đŽ ConfĂ©rence de presse - Remise du rapport de la Commission d'enquĂȘte sur l'inceste
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Bien. Euh bonjour Ă toutes et Ă tous. Euh un grand merci Ă vous d'ĂȘtre prĂ©sent ce matin.
C'est une mattinĂ©e qui est trĂšs trĂšs importante pour nous, pour monsieur le rapporteur, pour moi bien sĂ»r comme l'ensemble des membres de la commission d'enquĂȘte parlementaire sur les violences sexuelles incestueuses, plus prĂ©cisĂ©ment sur le traitement judiciaire puisque c'est aujourd'hui que nous levons l'embargo et que nous allons pouvoir prĂ©senter les prĂ©conisations, en tout cas celles qui nous paraissent le plus important ce matin. simplement vous dire que je tiens Ă remercier vraiment l'ensemble des personnes qui ont permis la rĂ©alisation de ce rapport, les personnes que nous avons auditionnĂ© bien Ă©videmment, les membres de la commission d'enquĂȘte qui ont Ă©tĂ© prĂ©sents trĂšs rĂ©guliĂšrement aussi et Ă qui j'ai toujours tenu Ă donner la parole. C'est pour ça que je voudrais bien prĂ©ciser que c'est un travail collectif qui a Ă©tĂ© effectuĂ© pendant ces 6 mois.
Je voudrais aussi bien Ă©videmment remercier les collaborateurs mais aussi particuliĂšrement les administrateurs qui nous ont accompagnĂ© parce que c'est un travail phĂ©nomĂ©nal qu'ils ont fait notamment dans la reconstitution des des propos qui ont Ă©tĂ© tenus pendant les auditions et de ce que nous avions pu entendre aussi et noter lors de nos dĂ©placements. Je voudrais saluer aussi deux autres collĂšgues qui avaient dans l'intention aussi de proposer une rĂ©solution dans le mĂȘme sens qui sont Sandrine Josau et Marie-Charlotte Garin. VoilĂ , c'est Christian Baptiste qui s'associe Ă moi d'ailleurs pour les saluer ami Ă©galement qui a remportĂ© la donne.
On a fait un travail consĂ©quent mais voilĂ , je tenais quand mĂȘme Ă leur expliqu Ă leur exprimer mon amitiĂ©. Euh je vais cĂ©der la place Ă monsieur le rapporteur et puis ensuite nous rĂ©pondrons Ă vos questions. Je pense que ce sera plus intĂ©ressant de fonctionner ainsi.
Christian reste. Merci madame la prĂ©sidente que je remercie avec qui nous avons effectuĂ© un travail colossal mais aussi remercier l'ensemble des membres de cette commission d'enquĂȘte. qui euh avec assiduitĂ© en tout cas pour certains d'entre collĂšgues que je vois ici comme Catherine, comme BĂ©atrice, effectivement cette commission transpartisane qui nous a permis de travailler avec efficacitĂ©.
Mesdames, messieurs les journalistes, merci de votre prĂ©sence. Le temps que je vous adresse ces quelques mots en France, un enfant vient d'ĂȘtre violĂ© ou agressĂ© sexuellement. Dans les 3 minutes qui suivront, un autre le sera.
Et dans plus de 8 cas sur 10, l'auteur ne sera ni un éconnu ni un monstre surgit de nulle part. Ce sera un pÚre, un beau-pÚre, un oncle, un grand-pÚre, une tante, un frÚre, une personne que l'enfant aimait, en qui il avait toute confiance. Voilà ce que ce rapport a souhaité regarder en face. un crime de masse qui se perpétue, qui s'apprend de famille en famille dans l'impunité car les agresseurs se sentent protégés et parce que la justice qui a les yeux bandés face au crimes sexuels commis contre les enfants.
Un peu de contexte. Pour moi, tout a commencĂ© par une alerte venue loin de vous, loin pour vous les outrreomĂšres. C territoire oĂč l'inceste est Ă la fois plus prĂ©sent et moins visible qu'ailleurs parce que l'insularitĂ© y resserre le silence et que les services publics y sont plus rares.
On m'a dit là -bas chez nous, on compte les enfants victimes dans l'obscurité mais en tirant ce fil découvert une vérité qui dépasse largement l'outre mer. Les cestees ne connaßt ni frontiÚres, ni milieu social, ni territoire épargné. Il est partout et partout notre justice peine à le nommer et à le combattre pire.
Elle se retourne contre ceux qui protĂšgent. Dans notre pays, des mĂšres s'entendent de dire au moment oĂč elle pensait ĂȘtre Ă©coutĂ©e, rendez l'enfant Ă celui qui l'accuse oĂč vous serez poursuivi. Comment un systĂšme pensĂ© pour protĂ©ger l'enfant peut-il finir par sanctionner celui qui protĂšge ?
C'est la question à laquelle euh nous avons voulu répondre. Comment est née cette commission ? Je veux d'abord rendre à César ce qui est à César.
Cette commission est avantournĂ©e de la tenacitĂ© de familles, de collectifs, de maires qui depuis des annĂ©es frappaient Ă la porte de l'AssemblĂ©e nationale pour obtenir cette commission d'enquĂȘte. Le collectif des femmes d'outromĂš et du monde fut un des premiers Ă m'alerter sur l'inceste en gĂ©nĂ©ral. Puis d'autres voix se sont jointes pour me parler sur l'inceste parental.
Je veux saluer le travail infatigable du collectif66 France de C Garce, l'appel des 500 familles et ces centaines de tĂ©moignages venus de l'hexagone comme de l'outre. C'est ce collectif qui est Ă l'origine de la demande de cette commission d'enquĂȘte. De ce cheminement est nĂ© une bataille faire inscrire ce texte Ă l'ordre du jour convaincre des prĂ©sidents de groupe les collĂšgues de la CignĂ©e puis un vote le 28 janvier 2026 l'AssemblĂ©e a votĂ© la crĂ©ation de cette commission Ă l'unanimitĂ© 6 mois de travail une conviction les ceste est un crime de masse. sous la prĂ©sidence de Ma petit qui tout Ă l'heure s'est exprimĂ© et que je remercie et je m'associe effectivement au remerciement de Sine Josu et de l'autre collĂšgue dont j'ai oubliĂ© le nom.
Charlotte Gar Voilà Marie-Charlotte Gar nous avons mené plus de 40 auditions entendu 132 personnes consacré plus de 100 heures à écouter des magistrats, des policiers des médecins, des chercheurs, des associations, des familles. Ces auditions ont été suivies par prÚs de 390000 personnes. La preuve que le sujet n'est pas suivi que par les concernés.
De ce travail, je retiens d'abord deux chiffres, je veux les mettre face- à face. 130000 enfants victimes chaque année, 380 condamnations pour viol incestueux en 2024. D'un cÎté, 130000, c'est le nombre d'enfants victimes chaque année de viol sexuel au sein de leur famille, soit 81 % de l'ensemble des violences sexuelles sur mineures.
