Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 3 juin 2026 18 min

"Il y a aussi eu du désordre créé par la police" (François Piquemal député LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Avant là, c'est François Picmal, député de la France insoumise de Haaron qui est dans le studio d'Europein. Bonjour, soyez le bienvenu. Bonjour.

Merci. On va revenir évidemment sur les violences après la victoire en Ligue des Champions du PSG. Le Sébastien Lecornu a été longuement interrogé hier lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Écoutez sa réponse. On ne peut pas être dans une schizophrénie pire que cela, comme une parlementaire l'a fait avant même ces images samedi, laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre, l'inversion du récit, l'inversion des valeurs et le début du combat politique et culturel qu'il nous faut mener sans quoi, comment voulez-vous demander à une jeunesse de respecter des règles si les élites politiques elles-mêmes introduisent un doute ou un kiproco dans les lois de la République que vous avez voté ? François Picmal Sébastien le Cornu visait la France insoumise votre parti qui a créé les désordres samedi soir après ce match déjà vous aurez remarqué que dans ce pays dès qu'il y a un problème c'est de la faute de la France insoumise mais pas de ceux qui gouvernent je pourrais vous citer les noms des ministres de l'intérieur aucun d'entre eux n'est insoumis nous ce que nous disons et nous sommes nous sommes vous êtes d'accord avec ça nous sommes constants depuis des années ce qu'on dit c'est qu'il faut un changement de doctrine policière notamment dans la gestion des événs qui sont liés aux événements sportifs et des rassembl avant d'en venir à la gestion justement là sur samedi soir ce qui s'est passé qui a créer les désordres.

Écoutez moi ce que je pense c'est que effectivement vous avez certainement des individus malveillants qui ont occasionné des dégâts matériels et des violences mais il y a eu aussi du désordre qui a été créé par la manière dont a été géré l'événement. place de la République, plusieurs témoins attestent du fait qu'il y a eu des dispersions et du désordre à partir du moment où toute la place a été gazée par euh les forces de l'ordre. Euh vous avez aujourd'hui des premiers témoignages qui interviennent, notamment ce matin, je sais pas si vous l'avez vu chez vos confrères de BFM euh d'un jeune homme qui s'appelle Hug qui explique avoir été victime de violence de la part de certains policiers. a aussi été condamné pour euh pour pour un transport on fera le bilan une fois que toutes les comparutions seront passé.

Vous avez un policier vous mez il été jugé, il a eu je crois 4 mois de surcis. Un policier a aussi été condamné en l'occurrence pour avoir sorti son arme de manière totalement illégale avec des insultes a priori à caractère raciste. Bon bref, moi je pense qu'il faut attendre aussi le temps de la justice pour voir au cas par cas.

Mais globalement, je vais vous dire, moi j'ai de la mémoire et peut-être que c'est ce qui manque beaucoup dans ce pays et dans la classe politique. En 1998, vous savez, on a toutes ces tous toutes et tous ces images de communion, de fête autour de la victoire de l'équipe de France. Mais il y avait eu des heures mais c'était pas assez niveau des problématiqu il y avait eu combien d'interpellations puisque vous nous rappelez 9 après vous avez un prisme médiatique.

Dites-moi pas j'ai pas le nombre d'interpellation. Par contre j'ai regardé des articles où vous aviez même des voitures qui avaient foncé dans la foule ce qui ce qui est pas le cas aujourd'hui. Oui.

Oui. Tout à fait. Alors est-ce que c'était volontaire ?

Pas volontaire ? Est-ce que c'était c'était c'était c'était pas volontaire de la part des personnes. Mais tout ça pour vous dire que des accidents.

Il y a une problématique dans ce pays qui n'est pas nouvelle. Si vous regardez les cas de Liverpool de l'année dernière, Liverpool au Stade de France, souvenez-vous de l'année dernière, vous aviez eu aussi des incidents lors de l'Euro 2000 qui n'est pas nouvelle dans la traitement. C'est pour ça que je parle de doctrine policière et c'est pas que moi qui le dit, c'est des spécialistes, c'est même des agents de police qui me le disent.

Il y a un problème de doctrine policire dans la gestion ou à une poubelle. Qui est responsable ? Le policier.

