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InterviewRadio J — L'interview politique· 17 avril 2024 13 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalLogementÉconomie & entreprises

David Amiel - Le Barbier du matin du 17/04/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    La riposte d'Israël semble inévitable après l'attaque de l'Iran samedi. Est-ce qu'elle est souhaitable ?

  • 1:17OuverteRéponse partielle

    Comment on mesure cette riposte ? Évidemment, ne frappant pas des populations civiles, en ciblant par exemple les sites nucléaires que l'on sait en activité en Iran ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    L'aide internationale, elle a été défensive. Elle ne sera pas offensive pour accompagner Israël dans une frappe sur l'Iran.

  • 2:36RelanceRéponse directe

    Est-ce que la France a vraiment défendu Israël samedi ? Est-ce qu'elle ne s'est pas contentée de protéger ses bases, ses avions et éventuellement l'espace aérien jordanien ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    L'Iran a dit, c'est fini, on tourne la page, le chapitre clos, puisqu'il y avait une frappe sur un bâtiment consulaire iranien. Est-ce qu'Israël ne devrait pas attendre, et tout en réaffirmant l'objectif à long terme, pas de nucléaire en Iran, ne pas riposter là, à la semaine ?

  • 3:46OuverteRéponse partielle

    La guerre qui dure à Gaza, la tension qui monte avec l'Iran, est-ce que ça ne permet pas à Benjamin Netanyahou de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « ce que l'Iran demande d'Israël, ce n'est pas des concessions, c'est sa destruction. »
  • 0:29Invité politiqueFait
    « C'est ce qui est au cœur du projet du régime iranien depuis la révolution de 1979, l'anéantissement de ce qu'ils appellent le petit Satan, Israël, par analogie avec le grand Satan, comme ils disent, que sont les États-Unis. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « on a vu une réaction très forte, très rapide et très efficace des États-Unis, de l'Europe, premier lieu la France et le Royaume-Uni, et aussi de pays arabes, et je pense à la Jordanie. »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « ce week-end si l'Iran avait l'arme nucléaire ? »
  • 2:23Invité politiqueChiffre
    « Les sanctions ont permis, depuis un certain nombre d'années, de ralentir considérablement le programme nucléaire iranien. »
  • 7:25Invité politiqueChiffre
    « on a perdu plus de 10% des effectifs infirmiers en trois ans. »
  • 9:02Invité politiqueChiffre
    « une garantie publique qui vienne se porter garant pour ses agents, ceux qui gagnent moins de 1 500 euros net par mois »
  • 12:13Invité politiqueFait
    « Il y a une forme d'indécence, évidemment, dans ces niveaux de salaire. »

Temps de parole

  • David Amiel80 %
  • Présentateur19 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

David Amiel, bonjour, député de Paris, où justement le Monopoly a des rues un peu chères, mais pas trop dans votre circonscription, c'est pas la plus chère au Monopoly. La riposte d'Israël semble inévitable après l'attaque de l'Iran samedi. Est-ce qu'elle est souhaitable ?

0:23
David Amiel

D'abord, je crois qu'il faut avant tout rappeler que ce que l'Iran demande d'Israël, ce n'est pas des concessions, c'est sa destruction. C'est ce qui est au cœur du projet du régime iranien depuis la révolution de 1979, l'anéantissement de ce qu'ils appellent le petit Satan, Israël, par analogie avec le grand Satan, comme ils disent, que sont les États-Unis. Et donc ce combat, il est existentiel pour Israël.

Ce qui est très important, ce qu'on a vu ce week-end, ce qui est, si je peux dire, la bonne nouvelle, c'est qu'Israël n'est pas seul dans ce combat, puisqu'on a vu une réaction très forte, très rapide et très efficace des États-Unis, de l'Europe, premier lieu la France et le Royaume-Uni, et aussi de pays arabes, et je pense à la Jordanie.

Et donc c'est très important que dans les décisions qu'Israël sera amené à prendre dans les jours qui viennent, il arrive à maintenir cette union, cette alliance qui a eu lieu ce week-end, qui est extrêmement importante, et c'est pour ça que cette riposte doit être mesurée, qu'elle ne doit pas conduire à un embrasement régional qui desservirait les intérêts d'Israël et ceux de la paix au Proche-Orient.

