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Podcast / conversationyoutube.com· 22 août 2023 56 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Maxime Laisney (député LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous présenter votre parcours succinctement ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Commençons par la restitution : quelles réflexions retenir de cette journée sur le futur énergétique français ?

  • 8:35OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous en dire plus sur vos sujets de travail en tant que député ?

  • 17:59OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le grivoltaïsme et quels problèmes pose-t-il ?

  • 22:51OuverteRéponse directe

    Les entreprises construisant des centrales nucléaires prennent-elles en compte les risques climatiques ?

  • 27:50OuverteRéponse directe

    Êtes-vous confiant sur la capacité à construire des renouvelables suffisamment rapidement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:36Maxime LaisneyFait
    « Souvent on a dans l'idée le mix électrique qu'on confond avec le mix énergétique et comme on a beaucoup de nucléaires en France on est persuadé que toute notre énergie ou quasiment est décarbonée alors qu'en vérité deux tiers de notre consommation d'énergie en France c'est des énergies fossiles »
  • 5:28Maxime LaisneyFait
    « La question qui se pose maintenant pour nous c'est plutôt quelle centrale combien pendant combien de temps et à quelles conditions de sûreté »
  • 30:24Maxime LaisneyFait
    « Le PDG de Framatome dit à l'heure où on parle on ne sait pas produire en série les pièces maîtresses que sont la cuve et le couvercle pour des problèmes physiques »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

0:05
Locuteur

bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur la chaîne humaine je suis Adrien Fabre économiste du climat au CNRS et aux sirène et président de l'association global Roady subvention advocate je mène une série d'interviews notamment auprès d'universitaires et d'élus pour comprendre leur travail et obtenir leur réaction sur les mesures de redistribution mondiale défendues par mon association bonjour Maxime lainney et merci d'accepter cet entretien pour le podcast de la chaîne humaine bonjour nous sommes à l'école de physique des Houches pour une conférence d'une semaine sur une approche scientifique des enjeux sociétaux cette conférence mêle responsable de politique au fonctionnaires journalistes et scientifiques vous faites partie de la catégorie des élus pouvez-vous présenter votre parcours succinctement alors mon parcours je t'ai élu député en juin dernier et avant ça j'ai été 15 ans instit donc professeur des écoles avec essentiellement des élèves de CE2 un boulot que j'ai adoré j'étais en parallèle militant politique en faisant quelle partie alors à la France insoumise et avant ou partie de gauche que j'ai contribué à fonder fin 2008 avec Jean-Luc Mélenchon et une poignée d'autres voilà et donc j'ai pour habitude pour de dire que avant la politique c'était 90% de montant libre puisque je bossais et maintenant c'est 90% de montant tout court mais ok alors notre entretien s'articule en trois temps premièrement restitution de la conférence deuxièmement synthèse de votre activité de député troisièmement question sur des politiques de redistribution mondiale

1:46
Non speech

[Musique] [Applaudissements] [Musique]

1:53
Locuteur

commençons par la restitution aujourd'hui nous avons assisté à une matinée d'échanges sur le futur énergétique français pouvez-vous nous résumer des réflexions de cette journée nous dire ce que vous en retenez alors ce que j'en retiens alors d'abord j'ai appris certaines choses il y en a un certain nombre que je connaissais parce que pour travailler sur les questions d'énergie par exemple j'avais déjà pas mal travaillé le rapport de RTE sur les futurs énergétiques 2050 alors la version résumé la synthèse en 60 pages et pas le gros volume en 1000 pages pour l'instant et pareil j'avais des gens entendus un petit peu Sophie Mourlon de la donc voilà ce que j'ai retenu pour moi ce qui est j'ai retenu et ce qu'il faut retenir à mon avis c'est ce problème cette première chose importante c'est que souvent on a dans l'idée le mix électrique qu'on confond avec le mix énergétique et comme on a beaucoup de nucléaires en France on est persuadé que toute notre énergie ou quasiment est décarbonée alors qu'en vérité deux tiers de notre consommation d'énergie en France c'est des énergies fossiles et donc il y a un premier enjeu majeur qui est de dégager ces deux tiers d'énergie fossile le plus rapidement possible et le deuxième aspect et puis j'en dirai un troisième le deuxième aspect c'est que il y a un objectif de sobriété qui est très important puisque en fait il va falloir non seulement des carbonées mais en plus diminuer notre consommation globale d'énergie de pareil de un bon tiers parce que passer de à peu près 1600 terawattheure par an à en gros 950 TT donc il y a un gros objectif de sobriété qui implique de mon point de vue un grand débat avec tous les citoyens parce qu'en fait la question c'est de savoir dans quelle société on veut vivre en 2050 parce que c'est quand même vertigineux quoi les efforts de sobriété à faire et le troisième aspect que je retiendrai et ça a bien été montré par Thomas Veyrand que de RTE c'est que RTE a travaillé sur 6 scénarios de mix électrique donc à l'horizon 2050 2060 trois dans lesquels il y a pas de nouveau nucléaire 3 dans lesquels il y a du nouveau nucléaires et que quel que soit ces scénarios il y a des défis technologiques et industriels et que tous a priori sont possibles mais avec des avantages et des inconvénients qui sont différents et que donc il y a des options techniques sur la table et après il y a des choix politiques à faire et là aussi je pense que ça passe par un grand débat citoyen mais qui arriverait pour moi forcément après le premier débat sur la sobriété d'accord alors juste pour cadrer là quand on dit passage de 1600 à 950 terawater en 2050 c'est la stratégie nationale bas carbone c'est aussi quelque chose qui est sur laquelle la nups est d'accord oui alors oui alors c'est pas forcément quelque chose la nups ça a été fondé en 13 jours et 13 nuits après ouais ouais après les présidentielles et pour attaquer les législatives donc je suis pas sûr qu'on soit allé à ce niveau de détails quand on a négocié les 600 mesures communes et les 30 la trentaine qu'on a mis de côté précisément parce qu'elle faisait pas forcément à corps complet au niveau de LFI ça fait longtemps qu'on travaille sur les questions d'écologie de planification écologique de lutte contre le changement climatique de scénario 100% renouvelable donc on sait approprié déjà il y a un petit moment ces éléments là mais certains des rapports dont on parle sont assez récents malgré tout donc on est moi qui travaille sur les questions d'énergie avec d'autres collègues et de climats on est justement un peu en train de remettre l'ouvrage sur le métier de ce de repasser ses rapports à la moulinette et de précisément dans les six scénarios RTE et les trois où il y a pas de nouveau nucléaire ce qui est reste notre option on voit bien qu'il y a cet effet falaise des des centrales nucléaires existantes qui vont donc une bonne partie va avoir 60 ans ce qui était la durée technique et encore au-delà de la durée technique de départ donc qui vont arriver à 60 ans dans les années qui viennent et que donc il y a un enjeu si on fait pas de nouveau nucléaire et si les EnR se développent pas au rythme où il faudrait ce qui est quand même le plutôt la trajectoire il y a un enjeu à maintenir des centrales existantes et donc la question qui se pose maintenant pour nous c'est plutôt quelle centrale combien pendant combien de temps et à quelles conditions de sûreté quoi voilà donc on avait déjà un avis sur la question mais on retravaille actuellement sur ces questions là y compris dans le cadre de la du débat sur la loi de programmation énergie climat qui devra arriver à l'automne mais c'est intéressant qui a un accord sur un large spectre du champ politique sur le fait qu'il faille réduire la demande entre maintenant et 2050 oui alors je pense que dans l'hémicycle au-delà de la nups il y a il y en a enfin pour en gros vers la droite et l'extrême droite de l'hémicycle ou même les questions de sobriété sont pas encore acquises je pense qu'à l'intérieur de la nups la gauche on a compris que de toute façon il va falloir diminuer la la consommation d'énergie globale en même temps que les émissions de gaz à effet de serre après c'est tellement vertigineux que pour l'instant personne sait comment attraper ça et évidemment c'est pas très c'est pas très populaire dans l'électorat parce que en plus régulièrement ces questions de sobriété elles sont caricaturées et on nous dit à vous voulez revenir à la bougie quoi alors que non et tiens un des enseignements ce matin de Thomas Veyrand qui disait ces objectifs de sobriété sont abisseaux et en même temps ce serait pas revenir au mode de vie de 1970 donc et là pour le coup c'est d'autres scénarios qui ont pas été présentés ce matin mais qui me semblent intéressant parce qu'ils sont complémentaires c'est ceux de l'ADEME l'ADEME a défini quatre scénarios justement du moins sobre ou enfin du plus sobre au moins sobre et eux c'est pas des scénarios de mix électrique forcément c'est justement des scénarios de type de société dans laquelle on a envie de vivre voilà avec plus ou moins de dépenses d'énergie en fonction de est-ce qu'on est-ce qu'on finit par agir sur la rénovation énergétique des bâtiments sur la réduction du temps de trajet domicile-travail etc ça fait une bonne transition avec la deuxième partie parce que vous travaillez sur ces sujets en tant que député

