Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingyoutube.com· 28 septembre 2022 35 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleRetraites

UR2022 - Intervention d'Edouard Philippe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Edouard PhilippeFait
    « l'idée que nous allions construire une majorité présidentielle sur le fondement de trois blocs des blocs d'importance différentes »
  • 10:00Edouard PhilippeFait
    « la surpuissance chinoise il y a à la fois le désordre russe en Ukraine »
  • 24:00Edouard PhilippeFait
    « une addiction à la dépense publique qui nous a conduit à avoir des dettes qui sont importantes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et Messieurs chers amis merci chers François de m'avoir invité à Guidel et merci de m'avoir proposé de prendre la parole je suis sensible je voudrais je voudrais c'est un remerciement sincère je voudrais je voudrais saluer avant de commencer à vous parler madame Monsieur je voudrais saluer Marc et Geneviève que je suis heureux de retrouver ici après avoir souffert parfois avec mais aussi beaucoup riz avec eux dans d'autres moments et en tout cas après avoir pu pendant trois ans compter sur leur loyauté sur leur amitié je crois et sur leur efficacité donc vraiment je les salue avec beaucoup d'amitié je suis je suis très heureux aussi de retrouver Jean-Yves et heureux et impatient j'arrive car tu as tu as laissé entrevoir discrètement c'est vrai mais néanmoins explicitement que tu avais des talents au platine et je crois comprendre que l'organisation d'événement laisse une place importante à la dimension festive ce soir il faudra donc que tu nous montres que les Bretons savent tenir leurs promesses [Applaudissements] je voudrais rassurer Jean-Paul Mattei qui m'a vu saisir mon iPad la semaine dernière il m'a vu à Fontainebleau et quand j'ai saisi mon iPad j'ai ensuite parlé pendant une heure et demie donc il se dit merde serait trop pardon il se dit zut je vais y avoir droit encore pendant une heure et demie t'inquiète pas ça va être plus court et enfin je voudrais essayer de le dernier que je voudrais remercier très très sincèrement dans votre assemblée saloué saluer Jean-Louis bourlange car grâce à lui nous savons désormais nous avons participé à une réunion politique ensemble dans laquelle il a été dit que Jean-Pierre Chevènement et l'OTAN c'était pareil je crois mesdames et messieurs que personne ici [Applaudissements] que personne au sein de l'OTAN et que certainement pas Jean-Pierre Chevènement aurait pu imaginer une pareille correspondante je suis aussi de retrouver Stéphane je le salue avec amitié et je vais d'ailleurs revenir sur un certain nombre de choses qui a dit parce que je les partage tout à fait complètement en tout cas je suis heureux d'être à Guidel vous vous avez l'habitude de guider à elle ça fait 10 ans je crois que que vous venez à Guidel moi c'est la deuxième fois alors la première fois c'était un précédent la deuxième fois c'est le début d'un usage et je me réjouis et je me réjouis donc vivement la vivement la prochaine je rappelle à ceux qui l'ignoreraient encore ce que j'ai appris c'est pour ça que je le dis avec beaucoup de certitudes il y a quelques heures que la devise de Guidel c'était loyal et fidèle toujours c'est fait exprès bien sûr loyal et fidèle toujours donc très bien soyons loyaux et fidèle toujours en général et à Guidel en particulier je suis venu au fond pour vous dire deux choses je voudrais dire très simplement sans très simplement la première et ça rejoint assez largement ce qu'a dit Stéphane ça rejoint aussi assez largement ce qu'a dit François ce qui veut dire que comme nous nous sommes pas concertés ça veut dire que nous avons besoin de le dire et que nous le croyons tous les trois très sincèrement l'esprit qui a présidé à la construction de la majorité présidentielle doit prévaloir quand je dis de l'esprit qui a contribué à la présidé à la construction de la majorité présidentielle si cette idée cette idée qui est apparu progressivement comme toutes les grandes idées elles se sont parfois heurtés à la réalité mais l'idée que nous