De l'autre 380, le nombre de condamnations pour viol incestueux prononcé en 2024. Entre ces deux chiffres tient notre rapport, un crime de masse et une réponse pénale dérisoire. Les violences commencent tÎt en moyenne à 7 ans et demi.
Elles sont commises à 97 % par des hommes. Et aprÚs la révélation, moins de deux parents sur 10 protÚge tent de protéger l'enfant. Le parent protecteur est donc l'exception et le silence est la rÚgle.
Comme l'a montré l'anthropologue de Rotédus, notre société organise une véritable socialisation du silence. Ce que le rapport démontre à cet effet, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme le 24 avril 2025 pour avoir failli à protéger trois adolescentes en terme au terme de procédure interminable. Aussi, nous avons souhaité attirer votre attention sur un phénomÚne largement passé sous silence.
Les viols incestueux commis sous les nourrissons. En 2024, 614 enfants 614 enfants de 0 à 12 ans ont été accueillis en unité médico-judiciaire pour des faits de violence sexuelle. Devant nous, la psychiatre Myiam Pieron Bertier a décrit une réalité que l'entendement refuse.
Les agressions peuvent commencer trĂšs tĂŽt dĂšs le maternage des bĂ©bĂ©s. Certains pĂšres nous a-t-elle dit manifestent un intĂ©rĂȘt Ă©tonnant pour leur nourrisson qui en vĂ©ritĂ© qui en vĂ©ritĂ© qu'un moyen qui n'est en vĂ©ritĂ© que moyen d'y accĂ©der. Les tĂ©moignages reçus le confirme les violences qui commencent parfois sur la mer enceinte et Corine Coline Berry l'a explicitĂ© et se poursuivent sur l'enfant encore allaitĂ© trahi par un refus de s'alimenter une cassure de la coupe de croissance un sommeil qui se dĂ©fait.
Si je commence par lĂ , ce n'est pas pour vous choquer, c'est pour dire qu'aucune victime n'est trop jeune pour ĂȘtre cru. Nous dĂ©montrons ensuite que chaque maillon de la chaĂźne cĂšde le recueil de la parole, l'enquĂȘte, l'expertise, l'exĂ©cution des dĂ©cisions. Une requĂȘte sĂ©rieuse permet presque toujours de dĂ©passer le prĂ©tendu parole contre parole.
Mais trop souvent cette enquĂȘte n'est pas menĂ©e. Nous dĂ©montrons enfin que la procĂ©dure se retourne contre celles et ceux qui protĂšgent. Des mĂšres sont sommĂ©s de choisir entre livrer le leur enfant Ă son agresseur prĂ©sumĂ© et ĂȘtre poursuivi pour non reprĂ©sentation d'enfants.
En 2024, elle représentait 72 % des prÚs de 20000 procédures de ce type. Certaines subissent des dizaines de plaintes, sont menotées, placé en garde à vue, parfois incarcéré. C'est une double peine.
Nous avons aussi mise en lumiĂšre un dogme qui fait des ravage. Le mĂ©tien Ă tout prix du lien entre l'enfant et le parent, y compris aprĂšs des signalements, des expertises, parfois mĂȘme des condamnations. Le juge Ădouard Duran l'a rĂ©sumĂ© d'une phrase glaçante.
Ce dont notre sociĂ©tĂ© a peur, ce n'est pas de laisser un enfant ĂȘtre violĂ© Ă nouveau, c'est de priver un pĂšre de ses droits. Madame, je vais remettre vos filles Ă leur bourreau. Cette phrase, une mĂšre protectrice l'a entendu de la bouche de l'institution censĂ©e la protĂ©ger.
Elle ouvre notre rapport, elle dit tout et disons clairement l'inceste tue. 53 % des victimes de cestes ont ont déjà tenté de mettre fin à leur jour. La psychiatre MEL Salmona le décrit comme le principal déterminant de la santé. 50 ans plus tard.
Le coût social estimé à prÚs de 10 milliards d'euros par an. à celles et ceux qui disent qu'il y a plus grave, je réponds par ces chiffres. Ce que nous proposons protéger d'abord, juger ensuite.
Nos 49 recommandations renversent la logique actuelle. Aujourd'hui, on attend le procĂšs pour protĂ©ger. Demain, nous voulons protĂ©ger l'enfant dĂšs la rĂ©vĂ©lation, voir empĂȘcher que cette rĂ©vĂ©lation ait Ă survenir en empĂȘchant les violeurs de violer.
Je veux prendre le temps de vous expliquer concrÚtement comment nous voulons réformer un systÚme qui échoue à chacune de ces étapes. D'abord, une ordonnance de protection de l'enfant. Aujourd'hui, il faut souvent attendre une mise en examen pour suspendre un droit de visite, c'est-à -dire des mois, parfois des années.
Demain, un juge pourra mettre l'enfant en sĂ©curitĂ© dĂšs les rĂ©vĂ©lations. ConcrĂštement, ça veut dire quoi ? L'enfant cesse d'ĂȘtre renvoyĂ© chaque weekend chez celui qui l'accuse.
Je pense aux enfants de Charlotte Millet. Si cette ordonnance avait été appliquée, son fils ne se serait pas suicidé. Car oui, l'inceste tue.
Je leur rappelle, une victime d'inceste sur deux fait une tentative de suicide au cours de sa vie. Ensuite, un dĂ©lai de 3 mois pour les premiers actes d'enquĂȘte, car aujourd'hui, chaque mois perdu est un mois d'exposition supplĂ©mentaire et de preuves qui s'effacent. Ensuite, un recueur de la parole fiable.
En 2022, 60 % des enfants Ă©taient encore entendus par des policiers non formĂ©s. Nous voulons que d'ici 1 an, chaque enfant soit reçu par un enquĂȘteur formĂ© au protocole international de rĂ©fĂ©rence pour que sa parole ne soit pas abĂźmĂ©e dĂšs le premier jour. Et parce que le psychotraumatisme laisse une empreinte, nous voulons qu'il soit reconnu comme une preuve mĂ©dico lĂ©gale.
Ensuite, la fin des concepts antivictimaires, le syndrome d'aliénation parentale et ses avatars que la science a écarté ne devrons plus fonder une expertise. ConcrÚtement, on cessera de transformer un enfant qui dénonce en enfant manipulé. La sécurisation du parent protecteur.
Oui. Par une dépénalisation ciblée de la non représentation d'enfant. On ne bùtit pas la protection de l'enfance en faisant de ses mÚres des délinquantes.
Parce que je suis député de la Guadelou, j'ai également tenu à la création d'un observatoire des violences sexuelles sur mineur dans chaque territoire ultramarin. Car dans nos territoires, l'exité et l'insularité renforce l'impunité des agresseurs que des services publics moins doté qu'ailleurs. Peineent à contrebalancier.
