🟠 Iran, Venezuela, budget... Clémentine Autain invitée de France info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Sur l'Iran, faut-il intervenir ou laisser le régime écraser la révolte ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Trump pourrait-il libérer le peuple iranien malgré ses défauts ?
- 4:00OuverteRéponse directe
L'UE et la France doivent-elles agir militairement en Iran ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le Venezuela sans Maduro est-il une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Trump agit-il par prédation ou pour la démocratie au Venezuela ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il qualifier Maduro de dictateur malgré l'impérialisme américain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Clémentine AutainChiffre
« 80 % des électeurs du Nouveau Front populaire veulent l'union des gauches et des écologistes. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Clémentine Autin. Euh sur l'Iran, est-ce qu'on laisse euh le régime écraser aujourd'hui euh le mouvement de révolte dans le sang comme ça a l'air d'être le cas ? Où est-ce qu'on intervient ?
Est-ce que euh les États-Unis qui semblent étudier euh cette option, est-ce que vous dites bah pour une fois finalement le nouvel interventionnisme de Donald Trump, il pourrait avoir du bon. Vous m'avez vu venir mais c'est vrai qu'on peut se poser la question. Je ne suis pas d'accord avec l'idée que Donald Trump pourrait venir libérer le peuple iranien.
Il n'est pas un ami de la liberté, il en est un ennemi. Il agit comme puissance prédatrice, il a aussi des intérêts. Donc pour moi, l'intervention nécessaire, elle doit se situer dans le cadre des règles internationales et non pas sous l'égis qui se vivent comme les nouveaux gendarmes du monde.
La solidarité avec le peuple iranien, elle est indispensable aujourd'hui. Ce qui se passe est insupportable. Les chiffres je pense que que je vois diffusés ici sur vos antennes sont sans doute en dessous de la réalité.
Les ONG 648 personnes décédées mais mortes assassinées par le régime et un bilan sans doute beaucoup plus plus lourd. On le saura malheureusement dans les jours qui viennent. Oui, j'espère qu'on le saura et sans doute tardivement parce que les télécommunications euh sont rompes.
Donc, on a un régime qui par ailleurs ne veut pas que la réalité euh se sache, que les voies dissidentes puissent s'exprimer et que le monde du coup puisse voir ce qui se passe et savoir. Donc pour moi, il y a une responsabilité de l'Union européenne, de l'Europe, de la France de prendre des initiatives et la première pourrait être déjà d'aider en fait au rétablissement des télécommunications. Ça c'est indispensable et nous pouvons le faire et ne pas être simplement à répondre à comment dire à quelque part être sans arrêt passif devant les actions, les actes posés, les déclarations de Trump.
Mais on laisse les manifestants face à un régime qui leur tire dessus à à réel. Non, certainement pas. Certainement pas.
Et c'est pour ça que je vous dis que nous devons agir. Mais pour agir, il faut le faire dans le cadre du droit international. Or, Donald Trump, il l'a dit encore dans le New York Times ce weekend. il n'en a rien à faire des règles de droit.
Ce n'est pas son problème. Or, on ne défend pas la démocratie, on ne défend pas la liberté quand on bafou les règles du droit, de la démocratie et de la liberté. Donc si on veut soutenir et je le souhaite et nous le devons tous ces contestataires c'est révolté en Iran et c'est pas nouveau.
Vous savez que on on le sait qu'en Iran, il y a eu des mobilisations immenses contre contre le régime et à chaque fois la répression est inouie parce que les ML- là cette République islamique elle veut garder le pouvoir, elle veut imposer sa domination sur les corps sur les vies en fait des iraniennes en particulier et de l'anal pour terminer sur Donald Trump dont on comprend évidemment que vous ne souhaitez pas une intervention américaine militaire. Est-ce que pour autant sa manière de menacer, d'utiliser la force, au-delà, on vous a bien compris, de tout droit international, est-ce que ça tout de même aujourd'hui ne fait pas que ce mouvement de révolte cette fois-ci pourrait aboutir en Iran ? Ne fait pas que finalement le régime iranien répond peut-être différemment.
Est-ce que cette menace d'un Donald Trump aussi insupportable politiquement que cela puisse vous paraître peut-être plus efficace ? Qu'il y ait des sanctions, qu'il y ait des menaces à l'échelle internationale contre le régime des MOLA, c'est l'évidence qu'il faut en prendre. Est-ce que c'est immédiatement sur le terrain militaire ?