Mais pour moi, c'est pas le sujet. Le sujet c'est non mais je vais vous le dire pourquoi. Parce que si vous voulez moi je veux bien prendre des cas individuels et puis on va faire l'anathème de savoir qui est responsable de quoi.

Ce qu'on constate c'est que c'est systémique. C'est-à-dire que vous prenez les événements un par un depuis on va dire allez 10 ans et vous voyez qu'il y a toujours des incidents lorsqu'il y a des célébrations sportives en France alors que dans d'autres pays dans d'autres pays ça empêche pas qu'il n'y ait pas de petits incidents. Mais il y a une manière de gérer ces événements qui est beaucoup plus efficace.

Est-ce que vous connaissez le programme qui a toujours des problèmes ? Je vous l'explique. Par exemple, est-ce que vous connaissez le programme God ?

Dites-nous. Le programme God, c'est un programme de chercheurs et de une dizaine de polices européennes qui a été mis en place au début des années 2010 pour améliorer les pratiques policières dans la gestion des foules, notamment liées à des grands événements sportifs. La police française et les gouvernements de l'époque ont refusé que la police française y participe.

Vous allez en Angleterre, vous allez en Espagne, vous allez en Allemagne, vous avez une gestion des festivités qui est bien différente, qui est basée d'abord sur la communication des policiers vis-à-vis de celles et ceux qui participent, sur la prévention. Vous avez des polices de liaison, c'est-à-dire qui font du lien avec les personnes qui sont sorties pour fêter. Vous n'avez pas de police d'intervention qui arrivent directement comme ça de manière sèche dans les vu les images du magasin de cuisineour mais vous avez vu la violence là comment on fait on prévient on dit attention finir mon propos si je peux finir mon propos vous envoyez des CRS dont la formation et le métier est d'intervenir sur des délit pareil pour la brigade anticriminalité l'absence totale de prévention de communication et d'une police dédiée à cela est aujourd'h aujourd'hui fort préjudiciable et je vous parlais de 98 vous savez dans la même époque il y a eu quelque chose de notable qui est regretté y compris par les agents de police et par la population c'est monsieur Sarkozi qui est venu dans ma ville à Toulouse pour dire aux policiers qu'il n'avait pas à jouer avec les jeunes au rugby ou au foot et qui a démantelé la police de proximité.

Celles et ceux de son camp qui poursuivent aujourd'hui sa politique et sa doctrine policière, celle du chiffre, ça fait depuis 1998. Ça fait ça fait bientôt 25 ans. Quel bilan on tire de ça ?

Est-ce que vous êtes globalement pas d'accord avec les médias par juste juste finis là-dessus les médias parlent souvent d'insécurité voir très souvent mais un moment qui est comptable des doctrines policières ? Est-ce que c'est des insoumises qui sont justement sur cette insécurité et sur ce qui s'est passé ? Le chef du gouvernement a considéré, il l'a rappelé hier qu'il ne s'agissait, c'est le chef du gouvernement Sébastien Lecnu, qui parle qu'il ce n'était pas de la violence de supporter mais un phénomène de délinquence beaucoup plus globale.

Mais c'est si vous voulez mais ça veut tout et rien dire en fait. Il y a il y a on confond tous les éléments. C'est-à-dire que vous avez une jeunesse qui est sortie, qui participe à des festivités.

On a vu des interpellations parce que un tel lance un feu d'artifice et puis après vous allez comparer des gens qui vont commettre des dégâts matériels siamment. Vous savez, il y a même monsieur Carl Olive qui est député qui est monté sur le capot d'une voiture. Bon écoutez, il y a eu et à côté de ça, par exemple, on invisibilise le fait et c'est beaucoup montré sur les réseaux sociaux et je remercie celles et ceux qui le font qu'il y a eu des scènes de communion, de liè, de solidarité intergénérationnelle, bref de bonheur d'être et de vivre ensemble.

D'accord ? Donc il y a eu des incidents, personne ne le ni. Moi, je vous dis qu'il faut répondre avec une doctrine policière qui change.

Je vous le dire, à Toulouse aussi, il y a eu des incident. Pour autant, c'était anticipable le fait qu'on puisse mettre en place des lieux de rassemblement par la puissance publique pour aussi contrôler le fait que des groupes éventuellement malveillants n'agissent pas et que d'autres se laissent entraîner. On en dégradation que vous évoquiez.