allions construire une majorité présidentielle sur le fondement de trois blocs des blocs d'importance différentes des blocs dont l'histoire était différente dont le corpus idéologique était différent dont l'âge de la formation politique était différent trois blocs différents donc qui avait vocation à s'entendre à se comprendre à se faire confiance ça n'est pas rien parce que dans la vie politique française et dans l'histoire de la constitution des majorités on n'a rien inventé des coalitions des regroupements il en a existé dans le passé et probablement en existera-t-il à l'avenir mais l'idée de ne pas se cantonner à un bloc et bien de reconnaître dans une majorité qui était marquée par l'idée du dépassement par l'idée que il ne fallait pas rester assigner à son identité politique d'origine même si on pouvait la respecter l'idée de constituer un bloc au pardon un ensemble c'est le cas de le dire en trois blocs et l'idée ça a été je pense qu'on peut aller encore un peu plus loin dans cette idée ça a été de constituer un système dans lequel chaque bloc est libre libre et autonome mais chaque bloc est relié par un lien qui n'est pas simplement un engagement verbal passablement une déclaration politique mais des liens structurels qui ne sont pas négligeables nous avons au moment des élections législatives et ça n'est pas rien présenter des candidats sous une candidature commune sous une candidature commune et l'effet de cette candidature c'était que lorsqu'il se déclarait en préfecture comme ici il y a des gens qui savent à peu près ce que c'est qu'une élection je peux développer ce point là lorsqu'il se déclarait en préfecture il se déclarait sous le nom ensemble ça veut dire que tout à fait conscient de leur appartenance à une formation politique il ils affirmaient devant les Français en toute transparence que leur formation politique avait vocation appartenir à un ensemble qui s'assumait comme tel pour la répartition des financements pour les déclarations en préfecture pour la répartition des investitures c'est un travail d'une grande intensité et à mon avis tu as un très grand intérêt qui a été réalisé par les trois composantes de ce mouvement ensemble et je voudrais puisque nous sommes en Bretagne et puisque nous sommes à Guidel dire que ce moment de travail très intense avec François avec Richard Ferrand autre breton je dis autre breton pas parce que je suis breton personnellement je suis normand c'est assez différent je dis autre breton en regardant Jean-Yves autre breton que je salue avec beaucoup d'amitié avec la participation amicale mais ferme de Marc feno un travail à la fois passionnant et sur lequel je crois nous pouvons construire beaucoup ça c'est ce que je voulais dire et pour que cet ensemble cette structuration de trois blocs je me méfie parce que François sont en train de prendre des notes pour que ça marche pour que ça marche il faut il faut évidemment que nous tenions les engagements que nous avons pris très bien il faut que nous tenions les engagements que nous avons pris il faut que nous respections nos partenaires qui sur l'essentiel je rejoins assez naturellement François et Stéphane sont d'accord mais qui ont parfois des différences de vue soit en interne soit globalement avec leur partenaire il faut qu'il y ait une relation qui soit une relation de respect et de confiance et c'est facile de s'engager et c'est difficile d'avoir la discipline collective de tenir cet engagement et donc je veux dire deux choses sur ce point d'abord que je ferai tout ce qui est en mon possible exactement comme Stéphane la déclaré exactement comme François le fait pour tenir cette discipline cet engagement que nous avons pris et je voudrais saluer les efforts et la qualité du travail effectué par la première ministre Elisabeth borne qui est extrêmement attentive à cette discussion extrêmement attentive à la qualité de nos échanges et comme je sais que c'est pas facile ben je la remercie encore plus je vous assure l'objectif l'objectif c'est évidemment pas simplement de se faire plaisir en constituant un ensemble à trois l'objectif c'est de pouvoir permettre la mise en