2027 : La Révolution ou la chute finale ? - Juan Branco dans Le Samedi Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 58 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
Pourquoi vous présentez-vous à l'élection présidentielle de 2027 ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Réagissez à la disparition de Liana dans le Gers et à l'état de la justice.
- 8:41RelanceRéponse directe
Vous avez été visé par une enquête pour violence sexuelle. Comment l'avez-vous vécu ?
- 18:07OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous les affaires judiciaires touchant des personnalités politiques ?
- 26:08OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'entrée en campagne de Gabriel Attal ?
- 42:24OuverteRéponse directe
Ruffin défend une immigration humaniste. Quel est votre avis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:19Juan BrancoFait
« On a cette chance extraordinaire qui nous a été offerte par le général de Gaulle qui s'appelle l'article 11 de la Constitution qui permet de déclencher à l'initiative du président de la République des référendums sur tout domaine qui touche à l'organisation des pouvoirs publics. »
- 7:57Juan BrancoChiffre
« Il faut en moyenne 6 ans pour qu'il y ait un jugement sur une affaire de violence sexuelle. »
- 51:40non_speechFait
« des magistrats qui sont complexés à l'idée d'envoyer en en prison quelqu'un parce qu'il a utilisé des mortiers ou je sais pas quoi. »
- 52:20non_speechFait
« il faut parfois en passer par des sanctions un peu fermes qui qui permettent de fixer des limites qui soient à la fois symboliques et et réel. »
- 53:40non_speechFait
« On a complètement abandonné l'idée de euh de bah d'avoir un contrôle qui réponde à nos valeurs et qui répondent à aux structures historique de la France. »
- 55:03non_speechFait
« les oligarques remettent au pot dans le seul but d'avoir une influence sur les politiciens qui vont leur donner accès à des ressources d'état. »
- 55:42non_speechFait
« La différence c'est juste que là ils sont nommés directement par le pouvoir en place et donc vous retrouvez bah là le directeur de cabinet Delphine Ernote qui vient d'être nommé, c'était le conseiller au discours de Emmanuel Macron »
- 56:23non_speechFait
« On l'a complètement perdu et on est face à un effondrement intellectuel et culturel qui va bien au-delà des médias d'ailleurs qui qui s'étend à l'ensemble de des sphères de créatives. »
- 57:51non_speechFait
« le monde ne s'intéresse plus à la France et ça c'est pour quelqu'un comme moi qui est venu à la France de part l'attrait qu'elle générait, c'est une catastrophe absolue et irrémédiable. »
- 59:50non_speechFait
« Emmanuel Macron a donné la nationalité au fondateur de Snapchat et l'avait donné à celle à celui de Telegram dans l'objectif de pouvoir le moment venu affecter leur fonctionnement. »
- 1:01:18non_speechFait
« Quand Donald Trump essaie de de rameter ses partisans pour prendre le capital, ça ne marche pas. C'estàd qu'en fait ça se retourne contre lui parce que en fait ça marche pas mais il est redevenu président. »
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique. Vous le savez, nous sommes à moins d'un an de l'élection présidentielle. Les candidats se multiplient mais pour les Français, il manque toujours de l'engouement et pour cause crise internationale, crise économique, crise sociale, crise identitaire et bien sûr crise de la représentation. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Peut-on encore y remédier ? Et bien, c'est ce que nous allons voir dans cette émission. Mais juste avant, n'oubliez pas le petit coup de pouce. C'est parti. Et à mes côtés aujourd'hui, un nouvel invité dans le samedi politique, Juan Branco. Bonjour. Bonjour.
Alors, vous êtes avocat, vous avez été avocat de Juliene, des gilets jaunes entre autres. Vous êtes aussi essayiste. Vous avez publié beaucoup de succès de librairie. On pense bien sûr à crépuscule mais à coup d'état à battre l'ennemi parce que les titres un peu brutaux ne vous font pas peur. Et vous êtes aussi fondateur des ruches. On peut retrouver le site internet bien sûr ruche.org avec vos abeilles. Vous nous expliquerez en quoi ça consiste et vous avez décidé de vous présenter à l'élection présidentielle de 2027. Donc dans moins d'un an.
Oui, on a on a émis cette hypothèse il y a un peu plus d'un an qui va dépendre de notre capacité à nous organiser collectivement pour récupérer les 500 parrainage de mer qui sont nécessaires à cette fin. Et on s'est on s'est fixé cet objectif un peu pour mettre au défi un régime politique qui comme vous le savez organise l'invisibilisation des de ces oppositions véritables. On a un programme qui est assez clair he référendum sur la sortie de l'Union européenne, de l'euro, de l'OTAN, adoption du rice. Donc la possibilité pour les Français d'adopter leur propre loi comme les votations en Suisse et des réformes dans tous les domaines. Justice intérieure.
On en parlera peut-être selon l'actualité. Et l'objectif est vraiment de de mener à bien une forme de coup d'état institutionnel. Et on sait très bien en rentrant dans une dynamique comme celle-ci, c'est pas paradoxal, c'est un coup d'état institutionnel. Non, parce qu'on a cette chance extraordinaire qui nous a été offerte par le général de Gaulle qui s'appelle l'article 11 de la Constitution qui permet de déclencher à l'initiative du président de la République des référendums sur tout domaine qui touche à l'organisation des pouvoirs publics.
Donc en fait de refonder notre République sans avoir en passer par les négociations parlementaires interminables ou par un coup d'état qui soit militaire ou une révolution. Nous, on est fondamentalement révolutionnaire depuis les gilets jaunes et notre grand regret, c'est de ne pas avoir pris l'Élysée collectivement lorsque l' on le pouvait. Donc la question qui se pose maintenant, c'est comment est-ce que on peut utiliser les armes du système pour les retourner contre lui ? Et alors, vous imaginez bien l'objectif pour vous, c'est de prendre l'Élysée physiquement. Oui, bien sûr, bien sûr. Et donc si c'est par l'élection, tant mieux. Si c'est par la révolution, encore mieux quelque part.
La grande question, c'est comment essayer de réduire la violence au sein de cette société ? elle est omniprésente, elle s'entréchire. J'en parle de guerre civile, je pense que c'est presque encore plus triste. C'està-dire qu'on est dans une autodestruction qui est à à marche forcée. Et donc il faut essayer de mettre fin à cette spirale. Il faut redémarrer le pays. Pour redémarrer le pays, il faut qu'il s'assume comme nation. C'est qu'il se reconstruise dans dans le cadre de ses frontières, de son identité naturelle. Et et donc à partir de là, il faut il faut trouver les moyens d'y arriver.
Donc on n pas de scrupule quand enfin c'est c'est ironique parce que on pourrait vous dire que dans dans le système actuel, on vous dirait que la révolution, le coup d'état sont scandaleux. Depuis notre perspective citoyenne. C'est plutôt la participation à l'élection qui est scandaleuse. Tellement le jeu est truqué d'avance et et quelque part méprisable. Vous parlez de la multiplication de candidature. Quand on a parlé de la mienne, on était que deux.
Il y avait une journaliste du monde qui était venue me voir et qui euh dit "Ben écoutez, il y a que vous Édouard Philippe qui avait annoncé votre candidature, donc on s'intéresse à vous." [grognement] Je l'avais remercié et et et dit "Non, merci". Voilà. Mais euh là, c'est vrai qu'un an plus tard avec 30 candidats, il y a un peu un effet de nausée et qui fait que j'ai presque honte quand quand vous quand vous quand vous me présentez comme candidat.
Donc l'idée c'est un peu de d'utiliser ce mouvement pour porter sacler l'offensive contre contre tous ces candidats pour avoir accès à l'espace médiatique de façon forcée parce que il serait obligé à travers l'équité du temps de parole de nous inviter et de réentendre en fait une parole qui qui porte les intérêts de la nation française et autrement continuer à nous organiser pour le cas échéant si nouveau mouvement des gilets jaunes il y avait éviter de se faire tirer comme des lapins et réussir cette subversion qui a manqué. H alors vous l'avez dit, on va parler d'actualité aussi.
Vous avez évoqué déjà plein de sujets qu'on va traiter au fil de cette émission, mais j'aimerais vous faire réagir à cette disparition d'une jeune adolescente le 29 mai à Florence dans le Gers. À l'heure où nous parlons, un petit corps a été retrouvé. Les vêtements semblent indiquer qu'il s'agit bien de cette petite Liana. Le principal suspect, 41 ans, Jérôme Barella, il a déjà été visé au moins par cinq procédures pour violence sexuelle. Euh qu'est-ce que ça se dit de l'état de notre justice ?
Ça déjà je pense que ça enfin moi personnellement ça me dégoûte et je pense que ça dégoûte tous les citoyens français à la fois euh quand à l'appréci de l'appareil d'État, ça on en parlera mais aussi tout simplement quant au fait que ces crimes soient possibles.