Nous proposons aussi une commission nationale de rĂ©vision pour couvrir les dossiers oĂč l'auteur prĂ©sumĂ© conserve encore aujourd'hui toute ou partie de son autoritĂ© parentale. Et pour mettre fin Ă une justice morcelĂ©e ou celui qui enquĂȘte n'est pas celui qui dĂ©cide chez lequel l'enfant vivra, nous voulons engager une rĂ©flexion sur la crĂ©ation d'un juge de la famille et sur la collĂ©gialitĂ© dans les dĂ©cisions les plus lourdes. Un placement, le retrait d'un droit de visite ne devrait jamais reposer sur un seul magistrat statuant seul sur le plan symbolique.
Enfin, nous portons l'imprescriptibilitĂ© des crimes commis sur les mineurs parce que le temps ne doit jamais ĂȘtre opposĂ© Ă celui qui trouve Ă 40 ou 50 ans la force de parler. et Ă ceux qui doutent de la force de ces propositions, Ă ceux qui pensent que la prĂ©vention est un vĆux pieux, je rĂ©ponds par exemple la SuĂšde il y a 20 ans, son taux d'inceste Ă©tait comparable Ă au nĂŽtre. Aujourd'hui, grĂące Ă une Ă©ducation Ă la vie affective et relationnelle installĂ©e de longue date, il y est six fois moins Ă©levĂ© qu'en France.
La prĂ©vention c'est ce qui marche. C'est pourquoi nous voulons la gĂ©n la gĂ©nĂ©ralisation de l'Ă©vance des campagnes nationales Ă la tĂ©lĂ©vision Ă la radio, sur les rĂ©seaux et mĂȘme comme en Allemagne des campagnes dirigĂ©es vers les agresseurs potentiels pour agir avant le passage Ă l'acte et une mesure de bon sens un bon d'avertissement sur les programmes qui banalisent l'inceste. On avertit le public sur un paquet de cigarettes, une bouteille d'alcool, un produit trop sucrĂ© mais une Ă©mission qui met en scĂšne l'incestuel passe sans un mot.
C'est une banalisation qu'il faut casser. Aucune de ces mesures ne coĂ»te 0 âŹ. La surenchĂšre pĂ©nale sans coĂ»t est une fatalitĂ©.
ProtĂ©ger rĂ©ellement nos enfants suppose des enquĂȘteurs, des experts, des soins. Notre derniĂšre recommandation est donc financer les 48 autres pour que ce rapport ne connaisse pas le sort de celui de la civise dont seul 28 % des propositions ont Ă©tĂ© appliquĂ©es. notre mĂ©thode nous inscrire dans une loi intĂ©grale.
Un mot sur la suite car il est clair un choix que nous assumons. Nous n'avons pas voulu dĂ©poser une proposition de loi isolĂ©e qui peera Ă ĂȘtre inscrite Ă l'ordre du jour. Nous nous inscrivons dans la dĂ©marche de la loi intĂ©grale contre les violences sexistes et sexuelles portĂ©es par ma collĂšgue CĂ©line Tibo Martinez.
Avec ma collĂšgue Florence LĂ©otĂ©, nous avons d'ors et dĂ©jĂ rĂ©digĂ© le volet inceste de cette loi. Il porte notamment notre recommandation numĂ©ro 6, la crĂ©ation dans le code pĂ©nal d'un chapitre propre aux infractions incestueuses. Hier, nous avons rencontrĂ© le ministre de la justice garde-au, monsieur Dar Manin, qui a soutenu notre recommandation sur la dĂ©pĂ©nalisation de la non reprĂ©sentation d'enfants et qui proposera au Conseil d'Ătat de l'intĂ©grer dans la réécriture de la loi intĂ©grale.
La dĂ©pĂ©nalisation de la non reprĂ©sentation d'enfants sera donc trĂšs certainement examinĂ© Ă l'assemblĂ©e en mĂȘme temps que la loi intĂ©grale. La loi intĂ©grale sera le vĂ©hicule concret de nos propositions et nous y veillerons et je sais que ma prĂ©sidente y tient cette loi intĂ©grale qu'elle soit programmĂ©e aussi entre autres. ce que nous ne voulons plus entendre.
Vous l'avez compris, nos propositions lĂ©gislatives sont prĂȘte. Mais une loi ne suffira pas si les idĂ©es reçues qui traversent encore nos institutions demeurent. Nous avons Ă©galement portĂ© au ministre les recommandations qui relĂšvent du rĂšglement et qui peuvent donc ĂȘtre appliquĂ©es par dĂ©cret.
Nous verrons la ministre de la santĂ©, madame Riste, ainsi que le ministre des comptes publics car sur le budget, il va falloir mettre les choses sur la table et le ministre de l'intĂ©rieur sur la formation des enquĂȘteurs. Alors, avant de conclure, je veux nommer ce que nous ne voulons plus jamais entendre. Ce n'est pas possible, c'est son pĂšre.
Or, l'agresseur est précisément celui que l'enfant accordait toute sa confiance. Les enfants ment Non, une étude du ministÚre de la justice ne révÚle que 80 que 0,8 % de fausses allégations d'incies. 0,8 %.
La mythologie de l'enfant menteur hĂ©ritĂ© d'outro doit ĂȘtre radicalement supprimĂ© d'autant que les 17 enfants d'outreau sur 12 ont bel et bien Ă©tĂ© reconnu victime. Si l'enfant se rĂ©tracte, c'est qu'il m Non. La rĂ©tractation fait partie du processus de rĂ©vĂ©lation.
Quand l'enfant mesure le séisme provoqué par sa parole, la mer invente pour se venger. C'est le syndrome d'alénation parentale rejeté par toutes les classifications médicales internationales et pourtant encore utilisé pour discréditer les meilleures protectrices parfois sous des habits neufs. Conflit de loyauté meilleur fusionnel.
Si la plainte est classĂ©e c'est qu'il est innocent. Non, un classement sans suite n'est pas un jugement. Il intervient souvent sans qu'aucune vĂ©ritable enquĂȘte n'ait Ă©tĂ© menĂ©e.
Tant que ces phrases seront prononcées dans un commissariat, un cabinet d'experts ou une salle d'audience, aucune loi ne protégera pleinement nos enfants. Le changement que nous appelons est donc législative est donc autant législative que sociétale et culturel. C'est une approche systémique.
Il est temps de refuser cette culture patriarcale que nous avons de la justice. Pour conclure, mesdames et messieurs, c'est une étape de plus. Ce rapport a permis de sensibiliser notre chambre, l'Assemblée nationale.
Il faudra demain s'attaquer à celle du Sénat. Il reste à agir pour cela. Il faut que chacun y mette du sien.
Et nous comptons beaucoup sur vous. les journalistes, il faut que la volontĂ© politique, la vraie pas de l'instrumentalisation au grĂ© de l'actualitĂ© [raclement de gorge] que nous avons connu avec Liana par exemple. Alors, permettez-moi de finir par un vĆu.
