Enfants à la rue - "La guerre à l'indifférence" de la députée MC Garin à Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Pourquoi ce geste de dormir dans une école ?
- 2:30RelanceRéponse directe
Le maire LR du 2è arrondissement vous reproche de laisser occuper l'école. Réponse ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Comment expliquer 311 enfants à la rue à Lyon ?
- 7:30RelanceRéponse directe
L'État a augmenté de 150% les places d'hébergement. Suffisant ?
- 10:30OuverteRéponse directe
Expliquez les conditions de vie des enfants à la rue.
- 13:30OuverteRéponse directe
Les communes font-elles assez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Marie-Charlotte GarinFait
« j'ai fait des questions écrites au gouvernement j'ai fait des questions orales au gouvernement les interpellant le MI après-midi »
- 6:00Marie-Charlotte GarinChiffre
« les chiffres de l'UNICEF au niveau national c'est 2822 enfants je le rappelle »
- 7:00Marie-Charlotte GarinFait
« le budget sur l'hébergement d'urgence il a jamais été aussi haut »
- 9:00Marie-Charlotte GarinChiffre
« une place d'hébergement d'urgence c'est 10000 € »
- 11:30Marie-Charlotte GarinFait
« on a une ville qui est pleinement mobilisée qui va au-delà de ses compétence et qui aujourd'hui comprend que moi je dorme dans cette école pour alerter le gouvernement »
- 14:30Marie-Charlotte GarinFait
« la mise à l'abri l'hébergement d'urgence c'est une compétence de l'État et c'est inscrit dans la loi qu'un toit c'est un droit »
- 15:30Marie-Charlotte GarinFait
« on a des collectivités qui poussent les murs qui occupent des écoles qui aident qui mettent des gymnases à disposition »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur BFM Lyon pour Lyon politique l'émission qui prend le temps de discuter des des sujet qui vous concerne avec comme tous les les jeudis soirs Lionel fav bonsoir Lionel bonsoirigo directeur de la rédaction de Mac de Lyon et notre invité Marie-Charlotte Garin député les écologistes du rô merci d'être avec nous bonsoir On c'est un liyon politique un peu particulier parce que vous le voyez on est devant l'école mano donc on est dans le le 3è arrondissement de Lyon ici où vous avez décidé c'est un geste fort de dormir ici avec les enfants les familles et les parents d'élèves qui occupent cette école pour mettre des des enfants à l'abri pourquoi déjà question toute simple pourquoi ce geste ce geste comme vous l'avez dit qui est assez peu courant on va dire c'est rare que une députée vient dormir dans une école moi je viens dormir dans l'école ce soir pour alerter alerter le gouvernement qui nous a refusé des moyens supplémentaires pour l'hébergement d'urgence mais aussi alerter l'opinion publique et moi j'ai bien envie de dire que ce soir on vient faire la guerre à l'indifférence se dire que les personnes les plus vulnérables les enfants qui dorment à la rue on est là en fait pour montrer que ces situations existent qu'aujourd'hui ce sont des collectifs des parents d'élèves des profs qui se mobilisent pour palier l'absence de l'État sur ce sujet qui refuse de mettre de l'argent pour mettre à l'abri des enfants on y reviendra justement mais ça veut dire que les alertes j'ai envie de dire classique notamment sur les bands de l'Assemblée elles suffisent plus aujourd'hui moi ça fait 1 an qu'à l'Assemblée nationale j'ai tout essayé donc j'ai fait des questions écrites au gouvernement j'ai fait des questions orales au gouvernement les interpellant le MI après-midi j'ai aussi passé des amendements qui ont même été votés par des députés de tout bord politique donc j'ai voté de la majorité dont ceux de la majorité j'ai voté en commission des finances il y a 10 jours la création de 10000 places d'hébergement d'urgence le 493 est tombé et aux surprise ces amendements n'ont pas été retenus par le gouvernement alors on va y revenir je me permets quand même de vous poser la la question même si on va revenir sur le fond du de la problématique plus longuement mais on est quand même sur un un coup de comme politique avec avec cette nu vous allez passer dans l'école ça fait je l'ai dit ça fait des mois qu'on alerte le 17 octobre encore pour la journée de lutte contre la précarité on a fait une conférence de presse avec la fondation abapierre il y avait combien de journalistes il y avait deux journalistes spécialisés des questions de précarité et de logement aujourd'hui ce soir on a quasiment toute la presse locale qui est là on a aussi des