Je pense que avant l'ONU, l'Union européenne a tout un arsenal possible de de menaces et de sanctions. Pour l'instant, ça a pas trop marché he Et par ailleurs et par ailleurs, pour l'instant, ça n'a pas trop bien marché. Je suis d'accord mais est-ce qu'on l'a fait ?
Quelle initiative a pris l'Union européenne ? Est-ce que l'ONU est saisi aujourd'hui et prend des initiatives économique, il y a pas absolument rien qui est fait. Le multilatéralisme, vous savez, a été affaibli.
C'est c'est une c'est une réalité, je le regrette. Est-ce qu'on veut la loi du plus fort et la préation qui est le modèle de Trump ou est-ce qu'on veut le droit international, la coopération, la mise en copain ? sont deux visions du monde qui sont opposé, moi je suis du côté du droit et de de la liberté véritable.
Et donc si on veut soutenir le régime iranien, il faut le faire avec les règles du droit international. Quand on par exemple on a pris la sanction vis-à-vis de Benjamin Netaniaou pour dire que c'est un criminel de guerre, h c'est une sanction qui a des effets. Je dis pas que c'est ça a été immédiat et je ne dis pas certainement pas que nous avons suffisamment agi pour empêcher le génocide à Gaza.
Quelque chose a été fait mais mais l'ONU peut aujourd'hui prendre des décisions de cette nature et qualifier le régime des mols. Donc il faut agir, il faut soutenir ses révoltes et j'espère en effet que cette fois-ci nous allons réussir à en finir en Iran avec le régime des Mol. Le Venezuela sans Nicolas Madurau, est-ce que c'est une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens ?
La question c'est comment on peut là aussi faire vivre la démocratie ? Oui mais ma question la question que je vous pose c'est une bonne nouvelle. Oui, mais sauf que votre question, elle s'inscrit dans un cadre qui est le capre de la capture au mépris du droit international par Trump de Nicolas Maduro.
Donc dans ce cadre-là, ça ne peut pas fonctionner. Ça ne peut pas fonctionner. Vous pouvez dire c'est une bonne nouvelle pour les Vénézuuliens, mais je regrette la manière dont ça été.
Attends de voir. Non, j'attends de voir. Il y a pas Maduro.
Il va y avoir quoi derrière ? Quel Est-ce que vous est-ce que dans ce cadre de cette capture, vous pouvez garantir la souveraineté du peuple vénézuélien ? Vous le pensez sérieusement ?
Vous ne croyez pas ? Vous ne croyez pas qu'il y a des intentions prédatrices ? de la part de Trump et une volonté de Trump de diriger le Vénézuela.
Et vous pensez que c'est mieux que Maduro ? Non mais les de enfin il peut y avoir à la fois une volonté prédatrice néocolonialiste de Donald Trump et un soulagement par exemple pour les opposants Nicolas Maduro d'avoir une modification de du leadership de laquel parmi les opposants au régime de Nicolas Mazuros vous avez une partie qui veut la liberté la démocratie véritable et vous avez une partie qui en réalité est alignée sur la proposition politique de Donald Trump. Voilà.
Donc ceux qui se réjouissent aujourd'hui, ce sont euh d'abord ceux-là. Euh et il y a aussi une partie du peuple vénezuélien. Vous est-ce que par exemple il y a eu cette cette polémique ?
Est-ce que vous Nicolas Madura vous le qualifiez de dictateur ? Oui, bien sûr. C'est pas parce que on conteste euh l'impérialisme américain euh et notamment sous l'égie de de Donald Trump que l'on ne doit bégiller chercher ses mots pour qualifier le régime de Mat.
Il y a pas Mathil Panilde Pano de la France insoumise n'a pas voulu répondre à cette question. Est-ce que c'est une faute politique de sa part ? Je ne suis pas d'accord avec cette forme de campisme.
Vous savez c'était le campisme c'est c'est quand on est opposé à l'impérialisme et en l'occurrence à l'impérialisme des États-Unis et que du coup puisque les Américains de enfin les États-Unis de Donald Trump sont nos ennemis alors on estime que leurs ennemis sont nos amis et que si on qualifie le régime de Maduro pour ce qu'il est, c'est-à-dire un régime autoritaire, alors on ferait défaut au combat contre Donald Trump. Je ne crois pas. Moi, je pense qu'il faut être aligné sur les principes et encore une fois mon principe droit international, c'est la démocratie.