8:31
Non speech

[Musique]

8:35
Locuteur

faire des affaires on fouit notre âme comme les déchets qu'on enterre notre aveniront des experts donc pouvez-vous nous en dire plus sur vos sujets de travail et bien mes sujets alors je suis il faut savoir qu'à l'Assemblée nationale il y a 8 commissions permanentes on est membre d'une commission en particulier moi c'est la commission des affaires économiques qui traite donc quatre sujets il y a les entreprises en général l'agriculture le logement et l'énergie et donc on est 10 du groupe elle est finie pèse dans cette commission et moi par la force des choses je me suis intéressé aux questions d'énergie puisque en juillet dernier il y avait le premier texte qu'on a été amené à examiner à l'Assemblée c'était la loi de pour le pouvoir d'achat et sur 20 articles il y en a 10 qui concernaient l'énergie et donc sur lesquelles ma commission avait été saisie donc j'ai dit bon bah allez il faut quelqu'un s'y mettre donc je m'y suis mis et puis en fait assez vite il y a eu la loi le projet de loi sur les énergies renouvelables qui a commencé à être examiner en commission je crois en décembre et qui a été finalement voté fin janvier début février et puis ensuite il y a eu le projet de loi sur le nucléaire et qui vient d'être voté la semaine dernière au milieu il y a eu la commission d'enquête sur la perte de souveraineté énergétique de la France et donc voilà moi je me suis dit je vais me spécialiser dans un sujet pour réussir à en parler intelligemment voilà donc avec sur le bilan peut-être qu'on fait nous sur sur les énergies renouvelables alors ça peut paraître contradictoire parce que nous on continue de dire qu'on croit un scénario 100% renouvelable à l'horizon alors jusqu'ici on disait 2050 on voit bien que comme on prend du retard sera peut-être 2060 bon et pourtant on a voté contre le projet de loi du gouvernement pour deux raisons majeures la première c'est que alors eux prétendent qu'il y a de la planification nous on prétend que non c'est pas ça de la planification et que d'ailleurs ils ont introduit un quasi droit de veto des mers sur en particulier la présence d'éoliennes sur leur commune et que donc à la fin on remplira pas les objectifs de développement des de des renouvelables avec le système de planification que eux ont mis en place et deuxièmement et pourquoi ils n'ont pas mis en place précisément parce que ils comptent sur le ce qu'on appelle nous la main visible du marché c'est à dire des contrats de gré à gré entre des opérateurs privés ou entre des opérateurs privés et des collectivités et qu'on va se retrouver avec des centrales photovoltaïques et des éoliennes pour le coup partout y compris même quand le maire est pas d'accord quoi donc à la fin pour ces deux raisons majeures on a voté d'autres mais bon contre le projet de loi sur les énergies renouvelables alors qu'on souhaite atteindre le mix à 100%.