1:17
Présentateur

Alors comment on mesure cette riposte ? Évidemment, ne frappant pas des populations civiles, en ciblant par exemple les sites nucléaires que l'on sait en activité en Iran ?

1:26
David Amiel

Je ne suis pas un expert militaire, ce qui est certain, c'est qu'il faut à tout prix empêcher que l'Iran, aujourd'hui, demain, dans un an, dans cinq ans, dans dix ans, se dotait de l'arme nucléaire, parce que que se serait-il passé ce week-end si l'Iran avait l'arme nucléaire ? Mais pour cela, ce qui est très important, c'est qu'on puisse avoir une coalition internationale pour mettre la pression sur l'Iran, pour accroître les sanctions, c'est en discussion, aux États-Unis et en Europe, pour isoler l'Iran dans son contexte régional.

On a vu aussi beaucoup de pays arabes se dresser contre l'agressivité de l'Iran, à la fois ce week-end, mais aussi depuis plusieurs années, avec ce qui se passe au Yémen. Et donc, c'est extrêmement important que cette action diplomatique extrêmement ferme ait lieu, parce que c'est ça qui permettra, pas seulement demain, mais aussi dans dix ans, que l'Iran n'est pas cette arme nucléaire.

2:09
Présentateur

L'aide internationale, elle a été défensive. Elle ne sera pas offensive pour accompagner Israël dans une frappe sur l'Iran.

2:15
David Amiel

L'aide internationale, elle servira à continuer à maintenir une pression très forte, à la renforcer contre l'Iran. À nouveau, des sanctions sont aujourd'hui en discussion. Les sanctions ont permis, depuis un certain nombre d'années, de ralentir considérablement le programme nucléaire iranien. C'est ça qu'il faut pouvoir mettre sur la table, parce que c'est ça qui permettra d'avoir durablement un Iran qui n'a pas l'arme nucléaire.

2:36
Présentateur

Est-ce que la France a vraiment défendu Israël samedi ? Est-ce qu'elle ne s'est pas contentée de protéger ses bases, ses avions et éventuellement l'espace aérien jordanien ?

2:44
David Amiel

Le président de la République a été très clair quand il a été interrogé au-dessus. Je crois que c'était lundi, en expliquant qu'effectivement, il y avait eu une intervention française dans le cadre de la coopération qui a lieu avec la Jordanie, en ce qui concernait des drones iraniens qui traversaient l'espace aérien jordanien, mais qui visaient Israël.

3:01
Présentateur

L'Iran a dit, c'est fini, on tourne la page, le chapitre clos, puisqu'il y avait une frappe sur un bâtiment consulaire iranien. Est-ce qu'Israël ne devrait pas attendre, et tout en réaffirmant l'objectif à long terme, pas de nucléaire en Iran, ne pas riposter là, à la semaine ?

3:15
David Amiel

C'est ce que je vous disais, je crois que c'est très important que la réponse israélienne ne conduise pas à un embrasement immédiat du Proche-Orient. Donc à votre patience, ça peut être aussi... On sait qu'il y a une menace très importante pour Israël qui viendrait aussi du sud-Liban, avec le Hezbollah. On sait que l'Iran dispose de moyens militaires considérables, qu'elle n'a pas complètement utilisés samedi. Et on sait surtout que ce qui est vital pour la sécurité à moyen et à long terme d'Israël, c'est de garder ce lien avec les pays de la région, avec les États-Unis, avec l'Europe, qui ont montré samedi dernier à la fois leur utilité et leur solidité.

3:46
Présentateur

La guerre qui dure à Gaza, la tension qui monte avec l'Iran, est-ce que ça ne permet pas à Benjamin Netanyahou de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible ?

3:53
David Amiel

Il y a un débat manifeste en Israël sur l'avenir du gouvernement, l'avenir du Premier ministre. Moi, je suis député français. Ce n'est pas mon rôle d'intervenir dans un débat interne à Israël. Mais bien sûr que c'est une question qui est posée, qui l'était déjà à l'été dernier. Il y avait eu des manifestations très importantes contre la réforme judiciaire proposée par Benjamin Netanyahou. Il est clair que ma sensibilité politique était beaucoup plus proche de celle des gens qui manifestaient contre cette réforme que celle du gouvernement israélien actuel.

