Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Classique-LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse directe
Les Français s'abstiennent à cause des sondages et des médias qui font le second tour avant le premier ?
- 1:28RelanceRéponse partielle
Vous faites du Front National la seule alternative de changement ?
- 2:29RelanceRéponse partielle
Vous êtes partisans de la sortie de l'euro, contre l'UE et l'immigration, c'est le programme du Front National ?
- 4:30RelanceÉludée
Pourquoi parler du programme du Front National ?
- 6:40OuverteRéponse directe
Parlons sécurité.
- 9:05OuverteRéponse directe
Un mot sur l'Île-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueChiffre
« Au plan national, Debout la France est crédité selon les régions de 2 à 4 %, sauf en Ile-de-France où vous êtes légèrement au-dessus de 5, 5 à 6 %. »
- 1:50PrésentateurFait
« soit vous continuez avec des incapables qui ont ruiné la France depuis 20 ans, gauche-droite, corrompue pour beaucoup »
- 2:49PrésentateurChiffre
« je vous rappelle qu'ils ont voté à 55% contre la Constitution Européenne »
- 6:47Invité politiqueChiffre
« L'état d'urgence, 2000 perquisitions depuis 15 jours, 3 semaines »
- 7:23PrésentateurFait
« Les djihadistes de retour de Syrie, qui sont des criminels, puisqu'ils ont été tués là-bas, ils ont combattu notre armée là-bas »
- 7:35PrésentateurPromesse
« J'ai demandé Cayenne. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Nicolas Dupont-Aignan16 %
- ?8 %
≈ 33,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'invité politique sur Radio Classique et LCI.
Et
comme tous les matins, nous retrouvons nos amis de LCI pour l'invité politique, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, président de Debout la France et candidat de Debout la France en Ile-de-France. Au plan national, Debout la France est crédité selon les régions de 2 à 4 %, sauf en Ile-de-France où vous êtes légèrement au-dessus de 5, 5 à 6 %. Néanmoins, c'est quand même très loin des autres listes. Pourquoi ces listes de Debout la France ? Pour diviser la droite
? Mais
pour affirmer des convictions.
Vous
savez, les Français sont aujourd'hui une moitié à s'abstenir malgré les circonstances dramatiques. Et ils s'abstiennent parce que des sondages fondés sur 800 personnes, des médias font le second tour avant le premier. On
enferme les gens.
Complètement. Pour nous, Debout la France, ils nous ont toujours divisé par 4. Alors quand on nous donne 5 % au niveau national et 8 % en Ile-de-France, je pense qu
'on
va surprendre. Et moi je refuse ce piège qui est tendu par l'ensemble des médias français qui jouent le second tour avant le premier. Ce faisant d'ailleurs, quand ils font des débats, j'ai vu des débats sur des radios pas la vôtre, dès le mois d'octobre dans le Nord-Pas-de-Calais, avec uniquement 3 parties, Mme Le Pen, M. Bertrand et
M. Satineau. C'est les 3
qui sont en
tête.
C'est les 3 que vous faites arriver en tête et vous faites du Front National la seule alternative de changement dans notre pays, puisque vous n'invitez et vous ne parlez systématiquement que du Front National.
Non mais je le dis,
mais permettez que je dise aux Français qu'il
y a
2 tours de scrutin, qu'il y
a
un premier tour, et justement, ce piège, soit vous continuez avec des incapables qui ont ruiné la France depuis 20 ans, gauche-droite, corrompue pour beaucoup, qui se succèdent, soit on part à l'aventure du Front National. Et bien moi je refuse ce piège, je dis aux millions d'abstentionnistes qui sont écoeurés par la vie politique, qui n'ont plus envie de voter, parce qu'ils ont le sentiment que les jeux sont faits d'avance. Et bien je leur dis, il y a d'autres listes.
Il y a d'autres listes à gauche, il y a les écologistes, il y a Debout la France qui veut un changement radical, et c'est pourquoi je ne peux pas travailler avec des gens qui ont ruiné la France, mais qui ne veulent pas pour autant
aller
à l'aventure. C'est l'hélice Debout la France, on est partout avec une nouvelle génération, et je crois qu'au premier tour, on peut regarder les professions de foi, et on verra que nous avons
de beaux projets. Justement,
regardons les professions de foi, vous êtes partisans de la sortie de l'euro, vous êtes contre l'Union Européenne, vous êtes contre l'immigration, vous dénoncez la mondialisation, vous demandez plus de sécurité, c'est exactement le programme du
Front National. Ah mais alors c'est
extraordinaire, ça veut dire que si les Français veulent être protégés, que si les Français ne veulent pas être dans la dictature de l'euro et l'Union Européenne, je vous rappelle qu'ils ont voté à 55% contre la Constitution Européenne, et que les partis classiques ont écrasé
ce vote. Oui mais tout ça veut dire le Front National, et bien alors ça veut
dire, ça veut dire, excusez-moi, ça veut dire que vous considérez que seul le Front National peut changer le pays
? Et
bien moi je crois au contraire qu'il y a des forces différentes gaullistes comme la mienne qui veulent un patriotisme, mais que nous n'allons pas tourner la page comme le Front National, nous n'avons pas le même programme du tout sur le plan économique, rien à voir, nous ne proposons pas la retraite à 60 ans, le doublement du SPIC, le collectivisme du Front National, nous n'avons pas du tout le même programme sur l'Europe, vous nous caricaturez comme d'habitude, ça
veut dire quoi ? Ah bah
vous personnellement,
vous savez que je vous aime bien. C'est vrai que vous êtes contre l'euro,
c'est vrai que vous êtes plutôt souverainiste pour la sortie
de l'euro. Et alors, les patriotes, alors ça veut
dire que quand on aime le drapeau français, quand on ne veut pas d'immigration folle, quand on est patriote, on doit voter Front National
?
