Feu en Gironde: Bruno Lafon, maire de Biganos, dresse un état des lieux de la commune
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Faites-nous un point de situation. Que se passe-t-il dans votre commune à Biganos ?
- 0:05OuverteRéponse directe
Puisqu'on sait que la salle des fêtes a pu héberger un moment des évacués, que visiblement la situation se dégrade.
- 1:22OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes inquiet pour les heures qui viennent, M. le maire ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueChiffre
« nous allons recueillir une colonne de pompiers de 70 personnes, une colonne de la sécurité civile du génie de 40 personnes dans une salle. »
- 0:48Invité politiqueChiffre
« Et donc nous en sommes à la troisième salle et nous devons avoir aux alentours de 350 personnes à faire manger. »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« on a fait 360 kilomètres de plus de pistes forestières et de fossées. »
- 3:01Invité politiqueChiffre
« On a fait 1 200, 1 400 exactement points d'eau supplémentaires. »
- 1:40Invité politiqueChiffre
« qu'il doit faire une dizaine de kilomètres de long »
- 1:35Invité politiqueChiffre
« Si le vent de 80 km à l'heure qui est annoncé s'annonce »
- 3:51Invité politiqueFait
« Vous savez, hier, il était à Saint-Jacques-de-Compostelle. »
Temps de parole
- Bruno Lafon81 %
- Présentateur19 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Faites-nous un point de situation. Que se passe-t-il dans votre commune à Biganos ? Puisqu'on sait que la salle des fêtes a pu héberger un moment des évacués, que visiblement la situation se dégrade.
Oui, puisque nous avons ouvert une troisième salle de sport pour reloger une colonie de vacances qui était à Lenton, puisque la ville de Lenton a été également évacuée. D'ailleurs, je suis bloqué dans les embouteillages. Je vais être obligé de me faire rapatrier par la police municipale, parce que je suis bloqué à Lenton pour rentrer dans ma propre commune, puisque j'étais sur le PC toute la journée pour organiser ce que nous pouvons organiser pour demain avec le service d'incendie et de secours. J'en parlerai après. Mais nous allons recueillir une colonne de pompiers de 70 personnes, une colonne de la sécurité civile du génie de 40 personnes dans une salle.
Et donc nous en sommes à la troisième salle et nous devons avoir aux alentours de 350 personnes à faire manger. Nous avons ouvert la cuisine centrale pour le midi, pour le soir, pour le déjeuner. Et puis on a ouvert également les espaces de loisirs pour les enfants qui sont dans le centre-ville, pour que ça soit un peu moins traumatisant pour eux de passer ces journées à attendre, puisqu'ils en sont la deuxième journée.
Oui, vous êtes à Lenton et c'est vrai que ça fait partie des trois nouvelles communes évacuées. Il y a Sainte-Hélène, il y a Salonne et il y a Lenton où vous êtes. Vous allez être rapatrié, vous nous dites, par la police municipale pour tenter de rejoindre Biganos. Est-ce que vous êtes inquiet pour les heures qui viennent, M. le maire ?
On est inquiet parce que, vous l'avez évoqué sur votre plateau, le feu est en train de partir dans toutes les directions. Là, il remonte sur la canot, ce qui n'était pas prévu. Si le vent de 80 km à l'heure qui est annoncé s'annonce, il va y avoir tout le flanc ouest, comme vous avez dit, qu'il doit faire une dizaine de kilomètres de long, qu'il peut devenir un front de feu qui peut partir en direction de la banlieue de Bordelaise. Donc, si vous voulez, nous avons décidé, nous, avec la Défense des forêts contre l'incendie, de faire ce que nous avions fait en 2022, c'est-à-dire faire en sorte que nous coupions la forêt pour sauver ce qui pourrait être sauvé de la forêt.
On ne peut pas continuer comme ça à suivre le feu. Il faut qu'on lui sorte le combustible, si nous y arrivons, parce qu'avec des sautes d'un kilomètre, il faut savoir ce que c'est qu'une saute, c'est-à-dire que c'est ou des morceaux d'écorce, puisque le sol est tellement sec que n'importe quoi est en train de prendre. Donc, nous allons tenter tout ce que nous pouvons tenter pour arriver à stopper cette catastrophe.
Justement, une dernière question, M. le maire, puisque vous étiez là pour ces incendies de juillet et août 2022. Il ne s'est pas passé à rien en quatre ans. Il y a eu des investissements, des aménagements forestiers, certainement, qui ont été entrepris, des progrès réalisés dans la recherche. Qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ?
Ce qu'il faut faire de plus, c'est que le climat revienne à un site plus normal. Et là, il est devenu complètement fou. Mais bien sûr, nous avons fait des dizaines de kilomètres, on a fait 360 kilomètres de plus de pistes forestières et de fossées. On a fait 1 200, 1 400 exactement points d'eau supplémentaires. Donc, on a de l'eau, on a des pistes pour accéder. Mais si vous voulez, aujourd'hui, c'est tellement devenu incontrôlable que même nous, ce soir, nous avons été obligés de retirer les volontaires de la DFCI qui assurent la garde du feu sous l'autorité des maires pour permettre aux pompiers de partir sur le feu et combattre le feu. Nous sommes là pour assurer la garde du feu.
Et nous avons été obligés de les retirer parce que le feu devenait violent et pour que les pompiers reviennent attaquer le feu parce qu'il était devenu plus qu'un feu naissant. Il était reparti un feu abondant. Et c'est pour ça qu'il y a des fumées considérables. Comme d'habitude, Bordeaux est sous les flammes, enfin sous la fumée. Les gens s'inquiètent de savoir s'il y a le feu à Bordeaux. Pas du tout. C'est notre feu qui met le Bordeaux comme ça l'a été en 76, comme ça l'a été en 92, comme ça l'est pour les grands feux. Vous savez, hier, il était à Saint-Jacques-de-Compostelle. La fumée est arrivée jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Vous pensez bien que ça va sans problème.
Et c'est surtout sur Bordeaux où la fumée est en train de s'accumuler dans les rues de la capitale bordelaise.