C'estàd que il y ait dans ce pays encore une récurrence de cette forme de criminalité dans un cadre plus général où que ce soit via l'impunité à l'égard des pédocriminels, la défaillance absolue des services de l'État sur la ZUE et évidemment les manques de moyens mais aussi des difficultés non seulement structurelles mais morales au sein de la justice et de la police un effondrement du traitement de ces questions en bout de chaîne parce que il faut aller chercher en amont ce qui fait qu'aujourd'hui il y a une reproduction si importante de cette forme de criminalité et moi je pense qu'elle est très liée à la relativisation qu'il y a eu, voire le cachet qui a été donné aux violences pédocriminelles qui comme vous le savez génère de la elles se reproduisent de génération en génération.
Une partie des victimes peut être susceptible de devenir auteur ou autrice devenue adulte. Et on ause puisqu'il y a une forme de normalisation de ces crimes. Voilà. Donc on a gangrainé en fait la société à partir de de ce mouvement qui dans les années 70 de libéralisation sexuelle avait étendu ses préceptes jusqu'à la question de la sexualité avec entre adulte et et enfant.
sur la question de des du traitement judiciaire de ces questions, je vais peut-être aller à à contre-courant, mais on on a une véritable difficulté, c'est que ce mouvement culturel importé des États-Unis et des structures protestantes puritaines qui est le mouvement Mou a généré une embolie de des juridictions concernant ce qu'on appelle les violences sexuelles. C'est-à-dire qu'il y a 163 % d'augmentation des procédures pour violence sexuelle en 4 ans.
ce qui fait que alors que les moyens de de la magistrature et de la police n'ont pas augmenté évidemment dans de telles proportions, donc on a commencé à ne plus traiter les dossiers et ça c'est notamment lié au fait qu'il y a une crise morale énorme dans la jeunesse avec une indéfinition des rapports amoureux et et à forceorisexuelle et en fait un grand n'importe quoi dans une orgie de dénonciation de de faits qui n'ont aucun rapport avec les violences sexuelles mais qui doivent être traités parce qu'il y a une pression de la part d'un certain nombre d'organisation de mouvement quant au fait qu'il faille et donc on a des actes sans violence sans menace en tout cas sans écardage entre des adultes des enfants et cetera qui prennent la place des véritables procédures contre les véritables prédateurs qui eux du coup en fait paradoxalement sont protégés par cette embolie du du système.
Et donc on a une crise absolue les délais de jugement là on parlait sur l'enquête préliminaire mais ça va ça s'étend à l'ensemble de la chaîne pénale. Aujourd'hui, il faut en moyenne 6 ans pour qu'il y ait un jugement sur une affaire de violence sexuelle. 6 ans, c'est à la fois pour le mise en cause s'il est injustement ou pour la victime si elle a véritablement fait l'objet de de violence sexuelle. C'est absolument inacceptable. C'est absolument inacceptable et on on n' pas du tout conscience du fait queon est dans une situation unique à l'échelle du monde dans cette embolie absolue. Et donc on pardon de vous interrompre Branco, mais je peux pas vous ne pas vous poser la question.
Vous vous avez fait les frais euh me semble-t-il justement d'une enquête pour violence sexuelle. Voilà. Alors ça ça m'a c'est c'est très intéressant parce que moi j'ai eu droit à une sorte de déchaînement de moyens prioritaire comme si évidemment je présentais un danger à ce à à ce niveau-là alors qu'il y avait aucune allégation sérieuse que c'était une sorte de main courante qui était plus ou moins orchestrée. Bon enfin la chose a été très vite éclaircie. On est passé par perquisition, expertise toxicologique. Il y a un non lieu qui est retenu oui par le parquet depuis depuis 2 ans à des fins justement de bon de compromission médiatique mais ça c'est un c'est un autre sujet.
On va pas rentrer dans mon cas particulier parce que ce serait un peu obsène je pense au regard de de cette actualité. Mais oui, ayant à l'esprit que aujourd'hui quand l'État veut, il peut moi j'ai quand même eu ma ma mes parents, ma sœur interrogé sur ma vie sexuelle, mes domiciles perquisitionnés et cetera. Donc qu'on ne dise pas, c'est là où je réponds aussi à l'argument qui commence à être opposé de façon très corporatiste par les magistrats et autres euh que ce serait exclusivement lié un manque de moyens. Il y a aussi un vrai problème de fonctionnement interne, un manque d'autorité avec un corps qui est vermoulu, avec un corps judiciaire et de la magistrature qui n'est plus contrôlé.
Ça c'est aussi très important que les Français le sachent. On est en train de supprimer à toutes les échelles les jurés, que ce soit aux assises avec les cours départementales. Maintenant, on veut les supprimer en appel aussi. Alors que le juré par exemple au Royaume-Uni existe dès le dès les affaires correctionnelles, c'estàdire dès les délits. Il faut qu' et donc ça change tout si vous avez un magistrat qui est entouré de citoyens et c'est eux qui doivent voter pour décider si en effet il faut condamner la personne quitte ensuite pour le magistrat à décider de la peine que quand vous n'avez que des magistrats qui jugent et qui eux-mêmes ne sont contrôlés par personne.
C'est-à-dire qu'ils sont ils passent un concours à 23 24 25 ans. Ils ont une formation qui est plus ou moins euh bonne et toute leur vie ensuite, ils vont vivre dans une impunité absolue. On a des histoires délirantes. La dernière, c'était le quand même le responsable de la lutte contre la criminalité organisée et le trafic des stupéfiants à Bobini qui a été arrêté alors qu'il dépensait plusieurs centaines d'euros par semaine en dans en drogue pour mener des ce qu'on appelle du kem, c'est-à-dire des orgies avec avec des jeunes hommes et qui se fournissait auprès des dealers contre lesquels il était censé sévir.
Il il a fait l'objet d'un classement sans suite avec alternative aux poursuites, obligations de soins et au disciplinaires. Et il n'a eu pour proposition de sanction qu'un déplacement d'office, c'està-dire un changement de poste, voyez ? Et il a quand même osé demander à être juge pour enfants. Donc on est dans une situation où où il y a une impunité telle de ce corps que il y a un dégoût en fait naissant de la part de la société. Et ce qui va se passer et c'est très clair, on va, vous savez, la forme de l'État n'est pas euh éternelle. On va revenir à des règlements de nos propre conflits par nous-même.
On va revenir à ce qui était fait avant, que ce soit les Feds, les euh toutes ces méthodes, l'avant d'État qui existait avant la généralisation de l'État et les gens vont commencer à prendre leurs problèmes à leur propre compte. Parce que là, on parle du pénal, mais c'est la même chose au civil, au commercial, au prudom. C'est des années de suspension d'une vie pour des décisions qui la plupart du temps sont soit incompréhensibles, soit uniques, soit contesté, contestable.
Bon bref, un n'importe quoi généralisé avec le qui à mon avis fonde l'urgence de cette révolution politique à laquelle on appelle parce que on s'institue en société justement pour réduire la violence et pour créer des institutions qui règlent les conflits. Si cette base c'est la c'est la base première de la construction d'un état et d'une si on est défaillant à ce niveau-là, bah évidemment les gens se désaffilient. Les citoyens ont ce sentiment de voir un état fort avec les faibles et faible avec les forts. Et parmi les illustrations de cela, il y a bien sûr le scandale Epstein euh qui semble ne pas avoir le droit d'être instruit correctement.
Euh il ne semble pas y avoir d'enquête en bonne et du forme en France. Euh et j'allais dire même Donald Trump a livré des millions de documents à la planète tandis que en France on rechigne encore à véritablement mener des investigations. Et c'est là aussi où il y a une déstructuration du à la fois du débat public et de l'organisation des institutions. C'està-dire que il y a il y a il y a beaucoup de problèmes dans la Ferstein. La première c'est que un tiers des documents sont encore retenus au prétexte qu'il contiendrai des éléments pédopornographiques et cetera.
Or, dans les 23 des documents qui ont été livrés, la seule chose qui est révélée, c'est l'organisation de de système de prostitution de luxe à une échelle quasi industrielle, notamment pour compromettre des des personnalités publiques et cetera. Mais tout l'aspect pédopornographique ou pédosexuel n'est ne fait à la dans le meilleur des cas qu'à fleurer, mais sinon n'y est pas. Donc à la fois on alimente de façon très intense le fantasme et en même temps on donne pas des éléments pour comprendre exactement ce qui s'est passé. Premier point. Donc du coup ça fait que non seulement aux États-Unis mais aussi en France l'action possible est inhibée.
Vous voyez parce que il y a une forme d'impunité en ce qui concerne l'organisation de de réseaux de prostitution de luxe et cetera. D'ailleurs, ils sont très alimentés à Paris par les industries de la mode qui importent en masse des jeunes filles très jolies de On l' vu dans c avec Jean-Luc Brunel d'ailleurs, voilà et mais qui en réalité sont soit consentantes, soit leur leurs parents et leur famille les poussent à le faire parce que elles permettent de gagner de l'argent et elles rentrent par effet successif dans ces réseaux de prostitution, mais elles sont adultes et cetera. Bref, ça reste de l'ordre de l'acceptable dans la société parisienne pour des raisons qui m'échappent complètement.
on a considéré qu'il était normalisé euh de procéder à cela. Mais en ce qui concerne euh la partie véritablement pédosexuelle, c'est-à-dire des enfants, euh là, on est dans dans l'impossibilité de déterminer quoi que ce soit parce que tout est retenu euh encore par le Department of Justice et on n'a pas de nouvell d'ailleurs de révélation. Et à l'inverse et en même temps, c'est ça le paradoxe, c'est que les ch c'est là où on voit qu'en fait le vrai problème c'est c'est pas tant l'impunité organisée que le n'importe quoi. C'est-à-dire que on a le parquet de Paris qui euh a fait ce qu'on appelait au Moyen- âge des monitoires, c'est-à-dire un appel à dénonciation.
