Municipales à Paris 13 : GRAND MEETING avec Ariane Anemoyannis, Anasse Kazib...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:43CarolinaFait
« le 13e, c'est un quartier qui est plutôt hostile, voire même très hostile à la jeunesse et aux étudiants. »
- 7:21CarolinaFait
« il y a quelques semaines, le PS, toujours fidèle à lui-même, il a laissé Macron passer par 493 un budget ultra austéritaire. »
- 7:21CarolinaChiffre
« C'est un budget que dans le tas de mesures qui attaque les travailleurs et la jeunesse s'attaque particulièrement aux étudiants. Il y a le gel des APL, il y a la suppression des APL pour les étudiants étrangers »
- 18:13PaulChiffre
« À la poste, on use nos corps au travail pour 1500 balles par mois. »
- 18:52PaulFait
« Quelques semaines avant la mise en place du plan de réorganisation, j'ai été traîné en conseil de discipline pour avoir défendu mes collègues et le droit syndical. »
- 25:22RoseChiffre
« il y a cinq ateliers qui sont menacés par la ville aujourd'hui au frigo menacé d'expulsion. Plus d'une dizaine de personnes qui vivent sur les lieux »
- 32:24Anasse KazibFait
« Dire encore une fois à Paul et à ses camarades postiers toute ma solidarité face à la répression qu'il subit. lui et les autres à la poste pour avoir défendu ses collègues. »
- 33:29Anasse KazibFait
« Cette élection municipale, elle se tient pile 1 an avant les prochaines présidentielles dans un contexte de crise. »
- 35:16Anasse KazibFait
« Ce qu'a fait Israël au peuple palestinien était en réalité la pointe avancée de ce à quoi sont prêtes les puissances impérialistes aujourd'hui. »
- 1:02:21Fait
« C'est un professionnel de la politique, il a jamais travaillé de sa vie. »
- 1:02:45Fait
« Macron, c'est quand même lui qui a personnellement facilité l'implantation de Uber sans contrainte. »
- 1:03:05Fait
« il s'en foutait, que ça lui en touchait une sans faire bouger l'autre. »
- 1:11:34Ariane AnemoyannisChiffre
« Les loyers, ils ont augmenté de 75 % en 20 ans. »
- 1:13:02Ariane AnemoyannisChiffre
« 34000 m² que Xavier Niel il a acheté 1800 € le mètre carré, c fois moins cher que le prix du marché habituel. »
- 1:14:37Ariane AnemoyannisPromesse
« On veut baisser et geler les charges et les loyers, mais surtout réquisitionner tous les logements et les bureaux vides pour loger toute la population dans le besoin. »
- 1:15:39Ariane AnemoyannisFait
« Rachida Adati, elle joue la surenchère pour s'assurer le vote de l'électorat bourgeois et raciste de la capitale. »
- 1:16:22Ariane AnemoyannisFait
« Elle veut privatiser les logements sociaux, détruire les services publics, développer l'école privée catholique. »
- 1:17:10Ariane AnemoyannisPromesse
« On défend le droit de vote des étrangers et la régularisation des sans papiers. »
- 1:19:23Ariane AnemoyannisFait
« Mélenchon, lui discute avec le MEDEF. Il cherche à séduire les petites et les moyennes entreprises. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue au meeting de campagne de révolution permanente pour les municipales dans le 13e arrondissement de Paris.
Je m'appelle Philomè, je suis étudiante en école d'infirmière et je suis militante à révolution permanente et dans notre collectif de jeunesse le point levé et j'ai la chance d'animer cette soirée. Pour la première fois avec Révolution permanente, on se présente aux élections municipales dans plusieurs grandes villes de France comme Toulouse, Bordeaux, Marseille ou encore Saint-Denis pour faire entendre une voix contre les politiciens professionnels. Et on se présente aussi à Sainta, c'est pas une grande ville mais c'est au cœur de la Moselle. C'est un endroit où on est la seule liste de gauche dans un territoire que l'extrême droite voudrait être acquis à sa cause. Et là-bas, on a un candidat qui s'appelle Christian Porta qui est ouvrier de l'agroalimentaire
et il lutte pied à pied contre l'extrême droite pour montrer qu'il faut tout faire pour les faire reculer le plus possible. Et c'est ce qu'ils ont fait il y a 2 semaines en organisant un rassemblement contre la venue de Marine Le Pen. Dans la dans la ville, ils ont organisé des centaines de personnes et ça a obligé Le Pen à se contenter d'un dîner à h closle qu'elle espérait.
Mais parlons de nous parce qu'ici ce soir c'est Paris. On est dans la capitale. On est dans la ville que la bourgeoisie essaie de transformer en musée, en un paradis pour les plus riches. C'est la ville du monde avec le plus de Airbnb. Et c'est dans cette ville-là, dans la le 13e arrondissement de Paris qu'on présente une liste de travailleurs et de travailleuses. Et ce soir, on donne la parole à celles et ceux qui font tourner le monde, à celles et ceux qui se battent au quotidien.
Et sans plus attendre, je vous présente notre première intervenante. Elle est étudiante à l'université de Parisien et colistière d'Arian Nemoyanis. On est dans un arrondissement avec des gros campus universitaires. Il y a Tolbiaak, il y a les Grands Moulins et on est fier d'avoir une liste avec de nombreux jeunes qui sont candidats mais qui surtout sont engagés au quotidien sur les universités pour défendre une fac ouverte à tous et toutes. Donc je vous propose d'accueillir Carolina.
Donc déjà bonsoir à tous. Moi déjà, je suis vraiment très contente de voir qu'il y a autant de monde dans cette salle ce soir et surtout de voir qu'il y a autant de jeunes dans cette salle ce soir. Donc comme on a déjà dit, moi c'est Carolina. Je me présente quand même un peu plus. Je suis une des colissières d'Ariane et je suis arrivée en France il y a 4 ans. Depuis que je suis arrivée en France, j'étudie, je vis et je travaille dans le 13e arrondissement. Donc c'est quand même un arrondissement que je connais très bien. Et en vrai, si étudier dans le 13e, je pense que c'est plutôt banal. Enfin, il y a plein de campus, il y a plein d'étudiants. Vivre dans le 13e en tant qu'étudiant, c'est plutôt rare. Et je pense que s'il y a des étudiants dans cette salle qui se demandent "C'est quoi
mon secret, bah je vais le dévoiler. Je suis pas riche, j'ai pas gagné le loto. Mes parents sont pas riches non plus, mais j'enchaîne les petits boulots précaires à côté de mes études. Tout ça pour payer 700 € loyer et vivre dans un énorme palace de 15 m²." Alors euh forcément j'ai enchaîné caissière, serveuse, babysitting et j'en passe. Et du coup, la conclusion à laquelle je suis arrivée, c'est qu'en fait je vis pas vraiment dans le 13e. Je survis plutôt dans le 13e. Et déjà là, il y a une grosse différence. Surtout quand on pense à Koué qui aime bien se vanter et dire qu'en fait le 13e, c'est le grand quartier étudiant de Paris. Il adore parler de ça, parler des étudiants de la jeunesse et tous les campus en pleine campagne. Pourtant quand on regarde la réalité, c'est que le 13e,
c'est un quartier qui est plutôt hostile, voire même très hostile à la jeunesse et aux étudiants. Bon, déjà, on galère à trouver un logement. Après, euh quand il s'agit de manger, alors qu'il y a quand même une dizaine de campus dans cet arrondissement et qu'il y a environ 100000 étudiants par jour qui viennent pour avoir cours, il y a un restaurant universitaire et il est c'est un restaurant avec 300 places. Donc, c'est largement insuffisant. Donc nous, comment on fait pour manger ? Soit on va à la cafète d'université et on paye 1 € pour manger un sandwich jambon beurre ou en général il y a pas vraiment de beurre, il y a juste quelques miettes de jambon, soit on mange dehors et du coup on paye 10 € pour pouvoir se nourrir à peu près correctement. Mais que ce soit
pour l'alimentation, le logement ou tout un tas d'autres réalités qu'on vit, c'est pas des hasards, c'est un choix politique. C'est le choix politique d'une mairie qui préfère faire une avenue entière avec des bureaux pour des banquiers, pour des grandes entreprises plutôt que de faire des avenues avec des logements pour les étudiants. C'est aussi le choix de ceux qui préfèrent en fait que Grand Moulin et la BNF il y ait des chaînes de restauration qui soient au service des cadres sup qui du coup ont 10 fois plus notre pouvoir d'achat plutôt que ce soit des arrondissements et des quartiers où nous on peut se nourrir et manger correctement. Et c'est pareil pour tout le reste, le cinéma, la culture, les courses, tout est hors prix, que ce soit pour les étudiants ou
pour les travailleurs, rien n'est pensé pour nous dans cet arrondissement. Et pourquoi ? Et c'est comme ça partout ailleurs parce que c'est un arrondissement qui est fait par les riches et pour les riches et pas pour nous. Après, je dois quand même être un peu honnête, il y a quelques exceptions. Ils veulent quand même bien de nous à condition que ce soit de 5h du matin à 13h pour faire de la mise en rayon dans les supermarchés et assurer leur ouverture ou alors de 18h à 2h du matin pour faire serveur et serveuse dans les bars et dans les restaurants. Et sinon, si c'est pas pour être les petites mains de l'arrondissement et si c'est pas pour venir dans les grandes écoles d'élite, ben en fait, on peut aller ailleurs. Et parlant des grandes écoles d'élite, il y
a quand même une épine dans le pied des classes dominantes, le campus de Tolbiac. Je pense que tout le monde ici le connaît. C'est un campus qui est populaire. C'est un campus qui est aussi militant. En 2016, on l'avait nommé le Tolbiac la rouge par les étudiants pendant la lutte contre la loi travail. En 2018, il a été renommé la commune libre de Tolbiaak au moment de la lutte contre Parcours Sup. Cette année, sur ce même campus, bon, on n' pas réussi à trouver un meilleur nom, mais il y a quand même eu une lutte contre la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Cette mesure, c'était une mesure raciste, c'était une mesure xénophobe, mais surtout c'était une attaque contre le droit de tous à pouvoir étudier. Aujourd'hui, Tolbiac,
il est en train d'être démantelé par les services publics. Les les étudiants de sciences sociales qui ont normalement cours à Tolbiac, ils sont en train d'être délocalisés dans le campus de la Chapelle. Et pourquoi ? Parce qu'en fait pour eux, c'est tantor l'idée qu'une jeunesse au centre de Paris, elle puisse se battre pour ses droits et elle puisse se battre pour les droits des travailleurs comme on a fait en 2023 quand tous les jours des centaines d'étudiants faisaient des délégations pour aller rejoindre les travailleurs en grève à la tyrue. Et parlant de des ébouirs en grève, je pense que tout le monde ici se souvient il y a quelques semaines, peut-être quelques mois, Rachida Dati, elle se déguisait en éboueur, elle se mettait devant un camion poubelle, elle se filmait.
