giant qui harcèlent les marques qui éventuellement pourraient soutenir un un contenu enfin un média conservateur.
Donc je voilà ces différents faits je pense que ils ne sont pas propres qu'à nous et c'est pour ça que je me suis permis de vous en parler et ils sont d'autant plus je pense c'est important que le contexte général de la presse est à mon avis percuté par plusieurs choses au moins deux qui sont importantes pour comprendre notre situation et nos modèles économiques. La première, c'est qu'aujourd'hui, évidemment, depuis une dizaine, une quinzaine d'années, l'information n'est plus le monopole des médias. Et donc, elle s'est amplifiée en en quantité et elle a baissé, je pense, en en qualité, ce qui rend la situation pour nous très paradoxale.
C'estàd que je pense qu'il est d'autant plus important qu'aujourd'hui des médias puissent produire de l'information de euh de qualité, mais produire de l'information de qualité, ça coûte cher et c'est d'autant plus paradoxal qu'il faut le vendre dans un océan de gratuité. Donc ça c'est la première vague et la deuxième évidemment alors on en est coprémise donc je pense qu'on mesure pas tout encore mais c'est l'intelligence artificielle qui va venir percuter nos nos modèles puisque le l'intelligence artificielle va amplifier évidemment euh ce problème de de d'information au produits à bas coût et en illimité et va amener d'autres problèmes comme le le fait évidemment que le l'IA n'invente pas donc elle est bien aller chercher l'information quelque part qu'elle ne paye paye pas cette information euh et ça va amener un problème de hiérarchisation de l'information et donc de débat démocratique. Et d'ailleurs, je je crois il me semble que enfin je je que le Sénat a bien pris ce problème en compte puisque je il y a une un texte de loi qui une proposition de loi qui a été votée à l'unanimité je crois le le 8 avril à ce sujet et je suis très déçu que que l'Assemblée nationale n'ait pas emboîé le pas euh sous la pression il me semble des élus de du camp [raclement de gorge] central puisque sur le le patron du Figaro Alexis Brazet ce qui selon ces informations le pouvoir aurait tenté de monayer l'abandon de l'examen de texte à l'Assemblée en lien avec le dossier de la nationalisation d'Arcell ormitalé évidemment si cela était vrai me laisse sans voie et ensuite ils ont entravé le texte par une méthode bien connue en en en créant je crois 110 amendements ce qu' aurait rendu impossible lors de la niche parlementaire des des députés communistes de travailler ce texte donc un pour conclure un métier qui peut plus se rémunérer de ce qu'il crée finit par disparaî paraître donc le pluralisme aussi.
Donc je pense que là il y a un vrai enjeu à très court terme. Donc voilà donc réguler les zones grises ce n'est pas seulement à mon avis lutter contre la fausse information, l'ingérence ou inventer un label, mais c'est d'abord garantir à tout médiat un traitement équitable des décisions motivées et des voies de recours face à des acteurs privés devenus des points de passage obligés du débat démocratique. Je vous remercie.
Première question dernier semaine. Merci monsieur le président. Alors, je voudrais qu'on revienne un peu plus précisément sur votre modèle économique.
Quels sont les sparts respectives dans vos ressources de la publicité, des dons, du mécenat, des éventuelles aides publics et est-ce que vous bénéficiez ou vous avez bénéficié directement ou indirectement d'une aide financière importante de certaines personnes physiques ou morales ? Et si oui, lesquelles ? Merci.
Oui. Alors donc en 2025, pour la première fois, nous avons fait un exercice à l'équilibre. Euh et donc la répartition s'est faite de cette manière-là. 65 % de nos revenus viennent de nos ventes, 30 % de nos de dons et 5 % ce partage entre le partenariat et une subvention.
La subvention étant inférieure à 1 %. Quelle subvention ? Alors, elle a un nom technique euh le PFRP qui est la subvention pour les magazines au faible revenu publicitaires, justement.
