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ChroniquePure Politique· 28 mai 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Présidentielle : MÉLENCHON AU SECOND TOUR ? Oui, c'est possible !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39Chiffre
    « Le dernier sondage Odoxa qui donnait Jean-Luc Mélenchon à cette hauteur-là en 2022, était trois jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, qu'il s'était trompé de 6 points puisque nous avions fait 22 %. »
  • 3:03Chiffre
    « L’institut Odoxa chiffre, pour cette enquête, la marge d’erreur à 2,4 points. »
  • 8:56Chiffre
    « Le même échantillon de population sondé par Odoxa place en effet Jean-Luc Mélenchon en tête des personnalités politiques qui sont rejetées. Le candidat insoumis est ainsi repoussé par 69 % des sondés. »
  • 8:56Chiffre
    « Marine Le Pen n’est qu’à 53 % de rejet et Jordan Bardella à seulement 48 %. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Je me donne trois mois. Vous avez probablement vu ce sondage qui place Jean-Luc Mélenchon à 16 points. J’en appelle aux socialistes à terminer leur congrès, peut-être qu’il fait chaud mais il faut boire frais. Quand on est un parti démocratique, c’est long. On doit discuter, on doit débattre, on doit ajuster, on doit faire des consensus. C’est beaucoup plus facile quand à quatre dans un bureau on décide à la fois du programme, du candidat, et que ça descend. Certaines propositions de Jean-Luc Mélenchon sont dangereuses pour notre pays. C’est un duel Bardella -Mélenchon. Et face à ce duel, plutôt que se lamenter ou d’être apeuré, il faut agir. La course des petits chevaux de la présidentielle a commencé. Un sondage récent donne Jean-Luc Mélenchon en passe d’accéder au second tour.

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Mais il est pour l’instant le seul à être vraiment en campagne à gauche. Qu’en sera-t-il dans quelques semaines ? Les tortues pourraient bien rattraper le lièvre. C’est ce qu’on regarde dans ce numéro 151 du Bourbon de Serge.

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Jean-Luc Mélenchon peut-il accéder au second tour de l’élection présidentielle de 2027 ? Autrement dit, être l’adversaire de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ? La réponse est oui, comme vient de le confirmer un sondage Odoxa très commenté depuis deux jours. Réalisé pour Public Sénat et 20 titres de la presse quotidienne régionale, cette enquête s’est déroulée du 20 et 21 mai 2026. Et elle bouscule quelques certitudes. Édouard Philippe est en recul. Il perd 4 points par rapport au mois de mars. Dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon en gagne 4. Le premier est donné à 17 % d’intentions de votes, le second à 16 %. Les courbes sont donc sur le point de se croiser. Jean-Luc Mélenchon, pour sa quatrième participation à une présidentielle,

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serait enfin en mesure de franchir l’obstacle du premier tour. Il n’en fallait pas plus pour réchauffer le cœur de Mathilde Panot. Vous remarquerez une ambiance de travail aujourd'hui qui est assez agréable puisque vous avez probablement vu ce sondage qui place Jean-Luc Mélenchon à 16 points, c'est-à-dire à plus 4 points par rapport au dernier sondage Odoxa. Et si nous ne croyons pas, évidemment, aux sondages, nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer que le dernier sondage Odoxa qui donnait Jean-Luc Mélenchon à cette hauteur-là en 2022, était trois jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, qu'il s'était trompé de 6 points puisque nous avions fait 22 %. Et que donc on peut se demander à onze mois des élections présidentielles

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ce que ça veut dire d'être à ce niveau-là sur le score final que nous ferons. En tout cas, même les sondages n'arrivent pas à cacher la dynamique que nous avons. Et évidemment que nous déployons aussi dans cette Assemblée nationale pour montrer ce que nous ferons lorsque nous serons au pouvoir. La présidente des députés insoumis ne croit pas aux sondages. Mais un peu quand même quand ils sont bons. Les principales figures du mouvement ne sont pas en reste. Certains soulignent qu’en 2022, Jean-Luc Mélenchon était donné 6 points en dessous de son résultat final. Une façon de suggérer que le candidat insoumis a retrouvé son score de la précédente élection à onze mois du scrutin. Mais là, on est dans la spéculation.

