Les militant•es socialistes voteront sur notre stratégie au plus tard le 9 juillet - Johanna Rolland
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh pour en parler, nous accueillons Johannard Rolland. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes maire socialiste de Nante. Vous êtes également première secrétaire euh national délégué du Parti euh socialiste. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est présentée aujourd'hui par Julien l'écuyer du journal La Voix du Nord.
Bonjour Julien. Bonjour Alexandre. Bonjour madame Roland.
Bonjour. On commence en parlant d'insécurité de lutte contre le narcotrafic. Je le disais depuis la fin du mois d'avril dans votre ville, trois jeunes ont été tués par balle dans certains plusieurs quartiers de la ville.
Comment vous vivez ces drames à répétition à Nant ? La réalité, c'est que aujourd'hui le narcotrafic brise des vies, détruit euh des familles et qu'il est tellement impératif que la mobilisation de la France dans sa dimension la plus collective soit totale sur deux champs. Le premier, la fermeté républicaine la plus ferme et la plus totale sur le démantellement des réseaux de narcotraafiquants. et le deuxième une mobilisation tout aussi forte sur la question de la prévention et je souhaite qu'on y revienne dans cette interview parce que je crois que c'est un des maillons faibles de l'action collective telle qu'elle est proposée aujourd'hui.
Comment la situation évolue ? Vous dirigez la ville depuis 2014. Est-ce que vous avez vu se développer cette gangraine qui est le narcotrafic ?
Vous le voyez bien partout en France aujourd'hui, Nantes, Grenoble, Nice, mais aussi des villes moyenne. Aujourd'hui, j'ai des mères de petites communes qui m'appellent en me disant et bien voilà, je vous appelle parce que dans ma ville, je suis confrontée à des questions de narcotrafic auxquelles je n'avais aucun sujet auparavant. Quand on mesure que le chiffre d'affaires du narcotrafic, c'est aujourd'hui quasiment 7 milliards, quand on sait que sur ces dernières années, la question de la cocaïne a doublé dans le chiffre d'affaires.
Quand on mesure à quel point l'évolution des réseaux sociaux est venue changer la nature même de l'organisation du trafic, pourquoi je pose tous ces sujets ? parce que face à des professionnels extrêmement organisés qui brassent des masses d'argent considérables, si on n pas des réponses au bon niveau et totalement organisé alors on est à côté de la plaque. Je le dis de manière saine.
Vous le voyez sur le terrain cette réorganisation du trafic. Bien sûr, je prends un exemple, celle des réseaux sociaux. Quand vous avez aujourd'hui euh des adolescents qui communiquent via Snapchat pour euh dire à quel endroit tu es, que même celles et ceux qui ne sont pas dans le trafic ont via les réseaux sociaux une espèce de fenêtre permanente sur quelque chose qui finalement finit par faire partie de leur réalité.
Oui, il y a un sujet énorme. Donc je le redis, un la fermeté républicaine pour démanteler les narcotrafics. Un accent encore plus fort mis sur la question du renseignement.
Moi, je propose un service de renseignement dédié comme a pu le faire par exemple la Grande-Bretagne. Est-ce qu'il y a des moyens aujourd'hui mais en matière de renseignement ? Bien sûr.
Mais la question de l'investigation, elle doit être en continu. Et quand j'échange avec les professionnels, ils me disent à quel point la question européenne et internationale si on veut vraiment démanteler les réseaux à la source. Parce que les habitants qui nous écoutent savent bien, ils nous le disent d'ailleurs qu'il suffit pas de démanteler le point de deal devant chez l'habitant.
C'est nécessaire pour donner de la respiration à l'habitant qui est là, mais c'est insuffisant et le travail d'investigation de ce point de vue est absolument Roland. En effet, vous avez parlé des opérations au coup de point menées par l'État. La prévention elle elle est présente également mais on le voit les faits divers continuent de se multiplier avec les morts qui s'en suivent.
Est-ce que vous diriez qu'à l'heure actuelle la situation est hors de contrôle ? Je ne dirais pas que la situation est hors de contrôle au sens où je ne dirais pas que la France ne fait rien. Moi, je refuse la posture de politique politicienne sur ce sujet.
J'ai fait partie de ceux qui ont soutenu la loi narcotrafic par exemple. Il y a des avancées un parquet dédié. Je crois qu'il faut le dire.