D'accord. Euh [gémissement] donc évidemment euh 65 % les banques, 30 % les dons et 5 % le partenariat et plus la subvention. Vous pouvez détailler un peu euh les dons, c'est-à-dire détailler les dons.
Ben, qu'est-ce que vous avez en fait ? Quel type de don vous recevez ? Bah, en 2025 c'est 650 donateurs. 650 pour un don moyen de 200 € à peu près.
OK. au partenariat et donc les ventes euh évidemment euh c'est ça se partage entre de l'abonnement et la vente à l'unité sachant que que nous vendons en kiosque et donc c'est on vend plus aujourd'hui en papier encore que en numérique. pardon de me glisser dans euh vous confirmez ou vous démantez.
Au contraire, je crois justement c'est sur Wikipédia, on on fait référence à un une subvention un don de en 2024 pard en 2025 l'année précédente que vous auriez reçu du projet Péiclessè à hauteur de 18000 €. Est-ce que c'est exact ? Alors ce qui est exact, c'est que nous avons bien reçu un don de 18000 €.
N'est pas du projet Péiclessè qui est de d'une autre structure de euh de Pierre- Édouard Srain. C'est ça. Lié à Pierre- Édouard Sterrain.
Mais c'est pas le projet Péricl. C'est l'autre c'est l'autre structure de Jillon. Euh c'était le fond du bien commun.
Exactement. C'est le fond pardon le fond du bien commun. Ouais c'est ça.
Le fond du bien commun. Bien commun. Et depuis vous reçu à cet auteur là ?
Non non mais je vais être plus précis. Depuis nous n'avons plus reçu de don de Pierre et Dorster. Les aes financières alors physique ou moral.
Oui. Alors bah du coup pas en 2025 mais l'actionnariat l'actionnariat est principalement en réalité composé de Laurent Mescard. D'accord. euh et euh et qui effectivement a largement contribué euh à soutenir le média euh depuis sa création puisque à chaque fois qu'il y a eu un déficit jusqu'en 2025, c'est lui évidemment qui l'a qui l'a comblé.
Pas d'autre ? Non. D'accord.
Merci. Est-ce que votre média a l'agrément de la CPPAP et est-ce qu'il bénéficie de la qualification de publication information politique générale ? Et-vous nous détailler également l'ensemble des aides publiques dont vous bénéficiez éventuellement à ces titres ?
Oui. Euh donc on a bien le l'agrément et on l'a doublement puisqu'on l'a pour le papier, on l'a pour notre site internet et on est bien reconnu euh que je dise pas d'erreur IGP, non IPG pardon. Euh donc IPG euh donc oui euh et ensuite donc je vous l'ai dit tout à l'heure pour les pour les aides n touchons qu'une seule pour le moment euh qui est l'aide au faible revenu publicitair et donc chaque année euh comme alors j'ai plus le critère en tête exact mais il faut avoir un pourcentage assez bas de revenus publicitaires sur l'ensemble des produits.
On peut prétendre à pouvoir la toucher. Donc chaque année, en mai euh nous remplissons un dossier auprès du ministère de la culture et ensuite si j'ai bien compris comment elle fonctionnait, il y a une enveloppe globale qui est décidée dans le budget annuel et ensuite elle est répartie entre tous ceux qui ont droit à cette à cette aide. Et donc c'est donc la seule aide publique.
La seule Oui. En dehors en dehors du fait qu'on est CPPAP et que donc on bénéficie des tarifs de poste ou des choses comme ça ou de la TVA à 2 %. Très bien.
Combien de personnes contribuent régulièrement contenu de l'incorrect ? Combien disposent d'une carte de presse ? Et combien de personnes dans votre rédaction mènent des reportages de terrain ?
Est-ce que vous avez les détails ? Oui, merci. Alors, nous avons euh en interne euh nous avons cinq ETP euh donc cinq salariés dont quatre journalistes et quatre dont quatre qui ont la carte de presse.