Oui. Euh quand il y a du quand il y a du mobilier urbain, j'allais dire qui est dégradé, brûlé ou que sais-je encore ou cassé, qui qui paye au final et qui doit payer ? Qui doit payer ?

Écoutez, c'est les assurances, la puissance publique qui paye. Mais pour ça, encore faut-il qui l'assurance publique ? Si si le propos c'est de dire c'est de dire c'est nous qui payons, bah je suis bien d'accord avec vous.

C'est pour ça qu'il faut changer de doctrine policière et que ça n'arrive plus avec des dispositifs conséquents et en faisant quelque chose que quand on gouverne, on doit faire un minimum, c'est-à-dire anticiper les choses. Il y a eu des témoignages notamment de de personnes qui travaillent dans dans le dans le transport qui ont expliqué qu'il n'y avait aucune consigne de la préfecture notamment pour faire en sorte d'aller chercher les gens. Les transports ont été fermés à 22h, il n'y avait pas de fan zone.

C'est ceux qui n'ont pas fait ça aujourd'hui qui doivent rendre des comptes et qui doivent éventuellement aussi payer François Picmal. Justement, j'en reviens à ce que disait Sébastien Lecnu. Il n il l'a dit, il a dit il n'est pas favorable aux suspensions des prestations sociales, mais permettre à ces prestations sociales en dehors du reste à vive de financer justement ces réparations.

Vous en pensez quoi vous ? Mais c'est c'est absurde déjà que c'est-il à cette heure du fait de savoir si les gens qui sont condamnés ou qui ont commis des violences disposations sociales ? En fait, ça veut rien dire.

C'est quoi ? Vous allez supprimer les prestations sociales de qui ? Des parents.

Vous croyez qu'il vont mieux vivre ? Vous croyez que comme ça leurs enfants seront punis, seront mieux éduqués ? Mais est-ce juste aussi que le contribuable paye pour des dégradations qui sont commises au lendemain du enfin quelques heures après une victoire ?

En plus, bien d'accord, c'est pour ça que je vous dis qu'il faut changer de doctrine policière parce que c'est bien gentil de venir à faire après faire les gros bras une fois que les événements sont passés mais encore une fois qui anticipe quoi ? Je vais vous prendre un exemple. la Courneuve, vous avez Ali Diuara, mère insoumi qui a mis en place une fan zone.

Il y a eu 1200 personnes qui sont venues, des anciens, des familles, des jeunes. Tout s'est passé bien, tout s'est très bien passé. Aucun incident à déploer.

On parle d'incidents qui ont eu lieu après le match, bien après dans la soirée, dans la nuit, le match s terminé à 20h. Voulez avoir absolument ce discours là, cette logique là, moi je vous dis juste qu'en attendant les maires insoumis eux ont été exemplaires et n'ont eu aucun incident à déplorer. Donc peut-être qu'il faut regarder de ce côté-là les méthodes et les pratiques que l'on propose pour éviter d'avoir tous les ans les mêmes discussions sur l'échec des politiques et de la doctrine policière de la Macronie. 13h 15h Europa info.

La suite des grands entretiens politiques d'Europa info. C'est avec vous Cléie Mathias et votre invité [musique] François Picmal, député de la France insoumise de Haute Garonne. On va commencer par les les prix à la pompe.

Invité sur Europe Dominique Chalcher président directeur général de la coopérative U est revenu sur la situation des prix des carburants alors que les tensions sur les marchés restent fortes. Écoutez-le. Ceux qui sont concernés, je crois que ce sont 500000 personnes après l'ouverture du site qui se sont mobilisés, évidemment ça les aide.

Et moi, je plaide depuis le début pour des aides ciblées aux plus grands rouleurs, aux infirmières qui ont besoin de leur voiture tous les jours. C'est c'est je pense comme ça qu'il faut aider ceux qui en ont besoin. Donc pas de bex général de la TVA, pas de blocage des prix.

C'est pas ce que vous réclamez vous Dominez chelcher. Non parce que non parce que là c'est le chef d'entreprise aussi qui parle qui connaît le déficit public de la France qui sait que notre marge de manœuvre est limitée qui sait que la dernière fois qu'on a fait une opération pour tout le monde ça nous a coûté 7 milliards. Je pense que 7 milliards pour tout le monde on en a pas les moyens.