Et je vous assure que si on commence ici et je l'entends là dans vos questions sur le plateau à se dire que bon après tout, si c'est efficace, on s'est débarrassé de Maduro, on peut agir avec la loi du plus fort, et bien nous allons vers un monde où ce sera le jeu des puissances et où à la fin à la fin vous allez voir la catastrophe pour les pays du sud. Vous allez voir la catastrophe pour l'Europe. Ce n'est pas de ce monde dont je rêve.
Ce n'est pas celui que je propose et je pense que si nous ne tenons pas tête à ces façons de faire, c'est à la fin la guerre des identités à l'échelle mondiale et l'impérialisme avec aussi sa logique de guerre qui est qui avance. Et donc moi, je crois qu'il y a urgence à ce que l'Union européenne, l'Europe l'Union européenne, je ne sais pas si elle peut le faire, Van Derleyenne, c'est assise sur le canapé de Donald Trump au moment des droits de douane complètement sidéré et elle n'est pas sortie de cette sidération. Je pense que dans cette bascule du monde, l'Europe doit être à l'offensive pour proposer un autre ordre du monde.
Et cet ordre du monde, il doit être fondé sur la justice, le droit, les règles et sur la coopération et la mise en commun des ressources et des richesses. Vous voyez, c'est une toute autre logique que la prédation et que la loi du plus fort. Et si on se sort de ça, c'est-à-dire que si on n'est pas aligné sur ces principes et donc ce qui nous permet de qualifier le régime de Maduro, ce qui nous permet d'être très clair aussi sur le régime des MOLA et à chaque fois de savoir que ce qui nous porte c'est la démocratie, c'est la liberté véritable, c'est la justice, c'est le partage des richesses et de ressources.
Clémentine, on passe à l'actualité politique française. Marine Le Pen et sera demain de retour devant la justice dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN. C'est le procès en appel.
En première instance, elle avait été condamnée à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. Ça sera tout l'enjeu de savoir si cette peine est confirmée. La Cour d'appel de Paris a entre ses mains le destin d'une des principales responsables politiques de notre pays.
Est-ce que ce n'est pas trop ? Est-ce que ce n'est pas trop lourd comme responsabilité pour trois magistrats ? La responsabilité de la justice, c'est de lutter contre la corruption.
Donc, elle fait son travail. Elle doit pouvoir continuer à faire son travail, lutter contre la corruption en politique. Là aussi, vous entendez ces ces ces voix qui sont assez nombreuses he depuis la la condamnation en première instance de de Marine Le Pen.
Dire c'est pas à la justice, c'est pas au juges de dire qui doit pouvoir être candidat ou pas. La justice, elle juge des faits de corruption. C'est son travail.
Donc il y a des lois que nous avons d'ailleurs adopté qui euh euh sont claires. Il faut sortir de cette corruption. Il faut il faut que des condamnations puissent avoir lieu quand des faits sont reprochés étayés.
Moi, je ne suis pas magistrate, je n'ai pas d'avis euh personnel sur le dossier, mais je respecte le travail de la justice en la matière en particulier. En revanche, vous pouvez avoir un avis sur l'exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate d'une sanction avant que la personne condamnée soit allée au bout de la démarche judiciaire. C'est ce qui fait euh débat dans la classe politique et pas uniquement dans Non non mais pas uniquement dans les dans les soutiens de Marine Le Pen.
Il y a eu plusieurs voix qui se sont interrogées justement. Euh est-ce que vous pensez que euh dans le cas euh de Marine Le Pen qui pourrait donc être empêchée d'être elle-même présidente enfin d'être candidate à la présidence de la République, est-ce que cette exécution provisoire, elle ne pose pas question ou en tout cas elle fragilise justement la justice avec cette possibilité derrière des soutiens de Marine Le Pen de dire bah vous voyez c'est une décision politique et pas une décision. Écoutez moi, une décision de justice si elle est fondée, qu'on soit président de la République ou candidat à la prés présidence de la République, pour moi c'est pas un élément qui doit intervenir.