Il n'empêche que le gouvernement israélien est celui aujourd'hui de Benjamin Netanyahou et que c'est évidemment celui avec lequel on discute.

4:26
Présentateur

Un risque pour les Français, n'est-ce pas une violente hausse du prix des carburants à court terme ?

4:31
David Amiel

Oui, ça fait partie évidemment des risques. Hausse du prix du carburant, hausse aussi de beaucoup de marchandises, par exemple celle qu'on importe de Chine, qui transite aujourd'hui par la mer Rouge. Et on sait que les attaques qui sont conduites par les outils depuis le Yémen font peser un coût considérable sur le commerce international. Donc bien évidemment, la crise au Proche-Orient, comme la crise en Ukraine il y a deux ans, peut avoir un impact économique très important.

4:53
Présentateur

Un mot de la campagne européenne. Une conférence nationaliste a été interdite hier à Bruxelles. Victor Orban, Éric Zemmour, Nagel Farage étaient à l'affiche. Vous vous en réjouissez ? Pas de place pour l'extrême droite ou vous déplorez cette atteinte à la liberté d'expression ?

5:06
David Amiel

Vous l'avez dit, ça s'est passé en Belgique. Moi je crois très important pour combattre l'extrême droite, de le faire sur le terrain du débat démocratique et des idées. Et c'est ce qu'on doit faire en France. On fera reculer le Rassemblement national, non pas en portant des jugements moraux sur ceux qui décident de voter pour lui, qui n'étaient pas toujours des personnes qui votaient à l'extrême droite il y a quelques années, qui le font pour exprimer une colère sociale, pour pousser un cri d'alarme sur un certain nombre de sujets.

Ce qu'il faut qu'on puisse faire, c'est à la fois démontrer les impostures du Rassemblement national, et sur la question européenne, elles sont quand même longues comme le bras. On a un parti qui a changé de projet européen à peu près à chaque élection, ce qui est la meilleure démonstration qu'il n'en a pas, qui un jour était pour la sortie de la zone euro, un jour est contre, un jour ne sait pas, un parti qui s'aligne sur les positions russes en ce qui concerne la guerre en Ukraine, et je pourrais continuer la liste longtemps. Et puis il faut aussi qu'on porte un projet positif, et je crois que c'est extrêmement important pour nous.

On est dans cette élection le seul parti complètement, résolument, clairement pro-européen. On l'a toujours été à chaque élection.

6:07
Présentateur

Pas Raphaël Glucksmann, il n'est pas européen, Glucksmann ?

6:09
David Amiel

Non mais Raphaël Glucksmann, il est soutenu par un parti socialiste qui s'aligne avec la France insoumise quand il faut se faire élire aux élections législatives, un parti très hostile à la construction européenne, qui, quand il faut se faire élire aux européennes, nous dit qu'ils sont pro-européens, et qui en réalité n'ont ni constance, ni consistance. On est le seul parti à nouveau qui n'a jamais caché la couleur, qui a toujours affirmé clairement son engagement pour la construction européenne, et qui a des preuves pour cela, qui a fait avancer de manière déterminante l'Europe ces dernières années.

6:36
Présentateur

Quel est l'objectif maintenant ? C'est moins de 10 points d'écart avec le RN, ça serait déjà bien ?

6:40
David Amiel

Non, l'objectif, c'est de faire le score le plus élevé possible aux élections européennes. La campagne, elle commence maintenant, et rien ne serait pire face à l'extrême droite que de baisser les bras. C'est le combat historique de notre génération politique que de faire reculer le RN.

6:52
Présentateur

Alors vous remettez aujourd'hui aux ministres concernés votre rapport sur l'accès au logement pour les agents publics, comment un infirmier, un policier, un enseignant peut se loger ou pas. Alors qu'allez-vous faire ? Des logements réservés ? Vous allez construire des bâtiments spécialement pour eux ?