Ben moi, je me souviens qu'en 2023 quand j'allais à la Turue, elle elle essayé de casser leur grève. Donc ces clown, ils ont beau se déguiser, se mettre en scène, nous on sait que leur solidarité avec les travailleurs, elle dure jamais plus de temps que un TikTok ou à la limite une vidéo YouTube. Donc moi, je enfin, j'aimerais quand même lancer un un défi à ces gens-là qu'ils prennent un jour de leur vie no taf, que un jour de leur vie, ils se réveillent à 5h du matin pour aller faire de la mise en rayon dans les supermarchés, qu'un jour de leur vie, ils aillent récupérer les déchets dans la rue, ils ne tiendront pas. une semaine et c'est ça la réalité. Il y a quelques semaines aussi,
il y a quelques semaines, le PS, toujours fidèle à lui-même, il a laissé Macron passer par 493 un budget ultra austéritaire. C'est un budget que dans le tas de mesures qui attaque les travailleurs et la jeunesse s'attaque particulièrement aux étudiants. Il y a le gel des APL, il y a la suppression des APL pour les étudiants étrangers et bien évidemment il y a des coûts budgétaires encore plus violentes et plus fortes dans toutes les faces. Mais comme les les attaques elles s'arrêtent jamais, hier c'était autour de l'exécutif qui a annoncé qu'il interdisait les réunions politiques et publiques sur les fac en s'appuyant sur l'instrumentalisation de la mort d'un militant néofasciste à Lyon il y a quelques jours. Cette mesure, c'est la continuité d'une offensive contre le
droit de notre génération à se mobiliser et contre le droit de notre génération à relever la tête. Il criminalise des études qu'il considère comme étant woke ils sont sur les événements sur la Palestine d'onofac et quand tout cela ne marche pas, il nous envoie la police et les CRS sur nos campus pour nous tabasser parce qu'on se mobilise. Mais leur répression, moi je tiens à le dire, ça ne marchera pas. Je suis heureuse de dire qu'il y a quelques semaines avec le point levé, on s'est présenté aux élections nationales et avec un programme qui était résolument anti anti antifasciste, antiraciste, anticapitaliste et révolutionnaire, on a on a réussi à recueillir plus de 25000 voix. Et ça ça montre que le programme que la jeunesse il veut, c'est ça.
Et si aujourd'hui je me présente au côté de plusieurs de mes camarades étudiants dans la liste de révolution permanente pour le 13e arrondissement, c'est parce que ce combatl on a aussi envie de le porter en dehors de notre université. Avec la campagne d'Arian, on a envie de défendre une viding pour tous les étudiants et les travailleurs de l'arrondissement. C'est pour ça que nous on exige la réquisition des logements et des bureaux vides pour pouvoir loger notamment les étudiants qui s'entassent dans les résidences ou alors qui vivent dans les logements insalubre. On défend aussi l'instauration de cantine et de restaurants universitaires gratuits, ouverts à tout le monde, que ce soit travailleur ou étudiants de l'arrondissement. Parce que oui, nous aussi, on veut une fac qui soit ouverte
à tous. On veut la fin du triocial, la fin de parcours sup, la fin de mon master et surtout la gratuité des études pour tous sans conditions de nationalité. Mais plus profondément, si je me présente, c'est aussi pour envoyer un message à l'ensemble des politiciens et des riches. Ma génération, on se laissera pas faire. On va continuer à se mobiliser. On va continuer à relever la tête et dans tous les cas, c'est pas comme si on avait le choix. Notre avenir, il en dépend. Et si j'ai un message à faire passer à Koué, à Macron, à la droite et à l'extrême droite, c'est que ma génération, on va pas fermer nos gueules. Nous, on continue à de porter toutes les luttes qu'ell soi écologiste, féministe pour le droit des étrangers, antifasciste et surtout on continuera de
lever la voix pour pour défendre les peuples qui sont opprimés et pour dénoncer les génocides comme on voit depuis 2 ans en Palestine. Et c'est pour ça que moi j'aimerais finir mon intervention en invitant Raphaël et ses collègues des Buzzards à monter sur le plateau avec moi. Pour ceux qui le savent pas, ils sont menacés par la présidence de leur université pour le simple fait d'avoir défendu la Palestine. Donc ce soir, on le répète à nouveau, soutenir la Palestine, c'est pas un crime.
Euh, bonsoir. Bah, merci beaucoup déjà Carolina. Merci à toutes et tous d'être ici ce soir. Moi, je me présente, je m'appelle Raphaël. Je suis étudiant au Bartard de Paris et actuellement, je suis réprimé par la présidence de mon école qui m'accuse d'avoir participé aux mobilisations étudiantes qui dénonçait la répression de l'expression politique, les méthodes autoritaires de la présidence, mais surtout d'avoir apporté notre soutien au peuple palestinien en peignant un drapeau au sein des beauxs. Ce drapeau, en moins de 24 heures, la présidence l'a effacé. Alors si je suis là aujourd'hui devant vous avec mes camarades et avec notre drapeau palestinien, c'est pour dire que non, on ne se terra pas parce que ça fait 2 ans et demi qu'on assiste en direct à des massacres dans la bande de
Gaza. 2 ans et demi qu'on nous réprime dans nos faces, dans nos écoles, sur nos lieux de travail au Bart et ailleurs pour des fresques aux couleurs de la Palestine, pour des conférences, des réunions, des assemblées sur la Palestine.
Alors, on ne laissera pas faire de nos écoles des écoles d'élite comme ils le veulent, des écoles asceptisées, fermées aux étrangers des et aux enfants d'ouvriers, des écoles vide d'expression politique. Partout en France, on le voit en ce moment, les écoles d'art, elles se mobilisent contre la répression, contre les violences policières et pour la Palestine. Et j'en profite ce soir pour envoyer tout mon soutien à ces étudiants de Strasbourg, de Mulous, de Rennes, de Toulouse, de Marseille, de Nant et Nice qui sont mobilisés.
Et moi, je suis colistier sur la liste d'Arian et Moyanis parce que dans cette campagne, on veut porter et défendre aussi le soutien au peuple palestinien. On refuse tous les partenariats, tous les jumelages qui pourront fait être fait avec Israël, toute la complicité avec ces crimes et nous serons toujours solidaires de tous les peuples opprimés. Ce programme, on le porte dans les élections mais on le porte aussi dehors. C'est dans ce sens qu'on se mobilise nous dans notre école au Bart de Paris parce qu'il tente de nous réprimer mais on ne baissera jamais la tête. On ne s'arrêtera pas tant que la Palestine ne sera pas libre. Free Palestine. Oui viva
viva Palestina
plus plus. Merci beaucoup pour vos interventions très puissantes. Je pense que ça rappelle effectivement cette lutte profondément juste en soutien au peuple palestinien qui nous anime tous et toutes. J'ai désormais la chance de passer la parole à un collègue de la santé, l'un de ceux qui fait tourner les hôpitaux, l'un de ces essentiels que l'on applaudissait pendant le Covid mais qui est continuellement méprisé par le gouvernement. Il se bat au quotidien contre le racisme et contre l'islamophobie dans les hôpitaux mais également contre le génocide à Gaza. Je vous propose d'accueillir Andress membre de l'Assemblée pour les soins
antiracistes et populaires.
Alors, bonsoir camarades. Vraiment quel plaisir de voir autant de personnes réunies pour les mêmes idéos. Je me présente, je m'appelle André, je fais je suis travailleur du soin. Je fais partie de la ZAP, l'Assemblée pour des soins antircistes et populaires et je me retrouve ici parce qu'avec les camarade du point levé et de Révolution permanente, on se mobilise sur des actions communes depuis plusieurs mois maintenant. Les conséquences de la violence de l'extrême droite et du pouvoir qui se fascise ont fait que l'union était nécessaire pour la Palestine tout d'abord, car comme beaucoup d'entre vous, le monde du soin ne peut plus être aveugle face à ce génocide. Comment rester insensible à la mort quand nous travaillons pour la vie ? À plusieurs reprises, avec les camarades
des blouses blanches pour Gaza, on a su mobiliser des centaines de travailleuses et travailleurs du soin pour faire front face à ce gouvernement qui se tait et qui collabore avec un régime génocidaire. Notre boussole a toujours été l'antiracisme. Comment ne pas voir le lien avec notre propre situation ici en France ? L'acceptation du génocide par une grande partie de la population n'est possible que par l'islamophobie structurelle et omniprésente. Personne n'y échappe, même les indispensables. Car si on a été applaudis pendant le Covid, aujourd'hui nos collègues sont traqués pour des calots. Un simple délit de facièesse peut faire de votre bandana un signe de radicalisation. Notre collègue Majdouine, on a fait les frais après avoir fait annuler sa révocation. Elle a de nouveau été
sanctionnée par la PHP. Nous continuons aujourd'hui à lui apporter notre soutien. et nous condamnons cette décision responsable. D'ailleurs, je vous demande de vous munir de vos pancartes en soutien à Majdouine car malheureusement ce n'est pas un cas isolé et d'autres nous seront rapportés quotidiennement dans les hôpitaux. So solidarité avec Majouine et tous les réprimés. So solidarité avec ma souine et tous les opprimés. So solidarité avec ma Jouie et tous les opprimés.
Zo. Solidarité avec ma Joui et tous les opprimés. Solidarité avec maouine et tous les hommes soidarité avec majouine et tous les réprimés.
D'ailleurs, le climat est tel qu'aujourd'hui l'extrême droite se croit tout permis. Ratenade, menace de mort, tentative d'attentat. Elle va même jusqu'au banc de la fac intimider nos futurs collègues et leurs professeurs en exposant anonymement dans des références anonymement des référence fasciste, des croix gamés, des messages antisémites et des champs nazis. Comme d'habitude, les institutions sont à la traî mais là encore, nous avons su résister. Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de mouvements révolutionnaires et antifascistes qui seront faire front, faire bloc. La candidature d'Ariane d'Elsa et des autres camarades est aujourd'hui nécessité pour espérer des villes refugees où la santé serait gérée par les concernés du soin où le racisme
ne tuerait plus ni dans la rue ni dans un lit d'hôpital où les travailleuses et les travailleurs pourraient vivre dignement et où qu'importe notre origine on puisse se sentir chez nous. Merci.
Merci beaucoup Andrè encore une fois toute notre force toute notre solidarité à Majdouine qui est infirmière à la salle pétrière dans le 13e arrondissement et à toutes les collègues, toutes les soignantes qui sont victimes de ce harcèlement islamophobe.
