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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 16 septembre 2026 128 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfense

Direct n°126 - François Asselineau répond à vos questions

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 48 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:24OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé du sommet des BRICS qui s'est déroulé le week-end dernier ?

  • 14:58OuverteRéponse directe

    L'extension de la dissuasion avancée en Europe ne porte-t-elle pas le coup de grâce définitif à l'héritage gaulliste et à l'indépendance de la défense nationale ?

  • 21:47OuverteRéponse directe

    Ces derniers temps, on entend Israël et les États-Unis soutenir l'Argentine dans la récupération des îles Malouines. Que se passe-t-il avec l'Angleterre ?

  • 31:52OuverteRéponse partielle

    Si vous êtes élu, ferez-vous enfin un budget de la France en équilibre ?

  • 55:29OuverteRéponse directe

    François Asselineau, bonjour.

  • 55:31OuverteRéponse directe

    Suite au documentaire sur le dossier Epstein, l'UPR assumera-t-elle une vraie enquête publique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:39PrésentateurChiffre
    « Les OAT à 10 ans, maintenant, sont à 4,4%. »
  • 34:11PrésentateurChiffre
    « L'État va devoir emprunter tout au long de l'année à peu près 250 à 300 milliards d'euros. »
  • 34:28PrésentateurChiffre
    « On est à 3 500 milliards d'euros de déficit de dette générale. »
  • 36:13PrésentateurChiffre
    « Entre Mme Le Pen, qui a quand même à elle... Et une trentaine de personnes du RN ont été condamnées définitivement pour détournement de fonds publics. »
  • 40:34PrésentateurFait
    « Il faut que les Français arrêtent de se faire enfumer. »
  • 48:03PrésentateurFait
    « Les premières économies que nous devons faire collectivement, ce sont les économies qui ne sont pas réinjectées dans l'économie centralisée, dans l'économie française. »
  • 48:32PrésentateurFait
    « Les milliards qu'on envoie à Zelensky, c'est complètement récessif si ça sert à acheter du matériel américain. »
  • 51:58PrésentateurPromesse
    « Augmentation du SMIC de 12% la première année. »
  • 1:40:37PrésentateurFait
    « Il y a eu toute une série d'avant-postes qui ont été mis le long de la frontière russe. »
  • 1:45:13PrésentateurChiffre
    « En France, il n'y a plus eu de référendum depuis 21 ans. »
  • 1:47:26PrésentateurFait
    « Il y a une corrélation très forte entre l'exposition médiatique dans les grands médias et les résultats dans les urnes. »

Temps de parole

  • Présentateur92 %
  • ?5 %
  • François Asselineau4 %

≈ 40,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous pour ce 126e numéro de nos directs. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 16 septembre 2027.

0:11
Locuteur

Je

0:12
Présentateur

suis heureux de vous retrouver. Nous avons une actualité chargée, comme d'habitude. J'en profite pour vous dire que nous aurons notre direct la semaine prochaine, le mercredi, donc 23 septembre. Nous serons à quelques jours, d'ailleurs, de l'université d'automne de l'UPR. Je vous donne rendez-vous pour le numéro 127. J'ai le plaisir de vous dire que dans la régie, nous avons de gauche à droite, qui s'occupe de l'ensemble de la production. Aujourd'hui, c'est Lucas qui succède à Marc et qui s'occupe à la fois de la diffusion de l'organisation générale. Nous avons Louise pour la voix. Nous avons Melvin qui s'occupe notamment de superviser les prises de vue.

Et nous avons un visiteur étranger, Jean-Hugues, qui nous vient

1:04
Locuteur

de

1:05
Présentateur

loin, qui nous vient de l'île de La Réunion. Bravo. Merci. Vous êtes arrivé aujourd'hui, je crois. Voilà. Nous avons également Xavier qui est à Strasbourg et qui supervise les questions en direct. Comme d'habitude, je vous demande si vous en êtes d'accord, bien entendu, de cliquer « J'aime », de faire des commentaires et de développer l'envoi à toutes vos connaissances de ce direct afin d'améliorer son référencement, afin de faire fonctionner au mieux les algorithmes qui nous permettent de mettre ça un petit peu en tête de gondole. On avait eu une petite baisse de régime pendant les vacances en juin-juillet. Là, on a repris très bien. On a maintenant des directs qui...

Les 3 ou 4 derniers directs ont très largement dépassé les 100 000 vues. Je crois que le numéro 124 doit être quelque chose... Ou 123 doit être à 160 000 vues. Le 124 à 140 000. Le 125 la semaine dernière à 140 000 également. C'est des bons scores. Il vaut des bons. Il faudrait que ça soit davantage encore, bien sûr.

2:13
Locuteur

Au

2:14
Présentateur

cours des jours qui viennent de s'écouler, nous avons battu quelques records. On a eu ma conférence sur l'histoire de France, qui avait été enregistrée à Bédarieux dans l'Hérault il y a longtemps. C'est en 2010, qui avait été remastérisée, rediffusée à partir, je crois, de 2017. Donc on avait remis à zéro les compteurs. Mais bien qu'elle ait été remise à zéro en 2017, elle a franchi les 1 500 000 vues. Donc c

2:43
Locuteur

'est

2:43
Présentateur

la première fois que nous avons une vidéo de UPR TV qui dépasse 1 500 000 vues. On en est même à 1 502 000 ou 503 000 vues

2:52
Locuteur

ce

2:52
Présentateur

soir. Nous avons également eu le plaisir de dépasser les 300 000 abonnés sur notre compte TikTok, les 523 000 abonnés sur la page... Sur la UPR TV. Et puis je crois qu'on va bientôt franchir les 20 millions de vues cumulées sur ma chaîne de télévision personnelle François Asselineau TV.

3:17
Locuteur

Nous

3:18
Présentateur

avons également lancé un compteur pour le financement de la campagne présidentielle. Nous allons entrer dans le vif

3:25
Locuteur

très

3:26
Présentateur

bientôt. Enfin on y est déjà d'ailleurs. Mais enfin à partir du prochain week-end... Enfin pas celui-ci. Celui d'après, nous aurons notre université d'automne,

3:35
Locuteur

où

3:35
Présentateur

il y aura donc notamment le discours où je lancerai de façon tout à fait formelle

3:39
Locuteur

la

3:40
Présentateur

campagne présidentielle. Alors ce compteur a été lancé la semaine dernière. Et donc mercredi vers 20h30. Là, ça fait une semaine. Je ne sais pas combien on en est ce soir, à l'instant été exactement. 37 419. Voilà.

3:55
Locuteur

37

3:55
Présentateur

419 €. Avec combien de contributeurs

3:59
Locuteur

?

4:00
Présentateur

363. Avec 363 contributeurs. Donc je voudrais les remercier.

4:04
Locuteur

C

4:05
Présentateur

'est un compteur qui est mis à jour et incrémenté toutes les 5 minutes. Donc si vous faites un don ou une adhésion, un versement, une cotisation, il faut attendre à peu près éventuellement quelques secondes si l'incrémentation se passe juste après votre versement, ou au plus tard 5 minutes. Et vous verrez apparaître une modification du compteur qui intégrera votre don. Si vous êtes le seul, vous le verrez directement. Et vous verrez l'incrément du nombre de participants de 1. Et puis il peut y avoir plusieurs personnes qui, au cours des 5 minutes écoulées, sont intervenues. Donc vous aurez une accroissance supplémentaire. Voilà. Je trouve que c'est bien. C'est un bon rythme, en fait.

4:44
Locuteur

Donc

4:44
Présentateur

sur 7 jours, 37 000. C'est ça. Ça fait donc plus de 5 000 € par jour. Il faudra accélérer. Mais c'est quand même bien pour un objectif de 1 500 000 € à récupérer pour mener à bien notre campagne présidentielle.

5:03
Locuteur

Je

5:04
Présentateur

ne doute pas qu'à partir du moment où nous aurons la liste complète des candidats à

5:11
Locuteur

l

5:11
Présentateur

'élection présidentielle, eh bien ça devrait augmenter considérablement. J'ai vu que certains s'inquiètent sur les réseaux sociaux. On a eu des questions pour savoir. Mais qu

5:19
Locuteur

'est

5:19
Présentateur

-ce qu'on fait si on n'a pas les parrainages ? D'abord, on fait tout pour avoir les parrainages. Et donc je pense que nous les aurons. Mais c'est un gros travail. C'est un travail extrêmement difficile, harassant. Et par ailleurs, si d'aventure – puisque je ne pense pas si d'aventure, nous n'avions pas les parrainages –, cet argent ne serait pas perdu, puisque selon toute probabilité, il y aura de toute façon

5:41
Locuteur

très

5:42
Présentateur

rapidement après l'élection présidentielle

5:44
Locuteur

des

5:45
Présentateur

élections législatives. Voilà. Et donc dans ces conditions, nous essaierons de participer quand même

5:48
Locuteur

aux

5:49
Présentateur

élections législatives. Et puis si on ne participe pas à l'élection présidentielle, eh bien on sera obligé peut-être de relancer encore un nouveau compteur pour les élections législatives si on a consommé ça. Il y a des gens qui disent 1,5

6:02
Locuteur

million.

6:02
Présentateur

Est-ce bien raisonnable ? Je rappelle quand même que quelqu'un comme Macron avait dépensé quelque chose comme 17 millions. Donc ceux qu'on appelle les grands candidats dépensent des sommes tout à fait considérables. Donc 1,5 million, c'est vraiment modeste. Mais nous essayons de donner, comme vous le savez, la meilleure efficacité à tous les versements qui nous sont effectués. Voilà. Je remercie déjà tous ceux qui y ont participé. Je rappelle bien entendu que si vous payez l'impôt sur le revenu, vous pourrez déduire les 2 tiers de la somme que vous avez versée de votre impôt sur le revenu que vous paierez en 2027 sur vos revenus 2026. Quoi dire ?

Eh bien pour redire également que les adhésions marchent bien pour l'université d'automne, qui se tient à Valère, comme d'habitude, que nous avons 2 grandes thématiques. Le samedi 26,

6:54
Locuteur

c

6:54
Présentateur

'est ça. Le samedi... Alors le vendredi 25,

6:59
Locuteur

c

6:59
Présentateur

'est réservé, comme vous le savez, aux 4 dirigeants du mouvement où nous aurons des débats stratégiques sur la suite des événements. Et le samedi... Avec une réunion du bureau politique, d'abord. Et puis le samedi 26, nous aurons

7:11
Locuteur

donc

7:12
Présentateur

une grande journée. Avec le matin, une table ronde sur les questions d'éducation, avec notamment parmi les participants Mme Lisa Hirzig, M. Jean-Paul Brigheli et M. Édouard Husson, qui participeront au débat du matin. Peut-être un individu supplémentaire encore, d'ailleurs. Et puis j'y serai moi-même. Et l'après-midi, nous aurons une table ronde sur les questions géopolitiques, notamment sur tout ce qui se passe qui concerne l'Asie et plus généralement l'Eurasie, avec Pierre Conessa, avec Gilles Casanova, avec Jacques Hogard et avec Édouard Husson et moi-même. Et ensuite, eh bien je ferai le grand discours de rentrée. Et puis je

7:54
Locuteur

dirai

7:55
Présentateur

un petit peu comment je vois les choses

7:57
Locuteur

pour

7:58
Présentateur

les mois qui viennent. Voilà les mois qui vont être de toute première importance pour l'histoire de France et pour l'histoire du monde, d'ailleurs, plus généralement tellement des événements se précipitent. Je crois avoir tout dit. Et je vous propose de passer maintenant à la première question.

8:13
Locuteur

—

8:13
François Asselineau

Bonsoir, François Asselineau. Mesdames et messieurs, bonsoir et merci pour votre confiance. Voici donc la première des questions sélectionnées par vos équipes. C'est une question

8:22
Locuteur

de

8:23
François Asselineau

Romain.

8:24
Locuteur

Qu

8:24
François Asselineau

'avez-vous pensé du sommet des BRICS qui s'est déroulé le week-end dernier ?

8:28
Locuteur

— Alors

8:31
Présentateur

on en a très peu parlé dans les médias français, il me semble, parce que ça gêne beaucoup les médias français.

8:37
Locuteur

C

8:37
Présentateur

'est pas la seule raison. Il y a une autre raison. C'est que c'est un sommet qui n'a pas débouché sur grand-chose, en définitive. Il y

8:46
Locuteur

a

8:46
Présentateur

quand même eu un accord final, enfin un texte, une espèce de texte conclusif. Mais il n

8:51
Locuteur

'y

8:51
Présentateur

a pas eu de très grandes décisions, comme il y avait pu y avoir lors des sommets antérieurs. On a l'impression que le sommet des BRICS, que les BRICS marquent un petit peu le pas. C'est assez normal d'une certaine façon, puisque ça se veut un peu, un petit peu, une espèce d'ONU bis, c'est-à-dire avec des pays qui... Plus on fait augmenter le nombre de pays ou d'États dans une organisation, plus on aboutit à des blocages. Vous n'allez pas être surpris que je vous le dise, puisque c'est justement ce qui est au cœur même de l'antidynamique européenne, puisque tout a fait la construction européenne. Plus on met d'États dans la construction européenne, plus ça se bloque.

Alors c'est un peu ce qui s'est passé avec les BRICS, qui étaient, semble-t-il, plus dynamiques du temps où ils étaient moins nombreux. Mais maintenant que vous avez des États qui sont quand même en conflit

9:38
Locuteur

ou

9:39
Présentateur

en délicatesse, eh bien ça coince. Alors il y a toujours les deux États qui ont toujours été en conflit depuis le début, en délicatesse du moins.

9:48
Locuteur

C

9:48
Présentateur

'est l'Inde et la Chine, qui sont un peu comme chiens et chats, tout le monde le sait, en Asie. Mais on a eu parmi les pays qui sont entrés dans les BRICS récemment, eh bien on a des pays comme l'Iran d'un côté, les Émirats arabes unis de l'autre, qui sont carrément ennemis. Et vous le savez comme moi que l'Iran a quand même bombardé les Émirats arabes unis, notamment des implantations américaines aux Émirats arabes unis. Donc c'est peu dire que réunir dans cette même configuration des pays qui sont adversaires comme l'Iran et les Émirats arabes unis relève un peu du prodige.

Et d'ailleurs, dans la conclusion, justement pour faire en sorte que ce soit de moins en moins le monde occidental qui fixe les normes de la planète, mais que celle-ci soit désormais fixée par ce qu'on appelle le Sud global. Il y a également des projets pour développer les commerces transfrontaliers en monnaie locale et sans avoir recours à des monnaies comme le dollar ou comme l'euro. Voilà. Mais c'est quand même quelque chose qui n'a pas donné lieu à quelque chose de très important. Il n

11:07
Locuteur

'y a

11:07
Présentateur

pas eu de révélation spectaculaire. Vladimir Poutine s'est rendu sur place. Alors il a été reçu quand même en grande pompe. Il a rencontré les uns et les autres. Mais on a bien vu qu'il y a une certaine réticence quand même des BRICS à soutenir davantage encore la Russie dans les opérations face à l'Ukraine. Voilà. Et pour la petite histoire... C'est pas forcément la petite histoire. C'est que ce soir, on apprenait, là, dans les dernières heures qui viennent de s'écouler, eh bien que parmi les participants à ce sommet, il y a quand même deux des plus grands chefs d'État de la planète qui sont revenus... Enfin c'est pas drôle, d'ailleurs,

11:42
Locuteur

qui

11:42
Présentateur

sont revenus dans une situation très mauvaise. Il y a d'une part le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui est revenu et qui a été envoyé directement chez le docteur avec une très... Enfin je sais pas ce qu'il a, mais il est très malade, paraît-il. C'est un peu fâcheux, même très. Et puis il

12:00
Locuteur

y

12:00
Présentateur

a surtout, et plus encore, Xi Jinping lui-même, le président chinois, sur lesquels les rumeurs les plus folles circulent au moment même où je parle, puisque d'après les rumeurs, il aurait été... Enfin ce qui est avéré, c'est qu'il y a eu une scène où on l'a vu quasiment s'effondrer à la tribune, derrière la place qui lui avait été assignée, sur une espèce de gigantesque table, avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, qui lui

12:26
Locuteur

a

12:26
Présentateur

demandé si ça allait. Ça n'avait pas l'air d'aller très fort, puisqu'il s'est quasiment évanoui.

12:32
Locuteur

Donc

12:32
Présentateur

il aurait été... Alors là, on est dans le domaine des conjectures. Il aurait été extirpé de là, envoyé immédiatement à l'ambassade. Et puis les Chinois, refusant de faire hospitaliser Xi Jinping dans un hôpital indien, de peur que les Indiens ne récoltent

12:48
Locuteur

des

12:49
Présentateur

informations précieuses sur la santé personnelle du plus haut dirigeant chinois, il aurait été envoyé, embarqué dans un avion spécial pour Pékin. Et les dernières informations, juste avant qu

13:02
Locuteur

'on

13:02
Présentateur

commence, c'était qu'à Pékin, dans le centre-ville de Pékin, l'armée avait pris position autour des grands centres du pouvoir, notamment

13:08
Locuteur

autour

13:09
Présentateur

de Chang'anak, c'est-à-dire la partie de la cité interdite qui est réservée justement aux plus hauts dirigeants. Et on dit qu'à peine débarqué de l'avion, Xi Jinping, dont on ne sait pas s'il était valide, aurait été envoyé par un hélicoptère spécial dans un hôpital militaire. On en est là. Certains disent que Xi Jinping aurait été victime d'un accident cérébral vasculaire ischémique qui pourrait être éventuellement grave et dont il pourrait avoir des séquelles.

13:38
Locuteur

On

13:39
Présentateur

ne sait pas. Voilà. Alors c'est un peu fâcheux, parce que c'est quand même pas très bon qu'à la fois le président sud-africain et président chinois repartent de l'Inde dans cet état. C'est un petit peu

13:50
Locuteur

sans

13:51
Présentateur

doute un détail. L'avenir nous dira si c'est une simple péripétie

13:54
Locuteur

ou

13:55
Présentateur

si c'est un tournant. Voilà ce qu'on peut dire des BRICS. Globalement, c'est pas un des très grands crus des BRICS que l'on a vus. On a l'impression que la planète, en fait, est un peu en sustentation, dans l'attente d'un certain nombre d'événements très importants, notamment les élections de mi-terme aux États-Unis, qui arrivent quand même au mois de novembre. Et donc toute la planète est un petit peu en attente de ça. Deuxièmement, également, en attente de ce qui va se passer entre la Russie et l'Ukraine, puisque la Russie ne cesse que de bombarder désormais à outrance l'Ukraine chaque soir, du fait que, en fait, l'Ukraine n'a quasiment plus de défense anti-aérienne.

Et il semble bien que l'Ukraine soit vraiment dans une situation extrêmement et extrêmement difficile, plus difficile que jamais, puisque Zelensky lui-même a annoncé à sa population qu'il allait devoir prendre des mesures extrêmement impopulaires.

14:48
Locuteur

— Bonsoir,

14:53
François Asselineau

M. Asselineau. L'extension de la dissuasion avancée en Europe ne porte-t-elle pas le coup de grâce définitif à l'héritage gaulliste et à l'indépendance de la défense nationale ? demande Youssef. En liant la sécurité du pays à des intérêts non vitaux et en dispersant des rafales chez des alliés qui garderont un droit de veto de fait sur les décollages depuis leur sol, n'expose-t-on pas la France à devenir une cible prioritaire tout en réduisant le pouvoir de décision du président à une illusion ?

15:21
Locuteur

— Oui. Je

15:25
Présentateur

suis d'accord.

15:26
Locuteur

Je

15:26
Présentateur

suis d'accord. J'en ai déjà parlé. C'est une situation qui est absolument inadmissible.

15:32
Locuteur

C

15:32
Présentateur

'est plus qu'inadmissible. C'est plus... C'est un crime contre la nation. C'est quelque chose d'invraisemblable. Normalement, la dissuasion nucléaire... On parle de quelque chose de très grave. Parce que la force nucléaire française, certes, ce n

15:46
Locuteur

'est

15:46
Présentateur

pas une des plus importantes forces nucléaires. On arrive après les États-Unis et la Russie. Et voilà. Sans doute aussi après la Chine. Mais on a quand même une force importante. On est peut-être talonnés par Israël, qui possède une force nucléaire de façon illégale, puisque jamais ça n'a été reconnu. Et puis il y a également l'Inde, qui progresse beaucoup, et sans doute le Pakistan. Donc tout ça est très mauvais. Mais enfin la France conserve une force de puissance nucléaire.