médias nationaux et peut-être qu'enfin on peut un peu alerter sur cette situation donc c'était le bon choix agir pour moi si il faut agir pour visibiliser cette question je le Faisel alors pierre Oliver le maire LR du 2è issement mais aussi le chef de fil de l'opposition reproche à Grégor douset de vous laisser occuper cette école qui relev responsabilité de de la mairie est-ce que vous comprenez ce cette attaque pour moi il se trouve que Pierre Oliver rajoute de l'indécence à l'indignité et j'ai envie de lui dire que s'il a envie de se mobiliser sur la question des enfants à la rue ma porte est ouverte moi je travaille avec des personnalités politiques de tout bord sur cette question aujourd'hui vous avez le soutien du maire de Lyon Grégory douset de toute l'équipe municipale ce soir lors de ma conférence de presse il y avait l'jointte Sandrine au solidarité qui a rappelé l'action de la ville qui a rappelé que les villes ont attaqué l'état parce que justement l'état n'agit pas assez et qu'aujourd'hui on se retrouve effectivement avec une ville qui met à disposition son patrimoine municipal pour éviter que des enfants dorment dehors alors c'est pas l'idéal tout le monde le reconnaît dormir dans une école dormir dans un gymnase c'est pas des questions c'est pas de l'hébergement d'urgence ça mais on fait quoi C gens les laisse à la rue sinon donc on a une ville qui est pleinement mobilisée qui va au-delà de ses compétence et qui aujourd'hui comprend que moi je dorme dans cette école pour alerter le gouvernement et leur dire vous ne mettez pas les moyens sur la table aujourd'hui aujourd'hui il il y a 311 enfants donc sur toute la métropole c'est les chiffres de du collectif jamais santoi qui dorment donc à la rue comment vous l'expliquez comment on explique qu' a 311 enfants qui dorment à la rue aujourd'hui à Lyon et dans sa métropole on parle de 311 enfants à Lyon et les chiffres de l'UNICEF au niveau national c'est 2822 enfants je le rappelle parce que c'est une indessence dans un pays comme le nôtre qu'on est 2822 enfants qui dorment à la rue ces chiffres ils s'expliquent mais par une politique de casse sociale ces dernières années du gouvernement quand on touche au RSA quand on touche aux aides sociales quand on touche au chômage aux retraites quand on ne met pas d'argent sur les aides alimentaires mais évidemment qu'on a de plus en plus de gens qui dorment à la rue quand on expulse les gens de plus en plus en fait c'est mathématique alors et l'ironie dans tout ça c'est qu'aujourd'hui le budget sur l'hébergement d'urgence il a jamais été aussi haut mais parce que la situation n'a jamais été aussi catastrophique dans notre pays donc ce que vous dites c'est que l'État n'en fait pas assez pourtant la préfecture a augmenté de 150 % le nombre de places en l'espace de 5 ans donc même là ça suffit plus ça suffit plus et un collectif comme jamais sans toi se retrouve à occuper les écoles dès le mois de septembre alors qu'avant c'était quelque chose qui se faisait beaucoup plus tard dans l'hiver et je pense qu'il faut vraiment avoir l'honnêteté de reconnaître que les moyens mis sur la table sont inédits il y a jamais autant d'argent sur l'hébergement d'urgence ça vous le reconnaissez de la je le reconnais de la part de la préfecture je l'ai reconnu sur les bands de l'hémicycle même hier devant le ministre du Budget je le reconnais hier ils nous ont donné 6 millions sur un amendement des écologistes pour le budget ils nous ont donné 6 milons million pour 2023 une place d'hébergement d'urgence c'est 10000 € donc mathématiquement ça nous fait combien de plac ça nous en fait 600 on vient de dire à Lyon qu'on avait 300 enfants à la rue al leors donner 600 places d'hébergement d'urgence au niveau national évidemment que c'est insuffisant nous ce qu'on demande c'est que les moyens soient mis sur la table que ces moyens ils soient à la hauteur de la crise dans laquelle nous sommes aujourd'hui vional alors vous avez fait référence au fait que le 493 a éliminé votre amendement permettant de créer 10000 nouvelles places d'urgence ces 10000 c'est un chiffre symbolique vous l'aviez évalué budgeté c'était quelque chose de réalisable oui très clairement ce chiffre des 10000 on l'a pas inventé on l'a pas sorti du chapeau et c'était au-delà de la symbolique c'était le chiffre en fait qui nous a été recommandé par la fondation abépierre par la Fédération des acteurs de la solidarité qui disent que en gros aujourd'hui on a