Ce vĆu, c'est d'abord celui d'une France qui aime ses enfants, qui les aime assez pour leur dire pardon et pour porter une politique publique Ă la hauteur de leur dĂ©tresse. Je souhaite que ces mamans bĂ©nĂ©ficient d'une grĂące prĂ©sidentielle. Celles qui vivent aujourd'hui en caval dans la honte puisque puisse puissent rentrer et prouver grĂące Ă ces travaux Ă leur famille qu'elles ne sont pas folles, que leurs enfants qui ont dĂ©jĂ tant souffert retrouvent leur pays la France.
Ce souhait nous le portons avec mon collĂšgues Arnou Lunet. Je souhaite enfin l'imprescriptibilitĂ© des crimes sexuels incestueux sur mineurs et j'ai un mot pour UG reine de mon territoire la Guadeloupe violĂ© pendant des annĂ©es par le mari de sa sĆur sans avoir jamais pu porter plainte. Elle vit encore dans la souffrance.
Elle a aujourd'hui 73 ans. C'est à elle que je pense. Je souhaite que l'ordonnance de sûreté soit enfin appliquée et que plus et que plus aucun enfant n'est allé chez le parent qui l'a agressé.
En attendant, je souhaite que le ministre de la justice ordonne la révision de toutes les décisions de placement chez un parent mise en cause pour les dossiers en cours comme il a su demander le réexamen de 70000 plaintes. Je souhaite enfin que l'enfant soit entendu. C'est le plus important.
Aujourd'hui, seul 5 % des parents portent plainte quand l'enfant rĂ©vĂšle et le contrĂŽle coercitif existe permet d'en expliquer une partie. Mais j'ose espĂ©rer que dans quelques annĂ©es, peut-ĂȘtre que je ne serai plus de ce monde, ce chiffre lĂ aura dĂ©passĂ© les 50 %. Un Ă©tat de droit juge Ă la maniĂšre dont il protĂšge les plus vulnĂ©rables.
Nous attendons donc des engagements concrets à commencer par un budget et un calendrier. L'incertitue dans le silence des maisons dans le silence des maisons et l'indifférence des procédures. Nous désormais, nous pourrons dire que nous ne pourrons dire désormais que nous ne savions pas.
Et si nous ne faisons rien, nous serons tous complices de ce crime contre l'humanité que constitue l'inceste. Je vous remercie. Maintenant, nous sommes à votre disposition euh pour toutes les questions euh des journalistes.
Vous ĂȘtes lĂ pour ça. Merci monsieur le rapporteur. Je voudrais vous dire Ă vous journalistes qui ĂȘtes lĂ aujourd'hui que vous avez un rĂŽle Ă©norme Ă jouer. vous aussi, vous avez un rĂŽle Ă©norme Ă jouer dans la façon dont les choses sont prĂ©sentĂ©es, dans la comprĂ©hension de ce qu'elle l'inceste, dans la comprĂ©hension de ce qu'il se passe aujourd'hui actuellement.
Et pourquoi je voudrais insister et vous demander vraiment de jouer pleinement votre rĂŽle si vous ĂȘtes ici, c'est pas pour rien. Mais je voudrais insister parce que je suis tombĂ©e il y a quelques jours sur un extrait de reportage. Ăa m'arrive souvent ces jours-ci. [grognement] Et euh c'est un pĂšre qui arrive avec sa petite fille de 8 ans euh pour ĂȘtre entendu par une enquĂȘterrice de police.
Et cette enquĂȘrice a dĂ©jĂ un a priori sur ce qu'il va se passer quand elle va entendre la petite parce que le contexte est une sĂ©paration des parents. Et bien le journaliste va lui aussi dans cette orientation, dans les propos qu'il a pour prĂ©senter la situation. Il oriente en disant il y a un conflit parental.
Certains parents se déchirent pour avoir la garde de l'enfant. Donc ne plaçons plus la séparation des parents au milieu de ces situations. Vraiment, c'est la parole de l'enfant et uniquement la parole de l'enfant qu'il faut entendre.
Et je vous passe les détails sur l'audition de cet enfant parce que ça a été effroyable. l'anquitrice s'adressait à l'enfant comme si elle s'adressait à un adulte coupable. Stop à ça.
Donc s'il vous plaßt euh portez-vous une parole juste et éclairée. Merci. On attend donc vos questions.
On entendation du part euh l'ordation euh quelle est la différence avec celle qui est proposée dans la loi qui en France celle que des et aussi en dernier vous avez parlé de six pages vous parlez un peu plus fort s'il vous plaß est-ce que est-ce que vous permettez qu'on réponde déjà parce que moi je suis pas toujours à retenir toutes les questions je vais en oublier hein donc sur le sur le chiffre de 160000 à plutÎt 130000. Je pense mais monsieur le rapporteur précisera que c'est parce que déjà c'est une estimation d'accord c'est une estimation annuelle que propose la civise et 130000 j'imagine que c'est parce que ce sont les chiffres concernant les personnes qui ont vécu un inceste. Je pense que c'est pour ça en fait il y a une précise.
C'est ça. Voilà exactement écrit inceste et violence sexuelle 160000 violence toute violence confondue en fait. sur les violences incestueus intamant uniquement des des parents et aprÚs il y avait une autre question sur ensuite la deuxÚme question00 la deuxÚme question l'ordonnance sur l'ordance de Oui.
Actuel alors il y a pas de loi pour l'instant. Oui oui a ou il y a c'est un projet de loi qui en cours d'examen que nous que nous avons terminé d'examiner donc en commission spéciale. Vous le savez c'était les deux derniÚres semaines.
Nous allons donc commencer l'examen du projet de loi en sĂ©ance dans l'hĂ©micycle la semaine prochaine. Euh c'est c'est Ă peu prĂšs la mĂȘme chose en fait puisque le principe de cette ordonnance de sĂ»retĂ© ou de protection de l'enfant vise Ă le mettre en sĂ©curitĂ©, donc Ă l'Ă©loigner du parent. qui qui pourrait ĂȘtre un parent agresseur en fait.
Voilà , dÚs les révélations, le texte va encore évoluer en séance si vous voulez. Donc pour l'instant, on peut pas se prononcer. Je rappelle juste que ça n'est donc pas encore une loi.
Il y a les travaux qui vont se poursuivre la semaine prochaine et peut-ĂȘtre que ça va encore Ă©voluer dans sa forme. L'essentiel pour nous aussi bien au sein de cette commission d'enquĂȘte que plus tard dans l'hĂ©micycle, c'est qu'il y ait une ordonnance qui puisse protĂ©ger l'enfant le plus rapidement possible sans attendre qu'il y ait un dĂ©pĂŽt de plainte mais vraiment dĂšs le dĂ©part dĂšs la rĂ©vĂ©lation de l'enfant. Est-ce qu'il me semble que justement sur la loi en prĂ©paration, on Ă©voque les faits Ă©tablis qu'il y ait une ordonnance de protection si les faits sont Ă©tablis, ce qui rentrerait justement un peu en en dĂ©saccord avec C'est pour ça que justement nous allons faire notre travail de parlementaire et ça va Ă©voluer.