Euh et après nous avons euh une dizaine de contributeurs plus ou moins réguliers et qui fait que quand on fait la somme à la fin pour faire un calcul en ETP, ça équivaudrait en tout en incluant les C de chez nous à 7 ETP. Et donc euh sur ces 7 ETP euh deux euh deux font euh produisent tous les moins reportage euh donc terrain euh qui sera publié dans le magazine et puis en fonction de l'actualité et des besoins, un ou deux journalistes supplémentaires couvriront d'autres d'autres événements. C'était quoi curiosité que je pose la question les derniers reportages terrain ?
Et ben c'était je vais vous dire ça tout de suite parce que vous dites que tous les mois bien sûr vous les vous l'avez pas en tête. Je connais pas le nom du bar où ça a été fait parce que c'est sur le jazz et donc c'était un lieu dans Paris de jazz car ouvert. Et donc l'idée de ces de ces reportages euh c'est de montrer une tranche de vie.
Donc on avait fait l'agriculture, on a fait on a envoyé deux journalistes sur un bateau de pêche pendant 24 heures. On a fait une morgue aussi. Euh donc l'idée sont des soit ce sont des tranches de vie, ce sont des lieux culturels.
Très bien. Je vais vous poser une dernière question. Est-ce que vous avez des liens formels ou informels avec des organisations politiques lesquels ?
Et quelle est la nature de ces liens ? Sinon, on a aucun lien avec une structure politique. Non, non.
Aucun aucun lien, je veux dire public, officiel, explicite, mais j'ai enfin Ah alors aucun lien formel, ça c'est évident. Après dans le cadre notre travail, il arrive parfois d'interviewer des personnalités politiques mais voilà, pas plus que ça. Non, je remercie.
Est-ce que vous en avez avec d'autres médias des liens ? Des liens formels des liens formels discussion euh on n pas de partenariat avec un quelconque média. Après, j'ai des journalistes à titre personnel qui font des piges ou qui travaillent pour d'autres médias mais pas mais il y a pas de contrecadre entre l'incorrect et un autre média.
Alors, par rapport aux réseaux sociaux, vous avez dans votre propos liinaire parlé de d'Instagram de la façon dont s'était déroulé à la fois la la fermeture de votre compte et puis la la réouverture quelques jours plus tard après un certain nombre de démarches que vous avez entreprises sans que vous sachiez quelle est celle qui a conduit la réouverture du compte. Est-ce que vous avez eu le même phénomène ça fermeture de compte sur d'autres réseaux sociaux qu'Instagram ? Non. y compris euh d'autres réseaux qui appartiennent à MTA.
Euh [gémissement] le Non non non, justement on était très surpris parce qu'on est bien sur Facebook euh par exemple et notre compte de Facebook n'a pas été suspendu et je tiens à dire parce que ça pas toujours été dit, il me semble dans les commentaires qui eu ce weekend que nous n'avons aucun contenu sur les dernières années suspendus. La plateforme nous a jamais dit ce contenu là ne respecte pas nos standards. On on parce que souvent c'est ce qui peut arriver.
On supprime ce Alors, je crois mais vous allez me confirmer ou m'inffirmer que que vous êtes sur euh X, Facebook, Instagram. Est-ce qu'il y en a d'autres TikTok ? Peut-être ?
Alors non, on a fait un court passage sur TikTok il y a quelques temps, je crois, mais euh mais ce n'est plus entretenu. Et pour vous, quel est le le réseau social qui qui sur lequel vous avez le le plus de d'audience ? Euh alors le plus d'audience c'est euh Twitter, enfin X du coup.
Ouais X euh c'est X. Après, je pense que le plus pertinent pour nous justement, c'est Instagram. Pourquoi vous dites pertinent ? parce que vraiment le le but premier c'est de traiter de l'actualité culturelle et euh et Instagram je pense le par sa manière de fonctionner euh et et la cible qui est présente, je pense que le plus euh avec la cible qu'on veut pr prioritairement pardon toucher.