François Pmalafie les aides ciblistes n'est pas suffisant. Oui nous bah vous connaissez ce qu'on propose. On propose le blocage des prix à la pompe et c'est pas quelque chose d'extraordinaire.

Ça a été fait par le passé en 1999 en Guadeloupe. Ça a été fait lors de la la guerre du la fin. Il va falloir que il va falloir qu'on compense les perte des distributeurs des raffinaires.

Ça peut coûter cher. Alors je vous assure qu'on a des marges de manœuvre déjà sur les comptes publics pas grand pas mal. Je pourrais vous donner des exemples.

On en parlera dans le logement notamment de niche fiscale qui rapporte beaucoup aux ultra riches. Vous avez un certain nombre d'impôts comme l'ISF ou autres qui ont été supprimés. Puis vous avez des sociétés qui avant été publiques comme Total qui font aujourd'hui des super profits records.

Donc oui, c'est possible. Et d'ailleurs d'autres pays le mettent en œuvre hein. La Croatie, la Grèce, la Corée du Sud c'est pas c'est pas moz déjà mais passer 6 mois, qu'est-ce qui se passe ?

Bah c'est une mesure d'urgence voilà, c'est une mesure d'urgence de 6 mois. C'est une mesure d'urgence et après le but, vous le savez, on a déposé une proposition de loi pour renationaliser un certain nombre de secteurs énergétiques qui sont majeurs. Et d'ailleurs, moi j'invite toutes celles et ceux qui nous regarderaient, on a un plan d'urgence face à la flambée des prix de l'énergie de manière globale avec un bilan, mais aussi des propositions que l'on fait qui sont étayées, appuyé et on a fait un certain nombre de propositions de loi dessus.

Donc faut pas être catastrophique. On peut pas, on peut rien. Bah si, on peut rien, on peut pas, on fait pas de politique, on fait d'autres choses.

Si on peut pas changer le quotidien de la vie des gens parce que bon euh on va pas laisser les gens avoir des fins de mois qu'il n'arrivent pas à boucler alors que il y en a qui se gavent comme total par exemple et il faut un minimum de partage des richesses. Oui, mais dans ce gel des prix, vous aidez tout le monde et donc on le sait bien. Ça veut dire que des gens qui n'ont pas forcément besoin de ces aides aussi en profitent.

Est-ce que c'est pas plus juste puisque vous me parlez de justice sociale d'aider les plus vulnérables, les plus fragiles ? Alors là en l'occurrence c'est des mesures d'urgence, je vous l'ai dit. Donc ça n'a pas vocation à se péréniser dans le temps.

On est d'accord. Maintenant si c'est nous, on préfère que ces aidesl elles soient universelles plutôt que faire du compte goutte ou de la politique du détail qui ne parvient pas en fait à améliorer le quotidien des gens. Donc là, face à la situation que l'on connaît euh de manière transitoire, nous sommes pour le blocage des prix avec 1,70 € à la pompe.

Alors au Croatie par exemple, c'est 1,73 à la pompe. Voilà. Parlons de logement France Pic Mal si vous voulez bien.

Écoutez Vincent Jean-Brin, député LR du Val de Marne, il s'est et ministre mais oui mais ministre pardon ministre de la crise du logement comme il dit. Il s'est exprimé hier sur l'encadrement des loyers. Il se montre très favorable à la poursuite de cette expérimentation.

On va en parler. Il coûte très cher aux finances publiques, a un effet sur les loyers relativement faibles et surtout aide et accompagne les foyers les plus aisés, ce qui n'était pas tout à fait la cible au départ. Ce qui m'a amené à dire que il était pas aujourd'hui question de généraliser cette expérimentation.

En revanche, je comprends et j'entends un certain nombre d'élus qui avaient mis en place cette expérimentation. Nous allons entendre ce besoin des maires de continuer à expérimenter. Et dans cette mesure-là, nous regarderons avec le ministre en charge des relations avec le Parlement. s'il est possible ou non de trouver un véhicule pour leur permettre de poursuivre euh cette expérimentation.

Voilà. Donc selon le ministre de la ville et du logement Vincent Jean-Brin, on continue l'expérimentation mais on ne généralise pas. On se rep Je le regrette.