Alors il faut bien faire la distinction. Alors déjà l'ordonnance de sûreté existe dans les violences conjugales. Donc c'est une mesure qui existe qui qui existe déjà dans dans les violences Ouais. de protection.
Oui, en fait de de surti dans les donc maison veut que ça s'applique voilĂ d'une part mais d'autre part euh il faut que l' une fois qu'il y a un signalement on veut qu'il y a une ordonnance qui protĂšge tout de suite l'enfant euh mĂȘme effectivement les dĂš lors que les les faits sont mĂȘme en cas de suspicion avĂ©rĂ© il faut que tout de suite qu'on puisse protĂ©ger l'enfant c'est pour cela d'ailleurs que nous proposons une deuxiĂšme recommandation que trĂšs rapidement que l'enquĂȘte puisse ĂȘtre menĂ©e et maximum dans 3 mois parce que ça c'est c'est liĂ© aussi parce que ça sert Ă rien d'ordonner une protection et si ça dure comme actuellement 2 ans 3 ans et que l'enfant pour la pour sa premiĂšre audition arrive 2 ans aprĂšs ça n'a aucun sens. Je prĂ©cise les travaux de la commission spĂ©ciale. Il y a cet angle de enfin ce ce date, on va dire des 3 mois pour lancer les actes principaux de l'enquĂȘte puisque vous pouvez vous douter qu'une enquĂȘte ne sera pas terminĂ©e sous 3 mois euh pour diverses raisons d'ailleurs.
Un manque d'enquĂȘteur par exemple, un manque de moyens mais voilĂ qu'en tout cas les principaux actes puissent ĂȘtre accomplis. l'audition de l'enfant Ă©videmment euh et puis dans la mesure du possible l'audition de la personne qui est mise en accusation. La difficultĂ© qui existe aujourd'hui c'est que les enquĂȘteurs cherchent Ă recueillir le maximum d'informations.
Ils cherchent Ă mener une enquĂȘte en parallĂšle avant d'auditionner cette personne pour avoir le maximum d'Ă©lĂ©ments pour le prendre Ă dĂ©faut si je peux dire. VoilĂ . Ne pas faire chou blanc le jour oĂč ils vont l'entendre.
Donc c'est une réflexion que nous avons eu euh lors des travaux de la commission spéciale, une réflexion qui va se poursuivre en séance dans les jours à venir. Donc pour l'instant, rien n'est figé. Voilà .
Mais quand nous euh quand nous nous nous nous proposons qu'il y ait une enquĂȘte rapide euh maximum dans 3 mois, ce n'est pas innocent. C'est justement c'est pour qu'il y ait plus de moyens parce que la parce que dans cette commission d'enquĂȘte, c'est ce qu'il est ressorti. Il est ressorti dans cette commission d'enquĂȘte qu'il n'y a aucune politique publique Ă part entir concernant l'inceste parental.
Et pourquoi ? Et parce que justement et c'est sorti de la bouche mĂȘme non seulement effectivement des spĂ©cialistes mais aussi des magistrats. Il n'y a pas de volontĂ© politique, il y a un manque de moyens et notamment en terme de formation.
Et c'est pour cela aussi que nous insistons pour que ceux qui sont habilités à recueillir la parole de l'enfant soit convenablement formé, pas simplement au bout de semaines mais qu'il y ait une bonne année de formation. Donc cela suppose forcément des moyens. Donc si ces préconisations restent dans l'état actuel du systÚme judiciaire, mais ça sert à rien du tout.
Donc il faut que l'appel soit trĂšs clair. C'est justement on fait ces organisations pour que les moyens suivent derriĂšre. Oui.
La protection des enfants. Donc un dĂ©lai de 3 mois donnĂ© des actes d'enquĂȘte. Est-ce que ces actes d'enquĂȘte doit ĂȘtre listĂ© ?
Par exemple son enfant vous l'avez dit audition de mise en cause de l'entourage sais est-ce que ça va lister si ça met pas un risque bien vous accélÚre de 3 mois. Oui. Euh, ça existe ça existe déjà ce que vous dites.
Ăa existe non il il existe dĂ©jĂ des enquĂȘtes qui sont baclĂ©es alors que tous les Ă©lĂ©ments dont vous dites quasi il y en a qui existent dĂ©jĂ . Moi, j'ai discutĂ© avec une procureur de la RĂ©publique de mon dĂ©partement. Et bien Ă un moment donnĂ© euh elle comprenait pas pourquoi il y a une enquĂȘte qui a Ă©tĂ© classĂ©e mais en fait comme elle connaĂźt, elle a dit donnez-moi le dossier.
Et quand elle a regardĂ© le dossier, elle a vu dans le dossier qu'il y a des Ă©lĂ©ments qui n'ont pas Ă©tĂ© pris en compte justement pour que l'enquĂȘte ne puisse pas continuer. Donc ce que vous dites lĂ , bon maintenant dans le listage bien Ă©videmment nous on veut que les choses soient professionnelles. Donc nous sommes une commission d'enquĂȘte.
Il ne nous appartient pas à nous de venir et de dire de lister tous les éléments que vous dites. D'accord. Comment lo bien sûr.
Donc dans la loi effectivement lorsqu'on dans la loi, il faut qu'effectivement que cette liste soit ex mais je dis que il faut que chacun prenne aussi leur responsabilité à ce niveau-là . Merci. Il faut un protocole.
Il faut un protocole. Il faut effectivement lister, répertorier les premiers actes indispensables, incontournables, à mener avant un certain délai le plus rapidement possible. Et ce protocole probablement qu'il faut l'inscrire dans la loi simplement qu'il y a un protocole.
C'est pour ça que moi je n'attends pas la loi intégrale pour faire avancer les choses. Elle sera examinée à partir du mois d'octobre à l'Assemblée nationale. Il faut se saisir du projet de loi sur la protection des enfants qui est en cours d'examen aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
On peut pas se permettre d'attendre la loi dite intégrale parce que on a plus de temps à perdre en fait. Il faut faire le plus rapidement possible. Et je voudrais juste souligner quelque chose.
Bien sûr, il y a besoin de moyens, mais les moyens, c'est pas dans le projet de loi sur la protection des enfants et c'est pas dans la loi intégrale qu'on va en parler, c'est dans le budget. Donc, il faudra absolument qu'on puisse travailler en amont avec le ministÚre du budget, les comptes publics pour pour essayer et le premier ministre évidemment euh pour qu'on puisse essayer de de de cadrer à travers un jaune budgétaire un budget spécifique qui sera dédié aux violences intrafamiliales et en particulier aux violences sexuelles commises sur les enfants et encore en particulier à l'inceste. Donc ça c'est un travail qu'on devra faire. en amont, en collaboration avec le le gouvernement bien évidemment puisque vous aurez noté que euh depuis 2022, nous n'avons pas de majorité pour adopter le budget, il y a des 493, donc c'est compliqué de pouvoir euh amender euh le projet de loi de finances.