En revanche, est-ce que la réponse de la France est aujourd'hui à la hauteur ? La réponse est non. Et moi quand j'échange avec une des mamans, de ces gamins décédés et que je mesure comment dans la vie de tous les jours on a des familles qui se retrouvent aujourd'hui dans la désespérance, je dis oui collectivement nous devons impérativement isser le niveau de Est-ce que collectivement il y a pas un échec ?
À l'évidence, il y a aujourd'hui des échecs. Enfin, quand un ados de 15 ans meurt dans une ville en France, il y a forcément un échec. Et c'est la raison pour laquelle j'évoquais la question de la prévention.
Je donnais le chiffre du narcotrafic milliards. Le chiffre qu'on met en France sur la prévention de la délinquence, le fond interministériel de prévention de la délinquence, c'est 46 millions. Donc déjà, on a un facteur 10.
Peut-être qu'on peut se dire qu'on n'est pas exactement au bon niveau et en plus les derniers gouvernements sous l'impulsion d'Emmanuel Macron et de celles et ceux qui l'ont soutenu l'ensemble de ces dernières années ont diminué de 6 millions le fond interministériel de prévention de la délinquence. Je vais vous donner un exemple très révélateur. Quand ce drame a eu lieu à Nant, le ministre de l'intérieur se déplace chez moi et je le dis en plus il le fait avec professionnalisme sans instrumentalisation au service d'une stratégie personnelle.
Franchement, ça nous change et ça fait du bien à l'action publique parce que moi, je crois que l'action publique sur ces sujets, elle a besoin de moins de mots, moins de blabla, moins de coups de menton et de plus d'actions. Il se déplace. Je lui fais deux demandes.
La première, des renforts de moyens policiers immédiats et dans la durée. J'obtiens ces deux moyens, plus de policiers immédiatement et des moyens d'investigation avec une antenne de l'haste créée à Nant. Donc l'office antistupéfiant.
Absolument. Mais je fais une autre proposition, je lui dis voilà monsieur le ministre dans ma ville on mène une expérimentation en lien avec la Mildk donc qui est la mission intermisséel de lutte contre les drogues et les addictions. On suit sur un quartier nanta une vingtaine de jeunes qu'on a identifié comme susceptible de basculer.
C'est une expérience qui a été menée à Breille he c'est ça au Bre. Tout à fait. Et je lui dis voilà je vous propose qu'on étende cette expérimentation sur deux autres quartiers de la ville.
Je fais le constat que j'ai une réponse positive sur les renforts de moyens policiers et je salue cette annonce et pas sur la prévention. C'est révélateur d'un logiciel de pensée où c'est comme si aujourd'hui en France vous deviez choisir. Soit vous vous battez sur le démantellement des narcotrafic soit vous vous battez sur la prévention avec les caricatures qui vont avec.
Je vais aller jusqu'au bout. Si vous êtes de droite vous battez sur le démantellement des narcotrafic et si vous êtes de gauche, vous battez sur la prévention. Ma gauche, je vais finir ma gauche à moi et celle des maires qui sont extrêmement mobilisées sur ces terrains, c'est de dire on a besoin des deux.
On a besoin de démanteler les trafics et d'avoir aucun angélisme sur ce sujet et on a besoin de changer d'échelle sur les questions de prévention. C'est intéressant cette expérimentation. Concrètement, comment on fait pour empêcher que les jeunes tombent dans le trafic ?
Ce qu'on sait, c'est que une partie de ces jeunes à un moment donné tombe dans le piège de l'argent facile. Enfin vraiment la question euh financière, elle est quand même au cœur de ces sujets. Est-ce que cette expérimentation est magique ?
Franchement euh je ne le sais pas. Magie, je n'y crois pas sur ces sujets. On l'a lancé, je pense que dans 6 à 10 mois, on aura des premiers résultats.
Comment ça marche ? l'ensemble des acteurs, c'est-à-dire des familles avec des parents, des éducateurs, des responsables de club de sport ensemble identifie des jeunes dont on sent qui sont dans cette zone grise au moment où entre arrêt d'aller à l'école, rupture familiale, il y a un certain nombre d'indicateurs qui font craindre cette bascule avec un suivi personnalisé. Mais je le redis, derrière, il y a des choix politiques.
Enfin, moi j'aimerais bien qu'on m'explique ce qui fait que alors que tout le monde dit il faut s'occuper de sécurité, on ose baisser de 6 millions le fond de prévention de la délinquence. Vous voyez bien qu'il y a un problème de cohérence. Et quand je dis que euh ça ne date pas d'aujourd'hui, moi je date ça, je vais vous dire de la responsabilité de Nicolas Sarkozi.