Euh ce qui ce qui n'a aucun sens en tout cas depuis qu'on a aboli l'inquisition parce qu'on sait très bien ce que peut valoir un appel à n'importe qui tout d'un coup peut que se considérer victime ou réinventer un fait et cetera, ça n'a rien à faire dans une procédure criminelle. Ils ont fait massivement des appels comme ça à ce que des gens viennent apporter euh enfin viennent porter plainte. Ils ont saisi quatre magistrats qui sont censés sont occupés à temps plein. Ce qui est la pire façon de faire justice parce que en réalité vous allez accumuler toute une série de témoignages invérifiable ou difficilement vérifiable sur des faits qui remontent à 20 30 ans.
Vous allez encombrer justement des magistrats qui vont ne vont pas pouvoir s'occuper des véritables crimes qui sont commis au jour le jour. La gangraine du trafic de stupéfiant qu'on connaît, les réseaux de prostitution de mineurs qui sont généralisés au sein des foyers de la et cetera. Voyez des des sujets qui pourtant devraient être importants et vous retrouvez avec des décisions régulières qui sont prises à Bobin et ailleurs dans les tribunaux où des macros qui euh euh font enchaîner des passes à des à des gamines de 14 15 ans sont tirés avec du sourcil, vous voyez ? Enfin alors que pourquoi ?
Parce qu'on est saturé, parce qu'on a pas le temps de traiter les dossiers, parce qu'on a pas le temps de remonter les filières, parce que finalement bon, il se connaissaient du lycée et puis c'est pas si grave et et en fait donc donc il y a quelque chose de l'ordre du désordre en fait.
dans ce pays qui qui s'est installé et qui alimente les spéculations, alimente euh des des coups des coups de barre à droite à gauche sans aucune direction sérieuse et et s'ajoute à l'incompétence et à la lâcheté grossière non seulement de nos dirigeants politiques parce que ils ont bond d'eau, mais aussi d'une grande partie de notre technure et il faut y remédier et je pense que pour y remédier, il faut que les citoyens s'impliquent beaucoup plus directement dans la cité. Mais il faut aussi qu'on les laisse s'impliquer. D'où mais d'où les propositions comportent.
C'estàd que quand on quand on parle de référendum d'initiative citoyenne, de mandat impératif et révocatoire, c'est pas seulement par par volonté de c'est pas pour faire plaisir aux personnes qui souhaiteraient pouvoir décider elles-mêmes et qui n'en peuvent plus de ce sentiment d'impuissance. C'est aussi pour qu'on se responsabilise collectivement. Voyez, au lieu de se contenter de choisir tous les 5 ans quelqu'un que qui va avoir pour fonction en réalité qu'on puisse le détester, c'est ça finit par être ça l'élection présidentielle.
Vous voyez, c'est quelqu'un c'est comme c'est comme au carnaval, on va c'est celui qu'on va pouvoir bastonner pendant 5 ans en disant "Qu'est-ce que tu es nul, le pays va pas bien et cetera." Il faut qu'on se réimplique collectivement, qu'on assume la responsabilité des choix qu'on a à faire. Et moi, je pense qu'il y a une partie des Français qui a peur de ça, qui préfère en fait situation confortable, un peu consumériste qui consiste à pouvoir voir sur le BFM ces news des gens faire n'importe quoi ou dire n'importe quoi, s'en plaindre et sans tenir. Là, on essaie vraiment nous de prendre à rebour ce sentiment de confort parce que il va amener à la déliquaisscence de notre nation.
Il va amener à un effondrement parce que on n pas des ressources illimitées, vous voyez. et et le pays est déjà en train de payer très cher cette cette forme d'acceptation sociale du de la corruption, du de la médiocrité et et de l'impunité. et notre et donc notre base, notre idéal, c'est vraiment ces ces gilets jaunes qui à un moment donné ont pris le risque de parcourir la France pour se retrouver en première ligne sur les Champs-Élysées, dans les centre-villes, sur les ronds-points qui savaient qu'il le payerait pour certains très chers mais qui sont dit que ça valait la peine qu'à un moment donné, il fallait sauver ce qui restait de notre pays.
Si on reste dans le volet justice, on voit que il y a un domaine dans lequel elle est beaucoup plus impliquée. C'est peut-être dans le domaine politique. Comme je le disais, on est à un an de l'élection présidentielle. On sait que Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet prochain. On a vu également Dominique de Villepin secoué par une affaire. On a vu également Édouard Philippe. Comment vous voyez cela ? Est-ce que c'est au contraire la démonstration que dans le domaine politique la justice fonctionne ou au contraire qu'elle s'imisse dans le politique ? Non, c'est n'importe quoi.
Je vais vous donner un exemple sur euh elle l'affaire Édouard Philippe qui est pas quelqu'un que vous imaginez bien, je respecte d'une quelconque façon. Euh euh c cette affaire cette affaire, elle est déclenchée par une employée euh de la mairie du Hav dans mon souvenir qui s'est faite licencier ou qui a eu un conflit avec son employeur et qui a décidé de porter plainte en retour euh très visiblement dans l'objectif de s'en venger. Donc les petits arrangements qu'elle avait pu découvrir à mairie du Havre concernant un certain nombre de fonctionnements. Elle a tout regroupé après y avoir participé et a décidé de faire un signalement. Apparemment c'était pas très important.
Donc, il y a eu un classement sans et elle a décidé de faire ce qu'on appelle une constitution de partie civil, c'est-à-dire ce qui ce qui déclenche automatiquement la désignation d'un juge d'instruction. Mais vous pouvez vous constituer partie civile pour n'importe quoi. Enfin, vous voyez, n'importe qui peut le faire et vous obtiendrez un juge d'instruction. ça fait partie des des acquis du système républicain. Et bien là, vous avez le parquet national financier qui décide de communiquer à la presse qu'un juge d'instruction a été désigné à ce moment-là alors que ça il n'y a aucune présomption que quoi que ce soit a été commis du fait de la désignation de ce juge d'instruction.
C'est juste parce que quelqu'un l'a demandé et que c'est de droit, c'est automatique. Et donc et pourquoi pour pourquoi est-ce que du coup les procureurs communiquent ce qu'ils ne font jamais dans aucune autre affaire ? Évidemment qu'il y a une intention derrière et moi est-ce que je vais plaindre ce Marigo et ces crocodiles qui s'entr dévorent ?
Bon, ce qui est important en tout cas pour pour les Français, c'est qu'ils comprennent ce qu'ils ont commencé à à percevoir après ce qui s'est passé en 2017, c'est que il y a des forces politiques qui contrôlent aujourd'hui le système judiciaire ou qui l'influence et que ces forces politiques, elles ont vocation à l'instrumentaliser et qu'une connaissance fine du fonctionnement de la magistrature permet de ralentir, accélérer, déclencher des affaires selon l'intérêt que l'on peut avoir.
Malheureusement, tant qu'il n'y aura pas encore une fois de contrôle souverain et populaire sur le fonctionnement de la justice, on ne pourra pas sifier que ce soit pour des décisions favorables au prévenus ou à l'inverse pour des décisions de condamnation. Donc ce qu'il faut faire, c'est essayer de s'intéresser mais ça demande du temps au fond des allégations en question à chaque fois.
Il faut se méfier de ce qui est rapporté dans l'espace public parce que on sait bien aussi que là aussi vous voyez par exemple faut pas s'étonner que la seule personne qui soit épargné aujourd'hui judiciairement ce soit Gabriel Atal quand vous l'avez en combinaison avec l'offensive médiatique qu'il l'avait et qu'on a tous les candidats du centre autour de lui qui se font décimés c'est que il y a une contribution de la part de ce candidat et des réseaux qu'il appuie au à l'organisation de de ces cabales diverses. Donc est-ce qu'il tiendra ? Je ne sais pas parce que c'était le jeu auquel avait joué Nicolas Sarkozy contre Dominique de Villepin et on a vu comment ça s'est fini pour lui.
Il rentre dans une dynamique qui risque de leur coûter cher à terme. Donc évidemment par ailleurs, il y a une pression sur les magistrats qui est compréhensible. C'est-à-dire que pendant très longtemps et j'étais un des premiers à le dénoncer, les politiciens vivaient en réalité dans une impunité de de facto. Puis ensuite à partir des années 90 avec notamment des juges d'instruction comme Eva Jolie, Laurence Vichinovski et d'autres, ils ont commencé à faire l'objet de poursuite ou de procédure mais qui n'aboutissaient jamais. Et à un moment donné, ils ont ça c'était les années 2000, dans les années 2010, ils ont commencé à être condamnés.