Ah
bon ? Ça
veut dire, non mais je vais au bout de la logique, ce qui est terrible, ça fait 20 ans que ça dure, tous ceux qui défendent une idée de la France, je l
'ai
fait avec Philippe Séguin, il y a eu Jean-Pierre Chevènement, Philippe Devilliers, ils n'étaient pas Front National, c'est parce qu'on a laissé écraser ces gens-là, parce qu'on n
'a
pas traité les problèmes du pays, parce qu'on a fait croire qu'il
n'y avait
qu'un parti qui pouvait résoudre les problèmes. Il y a plusieurs partis qui peuvent résoudre les problèmes. Les gaullistes, patriotes, sereins avec un programme de rassemblement qui n'a rien à voir avec le rejet que peut parfois prôner le Front National, sont là. Et ça, ça gêne le petit système. Vous parliez tout
à l
'heure... Je vais vous dire pourquoi ça gêne le petit système.
Parce
que la seule chance pour le Parti Socialiste de se maintenir au pouvoir, c'est d'avoir un Front National fort. Et moi, je dis à ceux qui veulent un vrai changement,
mais
qui pour autant ont envie d'un changement dans la sérénité, qui
peuvent voter pour nous. De voter pour vos candidats. Oui,
mais c'est l'important.
Vous
parliez tout à l'heure du programme... Parce que c'est la seule voie possible pour l
'avenir. Vous
parliez tout à l'heure du programme économique. Je maintiens, et notamment Pierre Gattaz le dit, dans le patron du MEDEF, a dit que c'était dangereux, que c'était une politique de repli,
etc. Mais pourquoi vous parlez du
programme du Front National ? Moi,
je
suis debout la France. Je suis
candidat aux régions...
Non,
vous
parlez
du programme du
Front National,
c'est un repli, c
'est dangereux,
et vous vous dites,
vous parlez
des débits du MEDEF.
Oui,
parce que je dis que le MEDEF,
qui accepte qu'il y
ait
500 000 travailleurs détachés, polonais, roumains, qui ne payent pas les charges sociales en France, le MEDEF, qui a une politique qui est toujours la même depuis 20 ans et qui jette l'anathème contre les gens qui veulent le changement, est en train de faire... Ils disent que le repli sur soi et la
sérénité, c'est dangereux.
Ça fait des années qu'on nous parle du repli sur soi. Écoutez, est-ce qu'un jour on peut protéger les Français ?
Moi,
je ne suis pas pour le programme économique du Front National. J'ai mon propre programme économique, et d'ailleurs pour les régions. C'est un programme très concret sur l'aide au PME, zéro paperasse pour les entreprises, une seconde chance pour les jeunes. On a des propositions concrètes. Nous sommes les seuls, d'ailleurs, qui défendons les artisans, les commerçants, les PME pour avoir une baisse de charges massive. Donc, on veut nous assimiler parce qu
'une
certaine classe dirigeante française, et le MEDEF ne représente plus les patrons, ne
comprend pas...
Ils seront heureux de l'entendre.
Écoutez, quand une organisation patronale prend partie huit jours avant dans une élection et rend service, en fait, à Mme Le Pen, c'est tellement bête. Il ferait mieux de s'occuper, de créer de l'emploi, et on ferait mieux de se battre pour baisser les charges des entreprises. Et ça n'a rien à voir avec le Front National. Je voudrais qu'on arrive à comprendre qu'il y a une voie pour la France différente. On n'est pas obligé de continuer avec ceux qui ont échoué et de partir à
l
'aventure. On est en train, justement, de préparer un beau projet pour redresser le pays. Et vous verrez
que
la seule façon de sauver le pays, c'est que les abstentionnistes qui ne volent ni des uns ni des autres se réveillent. Et moi, je parle aux abstentionnistes. Ceux qui votent déjà Front National, ils ont décidé. Ceux qui votent encore UMP, c'est qu
'ils
sont aveugles. Eh bien, je parle aux abstentionnistes et je leur dis, reprenez le chemin des urnes parce qu'on peut tout à fait avoir une voie de changement raisonnable.
