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Débatyoutube.com· 29 mars 2023 44 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

Que s'est-il passé dans ce gouvernement pour mentir à répétition ? - MC Garin sur LCP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Quelle est l'ampleur du mouvement aujourd'hui ?

  • 3:56OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement refuse toute médiation, est-ce suffisant ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    La médiation proposée par Laurent Berger est-elle une solution ?

  • 8:11OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous de cette 10e journée ?

  • 8:54OuverteRéponse directe

    La main tendue de Laurent Berger est-elle sincère ?

  • 10:12OuverteRéponse directe

    Faut-il continuer le mouvement malgré les risques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16non_speechFait
    « la CGT reconnaît que le nombre de manifestants est en baisse par rapport à la semaine dernière »
  • 6:42Michel BogatChiffre
    « nos calculs font plus de 2 millions 2 millions 250 000 à peu près manifestants dans toute la France »
  • 7:27Michel BogatChiffre
    « la majorité des Français 94% des salariés et une grande majorité de Français plus de 70 % sont contre cette réforme »
  • 8:11Salomé SakhoFait
    « en 2010 pour imposer sa réforme des retraites Nicolas Sarkozy avait affronté 14 journées de mobilisation »
  • 8:54Michel BogatFait
    « le seul totem qu'on est c'est l'équilibre de notre système de retraite parce qu'on ne veut pas que dans 10 ans ou dans 15 ans on vienne nous dire mais qu'est-ce que vous avez fait sous le second quinquennat Macron à tel point qu'on est aujourd'hui incapable de verser les pensions de gens qui ont travaillé toute leur vie »
  • 9:35Marie-Charlotte GarinFait
    « il n'y a pas de plan B il n'y a pas d'alternative à ce projet de réforme »
  • 10:50Marie-Charlotte GarinFait
    « on a une intercendicale inédite on a des mobilisations inédites on a des gens pour qui ça coûte très très cher aujourd'hui de faire grève »
  • 12:09Marie-Charlotte GarinFait
    « à la base à l'origine c'était 65 dans le projet de réforme du gouvernement on est passé de 64 à 65 à 64 ans »
  • 14:06non_speechChiffre
    « 400 000 jeunes mobilisés dans toute la France »
  • 17:09Salomé SakhoFait
    « l'État a été condamné deux fois pour une action climatique le conseil pour climat juste insuffisantes »
  • 18:24Mathieu LefèvreFait
    « aujourd'hui on est quasiment au plein emploi »
  • 20:15Marie-Charlotte GarinFait
    « le gouvernement aurait été battu un article voilà notamment c'est bien là et donc il a choisi le 49-3 »
  • 21:45Michel BogatChiffre
    « si vous augmentez l'emploi des seniors de 10 points c'est 50 milliards »
  • 23:13Marie-Charlotte GarinFait
    « tout le monde parle de la mobilisation des jeunes très bien mais elle a été largement instrumentalisée »
  • 23:56Salomé SakhoFait
    « 17000 amendements de la France insoumise n'était pas un déni de démocratie »
  • 25:24Salomé SakhoFait
    « le ministre d'armanin il a menti à nouveau je prends l'exemple de Sainte-Souline sur qui aurait pas eu d'armes de guerre qui aurait été utilisées »
  • 26:45Marie-Charlotte GarinFait
    « quand une élue de la République va dans une manifestation interdite c'est une brèche dans l'État de droit »
  • 30:21Michel BogazFait
    « bien souvent ce qu'on appelle les Black Blocs ne sont pas forcément des ressortissants français qui viennent un peu dépays étrangers pour caisse »
  • 31:06Michel BogazFait
    « on souhaite nous c'est qu'on mette de côté les 64 ans et l'accélération de la loi Touraine et que on regarde les questions d'emplois »
  • 34:30Salomé SakhoChiffre
    « le taux d'emploi précaire des 15 24 ans est passé de 17,3% à 52,6 % entre 1982 et aujourd'hui »
  • 37:18Salomé SakhoFait
    « le marché de l'emploi aujourd'hui est extrêmement tendu pour les jeunes »
  • 39:45Salomé SakhoFait
    « j'ai constaté un certain pessimisme très profond chez les jeunes »
  • 40:19Salomé SakhoFait
    « Emmanuel Macron l'avait reconnu cette phrase c'est dur d'avoir 20 ans en 2020 »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

bonsoir et bienvenue dans Ça vous regarde ce soir une journaliste engagée l'un des visages de la génération climat Salomé saké et notre grand témoin ce soir bonsoir et bienvenue dans cette émission que vous connaissez bien puisque vous y avez été chroniqueuse soit jeune et tais-toi c'est votre premier livre chez Payot manifeste contre le bashing antigène on a du temps on va en parler dans la deuxième partie mais on commence bien sûr ce soir avec les retraites 10e journée d'action malgré de fortes tensions dans les cortèges la flambée de violence redoutée n'a pas eu lieu dans le pays du moins à 7h 3 fait à retenir ce soir la médiation proposée par l'Inter syndical et refusé par le gouvernement et Gérald Darmanin et bien sonne la charge contre la gauche qu'il accuse d'être Antipolis on en parle dans notre grand débat dans un instant avec nos invités et puis à 20h15 les parties pris de nos affranchis et puis Bourbon Express bien sûr l'histoire du jour à l'Assemblée vous me suivez Salomé Sakho voilà pour le menu c'est parti

1:02
Non speech

[Musique]