et sur le nucléaire on a voté contre aussi pour la raison que j'indiquais au début enfin il y a plein de raisons mais la raison majeure c'est qu'on est contre la relance d'un nouveau programme nucléaire à la fois pour des questions structurelles liées au nucléaires que sont l'approvisionnement en uranium la question des déchets la question de ce qu'on appelle de la prolifération c'est-à-dire la capacité à faire des bombes nucléaires avec les produits issus du nucléaire civil et aussi pour des questions conjoncturelles de nous on fait l'analyse que en fait la filière nucléaire aujourd'hui sans doute n'est pas capable de produire des nouveaux réacteurs et en plus pas dans les délais nécessaires pour affronter le réchauffement climatique externe il y aura si le programme qui est engagé se fait il y aura le premier réacteur nouveau réacteur il sera peut-être en fonction en 2040 c'est à dire que on a un objectif de de décarbonate totalement l'économie en 2050 bon bah on y arrivera jamais quoi à ce rythme là donc nous on dit c'est pas le bon vecteur pour affronter le changement climatique et en plus c'est par résilient au changement climatique puisque les cours d'eau vont être de plus en plus chauds donc ça va être compliqué de rejeter l'eau qui a été réchauffée dans les réacteurs pour faire vite dans ses cours d'eau les cours d'eau ont de moins en moins d'eau donc on a plus cette eau pour pouvoir réchauffer et et au niveau des pour tout ce qui est central en bord de mer hier pour le coup c'est Gilles Ramstein qui nous a fait un exposé assez précis là-dessus si le niveau des mers il monte d'un mètre d'ici 2100 et 2100 c'est l'horizon de fonctionnement de centrale qui serait mise en service en 2040 et ben même les centrales en bord de mer il y a un risque de submersion etc donc voilà pour toutes ces raisons là on est aussi voté contre le projet de loi sur le nucléaire alors avant de revenir sur le nucléaire sur les renouvelables moi je suis pas spécialiste vous avez dit que le projet de loi introduit enfin la loi qui a été votée introduit un droit de veto des mers et quand même temps il pouvait on pouvait chanter de pouvoir des maires avec des contrats de réagré donc comment je peux technique usé de la faire simple en fait il y a le donc dans la loi qui a été votée ce qui a été acté c'est que les collectivités enfin les mairies donc les conseils municipaux puissent définir sur le territoire de leur commune ce qu'on appelle des zones l'accélération c'est à dire des zones ou prioritairement on va pouvoir développer alors dans le texte c'est marqué des énergies renouvelables en vérité tout le monde comprend qu'il s'agit essentiellement des éoliennes en général les panneaux photovoltaïques les gens sont pas spécialement opposés mais il y a une espèce de de trucs viscéral contre les éoliennes donc donc voilà sauf que en termes de planification il y a des objectifs de développement des EnR qui se qui sont pas encore actées puisqu'ils vont être décidés peut-être dans la loi de programmation énergique climat de cet automne qui vont être défini nationalement comment dire décliner régionalement ensuite à l'échelle départementale et d'ailleurs cette loi a créé un nouveau statut qui est un référent préfectoral des ENR et après le rôle de ce référent préfectoral ce serait de faire la somme de toutes les zones d'accélération qui ont été identifiés dans grand département et avec les avec les mers et de regarder si ça colle aux objectifs départementaux et après il y a un système d'alerte entre ce référent préfectoral et les maires pour dire bon bah là on n'a pas vous avez pas identifié suffisent des zones suffisamment grandes pour qu'on atteigne nos objectifs de ENR donc il faut faire mieux sauf que ça s'arrête là c'est à dire si les maires disent bah non nous on a décidé qu'on ferait qu'on a on va pas agrandir la zone d'accélération ou même qu'on va pas en mettre du tout il y a rien pour les obliger à le faire donc déjà ça veut dire que avec la valve des mers on n'est pas sûr de réaliser les objectifs mais à côté de ça la le cette loi propose de développer ce qu'on appelle les pipiers les Power purchase greement c'est des contrats de gré à gré qui se font déjà un peu en France mais beaucoup dans d'autres pays et qui permettent à des producteurs privés de d'énergie et d'énergie renouvelable là dans le cas présent de contractualiser par exemple avec un acteur privé lui qui consomme de l'énergie donc je sais pas une entreprise là dans la vallée de Chamonix qui a besoin qui a besoin d'électricité et qui voudrait que ce soit fait avec des renouvelables peut contractualiser avec engie ou je sais pas qui qui a aussi une branche renouvelable et donc engie va décider d'installer des panneaux ou des éoliennes à proximité de l'usine et ils vont avoir un contrat où ils vont négocier le prix du kilowatt-heure et alors ça pour nous ça pose deux problèmes principaux le premier c'est qui a plus de il y a plus de péréquation tarifaire à l'échelle nationale c'est-à-dire que plus les acteurs vont être gros les acteurs privés qui vont consommer de l'énergie plus ils vont être gros plus ils vont pouvoir passer des contrats avantageux avec les producteurs d'énergie pour avoir des des tarifs bas et si vous êtes trop petit en fait non seulement soit vous allez payer cher soit en fait ça va intéresser aucun aucun producteur d'énergie de le faire avec vous donc il y a cette rupture d'égalité le prix d'électricité devrait être le même en fait à l'échelle nationale et il y a un deuxième aspect c'est qu'il y a une accaparement du territoire aussi sur un mode privé de parce que cette fameuse entreprise de la vallée de Chamonix qui veut installer des panneaux et ben contractualiser avec un autre acteur privé qui va dire bah oui je les mets là et où est-ce que la puissance publique là-dedans elle a pu donner son avis alors je comprends mieux le sens de votre question en fait ce qu'il faut avoir bien compris c'est que les zones d'accélération identifiées par les mers c'est bien des zones d'accélération c'est à dire que si pour le coup c'est la puissance publique qui décide d'installer des éoliennes de manière prioritaire il faut que ça se mette là mais ça peut aussi se mettre ailleurs c'est une raison supplémentaire pour laquelle enfin moi je les ai appelés les zones d'aquabon à quoi bon identifier des zones si à la fin dans ces zones 1 on n'est pas sûr qu'il y a des ENR et deux