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En revanche, il n’est pas interdit de dire que le chef de file des insoumis a peut-être déjà dépassé Édouard Philippe. Pourquoi ? Parce que les sondages comportent toujours une part d’incertitude statistique selon la taille de l’échantillon. Et l’institut Odoxa chiffre, pour cette enquête, la marge d’erreur à 2,4 points. Un écart qui change tout. Car il est possible que Jean-Luc Mélenchon soit à 18,4 % des intentions de vote et qu’Édouard Philippe ne dépasse pas les 14,6 %. Mais le raisonnement inverse est tout aussi recevable. Philippe pourrait être à 19,4 % et Mélenchon à 13,6 %.

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Autrement dit, la prudence s’impose. Les sondages indiquent des tendances. Ce sont des clichés de l’opinion, un peu flous, et dont la date de péremption ne dépasse pas les 24 heures. Mais même sans sondage, il n’était pas trop difficile d’anticiper le décollage de Jean-Luc Mélenchon. D’abord, parce qu’il est parti le premier en campagne. Mais non, me diront certains. Il y avait Raphaël Glucksmann. C’est ce qu’on avait cru comprendre. Nous étions dans l’erreur : le leader de Place publique fera connaître sa décision à la rentrée. Je me donne trois mois pour sillonner le pays et proposer ce nouveau contrat patriotique. Trois mois pour réunir ma famille politique. Tant de détermination ne manquera pas d’enthousiasmer les foules.

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Décidément, ce garçon a un talent insoupçonné pour se tirer une balle dans le pied à chacune de ses interventions. Du coup, certains de ses amis se demandent à quoi bon sortir un livre - qui s’intitule “Nous avons encore envie”, ça ne s’invente pas - et organiser un meeting le 13 juin à Aubervilliers s’il renonce à être sur la ligne de départ. Du côté de la gauche non mélenchoniste, on ne sent pas non plus le dénouement se rapprocher. Ce sondage m'interpelle surtout par la baisse d'Édouard Philippe. On nous présentait comme un duel inexorable entre Edouard Philippe et le Rassemblement national. En réalité, il y a une voie pour que la gauche réunie puisse accéder au second tour. Et moi, j'appelle celles et ceux qui ont boudé la primaire à pouvoir la rejoindre,

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notamment le Parti socialiste, mais pourquoi pas les insoumis. Si nous étions toutes et tous ensemble, comme nous l'avons été au moment du Nouveau Front Populaire, nous pourrions aussi accéder au second tour. Les insoumis se sont lancés, soit. J'en appelle aux socialistes à terminer leur congrès. Peut-être qu'il fait chaud, mais il faut boire frais et se dire que la primaire est peut-être le seul horizon possible pour avoir une candidature la plus large possible. C’est encore la faute des socialistes ! Mais ces derniers la jouent décontractés. On connaît les qualités de Jean-Luc Mélenchon à faire campagne. C'est un tribun qui est plutôt bon pour faire campagne. Moi je pense qu'il a de toute façon, ça ne remet pas en question ce qu'on a constaté partout,

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aux européennes, aux municipales et aux présidentielles précédentes, c'est que Jean-Luc Mélenchon a un plafond de verre au premier tour, premièrement, et deuxièmement, n'est pas en capacité de rassembler assez largement les Françaises et les Français pour dépasser le socle de la gauche qui est environ à 30 % et devenir majoritaire dans ce pays pour battre l'extrême droite, qui est, nous, notre priorité absolue. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Jean-Luc Mélenchon a voulu, peut-être pour couper l'herbe sous le pied d'autres candidatures de son camp, voyez Bally Bagayoko, qui commence à prendre de l'importance. Donc il a voulu, lui, partir très tôt en campagne pour imposer sa personnalité dans le débat politique. C'est son choix. Nous, on préfère travailler d'abord sur le fond.