1:11
Locuteur

inflexible malgré cette nouvelle journée d'action encore assez suivie on va voir les chiffres dans un instant suivi notamment par les jeunes le mouvement émaillé de tension en fin de cortège on va y revenir le gouvernement qui dit non au syndicat ni médiation ni suspension de la réforme tenir et durcir le ton notamment contre la gauche est-ce que ça peut suffire bonsoir Mathieu Lefèvre et merci d'être là vous êtes député renaissance du Val-de-Marne bonsoir Marie-Christine Daloz ravi de vous accueillir député les républicains du Jura je précise que vous n'avez pas voté la censure du gouvernement bonsoir Marie charlotte-garin bonsoir bienvenue dans cette émission députée europécologie les Verts du Rhône enfin bonsoir Michel Boga bienvenue vous êtes le monsieur retraite de Force Ouvrière secrétaire confédéral de FO vous quittez le cortège à l'instant pour rejoindre ce plateau Salomé saké évidemment votre regard sur ce mouvement nous intéresse notamment sur la mobilisation au très forte de la jeunesse on va y revenir avec un reportage un peu plus tard mais d'abord l'ampleur du mouvement les chiffres et les images le fil de la journée en deux secondes le chrono de Blacko pour démarrer bonsoir Stéphane blackowski bonsoir Myriam bonsoir vous êtes toutes et tous 450 000 à Paris selon la CGT 93000 sur la police et 700 000 dans toute la France selon mais le ministère de l'Intérieur exactement les chiffres de la dixième journée de mobilisation alors pour résumer on va dire que même la CGT reconnaît que le nombre de manifestants est en baisse par rapport à la semaine dernière bon faut pas en déduire qu'il y a un essoufflement pour autant du mouvement regardez c'est déjà arrivé sur les mobilisations précédentes que il y a une baisse de mobilisation et hop qu'elle reparte de plus belle lors du rassemblement suivant ce serait produit plusieurs fois donc on ne peut pas dire que il y a une démobilisation avec un mouvement régulier dans ce sens-là ce matin c'est pas du tout la question de la mobilisation qui préoccupait la presse regardez ce qui faisait la UNE notamment de la presse régionale Lille Lyon Nantes on s'inquiétait surtout des risques de débordement violent il y en a eu la semaine dernière ce weekend il y a eu un redoublement de violence au Méga bassine donc c'était vraiment l'inquiétude et bon c'est vrai que c'est quand même dommage notamment pour l'insert syndicale huit mobilisations qui se déroule quasiment 100 heures des records historiques de manifestants et aujourd'hui ben voilà on ne parle que des risques de violence alors pour résumer un petit peu graphiquement cette situation où est-ce que je fais comme graphique vous allez me dire ça c'est 1000 manifestants pour chaque point orange donc à Paris la préfecture prévoyait 100000 manifestants quelle est la place des casseurs là dessus 1000 donc voilà c'est ils sont ils représentent exactement ça les casseurs et pourtant tout se focalise autour de cette question des casseurs on a mobilisé 15000 policiers un record donc il s'agirait de faire baisser un petit peu la tension de trouver la voie de l'apaisement donc l'insert syndicale prend l'initiative ce matin et dit on a qu'à mettre de côté la question des 64 ans et puis discuter de ce nom le président voulait parler c'est à dire la fin des carrières longues la pénibilité voilà avancer sur ces sujets liés au travail mais on reparlera plus tard éventuellement évidemment des 64 ans alors réponse du gouvernement le problème c'est qu'ils ont un totem au gouvernement vous savez ce que c'est qu'un sinon la colère des dieux s'abat sur vous donc les 64 ans c'est le totem du gouvernement on veut bien discuter sans parler de façon de 4 ans sans médiateur et puis pas tout de suite on écoute le porte-parole du gouvernement d'abord on n'a pas forcément besoin de médiation pour se parler on peut se parler directement le président de la République il l'a dit il est prêt à recevoir l'interd syndical dès lors parce que nous respectons nos institutions que le Conseil constitutionnel se sera prononcé sur la conformité de notre texte de loi alors il faut se mettre à la place de Laurent Berger c'est toujours vexant quand vous tendez à la main à quelqu'un comme ça il refuse de l'apprendre c'est arrivé à Nicolas Sarkozy au sein de l'agriculture il avait réagi en disant casse-toi pauvre con heureusement Laurent Berger est beaucoup plus modéré on l'écoute ça va commencer à suffire les fins de non-recevoir à la discussion au dialogue il va falloir s'interroger sur qui ne veut pas le dialogue il suffit pas de dire partout on veut le dialogue mais on veut pas discuter par exemple des retraites c'est pas possible regardez ce qui se passe derrière nous comment vous voulez qu'on aille discuter si on peut pas parler des retraites dans cette période c'est là qu'on voit que Laurent Berger est un homme modéré combien d'autres aurait dit ça commence à bien faire non il dit ça va commencer à suffire donc voilà quelqu'un de modéré qui tend la main peut-être qu'il faudrait saisir cette main dans la majorité tout le monde n'est pas d'accord mais côté modem oui on dit quand même oui il faudrait peut-être la prendre cette main on écoute Philippe Gigi le dialogue social on ne peut pas les laisser de côté dans ce pays et nous nous disons avec beaucoup de détermination notamment avec le geste qui a été accompli encore ce matin par Laurent Berger demandant que on puisse remettre tout le monde autour de la table et nous l'appelons de nos vœux dans les meilleurs délais alors je vous laisse débattre juste je vous rappelle qu'en 2010 pour imposer sa réforme des retraites Nicolas Sarkozy avait affronté 14 journées de mobilisation est-ce que Emmanuel Macron compte battre ce record je ne sais pas ah très bien on la prend 14 peut-être que c'est l'objectif du gouvernement une fois n'est pas coutume je vais commencer avec vous Michel Bogat on va venir sur la main tendue de Laurent Berger la médiation mais déjà sur le bilan que vous tirez de cette dixième journée d'action 450 000 apparis selon la CGT c'était 800000 quand même jeudi dernier 93.000 selon la police dans la dans la capitale pas d'essoufflement non il y a pas des soufflement ça a été rappelé en fait en fonction des journées d'action il y a plus ou moins de personnes il y a plus ou moins de de grévistes aujourd'hui c'est encore une très très forte mobilisation nos calculs font plus de 2 millions 2 millions 250 000 à peu près manifestants dans toute la France et encore une très très forte mobilisation et compris dans les grèves parce qu'on sait que ça commence à coûter cher avec un peu moins de grévistes mais le principe de la manifestation c'est pas forcément c'est pas forcément la grève aujourd'hui ce qu'on veut faire entendre au gouvernement c'est que la majorité des Français 94% des salariés et une grande majorité de Français plus de 70 % sont contre cette réforme