place de quelque chose ensemble qui de notre point de vue avait vocation à la fois élargir le bloc central et la majorité présidentielle et d'une façon alors assiner et donc ce qui est à l'oeuvre dans cet ensemble ça n'est pas simplement une tactique électorale de 2022 à mon sens ça n'est pas non plus une forme de stabilisation d'une majorité qui est apparue et devenu une majorité relative c'est véritablement je crois le support durable du rassemblement futur de tous les éléments du bloc central qui est indispensable si nous voulons à la fois conserver la la maîtrise des affaires publiques et si nous voulons continuer à faire avancer notre pays et donc je me félicite et je voudrais le dire du travail avec avec François intéressantes a-t-il dit pour qualifier nos relations et ça c'est juste ça c'est juste le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'était pas forcément à qui faut reconnaître ça n'était pas forcément acquis l'idée que ça puisse se passer bien nous nous sommes assez différents avec François de nous avons au moment des élections législatives fait deux concerts une campagne électorale dans la belle ville petite et belle ville de tonnerre dans l'Yonne Bourgogne et l'ordre de ce de cette de ce meeting qui était un assez beau meeting personnalité dans une très belle enfin bon bref lors de ce lors de ce meeting je me souviens avoir dit et je pourrais le dire dans les mêmes termes aujourd'hui que il y avait quand même beaucoup de différences entre nous françois est un littéraire je suis un juriste et il est il est ne l'ignore Béarnais je suis moi-même normand et ce sont deux caractères différents il est il est montagnard je suis plutôt porté vers la mer il est et il a raison de l'être fier d'être au fond le dépositaire et l'incarnation la plus éminente de la famille centriste qui puisse ses racines dans l'histoire politique de la France et je suis pour ma part plus sensible sans être complètement insensible à la famille centriste car je suis dormant erwanais je suis d'abord à vrai ça c'est compliqué mais moi-même plutôt sensible à la droite du libéralisme à la française et à la mystique gaulliste parce que on se refait pas et donc évidemment toutes ces petites différences qui sont jamais rédhibitoires heureusement mais elle compte à ça vous ajoutez quelque chose stratégique différent dans la vie politique dans les 20 dernières années et bien vous avez tout ce qu'il faut pour que ce soit plus compliqué mais et au fond c'est presque plus important mais vous avez aussi un certain sens de la litote nous avons découvert avec François que lui qui parle couramment le Béarnais moi qui parle couramment le Normand les deux langues avaient de fortes correspondances lorsqu'il s'agit de la litote et puis encore plus sérieux parce que je m'en voudrais de rester que sur un registre léger je crois que nous partageons sur beaucoup de points sur de très nombreux points des convergences d'analyses et une volonté de ne rien lâcher pour que on essaie de s'en sortir qu'on essaie d'avancer et qu'on essaie d'être à la hauteur des enjeux et ça ça compte ça compte même beaucoup et ça compte même de plus en plus et donc en dépit de tout ça ou grâce à tout ça je crois pouvoir dire avec François je crois aussi pouvoir le dire avec Stéphane je crois surtout pouvoir le dire avec l'ensemble des parlementaires qui composent l'ensemble des trois groupes nous avons le substrat commun qui nous permet d'avancer à la condition je le redis que nous fassions prévaloir toujours l'esprit qui a présidé à la construction de la majorité présidentielle c'est la première chose que je veux dire la deuxième chose que je voudrais dire c'est que c'est très très bien de conserver cet esprit c'est d'autant plus nécessaire que nous allons quand même être confronté à des trucs assez bizarre et quand je dis bizarre je veux dire rude je veux dire difficile c'est très facile en ce moment d'avoir un discours pessimiste parce que toute la raison nous y conduit pour avoir un discours optimiste il faut presque faire appel à des catégories intellectuelles qui sont moins la raison que la foi ça compte je veux pas