On juge en fonction des faits et du code pénal, c'est-à-dire ces faits sont étayés et comment ils sont punis. C'est le droit qui qui qui doit agir. Et si on ne respecte pas ça, je ne sais pas comment on peut faire une République toutes et tous ensemble. que c'est un un vrai un enjeu de fondement même du fait républicain parce que ça voudrait dire que la justice pour les politiques, elle est différente de la justice pour tout un chacun.
Et bien ça c'est pas possible. Oui, parce que l'exécution provisoire s'applique, il faut le préciser dans beaucoup d'autres d'ailleurs, ce sont les mêmes souvent vous aurez remarqué que ce sont souvent ceux qui demandent d'un durcissement incroyable, des peines, des doubles peines, des incarcérations immédiates. Ce sont les mêmes qui aujourd'hui vous disent "Ah mais pour Marine Le Pen, attention, ce serait incroyable qu'il a l'exécution provisoire." Donc je pense qu'il y a un deux poids de mesure que moi en tout cas je n'accepte pas.
Je pense qu'il faut être extrêmement euh prudent dans le rapport avec la justice et cohérent. Et donc pour moi, elle doit être encore une fois jugée sur les faits euh et euh avec euh je dirais l'armada du code pénal dont nous disposons. Si Marine Le Pen est empêché, c'est c'est Jordan Bardella qui sera le candidat du rassemblement national.
Il est encore plus populaire qu'elle. Est-ce que vous qui êtes une qui êtes une opposante, je vais aller au bout de ma question, si vous qui êtes une opposante au RA nationale, est-ce qui vous inquiète davantage finalement que Marine Le Pen ? Non, ce qui m'inquiète c'est c'est la vague internationale réactionnaire autoritaire.
Voilà, ça c'est un motif très fort d'inquiétude. C'est aussi le climat médiatico-politique dans lequel nous trouvons qui je trouve n'est pas à la hauteur de la gravité du moment. Et c'est aussi l'état de la gauche, je vous le dis franchement.
C'est-à-dire que je peux pas juste euh être inquiète de l'arrivée possible au pouvoir de l'extrême droite. Mon inquiétude, elle est est-ce que la gauche et les écologistes seront en état d'être au rendez-vous sérieusement à la hauteur de la responsabilité ? On parler, on va parler de la gauche dans un instant.
Mais d'abord, je voudrais vous entendre sur cet extrait de la conférence de presse de Jordin Bardella cet après-midi qui était interrogé sur sa compétence et son manque d'expérience. C'est un des reproches qui lui est fait. souvent écouter sa réponse.
Je pense que les Français jugeront très sévèrement, ce qui relève me concernant bien souvent d'un mépris de classe et d'un mépris social. Voyez, de la part de gens qui considèrent que parce qu'on n' pas fait les grandes écoles, on ne devrait pas pouvoir exercer des responsabilités ou être à la tête d'un gouvernement. Euh il y a beaucoup de Français dans notre pays qui n'ont pas fait l'ENAT et qui ont réussi.
Il est victime d'un mépris de classe Jordan Bardella d'une certaine manière. C'est c'est la manière qu'il a de se de se victimiser. Après, je ne je ne trouve pas que la critique fondée sur il va le niveau soit la meilleure critique à l'égard de d'un des leaders de l'extrême droite.
Je pense qu'il faut attaquer politiquement le projet du Rassemblement national qui conduirait à la guerre des identités. Vous savez le débat en 2027, il va être assez simple. Soit on continue dans cette maudite politique de l'offre, c'est-à-dire la fameuse politique qui sert euh les ultra riches et les grands groupes économiques à flot plein de budget public euh au mépris des services publics, au mépris euh de la protection sociale, de la sécurisation de nos vies.
Ça c'est la continuité. On continue d'aller dans le mur. On sait que jamais ça ne ruisselle, ça ne fonctionne pas et au contraire ça conduit même dans le rouge budgétaire. ou alors l'extrême droite avec son projet qui est euh celui du repli, celui de la guerre des identités, celui aussi qui au fond euh vous raconte queil est du côté du peuple mais qui euh dans ses actes concrets, c'est-à-dire dans ses votes, dans ses propositions euh est toujours pour garder les privilèges, maintenir les privilèges en place.