c'est pas très compliqué à entendre des manifesteurs des bénéfestations qu'on qui n'ont jamais été aussi nombreuses de tout temps et qui seront encore le 6 avril prochain à nouveau vous appelez tous unis à défiler jeudi prochain jeudi prochain encore une fois jusqu'à que le Président de la République parce que c'est quand même un peu lui qui ferme la porte je rappelle que quand on parle de ma tendu du président de la République la dernière fois qu'on lui a tendu la main on lui écrivant recevez nous il nous a dit il n'y a rien à voir elle est allé voir ailleurs et et nous continuons par le chef de l'État et donc mais il mais on est on atteint syndicale aujourd'hui enfin c'est pas une question de Force Ouvrière ou de CFDT ou de CGT nous sommes en inter syndicale la terre syndicale et historiquement la plus longue qu'on est connue aussi et donc à nouveau syndicat c'est vrai vous confirmez on verra mais en attendant l'interseical tient ceux qui avaient fait des paris sur scan tiennent pas si longtemps et bien elle tiendra je sais pas si Emmanuel Macron feu aura le record de 15 manifestations contre lui plutôt 14 à Nicolas Sarkozy en tout cas ce qu'on sait c'est que la politique qui est menée aujourd'hui elle n'est pas très différente qu'à l'époque de Nicolas Sarkozy l'Inter syndical va tenir et vous aussi c'est ça l'idée au risque d'un dérapage au risque d'un drame que tout le monde redoute totem j'entendais parler de totem le seul totem qu'on est c'est l'équilibre de notre système de retraite parce qu'on ne veut pas que dans 10 ans ou dans 15 ans on vienne nous dire mais qu'est-ce que vous avez fait sous le second quinquennat Macron à tel point qu'on est aujourd'hui incapable de verser les pensions de gens qui ont travaillé toute leur vie je me réjouis d'abord qu'aujourd'hui manifestement il y a eu moins de violence à l'occasion de se manifestations je pense qu'on peut tous je précise en ce moment même à la place de la Nation à Paris ne parlons pas trop vite en effet mais ce qu'il faut bien dire c'est que la main du Gouvernement et la majorité elle a toujours été tendu aux organisations syndicales la porte et là toujours été ouverte en revanche sur les 64 ans les 64 ans on en veut pas à aucun prix mais si on n'a pas cette mesure d'âge d'abord on n'aura pas les effets escomptés en matière d'emploi des seniors comme nous en sommes instruits par les réformes précédentes et deuxièmement ça voudrait dire qu'il faudrait accélérer très singulièrement la réforme Touran pour passer demain à 45 années de cotisation ce serait je crois profondément juste pour les gens qui ont commencé à travailler tardivement et également pour les personnes qui ont des carrières hachées donc on voit bien qu'il n'y a pas de plan B il n'y a pas d'alternative à ce projet de réforme si ce n'est peut-être pas du tout ce que disent les syndicats et notamment Laurent Berger on va pas refaire le match du fond de la réforme parce que je crois qu'on est dans un face à face assez dur aujourd'hui marie-charlotte-garin vous étiez dans le corps le cortège aujourd'hui on est quand même sur une ligne de crête on voit bien maintenant il y a un face à face entre la police et les casseurs vous vous avez le sentiment que continuer le mouvement ses responsable je crois que ça a été très bien rappelé tout à l'heure c'est que les casseurs se représentent une minorité que l'immense majorité des manifestations partout en France passent de manière très pacifique voire même de manière joyeuse donc ça il faut quand même le souligner aujourd'hui c'est la question de l'apaisement en fait qui est posée et dans l'état actuel on a un gouvernement qui gouverne un peu finalement seul contre tous dans le mépris aussi des corps intermédiaires qui tentent des mains et qui se voient essuyer des refus et c'est là où il y a un problème pourquoi s'entêter alors que on a une intercendicale inédite on a des mobilisations inédites on a des gens pour qui ça coûte très très cher aujourd'hui de faire grève enfin ça je tiendra rappeler quoi parce que c'est pas neutre de faire grève dans un contexte où l'inflation escalée ça a un coût et malgré ce coup alors que le gouvernement avait fait le pari de l'anesthésie des Français et des Françaises ils sont en rendez-vous et ils se mobilisent pour la dixième journée aujourd'hui alors on va rester un peu sur la manifestation et aller voir ce qui se passe dans les cortèges notamment dans la jeunesse Marie-Christine Daloz pour les républicains qui s'entêtent aujourd'hui qui sans tête je sais pas si on peut parler d'endettement ou pas d'endettement moi j'entends que la réforme elle a été adoptée malgré les conditions que l'on connaît il y a une adoption de la réforme aujourd'hui ce texte il est c'est au Conseil constitutionnel de se proposer de se prononcer je crois qu'il faut respecter nos institutions le Conseil constitutionnel va dire si le texte est conforme ou non à notre le juge de paix final pour vous aujourd'hui c'est la procédure actuelle on est dans cette procédure-là premièrement deuxièmement moi j'entends effectivement une main tendue très bien mais une main tendue sous condition c'est à dire on vient mais on exclut l'article 7 or sur les 64 ans de la réforme l'article 7 c'est effectivement les 64 ans le texte de la réforme telle qu'il a été transmis au Conseil constitutionnel il intègre bien l'article 7 et je rappelle qu'à la base à l'origine c'était 65 dans le projet de réforme du gouvernement on est passé de 64 à 65 à 64 ans je n'entends pas souvent dire ce élément-là mais il y a eu une année de gagner alors vous me direz il y a toujours deux ans de plus mais tout le monde rêverait de partir à la retraite à 55 ans de pouvoir financer mais est-ce qu'on la vraie question à se poser aujourd'hui est-ce qu'on veut préserver et garder un système par répartition quand je vous entends j'ai l'impression d'entendre un député Renaissance vous seriez prête vous à participer à cette élargissement c'est la mission du de la première ministre non moi je n'ai pas été élu sur le programme d'Emmanuel Macron c'est très clair je ne je ne renierai jamais mes origines politiques et moi constance politique qui aurait publié participé au gouvernement non non voilà exactement c'est non par contre que sur des textes aussi comment dire fort et important pour l'avenir de notre pays on puisse effectivement négocier discuter et se dire qu'en responsabilité on va le voter c'est exactement ce que j'ai fait sur la réforme des retraites on va parler de cette main tendue je sens que vous avez vraiment envie de savoir si il faut la saisir cette médiation ou pas mais restons je vous l'avais dit dans le cortège 400 000 jeunes mobilisés dans toute la France ce sont les chiffres de l'UNEF c'est très marquant de voir le nombre de d'université de lycée des dizaines bloquées dans le pays Clément Perot et Arnaud Paillard ont rencontré ces jeunes reportages