on n'est pas sûr qui se développe en dehors de ces zones donc voilà nous on a qualifié le texte d'usine à gaz et malheureusement j'ai peur d'avoir raison quoi alors qu'est-ce que vous préconisez pour accélérer le développement des éoliennes alors des éoliennes et des énergies renouvelables en particulier et et avant de répondre j'en profite pour pour redire que pour nous l'impératif premier c'est la sobriété et qu'on ne souhaite pas couvrir la France d'éolienne et de panneaux photovoltaïques et d'ailleurs on s'est battu contre ce qu'on appelle la grivevoltaïsme c'est-à-dire le fait de mettre des panneaux photovoltaïques dans les champs parce que si ça doit se faire ça doit se faire des conditions qui permettent de maintenir de l'agriculture et de maintenir la souveraineté alimentaire parce que là ce qui est proposé dans le texte justement c'est de mettre des panneaux photovoltaïques partout donc y compris à la montagne y compris dans cette très belle vallée de Chamonix on pourra se retrouver avec des panneaux partout sur les sur les coteaux là sur les versants moi qui me la montagne j'ai pas très envie d'y voir des des panneaux non plus donc nous on propose de développer malgré tous les énergies renouvelables mais que ce soit la puissance publique qui s'en occupe plutôt que la main visible du marché sur les panneaux photovoltaïques on aurait aimé qu'un amendement soit gardé qui prévoyait que il y a une obligation de couvrir les toits parce que il y a une étude de l'ADEME qui dit si je dis pas de bêtises parce que ça commence à être un peu ancien dans mon esprit qui dit que déjà si on couvrait tous les toits en fait on serait pas obligé de mettre des panneaux ailleurs on aurait une production d'électricité qui serait qui serait conséquente quoi donc il y avait ça après on est le seul aspect ou qu'on trouvait favorable dans le texte c'était le développement de l'éolien offshore donc en mer ou là il faut il faut faire il faut faire des efforts en termes de filière industrielle et pour que ça aille plus vite mais c'est vrai que l'éolien offshore ça produit beaucoup d'électricité et de manière beaucoup plus régulière que l'éolien sur sur la terre donc ça c'était le seul truc à peu près positif de ce texte voilà un petit peu je sais pas si j'ai bien répondu alors je vais reposer des questions pour préciser notamment des questions sur ce que vous venez de dire la grille voltaïsme qu'est-ce qu'il faut ce problème parce qu'a priori on met des panneaux solaires à je sais pas de mettre du sol ce qui permet de faire de l'ombre pour faire pousser je sais plus quel type de plantes ou même mettre de l'élevage alors justement tout le problème est dans 2m du sol parce que ce que nous dise les acteurs du secteur c'est que de mettre de sol ça coûte cher et donc puisque ça coûte cher on va plutôt les mettre plus bas et donc si on les met plus bas pour le coup on se retrouve avec des difficultés à faire de l'élevage et à faire de la production de la production alimentaire voilà et il y a un vrai défi ça c'est ma collègue Aurélie trouvée qui est ingénieur à Grenoble et qui économiste et qui était chef profil avec moi sur ce texte qui dit qui rappelle enfin qui rappelle qui qui dit aux Français que la France si on retire le vin qui est une production agricole et en fait importatrice net dedans et alimentaire chaque année en fait on n'est pas souverain d'un point de vue alimentaire en France donc il faut quand même avoir ça à l'esprit donc il y a un enjeu de protection des terres agricoles d'abord pour nourrir la population avant de produire de l'énergie donc moi je suis pas je suis pas contre la grille evoltaïs mais je dis voilà faut regarder vraiment à quelle condition et là aussi il y a des conflits d'usage comme il y en a sur l'eau par exemple il va y avoir des conflits d'usage des terres des terres arables mais par exemple on n'a pas voté contre et au contraire on a encouragé tout ce qui est panofoltaïques sur des des terrains alors je sais plus comment on appelle ça mais par exemple tous les délaissés autoroutiers tout ce qui se trouve aux abords des autoroutes ou de toute façon on fera rien ni de l'élevage ni poussé des légumes bon bah c'est vrai autant mettre des panneaux quoi tout sur les anciennes décharges sans doute qu'on fera pas grand chose bon bah autant mettre une centrale photovoltaïque ça produira d'électricité et on aura réussi à faire quelque chose d'intéressant de ces sites qui sont qui sont condamnés et c'est la même chose sur la méthanisation par exemple je sais que moi-même j'ai des des amis militants qui moi je suis élu en Seine-et-Marne et qui est un territoire dans sa partie ouest qui est très urbanisée mais tout le reste qui est très rural et les les méthaniseurs se multiplient et et moi j'ai des copains des copines qui qui se battent contre ça parce que en fait un méthaniseur ça peut être très mauvais si on a décidé de consacrer toute une partie des terres agricoles juste pour alimenter le méthaniseur mais c'est il y a un truc qui est vrai aussi c'est que le biogaz ça va sans doute être une énergie nécessaire le biométhane pour assurer un mix électrique 100% renouvelable puisque 100% renouvelable ça veut dire aussi 100% variable variable plutôt intermittent c'est le par exemple et donc il va falloir développer ce qu'on appelle des flexibilités c'est à dire des façons de contrer la variabilité quand il y a pas de vent quand il y a pas de soleil comment on fait et ben faut qu'on ait une ressource pilotable où il est plus qu'à appuyer sur un bouton pour produire de l'électricité on aura sans doute besoin des du biométhane pour ça donc moi je suis pas contre les méthaniseurs mais là aussi le diable est dans les détails c'est de quelle taille et le méthaniseur comment est-ce qu'il est approvisionné etc d'accord et l'autre question que j'avais c'est sur les éoliennes en fait le principal frein au développement des éoliennes en France c'est tous les recours juridiques les gens les mers qui veulent pas d'éoliennes devant chez eux qu'est-ce que moi j'ai pas trop suivi ça mais je pensais que la loi du coup avait été faite pour justement éviter ces ralentissements qu'est-ce que vous proposez pour accélérer donc le déploiement des là-dessus pour le coup le texte a fait le job et c'est ce qui était enfin c'est comme ça qu'il a été présenté et et c'est ce qui c'est ce qui est dans la loi quoi dans la loi sur les ENR il y a vraiment