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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 juillet 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéImmigration & asile

YOANN GILLET : « Les Français veulent l'alternance ! » (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Ça change quoi ?

  • 0:53RelanceRéponse partielle

    Comment vous expliquez que ça la booste, cette condamnation ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    Il va falloir peut-être arrêter de parler du ticket gagnant

  • 1:58RelanceRéponse partielle

    Mais lorsqu'il dit ne ressentir ni soulagement, ni déception, c'est vraiment faire le service minimum.

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Pour revenir à ce sondage, vous dites que les Français veulent l'alternance

  • 2:37RelanceRéponse partielle

    Vous pensez que ça ne sera pas un sujet pendant la campagne, qui va lui revenir comme un effet de boomerang ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueChiffre
    « c'est le troisième sondage qui donne Marine Le Pen gagnante dans tous les cas de figure. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Je crois que les Français veulent l'alternance, tout simplement. Ils veulent en finir avec Emmanuel Macron. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « les autres candidats, pour bon nombre, sont en fait des macronistes, qui ne s'assument plus trop, mais qui sont quand même des macronistes »
  • 1:25Invité politiquePromesse
    « le ticket gagnant que nous avons à leur offrir, avec Marine Le Pen, présidente de la République, et Jordan Bardella, premier ministre. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen est innocente des faits qui lui sont reprochés. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « savent pertinemment qu'elle est innocente, et que ce qui nous a été reproché, l'a aussi été, il y a quelque temps, à Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou »
  • 4:50InvitéChiffre
    « 7 Français sur 10 contestent cette affirmation. Ils pensent que, effectivement, l'innocence de Marine Le Pen n'est pas prouvée. »
  • 7:53InvitéFait
    « – On prendra acte de la condamnation, et comme l'a dit M. Montebourg avec ses mots, il n'a pas défendu Marine Le Pen, mais moi je vais le faire, elle s'expliquera devant les Français. »
  • 8:29Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen étant innocente des faits qui lui sont reprochés, nous sommes convaincus que la Cour de cassation lui donnera raison. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet44 %
  • Présentateur25 %
  • Invité17 %
  • Invité 210 %
  • Invité 33 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bernard Sananès disait il y a quelques secondes, ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois, Marine Le Pen va faire campagne, là, dans les mois qui viennent, en tant que favorite. Ça change quoi ?

0:12
Yoann Gillet

Écoutez, on est forcément flatté de la confiance des Français, mais nous savons aussi que rien n'est joué d'avance.

0:19
Présentateur

Soulagé aussi, que ce soit elle, non ?

0:21
Yoann Gillet

Non, mais nous avions évidemment une candidate naturelle qui était Marine Le Pen, et nous avions évidemment Jordan Bardella, qui aurait pu être candidat si Marine Le Pen avait été empêchée. En tout cas, nous accueillons positivement, évidemment, les sondages qui sortent depuis quelques jours, puisque c'est le troisième sondage qui donne Marine Le Pen gagnante dans tous les cas de figure. Et nous disons aussi aux Français, attention, il va falloir se mobiliser, parce que rien n'est joué d'avance. Notre plus grand ennemi, finalement, c'est l'abstention, donc nous appelons les Français à se mobiliser. Et je crois que le ticket gagnant...

0:53
Présentateur

Comment vous expliquez que ça la booste, cette condamnation ? Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête ?

0:58
Yoann Gillet

Je crois que les Français veulent l'alternance, tout simplement. Ils veulent en finir avec Emmanuel Macron. Ils savent pertinemment que les autres candidats, pour bon nombre, sont en fait des macronistes, qui ne s'assument plus trop, mais qui sont quand même des macronistes, et qui ont un bilan derrière eux, que ce soit M. Rotaillot, qui a été quand même ministre d'un gouvernement sous Emmanuel Macron, M. Philippe, M. Attal. Et je crois que les Français aussi accueillent de manière très positive, et ils ont raison, le ticket gagnant que nous avons à leur offrir, avec Marine Le Pen, présidente de la République, et Jordan Bardella, premier ministre.

1:30
Présentateur

Oui, alors bon, il va falloir peut-être arrêter de parler du ticket gagnant, parce qu'on a vu quand même la mine de Jordan Bardella ces derniers jours. On sent quand même que la décision n'a pas été facile à digérer.

1:39
Yoann Gillet

Non, alors là, c'est du fantasme de la part des journalistes et des observateurs. Vous savez, moi j'étais avec eux lors du premier déplacement à la Flèche dans la Sarthe, et Jordan Bardella a totalement réaffirmé son soutien à Marine Le Pen, et a dit qu'il était heureux que Marine Le Pen porte les couleurs de notre mouvement politique.