Mais voyez, on était déjà très en retard par rapport au reste des sociétés contemporaines, mais ils étaient systématiquement condamnés à la peine maximale qui empêchait d'aller effectivement en prison.
Et sauf qu'à chaque étape de ce mouvement, les citoyens français à raison se plaignaient non seulement de l'impunité mais aussi d'une forme de compromission de notre système judiciaire à l'égard de ces politiciens qui à chaque fois soit les protégeaient puis après les protégeaient un peu moins mais quand même essayer d'éviter des des jugements puis après quand ils étaient jugés essayer d'éviter qu'ils aillent en prison et c'est ça qui explique ce qui est arrivé d'un côté à Nicolas Sarkoi c'estàd qu'à un moment donné la nécessité pour la justice de dire on n' pas peur On n pas peur. On est une autorité indépendante.
C'était le bon candidat pour la justice, lui qui avait sans cesse critiquer les juges. Voilà, c'est ça. Il avait il avait eu ce tort de les mépriser, d'avoir été mépris en retour. Il avait ce tort d'être de droite d'une droite qui [grognement] était considérée comme dure à l'époque par les magistrats, avoir eu des propos qui considérait comme discriminatoires et cetera. Et enfin, il avait le tort derrière d'avoir surtout échoué. C'est surtout il faut il faut pas il faut pas se tromper.
Toutes les enquêtes concernant la Macronie sont à l'arrêt et on va pas me faire croire que il y a des raisons, il n'y a pas de raison d'enquêter sur les et de juger sur les Uberfies, de ne pas d'enquêter de juger sur Business France.
de cette histoire de qui a permis à Emmanuel Macron d'être élu ce déplacement à Las Vegas de plus de 200000 € avec tout un avion de journaliste qu'il avait accompagné pour faire sa propagande en tant que candidat de la technologie et de la modernité et qui avait été organisé par Muriel Penico qui était patronne de Business France avec Avas qui faisait la campagne donc qui avait en dehors de tout code de marché public débloqué cette somme pour aider Emmanuel Macron et dont le silence a été acheté en la faisant nommer ministre du travail.
Vous vous souvenez la pire ministre du travail qu'on a eu en terme d'éloquence, de charisme, d'intelligence, enfin elle n'avait rien à faire dans ce gouvernement si ce n'était comme un peu Agnès Busin après le Grevide se voir acheter pour pour qu'elle se taise et ce qui lui a permis d'être seulement placé comme témoinisté, pas mise en examen et ainsi de suite. Moi, par exemple, dans l'affaire dont vous mentionniez à mon sujet, l'implication de l'Élysée est établie. C'estàd que on il est écrit noir sur blanc par les journalistes qui ont fait connaître l'affaire pour intimider les partis que c'est l'Élysé la concière justice de l'Élysée qui leur a donné l'information.
Donc c'estàd que vous avez des informations protégées par un secret de l'instruction qui remonte qui ensuite sont disséminés pour déstabiliser et cetera pour orienter le cours de la justice. Et aujourd'hui en France ça fait plus scandale. Vous voyez on fait quelque chose comme ça à l'égard d'un déjà d'un jeune homme de 31 ans. Enfin c'est un peu c'est déjà particulièrement ça l'instrumentalisation des questions viosexuell mais qui en plus à l'époque en particulier était quand même un opposant particulièrement dangereux. Je venais justement de publier à battre l'ennemi 3 semaines avant. Chaque fois le le timing est extraordinaire.
Il y avait eu l'affaire Grévveau un an avant, les gilets jaunes juste avant et crépuscule. C'estàdire il voyaient monter à la fois une assise sociale majeur mais aussi une capacité à à la mise en danger de leur structure de pouvoir par qui euh qui commençait à à devenir peut-être trop importante. Et on découvre ensuite qu'ils sont impliqués dans une manœuvre judiciaire et euh bah voilà bah indifférence absolue quant à ce sujet.
Alors que vous imaginez, il y a des dévastations dans l'espace intime et autres que ça peut générer, mais aussi en terme de de de fonctionnement de la cité, de crédibilité de la de la justice et puis et puis de crédibilité des procédures pour violence sexuelle qui sont des affaires sérieuses dans lesquelles les victimes ont déjà du mal à se faire entendre habituellement, de laquelle il y a déjà une impunité, une omert organisée auprès des élites. Et alors si vous commencez à semer le doute en vous disant qu'en réalité certaines d'entre elles sont menées pour détruire des gens, bah vous finissez par dévaster la possibilité de de faire la vérité sur ces sujets.
Et bien on est dans une société où tout cela est acceptable et accepté. Alors justement, vous avez parlé de Gabriel Atal tout à l'heure, c'est le dernier à s'être déclaré candidat à l'élection présidentielle et je vous propose qu'on profite de quelques mots de son entrée en campagne. Et puis je me suis forgé aussi une détermination à agir. Alors, il faudra du travail, il faudra faire des choix, il faudra décider, il faudra la force d'agir. Mais avec la force d'agir, tout est possible. Je crois que tout est là.
apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un un optimisme parce que moi je n'en peux plus de cette politique française où ces 50 nuances de gestion du déclin et on explique matin, midi et soir aux Français que toute vocation à être pire et qu'on peut éventuellement se protéger un peu individuellement pour que ça soit moins pire pour soi. Non, au contraire, on peut avoir des vies meilleures à condition de nous en donner les moyens. Alors quand vous écoutez, quand vous regardez Gabriel Atal que vous avez connu quand il était beaucoup plus jeune, qu'est-ce que ça vous évoque ? On a l'impression quand même qu'il a jamais été au pouvoir. Ouais. Qu'il a pas grandi aussi.
Moi, moi j'ai le privilège de l'avoir connu à des âges où visiblement c'était pas un privilège où il y avait la même [rires] la même voix et peut-être la la même élaboration dans la pensée et dans et dans le discours. Il a pas il a pas beaucoup lu ou travaillé. D'ailleurs, ça c'est un des grands problèmes des politiciens, c'est que des gens comme lui et il est malheureusement loin d'être le seul, très tôt mettent leur vie au service de leur ambition et ne prennent pas du tout le temps d'élaborer leur rapport au monde à travers la lecture, les œuvres d'art et tout simplement la vie.
Et ils sont pris dans des structures de pouvoir qui les qui les absorbent et qui les vident de de leur âme et de leur de leur capacité à être humain tout simplement. Et donc ça c'est ce à quoi on est confronté. Je vais vous trahir en en signalant les rires que vous avez eu hors antenne, mais c'est ce que ce que ça a générer un peu, je pense pour ceux qui n'étaient pas consternés.
Euh non seul c'est non pas tant non seulement en tout cas à l'égard du personnage mais aussi de la docilité avec laquelle cette soi-disant entrée en campagne a été répercutée et amplifiée par plus de journalistes qui n'y avait de militants pendant les événements sans [grognement] que l'on comprenne en réalité sur quel fondement cela pourrait cela pourrait intervenir parce que monsieur Atal il est le fruit de parcours népotique dans lesquels les fonctions de la République sont utilisés euh à des fins de de clanique, c'est-à-dire de service d'ambitions individuelles ou de petits collectifs qui s'approprie de ressources.
Mais il n'y a jamais eu vraiment de légitimation par un acte au service de la nation tout au long de ces années. Il y a pas eu les seules réformes auxquelles il a contribué, c'est Parcours Supu. Donc le SNU est défunt et parcours suporture encore chaque année des centaines de milliers de lycéens qui [grognement] cherchent simplement à étudier. Ce sont deux grands échecs et on est dans une société du spectacle où où ça ne compte pas en fait ce que ce que il y a pas de programme, vous voyez. Enfin, c'est qu'on on accorde un temps d'antenne hallucinant alors qu'on ne sait même pas ce qui est proposé ou pas.
Et il faut pas s'en plaindre mais il faut il faut s'interroger à la fois toujours sur notre participation à ce système. Est-ce que ça vaut vraiment la peine que ce soit nous comme responsable public, que ce soit vous comme médias alternatif ? C'est qu'on est un peu, je pense, dans une même dynamique où parfois on se dit que c'est [grognement] le my de CISF, c'estàdire qu'on est on est en train de de construire quelque chose face à des machines qui ne respectent aucune forme de critère d'intérêt général ou ou d'engagement éthique ou d'envie de contribution au bien commun et avec des moyens complètement disproportionnés.
Et et je pense que il faut qu'on profite, il faut vraiment que les gens qui nous écoutent, qui se sont en partie exfiltré de ces dynamiques-là euh comprennent l'importance de s'engager activement en réalité pour essayer de renverser cette donne parce que de la même façon qu'ils ont des moyens disproportionnés et que on est dans une inégalité dans la lutte qui n'est pas résorbable, on a cette force qui fait que on croit en ce qu'on fait. on croit en ce qu'on fait et que les personnes qui nous accompagnent sont prêtes à beaucoup de sacrifices pour euh pour provoquer des basculements là où eux n'agissant que par intérêt se disloqueront à la moindre menace ou au moindre vent contraire.