Notre prochain intervenant, il est postier à Paris, syndicaliste, mais il est aussi 2è de la liste de révolutions permanentes. Il est en train de faire face en ce moment même à des attaques contre ses conditions de travail. On en a vu beaucoup à la Poste ces dernières dizaines d'années, mais aussi à une répression féroce de sa direction qui ne supporte pas que les travailleurs puissent relever la tête. Je vous propose d'accueillir Paul.
Bonjour, bonsoir. C'est pour moi une fierté d'être sur cette liste qui est composée de celles et de ceux qui font tourner cette ville. Je me lève tous les jours à 5h30 pour aller bosser et comme beaucoup dans cette salle, je subis des conditions qui sont de plus en plus pénibles. À la poste, on use nos corps au travail pour 1500 balles par mois. Nos conditions de travail se dégradent à coup de réorganisation comme celle qui commence à se mettre en place dans mon bureau du 15e arrondissement juste à côté. Un plan d'attaque de la direction qui menace environ 40 postes de travail à court terme mais nous on ne laissera pas faire.
Quelques semaines avant la mise en place du plan de réorganisation, j'ai été traîné en conseil de discipline pour avoir défendu mes collègues et le droit syndical. La direction n'aime pas les ouvriers qui relèvent la tête et qui s'engagent dans le syndicat et en politique. Avec mes collègues, mais avec mes collègues, nous nous sommes organisés. 40 % de grévistes, une grosse délégation venue me soutenir. L'attaque de la direction s'est retourné contre elle.
Loin de nous intimider, ça nous a galvanisé. Demain enger, on va voter d'un plan de lutte pour organiser la réposte. Certains d'entre nous doivent au taf doivent avoir un deuxième taf pour survivre pendant que d'autres travailleurs subissent le chômage. C'est une réalité que les politiciens professionnels et ceux qui nous exploitent ne vivent évidemment pas. Des millions de personnes subissent ces conditions de vie et de travail partout dans le pays et Paris ne fait pas exception. derrière une image d'une capitale au revenu moyen supérieur à la normale. Euh bah pour nous à la base pour faire nos cours, c'est la galère. Les prix sont exorbitants et ne font qu'augmenter. J'ai déjà vu des collègues devoir déménager euh pour loin du lieu de travail pour pouvoir survivre. Et
pour combattre cette situation, nous rencontons l'augmentation générale des salaires et l'indexation de tous les revenus sur l'inflation.
Nous sommes ceux et celles qui font tourner la société au mépris de notre santé et de nos corps et ce trop souvent pour des salaires de misère un SMIC ou à peine plus pendant que nos patrons et les actionnaires accumulent du fric à ne plus savoir que faire et que les PDG des boîtes dans laquelles on bosse touchent des centaines de milliers d'euros par an si ce n'est des millions. La réalité c'est que les bourgeois ils seraient incapables de faire ce que nous faisons, de se lever tôt pour distribuer le courrier sous l'appui ou dans le froid, de prendre soin des patients à la pitié salle pétrière, d'avoir des horaires décalés pour conduire des bus. Mes collègues et moi, nous on peut faire tourner un un centre de tri sans les patrons. Nous et nous connaissons les
usagers. Les profs eux savent avec leurs parents avec les parents d'élèves et les élèves eux-mêmes ce qui est le mieux pour leur lieu d'étude. Les soignants eux savent comment s'occuper des personnes avec dignité dans les hôpitaux et que la direction le veuille ou pas avec le port du calot ou pas.
Et cette force, elle a un potentiel énorme. Elle peut faire trembler les patrons, le pouvoir politique, elle peut tout changer. Et nous pensons que nous, travailleurs, étudiants, nous sommes les mieux placés pour diriger la société la société. Et moi, si je suis sur cette liste, c'est pour pouvoir exprimer avec mes camarades cela. Et euh nous on mise sur les plus belles cartes de la lutte des classes, celle des mobilisations collectives, celle de la solidarité entre tous les opprimés et de l'aut l'auto-organisation. C'est ce que nous portons tous les jours sur nos lieux de travail et nos lieux d'étude. Alors rejoignez-nous des travailleurs
et la des travailleurs. C'est la des travailleurs c'est la des travailleurs. C'est et la des travailleurs c'est la travailleurs. Merci beaucoup Paul pour ton intervention qui montre je pense très bien la force qu'à notre classe. Je vais maintenant passer la parole à une membre du collectif des frigot qui se mobilise au cœur du 13e arrondissement. En effet, il faut savoir qu'il y a plusieurs artistes qui ont construit, qui ont fait vivre cet endroit depuis 40 ans et qui sont maintenant menacés d'expulsion par la
mairie elle-même. Et oui, Jérôme Kouet adore s'afficher comme le maire du street art, mais voilà sa politique en matière culturelle. Mais je laisse Rose en parler mieux que moi.
Euh merci, merci. Bonjour à tous, bonjour à toutes. Merci bah déjà à Arian et à Révolution Permanente de nous laisser parler. Donc moi je m'appelle Rose, je parle au nom du collectif des frigos contre les expulsions et ça me tenait à cœur de commencer ce discours par vous raconter un tout petit bout de l'histoire de mon père. Mon père, il est arrivé dans le 13e en 81. Euh, il était ouvrier du livre et euh comme tous les hommes de ma famille avant lui, donc mon grand-père, mon oncle euh il a il a voulu arrêter les 3 h euh parce que voilà, il a vu donc ce que ça produisait enfin voilà dans toute ma famille. Et donc en fait, il a il a occupé ce bâtiment avec d'autres personnes. Il est arrivé au frigo donc en 81. Donc ils sont arrivés à plusieurs, ils ont occupé
ce bâtiment, ils ont tout fait. Les artistes ont tout fait par eux-même. Donc ils ont amené l'eau, l'électricité. On m'entend bien ? Ouais. L'eau électricité. Euh, ils ont fait les fenêtres et donc ils ont tout fait de ce de ce bâtiment. Et donc bon, je vais arrêter là avec l'histoire de mon père mais donc il a installé son son imprimerie de litographie dans cet atelier. Moi, je suis née, j'ai grandi, j'ai vécu au frigo dans le 13e rendissement depuis bientôt 27 ans maintenant. Et donc avant, c'était un bâtiment qui appartenait à la SNCF qui était donc euh avec des loyers pas gratuits mais plutôt symbolique à la reconnaissance enfin en prenant compte de ce que c'était en fait vraiment les ateliers, c'est-à-dire des ateliers qui étaient c'était une friche industrielle,
il n'y avait rien. Les artistes ont tout construit de leurs mains dans ces lieux et donc voilà, les loyers étaient étaient étaient assez bas. Et ensuite en 2003, la mairie de Paris est arrivée à racheter les lieux et à tous les ans augmenter les loyers de manière démentielle. En fait, il y a une personne du collectif qui a vu son loyer augmenter de plus de 180 % en l'espace de 15 ans. Et en fait, un jour euh donc moi et mon père, on reçoit une lettre de par la poste, on reçoit une lettre du tribunal administratif et donc on la la mairie de Paris nous assigne pour une procédure d'expulsion. Et donc en fait, on se retrouve, on va chercher nos voisins, les gens qui sont concernés par cette procédure ensemble, on se met en collectif. Euh donc voilà, il y a cinq
ateliers qui sont menacés par la ville aujourd'hui au frigo menacé d'expulsion. Plus d'une dizaine de personnes qui vivent sur les lieux, c'est à la fois leur logement, à la fois leur leur le travail, c'est les deux choses à la fois. Ils ont pour la plupart entre 60 et 70 ans. Ça fait plus de 40 ans qu'ils vivent ici au frigo. Donc dans le 13e, je le répète, ce sont pour la tous en fait des artistes pauvres qui vivent au minim sociaux qui ne vendent pas, qui ne sont pas qui ne veuvent pas s'offrir en fait un logement à côté à Paris et en fait qui donc voilà, c'est à la fois leur je répète une dernière fois leur logement et leur le travail mais c'est très important. Et donc ce collectif, il s'est à la fois monté dans la nécessité en fait de se défendre en fait face à
une justice administrative qui est très froide, qui nous a donc jugé expulsable, qui nous a donné un mois pour partir, vous vous rendez compte ? Un mois pour partir d'un lieu que ça fait 40 ans que vous habitez dedans, donc dans lequel vous avez tout construit et ensuite 100 € par jour où nous ne rendons pas les clés. Voilà, ça c'est la justice administrative aujourd'hui et et euh et euh et euh ce n'est pas que la justice administrative, c'est la mairie de Paris qui euh qui euh qui donc nous assigne pour cette expulsion. C'est important de remettre les responsabilités là où elles sont. Et donc voilà, après la spécificité de ce collectif, c'était important donc dans cette tribune d'en parler, c'est que on se pense pas comme des artistes en dehors du monde. On sait
qu'on est on est en pile dans ce monde en fait queon est dans des rapports de classe, dans une guerre sociale qui est beaucoup plus grande que nous, qu'on fait partie d'un processus de gentrification dans le 13e. Moi, je suis née, j'ai grandi dans dans dans ce quartier. En fait, je sais pas si vous voyez où c'est les frigos, mais c'est vraiment enfin entouré de on a vu tout se construire, tous les immeubles, toutes les immeubles des plus grandes multinationales se construire et donc on sait qu'on fait partie d'un processus enfin que on est les derniers à partir et on sait qu'on partira comme tous les autres avant nous. Avant nous c'était les chemineaux, c'était les foyers de travailleurs devant les frigos. Moi j'ai connu ça. Maintenant il y a plus personne. Il reste que nous et on sait
qu'on partira comme tous les autres mais on partira pas sans se battre. Et
la ville, elle se vente des frigos. Elle se vend enfin Jérôme Kumet se vente des frigos comme un comme un héritage de street art, comme un équ enfin voilà comme culturellement quelque chose de très important. Sauf qu'en fait nous ce qu'on rappelle c'est que les frigos c'est les gens qui sont à l'intérieur qui l'ont fait. C'est les gens qui sont menac à ces discussions aujourd'hui qui ont construit ce lieu. Si c'est un équipement culturel, social aujourd'hui, c'est grâce à nous et à personne d'autre. Et la mairie peut s'entarguer autant qu'il qu'ils veulent. C'est ils peuvent pas en fait eux, ils veulent faire de des frigos une vitrine, une fin de vitrine, ils veulent garder le bâtiment et et c'est tout. Et en fait nous ce qu'on dit c'est que il faut garder les frigos avec les gens à
l'intérieur, avec les gens qui l'ont construit, avec les gens qui habitent depuis 40 ans. Et il faut aussi redonner au frigo, il y a plus d'une vingtaine d'ateliers vides. Il faut aussi redonner euh les les ateliers aux personnes qui en ont enfin voilà relouer les ateliers. Et donc nous ce qu'on demande aujourd'hui, c'est très clair. On demande la fin des procéures d'expulsion, on demande l'accès au logement et à la culture pour tous et toutes. On demande la réattribution des ateliers vides comme je viens de le dire. Donc 15 ateliers vides. En fait, c'est une politique de pourrissement au frigo. On laisse les lieux se pourrir pour mieux expulser tranquillement dans le calme, sans bruit. On demande la réouverture de ce lieu public parce qu'en fait les frigos, je sais pas si
vous y est passé des fois mais c'est grillagé. La mairie de Paris, grillage barricade le lieu de plus en plus. On demande que ce soit un lieu ouvert pu pour tout le monde, pour tous, pour la culture, pour tous et pour toutes. Ça c'est essentiel pour nous. Et on demande une vraie décision politique sur l'avenir des frigos aussi. Et c'est pour ça que c'est très important. On vous attend tous et toutes. On a besoin de de cette mobilisation collective. On a besoin de vous. On a déposé un rassemblement le 10 mars à 19h devant l'hôtel de ville. On a besoin qu'il y ait de plus en plus de personnes qui présentent. S'il vous plaît, venez. Merci beaucoup.