dire le contraire ici en Bretagne mais c'est presque de cette nature là nous allons faire face à des choses qui sont difficiles François l'a dit avec beaucoup de clarté il y a quelques semaines dans un dans un long article dans une longue interview qui a qui s'est vu et qui a fait à juste titre parler et réagir j'avais moi-même il y a quelques mois ou quelques années parler de tempête que je voyais venir Jean-Yves a dit tout à l'heure avec beaucoup de clarté tous les bouleversements et les désordres du monde qu'il lisaient dans les évolutions actuelles de notre société de notre planète nous sommes en face d'un d'une transformation liée à des facteurs extrêmement divers au bouleversement géopolitique alors il y a la foi la surpuissance chinoise il y a à la fois le désordre russe en Ukraine il y a l'avènement de plus en plus net de plus en plus puissant et de plus en plus dangereux me semble-t-il d'idées selon lesquelles les démocraties occidentales notre régime démocratique celui auquel nous sommes attachés et peut-être d'ailleurs pas suffisamment parce que ça fait tellement longtemps qu'il est là qu'on a l'impression qu'il sera toujours là que notre régime démocratique nos régimes démocratiques ne sont plus les mieux placés pour garantir à la fois la prospérité du monde et la stabilité du monde mais pendant très longtemps on a pensé ça on a pensé que de toute évidence les régimes qui garantissaient cette stabilité et cette prospérité avec en plus la liberté c'était des régimes démocratiques et qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui à la fois en termes de prospérité économique à la fois en termes de puissance militaire et à la fois même parfois en termes de capacité à répondre aux enjeux de la planète l'idée selon laquelle au fond nos démocraties serait trop faible trop inefficace pour apporter des réponses crédibles au sujet que nous devons régler il y a là un changement intellectuel une menace intellect je le partage pas du tout cet avis je voudrais qu'on soit très clair entre nous mais cette idée là ce poison là cette remise en cause là elles sont extrêmement dangereuses et elles sont extrêmement puissantes bouleversement géopolitique ensuite d'abord urgence climatique urgence climatique d'ailleurs c'est je constate qu'au fur et à mesure quel apparaît nous parlons de moins en moins de développement durable et de plus en plus d'urgence climatiques je pense que dans l'évolution de la sémantique il n'y a pas qu'un hasard il y a une signification profonde c'est de moins en moins la question du développement durable qui se pose ou qui nous occupent et de plus en plus la question de l'urgence climatique et de notre capacité à y apporter une réponse crédible pas simplement une réponse mais une réponse crédible qui s'oppose vous l'avez tous vu pendant les campagnes et si vous ne le voyez pas pendant les campagnes vous le voyez forcément soit pendant les déjeuners ou les dîners de famille soit à chaque fois que vous allez dans une université ou dans une école et que vous vous prêtez au jeu de la discussion cette urgence climatique elle est le sujet numéro un et c'est pas une mode le sujet numéro un des générations un peu plus jeunes que moi donc que nous et c'est un énorme sujet et c'est un énorme sujet qui va parfois jusqu'à remettre en cause l'idée de croissance l'idée de progrès l'idée de liberté politique l'idée de liberté individuelle la question de savoir lorsque vous écoutez des des gens qui ne sont pas forcément des extrémistes politiques mais qui vous disent au fond l'état de la planète aujourd'hui impose que nous nous posions la question qui est très politique de savoir ce qui est nécessaire et ce qui est superflu pour nous concentrer sur le nécessaire et pour abandonner une superflu mais mesdames et messieurs politiquesment déterminé ce qui est superflu c'est redoutablement complexe je ne suis même pas sûr que ce soit une bonne idée vous voyez bien les affres politiques dans lesquels nous allons être plongés pour faire face à cette urgence climatique qui est indispensable c'est assez facile une fois qu'on a saisi l'ampleur du vertige d'être un