Et donc c'est le moyen, il me semble qui sera le plus intĂ©ressant Ă utiliser, on est d'accord avec plusieurs de mes collĂšgues, c'est de travailler en amont avec le premier ministre et les comptes publics pour qu'on puisse avoir ce budget dĂ©diĂ©. VoilĂ . Et pour revenir Ă votre question prĂ©cĂ©dente, oui, il faut un protocole qui liste les actes les plus importants Ă mener le plus tĂŽt possible dans une enquĂȘte. la premiĂšre une question je proposer Ă par rapport vous ĂȘtes de la semble que dans votre rapport vous avez Ă©voquĂ© rapidement les outes mais pourtant les en premiĂšre ligne problĂ©matique notamment en matiĂšre d'inceste vous avez notamment interpellĂ© le gouvernement il y a un an d'ailleurs jour sur ces questions lĂ notification est-ce que votre rapport la question la suivante insister de maniĂšre trĂšs spĂ©cifique dans les territoires autres en terme de moyens en terme de de prĂ©valence en terme de position spĂ©cifique les premiĂš je pense [musique] Ă ma je pense Ă la rĂ©union aussi et et on parle trĂšs trĂšs peu un travail donc un colet spĂ©cifique important Ă Ă mettre en avant un petit peu cherche l'impression C'est ce que nous avons fait dans le rapport.
Il y a un large volet sur l'utre. C'est dans le rapport. Donc je vais vous éviter à le lire.
Et d'ailleurs tous ceux qui pensent que la problématique de l'inceste en tromÚ et et secondaire par rapport à l'exome, c'est tout à fait le contraire. Et donc je vous remercie de votre question d'une part et c'est bien pour cela aussi que nous insistons qu'il y ait un observatoire dans tous les territoires des tromÚ pour permettre aux institutions et notamment à l'exécutif d'avoir des éléments pour pouvoir mettre en place des politiques publiques et qui dit mettre en place des politiques publiques effectivement mettre des moyens. C'est vrai que bon dans mon département euh il y a une APED, il y a une unité médico-judiciaire, il y a euh par le conseil départemental la maison des femmes.
Mais j'ai visitĂ© ces institutions, mais il manque de moyens, il manque des mĂ©decins, il manque des psychologues et mĂȘme dans notamment dans l'Ă©ducation nationale parce que j'ai dit que notre rapport est une approche de 360° ce problĂšme sociĂ©tal parce que la rĂ©vĂ©lation de l'insecte souvent se fait dans le milieu Ă©ducatif. Il faut des psychologues scolaires, il faut euh euh aussi des ass sociales. Mais lĂ encore que ces personnes soient aussi bien formĂ©es pour euh parce que le plus souvent c'est la premiĂšre parole de l'enfant.
Il faut que vous voyez donc le travail il est il est colossal. Donc oui, nos départements des tromÚ doivent avoir beaucoup plus de moyens. Et donc là -dessus et nous insistons là -dessus dans dans le rapport tout à fait au début d'ailleurs.
C'est pour c'est pour cela d'ailleurs que entre autres nous avons mis la premiÚre recommandation qu'il y ait ces ces observatoires dans tous nos dans tous nos dans tous nos territoires. Il y a il y a un effort important à faire pour effectivement euh performer, j'allais dire, les services publics dans les départements et territoires d'outre mer. Euh il y a quelques semaines euh un colloque a été réalisé à Saint-Bart etmi sur le sujet de l'inceste.
Euh il nous expliquait qu'il n'y avait mĂȘme pas de mĂ©decin lĂ©giste. Euh je ne suis mĂȘme pas sĂ»re qui est un gynĂ©cologue, peut-ĂȘtre un gynĂ©cologue sur la totalitĂ© de l'Ăźle. Euh il y a pas de salle mĂ©lanie pour auditionner les enfants.
Donc ça ne saurait tarder je crois d'ailleurs. Euh donc il y a vraiment un sujet de de mise à niveau des services publics dans les territoires d'outreem. La particularité effectivement ça a été répété assez réguliÚrement par le rapporteur, c'est que c'est un caractÚre insulaire mais je pense à la Guyane aussi qui n'est pas une ßle.
Euh l'immensité de l'aiguillane fait que beaucoup de familles sont éloignées de tout et vivent en vot clos et euh l'inceste peut se commettre assez facilement en fait. Donc euh il y a il y a un sujet effectivement trÚs trÚs important, un regard à jeter en particulier sur les territoires d'outreem bien évidemment. Ouais.
Alors, je je voudrais rebondir parce que monsieur le rapporteur a a parlé du recueil de la parole des enfants, notamment dans les établissements scolaires. J'ai été interpellé par des enseignants et aussi un AESH, des personnes qui ont tendu des propos de la part d'enfants. Il faut absolument les aider au niveau des signalements.
J'ai interpellĂ© la semaine derniĂšre le ministre de l'Ă©ducation nationale sur la formation au signalement des personnels qui sont dans l'Ă©ducation nationale. Ăa vaut encore une fois pour les enseignants, ça vaut pour les personnels AESH, ça vaut pour les personnels soignants par exemple toute personne qui sera en capacitĂ© d'entendre les enfants. Apparemment, il y a un guide du signalement qui existe, mais je ne suis pas sĂ»re qu'il soit vraiment suivi Ă la lettre.
Et je crains que la hiĂ©rarchie n'aide pas, n'appuie pas suffisamment ces personnes qui ont dĂ©celĂ© quelque chose et qui voudraient faire le signalement. Parce que moi ce qui m'a Ă©tĂ© dit, c'est que les personnes qui ont voulu signaler euh sont aujourd'hui malmenĂ©es. Et je vais mĂȘme vous dire euh il y a un enseignant qui m'a dit qu'il craint pour sa vie en fait pour avoir voulu dĂ©noncer certaines choses, porter la parole d'un enfant.
Donc il y a un sujet trĂšs trĂšs important lĂ . Euh il faut il faut vraiment qu'on s'active quoi le plus rapidement possible. Je pense que le guide aujourd'hui n'est pas suffisant.
Est-ce que vous avez d'autres questions ? Question sur la dĂ©mĂ©nisation ciblĂ©e de qu'est-ce que vous entendez par alors ciblĂ© ? C'est monsieur le rapporteur qui va vous expliquer parce que pour moi elle devrait ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©e.
Monsieur le rapporteur. Oui. En fait, nous ne voulons pas non plus que cette dépalisation puisse profiter aux parents abuseurs parce que si on dit dépénalisation des parents, ça veut dire que celui aussi qui abusur finalement ne sera pas pénalisé s'il ne représente pas son enfant.