1:58
Présentateur

Mais lorsqu'il dit ne ressentir ni soulagement, ni déception, c'est vraiment faire le service minimum. Vous pourriez dire la même chose, vous ?

2:05
Yoann Gillet

Non, mais Jordan Bardella sait pertinemment qu'il est, si Marine Le Pen est élue présidente de la République, le futur premier ministre de la France, et il s'inscrit dans cette démarche, et il sera, je le sais, le premier des militants à soutenir Marine Le Pen et être sur le terrain avec elle.

2:21
Présentateur

Pour revenir à ce sondage, vous dites que les Français veulent l'alternance, et c'est ce qui explique notamment ces chiffres. Ça veut dire que vous considérez que les Français s'en fichent complètement de ce dont nous avons parlé ces derniers jours, dernières semaines, de ce parcours judiciaire de Marine Le Pen ? Vous pensez que ça ne sera pas un sujet pendant la campagne, qui va lui revenir comme un effet de boomerang ?

2:43
Yoann Gillet

Nos adversaires vont évidemment en parler.

2:46
Présentateur

Non, je ne parle pas de vos adversaires, je parle des électeurs, des Français qu'elle va croiser sur le terrain.

2:50
Yoann Gillet

C'est important de remettre dans le contexte, parce que nos adversaires parlent de ça matin, midi et soir. Cela prouve d'ailleurs qu'ils n'ont pas grand-chose à proposer aux Français en réalité. Moi, je crois que les Français ont très bien compris la situation. Marine Le Pen est innocente des faits qui lui sont reprochés. Marine Le Pen va en cassation, et donc elle est présumée innocente,

3:10
Présentateur

elle est présumée innocente, mais quand même condamnée sur le fond à deux reprises.

3:15
Yoann Gillet

Oui, d'accord, mais la condamnation n'a plus lieu d'être, puisque, vous l'avez dit, elle est présumée innocente. Et nous prouverons cette innocence, et nous irons jusqu'au bout. Et je crois que les Français ont surtout soif d'alternance, veulent du changement, et savent que nous avons des solutions innovantes, et radicalement différentes de celles qui ont été mises en œuvre ces dernières années, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur l'immigration.

3:37
Présentateur

Et vous pensez que les Français, Yohann Gilly, se disent qu'elle est présumée innocente, ou qu'ils se disent surtout, en fait, même si elle est coupable, je voterai pour elle ?

3:44
Yoann Gillet

Non, je crois que les Français savent que Marine Le Pen est innocente. J'en suis intimement convaincu, et nous, sur le terrain, nous le voyons. Les Français sont nombreux, même ceux qui votent pour nous depuis peu, ou même ceux qui s'apprêtent à voter pour nous pour la première fois, savent pertinemment qu'elle est innocente, et que ce qui nous a été reproché, l'a aussi été, il y a quelque temps, à Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou, mais eux ont bénéficié d'un classement sans suite, alors que nous, nous n'avons pas bénéficié de ce même traitement de faveur. Donc les Français se posent légitimement des questions.

4:16
Présentateur

Est-ce que vous avez pu analyser ça, Bernard Sananès, le regard que portent les Français sur cette condamnation judiciaire ? On parle quand même d'une candidate qui, potentiellement, alors c'est peu probable, mais il y a une probabilité qui existe, pourrait faire la fin de campagne avec un bracelet électronique, voire être élue avec un bracelet électronique.

4:32
Invité

Ça n'existe pas.

4:32
Présentateur

C'est une probabilité mince, mais elle existe.

4:36
Invité

Non, elle n'existe pas. Quand on posait la question aux Français de réagir, non pas sur la décision de justice, mais sur les propos de Marine Le Pen, quand elle a été invitée aux 20 heures de TF1, pour dire justement qu'elle clamait son innocence, là-dessus, les chiffres sont sans appel. 7 Français sur 10 contestent cette affirmation. Ils pensent que, effectivement, l'innocence de Marine Le Pen n'est pas prouvée. Il y a un autre point, par contre, qui vient nuancer ce jugement. Vous parliez tout à l'heure de cette idée du ticket.

Cette idée, elle est assez populaire, notamment dans l'électorat du RN, qui croit que les relations entre les deux personnalités leaders de leur mouvement sont assez sincères. Et on l'a vu depuis plusieurs mois dans les enquêtes. De toute façon, cette idée était toujours un atout, parce que certains préféraient Marine Le Pen, d'autres Jordan-Barnella. Ils trouvaient que leur point fort et leur point faible, j'allais dire, s'équilibrait. Et ça, c'est quelque chose qui peut peser sur la campagne, et qui peut peut-être peser vis-à-vis d'autres candidats qui auraient la pression, dans un débat, de dire que le RN a dit qui serait le Premier ministre. Et vous, que feriez-vous si vous étiez élu ?