peu pessimiste et puis il y a des effets puissants sur nos vies de phénomènes dont on parle trop peu je voudrais citer deux très rapides parce qu'ils doivent nous faire réfléchir premier phénomène dont nous parlons vraiment très peu au fond mais que nous vivons tous les jours l'impact des révolutions technologiques et des évolutions technologiques sur nos vies sur la notion de liberté sur la façon dont nous nous projetons à l'avenir ses propres mots vertigineux toutes les semaines tous les mois on fait des découvertes scientifiques ou des applications nouvelles technologiques qui nous font passer insensiblement des frontières que nous pensions relativement posées peut-être pas totalement ferme parce que quand même mais relativement posé en matière de biotechnologie et le Parlement sans fait les cours heureusement et légifère et heureusement sur les questions de bioéthique mais en général illégifère avec un peu de retard et le rythme auquel ces évolutions se propagent et se développent et proprement vertigineux qu'est-ce que c'est la liberté dans un monde où l'hyper connectivité et l'hyper traçabilité deviennent la norme et accessible à tout le monde qu'est-ce que c'est la démocratie dans un monde où au fond les lieux communs de débat sont totalement émiettés et où les communautés n'ont pas par l'effet d'un choix mais par l'effet d'un algorithme finissent par se renforcer entre elles-mêmes la démocratie par nature impose que nous sortions de nous-mêmes et que nous discutions et que nous discute que nous discutions avec des gens qui ne sont pas d'accord aujourd'hui avec les réseaux sociaux il faut bien les reconnaître nous sommes dirigés vers des gens qui pensent comme nous et le renforcement des gens qui pensent comme nous nous donnent le sentiment on n'est pas tout seul et donc on a raison et il y a une perversion terrible du débat public terrible et elle n'est pas la seule mais vous voyez bien que la menace que cela fait peser sur le débat public la menace que ça fait peser sur nos démocraties est absolument considérable j'en arrête avec les révolutions technologiques j'en viens à un deuxième phénomène le phénomène démographique je passe sur l'explosion démographique à l'échelle de la planète je dis juste juste cette chose dans le quinquennat qui vient c'est pas dans 20 ans dans les 5 ans qui viennent le nombre d'écoliers de collégiens et de lycéens mais en vérité d'abord d'écoliers ça va pas tellement se voir au niveau du lycée ça va surtout au niveau des écoles va baisser de 500 000 500000 bon il y a beaucoup d'écoliers en France mais enfin 500 000 ça va se voir 500 000 ça n'est pas rien 500 000 c'est une une interrogation collective considérable sur le monde de demain personne n'en parle on a tous et ici d'ailleurs beaucoup plus qu'ailleurs un attachement à la politique familiale non mais tu as vu je me suis rattrapé quand même ici plus qu'ailleurs un attachement à la politique familiale mais la vérité vraie c'est que dans le débat public la question de savoir le monde que nous la France que nous nous préparons à 20 ans alors que nous sommes dans une génération très creuse que nous devrons payer les retraites aussi dans 20 ans le presque déconnecté de la réalité donc quand on met tout à bout et encore j'ai beaucoup de choses que j'ai pas évoqué on a le droit d'être un peu inquiet et on a d'autant plus le droit d'être traqué qu'on affronte ces sujets dans une situation de relatif fragilité relative fragilité alors heureusement elle n'est pas générale cette fragilité d'abord parce que la France et la France qu'elle a de la ressource quelle est la depuis longtemps qu'elle a des talents extraordinaires qu'elle a et d'une certaine façon nous l'avons vu mais enfin elle était là bien avant nous elle sera bien après nous et elle a des caractéristiques qui font que elle a de la ressource la France et puis aussi parce que Stéphane lui raison de le souligner on n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot dans les cinq dernières années et un certain nombre d'actions qui ont été mises en œuvre lors du dernier quinquennat il y a d'ailleurs un certain nombre d'actions