Donc ça veut dire que il faut que ça soit vraiment en lien avec le parent, le parent qui protĂšge sur la base d'Ă©lĂ©ments d'expertises qui sont vraiment c'est pourquoi on parle de ciblĂ© et que dĂšs lors que la parole de l'enfant est recueillie et surtout que le parent protecteur euh parce que le parent protecteur donc sa parole euh et prise en considĂ©ration mais sur la base d'Ă©lĂ©ments ciblĂ©s, ça sur la base d'Ă©lĂ©ments factuels. Donc Ă ce moment-lĂ , oui, c'est celui qui fait la dĂ©marche. Mais comme je dis Ă contrario et surtout il faut que ce dispositif soit complĂ©tĂ© aussi par l'Ă©coute de la parole de l'enfant parce que dans des situations oĂč les parents sont ne sont pas sĂ©parĂ©s par exemple, donc il faut une mĂ©diatisation.
Il faut trouver un moment donné pour cette médiatisation. Mais surtout si il y a une séparation, il y a des enfants qui disent "Je ne veux pas aller voir l'autre parent qui est mise en cause et on n'écoute pas le plus souvent cet enfant." Et bien là , il va il va falloir écouter cet enfant qui qui ne veut pas parce que ça arrive et d'ailleurs ça se termine parfois par des suicides ou par des tentatives de suicide.
Donc c'est pourquoi il y a une démarche bien précise à faire surtout par rapport aux parents protecteurs. Donc ciblé c'est ce que cela veut dire. Faut pas que avec une dépénalisation ça puisse profiter aux parents mise en cause.
Je vais m'inscrire en faux. Je suis désolé monsieur le rapporteur cher Christian, je suis désolé mais pour moi, il faut une dépénalisation. Maintenir l'infraction certes, mais il faut une dépénalisation parce que dans l'état actuel du traitement judiciaire, celles qui sont en représentation d'enfant, ce sont les mÚres protectrices.
Ce sont celles qu'on ne croit pas, ce sont celles que la justice ne croit pas malgré des preuves parfois flagrantes. Ce sont celles qui sont confrontées à des classements sans suite. Ce sont elles qui sont poursuivies.
Ce sont elles qu'on va rechercher à l'étranger, Interpol et compagnie. Ce sont les mÚres protectrices. Ce sont celles qui sont interpellées, à qui ont mis des bracelets, qui sont placés en garde à vue, qui sont condamnés relativement rapidement parce que là , la justice trouve le temps, qui sont condamnés à des peines d'amende, parfois sous astreinte.
L'une d'entre elles m'a fait part du fait qu'elle est Ă 800000 ⏠à devoir au pĂšre. Non, en l'Ă©tat actuel des choses, peut-ĂȘtre qu'on verra par la suite, mais en l'Ă©tat actuel des choses, je crois que la chose Ă faire, c'est de dĂ©pĂ©naliser. Il ne faut plus en faire un dĂ©lit parce que pour l'instant, je ne fais pas assez confiance Ă la justice pour protĂ©ger les mĂšres, des parents protecteurs, je tiens Ă le rĂ©pĂ©ter parce que il y a aussi des papas qui se retrouvent dans ces situations lĂ . collĂšgue non ce sont les journalistes qui posent les questions.
Non non mais c'est bien ce que je dis. Il faut dépénaliser pour les parents protecteurs d'une façon générale. Oui.
Donc donc j'ai pas j'ai pas dit le le contraire. Donc tu ne peux pas t'inscrire en fort parce que le rapport il est clair, il est écrit hein. S'il faut c'est la dépenisation des parents protecteurs et notamment celles qui sont mises en cor.
C'est bien ce que je dis. Donc il n'y a aucune contradic Non non, il n'y a Non, permettez-moi de dire, il n'y a aucune contradiction entre ce que ce que je dis et ce que la présidente dit, c'est il faut dépénaliser pour les parents protecteurs. C'est pourquoi je parlais de cibler les parents protecteurs.
C'est la cible, elle est lĂ ceux qui sont protĂ©gĂ©s donc ça n'a rien Ă voir. Donc c'est un contresens. Mais j'avais fait en fait Ă ce sujet une proposition parce que une main protectrice par c'est une collĂšgue membre de la commission et dĂ©putĂ© de de de se servir justement de dĂ©prĂ©sentation. ce que j'avais proposĂ© en mission et qui est repris dans la recommandation, c'est qu'il y a un fait justification, c'est-Ă -dire que en cas effectivement attendez, je peux Ah oui donc que ce soit pas dĂ©coralisĂ© mais que il y a un fait justificatif qui justement de danger Ă ce moment-lĂ euh vous allez faire une mais vous ĂȘtes ici et aller Si on peut pas ça fait justific Non mais c'est bien ce que je je je je je confirme.
Alors si excuse-moi, c'est que ce sont que les journalistes, c'est une conférence de presse. Il y avait madame qui avait posé la question. Madame Oui, d'accord.
OK. Est-ce qu'il y a d'autres propositions sur lesquelles son ? [grognement] Oui.
Alors, nous avons euh enfin j'ai je l'avais dĂ©jĂ sollicitĂ© enfin j'avais dĂ©jĂ prĂ©cisĂ© au bureau que il faudrait que ce rapport soit remis Ă l'exĂ©cutif. Nous, on a souhaitĂ© que ça soit le premier ministre. il n'Ă©tait pas son agenda ne le permettait pas donc mais rapidement le gardien soit souhaitĂ© donc les cinq principales propositions que j'ai prĂ©sentĂ© lĂ dedans tout Ă l'heure euh mais il est il est il est d'accord avec toutes ses propositions et d'ailleurs il a mĂȘme reprochĂ© au parlement parmi certaines propositions et qui n'avaient pas Ă©tĂ© adoptĂ© par le parlement.
Voilà . Donc euh donc toutes ces propositions de 3 mois de dépénalisation de l'imprescriptibilité. Donc il est euh tout à fait d'accord.
Et d'ailleurs euh il y a des dispositions effectivement comme tu l'as dit déjà dans la dans la loi sur la protection de l'enfance qui seront prises euh en considération. Lailité des 3 mois non opération enfant et les autres c'est quoi euh le délai ? Oui.
Les 3 mois. Ah oui, c'est ça. Donc c'est surtout ces trois ces trois principales propositions.
Mais le reste enfin appliqué dans l'immédiat mais le reste il est il n'a pas il enfit il n'a opposé aucune opposition notamment à ses principales propositions. Il y a aussi la la l'allongement de la durée de la garde à vue. Ce sont les les les forces de l'ordre en fait que nous avons rencontré qui nous ont suggéré cette mesure à plusieurs reprises d'ailleurs.
Donc ce serait par exemple un délai de 48 he de garde à vue renouvelé 24 he ça c'est quelque chose aussi qui est important dont nous avez fait nous avons dont nous avons pardon fait part au garde des saut hier. Il est favorable. Alors aprÚs, il y a le ministÚre de l'intérieur aussi hein qui sera concerné bien évidemment, mais ça fait partie des mesures sur lesquelles il trouve que ça fait sens bien évidemment.