13:47
Non speech

[Musique]

13:49
Locuteur

c'est une tendance très significative à Paris aujourd'hui il pesait près d'un tiers des manifestants les jeunes étudiants lycéens et sont devenus incontournables dans les cortèges sont bloqués

14:04
Non speech

[Musique]

14:06
Locuteur

collège ouais la jeunesse est mobilisée la jeunesse c'est dans la rue pour dire non au gouvernement pour dire NON la réforme de retraite mais aussi pour dire non à l'écrasement de la démocratie qu'on aura de subir et à révolution permanente et dans les vagues depuis quelques semaines on bonjour le général massive en fait l'impression que que depuis le 49-3 en fait il y a une vraie colère en fait qui s'exprime et un peu exceptionnel il y a toutes les facs qui étaient un peu considérées comme apolitique qui s'engage par exemple avec le blocus de d'offine non je suis lycéen tu Val d'Oise la banlieue et je veux venir m'exprimer au nom du peuple pour ceux qui le peuvent pas c'est le sujet qui met le plus parler en ce moment comme partout en France je pense on a quand même un lycée qui est plutôt mobilisé donc c'est cool ça fait plaisir à voir

14:54
Non speech

[Applaudissements]

14:57
Locuteur

grève générale ça va péter anticapitaliste anti fasciste voilà les slogans scandés dans les mégaphones de cette jeunesse mobilisée une jeunesse qui assume une radicalité plus forte que les cortèges syndicaux

15:11
Non speech

[Musique]

15:14
Locuteur

isolées syndicales et faire que plus un mouvement qui soit dur et qui soit ferme et qui en fait mettama le la réforme et le gouvernement aujourd'hui le gouvernement il coûte pas c'est ce qu'on a envie c'est se faire entendre donc j'imagine qu'au bout d'un moment oui ça peut durcir ça peut devenir de plus en plus violent potentiellement des deux côtés moi je pense que si le gouvernement ne veut pas entendre pacifiquement ça va commencer à devenir violent et manifeste on est calme et tout mais en fait c'est un moment

15:48
Non speech

[Musique]