7:07
David Amiel

Je voudrais d'abord revenir sur le constat. On a aujourd'hui beaucoup d'infirmiers et d'aides-soignants, pour reprendre cet exemple, qui n'arrivent plus à se loger à une distance raisonnable de leur emploi. Ou bien ils passent des heures dans leur voiture pour s'y rendre, ou bien ce qui arrive de plus en plus souvent, ils jettent l'éponge et quittent l'hôpital. Pour l'APHP, pour les hôpitaux de Paris, on a perdu plus de 10% des effectifs infirmiers en trois ans. Si on veut sauver l'hôpital, si on veut sauver l'hôpital public, il faut loger les soignants. Et puis c'est une question de justice sociale aussi.

On n'a pas le droit d'applaudir bruyamment des personnes aux fenêtres et de les chasser silencieusement de nos villes. Et effectivement, je remettrai cet après-midi au ministre Stanislas Guérini de la fonction publique et Guillaume Casbarian du logement, une série de recommandations pour apporter à la fois des aides à court terme, des coups de pouce pour aider ces personnels à se loger, financiers, et puis pour pouvoir à moyen terme produire des logements qui sont destinés spécifiquement à ces agents publics-là, des sortes de nouveaux logements de fonction.

8:03
Présentateur

On pourrait réquisitionner des logements vides pour le dire, voilà, ils seront loués à prix maudit qu'à des fonctionnaires ?

8:09
David Amiel

Je crois qu'on peut faire mieux que ça. La réquisition ne fonctionne pas quand il s'agit de pouvoir aller chercher des logements qui appartiennent à des personnes qui s'en servent par exemple comme des résidences secondaires. Ce qu'il faut qu'on fasse, c'est qu'on produise davantage de logements et je crois qu'on peut notamment produire ces logements sociaux d'un nouveau type pour ces infirmières, pour ces aides-soignants qui sont indispensables au fonctionnement de nos services publics.

8:30
Présentateur

L'État doit être bâtisseur.

8:31
David Amiel

Oui, l'État doit aider à bâtir. L'État doit notamment aider les bailleurs sociaux, les investisseurs, les promoteurs à construire. On en a besoin pour répondre à la crise du logement actuel et on en a besoin pour répondre à la crise de nos services publics.

8:42
Présentateur

L'État peut être aussi une garantie pour un fonctionnaire qui cherche à se louer mais qui n'a pas de garant. Tout à fait.

8:48
David Amiel

Aujourd'hui, vous avez beaucoup d'agents publics qui cherchent à louer sur le marché privé qui n'ont pas les garanties familiales nécessaires et auxquelles le propriétaire n'accède pas à la demande. Ce que je propose, c'est qu'on puisse avoir une garantie publique qui vienne se porter garant pour ses agents, ceux qui gagnent moins de 1 500 euros net par mois ou bien ceux qui sont en mobilité professionnelle, un enseignant qui vient d'être muté dans une nouvelle ville, un policier qui vient d'être muté pour lui permettre d'accéder plus vite à un logement.

9:14
Présentateur

Il y a une loi sur le logement prévue au mois de mai.

9:16
David Amiel

Vos dispositions seront dans cette loi ? On aura évidemment une discussion avec le gouvernement à la fois sur les mesures qu'il entend soutenir et puis sur la manière de les faire voter ensuite. Ce qui est sûr en toutes et telles causes, c'est qu'effectivement, beaucoup de propositions que je fais nécessitent un changement législatif et je le porterai à l'Assemblée nationale dans les mois qui viennent.

9:36
Présentateur

Une ville qui vous tient à cœur, c'est Paris. Alors ça y est, c'est parti, le vrai compte à rebours, les 100 jours pour les Jeux Olympiques. Et pourtant, il y a du pessimisme, il y a de la râlerie encore beaucoup dans notre pays.

9:44
David Amiel

Oui, mais ça fait partie aussi du caractère parisien. On l'est tous, râleurs et c'est normal. Il y a aussi beaucoup, évidemment, d'inconvénients qui sont posés par l'organisation des Jeux Olympiques dans la vie quotidienne des Parisiens, notamment les restrictions sur les déplacements qui sont liées à des préoccupations, évidemment, légitimes de sécurité. Vous avez rappelé au début le contexte international.