Et donc euh tout va se jouer sur notre détermination, notre capacité à nous organiser, y compris en étant très minoritaire pour à un moment donné entamer ce rapport de force. Vous souvenez-vous qu'à l'acte 4, je crois des gilets jaunes, monsieur Macron avait prépositionné un hélicoptère pour être exfiltré. Voyez, vous pourriez vous dire le le président de le chef d'état de la 8e puissance mondiale et bien il a eu peur de quelques milliers de guux qui à un moment donné avaient décidé de ne même pas prendre les armes, voyez, de simplement enfiler quelque chose qui leur permettait de s'identifier et de le défier.
Donc si on ça ça montre qu'en réalité ce n'est pas résorbable, c'est résorbable mais pas par les moyens [grognement] institutionnels et classiques mais par un contrepé. Et par exemple sur les parrainages, ce qu'on a fait c'est je vous un tout petit exemple, on a créé une plateforme citoyenne où il y a 500 personnes qui sans qu'on ait le moindre sous vont essayer de toquer aux portes des mères, vont les appeler pour attirer leur attention et essayer de les les solliciter. Donc on contourne par le bas.
Voyez, on fait pas le pari d'une machine industrielle qui requiererait des investissements importants, qui requéreraient qu'on se compromette auprès de tel ou tel homme d'affaires et qui lui-même va nous imposerait des limitations à nos ambitions politiques. Nous, on cherche vraiment cette pureté de l'engagement. Et est-ce que ça fonctionnera ou pas ? Ça dépendra en fait tout simplement de de la capacité des individus à se saisir eux-mêmes de leur destin.
Et comme ça, ça fait aussi que la responsabilité est collective, mais ça fait aussi que si j'arrive au pouvoir et bien je serai dépendant de cette force là et je je serai obligé de rendre des comptes à ceux qui m'auront porté à cette fonction là parce qu'ils seront suffisamment organisés puissants pour si jamais il y avait une remise en question de mes engagements, bah tout simplement tout de suite entamer la bascule pour reprendre l'Élysée. Voilà, [rires] c'est ça.
C'est il faut il faut être dans des dynamiques comme ceci parce que sinon sinon on s'expose à la trahison, la déception et vous savez la la chair humaine est est faible et et on a quand même des systèmes de pouvoir suffisamment bien organisés huilés pour à un moment donné affecter le jugement et les perceptions de de ceux qui se sont appelés à occuper des responsabilités. Et on peut avoir des caractères forts et des engagements et une intégrité à toute épreuve. euh [grognement] à un moment donné, ils ont les moyens en tout cas d'essayer de faire plier et c'est là où il faut que le peuple soit quand même se réserve ses armes pour euh pour se protéger.
Et ça fait partie d'ailleurs dans cette dynamique-là de la nous on propose un référendum sur le rétablissement de la conscription. C'est qu'on pense qu'il est très important qu'il y ait un queil y ait pas un citoyen français qui échappe un minimum d'un service militaire de 6 mois avec 12 mois de service civil. Hommes et femmes. Hommes et femmes ou 12 mois militaires. Et et euh et et dans dans l'idée en fait, quel est l'idée derrière ? C'est que le peuple garde sa souveraineté.
Vous voyez là aujourd'hui on a ce serait une injure de l'égard de nos forces armées de dire que ce sont des mercenaires, mais on a une armée de corps expéditionnaire, c'est-à-dire qui qui du coup est complètement soumise au pouvoir politique qui lui-même est hors de contrôle de la population. Si au contraire sur un modèle suisse on rétablit un modèle de conscription avec des réserves citoyennes actives, on se retrouve à un moment donné dans une capacité aussi à établir un rapport de force par le fait que aucun politicien n'osera défier un peuple qui sait manier les armes et qui est formé à à l'action à l'action militaire.
Donc ça fait partie un peu des idées que l'on a pour refonder profondément notre notre contrat social. Et c'est des idées qu'aujourd'hui beaucoup de politiciens n'osent pas porter dans l'espace institutionnel parce qu'ils sont les yeux rivés sur des sondages. Euh on pourrait parler aussi de la question de la laïcité et des insuffisances du système actuel, de l'absence d'offre spirituelle qui s'accompagne qui accompagne la nation française et qui explique beaucoup des déracinements et beaucoup des succès des entrepreneurs idéologiques qui cherchent à nous faire concurrence.
Tout ça c'est des questions qu'il faut mettre sur la table que aujourd'hui on n'ose pas discuter et et qu'on est je pense les seuls en tout cas dans l'espace institutionnel à à remettre en jeu. Ces questions autour de la laïcité elles sont quand même très liées au aux questions identitaires. Vous en parlez ? Vous avez été longtemps, je crois proche de Jean-Luc Mélenchon. Vous l'avez soutenu à certaines occasions récemment sur Radio Nova, Jean-Luc Mélenchon s'est présenté quelque part comme maghréin. Euh alors évidemment ses détracteurs ont expliqué qu'il avait plutôt un des ancêtres colons que maghrébains.
Qu'est-ce que ça vous évoque ce besoin de de donner un caractère étranger à sa personnalité pour mieux être perçu par ses futurs électeurs ? Ouai, moi j'y suis assez euh étranger pour le coup parce que euh je pense que l'histoire de Jean-Luc Mélenchon, un peu comme celle d'Éric Zémour, s'inscrit dans une dans dans les névroses collectives qui sont nées de la colonisation. Voyez, avec ces rapports à la question de l'identité qui ont qui sont très troublées et avec toutes ces promesses républicaines qui rappelons ont été fécondé par la gauche.
C'est la soit 3è République, c'est c'est Jules Ferry qui va être le grand pape de la colonisation au fin d'universalisation de la République et et de d'émancipation des peuples.
Ces discours là ont généré toute une série de promesses qui n'ont pas pu être tenues et avec très vite une contradiction qui faisait voilà qu'on ne voulait pas octroyer des droits pleins et une citoyenneté pleine à des personnes qui étaient d'une identité géographique culturelle complètement différente de celle de la France historique tout en voulant les maintenir sous notre Giron avec du coup des ambivalences et des ambicuités qui encore aujourd'hui produisent des effets chez ceux qui ont pour ancêtre des des populations qui avaient été colonisées.
Et vous avez de l'autre côté toute la névrose qui pour le pour moi est incarnée par ces deux par ces deux figures politique qui est celle du colon. C'estàd d'avoir à la fois prétendu porter un un projet universaliste, à la fois avoir été relativement sinon marginalisé, du moins il faisait pas partie de la grande bourgeoisie. Vous voyez, c'était des petits entrepreneurs, des petits artisans, des petits agriculteurs et cetera. Ou alors dans le cas d'Éric Zemour en tant que juif justement encore une autre catégorie très spécifique au sein de la colonisation enfin c'est c'est ses aïeux pas lui et ce qui avait frappé.
Bref, on se retrouve à une situation où ils ont une sorte de clivage et un paradoxe identitaire qu'ils arrivent pas à résoudre et qui fait co bah tout simplement aux héritiers de ces populations, que ce soit des pieds noirs, que ce soit des et tout ça continue d'empoisonner [grognement] la population française et moi en tant que en tant que français de cœur, enfin français adopté, c'est je suis né en Espagne, de parents andalou et et portugais et qui du coup n'a un rapport qu'idéal à à la nation française. J'ai pas un rapport névrotique, vous voyez. J'ai j'ai pas de conflit identitaire. Moi, j'ai demandé à devenir français.
J'étais adopté par je pense que c'était Brisfeu Éric Besson qui avait signé mon décret de naturalisation. J'ai pas de compte à régler avec l'identité française. Moi, j'ai j'ai demandé à à m'accoupler à cette identité française et à et à et à devenir pleinement français. Donc j'ai des comptes à régler avec la les institutions françaises qui qui ne qui sont défaillantes.
et j'ai des comptes à régler avec tous ceux qui ne sont pas la hauteur de cette promesse qui a été portée pour mes parents et pour moi par les grandes œuvres littéraires qui nous ont inspiré et qui nous ont amené à désirer cette France qui aujourd'hui est de plus en plus proie de prédateur qui viennent non pas parce qu'elle rayonnerait parce qu'elle ne rayonne malheureusement plus parce qu'elle s'est effondrée dans une forme de médiocrité terrifiante mais pour bénéficier des restes de sa puissance, de ses ressources et autres.
Et donc j'ai une forme d'exigence du coup très importante à l'égard de la France parce qu'elle est liée à cet idéal et et je considère qu'il faut qu'on remette le pays en marche pour reproduire ces formes de fascination qui elles-mêm soumettront ceux qui veulent venir ou qui ne viennent alors qu'aujourd'hui notre offre quelque part elle est faible.