16:17
Locuteur

Je

16:18
Présentateur

n

16:18
Locuteur

'ai

16:18
Présentateur

pas parlé du Royaume-Uni, mais la force nucléaire du Royaume-Uni est quasiment intégrée à celle des États-Unis. Tout ça est très inquiétant. Et ce qui n'est absolument pas normal, c'est que Macron puisse annoncer, décider de changer la doctrine d'utilisation de la force nucléaire française, la doctrine d'entrepôt, les vecteurs, où est-ce qu'ils se situent, ils interviennent quand, pourquoi, comment, etc. Tout ça, normalement, c'est du travail d'experts, de militaires de très haut niveau, après des réflexions stratégiques, avec des cercles d'experts qui ont réfléchi mûrement à toutes les éventualités stratégiques.

Là, on voit bien qu'en fait, Macron, c'est quasiment jugé et c'est sur des coups de tête. Alors bon, on sait qu'on a à la tête de la France quelqu'un qui est profondément destructeur, narcissique et irresponsable. Mais ce qui est absolument anormal, eh bien c'est que l'ensemble de la classe politique française ne moufte pas.

17:17
Locuteur

Il

17:17
Présentateur

est inimaginable, inimaginable que Mme Le Pen, M. Mélenchon, et puis même toutes les oppositions réunies auraient dû faire des déclarations, peut-être même en embarquant avec elles, d'ailleurs, à Gabriel Attal ou Édouard Philippe, puisqu'ils ne sont pas les derniers, finalement, à poignarder dans le dos Macron tant ils ont bien compris que c'est un repoussoir pour l'opinion publique. Normalement, la grande majorité des candidats à l'élection présidentielle auraient dû faire une déclaration conjointe depuis Belle Lurette

17:47
Locuteur

pour

17:48
Présentateur

dire qu'il fallait arrêter toutes ces histoires et que tout ceci relevait de l'élection présidentielle du prochain président.

17:54
Locuteur

Parce

17:55
Présentateur

que si on dissémine en effet nos vecteurs avec des armes nucléaires dans des pays qui sont dirigés par des demi-dingues, comme l'Estonie, avec Mme Kaja Kalas, la commissaire européenne qui vient d'Estonie et qui est de la funeste famille Kalas, on risque d'être en effet, comme le dit cet interlocuteur, embarqué dans des processus dramatiques. D'ailleurs, la Russie a mis gravement en cause la France sur ces questions de dissémination nucléaire. Voilà. Et d'ailleurs, c'est un petit peu la foire d'empoigne. Tout le monde se dit « Allons-y ». Maintenant, c'est la Norvège qu'on voudrait un petit peu. Et puis la Pologne.

18:34
Locuteur

Et

18:34
Présentateur

puis voilà. C'est incroyable. On ne sait pas ce qui est le plus incroyable entre le fait d'avoir un président de la République qui dilapide à ce point l'héritage nucléaire français, et d'une part... Et d'autre part, une classe politique complètement asservie qui fait semblant d'être d'opposition, mais dont je rappelle que de Mme Le Pen jusqu'à Mélenchon y compris, il refuse de sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Alors Mélenchon, il veut sortir de l'OTAN. Mais comme il veut rester dans le lieu et qu'il soit à tutelle de l'OTAN, tout ça ne tient pas la route. Voilà. Tout ça est absolument inadmissible.

Je rappelle que la doctrine nucléaire française, elle était quand même simple comme bonjour. Il s'agissait de sanctuariser le territoire français avec un armement nucléaire, avec une défense dite « erga omnes ». C'est du latin « erga omnes ». Ça veut dire « contre tous

19:22
Locuteur

». C

19:22
Présentateur

'est-à-dire que tous les plans de bataille étaient fondés sur quelque chose en partie fictionnel, d'ailleurs, mais qu'on risquait d'être attaqués de tous les points de vue.

19:32
Locuteur

En

19:32
Présentateur

réalité, on pensait plutôt à l'époque, dans les années 60, qu'il pouvait y avoir un risque

19:37
Locuteur

d

19:38
Présentateur

'intervention venant du pacte de Varsovie, venant des pays de l'Est. Enfin officiellement, on se protégeait envers tous les pays qui pouvaient attaquer la France. Et il y avait... Si on nous attaquait sur notre territoire national, la France n'hésiterait pas à envoyer des armements nucléaires qui pourraient dissuader complètement et rendre des dommages absolument terribles à l'adversaire. Voilà. C'était ça la doctrine. Maintenant, on sait plus très bien quelle est la doctrine. Tout ça est extrêmement évolutif et extrêmement inquiétant.

Extrêmement inquiétant, parce qu'il s'est un peu incitulé dans l'esprit public du temps qu'en fait, l'armement nucléaire est tellement dévastateur qu'on finalement l'utilise pas. Voilà. En gros, c'est ça. Et c'est là-dessus que tablent d'ailleurs les Occidentaux pour narguer, narguer, narguer en plus. Et de plus en plus, la Russie sur le thème. Bon ben de toute façon, cause toujours...

20:30
Locuteur

Tu

20:30
Présentateur

m'intéresses. On peut aller bombarder, envoyer des missiles en profondeur sur le territoire russe. De toute façon, ils n'oseront jamais utiliser l'armement nucléaire. Bon.

20:40
Locuteur

Tout

20:40
Présentateur

ça, c'est très bien.

20:42
Locuteur

Mais

20:43
Présentateur

s'ils osaient le faire, voilà. Qu'est-ce qui se passerait

20:47
Locuteur

? Donc

20:48
Présentateur

on est dans une situation... Moi, j'ai déjà souvent dit que je trouve désastreuse. En tout cas, si moi, je suis élu en 2027, parmi les toutes premières décisions que je ferai,

20:57
Locuteur

c

20:57
Présentateur

'était... Et je mettrai un terme immédiat, bien entendu, à toutes ces disséminations. J'arrêterai tous ces dérapages. Je reviendrai à la doctrine traditionnelle. C'est que la France essaie d'avoir des liens d'amitié de coopération avec tous les pays du monde, y compris la Russie, y compris la Chine, y compris l'Iran, y compris tout le monde,

21:22
Locuteur

en

21:22
Présentateur

fait. Voilà.

21:23
Locuteur

La

21:23
Présentateur

Turquie, les États-Unis, mais qui sont des relations... L'Algérie, bien sûr, etc. Mais des relations qui sont des relations d'égal à égal et non pas des relations de servitude, et que par ailleurs, nous défendrons notre territoire national avec notre armement nucléaire. C'est quelque chose de simple, clair et de bon goût.

21:46
Locuteur

Une

21:47
François Asselineau

question de Diane.

21:48
Locuteur

Ces

21:49
François Asselineau

derniers temps, on entend Israël et les États-Unis soutenir l'Argentine dans la récupération des îles Malouines.

21:55
Locuteur

Ce

21:55
François Asselineau

week-end, en visite en Irlande, Donald Trump a dit qu'il était favorable à la réunification de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord.

22:03
Locuteur

Et

22:03
François Asselineau

maintenant, nous apprenons dans le Télégraphe que les leaders indépendantistes de l'Irlande du Nord, pays de Galles et d'Ecosse, vont se réunir pour signer le Movement of Understanding, c'est-à-dire le protocole d'accord, afin d'engager un processus d'indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Pourriez-vous nous éclairer sur la situation

22:21
Locuteur

? Que

22:22
François Asselineau

se passe-t-il avec l'Angleterre

22:23
Locuteur

?

22:23
François Asselineau

Pensez-vous que l'Australie et le Canada suivront

22:26
Locuteur

?

22:26
François Asselineau

Assistons-nous à la fin de l'Empire britannique

22:29
Locuteur

?

22:30
Présentateur

À la fin de l'Empire britannique, quand même, on a insisté. Il n'y a quand même plus d'Empire britannique. Il faut quand même pas exagérer. Le British Raj en Inde a disparu en 1947. Et puis le Royaume-Uni, pour parler clair, a en fait décolonisé, a procédé à la décolonisation de toutes ces colonies tout au long des années, essentiellement des années 60, d'ailleurs,

22:54
Locuteur

que

22:55
Présentateur

ce soit les colonies en Afrique,

22:57
Locuteur

les

22:57
Présentateur

colonies au Moyen-Orient, les colonies dans le sous-continent indien. Ça,

23:03
Locuteur

c

23:03
Présentateur

'était dès 1947. Le Ceylan, c'était en 1948. Le Pakistan, Bangladesh, c'était en 1947. Et les pays du Golfe, c'était dans les années 60. Également dans les années 60, je crois, en Malaisie, c'est 65. Ça doit être 1965 aussi, Singapour, et puis toute l'Afrique. Voilà. Donc en réalité, aujourd'hui,

23:28
Locuteur

le

23:29
Présentateur

Royaume-Uni est un État qui n'a quasiment plus de colonies, en tout cas qui n'a pratiquement plus de territoires d'outre-mer. Ce sont des tout petits morceaux d'outre-mer qu'il y a au Royaume-Uni. Vous avez en Europe, vous avez les îles anglo-normandes face au Cotentin. Vous avez le rocher de Gibraltar, qui a été rattaché au Royaume-Uni, avec le traité d'Utrecht de 1713, qui clôture la guerre de succession d'Espagne. Vous avez également des implantations de base à Chypre.

24:01
Locuteur

Et

24:01
Présentateur

puis ça doit être tout pour ce qui concerne l'Europe. Aux Antilles, il doit y avoir une ou deux petits îlots.

24:07
Locuteur

Il

24:07
Présentateur

y a peut-être, je sais pas, Montserrat, peut-être quelque chose comme ça. Enfin c'est tout petit petit. Et dans l'océan Atlantique Sud, vous avez l'île de Sainte-Hélène, où est mort Napoléon Ier, qui fait partie des British Overseas Territories.

24:21
Locuteur

Vous

24:22
Présentateur

avez dans l'océan Indien les îles Chagos, où il

24:24
Locuteur

y

24:24
Présentateur

a la base de Diego Garcia, que le gouvernement précédent a plus ou moins voulu rétrocéder à l'île Maurice, au grand scandale de la droite britannique. Et puis dans l'océan Pacifique Sud, il y a Pitcairn, l'île de Pitcairn, qui est restée célèbre pour avoir hébergé les mutinées du Bounty, de la fameuse épopée du Bounty, qui a été rendue célèbre par un film avec Marlon Brando. Je crois que j'ai dit à peu près tout.

24:52
Locuteur

Enfin

24:53
Présentateur

bon, voilà. Donc en fait, le Royaume-Uni a déjà perdu

24:56
Locuteur

à

24:56
Présentateur

peu près tout son empire colonial. C'est très différent de la France, où la France

25:00
Locuteur

a

25:01
Présentateur

fait une mutation. Alors la France a effectivement donné son indépendance à la quasi-totalité de ses colonies. On peut même dire la totalité. Depuis la dernière en date, ça doit être en 1977 avec Djibouti.

25:16
Locuteur

Il

25:16
Présentateur

y a des petits problèmes pendant, comme par exemple l'affaire de Mayotte, qui est revendiquée par l'archipel des Comores. Mais Mayotte, les Mahorais refusent absolument

25:25
Locuteur

de

25:26
Présentateur

devenir indépendants de la France. Et pour le reste, eh bien il y

25:29
Locuteur

a

25:29
Présentateur

eu cette mutation qui a été faite à partir de 1946, avec la création des départements d'outre-mer, et puis des territoires d'outre-mer, et puis avec des statuts de plus en plus diversifiés, avec certains qui ont changé de statut. Je pense par exemple

25:42
Locuteur

à

25:43
Présentateur

la petite île de Saint-Barthélemy, insuffisamment connue. On la connaît parce que c'est l'île des milliardaires où il y a des villas absolument somptueuses, de type hollywoodien, avec des grandes fortunes, notamment de la banque ou de la chanson qui sont à Saint-Barthélemy. Moi, je m'y étais rendu pour aller voir le maire de Saint-Barthélemy, parce que je rappelle que c'est une commune qui était rattachée au département de la Guadeloupe. La Guadeloupe fait partie des régions ultra-périphériques de l'UE.

Et par un changement de statut soumis au référendum de la population locale, la population locale, pour des raisons fiscales notamment qu'on imagine, avait décidé de quitter le département de la Guadeloupe et de devenir une collectivité d'outre-mer, donc en dehors d'un département, quittant de ce fait le statut de région ultra-périphérique.

26:31
Locuteur

Donc

26:31
Présentateur

tout ça pour dire, c'est insuffisamment connu, mais qu'il y

26:34
Locuteur

a

26:34
Présentateur

une commune en France qui s'appelle Saint-Barthélemy, qui faisait partie de l'UE et qui en est sortie. Et donc j'étais allé voir... Je renvoie. On doit trouver encore cette vidéo. J'étais allé voir le maire, qui s'appelle maintenant le président de la collectivité de Saint-Barthélemy, pour lui demander un petit peu si c'était grave, ce qui s

26:50
Locuteur

'est

26:50
Présentateur

passé. Il avait rigolé et que ça se passait très bien. Bon. Quoi d'autre à dire ? Alors effectivement, il y a quand même une espèce de British bashing en ce moment

27:01
Locuteur

qui

27:02
Présentateur

vient notamment des États-Unis. Mais alors

27:05
Locuteur

le

27:06
Présentateur

président Trump est tellement fantasque qu'on a l'impression qu'il passe son temps à changer de sujet. Alors peut-être... Est-ce qu'il est en délicatesse avec le Premier ministre britannique Burnham ? C'est possible.

27:20
Locuteur

Il

27:21
Présentateur

y a en tout cas dans le monde anglo-saxon une espèce de grande hargne à l'encontre des travaillistes britanniques qui, en fait, on a l'impression, laissent filer le pays sans vouloir le

27:34
Locuteur

retenir.

27:36
Présentateur

Effectivement, il y a quand même une évolution de ce pays qui pose problème. Rien à voir, je le rappelle, avec le Brexit, puisque le Brexit n'a pas été mené par des gens qui étaient en faveur du Brexit. Mais depuis le Brexit, le Royaume-Uni est dirigé par des dirigeants, qu'ils fussent conservateurs ou travaillistes, qui étaient et qui sont anti-Brexit et qui n'ont absolument pas tiré toutes les conséquences qu'ils auraient pu tirer

28:01
Locuteur

de

28:01
Présentateur

ce Brexit. Voilà. Alors effectivement, c'est le moment où il y a sans doute des forces mal intentionnées qui agitent effectivement les trois... Enfin vous savez que le Royaume-Uni a été constitué en 1707 et se compose de l'Angleterre d'une part, du Pays de Galles d'autre part, de l'Écosse

28:22
Locuteur

au

28:23
Présentateur

nord et enfin de la partie nord-est de l'île d'Irlande après l'indépendance de l'Irlande, qui a dû intervenir en 1913 ou 1917. Je

28:33
Locuteur

ne

28:33
Présentateur

me rappelle plus. Voilà. Donc il y a effectivement une convergence d'intérêts parce que le pouvoir londonien est très faible. Il est extrêmement affaibli. Et lorsqu'un pouvoir central comme celui de Londres est affaibli, bien évidemment, ça fait monter en puissance un certain nombre de revendications indépendantistes ici ou là. C'est un peu inquiétant. Je suppose... Enfin j'imagine assez volontiers qu'il peut y avoir derrière des financements

29:01
Locuteur

ou

29:02
Présentateur

des soutiens européistes, puisque lors du Brexit... Tu rappelles que l'Écosse avait voté majoritairement contre le Brexit. Mais à l'intérieur du Royaume-Uni, le Royaume-Uni avait voté majoritairement pour. Et donc il y a... À l'époque, c'était une dame qui s'appelait Nicola Sturgeon, qui était la première ministre de l'Écosse, qui avait voulu faire un référendum sur l'indépendance de l'Écosse, l'Écosse voulant devenir indépendante du Royaume-Uni, mais voulant rester dans l'UE, ce qui est quand même assez cocasse de vouloir rester dans une prison des peuples en s'émancipant de la tutelle britannique. Bon. Alors je n'en dirai pas davantage. C'est quand même les affaires

29:43
Locuteur

intérieures

29:45
Présentateur

d'un pays qui est proche de nous, mais

29:47
Locuteur

qui

29:48
Présentateur

nous intéressent. Vous savez qu'il y a toute une tradition philo-écossaise, si j'ose dire, en France. Les Français aiment bien l'Écosse. Ça remonte à l'histoire. Mais voilà. On n'a pas trop à en dire.

29:59
Locuteur

Ce

29:59
Présentateur

qui est vrai, c'est qu'on a l'impression que le président Trump jette de l'huile sur le feu. Alors peut-être parce qu'il n'est pas très content de la position de Burnham sur l'Ukraine. C'est possible, puisque Burnham, loin de vouloir calmer le jeu avec la Russie comme le souhaite Trump,

30:18
Locuteur

s

30:19
Présentateur

'ingénie à envenimer la situation. Par ailleurs, Milley, le président argentin, est quand même très proche des États-Unis et très proche d'Israël. Donc il y

30:36
Locuteur

a

30:36
Présentateur

beaucoup d'investissements israéliens en ce moment en Argentine, qui fait d'ailleurs bondir un certain nombre de personnes dans le peuple argentin qui disent que leur pays n

30:44
Locuteur

'est

30:44
Présentateur

pas à vendre. Il y aurait des terres par centaines d'hectares qui auraient été achetées par des intérêts israéliens en Patagonie,

30:50
Locuteur

c

30:50
Présentateur

'est-à

30:50
Locuteur

-dire

30:50
Présentateur

dans le sud de l'Argentine. Par ailleurs, Milley est très très proche de Trump. Il le soutient. Bon, donc peut-être Trump a trouvé un moyen – je ne sais pas – d'embêter le Royaume-Uni et de soutenir son poulain avec cette affaire des Falklands et des Malouines.

31:07
Locuteur

Je

31:08
Présentateur

sais pas si ça ira très loin. Il y a quand même autour de tout ça des histoires

31:10
Locuteur

de

31:12
Présentateur

pétrole dans la zone économique exclusive autour des Malouines. Donc voilà.

31:18
Locuteur

Mais

31:18
Présentateur

je ne

31:19
Locuteur

sais

31:20
Présentateur

pas très bien où ça va, tout ça, en fait.

31:22
Locuteur

C

31:22
Présentateur

'est vrai qu'on... On ne

31:23
Locuteur

sait

31:23
Présentateur

pas. Mais il y a aussi un peu le côté fantasque de Trump, il faut quand même dire. Vous avez vu qu'il a fait un scandale. Il veut retenir je ne sais plus quoi, les subventions à je ne sais plus quel hôpital. Si l'hôpital ne décide pas de porter le nom de Donald Trump, bon, c'est quand même un petit peu... C'est un peu fatigant, quand même.

31:41
Locuteur

M.

31:46
François Asselineau

Asselineau demande René. Si vous êtes élu, ferez-vous enfin un budget de la France en équilibre

31:52
Locuteur

?

31:55
Présentateur

Je pense... Alors oui, c'est une question... C'est une question très...

32:01
Locuteur

Il

32:02
Présentateur

faudrait répondre pendant des heures. Aujourd'hui, faire un budget français en équilibre, ça relève de la gajure. C'est extrêmement difficile.

32:12
Locuteur

Mais

32:12
Présentateur

ce qui est certain, c'est qu'il faut se rapprocher le plus vite possible d'un équilibre primaire. Ça, c'est indispensable, parce qu

32:18
Locuteur

'on

32:19
Présentateur

est vraiment en train de déraper. Voilà. Je le dis, je le dis. Je ne

32:23
Locuteur

suis

32:23
Présentateur

pas le seul à le dire. Marc Toiti l'a dit. Un certain nombre de gens tirent la scène d'alarme. Mais c'est vraiment extrêmement grave.

32:30
Locuteur

Et

32:30
Présentateur

vraiment, vraiment très, très grave, puisqu'on a affaire à une augmentation des taux d'intérêt en ce moment pour le refinancement de la dette française. Les OAT à 10 ans, maintenant, sont à 4,4%.

32:42
Locuteur

Et

32:43
Présentateur

les OAT à 30 ans, on est quasiment à 5%.

32:46
Locuteur

Or,

32:47
Présentateur

ces taux d'intérêt augmentent dans un contexte très particulier, qui est un contexte d'augmentation des taux d'intérêt dans l'ensemble du monde.

32:54
Locuteur

Mais

32:54
Présentateur

la France augmente encore plus que les autres. Et notamment, ce que les financiers suivent de très près, c'est ce qu'on appelle le « spread », c'est-à-dire la différence qui existe

33:04
Locuteur

entre

33:05
Présentateur

les taux d'intérêt de l'obligation à s'y mettre au trésor français à 10 ans et le « Bund

33:10
Locuteur

»

33:10
Présentateur

d'allemand à 10 ans. Or, désormais, on a depuis quelques jours... Ce « spread » est quasiment au sommet depuis des années. Il est à 1%, 1 point de plus.