les outils pour réduire la possibilité de recours pour les citoyens et accélérer les procédures administratives voilà donc ça c'est bon dans la loi c'est fait quoi je sais pas si nous on aurait fait ça parce que là aussi je pense qu'en fait on peut il faut pas chercher à faire contre les gens donc je sais pas s'il faut réduire les voies de recours ou s'il faut au contraire essayer d'impliquer les gens à la base par exemple il y a alors ça c'est ma collègue Clémence guetter elle qui est pas dans la commission des Affaires écho mais dans la commission Développement Durable qui était chef de fil aussi on était quatre à chaque fois on essaye d'avoir deux hommes de femmes qui étaient chefs de fil sur ce texte qui parlait de ce qu'on appelle les démarches paysagères et en fait des fois pour lancer un programme d'éoliennes ou de panneaux photovoltaïques mais on pourrait imaginer sur d'autres sujets les acteurs publics locaux organisent des réunions publiques avec les citoyens où ils ont fait travailler des cabinets sur à quoi va ressembler le paysage dans quand on aura fait tel projet ou si entre si on doit choisir entre deux options entre l'option a l'option B bah voilà à quoi ça va ressembler et en fait souvent le fait de prendre le temps avec les gens de regarder les avantages des inconvénients ça permet de dégonfler les résistances et ça permet d'avancer quoi et c'est une petite formule que qui m'est venue en fait depuis dimanche après-midi je suis arrivé là c'est peut-être qu'il vaut mieux perdre un petit peu de temps à l'allumage et essayer d'embarquer une majorité dans dans la bonne direction plutôt que de vouloir imposer des choses et du coup de multiplier les résistances et à la fin on va pas plus vite quoi voilà vous avez parlé de de problèmes liés au changement climatique et comment ça peut impacter la production nucléaire avec l'assèchement des cours d'eau qui posera des problèmes pour le refroidissement des centrales le long des cours d'eau avec le problème de la subversion pour les centrales qui sont au niveau de la mer mais les gens qui les entreprises qui construisent des centrales nucléaires prennent tout ça en compte donc quand elle construisent une centrale au bord de la mer elles prennent en compte le fait que l'eau va monter de 1 m voire plus parce qu'elles prennent une marge d'erreur donc elle réhausse la centrale ou mettre une digue devant donc a priori enfin est-ce que c'est vraiment ça le fond du problème moi je pense que c'est le fond du problème et vous avez parlé de marge d'erreur précisément pour les nouveaux réacteurs la première tranche de enfin la première paire de nouveaux réacteurs qui seraient construit dans le dans le programme de relance là ça serait un bon lit en Normandie le maître d'ouvrage n'a prévu qu'un mètre de marge par rapport au risque de de d'augmentation du niveau des mers moi je sais pas dire si c'est suffisant et je sais même pas si quelqu'un peut dire si c'est suffisant on paraît pas très prudente voilà encore une fois j'ai le Rammstein hier il disait le jour où toute la calotte glaciaire du Groenland a fondu c'est une augmentation de 7 m du niveau des mers à l'échelle du globe et bon alors c'est pas pour après-demain pour 2500 voilà voilà j'avais pas tout à fait l'échelle de temps mais l'échelle de temps d'une centrale celle qu'on va construire encore une fois on espère qu'elles vont fonctionner jusqu'en 2100 donc il va quand même cette passer des trucs avant ça le précédent de Fukushima c'est quand même alors évidemment c'est un séisme sous-marin qui entraîne un tsunami qui noie les réacteurs et les circuits de refroidissement et qui et qui finit par le fait que ça explose on aura sans doute pas exactement le même scénario en France mais il faut se souvenir qu'ils avaient construit une digue alors sans doute n'était-elle pas nécessaire mais de leur point de vue ils avaient fait ils avaient fait le nécessaire pour prévenir ce risque donc voilà moi je suis un petit peu inquiet quand même et je suis pas sûr qu'une digue suffisait je suis pas sûr qu'on prenne les marges de précaution nécessaire d'accord mais est-ce que vous êtes confiant sur le fait qu'on arrivera à construire des productions de des renouvelables suffisamment rapidement pour faire face à la décarbonation et à l'électrification des usages bah c'est un défi clairement il y a alors je crois que ça ça peut aller beaucoup plus vite que les que le nucléaire en termes de en termes de production c'est à dire on sait faire des éoliennes on sait faire des panneaux voltaïques même si nous on les achète en Chine parce qu'on a fermé l'entreprise photowed qui les fabriquée en Isère mais donc puisqu'on a su le verre il y a pas si longtemps je pense que ce serait pas trop une difficulté là j'ai rencontré plein de de gens qui travaillent au CEA et qui travaillent là-dessus donc on sait faire et après la question c'est moyen c'est les mettre aux beaux endroits effectivement faire tomber les résistances locales quand il y en a sur le nucléaire je suis plus inquiet parce que en France ça fait un moment qu'on a pas su construire un réacteur qui fonctionne flamant ville c'est déjà 12 ans de retard un budget multiplié par 6 et on nous dit déjà que en fait on va le mettre en fonctionnement et puis qu'au bout d'un moment on va quand même l'arrêter puis regarder où est-ce qu'on en est avec la cuve et avec le et avec le couvercle et puis peut-être et puis peut-être changer le couvercle au bout d'un moment mais la cuve on sait déjà que en fait ça se change pas et le bilan des EPERS dans le monde il est pas terrible on en a fait deux en Chine à taillehan il y en a un qui a été arrêté pendant plus d'un an et la Chine a décidé de continuer dans le nucléaire mais en se séparant de la technologie de l'EPR en Finlande au kiloto ça a démarré avec 12 ans de retard et il a été mis il a été remis en service donc il y a je sais plus il y a quelques mois c'est pas loin d'un an mais il n'était pas encore à sa puissance maximale il vient tout juste il y a quelques semaines d'arriver à sa puissance maximale le dernier projet il est en Angleterre il est pas encore dans les retards de Flamanville mais je crois qu'il a déjà deux ans de retard il commence à accumuler les surcoûts bon et là ce qu'on le programme de relance qui est prévu pour moi c'est un programme de prototype parce que là on parle même pas de le perdre on parle de l'EPR 2 alors qui est qui est