Quand Nicolas Sarkozi décide d'arrêter la police de proximité, c'est le début de la dégringolade d'un dépend qui permet à la République de tenir debout et il y a urgence à la remettre à l'endroit. Alors madame Rollande, d'un autre côté, euh si vous critiquez euh la la droite et Nicolas Sarkozy, la droite elle-même vous accuse de laxisme euh de deux pour deux raisons euh principales. Le fait que vous refusiez toujours d'armer la police municipale et que la vidéoprotection ne soit pas la hauteur des enjeux visiblement posés par le narcotrafic.
Ben, deux choses sur ce sujet. D'abord à Nant, les policiers sont armés de pistolets à impulsion électrique. Sur les caméras de vidéo protection, c'est inexact puisque quand j'ai été lumère, il y avait zéro caméra à Nantes.
Il y a aujourd'hui quasiment 500. Mais sincèrement, je je pense que façon, il me semblait que c'était moins que ça. 500.
Mais par contre, il y en avait pas. Il y a 12 caméras qui vont être installées à Portbyer. De ce que j'ai cru lire.
Euh, est-ce que ça n'arrive pas trop tard après le drame qu'on a vécu ? Il y a euh sur l'ensemble de la ville un travail qui est mené plutôt en bonne intelligence d'ailleurs police municipale, police nationale sur l'ensemble des maillons euh de la chaîne. Mais vous voyez bien que le sujet il va au-delà.
Je vous donne un sujet. Je me permets simplement sur l'armement. Vous restez vous restez ferme là-dessus.
Il n'y aura pas d'armement de la police électrique àant. Mais pourquoi pas d'armes létal face au narcotrafic développent dans votre ville ? Mais vous voyez bien, il y a ce débat et je le respecte et je l'attends.
Vous voyez bien que démanteler narcotrafic, le sujet d'aujourd'hui, ce n'est pas celui-là. Le sujet d'aujourd'hui, c'est comment on démantelle les réseaux. Je vous prends un sujet concret pour le coup.
Dant est une ville portuaire échangée avec l'ensemble des mères en France ou en Europe qui sont dans une ville porte. Et ils vous diront pourquoi cette questionlà dans le travail en amont pour stopper démanteler un certain nombre de réseaux et déterminant en 2023 avec une cinquantaine de mères de toute sensibilité politique he puisque ça allait de Christian Estros à Martin Aubri, je lançais l'appel des maires pour un plan national et européen contre le narcotrafic dans cet appel on disait notamment que sur la question des douanes sur la question des ports il y avait des choses à regarder. Nous avons besoin c'est un point d'entrée pour la drogue.
L'ensemble des questions portuaires naer qui qui a accepté l'armement de la police municipale. Absolument majeur sur ce sujet. Absolument.
On vous repose une question quand même sur cet armement de la police municipale. Ne serait-ce que pour rassurer les habitants qui sont terrorisés par ces règlements de compte à répétition et et voilà ces jeunes qui qui sont morts sous les balles, pourquoi ne pas armer d'armes létales les policiers municipaux ? Mais je redis que ma position sur l'armement est connue.
Ce qu'il me disent les habitants et les habitants, c'est pas ça. Pardon. Ce qui me disent les habitantes et les habitants, c'est comment je fais pour que quand je sors de chez moi, il n'y ait pas un point de deal devant chez moi ?
Les habitantes et les habitants, il me disent "Comment ça se fait que quand un point d'al est connu et reconnu, on soit encore là les habitantes et les habitants et me disent "Comment c'est possible qu'en France un gamin de 15 ans se retrouve abattu par des gens qui arrivent." Donc je redis que sur le démantellement des réseaux, il y a eu des avancées que la question de l'investigation, la question du renseignement, la question de l'interministériel, c'est extrêmement important. On doit saisir davantage d'avoir et la présence policière, elle sera durable dans les dans les quartiers qui ont été touchés par les violences.
L'engagement du ministre, c'est que elle soit là sur un temps effectivement suffisamment long pour rassurer dans la durée. C'est effectivement l'engagement qu'il a pris. Joanna Roland, on va parler euh de l'élection présidentielle 202 et de la campagne qui commence à gauche.