Mais c'est vrai que quand on regarde alors je je vous posé la question mais j'avais regardé avant euh vous avez plus de 50000 abonnés sur Twitter et il me semble que c'est beaucoup moins sur sur Instagram. Oui, mais parce que pour deux euh pour deux raisons, je crois. La première, c'est que notre compte Twitter est bien plus ancien que notre compte Instagram.
Euh et de parce que en tout cas pour nous, nous nous est plus difficile d'obtenir des abonnés sur Instagram euh que sur Twitter. Est-ce que vous sentez entre les différents réseaux sociaux des politiques différentes en matière de mise en avant des informations que vous pouvez publier ? Ben alors pour tout à fait transparent, non.
Pourquoi ? Parce qu'en fait on a pas du tout de en interne je on a que des il y a que des journalistes en réalité. On n'a pas d'expert, on n'a pas de community manager.
Donc en fait aujourd'hui c'est vraiment on est vraiment un usage très artisanal. On maîtrise pas vraiment ce qui se passe sur les les réseaux. Donc parfois il y a des choses qui fonctionnent, parfois il y a des choses qui fonctionnent pas.
Euh malheureusement on ne sait pas vraiment dire pourquoi. Euh donc je je donc je sais enfin j'aurai pas de de réponse à vous à vous donner à cette question. Euh on va parler un peu de de de l'enregistrement que vous avez effectué et publié de Monsieur Le Grand et et et Cohen.
Vous l'avez diffusé d'abord sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'il a fait l'objet aussi d'un article dans le dans votre document papier ? Alors même pour être plus précis, ça a d'abord été un article sur notre site web.
Ouais. Et ensuite, nous avons publié sur les réseaux sociaux les vidéos. Sur tous les réseaux sociaux.
Euh oui, je pense je pense que oui oui sur je pense qu'on est à la fois Oui oui oui. Et est-ce qu'il a plus marché sur certains réseaux sociaux que sur d'autres ? Je sais pas. euh qu'on comprenne parce que ce ce cet enregistrement a été effectué sans l'accord des des des deux personnes concernées.
Comment s'est décidé en interne la publication d'abord l'enregistrement et ensuite la publication de cet enregistrement ? Est-ce que ça donnait lieu à un débat chez vous ? Alors d'abord, on n pas décidé de l'enregistrement puisque c'est quelqu'un qui enregistré quand même.
Oui, mais pas de chez nous. C'est quelqu'un qui nous a amené ces enregistrements. Euh donc Arthur de Vatrican a réceptionné qui est donc le directeur de la rédaction euh donc a reçu ces vidéos.
Ils ont évidemment travaillé ces différentes vidéos. Euh d'ailleurs, ça a été assez long d'abord parce qu'on a peu de moyens et peu de moyens techniques. Donc le temps de de bien comprendre, de bien analyser, de bien contextualiser euh ces vidéos.
Et une fois que tout ce travail a été réalisé, euh il m'a été présenté du coup la la demande de publication de ces de ce sujet et de ces vidéos. Et donc bien évidemment euh euh les questions qu'on s'est posé euh avant euh de les publier euh sont en réalité assez simples. Euh est-ce que euh les sujets que nous voulons publier sont bien d'intérêt général ?
Euh oui, me semble-t-il, compte tenu du débat que cela a amené derrière. Euh deux, est-ce que ce sont bien des personnalités publiques ? Euh et donc c'était bien un cas pour les quatre présents autour de la table.