29:39
Non speech

[Musique]

29:41
Locuteur

présenté comme une version simplifiée donc plus simple à construire on imagine mais moi j'ai eu l'occasion d'interroger le PDF le PDG d'EDF et le PDG de Framatome le PDG d'EDF admet qui reste un certain nombre de milliers d'heures d'ingénierie pour terminer juste de le concevoir par ailleurs il dit moi je m'engage à en faire six mais pas plus parce que pour l'instant j'ai pas sûr d'y arriver et le PDG de Framatome dit à l'heure où on parle on ne sait pas produire en série les pièces maîtresses que sont la cuve et le couvercle pour des problèmes physiques parce que quand vous construisez un couvercle de réacteur c'est des millions de tonnes d'acier voilà le temps que ça refroidisse il y a des phénomènes de convection le carbone se retrouve pas dans les mêmes densités à des niveaux différents de cette de ce couvercle et donc vous avez des fragilités potentielles donc voilà alors on parle moi je dis qu'il y a pas moins de défis techniques et technologiques sur le sur le nucléaire que sur le que sur les renouvelables après il y a quand même les défis sur les renouvelables c'est la question de des composants et des terres rares dont on a besoin pour les fabriquer hier on a vu des graphiques ou effectivement la courbe d'exploitation du cuivre bah oui dans un certain nombre de dizaines d'années il y en aura plus où il y en aura beaucoup moins et un cuivre qui sera plus difficile à exploiter qui sera de moins bonne qualité donc tout ça ça s'anticipe ce sera beaucoup plus cher en fait et ce sera plus cher voilà et tout ça et ça sente ici à l'échelle internationale c'est à dire que moi je souhaite pas construire mix électrique et énergétique pour la France qui soit juste franco-français qui s'intéresse pas à ce qui se passe ailleurs c'est sinon on construit un mix énergétique qui pompe sur la reste du monde et qui fait que les autres peuvent pas en faire autant ça m'intéresse pas nous on a toujours été internationaliste et on va le rester voilà donc il y a des défis c'est sûr et ce qui est urgent c'est de se mettre au boulot en fait alors si elle est fille la nupet ça arrive au pouvoir en 2027 est-ce que vous allez arrêter la construction des 6 réacteurs nucléaires ou est-ce que vous vous dites on va perdre trop de temps si dans la décarbonation si on arrête un truc qui a été déjà engagé sans avoir construit suffisamment de renouvelables de l'autre côté jusqu'ici le programme alors pas UPS puisque pour le coup à l'intérieur de la épaisse ça ça fait débat sur le projet de loi sur nucléaire les communistes ont voté pour les écologistes comme nous ont voté contre les soci reste à la fois ce sont abstenus à l'Assemblée mais bon ils ont hésité longtemps entre les entre le l'abstention et le hello contre donc je parle que et les filles nous à cette étape on reste contre la construction de nouveaux réacteurs après faut regarder en 2027 ou est-ce qu'on en sera mais 2027 c'est seulement dans 4 ans c'est je reviens ce que je disais juste avant je pense que en fait la conception de l'EPR 2 sera pas terminée et framatum sera toujours pas faire les pièces donc ce sera pas forcément perdre du temps que de dire bon bah stop et on met le paquet sur les EnR quoi alors l'an prochain auront lieu les élections européennes la France insoumise c'était déjà les propositions qu'elle souhaite défendre en priorité lors de la prochaine mandature bah alors il y aura évidemment des des questions sur fin des des propositions sur tout ce qui est lutte contre le changement climatique évidemment donc la question de l'énergie là dedans je re-développe pas tout ce qu'on a déjà dit mais on va plutôt essayer de convaincre nos partenaires européens d'aller dans le sens encore une fois nous ce qu'on propose pour la France on pense que c'est plutôt bon pour tout le monde et donc c'est ça qu'il faudrait faire après il y a évidemment des objectifs de de justice sociale et de redistribution aussi sans doute entre entre les pays parce qu'à l'intérieur de l'Union européenne il y en a qui sont plus ou moins riches il y a des enjeux démocratiques je pense par exemple à la question de l'indépendance de la Banque centrale européenne alors ça peut je dis démocratique et je parle de la banque mais en fait le fait que cette BCE soit indépendante c'est un problème puisque elle n'a qu'un objectif c'est la lutte contre l'inflation bon ça a pas l'air de vraiment porter ses fruits il a lutte contre l'inflation puisqu'on voit les pâtes ça augmentait de 15% en un an bon et nous on pense qu'il y a une politique par exemple de de rachat de la dette des états qui pourraient être mise en place qui libérait des marges de manœuvre pour chacun des étapes précisément pour mener des politiques de transition énergétique voilà en gros je pense peut-être on pourra aller dans le détail mais évidemment voilà il y a il y a une dimension sociale il y a une dimension écologique il y a une dimension démocratique quoi alors je veux bien qu'on avait on aille dans le détail comme on a beaucoup parlé d'énergie qu'est-ce qu'elles sont vos propositions concernant la politique climatique européenne bah alors la commission oui l'Union européenne on va dire parfois fait des choses qui vont qui vont dans le bon sens et parfois mieux que la France d'ailleurs c'est d'ailleurs pour ça qu'on a entendu Emmanuel Macron il y a quelques jours seulement dire que l'Union européenne va falloir qu'elle se calme sur tout ce qui concernait en particulier les pesticides et donc sur les questions environnementales en général l'Union européenne est plutôt en avance sur ce qu'on fait en France donc là dessus on aura plutôt tendance à les soutenir et après en terme oui voilà ça me revient à la question par exemple dans les choses qui ont été faites récemment qui sont plutôt pas mal c'est une taxe carbone la frontière de l'Europe évidemment quand on parle de de faire baisser nos émissions de gaz à effet de serre en vérité c'est faire des diminuer notre empreinte carbone il faut intégrer dans ce bilan tout les gaz à effet de serre qui sont émis dans les pays en voie de développement la Chine etc et puis mais dont on consomme les produits quoi donc cette idée de taxe carbone aux frontières nous c'est quelque chose qu'on porte depuis longtemps et on est plutôt content que ça a été adopté j'avoue que je suis pas allé regarder dans le détail si c'est la proposition que nous on aurait fait exactement mais ça je trouve ça plutôt dans le bon sens et c'est une façon de lutter contre le changement climatique puisque là le monde dans lequel on fonctionne c'est le grand déménagement du monde quoi pour faire une paire de baskets ça commence sur enfin on produit du tissu sur un continent on l'envoie à se faire tresser sur un autre et puis ça repasse sur un troisième continent pour être pas en rouge et puis on met on met la marque sur un quatrième continent et idéalement on va la revendre dans le premier pays duquel c'est un truc qui n'a aucun sens aussi bien d'un point de vue environnemental que social et voilà ça il faut se battre contre alors que doit faire la nuit pèse pour gagner les prochaines élections alors les prochaines sélections les prochaines élections présidentielles et législatives ou parce que voilà alors les vrais prochaines c'est les sénatoriales mais c'est vrai qu'on en parle pas trop parce que c'est c'est des ce sera cette ode d'abord ça concerne pas l'ensemble du Sénat et puis c'est des élections indirectes c'est un peu compliqué bon bref après il y aura effectivement en 2024 les élections européennes et nous ce qu'on dit là-dessus c'est que ce serait incompréhensible pour les Français que cette espèce de parenthèse et par exemple moi je suis pas d'accord avec certains responsables écologistes qui disent il faut à tout prix comparti en 2027 mais par contre c'est pas possible en 2024 et il faut faire une parenthèse et bon ma collègue du Parlement européen Manon Aubry a bien montré que 80% des votes sont communs entre les députés insoumis au Parlement européen et les députés écolos donc si on veut discuter d'un programme commun il faut pas le faire sur des grandes idées qui sont très difficilement palpables du style le fédéralisme la question c'est pas tellement de savoir si on est pour ou contre le fait des risques c'est de regarder à chaque fois qu'il y a une proposition qui est présentée est-ce qu'on est pour est-ce qu'on est contre est-ce qu'on est pour l'élargissement sans fin de l'Union européenne quel que soit le pays qui rentre les conditions socio-économiques etc ou pas quoi pour prendre cet exemple là donc moi je pense que si on veut gagner et qu'il y a vraiment il faut qu'on gagne en 2027 parce qu'il faut tourner la page pour pouvoir aller vite il faut tourner la page du macronisme et il faut empêcher Marine Le Pen et leur rassemblement national d'arriver au pouvoir et ben il faut qu'on gagne en 2027 et alors il y a des sondages qui ont montré que il y a un sondage qui a montré que en partant ensemble la nupesse je crois qu'on ferait 6% en partant séparés on ferait 10 + 10 + 10 + 5 c'est-à-dire 35%, sauf que c'est pas du tout le même message alors à la fin dans l'option séparée on a peut-être plus de parlementaires européens mais le message envoyé à l'opinion publique en vue de 2027 dans le premier cas où on part tous unis et ben c'est de dire waouh la nuit pêche elle peut être première y compris alors là le sondage nous donnait à touche touche avec le rassemblement national mais bon dans la marge d'erreur en fait on peut finir devant et les macronistes sont derrière ils arrivent en troisième position et donc ça envoie le message que si la nups est unie elle peut prendre le pouvoir en 2027 dans le deuxième cas où on part séparé on a peut-être plus de parlementaires européens à la fin mais bon avec le peu de pouvoir qu'ils ont finalement quand on est dans l'opposition et en particulier au Parlement européen mais ça envoie le signal que en fait un on est incapable de partir uni et de et ben c'est on va encore en 2027 se faire un deuxième tour entre le rassemblement national et le représentant de la macronie qui sera pas Macron mais qui sera toujours sera toujours la même soupe quoi donc voilà moi le message c'est discutons sérieusement d'un programme pour les européennes de 2024 de manière à se mettre en fait c'est pas compliqué c'est soit on se met sur un tremplin gagnant pour 2027 soit on se met sur un toboggan qui nous amène dans le mur quoi d'accord alors maintenant passons à la troisième partie