33:22
Locuteur

Alors

33:22
Présentateur

pour fixer un peu un ordre de grandeur, pour que les gens comprennent bien ce que ça veut dire très concrètement, c'est que cette année, la France va devoir rembourser les tombées... Comment dirais-je

33:35
Locuteur

?

33:35
Présentateur

Lorsqu'on a lancé les OAT il

33:37
Locuteur

y

33:37
Présentateur

a 10 ans, on a payé des intérêts pendant 10 ans. Et au bout des 10 ans, on rembourse le principal.

33:43
Locuteur

Sauf

33:44
Présentateur

qu'on ne peut pas rembourser le principal parce qu'on est en déficit. Et donc non seulement on va emprunter pour rembourser le principal, mais on va emprunter en plus pour payer le déficit du budget d'aujourd'hui, de cette année 2026.

33:59
Locuteur

Donc

34:00
Présentateur

c'est en fait de la cavalerie.

34:01
Locuteur

Et

34:02
Présentateur

pour fixer un peu un ordre de grandeur, on peut estimer que cette année 2026, l'État va devoir emprunter tout au long de l'année à peu près 250 à 300 milliards d'euros

34:16
Locuteur

pour

34:17
Présentateur

respecter notre signature. C'est inouï. C'est des sommes inimaginables. Là, on est à 3 500 milliards d'euros de déficit de dette générale. C'est quelque chose comme 55 000 € de dette par habitant en France. C'est fou. Et donc si on est obligé d'emprunter sur les marchés financiers une somme de l'ordre de 250 à 300 milliards d'euros,

34:43
Locuteur

le

34:43
Présentateur

spread de 1 point de plus que l'on a, que nous, nous devons payer les Français pour satisfaire les marchés financiers

34:50
Locuteur

par

34:50
Présentateur

rapport à l'Allemagne, 1 point de plus sur 300 milliards, c'est 3 milliards.

34:56
Locuteur

C

34:57
Présentateur

'est-à-dire que nous payons pour emprunter une somme donnée sur les marchés financiers. On va payer 1% de plus. Si c'est pour emprunter 300 milliards d'euros, on va l'emprunter. On va payer 3 milliards d'intérêts supplémentaires par rapport à ce que paierait l'Allemagne si elle empruntait la même somme. Voilà. Donc c'est... Je rappelle que

35:17
Locuteur

les

35:17
Présentateur

fameux... Comment on appelle ça ?

35:22
Locuteur

Les

35:24
Présentateur

avions pour... Les Canadaires pour éteindre les feux de forêt, c'est 50 millions d'euros.

35:30
Locuteur

Donc

35:30
Présentateur

50 millions d'euros, ça veut dire 2 pour 100 millions. Ça veut dire 20 pour 1 milliard. Ça veut dire 60. Donc en taux d'intérêt, l'augmentation du spread fait qu'on va payer l'équivalent de... Combien j'ai dit ? 60 Canadaires de plus que ce que paierait l'Allemagne pour emprunter la même somme.

35:51
Locuteur

Et

35:51
Présentateur

de ce point de vue-là, je voudrais dire quelque chose. Mais je vais revenir par une autre vidéo sur le sujet. C'est que ce qui est très, très grave en ce moment, c'est l'élection présidentielle française.

36:00
Locuteur

Parce

36:01
Présentateur

que lorsque les marchés financiers, ils entendent... Enfin ils voient la façon dont se déroule la campagne présidentielle française, ils ont de quoi prendre peur.

36:13
Locuteur

Entre

36:14
Présentateur

Mme Le Pen, qui a quand même à elle... Et une trentaine de personnes du RN ont été condamnées définitivement pour détournement de fonds publics. Alors on peut trouver 50 excuses. Mais enfin vu de New York, vu de Tokyo... Les gens ne connaissent pas forcément la politique intérieure française. Donc ils disent « C'est quoi, ça ?

36:32
Locuteur

».

36:32
Présentateur

Et que face à ça, on nous dit que le deuxième tour de la présidentielle, c'est que face à ça, on aurait M. Mélenchon qui explique qu'il va pas payer... Il refusera de rembourser les dettes du... Il demande plus exactement à la BCE d'annuler les dettes qu'elle a rachetées de la France. Les marchés financiers, ça ne peut avoir qu'un seul résultat. C'est qu'ils demandent plus d'argent. Ils augmentent les taux d'intérêt parce qu'ils n'ont plus confiance dans la France. On est en train d'assister à un effondrement... Déjà, c'était pas brillant, mais à un effondrement de la France en termes de confiance. Vraiment, c'est très grave. Il faut que les Français se rendent compte de la situation

37:10
Locuteur

qui

37:11
Présentateur

risque de toute façon d'être invivable dans un an,

37:15
Locuteur

puisque

37:15
Présentateur

si c

37:16
Locuteur

'est

37:16
Présentateur

Mme Le Pen qui est élue présidente de la République, toute la gauche a déjà annoncé qu'elle se mettrait en dissidence... Voilà. Dissidence civile... Je sais pas quoi. Désobéissance civile. C'est refus du suffrage universel.

37:30
Locuteur

Si

37:31
Présentateur

c'est Mélenchon qui arrive au pouvoir, ça sera pire encore,

37:37
Locuteur

parce

37:38
Présentateur

que c'est pour aggraver encore plus la situation, introduire une espèce de conflit de guerre civile. Et si c'est Édouard Philippe, ça risque d'être encore pire, parce qu'Édouard Philippe, s'il était élu, ça serait par manipulation médiatique et sondagière comme a été élu Macron. Mais Édouard Philippe serait élu alors que l'écrasante majorité des Français le haï... Le haï, pardon. Donc il fera comment ? S'il était élu, ça serait par exemple parce qu'il serait au deuxième tour face à Mélenchon, et que les gens se diront « On préfère encore Édouard Philippe à Mélenchon », pas les gens, sauf les électeurs de Mélenchon. Mais tout ça, c'est pas un vote d'adhésion.

Il y a un article très intéressant qui est sorti dans le Figaro – je crois c'était aujourd'hui ou hier – qui explique qu'on n'a jamais vu ça dans une campagne électorale française présidentielle. C'est qu'aucun des candidats que l'on nous met sur le devant de la scène, il n'y

38:39
Locuteur

en

38:39
Présentateur

a aucun qui dépasse, je crois, 45%. Alors il

38:42
Locuteur

y

38:42
Présentateur

a des gens qui sont très pour Mme Le Pen, il y en a qui sont très pour M. Mélenchon, il y en a quelques-uns – je sais pas si ça doit exister – qui sont pour Glucksmann ou pour Attal ou pour Retailleau et Philippe. Mais dans tous les cas, c'est moins de 45% de la population pour chacun des candidats. Voilà. Donc il y a... Ça veut dire quelque chose qui est très très grave, c'est qu'il y

39:06
Locuteur

a

39:06
Présentateur

une tendance

39:06
Locuteur

au fait

39:09
Présentateur

que les Français ne croient plus dans ce système. C'est très très très grave, ce qui est en train de se produire. Alors je me suis un petit peu éloigné de la question. J'y reviens.

39:19
Locuteur

Parce

39:20
Présentateur

qu'il faut effectivement redonner confiance au marché. Et redonner confiance au marché, ça veut dire évidemment diminuer notre dette publique et essayer de revenir le plus vite possible à l'équilibre budgétaire.

39:38
Locuteur

Alors

39:38
Présentateur

cela étant – et là, j'aurai l'occasion au cours des semaines et des mois qui viennent – d'être très très clair là-dessus.

39:44
Locuteur

Il

39:44
Présentateur

y a quelque chose contre lequel j'attire l'attention des gens qui veulent bien m'écouter. C'est qu'on voit des démagogues de tout poil lancer dans leur campagne électorale des slogans, mais qui nous correspondent. Ce sont des slogans.

39:57
Locuteur

Ce

39:58
Présentateur

sont des espèces d'objectifs. Alors c'est par exemple M. Attal qui dit qu

40:04
Locuteur

'il

40:04
Présentateur

faut qu'en 10 ans, la France redevienne – je sais plus quoi – une des économies les plus dynamiques du monde. Très bien. C'est M. Mélenchon qui dit que la France ne doit pas rembourser les dettes de la BCM. Très bien. Sauf que c'est pas lui qui décide. C'est pas Attal qui décide de ce que va devenir la France en 10 ans. Le président de

40:23
Locuteur

la

40:23
Présentateur

République, il peut prendre des décisions concrètes.

40:26
Locuteur

Mais

40:26
Présentateur

il peut pas prendre des décisions comme si moi, je disais, il faut qu'il fasse beau 360 jours par an. Je peux toujours le dire. Mais ça n'est pas une décision. C'est un constat. C'est un vœu pieux. Voilà. Et c'est pareil du côté droit ou d'extrême droite. Lorsque je vois que Mme Sarah Knafot se répand sur les ondes en disant qu'il faut supprimer 800 000 fonctionnaires, moi, je dis « chiche ». J'ai déjà invité Mme Knafot. Elle refuse de répondre. Mais j'aimerais bien l'inviter pour qu

40:51
Locuteur

'on

40:51
Présentateur

en débatte.

40:52
Locuteur

Parce

40:52
Présentateur

que c'est facile de dire qu

40:53
Locuteur

'on

40:53
Présentateur

va supprimer 800 000 fonctionnaires. Mais comment elle va faire, concrètement

40:57
Locuteur

?

40:58
Présentateur

Moi, j'aimerais que, ministère par ministère, combien elle va supprimer de policiers

41:02
Locuteur

? Peut

41:03
Présentateur

-être pas. Bon. Les gendars ? Non plus.

41:05
Locuteur

Les

41:05
Présentateur

pompiers ? Non plus. Des enseignants ? Non plus. Du personnel de santé ? Non plus.

41:11
Locuteur

Elle

41:11
Présentateur

va supprimer quoi et qui ? Très exactement. C'est vraiment... Il faut que les Français arrêtent de se faire enfumer. arrêtent de se faire enfumer. Et il faut aussi qu'ils mesurent les conséquences de toutes ces décisions. Lorsqu'il y a... Je vois des gens qui s'apprêtent à voter Mélenchon, qui disent « Mais de toute façon, on fera ce qu'on veut ». Non. Bien sûr, on peut faire tout ce qu

41:30
Locuteur

'on

41:30
Présentateur

veut. Mais il y a des conséquences.

41:32
Locuteur

Il

41:33
Présentateur

y

41:33
Locuteur

a

41:33
Présentateur

un beau livre dans la Bible qui s'appelle... Donc comment ça s'appelle

41:37
Locuteur

?

41:38
Présentateur

Ah. L'Ecclésiaste. C'est dans le livre de l'Ecclésiaste

41:43
Locuteur

où

41:44
Présentateur

il y a cette formule qui revient un peu comme une ritournelle. Il y aura des conséquences.

41:48
Locuteur

Si

41:48
Présentateur

la France, demain, décide de ne pas rembourser sa dette... On peut le faire. Il y aura des conséquences terrifiantes. Idem, d'ailleurs, si par exemple les européistes décident de piquer le magot déposé par la Russie à Bruxelles, à Euroclear, eh bien il y aura des conséquences.

42:06
Locuteur

Les

42:06
Présentateur

conséquences, c'est d'abord que ça sera illégal, que la Russie se pourvoiera devant les tribunaux internationaux. Ça existe. Mais ça veut dire aussi que tous les investisseurs mondiaux, d'un seul coup, refuseront de mettre de l'argent en Union européenne.

42:18
Locuteur

Donc

42:19
Présentateur

il faut bien... Et c'est pareil pour la France. Les gens qui disent « On n'a qu'à faire ci » ne se rendent pas compte. Ce sont des gens irresponsables au sens étymologique du terme. Ces dernières n

42:29
Locuteur

'ont

42:29
Présentateur

pas à avoir de réponse aux objections.

42:33
Locuteur

Et

42:34
Présentateur

c'est pareil pour Mme Knafo lorsqu'elle dit qu'il faut supprimer 800 000 fonctionnaires. Elle en fait quoi, des 800 000 fonctionnaires, Mme Knafo

42:39
Locuteur

?

42:40
Présentateur

Outre que ça veut dire des désorganisations générales dans tous les services de l'État ou de collectivités locales.

42:46
Locuteur

Mais

42:47
Présentateur

elle va en faire quoi, des 800 000 fonctionnaires

42:49
Locuteur

? Est

42:52
Présentateur

-ce qu'elle va être la conséquence en matière macroéconomique ? Parce que 800 000 fonctionnaires, ça veut peut-être dire... Je sais pas, moi. Peut-être 500 000 familles. Parce qu'il y

43:01
Locuteur

a

43:01
Présentateur

des familles où

43:02
Locuteur

il y a

43:02
Présentateur

2 fonctionnaires, le père et la mère, ou 600 000 familles.

43:05
Locuteur

Si

43:05
Présentateur

on pas table sur le fait que les familles font peut-être en moyenne 3 personnes, ça veut dire 1 800 000 personnes qui, d'un seul coup, vont se retrouver dans une situation de précarité. Ça veut dire un impact macroéconomique fondamental

43:18
Locuteur

sur

43:20
Présentateur

l'économie. C'est des gens qui vont, d'un seul coup, diminuer considérablement leur consommation.

43:25
Locuteur

Donc

43:25
Présentateur

Mme Knafo n'a jamais étudié, sans doute, l'économie keynésienne. C'est-à

43:29
Locuteur

-dire

43:29
Présentateur

qu'est-ce qui se passe si 1 800 000 Français, d'un seul coup... Parce qu

43:32
Locuteur

'ils

43:32
Présentateur

se retrouvent aux chômes dus. D'un seul coup, diminuent drastiquement de 20 ou 30 % leur consommation. Le résultat des courses... C'est pour ça que c'est très difficile,

43:39
Locuteur

l

43:39
Présentateur

'économie. C'est pas la première fois qu'il y a des gens qui disent... Yaka, Faucon, on va tailler dans les dépenses publiques.

43:46
Locuteur

Parce

43:47
Présentateur

que quand on taille dans les dépenses publiques... Je l'ai déjà dit souvent et je le répète. Quand un ménage fait du déficit... Si, par exemple, vous avez un ménage de salarié, monsieur et madame,

43:58
Locuteur

le

43:59
Présentateur

père et la mère sont salariés, puis ils ont 2 enfants, mettons, une famille... Je sais pas si ça existe encore. Ça existe quand même. Famille traditionnelle, le père, la mère et 2 enfants. Bon. S'ils sont en découvert bancaire, s'ils gagnent à eux 2... Le père et la mère gagnent... Je sais pas, mettons, 4500 € à eux 2.

44:18
Locuteur

Et

44:18
Présentateur

puis qu'ils dépensent 4800 € dans un mois, ils vont faire un découvert de 300 €. On part du principe qu'ils étaient à zéro. Bon. Si le mois suivant, ils dépensent de nouveau 4800 €, ils vont tomber à moins 600 €. Et là, il

44:32
Locuteur

y

44:32
Présentateur

a la banque qui va appeler,

44:33
Locuteur

qui

44:33
Présentateur

va dire « Attention. Nous, on vous avait donné qu'une autorisation de moins 400. Vous êtes tombés en dessous. Donc il faut remettre votre compte à zéro

44:45
Locuteur

». Que

44:46
Présentateur

font les Français quand ils sont confrontés à ça ? C'est arrivé à tout le monde. Ben, ils se disent « Je vais tailler. Je vais sortir. On va peut-être couper une ou deux sorties au cinéma, un resto en moins, un week-end de chez belle-maman en moins. Et puis voilà. Et puis on va essayer de revenir. On va rééquilibrer. Et puis on repousse l'achat de la prochaine télévision à l'année prochaine. Et puis voilà. Donc on fait des économies.

45:14
Locuteur

Et

45:15
Présentateur

pourquoi ça marche ? Parce que les recettes, c'est-à

45:17
Locuteur

-dire

45:17
Présentateur

le couple de salariés, touchent toujours le même salaire. Donc il suffit, s'ils gagnent à eux deux 4500 €, et qu'au lieu de dépenser 4008, ils font des économies pour ne plus dépenser que 4004,

45:29
Locuteur

c

45:29
Présentateur

'est ça, puisqu'ils gagnent 4005 tous les nœuds, ben ça veut dire qu'ils vont économiser 100 € le premier mois, 200 € le deuxième mois, 300 €. Et petit à petit, ils vont refaire des économies.

45:41
Locuteur

Mais

45:41
Présentateur

pourquoi ça marche

45:42
Locuteur

? Et

45:43
Présentateur

pourquoi on ne peut pas appliquer ça au raisonnement d'un État

45:46
Locuteur

? Parce

45:47
Présentateur

que les salaires touchés par le père et la mère de famille – je prends vraiment un cas très général

45:52
Locuteur

–

45:53
Présentateur

ne dépendent pas des dépenses.

45:55
Locuteur

Ils

45:55
Présentateur

sont salariés l'un d'une administration,

45:57
Locuteur

l

45:57
Présentateur

'autre d'une société privée, par exemple. Eh bien ça tombe tous les mois de façon identique.

46:04
Locuteur

Mais

46:05
Présentateur

un État,

46:05
Locuteur

c

46:05
Présentateur

'est pas du tout comme ça que ça se passe,

46:06
Locuteur

puisque

46:07
Présentateur

les recettes d'un État, c'est des recettes fiscales qui dépendent du niveau d'activité économique du pays.

46:15
Locuteur

Les

46:15
Présentateur

principales recettes de l'État étant la TVA, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et l'État sur les produits pétroliers.

46:22
Locuteur

C

46:23
Présentateur

'est les 4 principaux. Ben,

46:24
Locuteur

il

46:24
Présentateur

y en a beaucoup d'autres, mais c'est quand même les ressources principales. Or, ça dépend éminemment de l'activité économique d'un pays.

46:31
Locuteur

C'est

46:31
Présentateur

-à-dire que si vous avez un ralentissement de la croissance, eh bien vous avez d'un seul coup ces recettes qui plongent. Voilà. C'est ça qui est très, très important.

46:41
Locuteur

C

46:41
Présentateur

'est pour ça que les gens qui pensent qu'il suffit de couper, de dépenser des quantités de choses en moins pour d'un seul coup revenir... Non, parce que c'est très vicieux. Vous pourriez en parler aux gens de la direction du Trésor, du ministère des Finances. Enfin c'est connu comme... Par exemple, si vous taillez... Imaginons que vous ne versez plus, vous taillez dans des dépenses, vous risquez d'avoir un phénomène d'effondrement de la consommation. Et donc la TVA

47:05
Locuteur

et

47:06
Présentateur

la croissance produite par la croissance, eh bien la TVA que vous recevez à tous les niveaux va baisser. L'impôt sur les sociétés va baisser aussi, parce que les entreprises vont faire moins de chiffre d'affaires. Et donc au total, vous pouvez avoir un phénomène

47:19
Locuteur

qui

47:20
Présentateur

n'est pas intuitif, qui est contre-intuitif, comme on dit, qu'avait mis à jour l'économiste John Maynard Keynes dans les années 30, avec la théorie générale de la monnaie en 1936, je crois, c'est qu'en voulant diminuer un déficit, au bout du compte, on le creuse.

47:42
Locuteur

C

47:42
Présentateur

'est vraiment quelque chose de très... C'est la raison pour laquelle moi, par exemple, dans le programme que j'aurai l'occasion de présenter,

47:48
Locuteur

bien

47:49
Présentateur

sûr qu

47:50
Locuteur

'il

47:50
Présentateur

faut faire des économies, mais il faut bien les cibler.

47:52
Locuteur

Les

47:53
Présentateur

premières économies que nous devons faire collectivement, ce sont les économies qui ne sont pas réinjectées dans l'économie centralisée, dans l'économie française.

48:03
Locuteur

C

48:03
Présentateur

'est-à-dire que toutes les dépenses qui partent sont qu'on envoie la couleur, au premier rang desquels les versements de 13 milliards en contributions nettes à l'UE. Parce que là, c'est totalement récessif.

48:17
Locuteur

Ces

48:17
Présentateur

13 milliards, on les envoie à la Pologne qui achète des avions de chasse américains.

48:22
Locuteur

Donc

48:22
Présentateur

c'est complètement récessif.

48:26
Locuteur

De

48:26
Présentateur

la même façon, les milliards qu'on envoie à Zelensky, c'est complètement récessif si ça sert à acheter du matériel américain. D'ailleurs, ça sert à acheter du matériel américain. Enfin c'est dément. Donc ça, c'est vraiment les pires... C'est bien pire

48:40
Locuteur

en

48:41
Présentateur

termes macroéconomiques de faire ça plutôt que de donner des prestations sociales, même s'il y a un peu de tirage ou de coulage, parce que le gros des prestations sociales, normalement, s'investit dans l'économie du pays. Donc fait tourner la machine économique. Voilà. Je note d'ailleurs que M. Lysna, c'est comme Mme Knafaut, c'est le même genre. C'est pas un mot sur les dépenses les pires, c'est-à-dire justement nos versements à l'UE ultra récessifs. Pas un mot.