15:52
Locuteur

alors que les chiffres de participation aux manifs sont en baisse par rapport à la semaine dernière la mobilisation des jeunelles ne faiblit pas elle représente un espoir pour le mouvement de survivre dans la durée alors Salomé saké cette fois-ci elle se tait pas la jeunesse elle se fait entendre elle veut se faire entendre et ça dépasse on voit le cadre des retraites comment vous comprenez ce qui se passe et quand on dit grève générale ça va péter Macron démission ses responsables ou pas pour vous je pense qu'il y a vraiment eu un basculement qui s'est opéré à partir de l'utilisation du 49-3 qui a été interprétée par beaucoup de jeunes comme un déni de démocratie et on le voit et ça a été montré par des sociologues comme Camille Pony par exemple les jeunes ont une sensibilité et une aspiration à la démocratie et alors évidemment il y a le contenu de la réforme des retraites les jeunes ont des proches aussi qui font peut-être bientôt partir à la retraite ils ont leurs parents ils ont leur entourage c'est dans presque 50 ans c'est aussi pour leur entourage ils sont évidemment sensibles au contenu de cette réforme mais là où il y a vraiment eu ce basculant c'est avec le 49-3 et ils le disent dans votre dans votre reportage c'est ces jeunes qui ont l'impression de ne pas être écoutés d'être méprisées par le gouvernement ça c'est quelque chose que j'ai vraiment retrouvé dans les différentes interviews que j'ai pu faire avec beaucoup de jeunes qui ont l'impression justement sacrifie leur futur et non pas du tout la sensation que cette réforme des retraites permettrait de préserver leur futur au contraire notamment par l'inaction climatique je rappelle que l'État a été condamné deux fois pour une action climatique le conseil pour climat juste insuffisantes non mais on le voit dans les dans les cortèges le climat est en train de faire son entrée dans les revendications et donc effectivement il y a une très grosse colère dans la jeunesse française qui pourra peut-être permettre de faire perdurer ce mouvement de contestation de la réforme vous connaissez la formule la jeunesse c'est comme le dentifrice c'est facile de la faire sortir c'est beaucoup plus difficile à faire entrer qu'est-ce que vous allez faire comment vous allez faire je crois qu'il faut dire assez jeune que cette réforme c'est pour eux que nous la faisons ils s'apprête à rentrer dans la vie active on entend peu ce discours mais s'apprête à rentrer dans la vie active si demain ils veulent avoir une pension à la hauteur de tout ce qui pourront cotiser tout au long de leur vie c'est grâce à cette réforme et je vous dire peut-être grâce à d'autres réformes que d'autres gouvernements responsables feront dans les années à venir et par ailleurs on est dans le dialogue de sourd aucun des jeunes de cet après-midi dans les cortèges ne vous entend là dessus et par ailleurs un autre message moi pendant des années ma génération m'a dit avoir un emploi c'est quelque chose d'extrêmement difficile c'était le chômage de masse aujourd'hui on est quasiment au plein emploi c'est une promesse qu'aucun autre gouvernement n'est pas revenu à tenir cette promesse là on la tient aussi pour la jeunesse on a parce que vraiment ce qu'on retrouve chez les jeunes c'est de dire ok on a peut-être des emplois mais ils sont extrêmement précaires le marché du travail est flexibilisé on n'arrive pas à atteindre les emplois qu'on désire on est sur des périodes de plus en plus longues avec des emplois de plus en plus difficiles et donc peut-être qu'il y a effectivement un accès à des emplois mais des emplois qui ne sont pas ceux auxquels aspire les jeunes qui sont tout simplement même un tenables parfois physiquement et psychologiquement la majeure partie des emplois sont des emplois en CDI ça n'est pas ce ne sont pas que des emplois précaires et par ailleurs rendez-vous compte votre que veut-il mieux être au chômage se trouver dans des situations de précarité jusqu'à ses 25 26 ans avant que de pouvoir accéder au RSA est-ce que c'est cela on préfère pour notre jeunesse moi je préfère que les jeunes ils aient une expérience plutôt que la solution proposée par l'extrême gauche qui est finalement une allocation universelle pour tous les jeunes voilà ce que nous propose les autres options politiques Marie-Charlotte Garin l'élu écologiste que vous êtes dehors d'extrême gauche mais c'est important parce que en gros les examens du Bac ça y est c'est fait il y a rien jusqu'en juin vous leur dites continuez jusqu'en juin mais moi je dis continuer jusqu'à ce que vous ayez le sentiment d'être entendu en fait c'est aussi simple que ça et dire que c'est une réforme qui est pour les jeunes en fait ça n'est pas juste parce qu'on nous propose une réforme qui a un rapport au travail qui est complètement à côté de la plaque quand on voit les aspirations des jeunes qui arrivent sur le marché du travail en fait les aspirations aujourd'hui c'est de travailler moins et c'est de travailler mieux et c'est absolument en fait cette réforme elle va rebours du sens de l'histoire et vraiment moi ce que j'entends j'intervenais hier dans un lycée j'ai des jeunes qui me disaient mais madame avec le 49-3 on a un problème de démocratie dans le pays non alors justement le mouvement il est en train de se décaler sur la question démocratique notamment avec la Genèse depuis le 49-3 vous leur dites quoi faut rester sur les retraites la question sociale ou hop on y va tous maintenant c'est le régime qu'il faut questionner la question alors la question principale là où appelle l'interseiale c'est bien la question des retraites ensuite effectivement le fait d'avoir utilisé le 49-3 provoque une certaine illisitimité morale et démocratique parce que il y a pas eu de vote à l'Assemblée nationale c'est ça qu'il faut constater parce que pourquoi il y a pas eu de vote à l'Assemblée nationale nous avons rencontré tous les groupes parlementaires on savait nous qui n'aurait pas de majorité pourquoi l'intersyndicale demandait le vote à l'Assemblée nationale parce que le gouvernement aurait été battu un article voilà notamment c'est bien là et donc il a choisi le 49-3 il a choisi une autre voie qui sont tout à fait légales qui sont constitutionnels avec vous mais nous en quelque sorte syndical en tout cas pour force ouverte on se dit que le 49-3 c'est déjà une victoire de l'intersyndicale parce que le gouver on a repoussé le gouvernement dans ces retranchements voilà c'est que il a les perdre et aujourd'hui ce qu'on dit à la jeunesse vous l'avez rappelé les examens sont passés voilà parce que ils étaient un peu en retrait quand même depuis le début du mouvement ils sont massivement ça fait deux ça fait que deux manifestations on les voit massivement et donc vous moi ce qu'on vient de leur dire effectivement votre avenir ce n'est pas de travailler plus longtemps parce que la différence c'est la différence de lecture je suis membre du conseil de l'orientation des retraites je suis membre du conseil de l'orientation de l'emploi des jeunes ça a été rappelé ce qu’on leur propose aujourd'hui c'est la précarité et les petits boulots moi j'ai les enfants et bien ils ont fait des études est-ce qu'on leur a proposé c'est d'abord des CDD avant de leur proposer un CDI et ça ça c'est une honte monsieur surtout ils ont pas on l'a surtout pas