Merci beaucoup Rose pour pour ton témoignage, pour ta prise de parole. C'est très fort parce que ça montre en fait les produits de la politique de kouumé, la politique de la mairie toutes ces dernières années. Merci beaucoup. Je je rappelle hein le prochain rendez-vous pour soutenir leur combat le 10 mars à 19h devant l'hôtel de ville. Notez-le, prenez vos agendas, je vous laisse 2 secondes mais notez-le. Et en plus, c'est d'autant plus important queon voit qu'il y a beaucoup de barres de lieux de la gauche radicale qui ont dû mettre la clé sous la porte ces derniers ces derniers mois, ces dernières années en essayant d'éloigner toujours plus les luttes du cœur de Paris. Nous, c'est quelque chose qui nous préoccupe évidemment dans la campagne du 13e arrondissement mais
aussi au-delà. C'est dans ce contexte d'ailleurs qu'avec Révolution permanente, on est en train de tout faire pour ouvrir un lieu culturel et politique dans le 13e arrondissement dans les prochains mois.
Ce lieu, il s'appellera Maison Rouge. Il va accueillir des conférences, des projections de film, des concerts. Il y aura un café, une librairierie et ce sera un lieu pour organiser les batailles à venir. Donc voilà, c'est pour le printemps et je pense que c'est important pour le 13e arrondissement.
Et je vous propose maintenant d'accueillir le principal porte-parole de Révolution permanente, Anas Kazib. Il est chemineau, syndicaliste, figure de la lutte de classe ces 10 dernières années. Il s'est fait connaître pour ses combats, pour ses prises de position du côté des opprimés, du côté des exploités, jusque celle en soutien au peuple palestinien qui lui vaut actuellement un procès en apologie du terrorisme. Et je vous propose donc de de l'accueillir. Merci. Bon, bon, bonsoir à toutes et à tous les amis Ramadan Mubarak, les amis, je suis très heureux d'être là. Notamment la fois on avait été on avait fait un meeting dans cette salle, c'était en 2021 euh au
moment de la campagne présidentielle où je me lançais. Euh on sait pas encore si je me lancerai en 2027, si la justice nous le permet surtout. Euh mais du coup la salle, elle est aussi pleine que en 2021 et ça dit de l'avancée, de la progression et cetera de de révolution permanente et j'en suis fier. Moi, je suis là les amis en tant que porte-parole de Révolution permanente déjà pour apporter un soutien plein et entier à ma camarade Arian Anemoyanis et à l'ensemble des militantes et militants qui sont candidats à ses côtés. Ça fait longtemps qu'on milite en Île-de-France, mais c'est la première fois qu'avec Révolution permanente, nous nous lançons dans ces élections municipales. Nous présentons également huit autres candidatures ouvrières et révolutionnaires dans des villes comme
Montpellier, Toulouse, Saint-Denis, Rennes ou encore Bordeaux. Je voudrais saluer tous mes camarades qui se présentent comme je disais au côté d'Ariane. Il y a Ajandra, il y a Tello, il y a Paul pour faire entendre la voix de ceux qui font
pour faire entendre la voix de ceux qui font tourner la société, la classe ouvrière et la jeunesse. Dire encore une fois à Paul et à ses camarades postiers toute ma solidarité face à la répression qu'il subit. lui et les autres à la poste pour avoir défendu ses collègues. Dire encore que les bourgeois euh euh ils s'accrochent des légion d'honneur à la cravaton. Nous, ce sont des sanctions disciplinaires pour fait de grève que qui sont nos médailles en réalité et que on s'en passerait bien évidemment, mais ça dit de l'immensité d'avoir des camarades d'ouvriers que c'est une fierté de voir que ce sont des camarades de cette trampe qui composent nos différentes listes au municipal, des candidatures qui incarnent la lutte des
classes et la défense des intérêts de ceux qui font les 38 et se réveillent à 4h du matin pour faire tourner le pays. Et je voudrais encore beaucoup de bruit pour Paul et tous les camarades postiers qui sont attaqués.
Les amis, cette élection municipale, elle se tient pile 1 an avant les prochaines présidentielles dans un contexte de crise. Vous le savez, on est entré dans une période d'instabilité géopolitique qui ont des enjeux directs sur nos vies entre le génocide à Gaza, les menaces de guerre contre l'Iran ou les attaques contre les peuples d'Amérique latine comme au Venezuela. Ce weekend, on se mobilisait d'ailleurs à Paris notamment et ailleurs pour Cuba où Donald Trump est en train d'imposer un blocus sur le pétrole pour affamer la population. L'objectif de l'impérialisme américain, c'est de reprendre le contrôle sur un pays qui depuis 1959 est devenu un symbole révolutionnaire et anti-impérialiste. Et ce soir, je voudrais qu'on envoie tous un message
très clair et dire à bas le blocus impérialiste, à les sanctions de Donald Trump, les États-Unis doivent dégager de Guantanamo, des Caraïbes et de toute l'Amérique latine.
Cette solidarité anti-impérialiste, elle est essentielle. Si hier les amis, si hier les questions internationalistes nous semblaient plutôt à distance de nos vies, aujourd'hui tout ce que nous vivons, tout ce que nous vivons est lié à la situation internationale. Ce qu'a fait Israël au peuple palestinien était en réalité la pointe avancée de ce à quoi sont prêtes les puissances impérialistes aujourd'hui. Transformer la planète en enfer pour défendre leurs intérêts. On a été beaucoup à être en colère, notamment face au chefs d'état-major des armées. Souvenez-vous fin novembre qui disait qu'il fallait être prêt à sacrifier nos enfants et nos dépenses pour le réarmement. Ça les amis, ce n'est pas une phrase en l'air, c'est leur projet politique. C'est aussi
celui de l'extrême droite qui avance. Depuis ce weekend, on assiste à une grande offensive contre les militants antifascistes, la jeune garde et la France insoumise après la mort d'un militant néofasciste lyonnais auquel ont rendu hommage les groupes les plus racistes, les plus antisémites et les plus violents qui existent à l'extrême droite. Dans un communiqué, l'organisation fasciste Luminis explique, ouvrez les guillemets, les derniers mots de Quentin ont été on remet ça les gars. Comme lui, la lutte à mort nous rend joyeux. Malgré ça, les mêmes médias, les mêmes politiques qui n'ont pas dit un mot sur le meurtre raciste d'Ismaël 20 ans à Lyon début janvier ou sur l'agression d'Amad 17 ans qui a eu le visage lacerré
par trois hommes cagoulés il y a quelques semaines près de Lyon sont en train de lancer une campagne pour expliquer que la violence viendrait de la gauche hier. Ils ont même fait une minute de silence à l'unisson pour un néonazi que même des groupes politiques même des groupes politiques du centre droit comme Liot ont trouvé exagéré. On ne se réjouit pas de cette mort, mais on refuse on refuse les amis de cautionner l'opération qui est en cours. Ils veulent instrumentaliser la situation pour criminaliser toutes celles et ceux qui luttent contre l'extrême droite ou qui appartiennent à la gauche radicale avec la menace de nouvelles dissolutions, interdiction de manifestation et de réunion. bref, d'une accélération de tout ce qu'on connaît déjà ces dernières années. Le Pen dont
l'organisation a été créée par un membre de la Vafen SS vient nous expliquer qu'il faut classer terroristes les organisations antifascistes. Alors, devant vous les amis, au nom de Révolution permanente, je voulais apporter toute ma solidarité aux camarades de la France insoumise face à la déferlante médiatique et politique. dire notre solidarité également contre les menaces ce matin d'alerte à la bombe dans leur siège à Paris ou encore les nombreuses permanences vandalisées. Je veux également adresser toute ma solidarité à mes camarades de solidaire Lyon dont le local a lui aussi été attaqué ainsi qu'au bar toulousain l'évasion. Plus que jamais les amis, réaffirmer ici que l'antifascisme n'est pas un crime et surtout dire qu'il va falloir faire front contre ses
offensive.
Sou
tout antias tout antique tout antique.
Les amis, quand je parle de faire front, je m'adresse bien évidemment aux organisations du mouvement ouvrier, de la gauche et du mouvement social. Il est urgent qu'on s'organise pour répondre aux attaques, sinon ils vont accélérer ces mêmes attaques contre nos droits à nous réunir, à à nous à manifester ou à nous organiser. Les élections municipales, elles ont lieu dans ce contexte-là et on ne peut pas déconnecter ces questions. Contrairement à la gauche institutionnelle, nous ne sommes pas venus vendre du rêve ou vous faire de belles promesses comme le Parti socialiste ou Europe écologie les vert qui ont le même objectif infiné que la droite, c'est-à-dire gérer localement l'austérité, rendre les villes attractives pour les entreprises en
faisant des cadeaux au patronat, appliquer des politiques sécuritaires pour réprimer les classes populaires. Justement, si nous on se présente à Paris, c'est parce qu'on veut faire entendre une voix radicalement différente de tout ça. Car nous ne sommes pas comme ces politiciens professionnels. On a rien à vous vendre ou à vous faire miroiter. Celui qui vous dit d'ailleurs celui qui vous dit les amis, vous savez qu'il y en a plein qui vous disent ça, vote pour moi et je m'occupe du reste. Fuyez-le comme la peste car c'est un menteur. En 2012, j'ai voté François Hollande,
désolé. Ça c'est c'est une c'est une trace indélébile mais c'est un peu François Hollande qui m'a radicalisé. C'est grâce à lui que je suis là au final.