Juste le le garde des nous a indiqué que ça fait un an qu'il demande à pouvoir porter un projet de loi sur l'imprescriptibilité et il y a pas de créneau en fait de de disponibilité. Donc sur ce point-là , à défaut d'avoir un texte unique sur ce sujet, probablement seront nous amenés à déposer des des amendements pour essayer de le faire passer qui aime travail pour la commission. Merci beaucoup pour travail encore par protecteur sur la collection sur la défalisation.
Je veux juste vous poser une question parce que la dĂ©bilisation de la grande prĂ©sentation, elle va contenir uniquement les cas oĂč il y a une enquĂȘte en cours sur le parental ou alors ce qui concerne des notions complĂštes de de la du dĂ©lit en fait de nos reprĂ©sentations d'enfant par protecteur parents violeurs prĂ©sumĂ©s peuvent ne pas prĂ©senter l'enfant non plus. Donc cette freine est trĂšs importante Ă conserver parce qu'en fait elle voulait utiliser contre le parent protecteur aussi. D'oĂč l'importance de prĂ©ciser dans quelle mesure on doit dĂ©pĂ©naliser ce uniquement quand il y a une enquĂȘte en cours pour viol parental par exemple.
Est-ce que c'est ça ce que j'ai compris ? C'est bien ça. C'est pourquoi j'ai parlé de j'ai en parlé le thÚme ciblé et la ma présidente s'inscrit en fois alors que c'est pas c'est exactement ça le thÚme ciblé.
C'est ça. Donc ce qu'elle dit euh et ce que je dis c'est exactement pareil. Donc il y a aucune contradiction parce que nous ayant dit ciblé justement c'est pour éviter que le parent mise en cause qui est condamné ne puisse pas bénéficier d'une dépénalisation sinon ça n'a aucun sens une dépénalisation. deÚ question sur la recommandation numéro 36 créer une commission nationale de rédission des dossiers de violence infectieuse afin de rouvrir les dossiers judiciaire dans les pieds à l'auteur présenté de viueuse qui sont fait à ce jour de référentale ou total ou partiel euh ça c'est une mesure trÚs importante qui donne beaucoup d'espoir à tous les parents qui attendent parce que c'est vrai qu'on a eu une fonctionne qui a duré plutÎt 4 mois que 6 malheureusement on n pas eu beaucoup de temps pour aller plus loin comme vous auriez voulu tous surag j'ur aurais voulu savoir à partir de quel moment les parents de protecteurs peuvent vous contacter en attendant cette création de commission nationale.
Est-ce qu'ils peuvent dĂ©jĂ vous Ă©crire pour demander Ă ce que vos dossiers leur dossiers soient recensĂ©s ? Alors c'est une alors je voudrais quand mĂȘme bien prĂ©ciser que nous sommes une commission d'enquĂȘte. Ce ce n'est pas un texte de loi que nous avons et des recommandations.
Donc, il appartient euh aux autorités, à l'exécutif sur la base de ses recommandations de mettre, de prendre les dispositions nécessaires euh pour faire en s parce que ce qu'on veut, il faut bien comprendre et je pense que vous le savez tous, c'est de protéger un enfant qui est agressé par un agresseur. Voilà . Et donc, nous sommes dans un état de droit.
D'ailleurs, c'est pourquoi je dis que pour moi les prescriptibilités, il y a un débat dessus la question pour compte. Pour moi, c'est un faux débat. Quel que soient les cas de figure, vous avez devant vous arrivez devant la justice, vous le mise en cause doit prouver qu'il est innocent.
S'il est innocent, celui qui dit qu'il est victime doit prouver. Donc il faut toujours la charge de la preuve devant la justice, devant un tribunal. Bon donc aujourd'hui euh dĂšs le dĂ©part effectivement il faut que les dispositions soient prises pour qu'effectivement qu'un enquĂȘte puisse ĂȘtre engagĂ© Ă cet effet.
Donc comme tout Ă l'heure la prĂ©sidente l'a dit, il y a dans certaines situations, il faut dĂ©finir les protocoles. Recommandation numĂ©ro 20, mettre en place un comitĂ© d'experts qui pourrait ĂȘtre amenĂ© Ă donner un avis sur les expertises. Est-ce que ça va concerner les expertises passĂ©es ? parce qu'il y a des parents tous les jours avec des affaires qui ont lieu euh qui se rentrouent actuellement mais qui ont lieu il y a 1 an 250 avec des enfants qui sont actuellement placĂ©s chez le parentuel violeur ou placĂ© en foyer et avec des expertises qui ont menĂ© de vos placements Ă est-ce que vous appelez justement Ă ce comitĂ© d'expert Ă sur une permet d'Ă©tonnĂ©e c'estĂ d sur 10 ans en arriĂšre 15 ans en arriĂšre parce que il y a Ă©normĂ©ment Non non, on on l'a pas dans le dans le dans le rapport, on n pas explicitĂ©.
Non. Oui. Mais aprĂšs, comme je dis toujours, il y a les il y a les moyens derriĂšre qu'il faut mettre.
Alors euh nous ce qui nous intĂ©resse avant tout c'est c'est quand mĂȘme l'avenir. C'est vrai que quand mĂȘme euh je l'ai dit tout Ă l'heure euh je demande nous demandons quand mĂȘme de revoir certaines dĂ©cisions de placement d'enfants de la mĂȘme façon que le garde des soit a demandĂ© de de rĂ©viser les 70000 dossiers d'ici euh la fin du mois de juillet. Donc nous demandons voilĂ donc c'est bon c'est une dĂ©marche rĂ©troactive mais aprĂšs on peut pas non plus s'installer dans une rĂ©troactivitĂ© euh permanente.
Nous ce qui nous intéresse c'est l'avenir c'est de faire en sorte que justement que les enfants ne soient pas violés. Donc il faut prévenir il faut il faut prévenir et voilà informer, communiquer surtout la prévention. Je je voudrais préciser quelque chose.
Les 70000 dossiers en question c'est pas un travail complet Ă mener sur ces dossiers. C'est le garde de SAO a juste demandĂ© de vĂ©rifier qu'une enquĂȘte que des enquĂȘtes avaient Ă©tĂ© lancĂ©es dans ces dossiers. C'est pour ça que ça ça peut ĂȘtre fait dans le dĂ©lai qui a Ă©tĂ© imparti jusqu'au 14 juillet.
D'accord ? Je voudrais bien reprĂ©ciser ça. C'est pas un travail d'enquĂȘte Ă fond. c'est simplement de vĂ©rifier que sur l'ensemble de ces dossiers euh qui traĂźnaient peut-ĂȘtre probablement euh il y a des enquĂȘtes qui avaient Ă©tĂ© lancĂ©es.
Voilà , je voulais repréciser tout ça. Est-ce qu'il y a d'autres questions de nos journalistes ? Sinon, on passe aux interviews.
C'est ça. Il a pas d'autres questions ? Bon, merci à vous.
Nous vous remercions de votre présence. N'oublie pas Christian Merci. M.
Christian Baptiste