proposé aux entreprises on a surtout pas mis dans le texte comment contraindre les entreprises à conserver les salariés de plus de 50 ans parce qu'il est là le problème en plus l'article aujourd'hui 27 40 ans voilà et ça suffit pas pour avoir les 25 meilleures années déjà aujourd'hui et donc l'ensemble des salariés dans la précarité je trouve que tout cela est un peu excessif je vais jouer les pondérés premièrement on nous dit les examens sont passés oui les deux épreuves du bac nouvelle version sont passées mais faut pas oublier que les ceux qui passent leur baccalauréat cette année les lycéens qui sont en terminale vont avoir des épreuves de contrôle continu et qu'il y aura d'autres épreuves au mois de juin et le contrôle continu il va être sur des notes j'espère que les cours pourront avoir lieu parce qu'on va pas sacrifier le bac de tous nos lycéens de cette année de toutes les terminales simplement parce que il y a des jeunes qui bloquent et je voudrais juste rappeler que tout le monde parle de la mobilisation des jeunes très bien mais elle a été largement instrumentalisée mais largement instrumentalisé monsieur je me rappelle dans l'hémicycle monsieur Boyard qui appelait à la mobilisation de tous les jours mais c'était vraiment impressionnant la façon dont c'était traité dans l'hémicycle il y avait pas un député de la France insoumise qui n'appelait pas les jeunes à se mobiliser et pour terminer et pour terminer quand on nous parle de déni démocratie moi je suis j'entends ce terme-là de la rue mais il a été employé aussi par Charles de Courson à la tribune de l'Assemblée 17000 amendements de la France insoumise n'était pas un déni de démocratie pour qu'on nous n'arriv ions pas là une transition toute trouver la France insoumise cible très clairement maintenant du gouvernement de la majorité Renaissance et je l'entends également du côté d'une partie des républicains Gérald Darmanin cet après-midi dans les mystiques que s'est-il passé à gauche pour qu'on confondre casseurs et policiers pour qu'on n'est pas un mot dans une question d'actualité pour penser à tous ces policiers ces gendarmes qui sont blessés que s'est-il passé à gauche quand on a pas un mot quand on attaque des commissariats des tribunaux des préfectures des permanences de parlementaires que s'est-il passé à gauche pour qu'on confonde manifestation interdite et manifestation autorisées que s'est-il passé à gauche pour qu'on ne respecte plus l'uniforme de la République que s'est-il passé à gauche madame la député pour qu'on oublie à ce point Clémenceau Chevènement Cazeneuve Valls Mitterrand Badinter que s'est-il passé à gauche pour qu'on aisse des policiers que s'est-il passé à gauche pour faire alliance avec Monsieur Mélenchon qui les insultent qui les vomit et qui finalement fait honte à tous les électeurs de gauche Marie-Charlotte Garin finalement la nuit pêche Jean-Luc Mélenchon fait honte à vos électeurs je rappelle que la question est posée par votre groupe les écologistes j'ai envie de répondre mais qu'est-ce qui s'est passé dans ce gouvernement pour qu'on fragilise à ce point la parole politique et qu'on monte à répétition sur ce texte la colère elle vient de là aussi il y a une mensonge des 1200 euros c'est toutes les questions qu'on a posé dans les muscles auxquelles on n'a pas eu de réponse le ministre d'armanin il a menti à nouveau je prends l'exemple de Sainte-Souline sur qui aurait pas eu d'armes de guerre qui aurait été utilisées etc il y a tous les observateurs neutres qui qui contredisent la parole du gouvernement et je le dis avec un peu de gravité parce que moi ça me met profondément en colère en tant que jeune élu et en tant que jeune tout court parce qu'ils sont en train de créer justement une génération qui va nourrir une forme de défiance extrêmement forte envers nos institutions qui ne va plus vouloir aller voter qui va se dire pourquoi je vais aller voter parce que ça sert à rien et quand demain les extrêmes se retrouveront aux portes pour voir ce sont eux les responsables uniquement quand vous voyez des élus écharpe tricolores en bandoulière à Sens solide dans les Deux-Sèvres manifestation interdite dont on sait très bien que il y a un très très haut risque de débordements la radicalisation écologique ça existe depuis longtemps c'est leur place vraiment on ne peut pas enlever à des personnes qui ont porté des combats avant de porter les charpes de continuer à les porter après et la présence les élus elle a permis de sécuriser des personnes qui étaient blessées ce week-end on a des témoignages qui sont très marquants et qui sont très forts d'un cordon qui a été fait par les élus pour éviter justement que des personnes qui étaient blessées et donc pronostic vital a été engagé par la suite qu'elle ne soit pas plus exposée aux violents en réalité quand une élue de la République va dans une manifestation interdite c'est une brèche dans l'État de droit vous n'avez pas eu un mot pour condamner ces violences vous n'avez pas eu un mot pour ces policiers attaquer à coups de hache à coup de boule de pétanque qui ont reçu des pavés à la tête dans quel monde vivons-nous la France insoumise et laupes ils n'ont pas un mot en réalité pour conforter notre démocratie et dans le fond l'histérisation du débat politique dont vous vous rendez coupable elle finit toujours par déborder dans une violence verbale et dans une violence physique dans la rue je crois qu'il faut la condamner la condamner extrêmement fermement et je regrette que vous en soyez ce soir encore incapable il nous reste moins de 5 minutes je voudrais qu'on parle de cette main tendue un mot là-dessus Salomé sa clé rapidement oui simplement moi je voudrais dire que le gouvernement n'a pas eu un mot pour les personnes qui ont été victimes de violences policières et ça c'est ce que je vous montre aussi dans mon livre effectivement alors il y en a qui ne les GPN qui était ouverte mais en revanche on nous reprendrons jamais notre compléter de violence policière de violences policières systémique madame il y a en effet parfois des comportements tout à fait déviants qui sont évidemment scrutés et qui font l'objet dans lequel judiciaire et administrative mais parler de violence policière c'est jeter nos propres sur des femmes et des hommes qui servent la République toute la journée en tout cas c'est violence sont assez nombreuses pour qu'on le retrouve dans les statistiques pour qu'on le retrouve dans les études sociologiques que encore une fois j'ai essayé de montrer et de citer dans ce livre qui crée une rupture avec le rat des sanctions quand il y a eu des dérapages à la déontologie mais où maintenant le vrai constat qu'on est en train de faire aujourd'hui et c'est dramatique moi j'ai des petits enfants et quand je mes enfants sont grands donc j'ai des petits enfants aujourd'hui je n'ai pas envie de les voir vivre dans un monde où on a banalisé la violence parce que c'est ça le vrai sujet c'est qu'aujourd'hui on cautionne toute la violence possible et imaginables c'est venu et c'est vrai que ça a été rappelé un petit peu aujourd'hui j'en ai entendu parler Notre-Dame-des-Landes on est parti en terme de violence de Notre-Dame-des-Landes et depuis on déborde à chaque fois qu'il y a des manifestations avec des scènes de violence des scènes de guerre vous savez jeudi soir à Paris