Merci la loi comerie. Je disais les amis, j'étais comme beaucoup je détestais Sarkozi, le carcher, la Libye, Kaddafi et cetera et cetera, toutes les politiques qu'on connaissait de Sarco. Je me suis dit Hollande avec ses discours mon ennemi c'est la finance, le changement c'est maintenant, vous rappelez il faisait ça à l'époque et tout le blabla. J'étais insouciant et je me suis laissé berner. et on était des millions à cette féber à ce moment-là. Mais au final les amis, j'ai passé 5 ans avec mes collègues cheminaux à faire des grèv contre la loi travail, contre la déchange de nationalité, contre le CICE, le fameux crédit impôt compétitivité, contre la loi sur le refus d'obtempéré qui est un
véritable permis de tuer et avec lequel on a tué Naël. et je me suis juré de ne plus jamais me faire avoir. Avec Révolution permanente, on défend autre chose. Une candidature de combat qui ne sert pas à propulser une carrière, mais à se préparer à faire face ensemble aux politiques néolibérales, à la montée de l'extrême droite et au monde de guerre à quoi ils veulent nous destiner. Avec un programme qui part des luttes et des besoins de ceux d'en bas. pas de la recherche de compromis avec la bourgeoisie, pas de ce qu'on nous autorise à revendiquer. Ça les camarades, ce sont des différences importantes qu'on a avec la France insoumise. Les insoumis dénoncent des choses qu'on peut partager mais leur stratégie, elle sème de profondes
illusions sur l'échelon municipal. Il revendique par exemple de gérer autrement les villes qu'il pourrait conquérir mais dans le strict respect du cadre existant en activant les levier institutionnel adapté. Par exemple, une mesure une mesure d'urgence basique contre la hausse des loyers et de commencer par geler les loyers, les empêcher d'augmenter. Mais dans son programme, par exemple, la France insoumise revendique de demander l'autorisation au préfet pour cette mesure et de ne le faire qu'en zone tendue et pas dans toutes les villes. Cette logique institutionnelle, c'est aussi celle qui conduit la France insoumise à abandonner le désarmement de la police municipale dans de nombreuses ville, voire à défendre maintenant la multiplication de ses effectifs comme à
Viler Lebelle. Et il y a pire les amis, en 2024, j'étais candidat au législative à Saintis après la dissolution de l'Assemblée par Macron. En face, il y avait le Nouveau Front populaire. Le nouveau Front populaire, on l'oublie parce que maintenant ils s'insulteent tous. Donc du coup, on se dit "Merde, il y avait le PC, la France insoumise, le PS, bras dessus, brassous." On disait dans nos discours exactement ce qui a fini par se passer, que le PS finirait par trahir comme toujours et finir par sauver Macron. Et 2 ans après, de nombreux candidats de la France
insoumise au municipal commencent déjà à nous expliquer qu'ils sont prêts à nouveau à s'allier avec le Parti socialiste en fusionnant au second tour si besoin dans des villes comme Marseille ou Toulouse par exemple. Et à Paris, vous avez peut-être suivi l'actualité, cela commence déjà à se discuter entre eux. C'est fou de voir que malgré toutes les trahisons, le vote du budget, les insultes qu'il se prennent dans la face par le Parti socialiste, qu'il les traite à demi-mot d'antisémitisme quand il n'essa pas de les jeter sous le bus comme on le voit cette semaine, ils veulent quand même faire alliance avec eux au deuxème tour. Et le problème le problème pardon est qu'il ne tire aucun
bilan et qu'il reste condamné à attendre l'aide du Parti socialiste. Et cela même quand Ig avait fait à l'époque, souvenez-vous, 1,5 % à la présidentielle qui est venu déterrer le Parti socialiste d'entre les morts avec ce qu'on a appelé la NUPES, c'était la France insoumise. C'est plus qu'une tactique conjoncturelle, c'est une stratégie profonde. dans la presse écouter un cadre de la France insoumise expliquait ouvrez les guillemets. Bien sûr qu'on les déteste mais à un moment on est tous de gauche. Bon moi je dois différencier ma gauche et ma droite mais bon. Mais de quelle gauche il parle les amis ? De quelle gauche parle-t-il ? de
la gauche qui est complice d'un génocide, qui manifeste avec la police et armes, la municipale là où elle gouverne, qui vote des lois racistes, qui fait passer un budget d'austérité, qui va supprimer des milliers d'emplois dans les services publics pour pouvoir acheter des chars d'assaut et des hélicoptères de combat. C'est ça la gauche. Nous les amis, on veut surtout pas rentrer dans ces logiques ou pour des places pour manger dans la gamelle, on dit l'inverse de ce qu'on pense et surtout de ce qui est important à défendre. On ne veut pas diluer les besoins des classes populaires pour des arrangements électoraux. D'ailleurs, si on se présente, c'est aussi pour dire qu'il va falloir une riposte par en bas. Si on est élu, on défendra notre programme offensif
dans les conseils municipaux pour en finir avec les politiques d'austérité et la répression. Mais on utilisera aussi nos positions pour soutenir et appuyer les luttes de la jeunesse du monde du travail comme on l'a fait ces dernières années. Depuis
depuis que j'ai commencé à militar révolution permanente, j'ai compris une chose, que tout ce que nous avons n'est que le fruit de nos combats collectifs, de l'auto-organisation, de la résistance face aux attaques. Regardez, c'est municipal, c'est la cacophonie. D'une ville à l'autre, les accords électoraux sont pas les mêmes. Vous allez pas loin à Montreuil, le PC soutient le Parti socialiste contre la France insoumise. Le PC avec le PS contre la France insoumise. À San, le PC est avec la France insoumise contre le Parti socialiste. Et dans d'autres villes, le Parti communiste est contre la France insoumise. On est loin les amis de cette politique politicienne. Des gens qui
sont dans la politique depuis des années qui cherchent une seule une seule chose pardon, c'est de gagner coûte que coûte peu importe avec qui, où, comment et qui trahiront demain comme ils l'ont fait hier. La seule véritable alliance qui vaille et qu'on choisit nous, c'est celle avec les exploités et les opprimés, avec ceux qui galèrent au quotidien et qui n'ont pas voix au chapitre. C'est sur vous que nous on veut compter pour arracher ce dont nous avons besoin, pas sur je ne sais quel politicien qui n'a jamais travaillé de sa vie et qui fait de la politique une rente financière pendant que nous on galère à mettre à manger sur la table.
C'est pour ça, c'est pour ça les amis que je suis fier d'être ici ce soir pour soutenir Arian, une militante qui se bat au quotidien sur le terrain depuis des années dans toutes les mobilisations. Pour la Palestine, les grandes grèves du mouvement, ceux de la jeunesse, la lutte contre le patriarcat, l'islamophobie ou encore les violences policières. Elle a cette détermination et cette combativité.
Elle a cette détermination et cette combativité qui fera d'elle demain une élue de combat si vous nous faites l'honneur de voter pour elle et les candidats de révolution permanente à Paris 13e. Je pourrais vous raconter énormément de choses sur Arian tant c'est une militante qui ne lâche jamais rien mais peut-être pour moi le combat le plus marquant c'est lorsqu'elle a fait débrayer pardon lorsqu'elle a fait débriller les facques parisiennes pour les étudiants africains venus d'Ukraine au début de la guerre que le gouvernement prévoyait d'expulser avec les camarades du point levé
avec les camarades du point levé dont elle était la porte-parole ils ont réussi à imposer que tous ces étudiants qui avaient fui la guerre à Carkif Odessa puissent rester étudiés et avoir un titre de séjour.
Voilà les amis qui est Arian Nemo Yanis, une candidate qui ne cherche pas à faire carrière ni à s'enrichir et qui se battra pour vous au quotidien si elle rentre dans la mairie du 13e. C'est d'ailleurs la seule qui continue de travailler depuis le début de la campagne alors que tous les autres sont députés, ministres ou je ne sais quoi. payer grassement avec l'argent de nos impôts pendant que Arian, Paul et les autres doivent faire campagne après le boulot et sur leur repos.
Et c'est cela les amis, vous l'aurez compris, c'est cela le véritable votre utile, celui qui vous ressemble, celui qui défend vos besoins et vos intérêts, celui qui vit votre vie, qui connaît les difficultés et a les mêmes, qui a pas besoin qu'on lui explique qu'est-ce que c'est que d'être à découvert. Car lui aussi le 15 du mois, il est dans la même situation. Le vrai vote utile, c'est celui qui est utile à notre camp, à la jeunesse et aux générations futures et non celui qui est utile à ceux qui en ont besoin pour continuer à avoir un siège et faire de la politique une rente.
Voter Arian, les amis, c'est pouvoir compter sur une élue de combat pour accompagner nos luttes. C'est pour ça que au-delà d'un vote, au-delà d'un vote, je veux aussi vous inviter à faire la campagne à nos côtés car c'est un bloc de résistance les amis. Cette candidature est un bloc de résistance pour Paris 13e qu'on veut construire ensemble pour l'avenir dans la ville mais également également les amis, vous l'avez compris, face aux grands défis importants qui sont devant nous. Ces combats, on ne les mène pas que pendant nos campagnes, mais si on envoie Arian à la mairie du 13e, ils seront renforcés parce qu'elle ne lâchera rien, parce qu'elle dénoncera chaque compromission, chaque trahison et qu'elle ne fera elle ne fermera pardon jamais sa gueule face à une injustice, croyez-moi.
Je finirai enfin par cette citation magnifique de l'appel aux électeurs parisiens de la commune de Paris qui disait "Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie et souffrant des mêmes mots. Défiez-vous également des parleurs incapables de passer à l'action. Ils sacrifieront toutes à un beau discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. évitez également ce que la fortune a trop favorisé car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Les amis, le 15 et 22 mars, votez et faites voter pour Arian
et Moyani ses révolutions permanentes pour reprendre Paris aux politiciens professionnels et renforcer nos combats. Merci à tous. Le sang est la boulée contre la révélé. Allez allez. Oui, on va tout bloquer. Rien ne pourra nous arrêter. Le champ est la belle à me saouler contre la référence on narrê pas de lu allez on va le arrêter le soir est à se soulession on narrêtera pas de lut allez on va tout bloquer pour nous arrêter. C'est un accueil parfait pour notre prochaine intervenant qui est Bazumana qui est membre du collectif des jeunes de Belle-ville. On s'est rencontré dans les luttes de sans papiers, dans les luttes des mineurs isolés contre la loi immigration et on est dans une ville où la mairie fait la chasse aux pauvres et aux sans papiers. Dans une ville où la
mairie envoie la police la serrée détente des personnes qui vivent à la rue. Les mineurs isolés, ils se sont mobilisés courageusement pour des logements dignes, pour un accès à la santé et à l'éducation en occupant notamment la guetteté lyrique. Et qu'a fait la mairie de Paris ? Ben, elle a envoyé la police, elle a réprimé et elle a évacué les lieux. La parole à Bazouana.