qui ont été mis en oeuvre avant le dernier quinquennat qui était bien aussi il y en a d'autres qui étaient moins bien enfin on n'est pas dans une dans une dichotomie ou nous très bien les autres très mal c'est pas vrai c'est pas ça la démocratie on a quand même réussi à renforcer un certain nombre de domaines bon je dis l'apprentissage parce que c'est probablement ce qui me réjouit le plus mais enfin il y en a beaucoup d'autres que je pourrais citer mais enfin une fois qu'on s'a dit ça pour se rassurer on est quand même face à des grandes fragilités la crise les crispations sociales nous abordons des crises redoutables avec un niveau de crispation sociale qui est quand même extrêmement élevé le malaise démocratique qui réel dans la qualité du débat public dans le lien que nos concitoyens tissent avec leur représentants dans l'espoir qu'ils ont que leur représentants trouvent des solutions et la capacité d'ailleurs à les accepter bref à bien des égards le malaise démocratique il est perceptible et il est évidemment extrêmement inquiétant dans une certaine forme aussi de défiance de ce que nous sommes j'ai toujours pris avec beaucoup de distance les gens qui vous expliquer que la France ontologiquement c'était mieux que tout le monde que d'ailleurs les Français étaient ontologiquement plus intelligents que tous les autres et que circuler il y a rien à voir et qu'on avait le meilleur modèle pour tout ça n'est pas vrai mais il y a en France très fortement et vous le voyez très bien une forme de défiance de ce que nous sommes les d'absence de de reconnaissance d'absence de confiance d'absence de de plaisir de joie et de fierté d'être ce que nous sommes et quand je dis ça j'appelle pas tout le monde à être naïvement extrêmement fier mais je constate le pessimisme récurrent les Allemands ont un mot pour ça l'espèce de honte de soi dans laquelle parfois parfois nous nous complaisons qui d'ailleurs la contrepartie d'une fierté qui me semble souvent excessive et donc il est il est absolument indispensable d'avoir conscience que notre tissu national notre nation bien loin d'être soudée autour d'un projet elle est inquiète de se caler de ce qu'elle est devenue le fondement je prends deux sujets très vite des choses qui apparaissent comme des fondements de ce que notre pays l'école la sécurité sociale l'école depuis longtemps la sécurité sociale depuis 45 enfin vous avez là deux fondements l'idée de dire que nous nous sommes organisés pour avoir une puissance publique l'État pour l'État euh non l'État pour l'école et l'organisation sociale pour la sécurité sociale qui sont capables de répondre à des besoins essentiels la santé d'un côté l'école de l'autre et ben c'est deux ils sont tous les deux en crise en crise profonde les gens les regardent en se disant ils ne fonctionnent plus comme ils devraient je n'y trouve plus mon compte l'éducation et tout ce qu'elle devrait amener à mes enfants n'est plus garantie dans des conditions qui me paraissent raisonnables et beaucoup de nos concitoyens pensa et l'accès aux soins et la qualité du son à la qualité du son n'est pas en cause en général n'est pas du tout en cause mais l'accès aux soins est redoutablement complexe et dans le genre petit élément venant dissoudre la confiance et éroder la force du tissu national il y a pas mieux donc vous avez ces deux piliers en crise et vous avez cette défiance qui se qui se poursuit si vous ajoutez à ça une addiction à la dépense publique qui nous a conduit à avoir des dettes qui sont importantes là aussi telles que François connaît par cœur et qu'il développe depuis longtemps que je partage avec lui et bien nous attaquons une période difficile avec des fragilités elle ne condamnant rien notre pays elle ne nous condamne rien mais ne pas les voir ce serait dangereux ne pas les voir serait même probablement irresponsable je prends un petit mot mais je dirais très vite sur les retraites pas du tout pour dire ce qu'il faut faire le débat lieu j'ai pas envie de rajouter une petite phrase je vais simplement vous dire ça ça fait la première fois que j'ai entendu parler de la question des retraites