Ou alors ça vous fait 1 2 la trè voix qui est celle de l'émancipation, il faut qu'on l'entende. Elle elle vise à euh structurer les politiques publiques pour satisfaire nos besoins fondamentaux, pour sécuriser nos vies. J'allais vous dire, Clémentin je trouve que c'est intéressant que vous trouviez que euh l'attaque qui est faite contre Jordan Bardella euh sur son incompétence, sa jeunesse ne soit pas forcément la meilleure des attaques et que d'ailleurs sa réponse ce soit celle potentiellement d'un mépris social parce que la difficulté que vous allez avoir là dans la campagne à venir, est-ce que c'est pas aussi ce rapport de force qui s'est inversé ?
C'est-à-dire que pour beaucoup d'électeurs des classes populaires, leur rassemblement national, ils ont le sentiment qu'il est plus proche de leur vie, de de de ce qui ce qui voilà de ce qui traverse que la gauche. Est-ce que c'est pas là tout votre enjeu ? Et donc en effet cette cette réponse qui fait lui en méprise social, elle est elle est compliquée à prendre pour vous.
Il y a eu un il y a eu un inversement. Alors, il y a un inversement qui est qui est partiel parce que il y a quand même à gauche des responsables politiques, des propositions politiques qui sont extrêmement populaires. Oui, mais dans la perception.
Donc je je ne partage pas l'idée que tout toutes les catégories populaires ont basculé avec armes et bagages du côté de l'extrême droite. Maintenant, je ne voile pas la face, hein. Je vois bien que effectivement notamment dans le monde ouvrier, il y a une une sympathie grandissante à l'égard de l'extrême droite.
Donc c'est un défi pour nous. Bien sûr que c'est un défi et la proximité c'est c'est pas simplement d'avoir l'air sympathique ou euh euh je pense que c'est aussi lié à notre histoire quand en France la gauche ou en tout cas au nom de la gauche on a gouverné en améliorant pas les conditions de vie des classes populaires. Évidemment qu'ensuite ça crée du désamot.
Donc c'est aussi euh ce bilan que nous avons attiré de aussi cléin à votre division potentiellement vous en parliez là juste avant le rassemblement national que ce soit Marine Le Pen ou Jordane Bardella ils sont donnés à 35 % si en plus on rajoute leurs alliés ils vont vraiment très très haut vous on a l'impression que vous n'êtes nulle part vous n'avez ni candidat qui pourrait être un candidat qui vous unifie ni même une méthode commune pour le vous y travaillez vous y travaillez depuis des semaines et je ne suis pas la seule, une primaire des gauches et des écologistes. À bague en juillet dernier, vous avez Lucy Casté qui a proposé à toutes les forces du Nouveau Front populaire de venir construire cette Je sais mais sans Jean-Luc Mélenchon et sans Raphaël Gluxman donc c'est un peu compliqué. Oui, mais vous savez très bien que s'il y a et Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman alors nous donnons les clés du pays potentiellement à l'extrême droite.
Donc je vais pas me résigner devant cette situation mais me battre. me battre pour que on ait une solution émancipatrice dans ce moment de bascule et de gravité pour mon pays et pour le monde. Donc je je Vous croyez toujours à la primaire ?
Bien sûr, absolument. Je suis déterminée à ce qu'elle existe et je ne suis pas la seule et je ne suis d'autant plus pas la seule que toutes les enquêtes d'opinion montrent que environ 80 % des électeurs du Nouveau Front populaire veulent l'union des gauches et des écologistes. C'est toujours la même chose.
C'est un serpent de mer. à chaque fois, il y a cette volonté d'union et la difficulté d'organiser les primaires. À chaque fois, non, c'est pas les les configurations sont pas les mêmes à chaque étape, à chaque élection.
Là, je crois qu'aujourd'hui les conditions sont rassemblées pour sur le le fond politique comme on l'a vu avec le Nouveau Front Populaire mais avant aussi avec la NUPES, on a réussi les deux fois à faire un programme ensemble. On a réussi à présenter des candidatures aux législatives ensemble. Voilà. et bien ça serait quand même assez fort de café qu'on soit pas capable de le faire parce que c'est la présidentielle et qui a l'enjeu en effet de trouver une ou un candidat.