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Locuteur

mais la réalité madame c'est que si vous aussi vous vous ne condamnez pas c'est que quel qu'elle soit toutes les dégradations d'où qu'elles viennent toutes les violences on va revenir et c'est important c'est le cœur de cette question des retraites sur la médiation Michel bogaz expliquez-nous précisément ce que propose l'Inter syndicale au gouvernement vous vous les suspendre la réforme des retraites pour nommer un ou deux médiateurs et commencé à discuter des autres sujets c'est ça l'idée c'est que en fait comme alors t'es pas tout à fait parce que l'Internet syndicale c'est parce qu'elle va tout à fait dire mais bon renouer le dialogue oui il y a en fin de cortège des violences d'ailleurs je rappelle au passage que bien souvent ce qu'on appelle les Black Blocs ne sont pas forcément des ressortissants français qui viennent un peu dépays étrangers pour caisse et que les policiers madame monsieur répondre à des ordres c'est leur statut ils peuvent pas le refuser pour protéger donc et que donc un policier il respecte des ordres des ordres qui viennent d'un ministère voilà donc un policier lobby et on lui donne des ordres voilà et donc il faut quand même reconnaître que ils font leur travail et que pour notre part en tout cas à force ouvert on a et les violences des Black Blocs comme on condam éventuellement quelques dérapages des policiers et c'est très mignon suspension comme l'a dit Laurent Berger on a fait des propositions Olivier Véran a balayé deux nouveaux d'un revers de main cette médiation ce qui fait qu'on appelle de nouveau à une mobilisation jeudi prochain ce qu'on souhaite nous c'est qu'on mette de côté les 64 ans et l'accélération de la loi Touraine et que on regarde les questions d'emplois je l'ai déjà dit tout à l'heure si vous augmentez l'emploi des seniors de 10 points c'est 50 milliards quand vous mettez 50 milliards et c'était ça la solution même le modem vous demande de saisir cette main tendue de l'Inter syndicat et de Laurent Berger même le modem est pour la médiation Mathieu Lefebvre

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on est en train de se parler en revanche ce sur quoi en transitionnera jamais c'est l'équilibre de notre système de retraite et on peut pas se contenter monsieur de dire il faut plus de seigneurs au travail où il faut améliorer usure professionnelle pénibilité conditions de travail faire une pause dans cette réforme des retraites remettre les choses à l'endroit pourquoi ne pas le faire mais on parle pas beaucoup du fond de ce texte qui améliore singulièrement les conditions de travail des employés les conditions de prise en compte de la pénibilité personne n'en parle les hommes sont 6 milliards par an égalité salariale entre les femmes et les hommes c'est pas les pas appliquée par les entreprises que faites-vous pour que les entreprises appliquent la loi et donc face l'égalité entre les hommes et les femmes 6 milliards par an voilà vous avez terminé il suffit pas d'un claquement de doigts de dire on fait l'égalité salariale entre les hommes et les femmes ça nous fait pas comme ça le dos rond en attendant que ça se tasse vous jouez l'opinion on est là pour continuer à travailler au service des Français et d'ailleurs le Parlement continue à fonctionner avec des textes utiles pour les Français hier sur le permis qu'est-ce que vous faites pour sortir de la crise mais pour sortir de la crise on nous n'avons pas le monopole de la sortie de crise la sortie de crise elle appartient aussi au syndicat elle appartient aussi aux organisations politiques pour définir les voitures du travail du travail parlementaire ça s'appelle un face à face il est étendu il est figé on en sortira pas ce soir on va s'arrêter là merci beaucoup merci de me suivre ce feuilleton merci d'avoir participé à ce débat vous restez avec moi Salomé saké dans une dizaine de minutes elle est partie près de nos affranchis ce soir l'appel de Léa chamboncet la refondé de fond en combles la police à l'image du débat qui a lieu aux États-Unis après l'assassinat de George Floyd le regard de Vincent Hugues sur le nouvel épisode de chantage nucléaire de Vladimir Poutine et puis Bourbon Express retour ce soir avec Stéphanie et Pierre sur la bataille en Ariège entre pro et anti-ups pour la législative partielle mais d'abord on va parler donc un peu de vous Salomé saké et surtout de votre livre paresseux inculte individualiste c'est pour battre en brèche tous les clichés sur la jeunesse que vous avez pris la plume soit jeune et tais-toi chez Payot c'est le titre c'est aussi un slogan 68 on voit cela dans l'invitation de Maïté Frémont et on en parle ensemble juste après regardez si on vous invite Salomé saké c'est pour nous parler de la jeunesse 9 millions de Françaises et de Français âgés de 18 à 29 ans une génération à qui l'on dit selon vous trop souvent soit jeune et tais-toi titre clin d'oeil d'un slogan de Mai 68 pour nourrir cette enquête de 277 pages vous avez recueilli de nombreux témoignages de jeunes façon pour vous de répondre à ceux qui disent deux qu'ils sont narcissiques ou encore paresseux clichés qui colle à la peau du jeûne qui a souvent du mal à se faire entendre pas seulement celui d'aujourd'hui mais aussi celui d'hier j'aurai le temps une minute de m'énerver juste de m'énerver et de paraître pour un petit merdeux un petit jeune de petit la pagaille partout je préfère m'en aller tout de suite si j'avais su que je ne peux rien dire j'aurais dormi beaucoup plus tard je vous remerciement