Nous on propose la généralisation de l'encadrement des loyers. Je vais vous expliquer conversé hein. Je alors je vais vous expliquer pourquoi.

Moi je suis né en 1984. On mettait 13 % de ses revenus dans le logement. Aujourd'hui qui met 13 % de ses revenus dans le logement ?

Est-ce que vous connaissez quelqu'un ? Moi je connais pas. C'est en moyenne 30 % et c'est jusque 50 % et plus on a des revenus modestes, plus on doit mettre de l'argent dans son logement.

C'est une mesure populaire. Selon les études d'opinion, 87 % des Françaises et des Françaises sont favorables à l'encadrement des loyers et ça a été dit, il y a 50 maires et la fondation pour le logement qui le réclame. Donc, il faut le généraliser parce que c'est une mesure de rééquilibrage par rapport aux surprofits locatifs qui ont été produits ces dernières années.

C'est pas la seule mesure évidemment pour sortir de la crise du logement. Faut construire davantage de logement public, faut un choc de pouvoir d'achat de manière générale, mais c'est une mesure une mesure assez urgente pour toutes celles et ceux qui sont locataires dans des zones tendues. Mais justement parce que vous parlez beaucoup de justice sociale, là il y a un rapport de deux économistes qui a été commandé par le gouvernement qui a été rendu public il y a une dizaine de jours qui dit qu'il y a des effets ambivalents parce que d'un côté effectivement ça fait baisser en moyenne de 2 à 4 % le montant des loyers de la ville où il est difficile de se loger, on est d'accord mais il remarque que ça ne profite pas toujours aux catégories les plus défavorisées et en plus que ça pourrait avoir à terme un effet sur l'offre locative donc moins de logement.

Sur sur le premier cas, nous ce qu'on a proposé c'est que effectivement dans beaucoup de villes, il y a pas le respect de l'encadrement des loyers par les multipropriétaires. C'est-à-dire que si vous êtes locataire, vous arrivez dans un logement, vous pouvez pas comparer le loyer qu'il y avait avant et souvent il y a un effet d'OBen dont profite des multipropriétaires pour ne pas respecter l'encadrement des loyers. Donc il faut que la puissance publique, comme sur le permis de louer pour les logements indignes, mette en place des agents, un service, ça peut être la brigade du logement qui vérifie que la loi tout simplement soit appliquée.

Ensuite, pour la question de l'offre locative de manière générale, pour moi, il y a deux leviers. Il y a la question du de la construction de logement public. Aujourd'hui, on construit 83000 logements publics.

On n jamais si peu construit de logement pour les gens qui en ont besoin. Première chose. Et deuxième chose, il faut déconcentrer la propriété immobilière.

Aujourd'hui, la moitié, dites-vous que la moitié des logements qui sont en location en France appartiennent à 3,5 % des ménages. C'est-à-dire qu'il y a une concentration dans les mains de quelques ménages qui fait que et bien c'est très compliqué aujourd'hui d'accéder aussi à la petite propriété et puis vous avez une augmentation de la vacance du logement. Plus de 3 millions de logements sont vides dans notre pays.

Il va falloir savoir ce qu'on en fait. Et pour ça, nous on a des propositions. Euh vous vouliez nous parler et nous alerter également de du nombre de de je de personnes qui n'ont pas de logement qui sont morts dans la rue l'année dernière.

Tout à fait. D'après le collectif des morts de la rue que je remercie ainsi que toutes les associations qui œuvrent pour le droit au logement, 929 personnes sont mortes à la rue l'année passée. On parle de 11 enfants de moins de 4 ans, d'un bébé aussi qui avait moins d'un an.

Pour pour vous prendre tout simplement un exemple, ça veut dire que chaque jour dans notre pays aujourd'hui, deux personnes vont mourir à la rue. Voyez, on parle souvent des violences d'insécurité et on oublie que la première insécurité, c'est celles et ceux qu'on laisse mourir dans nos rues. Et j'aimerais bien qu'il y ait autant de temps d'antenne sur tous les médias, pas que le vôtre, pour parler de ce sujet et savoir quelle solution on met en place.

N pense qu'il faut davantage d'hébergement d'urgence, de logement public et de loyers accessibles avec l'encadrement des loyers. Merci beaucoup François PCmal d'éviter la France insoumise