49:08
Locuteur

Pas

49:08
Présentateur

un mot sur les trucs à l'Ukraine.

49:11
Locuteur

Voilà.

49:12
Présentateur

En revanche, j'aimerais que l'on me fasse... J'aimerais avoir des économistes blanches sur l'impact de virer 800 000 fonctionnaires.

49:19
Locuteur

D

49:19
Présentateur

'abord, pour la désorganisation des services. Deuxièmement... Parce que moi... Encore une fois, j'aimerais... Où est-ce que ça va se passer ? Parce que c'est très gentil de dire... Oui,

49:28
Locuteur

il

49:28
Présentateur

y a des tas de... Mais il faut être très précis, de la précision. Où, quand, comment, dans quel ministère, qui, que, quoi, dont où.

49:37
Locuteur

Parce

49:37
Présentateur

que c'est ça qui se passe, en fait, lorsque les Français, ils élisent. Ils élisent des gens qui... On va voir ce qu'on va voir. Regardez, Sarkozy s'était fait élire sur ce genre de programme, d'ailleurs. Faut quand même se rappeler pourquoi et comment avait été élu Sarkozy en 2007. On allait voir ce qu'on allait voir. Il allait faire la chasse au Gaspi. C'était ci et c'était ça. Le résultat des courses, il n'est arrivé à rien du tout. Voilà. Parce qu'il avait dit... Il n

49:59
Locuteur

'y

49:59
Présentateur

avait pas un fonctionnaire... C'était un fonctionnaire sur deux qui était remplacé, qui partait à la retraite. Il n

50:03
Locuteur

'y en

50:03
Présentateur

avait qu'un sur deux qui a été remplacé. Le résultat n'a pas été brillant, en fait. Donc... Alors je ne suis pas un apôtre de... Comment dirais-je

50:12
Locuteur

?

50:13
Présentateur

De l'absence de décision. Loin de là. Mais je dis que les décisions... Il y a des décisions. Il faut d'abord viser

50:21
Locuteur

ce

50:22
Présentateur

qui est soit... Qui peut être supprimé facilement sans avoir un impact considérable. Soit notamment les toutes premières dépenses. C'est tout ce qui part à l'extérieur et dont on ne revoit pas la couleur. Parce que ça,

50:32
Locuteur

c

50:32
Présentateur

'est de la récession plein pot. Voilà. C'est ça qu'il faut faire. Nous, par exemple, on propose de supprimer les régions.

50:38
Locuteur

Mais

50:38
Présentateur

les régions, c'est 1785 conseillers régionaux. Alors évidemment, ils appartiennent au RN. Ils appartiennent à LFI.

50:44
Locuteur

Ils

50:44
Présentateur

appartiennent à LR.

50:45
Locuteur

Ils

50:45
Présentateur

appartiennent à Renaissance. C'est pour ça qu'il n

50:47
Locuteur

'y a

50:47
Présentateur

pas... Mais les régions telles qu'elles existent depuis 1982 avec Mitterrand, on s'en passait très bien auparavant. Et actuellement, ça nous coûte peut-être 6 milliards d'euros, alors qu

50:59
Locuteur

'on

50:59
Présentateur

s'en passait très bien. Et ça rajoute une partie du millefeuille administratif. Or, se débarrasser, si j'ose dire, de 1785 conseillers régionaux, qui sont souvent des élus, qui émargent à d'autres trucs, c'est pas gravissime. C'est pas comme 800 000 fonctionnaires mis au rebut. C'est quand même... En termes macroéconomiques, ça n

51:20
Locuteur

'a

51:20
Présentateur

rien à voir.

51:21
Locuteur

Donc

51:21
Présentateur

il y a une réflexion à mener sur les défenses, effectivement, qu'il faut diminuer,

51:26
Locuteur

mais

51:27
Présentateur

aussi en sachant que ce qui va faciliter le retour à l'équilibre budgétaire, c'est non seulement de couper dans les dépenses les plus improductives, les plus récessives, notamment toutes celles qui partent à l'UE ou à l'Ukraine ou à l'OTAN, etc., tous ces organismes qui nous pompent de l'argent, mais aussi avoir des processus de relance économique bien ciblés. Mais pour cela, il faut par exemple

51:54
Locuteur

redonner

51:55
Présentateur

du pouvoir d'achat

51:56
Locuteur

aux

51:57
Présentateur

Français qui en manquent. Et moi, j'ai inscrit dans mon programme l'idée d'augmenter le pouvoir d'achat des Français avec une augmentation du SMIC de 12% la première année,

52:07
Locuteur

ce

52:07
Présentateur

qui pourrait peut-être faire ricaner les gens du MEDEF. Mais à la différence de Mélenchon, qui dit un peu la même chose mais qui s'arrête là, moi, je vais plus loin, parce que je dis qu'il faut que cet argent ne mette pas en péril les PME

52:19
Locuteur

et

52:20
Présentateur

les artisans, d'où la nécessité d'une part d'avoir un fil de protection pour notamment toutes les petites entreprises et les moyennes entreprises, pour qu'on diminue les cotisations sociales à hauteur de l'augmentation des salaires, mais aussi de protection de leurs marchés en rétablissant des droits de douane. Pareil pour les grandes entreprises comme pour les PME. Faire de ce point de vue-là ce qu'a fait Trump, parce qu'on ne peut pas relancer la machine économique, on ne peut pas espérer baisser le déficit de l'État si on n'a pas une politique volontariste de réindustrialisation. C'est ce que Macron, il essaie de faire. C'était déjà Montebourg qui nous avait raconté la même salade.

C'était il

53:03
Locuteur

y

53:03
Présentateur

a 12 ans ou 13 ans. Il avait été nommé ministre du redressement productif par François Hollande. C'est un désastre. Et pourquoi c'est un désastre ? Parce que dans la mesure où nous sommes ligotés par les traités européens avec la libre circulation des capitaux,

53:17
Locuteur

et

53:17
Présentateur

que nous ne sommes pas maîtres ni d'interdire des capitaux pour aller faire des délocalisations industrielles, ni des droits de douane qui sont fixés par l'UE et qui sont extrêmement bas... Nos entreprises sont livrées à l'autodestruction.

53:32
Locuteur

Si

53:32
Présentateur

on veut vraiment redresser le pays, il faut réindustrialiser la France. Et ça, ça ne se fera pas par magie. On ne pourra pas réindustrialiser la France si l'on n'a pas un processus qui permet de protéger

53:45
Locuteur

les

53:46
Présentateur

entreprises françaises, intéresser les entreprises françaises, les entreprises du monde entier à se relocaliser en France parce qu'elles y trouveront des conditions de compétition intéressantes, ce qui nécessite d'une part d'avoir des mesures protectrices de droits de douane. Ça nécessite également de se libérer de l'euro qui est trop cher pour l'économie française. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler, notamment récemment dans ma vidéo sur la Pologne. Je rappelle que la Pologne refuse... Ça fait maintenant 22 ans que la Pologne est entrée dans l'UE.

Elle refuse d'entrer dans l'euro et expressément, explicitement formulée par le ministre des Finances polonais et par le gouverneur parce qu'ils savent que s'ils entrent dans l'euro, ça sera un désastre pour l'économie polonaise parce qu'ils seront obligés d'avoir une monnaie surévaluée, ce dont nous souffrons. Voilà. Donc tout ça pour dire que c'est un ensemble. Oui, cet internaute a parfaitement raison. L'objectif

54:40
Locuteur

doit

54:41
Présentateur

être d'arriver à un équilibre budgétaire. Mais c'est très difficile. Il y a quand même des mesures à prendre. Mais on ne pourra y arriver que si on commence

54:51
Locuteur

à

54:52
Présentateur

prendre des mesures qui sont jugées scandaleuses et intolérables par l'oligarchie. Voilà. C'est-à-dire sortir de l'UE, sortir de l'euro, rétablir des contrôles, des taxes... Parce que c

55:03
Locuteur

'est

55:03
Présentateur

plus nous qui dirigeons nos droits de douane, ni rien, ni les normes, ni les droits de douane, ni les quotas.

55:08
Locuteur

On

55:08
Présentateur

ne dirige plus rien. Donc tout ça, ça entre et ça sort. Voilà. Donc on va continuer comme ça, en fait. Voilà. Et si quelqu'un s'avise, arrivant à l'Élysée, de licencier 800 000 fonctionnaires, ça ne durera pas très longtemps. Compte tenu de la situation politique française, c'est l'explosion générale.

55:24
Locuteur

On

55:24
Présentateur

est dans une sacrée panade.

55:25
Locuteur

Monsieur

55:29
François Asselineau

Asselineau, bonjour.

55:31
Locuteur

Suite

55:31
François Asselineau

au récent et sérieux documentaire sur le dossier Epstein par le média français indépendant off-investigation, l'UPR assumera-t-elle une vraie enquête publique, contrairement à la commission Warren pour JFK, afin de faire la lumière sur les ramifications françaises de ce réseau de compromissions mondiales pro-israéliens et pro-états-uniens

55:50
Locuteur

?

55:51
François Asselineau

Respectueusement, Mugen.

55:54
Locuteur

Ben,

55:54
Présentateur

réponse oui.

55:56
Locuteur

Il

55:57
Présentateur

n

55:57
Locuteur

'y a

55:57
Présentateur

pas beaucoup à épiloguer. Oui, je suis tout à fait choqué, scandalisé. On est dans un pays où il y a des deux poids deux mesures absolument inimaginables. C'est inimaginable,

56:11
Locuteur

en

56:11
Présentateur

fait. Voilà. Il y a des personnalités... J'en sais quelque chose, puisque moi, j'ai eu droit à une affaire... Ça fait des années que ça dure, avec deux juges d'instruction, alors que pour l'affaire Outreau, il n'y

56:22
Locuteur

en

56:22
Présentateur

avait eu qu'un. Moi, deux juges d'instruction qui ont étudié pendant 4 ans, qui ont tout cherché, qui

56:26
Locuteur

ont

56:26
Présentateur

tout ouvert, qui ont abouti au fait que j'ai été... Il y a eu une ordonnance de non-lieu sur toutes les chefs d'accusation que j'avais. Je n'ai d'ailleurs plus d'accusateurs. Néanmoins, le parquet a décidé de me déférer devant le tribunal correctionnaire. Et je m'aperçois, en regardant tout ça, qu'au même moment, il y a des dizaines de milliers d'affaires qui sont dans les plaquins, qui ne sont pas jugées, sans parler de Mme Ariane de Rothschild, citée 5 400 fois dans le dossier Einstein, qui, si j'ai bien compris, n'a même pas encore été auditionnée. Bon,

56:55
Locuteur

voilà.

56:55
Présentateur

C'est

56:56
Locuteur

un

56:56
Présentateur

peu plus... C'est intolérable. Là aussi... La France,

56:59
Locuteur

c

56:59
Présentateur

'est une cocotte minute qui est proche d'exploser. C'est absolument intolérable de voir que des gens qui sont mouillés jusqu'au cou dans ces affaires. On exhibe du fait qu'il y a la présomption d'innocence.

57:11
Locuteur

Alors

57:11
Présentateur

c'est quelque chose, moi, la présomption d'innocence. Les torchons auxquels j'ai eu droit quand on m'a lancé une affaire avec des photos de moi, on avait l'impression que j'étais comme Nosferatu ou je sais pas quoi.

57:24
Locuteur

Tout

57:25
Présentateur

ça pour aboutir, 4 ans après, à des juges d'instruction qui ont tout étudié avec des psychologues.

57:30
Locuteur

Ils

57:30
Présentateur

ont tout fouillé dans tout mon passé, etc., avec une ordonnance de non-lieu sur absolument toutes les accusations qui m'étaient formulées.

57:37
Locuteur

Mais

57:38
Présentateur

moi, il n'y avait pas eu de présomption d'innocence. Voilà. Tandis qu'il y a... Vous savez bien à qui je veux parler. Il y en a... Par exemple, M. Patrick Bruel, lui, il a 40 affaires sur le dos. Et c'est présomption d'innocence, présomption d'innocence, présomption d'innocence. C

57:51
Locuteur

'est

57:52
Présentateur

incroyable, en fait. Voilà. Donc je suis très, très remonté sur ces affaires, effectivement. Et croyez bien que ça fera partie, d'ailleurs, des chantiers accompagnés d'ailleurs d'un redressement de l'état de la justice française,

58:09
Locuteur

parce

58:10
Présentateur

que le budget de la justice en France, c'est scandaleux. On a un budget qui est par nombre d'habitants qui doit être 50% inférieur à peu près à ce que l'Allemagne ou les Pays-Bas consacrent à leur justice. Donc ça va pas. Ça va pas. Il y a... On dépense... Il y a vraiment des priorités d'ailleurs budgétaires qu'il faut absolument revoir. Voilà. J'ai eu l'occasion de le dire. Il y a toute une série en France de gens... Ça reboucle d'ailleurs avec la question précédente. Il y a en France toute une série de réseaux qui se sentent en droit de tirer chaque année... Ils

58:44
Locuteur

ont

58:44
Présentateur

un droit de tirage sur les fonds publics. Voilà. Parce qu'ils sont dans des associations qui, que, quoi, dont, ou qui se targuent des plus nobles sentiments. Et donc on y va. On y va. On y va.

58:54
Locuteur

Voilà.

58:54
Présentateur

Et on donne l'argent des contribuables. Voilà. Le plus insupportable, d'ailleurs, étant notamment le financement

59:02
Locuteur

du

59:03
Présentateur

service public de l'audiovisuel

59:05
Locuteur

ou

59:06
Présentateur

également les subventions versées par l'État à la presse privée,

59:12
Locuteur

où

59:13
Présentateur

on s'aperçoit que... Alors que ce sont tous les contribuables qui payent, on a affaire à des médias qui sont ultra-politisés. C'est hallucinant. Hallucinant. Voilà. Et j'en sais que là aussi quelque chose. Parce que non seulement moi-même, mais les 330 000 personnes qui ont voté pour moi en 2017, qui sont aussi des contribuables et qui, si je suis bien candidat en 2027, seront certainement beaucoup plus nombreuses, nous sommes traités vraiment comme des parias.

59:40
Locuteur

Voilà. Quand

59:42
Présentateur

je vois les polémiques qu'il y a sur BFM ou sur France Inter ou sur je sais plus quoi qui embauchent Charles Sapin de Valeurs actuelles... Alors il y a des gens qui montent au créneau... Parce qu'il y a eu un mouvement de grève, là, pour refuser ça. Il y a des gens qui s'indignent. C'est vrai qu'on a une presse qui est muselée. Mais

1:00:00
Locuteur

moi,

1:00:01
Présentateur

je suis aussi autant muselé sur France Inter, etc., que sur CNews ou sur BFM.

1:00:08
Locuteur

C

1:00:08
Présentateur

'est quand même extraordinaire que je reste totalement interdit d'antenne.

1:00:14
Locuteur

Voilà.

1:00:15
Présentateur

On est face à un déni de démocratie... Enfin c'est burlesque, d'ailleurs. Voilà. Donc là, dans le programme, nous avons prévu par exemple de couper toutes les aides à la presse. Terminé. Ça n'existe pas en Allemagne, en Autriche, en Suisse, aux États-Unis. Un journal, soit il est rentable, soit il l'est pas. En plus de ça, les journaux qui sont subventionnés sont des journaux qui ont été rachetés par des milliardaires. Un torchon absolu comme le Parisien qui dégage moins 70 millions d'euros de déficit, il est épongé par le contribuable. Et là-dedans, bien entendu, à chaque fois qu'il

1:00:50
Locuteur

y

1:00:50
Présentateur

a un article, moindre article... Alors sur moi, j'en parle même pas. Je suis nosphérature. Mais à chaque fois qu'il

1:00:57
Locuteur

y a

1:00:57
Présentateur

un article sur le Frexit, c'est tout de suite pour dégueuler une propagande absolument abjecte, que ce soit en faveur de l'UE, que ce soit en faveur de l'Ukraine, enfin c'est même plus du journalisme. On est arrivé à une presse de caniveau, mais digne de ce qu'était la presse sous l'occupation. Voilà. C'est du niveau « je suis partout », gringoire. C'est-à-dire qu'il n

1:01:19
Locuteur

'y a

1:01:19
Présentateur

absolument plus de sens normal de ce qu'est un journalisme. C'est un très beau métier, le journaliste. C'est de faire des enquêtes à charger à des charges, nuancer, de donner la parole à tout le monde, etc., etc. On en est... Maintenant, ça n'est plus... Il est inadmissible d'utiliser l'argent du contribuable pour financer des archons pareils, d'autant plus qu'ils sont possédés par des milliardaires qui peuvent largement les renflouer.

1:01:45
Locuteur

Une

1:01:46
François Asselineau

question de Valentine à présent.

1:01:48
Locuteur

Ce

1:01:49
François Asselineau

week-end s'est déroulé à Arras les assises de la souveraineté organisées par M. Philippot. Je sais bien que son parti n

1:01:56
Locuteur

'est

1:01:56
François Asselineau

qu'une pâle copie de votre mouvement et qu'il s'est présenté comme le seul à proposer le Frexit en 2018, alors qu'il connaissait parfaitement votre existence.

1:02:04
Locuteur

Mais

1:02:04
François Asselineau

malgré tout,

1:02:05
Locuteur

votre

1:02:06
François Asselineau

présence à ce congrès n'aurait-elle pas permis de porter la voix de l'UPR et de rappeler que vous êtes le premier parti à avoir éveillé les consciences depuis bientôt 20 ans ? Bien à vous.

1:02:17
Locuteur

—

1:02:17
Présentateur

Oui. Bon, c'est pas la peine de ranimer des polémiques. Pas très envie de ranimer une polémiques. D'abord, je rappelle au passage... Je signale que... D'abord, c'était pas la première fois. C'était la troisième fois. Il en fait chaque année. Deuxièmement, que je n'y ai pas été invité. Je n

1:02:34
Locuteur

'ai

1:02:34
Présentateur

jamais été invité à cette manifestation. Troisièmement, je comprends que je n'y ai pas été invité, parce que si j'y avais été invité, je n'y serais pas allé. Et pourquoi je n'y serais pas allé ?

1:02:43
Locuteur

C

1:02:43
Présentateur

'est pas parce que je suis le premier... De fait, c'est vrai

1:02:45
Locuteur

que

1:02:46
Présentateur

c'est moi qui ai créé le parti en premier. De fait, c'est vrai que j'ai proposé à M. Philippot en 2017, lorsqu'il a été prié de quitter le RN, je lui ai proposé de rallier l'UPR, ce qu'il a refusé absolument. Il n'a même pas donné de réponse. Vous trouverez toutes les vidéos qui circulent sur Internet. Donc je lui ai proposé de nous rallier. En revanche, il a créé son propre parti. Bon, vous connaissez tout ça. Voilà. Et puis comme finalement, il n'a pas obtenu ce qu'il pensait. C'est-à

1:03:13
Locuteur

-dire

1:03:13
Présentateur

qu

1:03:13
Locuteur

'il

1:03:13
Présentateur

pensait nous canceler, comme on dit maintenant. Voilà. C'est quelqu'un qui explique que je refuserais de me rallier à quelqu'un qui a refusé de se rallier à nous. C'est quand même incroyable. C'est le monde à l'envers. Mais c'est pas ça, le problème. Le problème, c'est pas un problème de proximité. D'abord,

1:03:29
Locuteur

c

1:03:29
Présentateur

'est dommage, parce que moi, je suis bien sûr en faveur que tout le monde se rassemble. Mais le problème, c'est un problème de fond. Le problème de fond, c'est que ces assises – si j'ai bien compris –

1:03:39
Locuteur

d

1:03:40
Présentateur

'Arras, il suffisait de voir une vignette qui a été diffusée par les organisateurs. Il y avait un personnage central qui était M. Philippe de Villiers. C'est pas rêvé.

1:03:49
Locuteur

J

1:03:49
Présentateur

'ai pas rêvé non plus quand j'avais vu que M. Philippot avait dit qu'il ne se présentait pas à l'élection présidentielle. Il soutenait la candidature de Philippe de Villiers. Je n'ai pas rêvé.

1:04:01
Locuteur

Il

1:04:01
Présentateur

l'a dit.