Bonsoir à tous. Moi, je voulais une chose de vous. Si euh tout le monde était comme je le souhaite, bah la la salle est belle remplie, mais on voulait aussi de votre énergie là pour lutter. C'est ça on voulait. Si
vous pouvez remplir cette salle là aujourd'hui parce que vous êtes là pour une seule cause. C'est la même cause que nous tous on se bat aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a des il y a des immigrés qui s'est fait tuer par la police. On le on se lève ces policiers là, on leur donne des couronnes parce que ils ont tué un immigré. les policiers qui fait des ils font des meings même qui qui se rassemblent pour dire contre les immigrés pour en disant que c'est les immigrés qui sont leurs problèmes dans cette pays. Mais tout ça par la faute de l'estre droite. Enfin il ils n'arrêtent pas à se mobiliser contre les immigrés mais c'est eux-mêmes qui sont les vrais tueurs. Ils ont tué Alassandara. Mon frère il vient de dire tout de suite ils ont tué plein de gens au fait mais il n'arrête pas dire des choses qui sont le contraire au public. Il rencontre des choses par les médias.Fin femmes, c'est vous qui sont à la cause de pour
se battre, pour arrêter tout ça. Vous êtes là pour euh pour insister aujourd'hui. C'est à cause de tout ça que je suis face à vous aujourd'hui pour les pour vous expliquer qu'est-ce que nous vivons dans nos vies quotidiens. Il y a des contrôles au fac tous les jours que nous voulons que tout ça s'arrête dans cette pays. Il parle seulement d'une seule chose, les noirs et les Arabes. Nous disons non à tout ça. À cause de ça, je suis devant vous aujourd'hui
comme on m'a pas permis aussi pour me donner plus de temps. Enfin, on va pas plus de discus devant vous qui va vous plaire. Si aujourd'hui quelqu'un qui se présente devant vous euh pour représenter l'Amérique de 13e, moi je trouve ça c'est très bien devant vous aujourd'hui parce que il est avec nous à cause de ça, il a vu ce que qui se passe. À cause de ça, il s'était présenté pour les élections municipales. Moi je trouve ça très bien que quelqu'un qui nous soutenu qui il se présente aux
élections municipales avec tout ce que qui se dure autour. Moi, je trouve ça très bien.
Aussi, on voulait organiser une manœuvre que les policiers qu'ils ont tué El Hassan Jara, on voudrait organiser les manifes euh le samedi. Je vous invite à participer à ça pour ceux et ceux qui veulent lutter contre les racisme, contre les fascismes qui qui fait aujourd'hui que le pays ça bouge pas. Tous celui qui ouvre son micro aujourd'hui euh son caméra aujourd'hui, c'est les immigrés. Mais ils ont oubli à la cause qui se passe. Enfin, c'est eux même qui sont leurs problèmes mais tout ça se pose sur les
immigrés. Nous on dit non à ça que on est en face de vous aujourd'hui. Je vous remercie.
la guerre au libér et la pouvoir la guerre de voler la hausse la hausse à ce pouvoir la guerre au isolé la haur
isolé police partout, justice nul part. Un police partout, justice nulle part. Et police partout, justice nul part. Police partout, justice nul pas. Donc le rendez-vous est donné à 14h à Barbè contre toutes les violences policières en hommage à LSNA, à Adam Traoré et à tous les autres et contre le racisme d'État. Rendez-vous 14h à Barbè.
La fin de l'année 2025 à Paris, elle a été marquée par la mobilisation de centaines de chauffeurs VTC contre les grandes plateformes de type Uber qui prennent des commissions énormes sur les courses qui organisent la précarité des travailleurs du secteur au point où l'un d'entre eux est mort au travail au début du mois de janvier. Je vous propose ce soir d'accueillir pour l'avant-dernière intervention l'un de ses chauffeurs VTC, l'un de ceux qui s'est battu pour sa dignité et pour celle de ses collègues, Raled.
Ouais, ouais, ouais. Bon, c'est bon, c'est bon. Merci, merci euh merci à tous. Euh bon ben voilà, moi c'est Fed, chauffeur VTC en colère immobilisé euh depuis 2 mois sur Orle avec d'autres collègues qui sont mobilisés avec moi pour nos conditions de travail. Euh il faut savoir que comme ça a été dit et présenté par Philomè et c'est vrai que la tarification est elle est vraiment scandaleuse et notre dignité n'est pas du tout respectée. On fait des horaires très compliqués. Donc je vais rester quand même sur mon texte pour pas me déborder. Désolé, j'ai pas l'habitude de lire, c'est pour ça des textes quoi.
Mais bon, je vais essayer. Donc voilà, je disais euh voilà, la mobilisation qu'on a, c'est pas le fruit du hasard. La situation pour les chauffeurs VTC, elle est devenue profondément problématique. Et si je prends la parole ce soir, c'est parce qu'il y a c'est parce qu'il est important que dans une campagne politique, on parle aussi de celles et ceux qui travaillent et de celles et ceux qu'on entend jamais. À longueur de journée, les politiciens et les plateformes VTC nous racontent que l'entrepreneuriat pourrait nous permettre d'organiser notre temps de travail comme bon nous semble, qu'on pourrait se libérer du salariat et des pressions du patron. Aujourd'hui, les plateformes peuvent nous prendre jusqu'à 45 % de commission sur une course. Un
exemple, un client paye 100 € le chauffeur va toucher 55 € et les plateformes comme Uber en faisant rien du tout. Exactement. Donc voilà, la seule la soi-disant liberté d' d'entreprendre, c'est la liberté de payer. Payer l'assurance, payer l'entretien, payer le crédit du véhicule. payer le carburant, bref, tout payer. Mais sur le prix des courses, sur les commissions, sur les règles du jeu, nous les chauffeurs, on décide de rien du tout. Au final, tu te retrouves à faire 70h 80h par semaine, parfois au-dessus du SMIC avec le risque d'être endetté si tu n'arrives pas à rembourser le crédit ou la location de ta voiture.
Et dans des conditions pareilles, ben les vie de famille elles explosent. Il y a énormément de chauffeurs qui divorcent, énormément de chauffeurs aussi qui se retrouvent à avoir des malaises cardiaques et malheureusement les exemples sont très nombreux. Et voilà la la réalité derrière le mot liberté. Récemment, on s'est rendu avec quelques chauffeurs au congrès des VTC où l'invité politique était Pierre Yve Bournael, le candidat macroniste, un homme très engagé hein à mettre un terme à la pagaille sur Paris. Et ben ce jour-là, on lui a fait comprendre avec des chauffeurs que le vrai footeur de pagaille dans ce pays, c'est lui son parti avec la complicité
de tous, notamment du du Parti socialiste.
Bon, il a pas trop apprécié. Euh, d'autant plus que c'est un professionnel de la politique, il a jamais travaillé de sa vie. C'est extraordinaire la capacité qu'ils ont ces gens à parler des travailleur sans même une seule fois avoir travaillé de leur vie. C'est c'est je sais pas, c'est la psychiatrie. Mais euh donc c'est important aussi que euh c'est quand même Macron, c'est quand même lui qui a personnellement facilité l'implantation de Uber sans contrainte. D'ailleurs, il son nom il ressort dans les Uber Files à toutes les lignes. Et quand un journaliste lui a demandé "Mais le rôle que vous avez joué par rapport à Uber, il a dit qu'il s'en foutait, que ça lui en touchait une sans
faire bouger l'autre." Et vraiment, c'est les propos qu'il a tenu, hein, et euh et que sonou et que euh et que voilà, il il s'en foutait et que son gouver et que nous on dénonce ça que le son gouvernement avec la complicité du Parti socialiste quand même qui attaque nos droits aujourd'hui comme hier. Et dans cette campagne municipale à Paris, la question des transports est essentielle pour nous les travailleurs et pour vous les clients, les usagers parce que tous les jours on prend les transports en commun, on prend des Uber et cetera. Et euh je vais quand même essayer de montrer un petit peu un exemple concret euh à quel point les les plateformes elles se foutent de notre gueule sur lit notamment. Vous prenez un ticket de métro, la ligne 14 pour aller
sur Paris, c'est 14 €. une chauffe un un un conducteur VTC, il va aller de Horly à Paris, c'est aux alentours de 15 € 20 € sauf que vous prenez quatre personnes et euh les plateformes eux sont déjà servies hein. Et quand vous allez payer des impôts, c'est pas sur les 15 € c'est ce que sur la plateforme elle a touché peut-être 20 €. Donc vous allez payer quelque chose que vous n'avez pas touché. Euh et aussi je voudrais ajouter quelque chose, c'est que pendant qu'on se mobilisait un moment donné euh il y a eu, vous avez tous vu la neige sur Paris et on a perdu un un camarade à nous qui s'appelait Mamadou Bamba, père de trois enfants mort noyé dans la Marne.
Et ce soir-là, les conditions elles étaient dangereuses. Les plateformes auraient pu dire aux chauffeurs de rester chez eux que ils suspendaient l'activité comme ça s'est passé à la RATP. Elles avaient les moyens de tout arrêter mais toutes les applications sont restées ouvertes. Habituellement pour faire 3 km on touche 9 € mais là pour 3 km vous touchez 40 €. Donc elles ont poussé des travailleurs précaires comme monsieur Bamba Mamadou à prendre des risques et malheureusement il est mort et ce drame aurait pu être évité. Donc monsieur Mamadou Bamba travaillait sur l'application HCH le soir de sa mort et dans un élan de solidarité hypocrite, son fils m'a dit que ils auront donné
5000 € 5000 € à sa famille. C'est un crachat à la gueule clairement parce qu'ils font des millions de bénéfices hein. Et ce sont toujours les les mêmes qui payent les travailleurs. Voilà la vérité de de ce qu'on vit. Je voudrais rajouter un dernier mot sur l'application H. Récemment, la France insoumise a proposé une table ronde pour démontrer que la gauche n'est pas l'ennemi des patrons en s'adressant à des petits euh patrons comme la CPME. Et vous savez qui est le président de cette structure ? C'est le président de le fondateur de Hz, monsieur Amir Reza Tofigi.