Donc et c'est là où pour moi tous les discours qui sont purement autoritaires ou à l'inverse qui sont de pure séduction comme le fait Jean-Luc Mélenchon c'estàd qui consiste simplement à dire ne vous embarrassez pas de vous exiger vous êtes la Nouvelle France ou restez et restez-le voyez ne ne cherchez pas alors que alors que c'est là où il y a un autre clivage. On sent qu'on sent un paradoxe chez ce personnage qui a et c'est moi c'est ce qui m'a amené à à accepter ces appels de pieds qu'il m'avait fait de façon répété en 2017 au moment où il avait un discours républicain. C'est aujourd'hui il a plus de discours républicain. Non, il a un discours identitaire.
Je pense que c'est c'est très clair. Il a il a il a il a un discours de dissolution de la République aujourd'hui euh Jean-Luc Mélenchon et et il porte en lui et il s'accompagne mais d'ailleurs assumé. ministère que quand il assume ses liens avec la jeune garde, quand il assume ses liens avec des idéologies des indigènes de la République et autres et c'est des liens qui sont organisationnels, qui sont pas du tout seulement idéologiques, euh c'est je dis même pas de façon critique, c'estàd c'est un choix de sa part de s'associer à des personnes qui ne considèrent pas que la République française soit un idéal à servir. Moi, j'ai pas de problème avec ça.
Moi, j'ai je me suis battu avec les gilets jaunes avec à la fois des antifascistes et des royalistes. D'ailleurs, il y avait quelque part un front antiépublicain au moment des gilets jaunes. C'est de dire on ne croit plus dans cette dans dans ce fantasme qu'on nous a vendu et d'abord on abat l'ennemi et ensuite on on s'abat on s'abattra les uns les autres ou alors on négociera pour essayer de trouver des nouvelles formes organisationnelles. C'était pas sûr.
Une des raisons pour lesquelles on n pas pris l'élisée, c'est qu'il y a pas de cohérence idéologique telle qu'on essaie nous de la reconstituer justement à travers ce projet en tirant en essayant de de trouver l'équilibre entre toutes les forces qui cherchent à un moment donné à produire cette rupture. Et donc moi je pense que il y a un paradoxe chez cet homme parce que pourquoi je disais ça ? Donc ce qui m'a attiré en 2017, il y avait le discours mais il y avait surtout la langue et la langue c'est peut-être l'incarnation la plus pure de ce qu'est la France en réalité.
Et vous voyez, c'est ce qui agglomère toutes les perceptions de population qui ont des expériences très diverses, des territoires qui eux-mêmes pe être différents, de langues d'ailleurs que ce soit l'occitant, le Breton et cetera qui ont influé qui ont nourri ce qui est devenu le français et qui aussi nous enracine dans le latin à la fois donc dans la spiritualité chrétienne mais aussi dans dans l'Empire romain et évidemment la récivisation grecque. Tout tout ça se concatène dans cette dans cette langue et lui a une passion pour la langue française. Donc il y a il y a quelque chose qui ne va pas dans dans dans son positionnement qui est qui était intrinquement lié à la politique auparavant.
Oui. qui est lié à une un positionnement électoraliste et et opportuniste et et j'espère et et on fait tout pour ne jamais se retrouver dans une situation comme celle-ci où on devient prisonnier de mensonge et de contradictions diverses qui qui amène y compris justement à des manipulations sur son parcours personnel pour pour avoir à continuer à subsister dans un dans un espace politique donné.
C'est quelque chose qui m'effrait et et que je trouve regrettable parce que ça ça dégoûte du politique que les citoyens, c'est une chose, mais aussi des gens comme nous, vous voyez, parce qu'on se dit est-ce que j'ai vraiment envie de de que ce soit lui, que ce soit Gabriel Atal, que ce soit est-ce qu'on est-ce qu'on est-ce qu'on a vraiment envie de jouer dans enfin c'est enfin c'est comme c'est c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon, vous voyez, enfin qui va Est-ce qu'on a vraiment envie de rentrer dans ce monde sans règle, sans foi ni loi où tout est manipulation permanente.
et où en réalité je comprends parfaitement les citoyens qui disent "Mais pourquoi est-ce que je ferais confiance ? Pourquoi est-ce que ce que vient me dire cette personne devrait faire l'objet de mon adhésion alors que en fait je ne fais qu'être trompé dans cet espace institutionnel ? Il y a une autre personnalité politique qui a pris un peu ses distances, enfin pas un peu d'ailleurs considérablement ses distances vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, c'est Ruffin. Oui. Euh je vous propose de l'écouter rapidement justement, il tient des propos sur la question migratoire.
Je suis pour une immigration humaniste, c'est-à-dire qui n'accueille pas seulement de la main d'œuvre, mais qui accueille des êtres humains en entier, c'est-à-dire qui ont peuvent avoir une femme, des enfants ou un homme, un mari bien sûr, et qui pour moi doivent avoir un accueil digne en terme d'accès au marché du travail. Je suis pour que toutes les personnes qui sont sur le territoire français, qu'elles soient française ou étrangère, qu'elles soi avec ou sans papier, puisse travailler. Maintenant euh le je le le plan du MEDEF qui est de dire voilà, il nous manque de la main d'œuvre donc on va la chercher ailleurs. Non, je ne suis pas d'accord.
Alors moi quand j'ai entendu ça, je me suis dit je comprends rien en fait. Oui, c'est ce que j'allais vous dire. On dirait un discours enfin une mauvaise digestion du discours du Parti communiste dans les années 80. Vous voyez à l'époque où George Marchausait l'immigration de masse et tenait un discours très clair à ce sujet, mais à l'époque, il le faisait en défense des intérêts de la classe prolétaire et avec une sous-jacence marxiste qui consistait à dire que en gros c'était une façon pour le patronat d'alimenter l'armée enfin pardon la la l'armée de chômeur pour faire pression sur les salaires et les réduire ce qu'on appelle le fameux dumping social. Voilà.
et ce qu'on ce qu'on peut un peu percevoir à Paris par exemple ou bah en gros comme il y a une pression sur les salaires des Français, [grognement] cette pression contrairement à ce qu'on pourrait penser, s'applique aussi au entre guillemets aux élites, c'est-à-dire aux classes urbaines les plus favorisées à Paris et qui font qu'elle toute cette classe salariée euh cadre dirigeant ou autres dans qui qui repose du coup sur des esclaves Banglades et autres pour leur livrer leur uberit pour faire la plonge dans dans les restaurants une sorte de de masse invisible de population qui elle ne pose pas de problème d'intégration parce qu'elle se structure très vite communautairement euh et qu'elle n'a pas fait l'objet des dévastations de leur structure traditionnelle qu'on fait d'autres populations.
Et évidemment l'idée c'est de dire bah il faut pas qu'il y ait ça parce qu'il faut que ce soit des Français qui puissent occuper ses fonctions à la place de ces individus. Bon après, il fait des mélanges un peu bizarres où on a l'impression qu'il défend le regroupement familial enfin voyez enfin quand il parle de il défend concrètement il défend le regroupement familialigration de travail. Bon ouais.
Bon, Ruffin est quand même un personnage un peu clounesque et et insignifiant qui euh qui a été mise en valeur par la la presse bourgeoise de gauche euh enfin de la presse de gauche bourgeoise pour un moment donné nuire à Jean-Luc Mélenchot et pendant des années, on l'a mis euh en avant pour essayer de cliver euh l'espace insoumis dans l'espoir que à un moment donné le PS ou d'autres prendraient la main. Une fois qu'ils ont abandonné cet espoir, euh ils sont ils ont jeté leur dévolu sur Gluxman et ils ont abandonné Rufin qui le pauvre est en train de sombrer peu à peu parce qu'il avait cru euh dans le fait qu'il avait une existence politique euh réelle.
En réalité euh Rufin était affecté de ce que je qualifie enfin ce que ce que je que décrit comme étant la névrose présidentielle. Ça c'est à un moment donné, on se croit capable de diriger un pays parce qu'on a une petite notoriété, parce que il a pas fait le travail suffisant pour le faire. Il a pas la capacité d'incarnation de la France. Ça, je pense qu'on en a tous conscience. Et du coup, il se noit un peu dans des dans des ambigués comme celle-ci. Moi, je pense que le regroupement familial, il faut l'interroger. Je pense que c'est pas être de droite que de dire ça.
Je pense qu'on c'est une création qui a probablement été une erreur dans les années 70 parce qu'elle a elle a généré des effets d'opportunités qui [grognement] ont qui en fait ont déréglé justement la gestion des flux qui étaient toujours associés à des questions économiques et du coup à une intégration dans la société. Enfin donc il y avait une sorte d'équilibre qui existait qui s'est déréglé à ce moment-là.
Je crois même que c'est un bon argument qui permettrait euh de remettre en question l'approche identitaire d'une partie de de la droite euh nationaliste dans le sens où c'est peut-être c'est c'est probablement ça et non pas le fait que ce soit des populations qui viennent du Maghreb et cetera qui ont fait que notre capacité à accueillir des nouvelles populations se soient effondrées. Enfin voyez, je pense qu'il y a eu dans l'adoption de ce mécanisme années 70 quelque chose qui qui qui ne va pas. Il y a la question de l'asile euh qui là aussi est problématique, c'estàd qu'il y a une l'asile, il devrait être individualisé, il devrait être lié à des persécutions qu'on subit à titre individuel.