5:37
Présentateur

Et en même temps, c'est plutôt malin, effectivement, de mettre en avant ce ticket. Mais c'est aussi pour ça, du coup, qu'on en entend beaucoup parler du côté du Rassemblement national. Mais ce n'est pas du fantasme, Bruno Jeudy, de dire quand même qu'on a lu de la déception ces derniers jours sur le visage de Jordan-Barnella, notamment lors du premier déplacement de Marine Le Pen.

5:55
Invité

Oui, on l'a vu sur les images. Certains responsables et porte-parole même du Rassemblement national l'ont reconnu ici même. J'ai entendu lors de la ballette, j'étais en plateau avec elle, qui disait « mais c'est normal aussi, la politique c'est de l'ambition ». Et Jordan-Barnella s'est préparé au fond. Il s'est préparé, il le disait lui-même. Je me préparais de Premier ministre et c'est vrai que ces derniers mois, on a dû se mettre dans l'hypothèse de se préparer aussi à une candidature à la présidentielle. Là, c'est un peu logique. Maintenant, la caractéristique du Rassemblement national, c'est qu'une fois que Marine Le Pen a décidé, tout le monde s'aligne derrière, bon gré, mal gré.

Moi, je trouve que globalement, il y avait quelques différences de lignes, sans doute un petit peu plus de libéralisme, un peu plus de droite du côté de Jordan-Barnella. Mais pas tant que ça quand même. Il y avait aussi de la stratégie politique pour ratisser un peu plus large. Et c'était assez malin de la part du Rassemblement national.

6:46
Présentateur

Mais on a quand même vu que le premier déplacement de Marine Le Pen avait été un peu chahuté.

6:50
Invité

Ah oui, alors ça par contre, elle va vivre peut-être... Ça va pas être une campagne facile. D'abord, les antifas, souvent, ils sont quand même là un peu partout. Mais elle risque peut-être de vivre, par exemple, ce qu'a vécu François Fillon pendant sa campagne, la fin de sa campagne 2017. C'était assez compliqué, on va voir. De toute façon, cette affaire de justice risque d'être quand même un peu l'épée de Damoclès au-dessus de Marine Le Pen, au fur et à mesure qu'on va connaître des rebondissements, une QPC déposée, une QPC jugée par le Conseil constitutionnel.

On va avoir sans doute une période où plus on va se rapprocher du mois de décembre-janvier, puisque c'est là que la Cour de cassation pourrait examiner le pourvoi, si elle en a les moyens, parce qu'il faut qu'elle purge avant tout ce qui va être déposé par les avocats. Ça risque sans doute d'être un élément de la campagne.

7:37
Présentateur

Alors justement, sur l'éventualité que la Cour de cassation, parce qu'on va en parler, parce que ça va être quand même un des sujets des prochaines semaines, l'éventualité que la Cour de cassation n'annule pas le jugement de la Cour d'appel, je voudrais qu'on écoute la réponse de Jean-Philippe Tanguy, qui était l'invité hier de Paola Pruirari.

7:53
Invité

– On prendra acte de la condamnation, et comme l'a dit M. Montebourg avec ses mots, il n'a pas défendu Marine Le Pen, mais moi je vais le faire, elle s'expliquera devant les Français. Mais vous pouvez estimer qu'une décision de justice est injuste, sans remettre en cause la justice, c'est quand même pas la même chose.

8:12
Présentateur

– Si la décision de la Cour de cassation n'annule pas ce jugement, il dit qu'elle devra s'expliquer devant les Français, ça veut dire quoi exactement ? Et est-ce qu'au fond vous ne risquez pas, tous autant que vous êtes, de vous prendre les tapis dans cette histoire ?

8:25
Yoann Gillet

– Non mais on ne part pas sur ce principe-là, parce qu'encore une fois, Marine Le Pen étant innocente des faits qui lui sont reprochés, nous sommes convaincus que la Cour de cassation lui donnera raison. Mais après, personne n'a de boule de cristal, et chaque chose en son temps. Il est le temps maintenant de la campagne, et nous allons pouvoir dérouler notre programme, expliquer en quoi, avec Marine Le Pen à l'Elysée et Jordan Bardella à Matignon, nous pouvons concrètement changer les choses. C'est ça que veulent les Français.

Ils ne veulent pas partir dans des débats stériles sur des affaires judiciaires, dont on entend parler depuis un certain nombre d'années, et qui, à chaque fois d'ailleurs, nous sont ressortis à l'aube des élections. – Sous-titrage Société Radio-Canada