Une chose est claire, c'est que l'histoire de Mamadou, elle m'a fait comprendre une chose. Tant que les plateformes pourront laisser rouler des chauffeurs dans des conditions dangereuses et ensuite régler ça avec un chèque, ce modèle ne sera jamais du côté des travailleurs. C'est pourquoi il faut redonner la parole aux travailleurs et non aux plateformes. Sans les travailleurs, pas d'économie. Sans les hospitaliers, sans les ouvriers, rien ne fonctionne. On nous demande d'obéir, on nous demande de bien voter entre guillemets, et on nous demande jamais de choisir. Quand on est travailleur, on reconnaît ceux qui parlent réellement de notre réalité. pour Mamadou. pour
à titre personnel, je vis pas dans le 13e arrondissement, mais si j'avais pu voter pour une liste, ben j'aurais voté pour Arian. Merci.
Merci beaucoup. Bon, on approche de la fin et avant de donner la parole à notre candidate, je voulais prendre une minute pour vous inviter à rejoindre la campagne. Si vous êtes ici ce soir, c'est peut-être parce qu'on s'est rencontré sur un marché. C'est peut-être parce qu'on a discuté sur le palier de votre porte ou peut-être parce qu'une de nos affiches a attiré votre attention. Là, il nous reste un mois pour convaincre largement de voter Arian Nemoyanis. Alors, je vous invite à nous rejoindre. Passez le pas, venez. Il y a plusieurs tables juste à côté pour pouvoir s'inscrire, pour faire du porte à porte, des marchés, des collages, tout ce que vous voulez pour discuter avec les militants et militantes. Rejoignez-nous, on vous attend.
Et pour vous convaincre de passer le pas, je laisse la parole à celle qui est étudiante en école d'avocat, qui se bat depuis des années dans les universités et au côté des travailleurs. Celle qui s'est fait connaître sur les plateaux télé en tenant tête à des gros droitiers comme Truchudot ou comme Apoline de Malerbe. Accueillez notre candidate Arian Moyanis.
Ben bonsoir tout le monde. Moi, je suis très heureuse d'être ici et de participer à vos côtés à ce grand meeting électoral de révolution permanente dans le 13e arrondissement de Paris. C'est vrai que c'est une fierté de voir autant de monde, de voir aussi beaucoup d'habitants, mais c'est une extrême grande fierté de pouvoir aussi compter sur des délégations ouvrières de chauffeurs VTC, de postiers, de conducteurs RATP, de soignants, d'hospitaliers, d'enseignants, mais aussi d'avoir à mes côtés des délégations étudiantes de Paris 1, de Paris cité, de Paris 3, de Science Po des Beauxarts. Cette salle, cette salle, elle est l'incarnation vivante du projet qu'on porte pour le 13e. Un projet de résistance collective et de combat pour reprendre le pouvoir sur nos vies.
Moi, je suis né et j'ai grandi à Paris. J'habite dans le 13e. J'ai fait toutes mes études et je me suis aussi construite comme militante en participant à toute l'émobilisation que la capitale elle a connu ces 10 dernières années sur mon lycée contre la loi travail en 2016 à Tolbiac contre parcours sup et aux Champs-Élysées avec les gilets jaunes en 2018 à la Tiru d'Iver contre la réforme des retraites en 2019 à la Concorde contre Macron et contre son 493 en 2023 et évidemment à l'occupation de la Sorbonne contre le génocide à Gaza en 2024. J'ai baigné. J'ai baigné dans cet héritage d'un paris mobilisé et révolté contre le gouvernement et les puissants. Des communards retranchés sur la butokaille pour faire reculer les
Versaillés au grand mouvement de mai 68 en passant par les nombreuses barricades de la cité d'Arc, rue nationale dans les années 30. Paris a toujours été un haut lieu de la lutte des classes et le 13e un bastion des résistances ouvrières et populaires. Mais ça n'est pas juste un héritage. Aujourd'hui, le 13e, il est animé par les luttes de la salle pétrière, par celle des éboueurs à la frontière d'Ivri, des agents du nettoyage de Tolbiac, des lycéens de Claude Monet et de Rodin et des chemineaux de la gare de Sterlitz.
Mais la bourgeoisie, elle rêve d'en finir avec ce paris-là. Hier, elle construisait le Sacré Cœur sur la tombe des communards et aujourd'hui, elle veut détruire la mémoire des luttes passées et chasser leurs héritiers loin du centre-ville. Elle veut arracher la ville à ses habitants, transformer la capitale en une vitrine asceptisée de son projet de société. Dans ces élections municipales, Emmanuel Grégoire, il se présente pour le Parti socialiste et il prétend défendre le Paris populaire. Il multiplie les promesses électorales. Il va même jusqu'à dire qu'il est pour la réquisition d'une partie des logements vides et qu'il le fera une fois au pouvoir. Le problème, c'est qu'il est déjà au pouvoir. Il est adjoint d'hidalgre
d'un parti qui a dirigé Paris pendant 25 ans. Et en 25 ans, le PS, il a pas rien fait pour les classes populaires. Non, c'est pire que ça. En 25 ans, le PSI a fait de Paris une ville pour les riches, un musée pour les les touristes et un cauchemar pour les pauvres. Les loyers, ils ont augmenté de 75 % en 20 ans. 16 % des Parisiens sont sous le seuil de pauvreté. 300000 logements sont vides et le 13e, c'est le symbole de cette politique. Depuis les années 90, le PS et ses alliés du PC ont tout fait pour offrir notre arrondissement aux multinationales et aux ultra riches. Jérôme Kumet, le maire de l'arrondissement, il a fait construire des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux pour les grandes
entreprises à venue de France. Il a lancé des travaux interminables pour ouvrir un centre commercial à la gare de Sterlis dont personne ne veut. Il a fait remplacer les Amars, un lieu associatif qui faisait de l'accès aux droits pour les personnes étrangères par un hôtel de luxe. Mais il est même allé beaucoup plus loin que ça. Aujourd'hui, Jérôme Kouet, il est maire mais le vrai propriétaire du 13e, c'est Xavier Niel. Lui, c'est l'ancien patron du groupe Iladfre. Il pèse 27 milliards d'euros et grâce à Koué et Hidalgo, il détient le siège du monde, un permis de construire pour un immense complexe hôtelier et la station F. La station F, c'est un paradis de la start-up nation construit dans une ancienne gare de marchandise. C'est
34000 m² que Xavier Niel il a acheté 1800 € le mètre carré, c fois moins cher que le prix du marché habituel. C'est l'endroit où Macron il a craché son mépris de classe en disant que dans la vie, il y avait ceux qui sont rien et ceux qui réussissent. Nous, on se présente pour détruire ce narratif bourgeois qui prospère au cœur de notre arrondissement. Si on dit qu'on veut exproprier la station F, c'est parce qu'on veut récupérer tout ce que les ultra riches nous ont volé. On veut que la station F, elle revienne aux habitants, qu'à la place des bureaux, on construise une cantine universitaire, des points d'accès aux droits, des espaces culturels ouverts à tous et gratuits. On veut que cet espace qui nous a été confisqué, il redevienne un haut lieu de
la vie ouvrière et populaire du 13e et un symbole de fierté pour tous les essentiels de la société.
On se présente pour envoyer ce signal. Paris nous appartient à ceux qui se lèvent tôt, ceux qui font tourner les écoles, qui conduisent les bus et les métros, qui soignent dans les hôpitaux, qui distribuent le courrier. On refuse que notre arrondissement et il devienne une vitrine pour les grandes banques et les assurances pendant que nous on n'arrive même pas à se nourrir et se loger correctement. On veut baisser et geler les charges et les loyers, mais surtout réquisitionner tous les logements et les bureaux vides pour loger toute la population dans le besoin. On veut lutter pour des moyens massifs pour la santé, pour augmenter le salaire de tout le personnel de soins et pour que les services publics de santé y soient dirigés par ceux qui les font tourner et qui sont qui en sont les
premiers concernés. Ça veut dire les travailleurs et les usagers. Bref, notre combat, il est clair. On travaille ici, on étudie ici, on vit ici, alors on reste ici.
Et c'est aussi pour ça que notre programme, il est aussi profondément anticapitaliste, antiraciste et féministe. Et sur ça aussi, le bilan du PS, il est catastrophique. Idalgo, elle a traqué les sans-abris et les migrants à la chapelle. Elle a interdit des réunions pour la Palestine. Elle a dépensé des centaines de millions d'euros pour armer la police municipale et pour la vidéosurveillance. Emmanuel Grégoire, il prétend lutter contre l'extrême droite, mais en réalité lui et son parti lui ont littéralement pavé la voix. À Paris, les droites de tout bord, elles mènent une campagne réactionnaire décomplexée depuis plusieurs mois. Rachida Adati, elle joue la surenchère pour s'assurer le vote de l'électorat bourgeois et raciste de la capitale. Elle se filme dans les tunnels des
Halles à la chapelle en train de harceler les personnes étrangères et les sans-abris. Elle a aucune limite mais il y a encore pire parce qu'à Paris il y a aussi Sarah Knafo. Les candidats bourgeois, ils nous proposent de vivre un cauchemar. Elle elle nous propose de vivre un véritable enfer. Son projet c'est doubler le nombre de policiers municipaux à 8000, installer des patrouilles de policiers armés dans le métro et mettre des caméras animé par l'intelligence artificielle dans les lampadaires de la ville. Mais c'est pas juste une raciste, elle est aussi profondément inspirée par la méthode de Ravier Miley en Argentine. Sa méthode tronçonneuse, un ultralibéral et
réactionnaire. Elle veut privatiser les logements sociaux, détruire les services publics, développer l'école privée catholique. Et comme elle est pas capable de donner le prix du pass navigo, vu qu'elle prend jamais les transports en commun, elle envente qu'elle s'est faite voler 15 fois son téléphone dans le métro pour masquer sa déconnexion de la réalité avec une bonne grosse dose de racisme. Alors nous, face à tous ces bourgeois réactionnaires, on défend le droit de vote des étrangers et la régularisation des sans papiers, l'embauche massive de fonctionnaires et l'internalisation de tous les travailleurs précarisés qui font tourner nos services publics. L'abrogation de toutes les lois islamophobes sur le port du foulard et de l'abaya dans les écoles. Parce que
pour nous, trop couverte ou pas assez, ce sera toujours aux femmes de décider. Et enfin,
et enfin on se pose fermement à la surencher sécuritaire. À quelques semaines de la mort de la Senara dans le commissariat du 20e, il faut défendre plus que jamais le désarmement de la police municipale et la dissolution de tous les corps spéciaux qui harcèlent dans les quartiers et qui brutalisent dans les manifestations. Et on le dira tant qu'il le faudra. Justice pour Diara, justice pour Adama et justice pour toutes les victimes de violence policière.
et toi just et toi justice toi justice to justice just
et ce programme il nous expose aux intimidations et aux provocations de l'extrême droite. Le groupuscule Nemmésis, il recolle nos affiches de campagne et il y a même des militants cagoulés qui ont essayé de nous intimider, de nous agresser sur des marchés du 13e. Mais on leur tiendra tête jusqu'au bout parce qu'on est déterminé à nous battre pour faire reculer leurs idées et l'extrême droite dans nos quartiers. Mais ce combat, on pourra pas le concrétiser sans vous. À chaque élection, les classes populaires, elles sont perçues uniquement comme un électorat à conquérir, jamais comme un acteur à part entière. Nous, on se présente au contraire avec la conviction profonde que c'est avec la force des gens qui font tourner la capitale qu'on pourra réellement la transformer.