Je rappelle que lors des dernières élections municipale, Johanna Roland pour euh gagner de nouveau la mairie Nant, vous avez fait le choix d'une alliance dans l'entre de tour avec la France insoumise dans cette campagne présidentielle pour que la gauche ait une chance d'aller au second tour, est-ce qu'il ne vaut pas est-ce qu'il ne vaut mieux pas s'allier avec Jean-Luc Mélenchon qui est en dynamique dans les sondages et quasiment aux portes du second tour ? Non, mais ce sujet il est réglé depuis longtemps. Jean-Luc Mélenchon est candidat euh seul, il l'a dit depuis euh le début euh et il ne sera pas euh le candidat d'une gauche rassemblée.
Donc la question est-ce que c'est pas le vote utile à gauche ? Question la question qui se pose, elle n'est pas là. Elle est est-ce que tous les autres [grognement] à gauche décident de rester chacun dans leur couloir et que donc la fin de l'histoire ce sera quoi ?
On la connaît déjà sur ce plateau, mais les Françaises et les Français la conna. S'il y a sep candidats gauche à l'élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxème tour. Les Français nous en voudront durablement et de mon point de vue, ils auront raison.
Et madame Roland, justement comme vous le dites et pour reprendre l'expression de de Jean-Luc Mélenchon, chez lui c'est carré, c'est l'avantage et chez vous, comme me disait un cadre, c'est patatoïde. Comment vous comptez résoudre et redonner un peu de la forme à ce mouvement de gauche non mélanchonniste ? D'abord, il y a une question de réflexion et de choix.
Est-ce qu'on croit que l'élection présidentielle va se gagner au centre ou est-ce qu'on croit que l'élection présidentielle peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes ? Moi, je fais partie de ceux qui croient que l'élection présidentielle peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes. La vérité c'est quoi ?
Je vais le dire de manière assez simple, c'est que aujourd'hui le peuple de gauche se désespère. Moi, j'entends quoi sur le terrain ? J'entends celles et ceux qui ne se préoccupent même pas de ce sujet parce que leur question, c'est le prix à la pompe et que de toute façon, ils considèrent que les dirigeants politiques nationaux sont tellement déconnectés de leur préoccupation quotidienne qu'ils ne les écoutent même plus.
Et on a ce peuple de gauche qui nous regarde et qui dit "Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ?" Donc, je dis ce matin sur ce plateau, je dis ce matin sur ce plateau que nous devons maintenant avant l'été sortir de l'enlisement. C'est ce que nous allons travailler au Parti socialiste puisque nous faisons aujourd'hui un certain nombre de propositions que nous allons mettre sur la table avec nos partenaires.
Pas pour nous-mêmes, pour les Françaises et les Français, pour les plus modestes, pour les classes moyennes, pour tous ceux qui n'entez un peu parce que vous vous on entend parler d'un premier choix le 9 juillet pour déterminer en fait la voie de la voie de passage et même de maintenant pas une primaire mais deux primaires. Expliquez-nous. Alors, je vais essayer de remettre les choses un peu dans l'ordre si vous voulez bien.
Moi, j'ai fait partie de ceux qui ont euh proposé une primaire et je continue de penser que c'est la meilleure option pour être en dynamique. Pourquoi ? Parce que Emmanuel Macron a exercé un pouvoir centralisé, vertical, isolé et je pense que la gauche dans la manière même dont elle travaille doit raconter un autre rapport à la démocratie, à l'exercice du pouvoir avec une démocratie partagée.
Donc je redis ici que oui, je continue de penser que une primaire serait ce qui nous mettrait collectivement en dynamique. un homme de gauche ou une femme de gauche, on ne peut pas avoir peur de l'expression des urnes et qu'aujourd'hui le peuple de gauche se désespère. Mais alors quel est le périmètre politique quel est le périmètre politique de cette primaire ?
Est-ce que c'est une primaire qui rassemble socialiste, écologiste, génération communiste un peu comme le défend Marine Tondelier François Ruffin ou Clémentine Notin ? Est-ce que c'est une grande primaire de la gauche que vous souhaitez ? Bien sûr, moi j'ai travaillé avec François Ruffin, Marine Tondelier dans ce qu'on a appelé la primaire bagneu.
J'ai été une des socialistes à l'avant-poste sur ce sujet. Mais c'est quoi le constat que je fais aujourd'hui ? Le constat que je fais aujourd'hui, c'est que la primaire de Bagneu, tel que nous l'avons imaginé collectivement, elle n'arrive pas à rassembler aujourd'hui les uns et les autres puisque notamment, vous l'avez dit, Raphaël Gluxman la refuse.
