"On cherche à fracturer le pays" - La carte blanche de Rachid Temal sur les ingérences étrangères
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« elle elle est réelle puisqu'on l'a vu dans beaucoup de qu'est-ce que les ingérences étrangères »
- 0:35Invité politiqueFait
« on l'a vu déjà un peu dans la campagne Trump, on l'a vu sur le Brexit, on l'a vu même en 2017 en France, on l'a vu notamment avec les les croix de David et cetera et cetera »
- 1:09Invité politiqueFait
« ces puissances-là veulent finalement peser sur le choix démocratique »
- 1:42Invité politiqueFait
« les plateformes, les réseaux sociaux refusent d'être éditeur de contenu »
- 2:17Invité politiqueChiffre
« une fake news c'est 10 fois plus de clic qu'une vraie information »
Temps de parole
- Rachid Temal100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Euh mais tout d'abord, dans vos 3 minutes pour convaincre, vous souhaitez aborder la question des ingérences étrangères. Euh quel est le degré réel de la menace et et de ces ingérences en France ? D'abord, elle elle est réelle puisqu'on l'a vu dans beaucoup de qu'est-ce que les ingérences étrangères et moi j'ai été euh à l'origine et avec mon groupe socialiste au Sénat et rapporteur d'une commission enquête, c'est que jusqu'à maintenant, c'était les frontières. On se disait finalement on a les frontières, on les protège dorénavant notamment avec les plateformes, l'intelligence artificielle générative. L'idée c'est que le cerveau humain c'est une révion copernicienne que nous vivons.
Le cerveau humain va être dépassé et donc demain vous verrez des images, des photos, des faits et on pourra distinguer difficilement la rétake du faux. Alors on l'a vu déjà un peu dans la campagne Trump, on l'a vu sur le Brexit, on l'a vu même en 2017 en France, on l'a vu notamment avec les les croix de David et cetera et cetera. Il y a des puissances qui veulent fracturer notre notre pays et qui veulent influencer le le l'élection. Et je le dis parce que quelles sont les plus puissantes et les plus menaçantes puissante. Vous avez notamment par exemple la Russie, vous avez aussi d'un autre, on oublie souvent l'Azerbaïdjan.
Et donc c'est c'est ces puissances-là comme mais aussi les Américains de leur façon ces puissances-là veulent finalement peser sur le choix démocratique. Donc dans ce rapport-là qui a été adopté à l'unanimité donc gauche et droite au Sénat nous avons des propositions pour une politique publique. Alors le gouvernement a commencé à entendre puisque il y a une stratégie qui a été mise en place mais il faut aller beaucoup plus loin et notamment je le dis dès le plus jeune âge dans les écoles il faut aussi avoir une logique sur ce qu'est l'esprit critique. Vous avez cité la Russie, mais est-ce qu'il y a d'autres pays qui peuvent être menaçants Israël, le Qatar, l'Algérie ?
Oui, tous ces pays-là ont une stratégie d'un d'influence et d'ingérence en France. Bien sûr, quand vous lisez dans notre rapport, ils sont cités. Oui. Euh, il y a pas de problème parce qu'on peut avoir à la fois des parce que on peut avoir des relations économiques et en même temps avoir des logiques de d'ingérance. Et [raclement de gorge] juste si je d'un point, c'est que euh il faut avoir cela en tête et je le redis, la question première, ce sont les plateformes. Aujourd'hui, les plateformes, les réseaux sociaux refusent d'être éditeur de contenu. C'est-à-dire en gros, ils disent tout ce qui est et passe dans nos tuyaux, nous ne sommes pas responsables.
Ce qui est la différence avec un média, vous le savez bien ici. Et donc il faut changer cette législation là parce qu'il faut aussi ils soit aussi responsables de ce qu'ils font parce qu'on sait bien que ces plateformes là ce sont avant tout des boîtes qui vendent des qui vendent de la pub elles vivent sur la pub et qu'une fake news c'est 10 fois plus de clic qu'une vraie information et ça renvoie aussi à la question des médias à la question de la démocratie. C'est pour ça que je crois que c'est une question essentielle que nous portons nous les socialistes.
Rachid Temal