j'étais en seconde et c'était il y a longtemps croyez-moi malheureusement c'était en seconde et c'était mon professeur d'économie qui était au tableau il peut vous dire qu'il y avait pas d'informatique il était au tableau il nous a fait des courbes et nous a dit voyez système de retraite un jour il va y avoir un problème parce que de plus en plus c'est la démographie donc il va régler le problème c'était presque simple sur son tableau nous sommes un pays où depuis autant que je m'en souvienne 35 ans 37 même si je compte où nous savons qu'il y a un problème où nous essayons de le régler ou parfois nous apportons des pierres dans l'édifice et d'une certaine façon tant mieux mais où ce problème est devenu constitutif de la crise de nerfs national de notre incapacité à appuyer nos décisions sur des chiffres et avoir un débat rationnel et je le dis avec beaucoup d'humilité parce que j'ai beaucoup cotisé sur le sujet pas pour le système de retraite aussi mais mais sur le sujet donc je dis avec beaucoup d'humilité je dis pas du tout que moi je sais ce qu'il faut faire et que les autres ils savent pas c'est pas du tout ça que je veux dire ce que je veux dire c'est que collectivement notre pays depuis 35 ans 35 ans est empêtré dans un sujet dont je me permets d'observer qu'il a toujours été réglé dans tous les pays comparables de la même façon ce qui devrait quand même nous laisser penser que vous voyez il doit y avoir des solutions et ben non on tergiverse on se perd on hésite on critique et on a le droit on manifeste on a le droit aussi et finalement on ne règle pas un problème d'une certaine façon il ne faut pas s'étonner que les générations les plus jeunes nous disent écoutez l'urgence climatique c'est vraiment compliqué à résoudre et vous y arrivez pas ça c'est plus simple les gens ils ont déjà réglé et vous y arrivez pas non plus donc l'urgence climatique vous n'y arriverez pas donc il y a un problème vraiment de capacité à faire avancer les choses et les retraites s'inscrivent dans ce sujet François a dit très clairement et c'est parfaitement respectable et en plus c'est fondé sur une analyse qui est souvent juste sa position moi j'ai dit avec le même souci que François d'arriver à la réforme et la même lecture des difficultés qu'il a pointé que quoi qu'il arrive nous soutiendrions fermement le gouvernement mais décidons vite ne laissons pas dérivés ce sujet cette hésitation décide et faisons en sorte que soit on bouge rapidement soit on bouge un peu moins rapidement mais disons comment nous allons faire nous n'avons pas besoin de rajouter des hésitations à un sujet qui est déjà assez compliqué me semble-t-il voilà ce que je voulais vous dire et voilà les sujets que on pourrait développer sur l'école sur la justice sur la justice sur la santé mais je serais trop long si je continue alors je voudrais terminer par ceci qui intéresse Stéphane car la semaine dernière j'étais au Congrès qui a qui a permis la naissance de renaissance on peut le dire comme ça et je voudrais dire combien je trouve que c'est un nom extraordinaire Renaissance la Renaissance dans la dans notre imaginaire dans notre histoire dans notre culture la Renaissance est très fortement associée à l'humanisme Stéphane a eu raison de le dire et l'humanisme dans le monde dans lequel nous vivons n'est pas moins important que dans le monde dans lequel cette valeur est née il y a quelque chose qui est m'a toujours paru non je devrais pas dire ça parce que si je le dis ça va être mal interprété en fait que j'ai toujours été un peu agacé qu'on pense que la Renaissance n'était que l'humanisme a eu des trucs terribles pendant la Renaissance mais terrible et que le moyen-âge aurait été par définition la période la plus sombre de notre histoire alors qu'il y a des trucs glorieux pendant bref une fois qu'on a dit ça et j'enlève toutes les analogies que vous pourriez entendre je reviens à cette idée que la Renaissance me paraît glorieuse pas simplement pour l'humanisme mais parce que elle est un moment et elle est un moment qui nous dit beaucoup de choses sur notre situation aujourd'hui ou au fond deux idées vont s'imposer