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Locuteur

Salomé saké vous avez 27 ans vous êtes suivis Twitter par plus de 174 000 personnes vous êtes journaliste engagés dites-vous mais surtout pas militante nouveau visage médiatique le grand public vous découvre notamment chez nous sur LCP vous l'aurez compris protégé les océans c'est une question survie vous assumez une posture générationnelle sur des sujets comme la crise climatique ou encore économique soit jeunes et tais-toi et votre tout premier ouvrage et vous l'expliquez dès le début une séquence déclenche l'écriture de ce livre là je suis pas libre à cause de vous n'êtes pas libre

35:12
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35:14
Locuteur

le 25 mai dernier un homme d'une soixantaine d'années actionnaire de Total énergie insulte cette jeune militante pour le climat qui bloque l'entrée du groupe boomer versus jeune indignation que vous transformez en carburantistes se sont ceux qui s'engagent pour leur vieux écologistes vous savez moi j'ai connu des écologistes bien pluvieux que moi qui qui était extrêmement militants extrêmement engagé certains ont éclairé les générations présentement parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites depuis les années 60-7080 tout le monde l'oublie y compris en matière de tri etc et donc je pense que la réalité est beaucoup moins manichéenne que que ce que vous affirmez là alors une question ce soir Salomé saké comme le disait Pierre Bourdieu la jeunesse n'est-elle pas qu'un mot et l'âge une donnée socialement manipulable et manipulé réponse Salomé saké oui bien sûr que la jeunesse n'est qu'un mot après elle est quand même encadrée statistiquement parce que c'est quand même des enjeux différents auxquels font face les différentes tranches d'âge donc effectivement il faut mettre des chiffres à un certain moment et faire des choix moi dans mon livre j'ai choisi de parler des 18-29 ans mais bien sûr que c'est ouvert toutes les interprétations un peu lui faire un peu me dire ce qu'on veut elle pense aussi elle pense cela il faut prendre ça d'ailleurs je parle vraiment pas d'une jeunesse mais de déjeunesse et les sociologues font toujours très attention à dire des jeunesse et pas une jeunesse et effectivement à ne pas essayer de faire dire à une un corps indéfini tout et n'importe quoi quel cliché qui vous agace le plus sur la jeunesse je vous dis beaucoup paresseuse génération Y qui passaient 18 heures quitter le bureau c'est vraiment les accusations apparaissent qui reviennent beaucoup que moi j'ai beaucoup pu entendre aussi dans mon entourage et qui ne se retrouve pas du tout dans les chiffres en réalité aujourd'hui les jeunes veulent réellement travailler veulent construire aussi un avenir meilleur veulent participer à notre société à la construction aussi de notre de notre avenir collectif simplement effectivement peut-être qu'ils veulent le différemment en tout cas ils doivent le faire dans des conditions socio-économiques qui sont particulièrement difficiles un chiffre que j'ai pas eu le temps de donner tout à l'heure mais que je veux vraiment donner les soirs c'est que le taux d'emploi précaire des 15 24 ans est passé de 17,3% à 52,6 % entre 1982 et aujourd'hui et donc en fait le marché de l'emploi aujourd'hui est extrêmement tendu pour les jeunes et ce sont les premiers abonnés à des statuts qui n'existaient tout simplement pas dans les années 70 qui sont l'auto-entrepreneuriat l'intérim le CDD enfin il y a vraiment toute une multitude de statuts qui rendent l'entrée dans le marché sur le marché de l'emploi extrêmement difficile vous le montrez très bien d'ailleurs dans tout le livre c'est vraiment dur d'avoir 20 ans en 2023 et c'est plus dur qu'avant c'est plus dur socialement le chômage est plus important les emplois sont plus précaires les diplômes ne suffisent plus à décrocher un travail et la pauvreté est plus grande chez les jeunes est-ce que c'est la faute des boomers alors c'est je pense que c'est complètement inutile de chercher des coupables et je le précise à de nombreuses reprises je cherche pas à blâmer une classe d'âge au même titre que j'aime pas qu'on propose des clichés sur les jeunes je voudrais pas moi divulguer des clichés sur les plus âgés et je pense vraiment que ça sert à rien c'est plus une idée de comment est-ce qu'on construit la suite de manière indéniable les ce qu'on appelle les boomers enfin les baby boomers la génération d'après-guerre avec les trois épées progrès prospérité pleine emploi et paix les quatre P les quatre pe de l’historien Jean-François cyrinelli effectivement ont été utilisés pour qualifier une espèce de parenthèse dorée on peut pas culpabiliser les gens qui ont vécu ça d'en avoir profité ce qu'on essaie de dire c'est que ceux qui nous critiquent eux n'ont pas eu souvent à gérer les mêmes choses donc vous êtes d'accord pour dire que les aînés ont bien conscience des difficultés un monde extrêmement difficile pour leurs enfants votre truc il y a pas cette liste de conscience là je pense que évidemment il doit toujours y en avoir mais moi j'entends beaucoup dans mon entourage et surtout dans la bouche des jeunes que j'ai interrogé et qui était si nombreux à me mais merci d'écrire ce livre parce que je vais pouvoir l'offrir à mes parents l'offrir à mes grands-parents pour qu'enfin ils comprennent pour préciser on fait face vous avez interrogé des jeunes à partir de votre communauté de followers c'est ça l'idée au tout début mais après pas du tout je suis vraiment passée par je suis allée directement sur le terrain dans des endroits où j'ai pu trouver des jeunes notamment dans des établissements scolaires où je suis allée interroger des jeunes pour le complètement au hasard où j'ai essayé de passer par d'autres sources donc j'ai vraiment fait l'effort d'interroger des jeunes qui ne connaissaient pas mon travail qui n'avait pas du tout les mêmes idées politiques que moi il y a vraiment des jeunes d'une gauche plutôt radicale jusqu'à l'extrême droite en passant par des jeunes complètement apolitiques et au début vous leur demandiez enfin c'était l'idée quels sont vos rêves absolument vous avez un nom c'est à cette question c'est ça oui parce qu'en fait j'ai posé des questions extrêmement basiques aux jeunes c'était vraiment racontez-moi votre vie et d'ailleurs ils étaient très nombreux voire tous ont accepté en fait de me raconter qu'est-ce qu'il est préoccupé et donc dans les questions il y avait à quoi vous rêvez et très rapidement j'ai changé de question c'était plutôt est-ce que vous rêvez parce que j'ai constaté un certain pessimisme très profond chez les jeunes que j'ai retrouvé après dans les toutes les études de statistiques sociologiques qui sont menées où on a une augmentation du pessimisme ou les jeunes ont des difficultés profondes à se projeter dans l'avenir et à s'imaginer vivre dans 10 20 30 ans dans ce monde qui est de plus en plus sombre de plus en plus inquiétant et qui ne leur promet rien de vraiment bon pour l'avenir on va parler du dérèglement climatiques dans un instant c'est l'une des principales angoisses vis-à-vis de la vie Emmanuel Macron l'avait reconnu cette phrase c'est dur d'avoir 20 ans en 2020 il la prononçait pendant la pandémie vous trouvez qu'il a rien compris qu'il a rien fait pour les jeunes alors clairement il n'a pas fait le nécessaire et ça c'est pas moi qui le dis ce sont les différents économistes et sociologues qui aujourd'hui sont observateurs de ce qui se fait en termes de politique publique un euro dans les CROUS préservatifs je parle pas en monnaie politique économique je parle pas à mon ange donne vraiment je suis allée interviewer des économistes des sociologues qui trouvent que c'est totalement insuffisant et donc oui il y a eu un effort qui a été fait d'ailleurs qui a un certain coût je pense au plan jeune une solution je pense aujourd'hui au service national universel qui plutôt cher en termes de politique publique mais le service national universel pour moi est vraiment un exemple de politique inadapté de la jeunesse c'est à dire que ça coûte deux mois qu'ils sont en train de renoncer à la généralisation ça coûte 2 milliards d'euros et à côté de ça on a la moitié des fils alimentaires pour l'aide des Restos du cœur qui sont composés de moins de 26 ans c'est à dire qu'il y a des jeunes qui n'ont pas à manger aujourd'hui il y a des gens qui n'arrivent pas à se loger si vous allez demander aux jeunes c'est quoi votre problème aujourd'hui la plupart c'est la précarité l'accès en toi l'accès aux études et on leur propose une mesure enfin qui vaut extrêmement cher service national complètement décalé tu ne correspond pas à la réalité donc il y a eu des petites petites mesures comme le repas 1 euro qui sont arrivés souvent très tard en pleine pandémie et on a mis 8 mois à avoir vraiment des mesures qui soient mises en place par le gouvernement et qui sont totalement insuffisantes dernière chose qu'il faudrait faire tiens parce que c'est le constat il est implacable mais il y a beaucoup d'idées dans le débat un RSA jeune par exemple un revenu universel ça vous seriez favorable vous parlez beaucoup aussi de la jeunesse des politisée est-ce il faudrait faire le vote obligatoire c'est des pistes ou pas pour vous moi la première des pistes c'est d'écouter la jeunesse et c'est vraiment pour ça que j'ai écrit ce livre et c'est pour ça qu'il est vraiment à destination aussi quoi des plus âgés pour aider responsables politiques bien évidemment de se dire mais en fait les préoccupations première des jeunes c'est ça et clairement les politiques publiques aujourd'hui ne répondent pas à ses préoccupations là moi je suis pas économiste je ne suis pas une femme politique je veux pas dire la solution ce serait trop simple en revanche j'essaie de donner la parole à des spécialistes qui eux proposent des solutions donc effectivement il y a le RSA pour les moins de 25 ans 5 ans il y a des politiques de l'emploi il y a des réinjections notamment d'argent dans le système d'éducation nationale il y a plein de propositions qui aujourd'hui en tout cas ne sont pas écoutées mais vous êtes quand même optimiste sur les générations la guerre des générations n'aura pas lieu c'est une fausse guerre écrivez-vous d'ailleurs vous reprenez la phrase de Camille Étienne dans son documentaire pourquoi et en fait on ne peut pas se permettre d'avoir une guerre dégénération aujourd'hui c'est indispensable que les plus âgés nous nous écoutent et une forme d'empathie une empathie assez forte à l'égard des jeunes générations pour vouloir préserver leur futur et je parle d'urgence écologique et je donne encore une fois la parole à des scientifiques des personnes qui nous expliquent à quoi va ressembler le monde dans lequel on est en train de nous léguer aujourd'hui et clairement ça nous rend ça nous terrifie pour une grande partie des jeunes et on l'a vu dans le reportage d'ailleurs que vous avez fait tout à l'heure donc on a besoin que les plus âgés non seulement nous considèrent et ne nous blâme pas quand on essaie de s'engager mais en plus nous aide à leur échelle et vite parce qu'on ne peut pas attendre et on a besoin d'une mobilisation intergénérationnelle immédiate pour terminer est-ce que vous pensez que les démocraties sont les systèmes politiques les plus adaptés aux mesures radicales qu'il faut prendre pour le contre le réchauffement climatique Jean-Marc Jancovici par exemple qu'une dictature éclairée pour planifier à 50 ans serait plus utile moi je pense qu'on peut pas arriver à faire accepter des choses massivement sans démocratie et sans participation citoyenne et c'est pour ça encore une fois que j'écris ce genre de d'ouvrage c'est que j'espère que ça va passer demain en main et qu'on va réussir à construire collectivement et pas une personne en haut qui imposerait ça en tout cas et elles sont il est passé par les mains de la rédaction de la chaîne parlementaire soit jeune et toi séché Payot réponse à ceux qui critiquent la jeunesse premier bouquin et c'est une somme extrêmement documentée signée Salomé