1:04:02
Locuteur

Je

1:04:02
Présentateur

n'ai pas rêvé que cette vignette qui a été diffusée, où on a l'impression que tout le monde est là... J'ai été expressément présenté sur cette vignette faite par l'IA en étant que j'étais, que je boudais, que

1:04:14
Locuteur

j

1:04:14
Présentateur

'étais tout seul, que je suis pas tout seul et que je boute pas, pas du tout tout seul. C'est que tout simplement, nous n'avons pas du tout la même stratégie. Il y a des gens – je l'ai déjà expliqué 50 fois – qui pensent qu'il faut faire l'union des droites,

1:04:27
Locuteur

derrière

1:04:28
Présentateur

M. de Villiers.

1:04:29
Locuteur

Bon.

1:04:31
Présentateur

C'est pas nous. Mais depuis le début,

1:04:34
Locuteur

il

1:04:34
Présentateur

suffit – ou alors on est d'une mauvaise foi ainsi – d'aller lire la charte fondatrice. Dans la charte fondatrice

1:04:42
Locuteur

qui

1:04:42
Présentateur

a été adoptée

1:04:43
Locuteur

le

1:04:44
Présentateur

25 juin 2007,

1:04:47
Locuteur

et

1:04:47
Présentateur

effectivement, le premier parti de tous les partis a ensuite été créés pour sortir de l'UE. Enfin il y

1:04:54
Locuteur

en

1:04:54
Présentateur

a pas tant que ça, d'ailleurs, parce que c'est souvent des leurs. Dans cette charte fondatrice, j'avais bien précisé que l'objectif était de rassembler au-dessus du clivage droite-gauche pour avoir un nouveau CNR. C'est quand même pas compliqué à comprendre.

1:05:06
Locuteur

Et

1:05:07
Présentateur

si j'ai dit ça, ça n'est pas par nostalgie de la période 1943-1944.

1:05:12
Locuteur

Ça

1:05:12
Présentateur

n'est pas pour une élégance ou pour une esthétique historique. C'est parce que pour sortir de l'UE, nous devons avoir une majorité de Français. Et que cette majorité de Français, nous ne pourrons pas l'avoir si l'on met de côté un pan

1:05:29
Locuteur

de

1:05:30
Présentateur

l'électorat.

1:05:32
Locuteur

J

1:05:32
Présentateur

'ai déjà eu l'occasion de le dire. C'est ce qu'avait constaté De Gaulle en 1943.

1:05:36
Locuteur

Il

1:05:37
Présentateur

n'était pas communiste. Mais il s'était bien rendu compte que pour former le CNR, il avait besoin des communistes. D'ailleurs, Pierre Vimon, qui était un des principaux communistes, qui a rédigé pour une grande partie le programme du Conseil national de la résistance, qui a abouti justement après la libération à différentes mesures d'ordre socio-économique, en particulier les grandes nationalisations.

1:05:59
Locuteur

C

1:05:59
Présentateur

'était pas que De Gaulle était communiste. C'est simplement qu'il avait compris qu

1:06:02
Locuteur

'il

1:06:04
Présentateur

ne pourrait pas faire quelque chose qui rassemble toute la résistance en omettant la gauche. Il avait d'ailleurs aussi compris qu'il fallait mettre l'extrême droite. Et je rappelle que dans le CNR, il y avait le Parti communiste, le Parti socialiste, les chrétiens sociaux, des gaullistes, de la droite traditionnelle, et même l'extrême droite de la cagoule. De Gaulle avait expressément demandé

1:06:26
Locuteur

à

1:06:27
Présentateur

Jean Moulin lors de la constitution du CNR,

1:06:31
Locuteur

mais

1:06:32
Présentateur

une extrême droite qui était anti-allemande, c'est-à-dire rassembler tous ceux qui voulaient chasser

1:06:36
Locuteur

les

1:06:37
Présentateur

Allemands hors de France et poursuivre la libération nationale.

1:06:42
Locuteur

Nous,

1:06:43
Présentateur

nous voulons faire la même chose. Et depuis le premier jour, depuis la constitution de l'UPR, j'ai bien précisé que nous devions faire un rassemblement

1:06:51
Locuteur

au

1:06:52
Présentateur

-dessus du clivage droite-gauche

1:06:53
Locuteur

pour

1:06:55
Présentateur

parvenir à avoir la majorité. Et je l'ai dit en me fondant notamment sur cet exemple... Alors là, j'ai parlé du CNR, mais l'exemple du référendum de 2005,

1:07:04
Locuteur

où

1:07:04
Présentateur

55% des Français ont dit non

1:07:07
Locuteur

à

1:07:08
Présentateur

la constitution européenne. Sur ces 55%, 30% venaient de la droite et de l'extrême droite, 25% venaient de la gauche

1:07:17
Locuteur

et

1:07:18
Présentateur

de l'extrême gauche.

1:07:20
Locuteur

C

1:07:21
Présentateur

'est la raison pour laquelle

1:07:22
Locuteur

on

1:07:24
Présentateur

ne pourra pas sortir de l'UE ni de l'euro. C'est l'objectif même du parti politique que j'ai créé. Si on fait l'union des droites avec des partis comme le RN, avec Retailleau, avec Lysnard, avec Reconquête, qui ne veulent pas sortir de l'UE... Enfin c'est quand

1:07:41
Locuteur

même...

1:07:41
Présentateur

Un enfant de 7 ans le comprendrait quand même.

1:07:45
Locuteur

En

1:07:45
Présentateur

revanche, il y a à gauche des gens qui ne veulent pas sortir de l'UE, de l'euro, par exemple Mélenchon, le PS. Mais il

1:07:51
Locuteur

y

1:07:51
Présentateur

en a qui veulent sortir. Et c'est très bien. Alors il y a des gens qui font semblant de pas comprendre, mais c'est une véritable différence de stratégie.

1:07:58
Locuteur

La

1:07:59
Présentateur

meilleure preuve, c'est que je suis invité partout. Je suis invité dans des médias qui sont classés à tort ou à raison à droite, voire à l'extrême droite.

1:08:07
Locuteur

Et

1:08:07
Présentateur

je vais régulièrement sur TV Liberté, sur Toxin, sur Omerta, sur... J'en oublie... Radio Courtoisie, etc., bon, qui sont classés à droite, voire à l'extrême droite, ou chez Nicolas Stockert sur GPTV, etc. Mais je vais aussi dans des médias, quand ils veulent bien m'inviter, qui sont classés à gauche, à l'extrême gauche. J'ai déjà été invité plusieurs fois sur QG d'Aude Lancelin. J'ai été invité... Là, j'ai fait une très longue interview à sa demande avec Georges Kouzmanovitch, qui a créé République souveraine, qui est un ancien de LFI, qui est en rupture de LFI, qui est un souverainiste de gauche, avec lequel on a des points communs tout à fait importants. Et j'ai accordé aussi une interview

1:08:56
Locuteur

à

1:08:57
Présentateur

un blogueur qui s'appelle... Un influenceur qui s'appelle Mourad Guichard. Alors oui, qui est à l'extrême gauche. D'ailleurs, quand il a annoncé qu'il m'invitait, il y a eu, semble-t-il, des gens... Parce qu'il y

1:09:07
Locuteur

a

1:09:07
Présentateur

des gens qui ont toujours des a priori comme ça. Donc je ne pouvais pas. J'étais un facho. Mais je n

1:09:12
Locuteur

'étais

1:09:12
Présentateur

pas du tout un facho. Je rappelle que le ministère de l'Intérieur nous a toujours classés, depuis 20 ans bientôt, en divers, ni à droite ni à gauche. Et ça se traduit dans la composition des adhérents. Tous ceux qui sont adhérents à l'université, tous ceux qui viendront, venez donc à l'université,

1:09:29
Locuteur

à

1:09:29
Présentateur

Valère. Vous constaterez que nous avons d'ailleurs des intervenants qui viennent de tous les horizons politiques.

1:09:36
Locuteur

Nous

1:09:37
Présentateur

ne sommes pas du tout... Comment dirais-je ? Uniquement d'un côté ou de l'autre. On n'est pas hémiplégique. À chaque université, on a eu des gens qui venaient de tous les horizons, des gens qui étaient marqués à droite, des gens qui étaient marqués à gauche, etc. C'est ça, la France. C'est ça, le principe. Et nos adhérents viennent d'un petit peu partout. Donc voilà. C'est pour ça. Donc je l'ai dit, redit. Alors il

1:10:02
Locuteur

y a

1:10:02
Présentateur

des gens qui font semblant de te pas comprendre. Bon, ben c'est leur problème, si vous voulez. Mais les gens comprennent bien sur le terrain. Les gens comprennent bien. Et d'ailleurs de mieux en mieux. Parce que je n'ai jamais trouvé quelqu'un qui m'explique comment en faisant l'union des droites avec des partis qui sont tous sortis de l'UE, on pourra sortir de l'UE. J'aimerais qu

1:10:19
Locuteur

'on

1:10:19
Présentateur

explique. Voilà. C'est aussi simple que ça.

1:10:23
Locuteur

Alors

1:10:23
Présentateur

je l'ai dit. Et je le dis sans acrimonie. Ce qui m'irrite un peu, c'est que je sois obligé de le dire. Ça fait 510 fois que je le dis. Voilà. Toutes les personnes sont les bienvenues à l'UPR. Alors

1:10:35
Locuteur

absolument

1:10:36
Présentateur

tout le monde est bienvenu à l'UPR, à condition qu'ils acceptent notre charte fondatrice,

1:10:42
Locuteur

à

1:10:43
Présentateur

condition qu'ils comprennent bien la philosophie de notre charte fondatrice.

1:10:47
Locuteur

Et

1:10:48
Présentateur

ça n'est pas pour se ranger derrière une personnalité classée

1:10:51
Locuteur

très

1:10:52
Présentateur

à droite et qui fait fuir une grande partie de la gauche ou réciproquement,

1:10:57
Locuteur

à

1:10:57
Présentateur

se mettre derrière quelqu'un qui serait très à gauche et qui ferait fuir toute une partie de la droite. C'est un exercice difficile. C'était ce à quoi De Gaulle s'était exercé avec le Conseil national de la Résistance. Et c'est difficile, mais il y était parvenu. Et on peut y parvenir parce que la situation de la France,

1:11:13
Locuteur

elle

1:11:14
Présentateur

est tellement grave

1:11:15
Locuteur

que

1:11:16
Présentateur

c'est ça qui doit prévaloir avant toute chose. Mais les grands détenteurs de médias

1:11:20
Locuteur

ne

1:11:22
Présentateur

l'entendent pas de cette oreille,

1:11:23
Locuteur

parce

1:11:24
Présentateur

qu'ils ont tout intérêt, eux, à faire croire que le clivage droite-gauche est le clivage de notre époque, ce qui n'est pas vrai.

1:11:31
Locuteur

Le

1:11:32
Présentateur

clivage de notre époque, c'est entre ceux qui sont pour la souveraineté et l'indépendance nationale d'un côté et ceux qui sont pour la fusion dans l'UE de l'autre. Voilà. C'est ça, en tout cas, ce que nous pensons.

1:11:44
Locuteur

Quand

1:11:44
Présentateur

on sera redevenu un pays souverain et indépendant, à ce moment-là, tout naturellement, reviendra le clivage droite-gauche. Voilà. Mais je sais pas comment dire les choses autrement, mais les gens comprennent bien, en fait.

1:12:00
Locuteur

—

1:12:00
François Asselineau

Une question de Manon à présent.

1:12:02
Locuteur

Quelle

1:12:02
François Asselineau

est votre analyse de la politique actuelle menée vis-à-vis des Outre-mer

1:12:06
Locuteur

?

1:12:06
François Asselineau

Quelles mesures concrètes préconisez-vous pour rétablir une égalité réelle d'accès aux services essentiels, eau, santé, coût de la vie, pour les Français d'Outre-mer ? Bien cordialement.

1:12:16
Locuteur

— Alors

1:12:18
Présentateur

moi, c'est pas nouveau. J'aime beaucoup l'outre-mer français. J'apprécie beaucoup. C'est une partie de notre histoire. C'est une partie du charme de notre pays.

1:12:31
Locuteur

C

1:12:32
Présentateur

'est d'avoir gardé... Alors certains appellent ça les confettis de l'Empire, des choses comme ça. Mais c'est d'avoir gardé... Qu'est-ce que serait la France sans la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane

1:12:48
Locuteur

? Ça

1:12:49
Présentateur

fait partie... Je rappelle que la Guadeloupe, la Martinique

1:12:52
Locuteur

sont

1:12:53
Présentateur

des pays ou des îles. Et la Guyane, un territoire, qui ont été rattachés au Royaume de France

1:13:03
Locuteur

dans...

1:13:04
Présentateur

Alors de mémoire, c

1:13:05
Locuteur

'est

1:13:05
Présentateur

aux alentours de 1630 par là, c'est-à-dire pendant la première moitié du XVIIe siècle.

1:13:12
Locuteur

C

1:13:12
Présentateur

'est-à-dire que la Guadeloupe ou la Martinique

1:13:14
Locuteur

sont

1:13:16
Présentateur

françaises depuis beaucoup plus... Enfin plusieurs décennies avant Lille, par exemple, ou Roubaix ou Tourcoing,

1:13:22
Locuteur

ou

1:13:22
Présentateur

a fortiori beaucoup plus françaises avant la Savoie ou le comté de Nice, qui ont été rattachés à la France en 1860, après l'entrevue de Napoléon III et de Cavour à Plombière pour la France soutenant l'unification italienne derrière la maison de Savoie, derrière Victor Emmanuel de Savoie. Et voilà. Donc pareil pour l'île de la Réunion. D'ailleurs, il y a ici quelqu'un qui vient de l'île de la Réunion. Lorsque la France s'est installée à l'île de la Réunion, qu'on a appelée l'île Bourbon à l'époque, c'était une île inhabité, en fait. Voilà. Et qui étaient donc... Il y a eu quelques tentatives de Portugais... Parce que c'est un navigateur qui s'appelait Diego Mascareñas, qui avait...

Les Portugais qui avaient découvert la voie vers le Cap de Bonne-Espérance et vers l'océan Indien,

1:14:14
Locuteur

qui

1:14:15
Présentateur

a découvert cet archipel où il y avait la Réunion, l'île Maurice et puis l'île Rodrigue, aujourd'hui qui s'appelle l'île Rodrigue, qui fait partie de la République de Maurice.

1:14:24
Locuteur

On

1:14:25
Présentateur

a appelé ces îles les îles Mascareñas. Mais c'était des îles à peu près inhabitées. Et les Français se sont installés dans cette île. Ils ont appelé l'île Bourbon. Ils ont assassiné jusqu'au dernier le Dodo, qui était un animal qui ressemblait à une espèce de gigantesque gros canard, etc. Elle paraît-il où la chair était très bonne. Mais c'est une île qui est française depuis 1630 et calque. Voilà. Sous Richelieu. Pareil pour... Même la Nouvelle-Calédonie.

1:14:51
Locuteur

La

1:14:51
Présentateur

Nouvelle-Calédonie a été rattachée à la France par la prise de possession de la balade en 1853 par l'amiral Février des Pointes

1:15:00
Locuteur

en

1:15:00
Présentateur

1853.

1:15:02
Locuteur

C

1:15:02
Présentateur

'est sous Napoléon III. Donc c'est 7 ans avant le rattachement de Nice, de la Savoie, du comté de Nice à la France.

1:15:11
Locuteur

Alors

1:15:12
Présentateur

ça, c'est du point de vue historique.

1:15:14
Locuteur

Du

1:15:14
Présentateur

point de vue symbolique... Bon, voilà. Comme je l'ai dit, qu'est-ce que serait la France sans les Antilles françaises, sans la Guyane française, sans notre présence dans l'océan Indien, sans notre présence dans le Pacifique Sud ? J'ai parlé de la Nouvelle-Calédonie. Je voudrais vous dire un mot.

1:15:32
Locuteur

L

1:15:33
Présentateur

'un des plus grands fleurons pour la France, c'est Tahiti et tout ce qui entoure Tahiti, qui a été découvert donc par Wallis, un britannique. Puis ensuite, il y a Bougainville, envoyé par Louis XVI, qui a fait relâche à Papé-Été, à Tahiti, suivi un an après par le capitaine Cook, qui était anglais. Et puis bon,

1:15:56
Locuteur

il

1:15:56
Présentateur

y a des vicieux... Je suis pas là pour parler de l'histoire de Tahiti, mais qui est tout à fait intéressante. Enfin bref, au total, après une friction assez forte entre la France et le Royaume-Uni, notamment entre les gouvernements...

1:16:08
Locuteur

C

1:16:08
Présentateur

'était du temps de Louis-Philippe. Finalement, Tahiti, les établissements français de l'Océan Indien, la reine Victoria et le premier ministre de la reine Victoria de l'époque – je crois que ça d'être d'Israélie – ont donné leur accord pour qu'on laisse tomber l'incident Pritchard. Pritchard, c'était un britannique qui avait contribué à évangéliser au nom des sociétés missionnaires protestantes une partie de ces îles, ce qui a donné le nom des îles de la société.

Finalement, les britanniques ont dit « Allez, OK, on vous laisse », parce que finalement, ça ne les intéressait pas beaucoup, parce qu'à l'époque, eux, ils cherchaient d'avoir des ports qui permettaient de rallier l'Australie à la Californie. Voilà. Donc il y a un port entre Port Jackson, qui était le nom de Sidney. Il fallait faire escale entre-temps. Donc la meilleure escale, c'était les îles Fidji avec le port de Suva, qui était un port assez naturel. Et puis après, les îles Hawaï et puis la Californie, ou même directement... La Polynésie était à l'écart. Donc ça ne les a pas intéressés.

1:17:07
Locuteur

Donc

1:17:08
Présentateur

tout ça, c'est arrivé en France. Et vous savez que dans notre imaginaire collectif, la Polynésie, il y a le voyage de Bougainville. Il y a Diderot qui a fait un supplément au voyage de Bougainville. Et donc ça fait 250 ans que le mythe de la Vahinée, le mythe de la Polynésie française, etc., ça a inspiré Gourguin, Gerbeau, Paul-Émile Victor, etc., etc. Donc tout ça, c'est l'outre-mer français. J'ai oublié de préciser déjà un petit mot gentil pour Wallis et Futuna et pour nos compatriotes de Saint-Pierre et Miquelon. Ça fait partie de notre patrimoine. Et moi, je suis très attentif à ça. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point,

1:17:44
Locuteur

c

1:17:45
Présentateur

'est que l'outre-mer français n'est pas bien traité par rapport à ce qu'il devrait, à mon avis, être traité. Voilà. Quand on va... Je l'ai déjà dit. Quand on va en Guyane française et qu'on veut aller à Marie-Passoula, qui est tout à fait au sud, qui est la plus grande commune de France, soit dit en passant en superficie, qui est frontalière

1:18:03
Locuteur

du

1:18:04
Présentateur

Suriname à travers le Maroni, on ne peut pas aller à Marie-Passoula en voiture.

1:18:14
Locuteur

Voilà.

1:18:14
Présentateur

La seule possibilité, c'est de prendre l'avion. Parce qu'à la forêt équatoriale, on n

1:18:17
Locuteur

'a

1:18:17
Présentateur

toujours pas construit de route.

1:18:18
Locuteur

Quand

1:18:18
Présentateur

même. Après 4 siècles de présence en Guyane, on n

1:18:22
Locuteur

'a

1:18:22
Présentateur

toujours pas construit une route pour aller... C'est quand même incroyable. Et on manque d'infrastructures considérables en matière d'école,

1:18:28
Locuteur

en

1:18:28
Présentateur

matière... Ça n'est pas normal. Voilà. De la même façon qu'en Nouvelle-Calédonie,

1:18:34
Locuteur

il

1:18:34
Présentateur

y a de très gros efforts qui ont été faits en Nouvelle-Calédonie. Il faut quand même le reconnaître. Depuis les accords de Matignon, il y a quand même des vrais efforts avec une promotion, justement, de la culture canaque, de nos compatriotes canaques, avec la création des provinces et des exécutifs provinciaux qui ont été bienvenus.

1:18:56
Locuteur

Mais

1:18:57
Présentateur

il y a actuellement des irrédentismes en Nouvelle-Calédonie. Malgré 3 référendums qui ont été faits,

1:19:04
Locuteur

conformément

1:19:05
Présentateur

aux accords de Matignon, les 3 référendums ont donné 3 fois un nom à l'indépendance.

1:19:10
Locuteur

Quand

1:19:11
Présentateur

je vois que M. Mélenchon dit qu'il va donner l'indépendance à la Nouvelle-Calédonie, ça veut dire que M. Mélenchon se torche avec la Constitution française et avec le vote des Calédoniens. J'ai déjà expliqué que le dossier calédonien... J'ai dû faire une vidéo là-dessus. C'est un dossier compliqué. C'est une vue de l'esprit. Ça ne correspond absolument pas à la réalité de croire qu'il y aurait d'un côté les blancs, d'un côté les noirs. C'est beaucoup plus compliqué que ça. Vous avez des strates de colonisation. Vous avez un peuple très diversifié. Les caldoches... Il y a des Français venus de métropole dès le XIXe siècle, notamment après la Commune, qui ont fait souche.