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pouvoir proche de la fermement votre demande d'acide africain d'Occident que pensez-vous d'un impôt mondial sur la fortune au-delà de 5 millions d'euros dont au moins la moitié des recettes soit reversées au pays la bas revenue pour qu'ils développent leur service public et leurs infras alors d'abord j'avoue que je n'y ai jamais réfléchi à titre personnel et je crois pas que mon organisation l'effet sur le principe on l'a fait à l'échelle nationale puisque nous on est à la fois ça fait plusieurs élections où Jean-Luc Mélenchon se présente où il propose un revenu maximum et un salaire maximum dans l'entreprise le salaire maximum ce sera un rapport de 1 à 20 dans une entreprise entre le salaire le plus bas le salaire le plus haut ce qui voudrait dire pour être clair que si le PDG veut s'augmenter ben ok mais du coup faut qu'il augmente tous les salaires jusqu'au jusqu'au plus bas de l'échelle il fait remonter tout le monde et la question du revenu maximum ça ça je crois que c'était en 2017 qui portait cette cette formule il avait dit au-dessus de 300000 euros je prends tout et voilà je prends tout et je redistribue évidemment c'est pas je prends tout et je m'achète un château avec donc sur le principe nous on l'avait porté à l'échelle nationale il n'y a pas de raison d'être contre à l'échelle internationale après et évidemment la redistribution moi j'y suis entièrement favorable je pense enfin je sais pour l'avoir revu lundi avec Valérie Masson Delmotte que alors c'est pas tout à fait les chiffres qu'elle a donné mais grosso modo les 10% les plus riches sont responsables de 50% de des émissions de gaz à effet de serre tandis que les 50% les moins riches ne sont responsables que de 10% des émissions de gaz à effet de serre ce qui veut dire que l'extrême richesse c'est aussi un facteur d'aggravation du changement climatique et du réchauffement donc pour des raisons sociales et écologiques en fait il faut il faut ratiboiser l'extrême richesse quoi on le voit Elon Musk qui enfin c'est quasiment le maître du monde juste parce que c'est le mec le plus riche et donc il fait ce qu'il veut il a décidé d'envoyer je sais plus combien de centaines ou de milliers de de satellites dans l'espace et il y a personne pour l'empêcher de le faire alors que c'est pas forcément une bonne nouvelle donc pour toutes ces raisons de principe moi je suis d'accord avec l'idée de taxer très fortement les Ultra riches et de redistribuer après j'ai un doute sur la possibilité de le faire parce que là on se place à l'échelle internationale et autant on a des leviers à l'échelle nationale autant à l'échelle internationale ça me paraît plus compliqué est-ce que ça devrait passer par l'ONU je sais pas mais c'est peut-être vous qui allez me dire précisément comment vous envisagez la chose et j'ai un point de vigilance sur ce type de mesure qui parfois pour moi me semble créer de l'impuissance c'est à dire déjà parfois une mesure à l'échelle nationale on se dit mais les riches ils vont jamais se laisser faire et pourtant si le politique le décide ben ainsi si je veux dire la taxation aux dans un pays libéral comme les États-Unis jusque je voudrais pas dire de bêtises mais dans les années 70-80 c'était 95% pour vraiment les les Ultra riches quoi donc je veux dire on a su faire aux États-Unis je vois pas pourquoi on le ferait on ferait pas chez nous mais donc des fois ça peut apparaître déjà difficile à l'estuelle nationale et alors à l'échelle nationale on se dit mais jamais de la vie ça marchera et donc je trouve que parfois mettre la barre trop ça crée de l'impuissance et ça donne pas envie de s'engager pour le faire quoi alors donc notre association qui porte ces mesures global relay subventions advocate ce qu'elle préconise dans le cas de l'impôt sur la fortune mondiale c'est que il y a un accord en fait entre tous les partis volontaristes sur cette mesure pour donc s'accorder sur la même mesure en fait et que chacun quand ils arrivent au pouvoir dans leur pays ils la font passer dans leur pays donc si la nups arrive au pouvoir bon elle met en place un impôt sur la fortune elle en reverse la moitié au pays à bas revenu bon si la France est tout seul à faire ça effectivement on sera très généreux par rapport aux autres mais il peut y avoir un effet d'entraînement après dans les autres pays moi je alors pour le coup je d'accord je comprends mieux le mécanisme je peux y adhérer je crois assez à l'effet d'entraînement je crois qu'on peut faire école et puis de toute façon sinon on fait rien parce que c'est la même chose sur le changement climatique on a vu encore cette semaine les émissions de gaz à effet de serre de la France et entre 1 et 3 % des émissions mondiales donc on pourrait se dire bon c'est tellement rien que autant rien faire donc moi j'adhère pas ce à ce discours là donc dans cette perspective là je pourrais vous suivre après sur la question du coup si on le fait que étape par état au fur et à mesure où ils ont envie de le faire en face on connaît tout de suite l'argument c'est bah ils vont se barrer en fait les Ultra riches français ils font déjà largement de de l'exil fiscal mais alors là c'est sûr qu'ils vont aller voir ailleurs donc dans ce cas là il faudrait peut-être mettre en place en même temps ce que nous on propose déjà depuis un moment est-ce que pratique encore une fois les États-Unis c'est ce qu'on appelle je crois l'impôt universel c'est à dire tant que vous avez la fonctionnalités françaises quel que soit le pays où vous résidez et bien vous payez vos impôts en France en tout cas vous payez la différence entre ce que vous payez dans votre pays de résidence est-ce que vous auriez dû payer en France donc moi je peux être d'accord là à brûle pourpoint je dis pas que c'est la position de mon parti et de mon groupe mais je peux être d'accord avec la proposition mais voilà je pense que ça se ça mérite d'être encore un peu musclé pour pour échapper aux écueils probablement il faut idéalement il faudrait que ce soit fait au niveau européen parce que le problème de l'impôt universel c'est que ça marche si la personne va vivre aux États-Unis mais il y a des règles de l'Union européenne que ça marche pas si la personne va vivre en Belgique mais on peut aussi mettre en place l'exit tax donc en gros quand quelqu'un sort du pays et ben on taxe les plus-values latente ça aussi des États-Unis le mettre en place il me semble peut-être j'ai des métiers sur le fait que les États-Unis mettent en place voilà venir qu'on laisse au futur génération au vu des conséquences il n'y a pas de rédemption anticiper la suite face à la pollution si proche du que nous stoppions s'il y a travers les gens c'est dans ce poisson que les graines d'aujourd'hui se meurent juste en poussant pendant que l'on s'agit dans ce que ton l'horizon avant que tous les frites prenant le monde tournant autre mesure que global défend c'est un plan mondial pour le climat ou là pour le coup on propose pas que chaque pays le met en oeuvre tout seul et en fait on propose qu'il dès que les pays signataires couvrent 60% des émissions de CO2 l'accord rentre en vigueur donc là aussi ça peut être une façon de dire ok mais on vise pas trop parce que on peut on peut commencer à signer le traité tout seul et puis après on attend il y a des gens reviennent que les gens s'ajoutent et donc ce plan mondial est consiste en quoi premièrement une tarification mondiale des émissions de CO2 avec un quota annuel mondial qui décroît en conformité avec les objectifs climatiques de la corde de Paris ce qui assure que nos émissions vont se réduire comme on l'entend et les recettes de cette tarification mondiale serait redistribué en un revenu de base mondial de 50 dollars par mois donc ça peut paraître faible mais ça permet de sortir de l'extrême pauvreté les 700 millions d'humains qui vivent avec moins de 2 dollars par jour en fait ça opérerait une redistribution des gens qui ont une empreinte carbone plus élevée que la moyenne comme les Français par exemple vers les gens qui ont une approte carbone plus faible comme les Indiens alors on peut se dire oui mais les Français peuvent être contre parce que du coup ils vont y perdre et alors d'une part on peut et on devrait complémenter cette mesure par des mesures de redistribution nationale on peut taxer les top 1% top 5% des Français les plus riches pour compenser le français médian face aux pertes liées au plan mondiales pour le climat d'autre part même sans ce plan de redistribution national j'ai mené une enquête dans 20 pays qui montre un soutien majoritaire partout en Europe c'est 75% de la population qui soutient le plan mondiale pour le climat et il y a même un élément encore plus probant sur le soutien c'est que quand on présente aux gens un programme de gauche un programme de droite donc dans son âge on fait ça et à une personne sur deux aléatoire on ajoute dans le programme de gauche le plan mondial pour le climat et ben en France le candidat de gauche gagne 11 points d'intention de vote quand le programme le plan mondial pour le climat est dans le programme de gauche alors déjà ce que vous venez de dire à la fin ça me ça me fait dire qu'il y a une bonne nouvelle quand même là-dedans c'est que si il y a une s'il y a plein de gens et une majorité même une large majorité qui souhaite qui souhaite cette mesure c'est plutôt bien et c'est d'ailleurs assez contre-intuitif puisque en permanence on le dit on est dans l'individualisme etc donc ça c'est bien sur le principe de la redistribution donc j'ai déjà dit que j'étais pour peut-être pour compléter les réseaux pour lesquelles je suis pour on l'a vu là aussi dans des dans plusieurs conférences cette semaine en fait il faut que les pays qu'on en gros qui ont cramé la planète par les deux bouts ils aident ceux qui sont toujours pas sortis de la misère ou pas tout à fait à rattraper aussi un retard de développement avant de leur faire des leçons de morale sur arrêter de mettre des gaz à effet de serre donc moi je suis tout à fait d'accord avec ces principes là

