Juan Branco : « La justice est vermoulue… ça va mal tourner ! » (Affaire Lyhanna)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'affaire Lyhanna explose à la face de l'État et Juan Branco parle d'une justice vermoulue. »
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« On parle de 70000 dossiers. On va explorer 70000 dossiers. »
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« Il y a aussi un vrai problème de fonctionnement interne, un manque d'autorité avec un corps qui est vermoulu, avec un corps judiciaire et de la magistrature qui n'est plus contrôlé. »
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« Ils passent un concours à 23 24 25 ans. Ils ont une formation qui est plus ou moins bonne et toute leur vie ensuite ils vont vivre dans une impunité absolue. »
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« Il a fait l'objet d'un classement sans suite avec alternative aux poursuites obligations de soins. Et au disciplinaires, il n'a eu pour proposition de sanction qu'un déplacement d'office. »
Temps de parole
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Écoutez bien cette mise en garde de Juan Branco et il sait de quoi il parle. L'affaire Lyhanna explose à la face de l'État et Juan Branco parle d'une justice vermoulue. Et il a raison. Et vous entendez les gouvernants nous dire "On va faire une nouvelle loi. Une nouvelle loi pourquoi? Est-il autorisé de s'en prendre aux enfants aujourd'hui ? Mais que fait la justice ? Que fait l'État ? Rien. On parle de 70000 dossiers. On va explorer 70000 dossiers. Quoi ? Comment ? 70000 dossiers en attente. La mise en garde de Branco est claire. Lorsque l'État ne remplit pas sa mission régalienne de base la justice, on en revient à des vieilles pratiques et ce n'est pas souhaitable.
Aujourd'hui, quand l'État veut, il peut qu'on dise pas, c'est là où je réponds aussi à l'argument qui commence à être opposé de façon très corporatiste par les magistrats et autres, que ce serait exclusivement lié à un manque de moyens. Il y a aussi un vrai problème de fonctionnement interne, un manque d'autorité avec un corps qui est vermoulu, avec un corps judiciaire et de la magistrature qui n'est plus contrôlé. Ça c'est aussi très important que les Français le sachent. On est en train de supprimer à toutes les échelles les jurés, que ce soit aux assises avec les cours départementales, maintenant, on veut les supprimer en appel aussi.
Que quand vous n'avez que des magistrats qui jugent et qui eux-mêmes ne sont contrôlés par personne. C'est-à-dire qu'ils sont ils passent un concours à 23 24 25 ans. Ils ont une formation qui est plus ou moins bonne et toute leur vie ensuite ils vont vivre dans une impunité absolue. On a des histoires délirantes.
La dernière c'était quand même le responsable de la lutte contre la criminalité organisée et le trafic des stupéfiants à Bobigny qui a été arrêté alors qu'il dépensait plusieurs centaines d'euros par semaine en dans en drogue pour mener des ce qu'on appelle du ks, c'est-à-dire des orgies avec avec des jeunes hommes et qui se fournissait auprès des dealers contre lesquels il était censé sévir. Il a fait l'objet d'un classement sans suite avec alternative aux poursuites obligations de soins. Et au disciplinaires, il n'a eu pour proposition de sanction qu'un déplacement d'office, c'est à-dire un changement de poste, voyez ? Et il a quand même osé demander à être juge pour enfants.
Donc on est dans une situation où il y a une impunité telle de ce corps que il y a un dégoût en fait, naissant de la part de la société et ce qui va se passer et c'est très clair, on va... Vous savez, la forme de l'État n'est pas éternelle. On va revenir à des règlements de nos propres conflits par nous-même. On va revenir à ce qui était fait avant, que ce soit les Fed, les toutes ces méthodes la vendetta, qui existait avant la généralisation de l'État et les gens vont commencer à prendre leurs problèmes à leur propre compte. Parce que là on parle du pénal mais c'est la même chose au civil, au commercial, au prud'hommes.
C'est des années de suspension d'une vie pour des décisions qui la plupart du temps sont soit incompréhensibles, soit iniques, soit contestés, contestables. Bon bref, un n'importe quoi généralisé avec qui, à mon avis, fonde l'urgence de cette révolution politique à laquelle on appelle parce que on s'institue en société justement pour réduire la violence et pour créer des institutions qui règlent les conflits. Si cette base c'est la c'est la base première de la construction d'un état et d'une si on est défaillant à ce niveau-là ben évidemment les gens se désaffilient.
Juan Branco