À partir de là, il y a deux options. Une partie des socialistes. À partir de là, il y a deux options.
Soit on renonce et chacun rerentre dans son couloir et on désespère les Français et on sera pas à la hauteur du moment historique et on perd. Je ne l'accepte pas. On ne peut pas faire ça à la France et aux Français.
Soit on se retrouve les manches, on fait preuve d'un peu bonne volonté, on envoie balader les égos et on dit qu'on propose un chemin qui doit forcément être un chemin de départage démocratique puisqu'il y a eu en gros deux idées, deux familles d'idé mises sur la table. Celle qui disait quatre hommes sages dans un bureau qui se mettent d'accord pour trouver une solution. Je pense que ce modèle-là, ça c'est le concl euh qui qui a été proposé par la crois.
Les partenaires n'en voudront pas et je crois qu'ils n'offrent pas la possibilité au peuple de gauche de s'exprimer. Soit on cherche un chemin de départage démocratique. On a encore quelques jours pour trouver une formule de compromis qui permet de sortir par le haut.
En ce qui concerne les socialistes, nous prendrons nos responsabilités puisque au plus tard, je vous l'annonce sur ce plateau, au plus tard, le 9 juillet, les militantes et les militants voteront sur la stratégie. C'est essentiel, il faut mettre fin au supplicois. Quelles sont leurs options.
Oui, voilà. une primaire au sein au sein du PS ou un conseil des stages. Nous av nous avons encore quelques jours pour y travailler.
Notre objectif, c'est d'arriver à une solution qui rassemble tout le monde, qui rassemble tous les socialistes et qui rassemble la gauche et les écologistes. C'est ce à quoi nous travaillons ces derniers jours, encore ces dernières heures, encore hier soir, Marine Tondelier au téléphone ce matin en arrivant. Nous avons des échanges avec Raphaël Luxman. ces échanges sont permanents.
Soit on trouve une solution de compromis qui est la sortie de crise par le haut, soit nous en trouvons pas et il y aura plusieurs options soumises au vote primaire interne. Voilà, vous pouvez nous confirmer, il y aura parmi les propositions faites le 9 juillet l'idée d'une primaire interne du PS qui errait jusqu'à Raphaël Gluxman. Je vous confirme que parmi les hypothèses de travail qui sont aujourd'hui mises sur la table pour avancer et sortir par le haut de cette situation, oui, il y a une hypothèse dans laquelle fin septembre les socialistes choisissent leurs candidats et fin octobre les choisir le peuple de gauche.
Et bien nous sommes aujourd'hui en discussion. Deux questions rapidement pour finir sur l'incarnation de cette gauche non mélanchonniste. Est-ce que vous êtes convaincu par ce début de campagne qui n'en est pas vraiment un parce qu'il n'est pas officiellement déclaré de Raphael Glman ?
Moi, je crois que nous avons besoin de tous les talents pour pouvoir être au deuxème tour de l'élection présidentielle et je crois qu'il n'y aura pas de sauveur solitaire de la gauche. On va se dire les choses clairement. S'il y avait un candidat naturel de la gauche, j'ai dit que je ne croyais pas que l'élection présidentielle pouvait se gagner au centre.
Vous aurez compris que c'est une diversence stratégique majeure que j'assume avec François Hollande. Donc un retour de François Hollande par exemple, vous n'y croyez pas ? Non, je viens de dire que je viens de dire que ma ligne à moi ce n'est pas de penser qu'on peut gagner l'élection présidentielle au centre.
Je respecte cette ligne, elle existe, elle a une cohérence elle est importante dans le ce n'est simplement euh pas euh la mienne. Je crois qu'on a surtout besoin de remettre du fond dans cette élection. On a besoin de parler des sujets qui préoccupent les gens.
Moi, les gens, ils me parlent de quoi sur le terrain ? Pouvoir d'achat, logement, sécurité, accès à la santé. C'est ça qui est produit.
Donc à un moment donné, c'est quand même la capacité de la gauche à être audible, à mener la bataille des idées dans un moment où la concentration médiatique et l'empire boloré fait que la gauche ferait bien d'arrêter son cirque et ce spectacle désolant. Si elle veut un peu être à la hauteur des enjeux, c'est à quoi nous travaillons à plusieurs de bonnes volontés pour sortir de cette situation. Et on va parler du fond dans quelques minutes dans cette émission puisque nous débattrons de l'adaptation des territoires au réchauffement climatique.
Johanna Rolland