une crise de l'accueil une crise du logement mais qu'en attendant on a des gens qui dorment à la rue et aujourd'hui on a des travailleurs sociaux sur le territoire qui partent en marude pour aller voir les personnes qui sont à la rue et n'ont pas de solution à leur proposer donc on se retrouve avec un système absolument terrible de hiérarchisation par le pire donc on fait le tri entre bah voilà vous votre enfant il a 1 an et 3 jours donc il sera pas hébergé en urgence mais s'il a moins de d'un an il va pouvoir être hébergé donc tous ces chiffres les 10000 ce que nous disent les professionnels sur le terrain c'est que ça permettrait d'apporter un peu d'air dans le fonctionnement actuel et mettre à l'abri au moins en priorité les publics les plus vulnérables donc c'est pas un chiffre sorti du chapeau c'est vraiment un chiffre qui a été sourcé avec les personnes qui sont en première ligne alors il y a une intervention que vous avez fait circuler sur les réseaux sociaux vous interpellez le gouvernement en disant c'est une honte donc pour vous c'est un choix délibéré pour moi c'est un choix politique en fait le quoi qu'il en coûte le gouvernement a été en capacité de le faire il y a très très récemment et aujourd'hui il refuse d'appliquer un quoi qu'il en coûte dans ce pays aucun enfant ne dormira à la rue donc c'est un choix politique on va pas dire l'argent il y en a on choisit comment on le distribue mais on ne peut pas dire que le gouvernement ne sait pas puisqu'il est alerté et par le et par les parlementaires et par les associations les collectifs les parents d'élèves tout le monde alerte les collectivités aussi pourant rien est fait c'est on va parler du rôle des communes juste après mais c'est aussi une promesse quand même de Grégory dous qui voulait zéro enfants à la rue au cours de son mandat aujourd'hui force de constater qu'à Lyon là c'est loin d'être le cas la preuve ici avec l'école Mazen on est en plein cœur de Lyon parce qu'on fait face à une situation de précarisation de la population énorme donc forcément on a de plus en plus de gens à la rue et ça c'est structurel c'est lié au contexte comme je viens de le dire mais parce que si le gouvernement n'aide pas les collectivités à lutter contre le sensabrisme puisque le gouvernement ne prend pas sa part et dit NON NON tout va bien rien circuler vousz dit ils prennent leur part notamment 150 % de plus en 50 an oui mais ils font pas à la hauteur des besoins dire que on va faire le strict minimum en fait c'est quoi faire assez faire assez c'est il y a plus d'enfant qui dorment à la rue un jour mais ce jour ça doit être maintenant parce que 2822 c'est trop h donc zéro enfant la rue alors juste pour parler vraiment du du fond expliquez-nous dans quelles conditions vivent aujourd'hui les enfants qui sont à la rue et qui sont hébergés euh quand les parents d'élèv les aid dans des écoles comme cell de mazno là et sachant que quand on parle de ces enfants là on parle pas de toutous ceux qui n'ont pas de solution bien sûr d'extrême urgence dans les écoles très concrètement ça veut dire que après l'école on va peut-être aller dans les structures de la ville justement pour aller manger à peut-être avoir une douche avoir un repas chaud après on vient à l'école et très souvent ça veut dire qu'on va sortir un matelas des tapis gym et cetera et qu'on va dormir là avec ses parents alors ureusement il y a la solidarité qui s'organise donc il y a des parents d'élèves des enseignants qui se mobilisent qui laissent pas ses enfants tout seuls qui s'assurent que les repas sont préparés parfois qui vont aller chercher des couettes des vêtements chauds pour que on puisse apporter un minimum de dignité un minimum de confort et le lendemain matin bah le réveil sonne à 7h et puis à 7h45 il faut disparaître puisque l'école n'est pas censée être un lieu d'hébergement d'urgence vous aussi d'être rel loger dans des écoles pour les enfants qui sont avec leurs camarades de classe souvent oui il y a des enfants qui comprennent pas qui se disent bah pourquoi est-ce que moi je reste à l'école dormir et il y a les enfants qui ne dorment pas à l'école qui demandent à leurs parents bah pourquoi est-ce que mon camarade il dort à l'école alors la force du collectif qui se crée dans chaque école pour soutenir les familles c'est que ça permet le dialogue et queil y a des enfants qui viennent parfois dîner avec leur petits camarad et discuter mais c'est incompréhensible et en fait si on