Et de ce point de vue-là, la primaire est la méthode qui peut nous permettre de se mettre d'accord. Une question sur les municipales Clémentin à 60 jours du du premier tour, elle s'annonce très ouverte notamment à Paris ville que vous connaissez bien aujourd'hui vous êtes en sain sa mais vous avez longtemps été adjointe à la à la jeunesse à à la à la mè de Paris. Voilà un mandat.
Bah, c'est pas mal quand même. Euh, Emmanuel Grégoire et Rachida Datis sont au au coude à coude. Euh, vous allez participer à cette campagne, soutenir Emmanuel Grégoard.
Je serai mercredi au meeting d'Emmanuel Grégoire pour soutenir cette liste dans laquelle d'ailleurs mes camarades de l'après sont présents parce que je crois au rassemblement à gauche et je ne veux pas que la ville de Paris mais comme Marseille comme tant de villes en France et bien il y ait une bascule du côté de la droite dur. Vous allez en parler à Soci Chikirou qui a dit qu'elle ne voulait pas de mère socialiste. Écoutez c'est c'est qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
C'est affligeant. Je veux dire, on est face à la possibilité que Paris bascule du côté de Rachi Dadati. Je pense que il faut garder raison et savoir quel sont les ennemis véritables dans cette séquence politique.
D'abord et deuxièmement partout, je le dis aussi pour les socialistes, je pense que le rassemblement de toutes les gauches et de tous les écologistes, si c'est pas possible au premier, que ce soit vrai au second, c'est une des clés de la victoire. Mais est-ce que on entend les mots très durs de Sopia Chikirou qui n'est pas n'importe qui au sein de la France insoumise ? On m'a pas échappé.
Oui, mais les téléspectateurs ont pas forcément toujours toutes les clés de compréhension. Donc, on parle pas juste d'une candidate comme ça lambda à Paris. Quand on entend la violence et la virulence de ces mots, est-ce que c'est encore possible de s'allier avec la France insoumise ?
On parle de Paris mais il y a des stratégies dans plein d'autres villes pour les municipales, dans la banlieu lyonnaise qui qui sont des des villes comme V envelin qui sont pas détenues par la France insoumise. La France insoumise veut y aller. Donc vous dites ce ne sont pas nos adversaires, ce n'est pas leur stratégie.
Ils se comportent par rapport à une partie de la gauche comme si vous étiez leurs adversaires. Oui, mais c'est un problème. Je pense que euh à gauche, il ne faut pas se considérer comme des adversaires et en particulier, j'insiste dans le moment assez tragique de bouleversement qui est le nôtre.
Quand on a cette vague internationale ultra autoritaire, ultra libertarienne comme on dit euh et réactionnaire, notre responsabilité c'est de nous unir à gauche et de le faire euh dans un état d'esprit de responsabilité et de construction, pas de tout détruire, de tout atomiser. Qu'est-ce que c'est à la fin ? être le plus grand du cimetière, être devant le reste alors que ce sera un carnage.
Et bien moi je ne veux pas de ce carnage. Et c'est pourquoi j'appelle les gauches et les écologistes à se rassembler, à faire preuve d'esprit de responsabilité dans ce moment grave que nous traversons. Clémentin vous voterez mercredi la motion de censure de la contre le mercure.
Je voterai la motion de censure. Nous allons avoir une discussion de groupe demain. Je l'ai toujours voté.
Je pense que ce gouvernement n'est pas légitime parce que il a été battu aux élections législatives sèchement parce que les idées mises en œuvre et je parlais tout à l'heure de la politique de l'offre et bien cette politique elle est rejetée par la majorité des Français. Je la voterai aussi parce que j'estime qu'Emmanuel Macron et le camp présidentiel nous ont humilié, affaibli dans la séquence internationale vraiment. Donc je suis très en colère de l'attitude de la France comme de l'Union européenne dans ce moment face à Trump, face aux impérialismes.
Et donc c'est un motif pour moi de sanction. Et sur le Mercosour, si je me félicite que infiné la France s'est voté contre, la bataille n'a pas été menée. Elle n'a pas été menée.
Et donc là aussi sur la scène européenne, on s'est affaibli. Et c'est une raison pour faire tomber le gouvernement. Ça fait beaucoup de raisons d'être en colère contre ce gouvernement.
Oui et le budget, on en a parlé tout à l'heure, est un motif supplémentaire. C'est un budget qui ne tire pas les leçons des échecs passés.
Clémentine Autain