Vous avez des métropolitains qui sont venus récemment. Vous avez effectivement des Canaques qui sont morcelés en toute une série de tribus dont certaines sont maîtresses des terres, sont au sommet de la hiérarchie coutumière, alors que d'autres sont ce que l'on appelle pudiquement les clans garde-manger. Il y a chez les Canaques des clans qui sont anti-indépendantistes et qui veulent que la France reste là pour maintenir la paix civile entre les tribus canaques. Ça existe aussi, de la même façon qu'il y a des caldoches qui sont pro-indépendantistes. Donc la situation, c'est pas énorme. Je suis d'accord. Mais la situation est plus complexe.

Et à vous ajouter à ça, la présence de ressortissants venus d'Indochine après 1954, venus de Wallis et Futuna, venus de Polynésie, etc., venus d'Indonésie, vous avez une espèce de melting pot qui nécessite certainement beaucoup plus d'investissements. Voilà. Et parmi tous les projets que j'avais faits, que j'avais dit, qui sont dans mon programme, d'abord, il faut arrêter l'impasse institutionnelle. C'est acté maintenant. On va pas faire 57 référendums jusqu'à ce qu'il y

1:20:57
Locuteur

en

1:20:57
Présentateur

ait un qui dise qu'il veut l'indépendance. Ça,

1:21:00
Locuteur

c

1:21:00
Présentateur

'est plus de la démocratie, ça. Donc il faut que la France, conformément aux souhaitent ses habitants, sachant que par ailleurs, le corps électoral avait été... On lui avait enlevé justement une partie significative des Français d'origine métropolitaine qui sont installés depuis, je sais plus combien, moins de 20 ans, pour qu'ils ne votent pas.

1:21:19
Locuteur

Donc

1:21:19
Présentateur

la réalité sociologique de la Nouvelle-Calédonie,

1:21:21
Locuteur

c

1:21:21
Présentateur

'est qu'il

1:21:21
Locuteur

y a

1:21:21
Présentateur

une très grande majorité, large majorité anti-indépendantiste. Mais il faut faire plus. Il faut absolument développer... Pour la Nouvelle-Calédonie, c'est vrai pour tous les dom-toms, d'ailleurs, développer les relations avec la mère patrie.

1:21:36
Locuteur

Dans

1:21:37
Présentateur

mon programme, par exemple, j'avais proposé plein de choses. Développer des plans d'investissement, développer un abaissement du prix de la desserte aérienne. Ça existe déjà. Il y

1:21:48
Locuteur

a

1:21:48
Présentateur

déjà des efforts qui ont été faits avec des compagnies comme Air Austral pour une réunion, ou Air Calin pour la Nouvelle-Calédonie, ou Air Tahitinoui pour la Polynésie. Il faut aller plus loin. Il faut favoriser les relations entre la métropole et ses territoires dans les deux sens. Il faut favoriser les échanges scolaires. Voilà. Moi, ce que j'avais proposé... Mais ça coûte pas des sommes mirabolantes.

1:22:12
Locuteur

Quand

1:22:12
Présentateur

on voit les milliards que l'on envoie au régime néo-nazi de Zelensky... Mais occupons-nous de nous. Plutôt que des milliards au régime néo-nazi de Zelensky, envoyons quelques dizaines de millions d'euros pour améliorer la situation en Guadeloupe, avec notamment les sargasses, avec cet envahissement des algues, pour corriger les erreurs, et dédommager – c'est le mot que je cherchais – les victimes du chlordécone, qui sont un insecticide qui a fait des ravages dans les plantations de canne à sucre. Enfin il y a des vrais sujets dans les antilles. Améliorons la dessert aérienne. Améliorons le niveau de vie. Améliorons le système aussi de l'octroi de mer,

1:23:05
Locuteur

qui

1:23:05
Présentateur

est un système qui protège les productions locales, parce que s'il n

1:23:08
Locuteur

'y

1:23:08
Présentateur

a pas d'autre mer, on détruit les productions locales. Mais il faut pas que ça soit au détriment. Il faut qu

1:23:13
Locuteur

'il

1:23:13
Présentateur

y ait des subventions pour améliorer le quotidien des gens, parce qu'effectivement, parfois, le niveau de vie est très, très élevé. Et puis donc favorisons les échanges scolaires, qu'il y ait des enfants de... Alors ça commencerait à partir de, je sais pas, 9-10 ans jusqu'à des étudiants, en tout cas des lycéens, des collégiens et des lycéens qu'on échange, des lycéens de Mont-de-Marsan, qui aillent passer 3 mois au lycée, dans un lycée à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, que ce soit des collégiens de Morea ou de Bora Bora, qui viennent passer 3 semaines ou 3 mois en France métropolitaine, dans un collège à Havane ou bien à... Je ne sais pas moi, ou à Besançon. Voilà.

Également une meilleure présence dans les médias. Bon. Je suis scandalisé quand tous les médias français... Tous les jours, tous les jours, tous les jours, il est question des États-Unis d'Amérique, comme si nous étions une véritable colonie. Moi, j'en ai ras-le-bol. Voilà. Je ne dis pas qu'il faut pas qu

1:24:20
Locuteur

'on

1:24:20
Présentateur

parle des États-Unis. Mais pas tous les jours. Pas tous les jours, il y

1:24:24
Locuteur

a

1:24:24
Présentateur

des informations venant des États-Unis. En revanche, j'aimerais qu'il y ait beaucoup plus de présence de l'outre-mer français et de ses problématiques, parce que c'est tout à fait passionnant. La France est une puissance d'Amérique latine, d'Amérique... Enfin de l'Arc Caraïbe

1:24:40
Locuteur

et

1:24:41
Présentateur

de l'Amérique du Sud. La Guyane représente à elle seule... Je ne sais plus combien. Mais c'est un sixième de la surface de la France métropolitaine. La France, elle est autant sud-américaine que la Turquie est européenne par un morceau de la Turquie d'Europe du côté d'Andrinople. Bon. C'est quelque chose à savoir.

1:25:03
Locuteur

On

1:25:03
Présentateur

pourrait d'ailleurs demander... On pourrait demander de faire partie du Mercosur. Voilà. Notre présence dans le Pacifique Sud est extrêmement importante. C'est l'océan du XXIe siècle.

1:25:15
Locuteur

C

1:25:16
Présentateur

'est bordé par les plus grandes puissances de notre époque, les États-Unis d'Amérique, bien sûr, mais aussi l'Australie et aussi toute l'Asie du Sud-Est, et puis le Japon, la Corée et le géant chinois.

1:25:29
Locuteur

Alors

1:25:29
Présentateur

tout le monde sait que si on donne l'indépendance comme veut le faire M. Mélenchon contre la volonté des habitants à la Nouvelle-Calédonie, ça restera pas indépendant longtemps. Ça sera pris en main immédiatement sans doute par des mafias internationales. Et vous aurez soit les États-Unis, soit l'Australie, soit la Chine qui viendront mettre leur nez là-dedans.

1:25:48
Locuteur

Il

1:25:49
Présentateur

n'y a pas loin de la Nouvelle-Calédonie les îles Salomon, Solomon Islands, qui viennent de décider d'ouvrir une base militaire chinoise. Évidemment que Pékin finance aux grands dames des Australiens et des Américains. Donc la France, elle doit absolument rester présente là,

1:26:14
Locuteur

parce

1:26:15
Présentateur

que finalement, il vaut mieux, je pense, faire partie de la République française que d'être placée sous l'autorité d'Australiens ou de Chinois, parce que je pense que... Mais ça ne veut pas dire pour autant que nous ne devons pas faire des efforts. Voilà tout ce que je voulais dire. J'en parle avec beaucoup de chaleur, parce que c'est vraiment un sujet qui m'est cher. C'est vraiment important pour la France, pour l'image qu'elle a, pour le rayonnement qu'elle a.

Et quand on a 3 territoires comme Wallis et Futuna, et surtout la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie, qui font d'ailleurs de la France le 1er ou le 2e – ça dépend des calculs – domaine de zone économique exclusive devant les États-Unis, grâce à la convention de Montego Bay de 1982 sur le droit de la mer,

1:27:00
Locuteur

on

1:27:00
Présentateur

laisse pas tomber des atouts pareils.

1:27:02
Locuteur

Enfin

1:27:02
Présentateur

c'est délirant. Voilà. Donc c'est très important. Et quand je vois comment la France dilapide son argent pour donner des milliards et des milliards et des milliards d'euros via l'UE à des pays de l'Est qui ne nous sont en aucun cas reconnaissants, eh bien moi, je dis

1:27:18
Locuteur

«

1:27:18
Présentateur

Occupons-nous d'abord de nos propres affaires et d'abord redressons le niveau de vie des Français quels qu'ils soient ». Voilà.

1:27:28
Locuteur

Bonjour

1:27:29
François Asselineau

Monsieur le Président.

1:27:30
Locuteur

Vous

1:27:30
François Asselineau

dit Hugo.

1:27:31
Locuteur

Face

1:27:32
François Asselineau

à la hausse du pétrole, le gouvernement explique qu'une baisse des taxes sur les carburants entraînerait une perte importante de recettes fiscales. Pourtant, il pourrait tout à fait décider de plafonner ces taxes à environ 0,88 € par litre, soit ce qu'il percevait lorsque le diesel coûtait 1,60

1:27:49
Locuteur

€.

1:27:50
François Asselineau

L'État conserverait ainsi la même recette par litre.

1:27:53
Locuteur

Ne

1:27:53
François Asselineau

s'agirait-il donc pas plutôt d'un manque à gagner que d'une véritable perte ? Qu'en pensez-vous cordialement

1:27:59
Locuteur

? Il

1:28:01
Présentateur

a parfaitement raison. C'est pas une perte. Effectivement, c'est un manque à gagner. Voilà. C'est effectivement... Si on applique la formule habituelle, à partir du moment où le prix augmente du gazole, des hydrocarbures, l'État augmente ses recettes. Voilà. D'ailleurs, c'est pas nouveau. Il y avait la taxe flottante sur les produits pétroliers

1:28:24
Locuteur

qui

1:28:24
Présentateur

permettait d'amortir les à-coups conjoncturels sur le prix des hydrocarbures.

1:28:31
Locuteur

Parce

1:28:31
Présentateur

que ça, c'est quelque chose... Quand je dis, par exemple, que nous, on sortira de l'euro, il y a des gens qui disent « Oh, on les compte. L'euro va perdre 80% de ça ». Alors déjà, calmons-nous. L'euro... Si on sort de l'euro, si on recrée le franc,

1:28:49
Locuteur

le

1:28:50
Présentateur

franc perdra à peu près... On le sait à peu près à partir du solde négatif dans le système Target 2 de la valence des paiements courants à l'intérieur des pays de la zone euro,

1:29:00
Locuteur

le

1:29:01
Présentateur

franc nouveau devrait perdre à peu près 15%

1:29:03
Locuteur

par

1:29:04
Présentateur

rapport au court pivot de l'euro actuel vis-à-vis du dollar. Voilà. En gros, c'est ça.

1:29:10
Locuteur

Ça

1:29:10
Présentateur

veut dire que mécaniquement, les hydrocarbures, si on sort de l'euro et qu'on recrée le franc, on devrait nous coûter mécaniquement à peu près 15% plus cher en matière brute.

1:29:23
Locuteur

Mais

1:29:23
Présentateur

le prix de la matière brute n'est qu'une des parties du problème, parce qu'après, il y a le raffinage, il y a l'extraction, le raffinage, la distribution, et puis le transport, et puis au bout du compte, les taxes.

1:29:37
Locuteur

Et

1:29:37
Présentateur

on peut très bien imaginer que... Vous imaginez... Il y

1:29:40
Locuteur

a

1:29:40
Présentateur

des gens qui disent qu'il y

1:29:41
Locuteur

a

1:29:41
Présentateur

plus des hauts-crits. Mais là, c'est bien plus que 15%.

1:29:44
Locuteur

On

1:29:45
Présentateur

a déjà vu des hausses beaucoup plus erratiques, beaucoup plus vives, fortes dans un sens ou dans l'autre depuis que l'euro a été créé. Donc ce que nous, nous ferons, c'est que nous instaurerons un système qui permette d'éviter les à

1:29:57
Locuteur

-coups

1:29:58
Présentateur

et d'éviter justement qu'en augmentant ou en baissant les taxes...

1:30:02
Locuteur

C

1:30:03
Présentateur

'est finalement, si j'ai bien compris, le raisonnement tout à fait judicieux de cet internaute qui consiste à dire... On va se contenter du matelas qu'on avait. On baisse les taxes pour que le consommateur, finalement, ne soit pas pénalisé, en fait. Sinon,

1:30:17
Locuteur

on

1:30:17
Présentateur

va augmenter les taxes bien davantage.

1:30:19
Locuteur

Donc

1:30:19
Présentateur

ça, c'est un point vraiment qui est important. Je rappelle aussi que le prix de l'essence, le prix de l'énergie, nous, nous allons le diminuer drastiquement, puisqu'en sortant de l'UE, évidemment, nous sortirons du marché européen de l'énergie. Et nous n'aurons plus rien à faire des injonctions sur l'établissement de force, le saccage général de tous les paysages avec l'éolien, puisque ça, c'est l'objectif fixé par la Commission européenne d'avoir... Je ne

1:30:51
Locuteur

sais

1:30:51
Présentateur

plus combien... 45% ou 50% d'énergie renouvelable. Et nous, nous ferons... Nous reviendrons benoîtement sur le nucléaire, en essayant de développer d'ailleurs des technologies beaucoup plus compétitives, en renouant d'ailleurs les meilleurs contacts possibles avec nos partenaires chinois. Je rappelle que la coopération franco-chinoise en matière nucléaire est un... J'en sais quelque chose. J'avais participé aux négociations pour la construction de la centrale nucléaire de Daiabey 2 sur la côte chinoise au nord de Hong Kong. Normalement, ils n'attendent que tout, les Chinois, pour avoir...

Les Chinois font des progrès de géants sur la fusion nucléaire ou sur des centrales nucléaires qui soient éventuellement au thorium, des choses comme ça. On a plein de choses à faire.

1:31:35
Locuteur

Mais

1:31:37
Présentateur

il faut d'abord revenir aux fondamentaux. Les fondamentaux, c'est que nos aïeux ont conçu pour le peuple français un système de production électronucléaire qui était à la fois extrêmement stable, extrêmement fiable et de relativement bon marché. Le racket auquel nous sommes soumis à cause de notre appartenance à l'UE

1:31:59
Locuteur

a

1:32:00
Présentateur

des énièmes scandales. Donc loin d'en pâtir, si nous sortons de l'UE, en paix, les premières choses que nous prendrons, c'est de diminuer la facture de l'énergie, ce qui est fondamental d'ailleurs aussi au passage pour l'économie, parce que l'énergie, c'est aussi du PIB, si j'ose dire.

1:32:19
Locuteur

Allez,

1:32:20
François Asselineau

nous allons en Guyane. C'est une question de Stéphane de Guyane. Car isolée de votre raisonnement général, elle peut donner lieu à une interprétation caricaturale de votre position. Ah oui, certainement. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous souhaitez précisément vous inspirer du modèle américain en matière de liberté d'expression

1:32:59
Locuteur

? En

1:33:00
François Asselineau

quoi le cadre juridique français actuel vous paraît-il insatisfaisant ?

1:33:04
Locuteur

Et

1:33:05
François Asselineau

si vous souhaitez en élargir les limites, où fixeriez-vous les nouvelles

1:33:08
Locuteur

?

1:33:09
Présentateur

Écoutez, moi, je trouve que la France file un très mauvais coton.

1:33:13
Locuteur

C

1:33:13
Présentateur

'est-à-dire que chaque mois qui passe, on réduit notre liberté d'expression.

1:33:19
Locuteur

Voilà.

1:33:19
Présentateur

Dans tous les

1:33:20
Locuteur

domaines.

1:33:23
Présentateur

Notamment avec l'UE, avec le e-wallet, avec le DSA, avec le CIE, avec le SA. Dans tous les domaines. Maintenant, c'est les moins de 15 ans. Donc il y a une volonté d'étouffer. Et donc moi, je me dis « Mais finalement, finalement, pourquoi est-ce que les Français n'ont pas droit à la même chose que le premier amendement des États-Unis d'Amérique, de la Constitution, qui a été fait très rapidement après l'adoption de la Constitution américaine,

1:33:48
Locuteur

qui

1:33:49
Présentateur

garantit la totale liberté d'expression

1:33:51
Locuteur

? »

1:33:52
Présentateur

Je sais pas. On nous chante les louanges matin, midi, soirée, la nuit, 365 jours par an, 366 des années bisextiles sur le modèle américain. Et pourquoi on n'aurait pas finalement de temps en temps... Parce que dans certains cas, les États-Unis ont un modèle à nous donner. Pourquoi est-ce que finalement, on n'aurait pas l'équivalent de l'amendement du premier amendement à la Constitution américaine

1:34:14
Locuteur

? On

1:34:16
Présentateur

juge que les Français sont des êtres immatures

1:34:19
Locuteur

et

1:34:19
Présentateur

qu'on ne doit pas leur donner la même liberté qu'aux Américains ? Il faut expliquer. Alors je veux bien débattre. Alors évidemment, j'avais dit ça. C'était, je crois, Simourad Gichat qui a dit « Mais alors s'il y

1:34:29
Locuteur

a

1:34:29
Présentateur

des drapeaux nazis... » Eh bien j'ai dit « Il y aura des drapeaux nazis

1:34:32
Locuteur

». Mais

1:34:33
Présentateur

enfin lorsqu'on voit des drapeaux nazis qui sont brandis en Ukraine et que l'on finance à dizaines de milliards le régime ukrainien de Zelensky, et où on voit des drapeaux nazis qui sont dans les manifestations, tout le monde trouve ça très bien.

1:34:46
Locuteur

Et

1:34:46
Présentateur

puis en plus de ça, c'est toujours la réduction à d'Hitlerum, c'est toujours le point Godwin. La liberté d'expression, c'est pas uniquement les drapeaux nazis. D'ailleurs, je crois pas qu'aux États-Unis, on voit des pléthores de manifestations. Qu'il

1:34:58
Locuteur

y

1:34:58
Présentateur

ait des illuminés qui sortent un drapeau nazi, oui, très bien. Enfin très bien, très mal. Mais vous savez,

1:35:03
Locuteur

il

1:35:03
Présentateur

y a ce qu'on appelle le point... Il y a d'une part le point Godwin. Il y

1:35:07
Locuteur

a

1:35:07
Présentateur

aussi l'effet Streisand. Parce qu'à force de censurer, vous attirez l'attention des gens

1:35:12
Locuteur

sur

1:35:13
Présentateur

quelque chose sur lequel les gens n'attirent pas leur attention.

1:35:17
Locuteur

Nous,

1:35:18
Présentateur

en ce moment, on se porte très bien, parce qu'il y a de plus en plus de Français qui constatent qu'il y a quand même un

1:35:22
Locuteur

candidat

1:35:23
Présentateur

dont la chaîne du Parti politique Hubert TV est la plus regardée de tous les partis politiques français.

1:35:30
Locuteur

Et

1:35:30
Présentateur

si on y a la chaîne personnelle, nous sommes les deuxièmes.

1:35:35
Locuteur

J

1:35:35
Présentateur

'ai déjà eu l'occasion de le montrer, je crois.

1:35:38
Locuteur

Et

1:35:38
Présentateur

qui est jamais invité. Donc évidemment, ça se sait par le bouche à oreille. De plus en plus de gens viennent nous regarder. La censure, elle attire l'attention sur l'objet censuré.

1:35:50
Locuteur

Ça,

1:35:50
Présentateur

c'est le premier point. Deuxièmement, je rappelle qu'en France, on a quand même des lois.

1:35:55
Locuteur

Et

1:35:55
Présentateur

donc si, par exemple, il y a des gens qui tiennent des propos néo-nazis, racistes, antisémites, etc., ils peuvent tomber sous le coup de la loi, notamment d'incitation à la haine raciale, d'incitation à la haine antisémite. On a un arsenal de lois sur ces sujets.