Et c'est ça qui nous distingue de la France insoumise. Dans ces élections, on est les seuls à défendre un programme anticapitaliste qui part des besoins du quotidien pour y répondre en s'attaquant au profit du grand patronat des ultra riches parce qu'il y a pas de raccourci possible. Si on veut commencer à résoudre le sansabrisme, la précarité, la case des services publics, on va devoir chercher l'argent là où il est, dans les poches de Bernard Arnaud, François Pinot, Xavier Nel, tous ces milliardaires qui sac àapar Paris et les richesses en toute impunité. Et quand toute la gauche, elle défend le principe de la réquisition des logements vides, elle ne remet jamais en cause le pouvoir du préfet et l'indemnisation des sociétés ou des ultra riches propriétaires. Alors que nous, on assume
de dire qu'il faudra aller bien plus loin que loin que ce que permet la loi et qu'il nous faudra pour ça une grande mobilisation populaire. Mélenchon, lui discute avec le MEDEF. Il cherche à séduire les petites et les moyennes entreprises. Il soutient le patron de Leclerc, il rend visite au patron de HCH. Nous, on a à nos côtés ceux qui travaillent à faire tourner ses entreprises pour des salaires de misère et tous ceux qui se révoltent contre l'exploitation et la violence de ces patrons. Et si on se limite pas à la recherche de compromis avec les institutions ou le patronat, c'est parce qu'on est convaincu qu'avec la force de frappe de notre camp, on peut arracher vraiment ce qu'on mérite. Et c'est ça qu'on vous propose de faire dans ces élections.
Nous, on veut rompre avec les formules inefficaces qui nous ont mené jusqu'ici et on veut repasser à l'offensive. Moi, je fais partie de la génération qui a grandi avec le traumatisme de Jean-Marie Le Pen en 2002, avec la peur de la menace de l'arrivée du RN au pouvoir. Et depuis 2002, bah rien n'a changé. Tous les 5 ans, on nous explique que la seule façon de se battre contre l'extrême droite, c'est en votant pour des alliances électorales avec ceux qui lui ont pavé la voie. Tous les 5 ans, on nous demande de préférer la peste au choléra. Mais aujourd'hui, l'heure, elle tourne. Nos adversaires, ils sont radicaliser. L'international de réactionnaire de Trump, de Miley, de Mélonie, elle se renforce. Mais pensez que leur victoire, elle est
une fatalité, ça serait une grave erreur. On nous disait que pour vaincre Trump, la seule option possible, c'était de soutenir le parti démocrate, un parti pourri, impérialiste. Mais à Minnéapolis, la population, elle a montré le contraire. Elle a montré qu'on peut vaincre l'extrême droite par nos propres forces. Les habitants, ils ont résisté à l'IC en se mobisant par en bas, en organisant des patrouilles de profs et de parents pour protéger les enfants, en mettant en place des distributions alimentaires, en créant un syndicat de locataire pour empêcher les exculions du logement. Et résultat, Trump, il a été obligé d'annoncer le retrait de l'ICE du Minnesota. Et cette première victoire, cette première victoire, elle doit nous
servir d'antidote à la démoralisation et nous inspirer pour Paris. Parce que nous, faire cette campagne, c'est accumuler des forces pour préparer les combats à venir. Si on veut entrer à la mairie, c'est pour être des élus au service de la lutte et de la majorité. À chaque élection, la pression va être utile au profit d'alliance électorale, elle se fait toujours plus forte. Ils sont en train de s'attaquer aujourd'hui mais des accords au second tour entre Chikirou, Grégoire, les verts, elles sont déjà en cours de négociation. Une fois de plus, après avoir chanté plus jamais le PS, la FI est en train de leur tendre la main à ce parti qui a détruit notre ville. Alors, le vrai vote utile, c'est celui qui vous permet d'envoyer des gens comme vous dans les conseils.
Nous, on veut être vos yeux et vos oreilles dans des instances opaque et antidémocratique ou des technocrates qui n'ont jamais travaillé de leur vie, ils osent décider de la vôtre. Nous, on veut révéler leur magouilles, leurs petits arrangements. Il y a quelques semaines, l'émission Capitale sur M6, elle r elle révélait que le maire du 13e, il faisait partie d'une série d'élus municipaux de Paris qui avaient été épinglés pour avoir utilisé de l'argent public pour des dépenses personnelles, pour s'acheter des vêtements de luxe, aller au restaurant ou dans des centres de beauté. Nous, on va en finir avec tous ces carriéristes qui sont payés 6000 € par mois et qui se sentent plus proches de Xavier Niel que de tous les habitants. On veut que les élus soient au service
de la population sous son contrôle direct par le billet de mandat révocable et payé à salaire d'infirmiers et d'enseignants. Et tout le monde évidemment doit pouvoir voter dès 16 ans sans conditions de nationalité.
Notre candidature, c'est l'antithèse de tous ceux qui vont me diront surtout ne faites rien, on s'occupe de tout. Avec Révolution permanente, on défend un autre projet de société. On veut que on soit dans une société où on produit en fonction des besoins de la majorité et où ceux qui la dirigent sont ceux qui la font tourner. Alors, si on se présente aux élections, c'est parce qu'on voit aussi cette campagne comme un poids d'appui pour préparer la suite, pour construire des liens solides entre Paul, Rose, Andress, Raled, Bazumana pour être plus nombreux à résister contre la répression de Majdouine à la pitié, contre l'expulsion des habitants des frigos, contre le triracisme des étudiants étrangers à Parisien et puis surtout pour sortir victorieux de tous ces combats.
Mais à partir de maintenant, le temps compte. On a besoin de vous pour tracter, pour coller, pour faire du porte à porte, pour convaincre vos proches et pour amener des milliers de voix. On a précisément 30 jours. 30 jours pour que l'écho de notre campagne, elle sonne comme un véritable avertissement pour les classes dominantes. 30 jours pour que l'écho de notre campagne soit un point de ralliment pour tout notre camp. Je vous remercie.
travailleur
je voulais finir ce meeting. Je voulais finir ce meeting en invitant à monter sur scène toutes les personnes qui ont choisi d'être candidat sur cette liste de combat pour pas laisser la politique au politiciens professionnels. Je vous demande d'applaudir Paul Postier, Alejandra travailleuse du social, Too qui est prof, Dayana qui est agente à la BNF, Eugénio qui est cheminot, Abel qui est mécanicien, Marina qui est éditrice, Daniel libraire, Catherine retraitée, Nab machiniste, Mervé avocate, Vincent et Pauline travailleur du social, Thomas assistant d'éducation Brune travailleuse
Chem artisane Louis externe en médecine Claire qui est étudiante Am qui est ingénieur Aladin qui est étudiant Roman qui est avocate Paul Iam Domile Hugo
On est là, on est là. Même si Macron ne veut pas, nous on est là pour l'heur du travail et pour un mot de meilleur. Même si Macron ne veut pas, nous on est là, on est là, on est là, on est là. Macron de nous on est là pour l'honneur des travailleurs et mon dieu le meilleur. Ma ne pas nous on est là on est là on est là on est là si maintenant on est là pour leur meilleur on est là on est là on est là on est là on est et pour un monde le meilleur le veut pas
les amis, je vais faire l'animateur d'assemblée générale. Je voudrais faites un maximum de bruit pour la liste, s'il vous plaît.
Je voudrais appeler aussi notre candidate à San Elsa Marcel si tu peux venir. Viens là Elsa. Viens
les amis. Les amis on n pas bon peut-être dans 6 ans, on sera prêt pour avoir des candidatures dans la totalité des villes et arrondissements de l'Île-de-France. On a avec Révolution permanent, il faut savoir que les neuf candidatures, c'est quasiment plus de 100000 € ne serait-ce que pour le matériel officiel. C'est même pas les affiche, c'est même pas les tractes et cetera. Pour vous dire, ça veut dire quoi la politique bourgeoise ? C'est-à-dire que si vous êtes un travailleur des étudiants, si vous êtes pas une grosse machine électorale, c'est le le le combat des combats pour pouvoir se présenter. On a deux candidatures, celle d'Elsa Marcel pour Saint-en et vous l'avez compris, celle d'Arian pour le 13e. On a
on a un peu moins de 30 jours comme l'a dit Arian à la fin de son discours et on a besoin absolument de vous. Il y a pas besoin d'être d'accord à 100 % avec les idées de révolution permanente. On vous vend pas une carte, on vous demande pas de militer demain avec nous. Mais je pense que dans cette salle, si vous êtes là ce soir, c'est que vous êtes profondément convaincu que cette candidature et celle d'Alsa pour les camarades de Saint-Inel mérite d'exister. Il faut la faire rentrer parce que c'est ça le vote utile, c'est d'envoyer aussi un message parce que lorsqueils vont voir qu'il y a des militantes et des candidates révolutionnaires qui passent des tours dans les municipalités, ils vont commencer à flipper là eux. Ils commencent à se dire il est en train de se passer quelque chose.
J'espère. On verra. Mais on verra ça step by step. Mais les amis, je compte sur vous. Il y a toute une équipe de camarades qui attendent dehors pour que vous puissiez laisser vos coordonnées. Si vous pouvez faire un porte à porte, c'est magnifique. Si vous pouvez un jour faire un tractage à la sortie du métro, c'est magnifique. Tout ce que vous pouvez faire, s'il faut aller rencontrer vos voisins, faire des tours, des bâtiments avec vous, je sais qu'il y a énormément de choses qu'on peut faire ensemble. Si vous êtes du côté du 13e dans Paris que vous pouvez aider dans Paris, laissez vos coordonnées. Et ceux qui sont plus dans le nord parisien en banlieu parisienne et qui voudrai aider celle de de Saint-en on vous remercie infiniment. Merci à tous et je suis
convaincu qu'on va pouvoir y arriver à Paris 13e et à Paris. Je suis content d'être là.
Anasse Kazib