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alors après j'ai une je connais pas très bien mais j'ai une un désaccord de principe avec tout ce qui est tout ce qui passe par le marché c'est-à-dire tout ce qui est enfin pris du carbone bon moi j'y crois pas beaucoup enfin j'y crois pas beaucoup je suis pas sûr que ça avait fait la preuve de son efficience depuis que c'est mis en place parce que ça existe il y a un marché du carbone de la tonne alors en plus ce ces tonnes de carbone ont été attribués gratuitement au départ des grandes entreprises qui finalement se sont rendus compte qu'elles en avaient un peu trop moyennant quelques efforts elle pouvait les revendre donc ils ont réussi à se faire de l'argent avec ce système là où on espérait qu'au contraire ça leur coûte pour qu'elle réduise leurs émissions donc moi je suis pas je suis pas chaudement partisan de ces solutions là et du coup je je pas le plan de redistribution vers les pays en voie de développement à à ce mécanisme là quoi alors moi avant de faire des études d'économie j'étais aussi réticent à tout ce qui était mécanisme de marché peut-être que je me suis fait endoctriner maintenant mais maintenant je crois à l'efficience de ces propositions mais en fait global dans le distribution advocate on verrait ça de façon complètement équivalente c'est à la place du système d'échange de quota en mettant en place une taxe carbone au niveau mondial où on réviserait chaque année le montant de la taxe pour être sûr que les émissions décroissent bien comme on le souhaite mais surtout deux choses d'une part les quotas seraient pas attribués gratuitement aux industriels comme a fait l'Union européenne au début maintenant l'Union européenne heureusement il est en train de sortir de ça les quotas seraient vendus aux enchères aux compagnies pétrolières en fait aux gens qui extraient ou qui produisent peu importe des hydrocarbures qui émet du CO2 plus généralement et en fait les permis de polluer en quelque sorte ce serait reversé à part égale à la population sous forme d'un revenu de base donc plutôt que de donner aux industriels gratuitement on donne aux gens et c'est ça qui fait le la redistribution des richesses en fait et deuxième point cette mesure c'est pas la mesure ultime pour nous ça fournit un cadre en fait mondial de coopération et qui assure que les émissions décroissent sont conformité avec l'objectif mais ça doit être absolument complémenté de mesure nationale de mesure sectorielles par exemple interaction des jets privés nouvelle norme sur les nouveaux véhicules réforme pour l'agriculture pour la déforestation et c'est fin contre la déforestation etc c'est ce que c'est ce que j'allais dire c'est à dire il y a peut-être des peut-être qu'on peut modifier les comportements en passant par le prix et là du coup effectivement la manière dont vous l'avez présenté on est plus forcément dans un système enfin on taxe des émissions et c'est plus un système de d'échange de quotas donc déjà ça me plaît un peu plus mais des fois il faut il faut juste que le pouvoir politique dise c'est interdit et en fait si on veut réussir à baisser nos émissions de gaz à effet de serre à diminuer notre consommation finale d'énergie il y a certaines pratiques certaines activités qui vont juste de voir s'arrêter alors après c'est ce qu'on a vu hier dans un groupe de travail l'idée m'est venue moi à force de discuter avec les autres c'est que du coup faut se donner un rétroplanning là on a une date butoir enfin une date cible on va dire plus qui est 2050 0 émissions nette donc net ça veut dire que en fait on continue d'émettre un peu mais on parie sur le fait qu'on va pouvoir stocker ou absorber la part qu'on continue d'émettre mais qu'est-ce qu'on fait d'ici à 2050 et et pour le coup il peut y avoir peut-être que une taxe réévaluée tous les ans pour vérifier à travers l'objectif c'est une bonne idée et peut-être que sur certaines activités au bout d'un moment alors on laisse le temps de faire une transition y compris pour que les gens qui sont dans ces emplois là on retrouve des emplois dans d'autres branches et donc il y a aussi de l'argent à mettre sur la formation mais au bout d'un moment il y a des activités qui peuvent s'arrêter et qui doivent être interdites si on veut que ça s'arrête parce que tant qu'il y aura des industriels qui trouveront un moyen de se faire de l'argent bah ils continuent et ouais on a bientôt fini ce que je veux dire d'abord juste sur l'efficience on a vu avec le système européen que ce système de d'échange de quotas permet de contrôler le niveau total des missions et que et que ça baisse suivant l'objectif donc le plan mondial pour le climat encourage en fait les États à prendre des mesures comme les interdictions comme des normes des plans d'investissement parce qu'en fait si ils prennent pas ces mesures complémentaires ils vont devoir payer le prix du carbone et ils vont payer au reste du monde alors que si ils prennent des mesures pour des carboner et ben ils vont pas avoir à payer le prix du carbone en reste du monde donc en fait c'est pour ça que ça fournit un cadre intéressant qui incite les États à faire les politiques climatiques nécessaires c'est une idée que je regarderai de plus près effectivement ça pose quand même la question de des institutions pour le faire parce que si on paye il faut savoir aller où la banque ou on verse l'argent et elle est où la banque qui reverse l'argent donc voilà j'imagine que c'est déjà pensé mais ouais on pense à l'écosoc c'est une des branches de l'ONU qui pour l'instant est pas trop utilisé mais en gros son seul rôle ça serait de récupérer l'argent et de le reverser en une base et pour la gouvernance ça serait des pays du coup participant à l'accord qui prendrait des décisions en proportion avec un droit de vote proportionnel à la population pour les décisions qui concerne nos revenus de base avec un droit de vote proportionnel aux émissions pour les décisions qui concernent le marché du carbone ou la taxe en tout cas tu ouvert à regarder de plus près ils comprennent avec d'autres collègues plus informés que moi plus compétent en termes de macroéconomie parce que il s'agit de ça aussi et ok merci beaucoup pour cet entretien merci beaucoup ravi d'avoir répondu

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