Moi, je voudrais vraiment saluer l'action des pouvoirs publics et notamment l'action de la préfecture de police de Paris, l'action du préfet Laurent Nunez qui essaye de trouver le meilleur compromis entre les exigences de sécurité qui doivent être au meilleur niveau pour la sécurité de tous les spectateurs et de tous les athlètes. Et puis, la vie quotidienne des Parisiens, il s'est rendu dans le 15e arrondissement pour entendre les remarques qu'on pouvait lui faire, les aménagements. Il continue à construire avec les élus, avec les habitants. Et je crois que c'est la bonne méthode pour le faire.

10:29
Présentateur

Et vous n'êtes pas pessimiste ? Vous ne pensez pas que ce sera une gigantesque pagaille sans parler du risque d'attentat ?

10:34
David Amiel

Non, je ne crois pas. Et d'ailleurs, je crois que les différents événements internationaux qu'on a organisés ces dernières années, des grandes compétitions sportives, se sont bien passés. Il y a toujours, et c'est normal, de l'appréhension avant. C'est peut-être utile d'ailleurs, parce que ça permet de mieux anticiper. Mais à la fin, ça s'est bien passé. Et je suis sûr que pour les JO, ce sera pareil.

10:50
Présentateur

Après, il y aura une autre compétition qui s'ouvrira. C'est la compétition pour les municipales. Votre candidate, c'est Rachid Dadati ? C'est la co-candidate de la majorité ?

10:58
David Amiel

Vous savez, Sylvain Maillard, qui est le président de la Fédération Renaissance de Paris, l'a rappelé, on n'est pas dans le temps de la désignation des candidatures. On se fixera un horizon au début de l'année 2025. Le jeu est ouvert. Pour pouvoir désigner notre candidat ou notre candidate, ce qui lui permettra ensuite d'avoir de très nombreux mois pour construire un projet avec les Parisiennes et les Parisiens.

11:18
Présentateur

Et avec une loi PLM revisité Paris-Lyon-Marseille, c'est-à-dire on votera encore par arrondissement ou on votera vraiment pour son maire ? Ça a l'air d'être en panne, cette réforme.

11:25
David Amiel

Ça fait partie, effectivement, des questions que je défends, des questions que je pose et que je pousse, qui est de pouvoir changer le mode de scrutin à Paris. Aujourd'hui, on a un mode de scrutin qui ne permet pas aux Parisiens de désigner directement le Conseil de Paris et donc le ou la maire de Paris qui en émane. C'est une anomalie démocratique qu'il nous faut pouvoir corriger. Aujourd'hui, vous avez des élections qui se font par le truchement des arrondissements et où vous pouvez donc être élu sans que la voix d'un Parisien pèse du même poids selon l'endroit où il vote.

Il faut absolument qu'on puisse corriger ça pour avoir un système plus transparent, plus démocratique et au fond, un résultat qui soit mieux compris de chacun.

12:03
Présentateur

Autre anomalie dénoncée dans l'actualité, le salaire du patron de Stellantis, Carlos Tavares, 36 millions d'euros. Ça vous choque ou c'est la règle ? C'est son contrat ? Il y a beaucoup de primes là-dedans. Il n'y a pas du fixe, bien sûr.

12:13
David Amiel

Il y a une forme d'indécence, évidemment, dans ces niveaux de salaire. Moi, je crois qu'au-delà de la question de la rémunération, ce qui est posé pour les plus grandes fortunes, c'est la question de la fiscalité et notamment de ces multimilliardaires qui arrivent quand ils sont dans des situations où ils peuvent jouer sur un certain nombre de règles fiscales, où ils peuvent jouer sur l'enchevêtrement des règles entre les différents pays pour obtenir des taux d'imposition très bas.

Et ce que je défends, c'est qu'on puisse pousser ce qui est proposé par l'économiste français Gabriel Zuckman, c'est-à-dire un impôt minimum international sur les plus grandes fortunes pour s'assurer que chacun prenne sa juste part. Bruno Le Maire y travaille également. Il l'avait dit lors du G20 qui s'était tenu il y a quelques semaines. On l'a fait pour l'impôt sur les sociétés. On a réussi à se coordonner avec les autres pays. On peut le faire aussi pour ce type d'imposition. David Amiel, merci et bonne journée. Merci à vous. Merci beaucoup, Christophe. On vous retrouve demain à 7h45. Votre invitée sera la députée européenne, Ilana Sicurel. Merci à vous.

13:15
Locuteur

Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.