a honte de l'expliquer à un enfant pourquoi son camarade dort dans l'école c'est bien que ça devrait pas arriver donc qu-ce que vous demandez aujourd'hui pour eux concrètement et parce qu'on on on sent bien que c'est un problème plus global que celui du logement aujourd'hui c'est aussi une une façon de plus s'insérer finalement dans la vie dans la vie sociale ce qu'on demande aujourd'hui c'est de faire face à l'urgence vraiment c'est un petit pansement qu'on demande c'est 10000 places d'hébergement d'urgence c'est se dire on arrête de bricoler avec des bouts de ficel on arrête d'avoir des gosses qui savent pas la semaine prochaine s'ils pourront encore Dormir comment est-ce qu'on va gérer les vacances scolaires donc 10000 places d'ébergement d'urgence le temps de pouvoir mettre les travailleurs sociaux un peu en sécurité aussi dans leur manière d'exercer leur travail qu'ils aient plus de moyens et après on continue le travail de fond comme vous le dites sur la question de l'accueil et la question du logement on a un vrai souci avec la question on construit pas assez de logements sociaux aujourd'hui en France parce qu'en fait l'état n'applique pas la loi les collectivités ne bâtissent pas assez oui sauf qu'à lon il y a rappelle que la préfet du rô a repris la main justement sur sur neuf communes alors très concrètement pour revenir sur le rôle là parce que on parlait des de la ville de Lyon tout à l'heure est-ce que les communes elles on font un ass ville Orban c'est 300 places du patrimoine municipal pour l'urgence Lyon c'est 350 est-ce que c'est véritablement c ça mais c'est surtout plus que ce qu'elle devrait faire à la base enfin rappelez que la mise à l'abri l'hébergement d'urgence c'est une compétence de l'État et c'est inscrit dans la loi qu'un toit c'est un droit d'accord mais est-ce qu'il faut à chaque fois se défausser sur C'est la faute d'un tel c'est la faute d'un autre quand on sait l'urgence et quand on parle là vous justement vous le dites de de vie humaine et d'enfants qui dorment à la rue je vais vous dire les le gouvernement a refusé d'aligner la dotation aux collectivités sur l'inflation donc il leur donne pas assez de moyens pour déjà faire les compétences qu'elles sont censées mettre en place et en plus on leur dit nous on va pas prendre nos responsabilités face aux enfants qui dorment dehors donc vous aussi débrouillez-vous mais on vous donne pas plus de moyens de le faire là on a des collectivités qui poussent les murs qui occupent des écoles qui aident qui mettent des gymnases à disposition des gymnases qui du coup ne servent pas pour leur activité principale pour les rivrins à côté hein tout ça c'est des sacrifices que les collectivités font elles sont au maximum elles donnent tout ce qu'elles ont tout le monde tout le monde travaille en bonne intelligence sur le terrain ça soit les collectifs les associations les collectivités mais il faut les moyens de l'État derrière vous avez fait un lien direct entre ce problème et la crise du logement mais que fait la la mairie de Lyon et la métropole puisque on sait que les professionnels de l'immobilier alerte depuis un moment sur le manque de disponibilité à moyen terme avec des permis de construire qui chutent alors il y a d'autres raisons comme la hausse des taux et cetera et cetera mais pour l'hébergement d'urgence mais aussi les logements sociaux est-ce que la métropole et la mairie et les bailleurs sociaux en font assez sur Lyon on a des collectivités avec les écologistes qui ont été élus depuis 2020 qui qui mettent qui ont mis les bouché doubles mais qui se retrouvent à devoir rattraper le retard structurel de 20 ans d'inaction ou de 20 ans on se disait qu'on pouvait ne pas obéir complètement à la loi donc là le travail il est fait mais on rattrape pas un retard de 20 ans en claquant des doigts et il y a une attention particulière je le sais qui est mise aussi à l'accès à la propriété pour les foyers les plus modestes je pense au bail Réal solidaire par exemple tout ça ce sont des leviers qui sont actionnés mais évidemment ça se fait pas en claquant des doigts donc en attendant la solution d'urgence c'est l'hébergement d'urgence alors bar Charlot al pardon Lionel je vous propose qu'on accueille Juliette Murtin venez rejoignez-nous marichard Garin restez avec nous donc vous êtes membr du comité jamais sans toi et précisément sur l'école Mazen déjà qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les sur les les familles