je crois et se parler l'idée de fondation et l'idée de réconciliation comme je savais que j'allais venir ici j'ai lu récemment un bon livre que je vous recommande qui est une biographie d'un roi qui est très très lié à une ville du Béarn Henri IV le roi libre dit l'auteur qui dédit le livre aux amoureux de la réconciliation bon et ben si on regarde les deux les deux grandes figures de la Renaissance française c'est François 1er Henri IV et au fond qui ont chacun leur pardon surtout François 1er d'ailleurs non mais [Applaudissements] François 1er il a dit et il a des moments glorieux il a fondé le Havre donc on lui pardonne tout mais mais non sont deux figures je vais très vite pardon ce sont deux figures qui qui existent par l'idée de fondation et par l'idée de réconciliation la fondation d'un état François 1er et Henri IV sont pénétrés de l'idée qu'il faut créer une forme d'État qui va devenir l'État moderne la fondation par la culture c'est l'édit de Villers-Cotterêts dont aujourd'hui on retient simplement l'article qui explique qu'on va écrire tout en français enfin qui dit plein d'autres choses et pas toutes glorieuses pas toutes glorieuses mais enfin qui dit ça le Collège de France c'est-à-dire l'idée que le savoir et la connaissance ne doivent pas être réservés à la Sorbonne et à l'université ta croyable et la ville du hard mais je dis je peux pas l'oublier c'est une idée d'une incroyable modernité me semble-t-il donc la fondation et puis Henri IV c'est la réconciliation et comme vous allez tous vous jeter sur le livre qui est d'ailleurs épuisé François en tout cas moi j'ai pas réussi à l'acheter j'ai dû l'emprunter dans une bibliothèque heureusement bien achalandée au Havre vous y trouverez un chapitre qui s'appelle l'art de gouverner et vous voyez que Henri IV confronté à des difficultés considérables ce qui laisse d'ailleurs permet de mettre un peu de distance entre ce qu'on vit parce qu'il y a d'autres moments dans l'histoire de France où il y a eu des difficultés considérables j'ai quand même réappris pour tout dire en fait un peu appris que l'excellent Henri IV avait dans un moment de grande difficulté conçu l'idée d'une forme de de grand débat mais c'est vrai deux grands débats dont il a d'ailleurs pas suivi tous les enseignements sur le conseil de Sully j'ai découvert les agacements profonds d'Henri IV face au Parlement qui était à l'époque plutôt la justice que que le système parlementaire profond je l'ai découvert incroyablement attaché au bon état des finances publiques lui-même disant et franchement ça devrait nous faire réfléchir qui ne pouvait pas y avoir de réconciliation en français sans finance publique tenue c'est enfin ça fait réfléchir parce que c'est écrit il y a longtemps mais ça reste à mon avis extrêmement vrai et puis la dernière chose puisque j'étais à Fontainebleau avec Jean-Paul puis à la naissance de renaissance et que maintenant je suis avec François l'édit de Nantes c'est-à-dire au fond un texte qui d'une certaine façon pourrait avoir valeur constitutionnelle l'idée que on organise par le droit une forme de liberté et notamment de liberté religieuse ce qui est totalement nouveau dans le monde de l'époque qui me paraît pas complètement là non plus dépassée voir déplacer et qui sera abrogé en 1685 à Fontainebleau par Louis XIV bref dans le moment où nous vivons dans le moment où Renaissance secret dans le moment où nous sommes confrontés à de telles difficultés je pense que notre objectif celui qui nous réunit celui sur lequel nous pouvons partager celui sur lequel nous pouvons construire c'est au fond l'objectif même de ces deux souverains de la Renaissance fondé la nouvelle puissance française et réconcilier les Français la puissance c'est pas quelque chose d'hégémonique c'est quelque chose qui sert à faire prévaloir ses intérêts et être à la hauteur face aux enjeux du monde fonder et refonder les éléments de la puissance française et réconcilier les Françaises et les Français avec eux-mêmes d'une certaine façon et d'une certaine façon peut-être aussi avec la France c'est ce que je nous souhaite merci beaucoup [Applaudissements]