Alors, parlons sécurité. Le gouvernement a pris toute une série de mesures. L'état d'urgence, 2000 perquisitions depuis 15 jours, 3 semaines, des assignations à résidence, la fermeture de 3 mosquées. J'imagine
que vous êtes d'accord. Bien évidemment, je les ai demandés. Simplement, j'ai un regret.
Trop
tard, trop peu. Trop peu, il faut en faire plus encore. Oui, parce que, par exemple, pour les perquisitions, nous avions demandé à l'Assemblée, avec d'ailleurs les Républicains, que les ordinateurs et les téléphones portables soient saisis.
Le
gouvernement l'a refusé. Or, j'ai vu un policier récemment qui me disait quand il perquisitionne chez un djihadiste et qu
'on
ne
peut
pas saisir l'ordinateur où il
y
a tous les contacts, c'est un peu dommage. J'avais demandé que les djihadistes de retour de Syrie, qui sont des criminels, puisqu'ils ont été tués là-bas, ils ont combattu notre armée là-bas, puisque nous nous battons là-bas. C'est de la haute trahison. Pourquoi sont-ils en liberté ? J'ai demandé Cayenne. Cayenne, ça veut dire
quoi ? C'est une image ?
Vous
plaisantez ? Ils ne sont
pas assignés à
résidence
? Non, certains, mais assignés à résidence, ça ne
veut
pas dire être privés de liberté complètement, puisque je vous rappelle que l'assignation à résidence, nous avons voté à l'Assemblée une disposition absurde. On est assignés à résidence 12 heures sur 24 heures. Absurde. Donc je dis, les frontières, elles ne sont pas véritablement contrôlées et le gouvernement n'y croit toujours pas, ni l'UMP d'ailleurs. L'UMP s'étonne de perdre des voix, mais ils ne veulent pas rétablir les frontières nationales. Il faut
rétablir les frontières nationales. toute
seule, peut contrôler des milliers de problèmes ? Oui, comme l'Angleterre, comme tous les pays du monde qui se respectent. La France a contrôlé ses frontières pendant des décennies. Tous les pays du monde contrôlent leurs frontières. Et cette classe politique incapable, qui ne veut pas changer son logiciel, laisse un accord criminel avec la Turquie qui va faire rentrer encore des centaines de milliers de migrants. Donc moi, je dis très clairement, nos dirigeants ne vont pas au bout de la logique. Et
je
pense vraiment
qu
'on ne peut pas se permettre
de faire
un nouvel attentat. Et je crois que si on ne prend pas des mesures beaucoup plus radicales, très vite, eh bien, on a un vrai risque. Et là, on va se réveiller groggy et je ne souhaite pas ça pour mon pays.
En un mot, parce que le temps passe, vous voterez la réforme de la Constitution qui prévoit notamment la possibilité de prolonger sur six mois l'état d'urgence, qui prévoit la déchéance de nationalité pour les binationaux
? Mais bien sûr que je voterai, car je ne suis pas dans l'opposition politicienne. Tout ce qui améliorera la sécurité des Français, je le voterai. Mais encore une fois, pas assez loin.
Un mot sur l'île de France ? Bon, selon quand même toute vraisemblance,
vous ne serez pas autre. Nous serons au
bon tour. Ah bon ? Oui, parce que les sondages ne vont pas décider à la place des électeurs.
C
'est
-à
-dire
que si vous êtes au-dessus de 10%, vous maintenez, quoi qu'il arrive.
Il y a un scrutin proportionnel.
Parce que si vous êtes au-dessus, vous n'avez
pas le droit de vous présenter, de vous maintenir.
Mais écoutez, je dis aux électeurs,
si vous voulez une voix indépendante, si vous voulez en finir avec les petites magouilles des sortants et des revenants, eh bien,
donnez-nous la possibilité
d'un autre choix. Et je
vais vous dire quelque chose, ça n'enlève rien, ça n
'enlève rien, excusez-moi. Les gens n'ont pas compris le mode de scrutin des régionales. Ils croient que si on vote, par exemple, pour moi, on va empêcher les républicains d'être au second tour ou le Front National. Non. Tous ceux qui sont au-dessus de 10% seront au second tour. C'est
un scrutin proportionnel. Vous
maintiendrez au deuxième
tour, même si vous risquez de faire battre... Mais je ne ferai battre personne puisque c'est un scrutin proportionnel.
Je ne ferai
battre personne. Si vous êtes en dessous de 10%, vous faites quoi ? Vous désistez
pour
le...
Nous
serons au-dessus de 10% si les électeurs le veulent. Et je vais vous dire,
il
faut du renouveau politique. Et je ne ferai battre personne puisque c'est un scrutin proportionnel. Chacun sera au Conseil régional et nous aurons des majorités de projets pour enfin mieux gérer l'argent public.
Merci. Mais vous ne nous dites donc pas si vous êtes en dessous de 10% ce que vous faites ? Mais je ne serai pas au-dessous de 10
% donc
je ne
conçois
pas cette
hypothèse.
Merci Nicolas
Dupont-Dégnan. Merci monsieur. Bonne
journée.
Nicolas Dupont-Aignan