Aujourd'hui, il est largement territorialisé, donc ça dépend de d'où vous venez géographiquement parlant. Et il y a il y a des pays d'où vous provenez où vous avez quasiment de facto un un droit d'accueil sur notre territoire, sauf que ça alimente des filières clandestines qui sont organisées pour raquetter euh d'une part les candidats à l'arrivée et d'autre part s'installer des personnes sur notre territoire qui n'auront aucune attache, accroche, capacité à à contribuer utilement à la société immédiatement et qui seront déracinés.
On n'est pas dans un système libéral à l'américaine où euh les barrières à au marché de travail sont si faibles qu'on peut accueillir massivement des populations euh en les mettant à contribution immédiatement. La France est quand même très scérosée par un système rigide de prestation sociale et autres qui font que ça crée une forme de bah de de passivation en fait de nouveaux arrivants qui qui derrière en fait les dissocie et puis génère de l'anomie et donc potentiellement les problèmes que l'on que l'on que l'on a connu dans dans notre territoire.
Vous rajoutez à ça la perte de contrôle sur le territoire liée pour le coup au trafic de stupéfiant, notre incapacité à avoir des liens diplomatiques suffisamment fermes avec des puissance comme le Maroc avant lié à la compromission d'une partie de nos élites qui fait qu'on est inondé de de stupéfiant. l'hypocrisie sur la question de la légalisation ou non de d'un certain nombre de produits qui sont consommés en masse dans notre pays.
B vous retrouvez dans la catastrophe actuelle avec une incapacité pour la gauche à sortir de de ce discours victimaire qui a été mis en avant instrumentalement les années 80 avec en flattant un humanisme frelaté dans le seul but de piéger la droite avec la montée du FN. On n'est pas sorti de là de ce cynisme mitérandien et du coup on se retrouve pris dans la NAS et dans l'incapacité de d'offrir une proposition politique alternative à l'actuelle et c'est pour ça que le RN aujourd'hui est est là où il est. C'est vous avez parlé de ce pays qui est incapable aujourd'hui de de maintenir une forme de d'ordre entre guillemets mais d'ordre positif allais-je dire.
On l'a vu la semaine dernière avec cette fameuse finale de football, je crois que de la Ligue des Champions euh qui a donné lieu à l'issue à des heures absolument incroyables encore dans la capitale, un nombre d'arrestations colossales. On entendait la France insoumise expliquer que l'État devait organiser une fête et qu'il avait organisé une confrontation. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Non, je pense que c'est du complotisme de bas étage. C'estàd qu'on on a le on a ces récurrences là.
Alors, c'est un peu moins le cas depuis qu'on a cessé de les comptabiliser, mais en tout cas pendant très longtemps, chaque 31 décembre avec les voitures brûlées, tout ça, c'est aussi le fruit d'une d'une culture de la subvention qui s'est installée dans le pays et de et qui va au-delà de des pures prestations sociales et autres, qui est aussi lié par exemple, je veux dire à une chose évidente, à à l'installation des assurances généralisées qui font qu'aujourd'hui vous brûlez une voiture, vous savez qu'il va y avoir une prise en charge par la collectivité et que donc bah Si ça peut vous distraire, vous amuser un soir, bon ça embêtera quelqu'un pendant quelques jours ou une semaine ou de plusieurs semaines le temps qu'il fasse la démarche.
Vous intellectualiser beaucoup la chose quand même. Non, je pense qu'il y a un vrai une vraie une vraie déresponsabilisation qui est liée à ces grands systèmes de pouvoir qui sont installés dans nos sociétés qui font qu'on qu'on qu'il y a plus de de bon sens et de de biens commun surtout chez les personnes qui sont déstructurées socialement, qui n'ont pas de d'accroche. Voyez, quand quand vous êtes dans un village où tout le monde se connaît, ou vous connaissez où tout le monde est là depuis plusieurs générations, bah vous avez pas brûlé la voiture du voisin.
Quand vous vivez dans un grand grand ensemble et que personne se connaît ou que vous venez d'arriver et puis que de toute façon vous payez pas votre loyer parce que c'est un logement social et que en réalité vous savez pas vraiment ce que vous faites là, bah à un moment donné l'idée folle de se dire bah je vais le feu à une voiture parce que ça va être un beau spectacle et puis j'ai pas de cheminée chez moi, enfin j'en sais rien. Enfin voyez, va peut vous venir beaucoup plus facilement. H et et donc il y a une déstructuration qui est aussi liée au à cette culture de de l'étatisation de tout.
C'est cette idée qu'on allait substituer toutes les structures traditionnelles existantes par l'État, la famille, enfin et donc à un moment donné bah il y a plus de il y a plus de cohésion et quand l'État s'effondre par ailleurs parce qu'il a plus de ressources, bah vous finissez par avoir le n'importe quoi auquel on est confronté et avec des magistrats qui sont complexés à l'idée d'envoyer en en prison quelqu'un parce qu'il a utilisé des mortiers ou je sais pas quoi.
ce que je peux entendre humainement enfin et se dire "Ouais, c'est vrai que c'est le mec enfin il a probablement un emploi, il bosse, il contribue à la société par ailleurs et il a il a il est complètement débile, il a fait ça ce soir-là, il y a pas" Et vous dites en mistur bon, il y a pas eu mort d'homme, est-ce que je vais vraiment l'envoyer à côté de ceux qui font du trafic de stube pendant des et qui qui risquent de le faire sortir dans une autre boucle ? Sauf que ça n'a aucun sens à l'échelle structurelle. Si vous laissez passer ce genre de comportement, bah derrière c'est la lalie et en fait il y a une sorte de d'accroissement.
Et ça c'est une petite difficulté qu'on a à gauche, c'est de c'est c'est d'arriver à un moment donné bah oui bah quand on engueule son enfant, bah il pleure. Bah et on a on a peur du pleur. Enfin alors que en fait si on le fait pas bah derrière il va il va juste se déstructurer. Bah il faut parfois en passer par des sanctions un peu fermes qui qui permettent de fixer des limites qui soient à la fois symboliques et et réel.
et on a on a une absence de et et en réalité ces limites là c'est c'est sans vouloir excuser nos magistrat elles sont aussi liées au fait que je pense que c'est pas leur rôle fondamentalement dans une société qui serait fonctionnelle un ça n'arriverait pas en amont ça n'arriverait pas et deux en fait il y aurait des gens sur place pour les remettre à leur place et s'assurer que en fait le coût le prix à payer de ce genre de comportement soit soit trop élevé il y aura un peu plus de craintes des représailles des Mais c'est le gros grand problème de ces c'est le paradoxe de de notre société française qui en fait est dans l'ambigué, qui n'arrive pas en fait à assumer son la direction qu'elle veut se donner et qui vit dans une forme d'anonymat relatif les uns envers les autres avec une absence d'appartenance à des structures collectives, une absence d'intermédiaire par exemple le rôle que jouait le prêtre dans les communautés à un moment donné qui n'était pas une autorité de sanction mais qui était une autorité régulatrice et bien sûr.
Voilà. Donc ne vous surprenez pas que ce soit dans ces quartiers là que monte le sentiment religieux qui soit salafiste, qu'il soit musulman autre avec des prédicateurs qui prennent cet espace- là, qui jouent ce rôle d'intermédiaire et où l'État d'ailleurs accepte de leur faire jouer ce rôle tant parce que ils permettent de tenir tranquillement tenir au calme en tout cas ces populations avec les trafiquants stupéfiants qui aussi ont pas intérêt à ce qu'il y a des débordements de cet ordre là. Donc c'est une sorte de cogestion avec l'État. On a complètement abandonné l'idée de euh de bah d'avoir un contrôle qui réponde à nos valeurs et qui répondent à aux structures historique de la France.
Pour terminer cette émission, Juan Branco, j'ai compris au fil de cette émission que il allait falloir que les les Français se responsabilisent aussi, se reprennent en main. Ça demande, vous avez une exigence à leur égard. Comment réussir ce Paris avec les médias tels qu'ils sont aujourd'hui dans notre pays ? et et j'allais dire je vais je vais distinguer deux cas. Celui que vous décrivez avec le plus de de récrimination, c'est celui des oligarques, c'est-à-dire ce ces médias privés que vous critiquez, mais aussi cet audiovisuel public dont on a tant parlé grâce au rapport de du député Charles Loncle.
Ben pour moi, c'est c'est ces deux médiocrités similaires parce que dans les deux cas, c'est des c'est des médias qui n'ont et des journalistes du coup et des directions de journalistes qui euh n'ont pas de nécessité de rentabilité euh qui ne fonctionnent qu'en mimétisme, c'est-à-dire en en concurrence les uns avec les autres. Mais aucun d'entre eux n'a d'exigences économiques quelconque. Parce que Et comment vous l'expliquez pour les les médias privés ? Bah parce que les oligarques remettent au pot dans le seul but d'avoir une influence sur les politiciens qui vont leur donner accès à des ressources d'état.