1:36:16
Locuteur

Mais le

1:36:16
Présentateur

problème, c'est qu

1:36:17
Locuteur

'en

1:36:19
Présentateur

sortant le coup du drapeau nazi, on tait l'essentiel. L'essentiel, c'est que nos libertés publiques sont de plus en plus bafouées. Regardez ce qui s'est passé avec le réseau X, d'ailleurs. Alors on a vu d'ailleurs... C'est très intéressant, ce qui se passe sur Twitter. Parce que rappelez-vous, il y a eu un mouvement il

1:36:39
Locuteur

y

1:36:39
Présentateur

a 2-3 ans, là, peut-être un peu plus de 2 ans, où d'un seul coup, tout le monde se pinçait le nez, comme ça, en disant « C'était affreux ». Il fallait... Tout le monde devait quitter Twitter. Alors vous avez des gens comme Anne Hidalgo qui a quitté Twitter. Elle pensait que ça allait être une révolution planétaire parce qu'elle n'était plus sur Twitter. Mais en fait, je crois que... En fait, tout le monde s'en fout, quoi. Bon. Avec ses qualités, ses défauts, bien sûr, comme toutes les plateformes sur Internet. Mais c'est un fantastique espace

1:37:08
Locuteur

de

1:37:08
Présentateur

liberté, d'expression. Et c'est aussi quelque chose... Surtout que maintenant, il y a les notes de la communauté qu'assez astucieusement Elon Musk a ajoutées, qui permettent de contredire

1:37:18
Locuteur

les

1:37:19
Présentateur

choses.

1:37:20
Locuteur

C

1:37:20
Présentateur

'est-à

1:37:20
Locuteur

-dire

1:37:20
Présentateur

que si vous racontez des carabistouilles sur Twitter, vous avez maintenant un système qui permet... Tout le monde peut intervenir. « Non, non. Ça,

1:37:26
Locuteur

c

1:37:26
Présentateur

'est faux. Ça, c

1:37:26
Locuteur

'est

1:37:26
Présentateur

faux. Ça, c

1:37:26
Locuteur

'est

1:37:26
Présentateur

faux ».

1:37:27
Locuteur

Tout

1:37:27
Présentateur

ça, c'est un processus qui est en cours d'élaboration. Mais c'est une espèce d'agora planétaire où les gens peuvent s'exprimer. Et en définitive, la vérité... Moi, je crois qu'il faut jamais avoir peur de la vérité. La vérité, elle est là. Et elle convainc les gens. Ce qui est le pire, c'est d'avoir un système qui... Parce qu

1:37:46
Locuteur

'à

1:37:47
Présentateur

partir du moment où vous commencez à édicter des vérités d'État...

1:37:51
Locuteur

C

1:37:51
Présentateur

'est terminé. D'ailleurs, de proche en proche, on voit bien que...

1:37:54
Locuteur

Certains

1:37:55
Présentateur

appellent ça la fenêtre d'Overton. Vous connaissez ? C'est-à-dire que ce qui est d'ici se réduit comme peau de chagrin.

1:38:01
Locuteur

Il

1:38:01
Présentateur

y a des quantités de trucs. Maintenant, aujourd'hui, à notre époque en France, si vous commencez à dire que c'est pas la Russie qui a commencé à envahir l'Ukraine, c'est factuellement vrai en 2022. Mais auparavant, il y a eu quand même tout ce qui s'est passé depuis 1991, qu'entre 1991 et 2014, c'est-à

1:38:22
Locuteur

-dire

1:38:22
Présentateur

que pendant la bagatelle de 23 ans, l'Ukraine et la Russie s'entendaient très bien, finalement, dans la mesure où les dirigeants ukrainiens

1:38:30
Locuteur

avaient

1:38:31
Présentateur

passé un accord pour céder sous forme d'une location à baille amphithéotique, la base de Sébastopol en Crimée, à l'armée russe.

1:38:42
Locuteur

Dans

1:38:43
Présentateur

la mesure où le dirigeant à Kiev, les dirigeants

1:38:45
Locuteur

faisaient

1:38:46
Présentateur

attention quand même à ne pas trop vexer l'ours russe, ça se passait correctement,

1:38:52
Locuteur

de

1:38:53
Présentateur

la même façon qu'au Canada... Enfin en ce moment, le Canada, le torchon brûle, justement. Mais enfin, en règle générale, les dirigeants mexicains, canadiens, etc., ils font quand même attention à ne pas trop provoquer leurs grands voisins des États-Unis d'Amérique. Donc voilà. Donc

1:39:13
Locuteur

dire

1:39:15
Présentateur

ce que je viens de dire. Rappeler que l'Ukraine, devenue indépendante en 1991, pendant 23 ans... Et ça se passait bien. D'ailleurs, Vladimir Poutine était reçu en grande pompe

1:39:27
Locuteur

par

1:39:27
Présentateur

Jacques Chirac, qui lui a remis la grande croix de la Légion d'honneur, ensuite par Sarkozy, ensuite par François Hollande, ensuite par Macron, Macron qui l'a invité au château de Versailles, et puis à Brégançon. Il suffit de regarder sur Internet. Vous avez toutes les photos.

1:39:45
Locuteur

Et

1:39:46
Présentateur

qu'est-ce qui s'est passé ?

1:39:47
Locuteur

D

1:39:47
Présentateur

'un seul coup, on découvre que Poutine serait Adolf Hitler. Non. Il s'est peut-être passé quelque chose entre-temps, quand même. Ce qui s'est passé entre-temps, c'est le Maïdan, la révolution du Maïdan, piloté par la CIA, piloté par Mme Victoria Nuland, sous secrétaire d'État aux États-Unis, avec l'objectif... Je vous renvoie à une vidéo que j'ai faite, une conférence que j'ai faite au dialogue franco-russe, qui n'a jamais été démentie, parce que j'avais toutes les preuves que j'ai apportées sur la table, que le projet américain est de démembrer la Russie. Mme Victoria Nuland l'avait même explicité en disant que c'est un pays beaucoup trop grand.

Donc l'objectif, c'était de démembrer la Russie, d'abord en prenant le pied, en chassant le président normalement élu à Kiev, en prenant le pied avec donc des dirigeants acquis aux États-Unis d'Amérique. Et dès que ça a été acquis, la CIA... Il y a eu toute une série d'avant-postes qui ont été mis le long de la frontière russe. Bon. Et ensuite a commencé le martyr des populations russophones et russophiles d'origine russe qu'il y

1:40:47
Locuteur

a

1:40:47
Présentateur

dans le Donbass et en Crimée.

1:40:50
Locuteur

Quand

1:40:50
Présentateur

même ça, la maison des syndicats à Odessa, un peuple martyrisé, en fait.

1:40:56
Locuteur

Tout

1:40:57
Présentateur

ça est gommé de l'histoire comme si ça n'était pas vrai. Mais c'est un mensonge. Lorsque vous avez tout le monde... Vous avez depuis Bardella... Je sais pas s'il existe encore. Enfin il avait déjeuné avec Zelensky jusqu'à Mélenchon. Tous communis dans une fake news qui serait que d'un seul coup, Vladimir Poutine se serait transformé brutalement en Adolf Hitler en voulant conquérir toute l'Europe. Mais c'est une histoire de dingue. Jamais la Russie

1:41:29
Locuteur

n

1:41:30
Présentateur

'a dit comme but de guerre de vouloir conquérir toute l'Europe, ni même toute l'Ukraine.

1:41:36
Locuteur

Alors

1:41:36
Présentateur

je sais qu'il

1:41:36
Locuteur

y a

1:41:36
Présentateur

des gens qui, aussitôt, vont dire « Ça y est, il reçoit des valises de Poutine. C'est un Poutine Hollande. C'est honteux, scandaleux ». Et là, on tombe sur ce qui est devenu la France, c'est-à-dire qu'un débat qui, normalement, devrait être un débat serein, où les gens apporteraient chacun leur preuve. Maintenant, on fait l'objet d'anathèmes, de fatwas. On fulmine des excommunications. Enfin voilà, c'est un climat absolument délétère, qui est un climat de type maccartiste. C'est contre ça qu'il faut lutter. Il faut rétablir en France les libertés publiques.

1:42:10
Locuteur

—

1:42:13
François Asselineau

Nous allons parler du loup.

1:42:15
Locuteur

Le

1:42:15
François Asselineau

retour du loup en France est de plus en plus sujet à débat. Seriez-vous favorable à son éradication complète, compte tenu qu'il serait, selon certains, protégé par la Commission européenne ? Demande Thierry.

1:42:29
Locuteur

—

1:42:29
Présentateur

Ça fait partie... C'est comme précédemment. La France, c'est toute une série de sujets...

1:42:34
Locuteur

On

1:42:35
Présentateur

n

1:42:35
Locuteur

'a

1:42:35
Présentateur

pas le droit d'en parler.

1:42:36
Locuteur

Voilà. Quand

1:42:37
Présentateur

vous allez dans des départements alpins ou même pas alpins, d'ailleurs, des départements ruraux, de plus en plus,

1:42:42
Locuteur

où

1:42:43
Présentateur

il y a des loups, en règle générale, en règle générale,

1:42:49
Locuteur

les

1:42:50
Présentateur

éleveurs, ceux qui ont des chèvres... C'est comme la chèvre de M. Séguin. Les éleveurs, les agriculteurs ne sont pas ravis d'avoir des

1:43:02
Locuteur

loups.

1:43:03
Présentateur

Voilà. Pas ravis.

1:43:05
Locuteur

Et

1:43:05
Présentateur

il y a des prédations qui sont faites ici ou là. Mais si jamais vous commencez à parler de

1:43:10
Locuteur

ça...

1:43:13
Présentateur

Ah, vous êtes traînés au... Alors vous

1:43:15
Locuteur

êtes

1:43:15
Présentateur

compte ? Là, au cours des quelques minutes qui viennent de s'écouler, j'ai montré que les distances que je voulais qu'on prenne avec l'implantation d'éoliennes à travers toute l'Europe... On est en train de ravager les paysages et de saccager, d'ailleurs, au passage, des territoires. Parce qu'après, quand vous avez installé une éolienne... Pour débarrasser le truc de tout ce qu'il y a, il faut les enfouir. Il

1:43:36
Locuteur

y

1:43:36
Présentateur

a des terres rares... Enfin c'est atroce, en fait. En plus, ça tue les oiseaux.

1:43:41
Locuteur

Ça

1:43:41
Présentateur

fait du bruit infernal pour les voisins.

1:43:44
Locuteur

Mais

1:43:44
Présentateur

si vous commencez à dire

1:43:46
Locuteur

que...

1:43:47
Présentateur

Et c'est peut-être pas une solution optimale. Aussitôt, vous êtes... Et tout est comme ça en France. Ce ne sont que des débats où l'on demande aux gens non pas de réfléchir, mais d'acquiescer à une idée qui leur est imposée. Voilà. Mais les loups, c'est pareil. Moi, je pense que face à ça... Vous savez ce que je pense depuis des années. Il faut proposer aux Français...

1:44:08
Locuteur

C

1:44:08
Présentateur

'est une événement aux Français de décider. Notre Constitution le dit. La souveraineté nationale appartient au peuple, qu'il exerce par ses représentants

1:44:18
Locuteur

et

1:44:19
Présentateur

par l'exercice du référendum. Voilà. Nul...

1:44:23
Locuteur

Aucune

1:44:24
Présentateur

section du peuple

1:44:25
Locuteur

et

1:44:26
Présentateur

nul individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

1:44:29
Locuteur

Voilà.

1:44:30
Présentateur

Je l'ai déjà dit. Donc dans ce genre de situation, je pense que c'est finalement aux Français de trancher ce qu'ils veulent. Voilà. C'est aussi simple que ça. Donc je suis très favorable. J'en profite pour le redire ici. Non seulement très favorable. Mais je l'ai inscrit depuis 2012. C'est dans le programme de l'UPR. À l'époque, on appelait ça le référendum d'initiative populaire. C'est le référendum d'initiative citoyenne avec une vérification qui a quand même un quota à vérifier par le dépôt que les gens qui veulent de ce référendum déposent une demande officielle où on peut vérifier leur identité, bien entendu, et qui serait fixée... Je ne sais pas. Par exemple, il

1:45:05
Locuteur

faut

1:45:05
Présentateur

pas que le seuil soit trop bas. Il faut pas qu'il y

1:45:07
Locuteur

ait

1:45:07
Présentateur

des référendums tous les jours. Il faut pas non plus que ce soit devenu rarissime. Aujourd'hui, ça fait... En France,

1:45:13
Locuteur

il

1:45:13
Présentateur

n'y

1:45:13
Locuteur

a

1:45:13
Présentateur

plus eu de référendum depuis 21 ans. C'est honteux. C'est absolument honteux depuis 2005. Parce qu'ils ont peur. Ils ont peur, justement, de cette fongibilité des électorats de droite et de gauche pour chasser ce qu'est l'UPR. Donc il n

1:45:28
Locuteur

'y a

1:45:28
Présentateur

pas plus de référendum en France depuis 21 ans qu'il n'y a des missions consacrées au Frexit, à Asselineau ou à l'UPR. Parce que tout ça, ça empêche de dominer le peuple français en rond. Moi, je suis favorable à ce qu'il y ait des référendums. Alors on faudrait fixer, je ne sais pas, mettons, 700 000, 800 000, 1 million de signatures. C'est faisable.

1:45:49
Locuteur

Si

1:45:49
Présentateur

vous avez déjà 900 000 ou 1 million de signatures, il doit y avoir 47 millions d'électeurs en France. 47 millions, c

1:46:00
Locuteur

'est

1:46:01
Présentateur

4,7 470 000. Donc ça ferait 940 000. 940 000, ça ferait 2% du corps électoral. C'est bien

1:46:09
Locuteur

que

1:46:10
Présentateur

2% du corps électoral signe pour avoir un référendum. Et puis on fait un référendum sur les sujets que souhaitent les Français. Ou alors on dit non. Les Français... Voilà. Pas l'amendement numéro 1, parce que les Français ne sont pas matures. Le pays des droits de l'homme, la France n'est pas mature pour avoir la liberté d'expression comme les Américains. Non, non, c'est pas bien pour nous. Pas le référendum, parce que les Français ne sont pas matures... Ils n

1:46:36
Locuteur

'ont

1:46:36
Présentateur

pas le droit de décider, comme le font nos amis suisses, par des votations. Donc voilà.

1:46:41
Locuteur

Il

1:46:41
Présentateur

faut choisir l'un ou l'autre, en fait. Moi, j'ai choisi.

1:46:46
Locuteur

Une

1:46:47
François Asselineau

longue question de Anis Abdou. Bonsoir, bonjour, bonsoir de Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada. Sylvain Durif, comique d'Internet, personnage au propos loufoque, sans intérêt politique, a annoncé sa candidature pour 2027. 20minutes.fr, Le Figaro, Autoplus, RTL, La Dépêche, L'Indépendant, Sud Radio, etc., font des articles et font écho à ce personnage à propos de sa candidature. Et vous ? Rien du tout. Que se passe-t-il en France ? Allez-vous faire une conférence de presse

1:47:19
Locuteur

?

1:47:19
François Asselineau

Merci.

1:47:21
Présentateur

Il se passe ce que je ne cesse d'expliquer. Alors il

1:47:24
Locuteur

y

1:47:24
Présentateur

a des gens qui disent « Ça y

1:47:25
Locuteur

est, il

1:47:25
Présentateur

est encore en train de se plaindre ». C'est normal, puisqu'on sait depuis maintenant des décennies – ça a été mis à jour par les politologues venus des États-Unis et autres – qu'il y a une corrélation très forte entre l'exposition médiatique dans les grands médias et les résultats dans les urnes. Donc si on vous invisibilise, on n'a pas encore découvert de société démocratique où les gens vont voter pour quelqu'un qu

1:47:46
Locuteur

'ils

1:47:46
Présentateur

n

1:47:46
Locuteur

'ont

1:47:46
Présentateur

jamais vu. Ça n'existe pas. Heureusement, on a quand même... Il y a toujours la thématique de l'arme et du bouclier. C'est que les réseaux sociaux se développent de plus en plus et captent de plus en plus de publics. Et les médias mainstream, en revanche, dégringolent.

1:48:02
Locuteur

Mais

1:48:03
Présentateur

on est encore entre deux mondes.

1:48:05
Locuteur

Et

1:48:05
Présentateur

effectivement... Mais tout ça, je l'ai déjà expliqué. Il y a une volonté délibérée

1:48:11
Locuteur

d

1:48:12
Présentateur

'enfumer la population.

1:48:15
Locuteur

Voilà.

1:48:17
Présentateur

Il est très important pour le système

1:48:19
Locuteur

de

1:48:20
Présentateur

faire croire que vous avez une poignée de candidats sérieux,

1:48:24
Locuteur

ceux

1:48:25
Présentateur

que le MEDEF a présélectionnés.

1:48:27
Locuteur

Et

1:48:28
Présentateur

puis pour faire croire qu'on est en démocratie

1:48:30
Locuteur

et

1:48:31
Présentateur

pour justifier qu'il

1:48:32
Locuteur

y a

1:48:32
Présentateur

des candidats dont on ne parle jamais, alors il y a une espèce de floraison... Comme ça... Mais on l'a vu... Tous les 5 ans, c'est la même chose. De floraison de pseudo-candidature. Voilà. Des gens qui annoncent qu'ils sont candidats. Effectivement, pourquoi M. Sylvain Durif,

1:48:46
Locuteur

qui

1:48:47
Présentateur

n'a aucun parti politique,

1:48:49
Locuteur

qui

1:48:49
Présentateur

est un fantaisiste, qui n'aura évidemment jamais ses 500 parrainages, qui ne doit même pas les chercher d'ailleurs,

1:48:55
Locuteur

et

1:48:56
Présentateur

les journalistes le savent parfaitement, pourquoi le font-ils mousser ? Et pourquoi me cachent-ils

1:49:01
Locuteur

moi

1:49:02
Présentateur

et l'UPR et tous les gens en France qui veulent le Frexit ? Ben poser la question, c'est y répondre.

1:49:09
Locuteur

Voilà. Ils

1:49:10
Présentateur

ont tellement peur de notre progression qu'ils en sont réduits à nier notre existence. Voilà. Mais tout ceci a un coût que j'expliquerai dans une autre vidéo, parce que ça a des conséquences, comme je le disais tout à l'heure. Voilà. Les conséquences... D'ailleurs, on en a vu une des conséquences. Il

1:49:27
Locuteur

y

1:49:27
Présentateur

a un article de journal – je sais plus, j'en parlais déjà tout à l'heure – sorti dans le Figaro, je crois – qui montre qu'on n'a jamais vu une situation comme actuellement, où les candidats officiels... Quand je dis « les candidats officiels », je mets dedans Mélenchon et Mme Le Pen, qui sont promus comme des candidats de l'opposition officielle, à condition qu'eux, ce qu'ils respectent scrupuleusement, ils restent dans l'UE et dans l'euro. Ça, c

1:49:50
Locuteur

'est

1:49:50
Présentateur

bien sûr. Sinon, c'est le traitement à ce lion.

1:49:54
Locuteur

Bon.

1:49:54
Présentateur

Mais donc... Ou alors... Il

1:49:57
Locuteur

y a

1:49:57
Présentateur

un petit traitement un peu spécial. Ce sont les gens, sous Yves et Manga, qui disent qu'ils sont pour le Frexit,

1:50:02
Locuteur

mais

1:50:02
Présentateur

qui disent qu

1:50:03
Locuteur

'ils

1:50:03
Présentateur

vont faire l'union des droites avec... C'est le pâté de cheval et d'alouette. Vous connaissez cette recette. Un pâté de cheval et d'alouette qui est fait avec un cheval et une alouette. Voilà. Donc des frexiteurs qui veulent l'union des droites avec un cheval qui refuse le Frexit, le RN, Reconquête, Mme... Comment elle s'appelle ? Mme Marion Maréchal, Retailleau, tout ça. Voilà. Et puis une alouette qui, elle, voudrait le Frexit ou une version succès d'année.

1:50:33
Locuteur

Mais

1:50:33
Présentateur

à part ça, donc, vous avez des médias qui sont là pour entretenir le flou artistique. Mais c'était déjà arrivé en 2016. Rappelez-vous. En 2016, tout au long de l'année 2016, il n'en avait été question que pour Montebourg. Montebourg par-ci, Montebourg par-là. Voilà. Il avait eu 5% du temps de parole selon les calculs du CESA. Moi, j'avais 0,0. 5%. Et j'avais dit à des journalistes... Je me rappelle. C'était il y a 10 ans, jour pour jour. En septembre, j'avais rencontré des journalistes. J'avais dit... Mais arrêtez de parler de Montebourg. Ils ne cherchent pas ses parrainages. Renseignez... Comment vous pouvez le voir ? Ben renseignez-vous. Faites votre boulot.

Les journalistes devraient faire leur boulot. Allez regarder qui est-ce qui est sur le terrain. Voilà. Mais moi, disons quoi ? Ben moi, on m'avait occulté de telle sorte que lorsque j'ai eu mes parrainages, il ne restait plus que 4 semaines.