Et trois euh est-ce que c'est bien un lieu public ? Et en l'occurrence en droit français un lieu public, c'est un lieu où tout le monde a accès et c'était bien le cas puisque c'était un resto. Alors tout tout à l'heure vous vous nous avez dit que sur vos cinq ETP, il y en il y avait quatre journalistes que par ailleurs vous étiez agréé CPPAEP et une reconnaissance d'IPG. vous placez bien dans un dans une activité de médias avec les qualifications et les techniques journalistiques.
Est-ce que vous reconnaz les reconnaissez les chartes euh existantes au niveau des des journalistes, que ce soit la la déclaration de Munique ou celle adoptée à Tunis en 2019 ? Bah en tout cas, on reconnaît toutes les chartes que le droit nous impose de reconnaître. Non, parce que celle de de Tunis dit clairement et celle de Munique le dit aussi assez clairement, peut-être en rentrant moyen dans le détail que le où la journaliste n'utilisera pas de méthode déloyal pour obtenir des informations, des images, des documents et des données.
Il ou elle fera toujours état de sa qualité de journaliste et s'interdira de recourir à des enregistrements cachés d'images et de son, sauf si le recueil d'intérêt général s'avère manifestement impossible pour lui. en en pareil cas euh est-ce que cette ce cette publication, c'est pas vous qui avez enregistrer mais la publication que vous avez effectué de de des propos de de monsieur le grand et et cohen vous semble correspondre aux obligations de la charte des journalistes. Euh oui.
Oui, parce que justement, je pense que ça fait longtemps que la critique de du service public sur la collusion avec certains partis politique existait et que c'était toujours détourné. Là aujourd'hui, on nous a les rushes ont permis de montrer que c'était bien manifeste et donc ça nous a paru pertinent euh de de le de le présenter ainsi justement parce que c'était une preuve que il y avait bien de la collusion entre deux journalistes du service public et deux deux membres d'un parti politique. Ma ma remarque portait pas sur le fond de l'enregistrement mais sur la méthode d'enregistrement à savoir que ça s'est fait au corps défendant des des deux personnes en question et que si je prends les documents qui engagent les journalistes, on on fait à savoir ces deux chartes, on fait clairement mention au fait que le recueil d'information ne peut se faire par des enregistrements cachés.
C'était sur la forme intéress qui avon ce n'est pas un journaliste qui est allé enregistrer mais une fois que la vidéo est chez nous l'action s'est posée de savoir si c'était suffisamment intérêt général pour le faire ou pas. Nous, on a estimé que oui. Et alors, je vais vous apporter du coup un deuxième élément puisque monsieur Cohen et monsieur Logrand ont porté plainte euh évidemment pour la diffusion de ces images là que du coup, ce qui est assez rare, nous avons été auditionnés par la police dans ce cadre là et que le juge d'instruction a estimé que il y avait justement pas suffisamment il y avait pas d'éléments suffisamment probants pour instruire l'affaire et que donc elle a été classée sans suite.
Je pense que si le l'inverse aurait été manifeste, je pense que nous serions aujourd'hui au tribunal. Si c'était à refaire, vous le referiez. Oui, d'autant plus que justement la question qu'on s'est posée, c'est est-ce que ça va amener à un vrai débat ?
Et je crois que l'histoire nous a montré que ça va amener à un vrai débat sur la question du service public. D'accord. De manière plus générale, au-delà de cette affaire, je voulais vous demander si vous aviez un comité d'éthique ou de déontologie interne bien entendu, voir un un médiateur un médiateur.
Euh est-ce que vous avez ça au niveau de de l'incorrect ? Alors non. Non mais pour une raison assez simple et pragmatique, c'est qu'aujourd'hui on une toute petite structure et que donc ce serait compliqué à mettre en place premièrement et deuxièmement pour le moment en tout cas ça n'a pas été le souhait des des journalistes qui travaillent.
D'accord. Question. Écoutez, merci.
On vous a envoyé aussi des questions par écrit, enfin avec des demandes de de réponse par écrit si vous pouvez bien sûr nous les faire parvenir. Bien entendu. Merci.
Agnès Evren