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Le Parti socialiste est aujourd'hui en train de préciser son programme sur la base des 600 propositions issues d'un an de travail mené par Claude Ridel. On est en train, nous, d'amender, d'améliorer ce programme. On aura, nous les socialistes, un programme d'ici la fin du mois de juin et ensuite il servira de base de négociation pour négocier avec nos partenaires naturels. Et soit juste avant, soit juste après l'été, nous aurons nous aussi un candidat. Quand on a un parti démocratique, c'est long, on doit discuter, on doit débattre, on doit ajuster, on doit faire des consensus. C'est beaucoup plus facile quand à quatre dans un bureau, on décide à la fois du programme du candidat et que ça descend. Voilà. Donc forcément, ça prend moins de temps.

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C'est peut-être plus clair, plus “carré” comme il dit. Moi je trouve ça beaucoup plus vertical. Voilà pour la galerie. En coulisses, que ce soit chez les partisans de Boris Vallaud, le patron des députés, comme ceux d’Olivier Faure, le Premier secrétaire, on commence à se dire qu’il faut accélérer. Plus on tarde à désigner un candidat, plus Jean-Luc Mélenchon sera difficile à rattraper. La primaire de la gauche est prévue pour le 11 octobre. Une éternité. Olivier Faure cherche donc une solution de compromis qui permettrait d’embarquer les écologistes et qui pourrait séduire à la fois Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann. Autant résoudre la quadrature du cercle. Mais comme le disait Guillaume d’Orange, il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

7:38

Le PS en connaît un rayon sur le sujet. Si elle accélère le mouvement à gauche, la percée de Jean-Luc Mélenchon relevée par l’institut Odoxa n’affole pas le bloc central. 17 %, ce n'est pas non plus à avoir la présidence non plus, hein. Toutes choses gardées, vous savez très bien que les sondages, à quelques points près, peuvent faire qualifier ou pas au second tour. Donc à un moment je pense qu'il n'y a pas à plus parler là-dessus. Ça va être la campagne qui va nous permettre aussi de montrer à quel point certaines propositions de Jean-Luc Mélenchon sont dangereuses pour notre pays. Et je pense que c'est à ça que va servir la campagne dans les prochaines semaines. Et si la progression de Jean-Luc Mélenchon servait en fin de compte la candidature de Gabriel Attal ?

8:20

C’est l’enseignement du sondage que veulent retenir les partisans de l’ancien Premier ministre. Moi, vous savez, je n'ai pas à être inquiète ou préoccupée ou apeurée par les sondages. Les sondages, je les regarde bien évidemment avec attention parce qu'ils sont une photographie à un instant T de l'opinion publique pour l'année prochaine. Et cela rappelle tout simplement quelque chose que malheureusement nous savons et que nous espérons empêcher. C'est un duel Bardella - Mélenchon. Et face à ce duel, plutôt que se lamenter ou d'être apeuré, il faut agir, agir sur le terrain et sur le fond. Et c'est ce qu'on va faire avec Gabriel Attal, samedi lors d'un grand meeting. S’il semble que Jean-Luc Mélenchon puisse accéder au second tour,

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on voit mal comment il pourrait l’emporter contre le Rassemblement national. Le même échantillon de population sondé par Odoxa place en effet Jean-Luc Mélenchon en tête des personnalités politiques qui sont rejetées. Le candidat insoumis est ainsi repoussé par 69 % des sondés. En 11 mois, il peut certainement réduire ce capital d’antipathie. Déjà, le ton des interventions se fait davantage patelin. Les irritants s’effacent les uns après les autres. Mais Marine Le Pen n’est qu’à 53 % de rejet et Jordan Bardella à seulement 48 %. La marche reste donc haute pour Jean-Luc Mélenchon. La question de sa capacité à rassembler au second tour reste posée.

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Un clou que ses concurrents, à gauche, s’empresseront de marteler. Car pour barrer la route à l’extrême droite, il faudra aller chercher des voix au-delà des 30 % que pèse aujourd’hui la gauche. Merci d’avoir regardé cette chronique. Si vous l’avez appréciée, mettez un pouce et partagez-la. Et si vous n’êtes pas abonné à la chaîne, c’est le moment de le faire. Pour nous soutenir financièrement, c’est sur Donorbox que ça se passe. Vos dons constituent l’essentiel de nos ressources. Et ils sont déductibles à 66 % de votre impôt sur le revenu. On se retrouve lundi pour nouveau Pol’Express.