1:51:21
Locuteur

Voilà.

1:51:23
Présentateur

Et j'ai eu 0,8% du temps de parole. Donc c'est absolument délibéraire.

1:51:28
Locuteur

Et

1:51:29
Présentateur

Montebourg, aujourd'hui, est remplacé par d'autres personnalités que l'on invite très généreusement,

1:51:35
Locuteur

dont

1:51:36
Présentateur

on attend d'ailleurs toujours le programme, et qui, en réalité, ne cherchent pas leur parrainage. Alors parfois, ça n'est qu'un des aspects comiques, comme M. Durif. Mais tout ça n'est pas... Tout ça est très très très bien calculé. C'est pas par hasard. Voilà. Alors la plupart des journalistes sont adhérents à mon compte Twitter. Ils me suivent très bien.

1:52:01
François Asselineau

Dernière question, celle de Pierre. Bonjour, M. Asselineau. Quelles sont les 3 personnalités françaises que vous trouvez les plus passionnantes, sans compter le général de Gaulle, pour qui nous savons que vous avez une grande admiration ?

1:52:19
Locuteur

C

1:52:19
Présentateur

'est tellement compliqué. Ce genre de question est dans quel domaine ?

1:52:23
Locuteur

Si

1:52:24
Présentateur

c'est dans le domaine de la musique, de la littérature, de la théologie, de la philosophie, de l'art de gouverner...

1:52:35
Locuteur

C

1:52:36
Présentateur

'est quand même extrêmement difficile.

1:52:38
Locuteur

À votre

1:52:39
François Asselineau

choix.

1:52:39
Locuteur

À

1:52:40
Présentateur

mon choix. Oui. Mais là, vous me prenez de cours.

1:52:46
Locuteur

Vous

1:52:46
Présentateur

me prenez de cours.

1:52:55
Locuteur

Alors

1:52:56
Présentateur

on va parler peut-être de ceux qui ont fait la France,

1:52:58
Locuteur

puisque

1:52:59
Présentateur

on est quand même un parti politique. Ça me chiffonne un peu, parce que j'aurais voulu parler d'intellectuels, d'universitaires, de sportifs aussi. Il y en a un qui sont extraordinaires. Donc... Mais si on se limite à l'histoire de France stricto sensu,

1:53:18
Locuteur

qui

1:53:18
Présentateur

est-ce qu'on pourrait mettre parmi ceux qui ont contribué

1:53:23
Locuteur

à

1:53:24
Présentateur

l'histoire de notre pays ?

1:53:28
Locuteur

Bon,

1:53:28
Présentateur

c'est des banalités que je vais dire. Mais

1:53:30
Locuteur

c

1:53:31
Présentateur

'est d'ailleurs à la limite du personnage réel ou de la légende. Mais il y a quand même...

1:53:38
Locuteur

Il

1:53:39
Présentateur

y a quand même le baptême de Clovis. Clovis Claoveg, qui est un franc, un Franken. Claoveg, qui a triomphé de ce qui est resté de l'armée romaine, défaite. On est au Vème siècle après Jésus-Christ. Et il y avait un Romain qui continuait à occuper une partie du territoire français, du côté de Soissons, qui s'appelait Siagrius. Et les Franken, ils y ont là. Et puis sous l'impulsion de Clovis, c'est l'affaire du vase de Soissons. Vous connaissez cette histoire. Et donc il va imposer le pays des Francs dans la plaine de France, là où il

1:54:13
Locuteur

y

1:54:13
Présentateur

a l'arrioport de Roissy en France. Et vous le savez, sur l'institution d'ailleurs de sa femme, je crois, il décide de se convertir au christianisme. Et là,

1:54:24
Locuteur

il

1:54:25
Présentateur

est pris en charge par le clergé. Et là, il se passe quelque chose qui est vraiment un déclic très très important dans l'histoire de France.

1:54:31
Locuteur

C

1:54:32
Présentateur

'est qu'il va... Tout en étant conquérant, il va adopter le christianisme.

1:54:39
Locuteur

Et

1:54:39
Présentateur

il va accepter un certain nombre de conditions, qui est l'absence de communautarisme.

1:54:45
Locuteur

C

1:54:46
Présentateur

'est-à-dire qu'on va favoriser

1:54:48
Locuteur

les

1:54:49
Présentateur

mariages, les unions et les enfants entre des Franken, ces barbares venus d'Allemagne, du Nord, enfin des pays nordiques,

1:54:58
Locuteur

avec

1:54:59
Présentateur

des gallo-romains, les gallo-romains étant eux-mêmes déjà la fusion entre des Gaulois et des Romains après les invasions de Jules César.

1:55:06
Locuteur

Et

1:55:07
Présentateur

on peut dire que c'est à partir de cette fusion-là que va commencer à naître le peuple français. Donc on est à la fin du 5e siècle.

1:55:14
Locuteur

Et

1:55:14
Présentateur

donc de ce point de vue-là, Clovis... Alors évidemment, on peut magnifier ou aloisir le truc, mais c'est quand même quelque chose d'important dans notre histoire.

1:55:27
Locuteur

Qu

1:55:28
Présentateur

'est-ce qu'on pourrait dire encore ? Il y a tellement de choses à dire...

1:55:31
Locuteur

Je

1:55:33
Présentateur

l'ai dit dans ma vidéo sur l'histoire de France.

1:55:37
Locuteur

Il

1:55:37
Présentateur

y a quand même Louis IX, aussi, qui est un roi qui va poser des fondements très importants, qui pénètrent toujours l'esprit des Français.

1:55:48
Locuteur

Je

1:55:48
Présentateur

rappelle que Louis IX, donc qui est le fils de Blanche de Castille, qui est une Espagnole, est élevé dans une foi ardente. C'est au XIIIe siècle que ça se passe. C'est au moment où la France se couvre de cathédrales. Et il décide plusieurs choses qui vont marquer notre psyché national de façon décisive, en fait. C'est le bon roi,

1:56:11
Locuteur

le

1:56:12
Présentateur

bon dirigeant qui est un peu... Son titre, c'est quasiment le vicaire du Christ sur Terre.

1:56:17
Locuteur

Et

1:56:18
Présentateur

donc Louis IX

1:56:18
Locuteur

va

1:56:20
Présentateur

décider de juger par lui-même certains cas. C'est la fameuse image d'Épinal de Louis IX jugeant sous son chêne à Vincennes.

1:56:29
Locuteur

Et

1:56:29
Présentateur

Louis IX va faire venir devant lui

1:56:31
Locuteur

des

1:56:32
Présentateur

féodaux,

1:56:33
Locuteur

des

1:56:34
Présentateur

seigneurs, et puis des pauvres paysans sur lesquels parfois le seigneur accable de travaux, lui vole une partie de ses productions, exerce le droit de cuissage sur sa femme ou sur sa fille. Enfin c'est... Et Louis IX va exercer... Alors là aussi, il

1:56:55
Locuteur

y

1:56:55
Présentateur

a un petit côté image d'Épinal. Mais c'est quand même vrai. Et même si c'est un côté image d'Épinal, ça a formé l'opinion française. Louis IX va juger... Et va juger en justice

1:57:06
Locuteur

et

1:57:07
Présentateur

donnera parfois raison

1:57:09
Locuteur

au

1:57:09
Présentateur

pauvre Manon

1:57:10
Locuteur

–

1:57:10
Présentateur

on est encore dans du servage au XIIIe siècle – contre le féodal.

1:57:14
Locuteur

Et

1:57:14
Présentateur

allant plus loin, quelques temps après, il va créer les premiers établissements de commun profit,

1:57:19
Locuteur

notamment

1:57:20
Présentateur

l'hôpital des 15-20 à Paris... 15-20, parce que 15 x 20 égale 300, il y a 300 lits,

1:57:25
Locuteur

pour

1:57:26
Présentateur

soigner tout le monde, y compris des pauvres gens,

1:57:30
Locuteur

sur

1:57:31
Présentateur

la cassette royale, notamment pour des maladies oculaires, bon, avec la médecine du XIIIe siècle. Mais enfin il y avait quand même des plans, des choses comme ça, pour soulager le malheur de ces sujets.

1:57:42
Locuteur

Et

1:57:43
Présentateur

il va donc créer à cette occasion le premier établissement public,

1:57:49
Locuteur

premier

1:57:50
Présentateur

service public, avec les établissements de commun profit.

1:57:53
Locuteur

Et

1:57:53
Présentateur

il va créer aussi l'idée que le roi de France,

1:57:57
Locuteur

c

1:57:58
Présentateur

'est celui qui assure le bonheur du peuple français, parce qu'il est le vicaire du Christ sur terre,

1:58:03
Locuteur

contre

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Présentateur

les méchants, les méchants étant les féodaux. Et c'est pas pour rien que les Français demanderont à sa mort à Tunis en 1291. Très vite,

1:58:12
Locuteur

ils

1:58:12
Présentateur

demanderont

1:58:12
Locuteur

à

1:58:13
Présentateur

Boniface VIII de le canoniser, pour qu'il devienne Saint Louis.

1:58:17
Locuteur

Et

1:58:17
Présentateur

on va avoir quelque chose qui est très étonnant dans l'histoire européenne. C'est qu'on va avoir la dynastie des Capétiens qui va découler d'un saint de l'Église catholique.

1:58:26
Locuteur

Et

1:58:27
Présentateur

au même moment, d'ailleurs... C'est à peu près à la même époque que la France prendra... Que la monarchie française prendra

1:58:33
Locuteur

comme

1:58:34
Présentateur

symbole le symbole de... Alors dans un premier temps, en fait, les spécialistes disent d'abord un iris, puis en fait une fleur de lys,

1:58:41
Locuteur

qui

1:58:42
Présentateur

fait référence au quantique des quantiques dans la Bible, qui est le symbole de la Vierge, un symbole virginal.

1:58:48
Locuteur

Et

1:58:48
Présentateur

la France va devenir la première puissance mondiale qui aura comme symbole

1:58:52
Locuteur

une

1:58:53
Présentateur

fleur.

1:58:55
Locuteur

Quand

1:58:56
Présentateur

même extraordinaire. Alors qu'en règle générale, c'est des lions,

1:58:59
Locuteur

c

1:58:59
Présentateur

'est des épées,

1:59:00
Locuteur

c

1:59:00
Présentateur

'est des aigles. Là, c'est une fleur.

1:59:02
Locuteur

Et

1:59:03
Présentateur

ça, c'est vraiment important dans notre psyché collective. Donc on a... Le premier, c'est celui qui va... Clovis, il va être... J'allais dire... Celui qui va faire... À l'origine du creuset, qui est le peuple français, puisque le peuple français

1:59:17
Locuteur

est

1:59:19
Présentateur

un peuple qui... Si vous voulez, quand vous allez en Norvège, tout le monde est blond aux yeux bleus. Quand vous allez au Portugal, tout le monde est brun à la peau mate et aux yeux marrons. Quand vous êtes en France, vous avez tout. Des bruns, des blondes, des roues, des châtains, des cheveux aussi, des cheveux gris. Et puis des peaux claires, des peaux mates. Voilà. Et ceci même avec les migrations du XXe siècle. Ça,

1:59:41
Locuteur

c

1:59:41
Présentateur

'est encore accéléré. Mais donc ça, c'est très important. Peuple français, qui est héritier des Celles, des Gaulois, des Romains, des Franckens... Et puis ensuite de tous les apports au cours des siècles. Deuxièmement, c'est le dirigeant français qui est le bon roi,

1:59:59
Locuteur

qui

2:00:00
Présentateur

est celui qui est... Voilà.

2:00:02
Locuteur

Et

2:00:03
Présentateur

puis je dirais... Il y a la contrepartie.

2:00:10
Locuteur

Il

2:00:10
Présentateur

y a le mauvais roi. Voilà.

2:00:12
Locuteur

Le

2:00:12
Présentateur

mauvais roi. Donc notre histoire nationale, c'est une

2:00:15
Locuteur

liste, j

2:00:16
Présentateur

'allais dire, de bons rois et une liste de mauvais rois. Voilà. Le bon roi, il défend le peuple contre les féodaux.

2:00:23
Locuteur

Le

2:00:24
Présentateur

mauvais roi, il prend le parti des féodaux contre le peuple. Il fait des guerres. Il se fiche complètement de la situation du peuple, etc., etc. Voilà. Et donc parmi les bons rois, on a Saint-Louis. On va avoir Henri IV. Henri IV, qui met un terme aux guerres de religion. Il y en a eu 15 ou 10 seuls des guerres de religion. Il met un terme.

2:00:45
Locuteur

Il

2:00:45
Présentateur

se convertit au catholicisme. Et puis il demande à son premier ministre... Enfin l'équivalent à Sully.

2:00:51
Locuteur

C

2:00:51
Présentateur

'est la fameuse parole apocryphe, d'ailleurs, qu'il faut que les Français mettent la poule au pot tous les dimanches. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que cette formule, c'est qu'il porte attention à l'augmentation du niveau de vie des Français. Or, la consommation de viande, c'est un élément fondamental. Même encore au début du XVIIe siècle,

2:01:07
Locuteur

c

2:01:07
Présentateur

'est tout à fait fondamental pour sortir de la soupe de choux, de gruaux, avec vraiment très très peu de protéines. Donc c'est très important. Et Henri IV va devenir l'archétype, comme saint Louis, l'archétype du bon roi pour les Français, proches du peuple, qui s'intéressent au peuple et qui combat les féodaux, qui combat la guerre, qui combat tout ça pour faire valoir le bonheur. Et puis vous avez donc les mauvais rois.

2:01:39
Locuteur

Les

2:01:39
Présentateur

mauvais rois, c'est ceux qui font l'inverse. Donc ça va être Charles VI qui va

2:01:43
Locuteur

donner

2:01:44
Présentateur

sous l'instigation de sa femme, Isabeau de Bavière, la France

2:01:47
Locuteur

à

2:01:51
Présentateur

Henri VI, le roi d'Angleterre. C'est en pleine guerre de cent ans, avec le traité de Troyes de 1420.

2:01:57
Locuteur

Donc

2:01:57
Présentateur

il est dans une aristocratie, dans une internationale des cours, complètement coupé du peuple, ce qui donnera la naissance de Jeanne d'Arc. Voilà. De la même façon, parmi les mauvais rois, vous avez

2:02:10
Locuteur

Louis

2:02:11
Présentateur

XV, dont le siècle est connu comme étant le siècle de l'élégance. Mais Louis XV, c'est quand même quelqu'un qui va participer à des jeux de cours, à se laisser dominer par ses maîtresses, à laisser tomber les Français du Canada, à faire des renversements d'alliances au détriment de l'intérêt national. Voilà. Donc après la guerre de sept ans, le renversement des alliances, c'est quelque chose qui est dramatique, en fait, dans l'histoire de France. Et donc on a cette succession des bons rois et de mauvais rois qui va se poursuivre ensuite avec la République. On a aussi des bons présidents de la République

2:02:48
Locuteur

et

2:02:49
Présentateur

des mauvais présidents de la République. Voilà. Bon président de la République...

2:02:53
Locuteur

Vous

2:02:53
Présentateur

avez...

2:02:54
Locuteur

Comment

2:02:54
Présentateur

il s'appelle ? Ah ! Son nom échappe, là, sur le coup. Jules Grévy, vers les années 1890. Jules Grévy, c'est celui qui va mettre un terme

2:03:06
Locuteur

à

2:03:07
Présentateur

ce siècle de fureur qui

2:03:08
Locuteur

est

2:03:08
Présentateur

le XIXe siècle, en essayant de mettre tout le monde d'accord

2:03:11
Locuteur

sur

2:03:12
Présentateur

une République bonnasse. Voilà. Il bénéficie de l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Il réconciliait la France avec son passé, avec ses troubles, avec ses dynasties, avec les Napoléons, avec les orléanistes, avec les légitimistes, avec la République. Et donc Jules Grévy va être celui qui apaise et qui rassemble les gens. Voilà.

2:03:36
Locuteur

Et

2:03:37
Présentateur

puis vous avez évidemment Charles de Gaulle, qui lui aussi va apaiser, essayer d'apaiser, de régler l'arrivée à la paix, de redresser le pays et de s'attaquer aux féodaux de son époque. Voilà. C'est-à-dire notamment tous ceux qui collaborent avec les puissances étrangères. Ça, c'est un truc qu'on retrouve tout au long de l'histoire de France. Et puis vous avez des mauvais rois et des mauvais présidents de la République. Voilà. Et actuellement, ça fait plusieurs fois qu'on a un mauvais président. Et actuellement, c'est le pompon, quoi. C'est le mauvais président de la République, comme il est à peu près du même niveau que Charles X. Charles X, c'est un mauvais roi.

Charles X, comme disait Talran, il n'a rien oublié, rien appris. C'est-à

2:04:21
Locuteur

-dire

2:04:21
Présentateur

qu

2:04:21
Locuteur

'il

2:04:21
Présentateur

voulait rétablir la fonction monarchique avant la Révolution française. Mais il n'avait pas compris que le monde avait évolué. Et ça s'est très mal terminé pour Charles X, d'ailleurs. Et le mauvais roi, le mauvais président, on en a actuellement. C'est typique. Typiquement, Macron, c'est typiquement comme Louis XV. C'est typiquement comme – je ne sais pas – comme Charles VI. c'est quelqu'un

2:04:46
Locuteur

qui

2:04:47
Présentateur

appartient à une internationale des cours... Aujourd'hui, on les appelle les oligarches. Ce que vous venez de comprendre, c'est que l'équivalent du duc de Bourgogne du temps contre lequel se battait le roi de France, aujourd'hui, ce sont les milliardaires qui détiennent les grands médias et les instituts de sondage. C'est ça, en fait, la réalité.

2:05:08
Locuteur

Et

2:05:08
Présentateur

aujourd'hui, nous avons un « roi », un chef d'État président de la République qui est devenu l'otage des féodaux. Voilà. Excusez-moi. Cette réponse est un peu longue. Elle est un petit peu différente de ce que peut-être souhaitait cette personne. Mais voilà. Je crois que c'est vraiment des points fondamentaux de notre histoire.

2:05:26
Locuteur

Il

2:05:27
Présentateur

y a les trois personnages. Il y a Clovis, celui qui est à l'origine du peuple français. Il y a Saint-Louis, celui qui est à l'origine

2:05:35
Locuteur

d

2:05:36
Présentateur

'un État qui assure la justice sociale, et qui assure les services publics, et qui fait que les Français sont pour toujours rétifs à avoir une société de démerdentzizige, d'ultralibéralisme, parce que les Français ne veulent pas de ça. Les Français, dans leur profondeur, ils ont besoin d'un État qui régule et qui assure la justice sociale entre les Français. Ça fait partie de notre ADN, comme on dit maintenant. Donc c'est le deuxième personnage. Et le troisième personnage, eh bien c'est le mauvais roi. C'est celui qui donne... Ou le mauvais président de la République.

C'est celui qui se fiche éperdument du peuple français, qui préfère faire le beau dans une internationale des cours, qui prime avant tout autre chose.

2:06:19
Locuteur

Voilà. Vous

2:06:20
Présentateur

avez votre réponse.

2:06:22
Locuteur

Merci

2:06:22
Présentateur

de m'avoir écouté.

2:06:25
Locuteur

Je

2:06:25
Présentateur

vous donne rendez-vous mercredi prochain, mercredi 25.

2:06:30
Locuteur

C

2:06:30
Présentateur

'est ça

2:06:31
Locuteur

? —

2:06:31
Présentateur

Non, mercredi 23.

2:06:34
Locuteur

— 23

2:06:35
Présentateur

septembre, pour le numéro 127. Inscrivez-vous à notre université. Il va y avoir du monde. Venez. Ça va être extrêmement intéressant. Puis lors de mon discours, ça va déménager. Et puis il y aura aussi, vous savez, la tombola des objets historiques. Le lendemain, il y aura la rencontre avec les dirigeants, avec moi, avec le cadre dirigeant du mouvement, comment se mettre en mouvement. On va, je pense, vers des moments de plus en plus historiques. Voilà. Et il y a une chose qu'il faut savoir.

2:07:03
Locuteur

C

2:07:03
Présentateur

'est que nous avons le vent en poupe. Voilà. Je ne vous en dis pas

2:07:07
Locuteur

davantage.

2:07:08
Présentateur

Vive

2:07:08
Locuteur

la

2:07:09
Présentateur

souveraineté et l'indépendance nationale. Et vive la France.

2:07:14
Locuteur

Merci

2:07:15
François Asselineau

de soutenir l'EPR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Asselineau. Vos dons sont essentiels. Votre mobilisation aussi.

2:07:24
Locuteur

Merci.