qui sont hébergé ici alors dans l'école il y a une famille qui est hébergée depuis le 2 octobre avec trois enfants dont un bébé de quelques mois seulement ouais donc les les conditions dans lesquelles ils vivent aujourd'hui c'est les conditions que vous vous direz qu'elles sont indécentes ou comment vous c'est des conditions c'est extrêmement rudimentaire on les fait dormir quasiment à même le sol sur des petits tapis de Jean tout fin depuis depuis plus d'un mois avec un bébé non c'est pas des conditions satisfaisantes c'est ils vivent dans un petit gymnase d'école dans lequel ils peuvent entrer à 18h30 et ils doivent ressortir à 7h30 du matin ils sont toute la journée dehors à avoir froid c'est non c'est des vraiment c'est l'hébergement d'extrême urgence alors Marie Charlotte Carin on l'a entendu en cause l'état est-ce que vous vous avez le sentiment de palier à ces manquements de l'État bien sûr on fait office de d'ber de d'ébergement d'urgence officieux on sert à ça oui et notre présence est de plus en plus bien accepté on va dire et là on est à Lyon mais ce n'est pas qu'un phénomène lyonnais il y a aussi des écoles occupées à d'autres endroits comme à Neville par exempleoui cette année alors dans la métropole lyonnaise il y en a un peu partout effectivement à ville urbane à ne ville il y en a d'autres qui vont occuper dans les semaines qui viennent et de partout en France juste parlez-nous de vous votre rôle comment vous le voyez c'était un peu une évidence pour vous de d'aider de venir en aide à ces familles qui sont dans le besoin qu' on pas de toit et qui dorment là aujourd'hui on le voit dans dans le froid dans les rues je pense que quand on est memb en fait la différence les membres de jamais sonans toi pour eux les enfants qui sont à la rue c'est pas un vague chiffre dont ils ont entendu parler par voix de presse c'est une réalité qui s'est incarnée à un moment pour eux c'est ce qui fait qu'il son rentrer dans le connectif ça peut être des enseignants qui découvrent euh halluciné que un de leurs élèves dort dehors ça peut être des parents d'élèves qui vont se rendre compte que les camarades de classe de leurs enfants n'ont pas de maison et à partir de là souvent ça commence par de l'action directe des mettre à l'abri chez soi essayer de de prévenir autour de soi et puis ensuite en général on se faère en comité de soutien sous la bannière de jamais sans toi ouais donc ça ce que vous dites aussi c'est que ça implique des sacrifices pour vous c'estàdire que Lionel le disait justement vous piez peut-être les manquements et pour vous c'est des sacrifices avec vos familles vos proches vos soirés c'est des sacrifices permanents et c'est pas du tout une partie de plaisir on le fait parce qu'il faut le faire parce qu'il y a rien d'autre en fait mais moi je travaille à temps plein je suis maman solo venir dormir à l'école c'est pas quelque chose qui m'arrange clairement et c'est le cas de beaucoup de gens autour de moi qui qui milite qui œuvre toutes les nuits qui amène des repas qui donneent de l'argent alors ils en ont pas beaucoup pour des des choses qui devraient être prises en charge par l'État vous vous avez l'impression que la situation elle empire là elle empiré ces dernières années oui c'est de pire à pire les occupations d'école durent de plus en plus longtemps ell commencent de plus en plus tôt là il y a beaucoup des écoles qui ont occupé dès septembre ou début octobre ce qui s'est d jamais vu et c'est extrêmement inquiétant parce que là ça va aller en sempirant forcément dans les semaines qui viennent on est très inquiet et juste une dernière question le le fait que le la problématique soit soit plus plus large que juste les centr-villes de certaines grandes communes comme Lyon ça montre que la problématique aussi des des personnes sans toit elle est globale elle est là à notre échelle elle est départementale et et métropolitaine mais elle est aussi nationale oui tout à fait il y a des réseaux jamais sans toi qui se montent un peu partout y compris dans des petites villes juste rappelez-nous les chiffres pour finir du nombre d'écoles actuellement dans la métropole qui sont occupées 10 écoles pas 10 établissements scolaires il y a un collège et dans quelques jours on sera 12 dans quelques jours 12 12 établissements scolaires merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions merci mariecharlotte Garin merci Lionel merci à vous de nous avoir suivi pour cette
Marie-Charlotte Garin