Donc en fait, ils ils sont tous à perte euh dans le seul but d'orienter idéologiquement les débats dans une direction qui leur permettront de promouvoir tel ou tel individu qui les protégera en retour. Vous pouvez pas, enfin ma situation elle est elle n'est du qu'à ça. Vous ne pouvez pas exister dans cet espace médiatique si vous êtes fâché avec avec les propriétaires de ces médias. Donc c'est bien la preuve à la fois dans l'éviction ou dans le fait qu'il les favorise ces candidats queil y a une intervention dans dans le contenu et c'est un peu différent dans les médias publics mais pas tant.
La différence c'est juste que là ils sont nommés directement par le pouvoir en place et donc vous retrouvez bah là le directeur de cabinet Delphine Ernote qui vient d'être nommé, c'était le conseiller au discours de Emmanuel Macron qui a 30 et quelques années qui n'a jamais eu d'expérience dans la télévision et qui va superviser l'ensemble des actions de de France télé tout simplement parce que ça permet à Emmanuel Macron d'avoir quelqu'un dans le système y compris pour après son départ avant lui c'était Stéphane Silbon qui y est rentré il n'avait même pas 30 ans.
sa seule expérience politique, personnelle, professionnelle, c'était d'avoir été le conseiller de Cécile Duflot et ça il a été propulsé à l'un des postes de pouvoir les plus importants de la République en charge de la supervision de l'ensemble des des actions de de France Télévision. Donc on est dans une dans un et vous rajoutez à à ça pardon la médiocrisation de notre personnel politique parce que quand vous regardez comment fonctionnait euh France interre et France Culture pendant plusieurs décennies et la magnificence d'un certain nombre de ces émissions et de la valorisation du patrimoine français qu'elle a permise et que encore de façon résiduelle elle continue de permettre.
Vous voyez bien que certes, il y avait une supervision politique mais avec un niveau d'exigence et encore une fois de prise en compte de l'intérêt général et et du bien commun. On l'a complètement perdu et on est face à un effondrement intellectuel et culturel qui va bien au-delà des médias d'ailleurs qui qui s'étend à l'ensemble de des sphères de créatives. Et je pense que je p je pense que tout cela est normal. C'est-à-dire que quand quand l'élaboration, la différence, la recherche d'une forme de pureté sous quelque forme que ce soit est systématiquement mise de côté parce qu'elle menace ceux qui eux ne sont là que par intérêt ou que par ou que oui ou ou oui par intérêt simplement.
Et bien bah peu à peu les gens cessent de faire des efforts, les gens s'éloignent, les gens s'effondrent et et et décident de contribuer autrement à la société. Et donc c'est pour ça qu'on a moins d'artistes qu'on en avait avant, que nos artistes ont moins lu, moins vu, moins écoutés qu'on en avait que c'était le cas avant. Et quand il ceux qui sont promus, au contraire sont plutôt les plus médiocres. Oui. Oui. Je pensais par rapport à l'étranger, c'est-à-dire qu'en fait on a on a plus du tout de rayonnement.
C'est que le monde ne s'intéresse plus à la France et ça c'est pour quelqu'un comme moi qui est venu à la France de part l'attrait qu'elle générait, c'est une catastrophe absolue et irrémédiable. C'est une trahison pour moi, c'est ce qui est le plus douloureux, vous voyez. Après, moi je comprends que pour un français enraciné, ce qui soit douloureux, c'est plutôt au quotidien la dégradation de l'environnement qui l'entoure.
Je pense que c'est la combinaison de ces deux sentiments qui doit nous amener à une forme de rébellion, de responsabilisation comme vous le dites, mais aussi de croyance dans le fait que ce soit possible, qu'on peut vraiment produire des bascules, mais qu'il faut faut achuter nos armes dans ce but là. Il faut s'y préparer. Il faut faut pas être capricieux. Faut pas penser que c'est dans la faut pas être dans la pulsion, penser que les choses se résoudront dans dans l'instant. Ça ça demande du temps de la préparation. Moi, j'ai pris le temps d'écrire des livres qui détaillent des méthodes, qui détaillent des euh des instruments, qui donnent des instruments pour effectivement pour voilà.
Et c'est et et je pense que mon idée c'était de me donner au des inst Ouais. des outils pour que les gens puissent en saisir et le moment venu parce qu'on on décide jamais de quand il y a un moment de cristallisation historique comme on a pu en avoir à travers l'histoire, ça nous vient mais à ce moment-là, il faut que les personnes qui il faut qu'il y ait des personnes qui soient prêtes à le saisir.
Quand on voit cette sclérose médiatique générale, évidemment euh vous remarquez comme tout le monde l'engouement pour les médias alternatifs qui toutefois font face à une autre technructure, c'est les géants du numérique, les GSA femme qui imposent des algorithmes qui changent en permanence et utilisent des outils pour amoindrir la portée là encore de ce que les médias du système tentent de mettre en sourdine également. C'est pour ça que je viens je viens chez vous, c'estàd combien même on puisse avoir des idées opposées sur toute une série de sujets. Ce qui ce qui m'importe aujourd'hui, c'est c'est d'être en appui et de m'appuyer sur des structures qui sont indépendantes.
Voyez, ça c'est le premier point, c'est fondamental. Et le deuxième point euh c'est d'essayer de se confronter à cette marée extraordinairement violente qui est la marée algorithmique qui est le fruit de la soumission de nos dirigeants qui ont accepté que ce soit des personnes en Californie qui décident de ce qui est mis en valeur ou non dans notre pays et qui sont dit tant que moi je pourrais un peu affecter pour protéger mon petit précarré mes intérêts. Samira voyer Xavier Niel et au conseil d'administration de TikTok personne le sait.
Euh Emmanuel Macron a donné la nationalité au fondateur de Snapchat et l'avait donné à celle à celui de Telegram dans l'objectif de pouvoir le moment venu affecter leur fonctionnement. Et d'ailleurs, il l'avait obtenu euh en ce qui concerne Snapchat comme cela a été révélé à l'Assemblée nationale par sa directrice des affaires publiques qui avait changé ses algorithmes au moment où il y avait des émeutes je pense après l'affaire Nael pour essayer de mettre fin à à la contamination qui qui commençait à prendre en place. Ils utiliseront ces mêmes algorithmes si demain il y a des gilets jaunes à nouveau.
Donc il faut à un moment donné qu'on qu'on soit capable de de prendre conscience de cela, de saisir tout ce qui peut l'être à temps et de se réarmer sur le temps long. C'est-à-dire vraiment de de toute façon l'impulsion immédiate n'est jamais fondatrice. Je vais vous donner un exemple de ça. Quand Donald Trump essaie de de rameter ses partisans pour prendre le capital, ça ne marche pas. C'estàd qu'en fait ça se retourne contre lui parce que en fait ça marche pas mais il est redevenu président. Il est redevenu 4 ans plus tard. Voilà.
Donc ça marche dans le système électoral parce qu'il il peut bombarder et là-bas il y a un système qui fait que par l'argent on peut acheter des publicité en masse que ce soit sur les réseaux sociaux ou autres ce qui est pas le cas en France et donc il a pu mener à bien une une bataille culturelle pour se faire élire mais au moment moi je parle plutôt de l'aspect insurrectionnel au révolutionnaire l'impulsion sur le moment avec une convocation à dernière minute sans qu'il y ait des structures de d'encadrement de formation et cetera fait que très rapidement vous pouvez déborder ponctuellement l'autorité en place mais très rapidement ça s'effondre et après la vague de répression est terrible et en réalité Donald Trump est pas passé loin d'être enfermé et d'être de d'être envoyé en prison et ça s'est joué vraiment à des dynamiques institutionnelles.
Ça s'est pas joué à sa à son soutien populaire à ce moment-là. Donc il faut pas jouer avec le feu et donc il faut prendre en compte que notre capacité à à renverser le pouvoir, que ce soit électoralement ou politiquement, ce sera par la formation, par le travail, ce qui est très difficile à mettre en œuvre aujourd'hui parce que il y a une précarisation, parce qu'il y a une pauvreté économique et et aussi sociale. C'est un isolement très important au sein de la société mais aussi parce qu'on justement nos cerveaux sont rendus malades par cette culture de l'instant qui qui font que même les vidéos longues aujourd'hui sur YouTube bah commencent à perdre en en [grognement] entrain.
qu'il faut qu'on il faut qu'on se construise en en décalage aussi par rapport à ça, qu'on utilise comme moyen de toucher les masses ces réseaux sociaux mais que très rapidement ce soit pour les orienter vers des instruments plus plus structurels et solides que ce soit des organisations, que ce soit des livres ou ou des conférences et des événements dans la réalité. Je vous remercie beaucoup Ran Branco. On a fait un peu plus d'une heure donc on a dépassé le temps. Donc on va voir si ça marche quand même sur YouTube. Ce sera pas un short. Dans tous les cas, merci beaucoup d'être venu jusqu'au samedi politique. Merci à tous d'avoir suivi cette émission. J'espère qu'elle vous a plu.
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